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J’ai longtemps cru qu’il suffisait d’être deux

J’ai longtemps cru qu’il suffisait d’être deux d’Élise Karlin et de Sylvie Epelboin

  • Auteur : Élise Karlin et Sylvie Epelboin
  • Titre : J’ai longtemps cru qu’il suffisait d’être deux
  • Genre : Essai
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 9 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« J’ai longtemps cru qu’il suffisait d’être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d’éternité. La vie s’est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j’ai dû demander l’aide de la médecine pour tenter d’être mère. A l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j’ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente. » « Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps…. »
Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l’intime à la médecine. D’un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n’était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d’épisodes très douloureux de son histoire. De l’autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l’origine d’un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu’aux questions éthiques qui les traversent.
« Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d’intimité médicalement assistée. Peuvent s’y reconnaître les femmes à qui l’enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d’une manière ou d’une

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Deux femmes. Un combat qui va les unir. C’est l’histoire d’Élise, en quête d’une maternité qui se refuse obstinément à elle. C’est aussi l’histoire de Sylvie, médecin spécialisée dans l’obstétrique et les techniques de PMA, la procréation médicalement assistée. Ce témoignage relate le combat de ces deux femmes, l’une pour devenir mère, l’autre pour l’aider dans sa quête.

Je ressors bouleversée par ce beau récit à deux voix et je l’ai trouvé enrichissant. J’en ai appris énormément. Il m’est impossible de ne pas ressortir émue de ce témoignage livré sans fard par Élise, et sa quête de maternité désespérée.

Là où réside indubitablement la force de ce témoignage, c’est qu’il est écrit à quatre mains. En plus d’avoir les ressentis d’Élise, le médecin Sylvie Epelboin prendra la parole un chapitre sur deux pour nous fournir les éclaircissements pertinents pour ainsi saisir les diverses techniques mises en place pour aider Élise.

J’en ai ainsi appris beaucoup sur le médicament Distilbène, prescrit pour le risque de fausse couche et de ses effets néfastes constatés avec le temps. Sylvie nous parle aussi en détail de l’insémination, des FIV et des diverses évolutions des techniques médicales pour l’aide à la procréation.

Sylvie aborde ces questions dans un jargon certes médical, mais toujours accessible. Elle nous fournit des explications claires et détaillées et le parcours d’Élise n’en est que plus clair pour nous, simples observateurs.

Les plumes sont simples et fluides, sans fard, et avec pour but majeur de livrer les faits tels qu’ils sont, sans rien cacher. Les deux femmes se livrent littéralement, nous parlant même d’événements très personnels.

Au-delà de cette relation médecin-patient, les deux femmes mettront en exergue leurs liens amicaux indéfectibles qu’elles vont tisser au fil du temps. J’ai trouvé cela si beau et si bien rendu.

Un témoignage poignant, dur, mais nécessaire pour aider toutes les femmes dans ce cas de figure. Un récit écrit à quatre mains mais avec une même voix, un même combat, la recherche de maternité, pour l’une en tant que femme, et pour l’autre en tant que médecin. Bouleversant.

Ma note : 18/20

9 réflexions au sujet de “J’ai longtemps cru qu’il suffisait d’être deux”

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