Contemporain

Je ne suis pas seul à être seul

Je ne suis pas seul à être seul de Jean-Louis Fournier

  • Auteur : Jean-Louis Founier
  • Titre : Je ne suis pas seul à être seul
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le premier souvenir de solitude ? Un petit garçon coiffé en brosse qui réclame sa mère à l’accueil d’un grand magasin.
Plus tard, c’est un enfant de 10 ans qui nage seul dans la mer du nord et qui lorsqu’il se retourne découvre la plage vide : personne ne l’a attendu. Puis c’est la première danse refusée, la première rupture, le premier deuil, mais c’est aussi tous ces moments choisis, voulus, espérés, goutés : seul avec un livre, avec une musique, seul à regarder les autres, seul en écrivant. Jean-Louis Fournier est toujours ce petit garçon, fils unique qui rêvait d’amitiés et d’une grande famille mais qui espérait aussi s’échapper, grandir, rester seul.
Aujourd’hui dans un grand appartement, après la mort de sa femme, de ses amis, de son éditeur, ce désir des autres et ce besoin de solitude sont restés les mêmes et il passe de l’un à l’autre. Avec un mélange de douceur, de tristesse et d’espièglerie, il regarde les fenêtres toujours fermées de ses voisins (des gens seuls comme lui ?), il observe ce monde où les hommes sont ultra connectés et semblent n’avoir jamais été aussi seuls, il attend la visite d’une jeune femme qui l’emmène au musée, qui le distrait, lui apporte sa jeunesse : mais des deux qui est le plus seul ?
Un livre tendre, délicat, mélancolique parfois qui ressemble à une aquarelle de Turner et à un dessin de Sempé.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le premier souvenir de solitude de l’auteur ? Un jour, à dix ans, lorsqu’il s’est retrouvé seul à l’accueil d’un magasin en attendant que sa maman vienne le récupérer. Il va alors s’ensuivre une succession de situations où Jean-Louis va se voir confronté à la solitude. Nous le retrouvons maintenant, alors que sa jeunesse s’est envolée pour faire place à la vieillesse, qu’il a perdu sa femme, et qui, malgré tous les moyens de communication actuels, se sent plus seul que jamais.

Ce court roman est une critique acerbe à ce sentiment de solitude, mais Jean-Louis a su aborder cette thématique délicate avec beaucoup de tact, beaucoup de tendresse et même parfois avec beaucoup d’humour. La solitude est un thème prolifique en littérature, et c’est la première fois que je la vois abordée sous cette perspective.

Je ressors totalement conquise de ce récit que j’ai lu d’une traite. L’auteur a su me convaincre tout du long. J’ai trouvé ses remarques sur la solitude très pertinentes et il nous livre une critique acerbe de notre société qui a l’air de faire peu de cas des personnes qui se sentent seules. La solitude fait peur, elle isole, elle met en retrait, mais parfois elle est recherchée également. C’est cet équilibre que va tenter de trouver Jean-Louis.

Ce roman est abordé d’une manière touchante, sans fard, mais surtout avec énormément d’humour et d’autodérision. Le ton est badin, certes, mais sous couvert de cette légèreté, il y a une réelle réflexion sur notre société. J’ai été totalement prise dans les filets de conteur de Jean-Louis Fournier. J’ai réellement été captivée.

La plume est d’une fluidité incroyable, les chapitres sont très courts, et une fois débuté, il est très difficile de lâcher ce livre. J’ai été en immersion totale avec ce que nous proposait l’auteur.

L’auteur nous livre ici une critique acerbe de la solitude, des peurs de la société actuelle face à ce mal en vogue, malgré tous les moyens de communication qui composent notre quotidien. Il le fera avec beaucoup d’humour, d’autodérision, mais toujours en livrant un message important.

Ma note : 18/20

15 réflexions au sujet de “Je ne suis pas seul à être seul”

      1. Oh oui, il faut absolument que tu en lises d’autres si tu as adoré celui-ci ! 🙂 Je pense que tout le monde te conseillera « Où on va, papa ? » et moi j’ajouterais « Il a jamais tué personne, mon papa ». Mais sinon je pense que tu peux piocher et avoir une belle surprise dans beaucoup de cas. 😉

        Aimé par 1 personne

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