Contemporain

Il était une voix…

Il était une voix… de Marina Al Rubaee

  • Auteur : Marina Al Rubaee
  • Titre : Il était une voix…
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard/Mazarine
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 18 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

C’est l’histoire d’une petite fille devenue femme, née dans une famille considérée comme différente et en difficulté par la société, du fait de la surdité de ses parents. Et pourtant, elle a senti, observé, vécu des situations qui sortent du commun et lui ont donné la force d’appréhender la vie autrement. Là d’où elle vient, on allume et on éteint la lumière pour faire remarquer sa présence. On ne dit pas, mais on «_parle_» et montre les choses avec les mains. Et on ne laisse jamais tomber.
Marina Al Rubaee nous invite à entrer dans une autre réalité, un univers où elle a dû très tôt prendre le rôle d’une adulte en devenant une aidante – quelqu’un qui s’occupe de proches en situation de dépendance.
Vue de l’extérieur, cette situation paraît extraordinaire alors que, pour elle, c’est une vie des plus ordinaires.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard/Mazarine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Marina Al Rubaee, l’auteure de ce roman, est fille de parents sourds tous les deux. Dès son plus jeune âge, elle sera le pont qui relie ses parents avec le monde des entendants. Elle sera leur traductrice, leur lien avec le monde sonore extérieur. Au travers de ce récit, Marina va nous sensibiliser à cette différence, à cette vie particulière qu’elle a eue, mais dont elle est sortie plus enrichie.

J’ai été très émue en découvrant ce témoignage que j’ai trouvé passionnant à bien des égards. Il est très intéressant d’avoir le point de vue de Marina, et toutes les explications qu’elle nous fournit au fur et à mesure sont nécessaires. Elle mettra par exemple un point d’honneur à éviter que la société stigmatise les non-entendants. À tort, l’on a tendance à croire que ces personnes sont muettes, et il n’en est rien. Marina va sensibiliser le lecteur. Elle mettra en exergue toutes les difficultés liées au quotidien et rencontrées par ces personnes.

Elle va nous livrer ses tranches de vie auprès de ses parents « différents ». Elle nous montrera à quel point elle a pris son rôle de traductrice très au sérieux et ce, depuis son plus jeune âge, afin que ses parents puissent communiquer sereinement.

Marina a finalement grandi très vite, trop peut-être. À la tête de sa fratrie, c’est elle qui prendra la responsabilité d’aider les parents, que ce soit avec les communications extérieures, comme les rendez-vous chez le médecin, ou les papiers administratifs à remplir. Elle m’a énormément touchée, et je l’ai vue forte mais aussi fragile. Ses rêves de devenir journaliste sont beaux. Je l’ai trouvée admirable à bien des égards.

La plume est d’une grande fluidité, et Marina a su romancer son témoignage afin de ne pas ennuyer son lectorat. J’ai tout simplement été passionnée, ce récit m’a énormément touchée et je sais que j’y repenserai souvent.

Sous forme de récit-témoignage, Marina nous livre son quotidien auprès de ses parents non-entendants, sans fards, mais avec beaucoup de pudeur aussi. Elle a su parsemer son texte de petites touches d’humour, mais surtout de beaucoup d’amour. Un récit à mettre dans toutes les mains.

Ma note : 17/20

2 réflexions au sujet de “Il était une voix…”

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