Contemporain

J’avais une île

J’avais une île de Lorenza Pieri

  • Auteur : Lorenza Pieri
  • Titre : J’avais une île
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Préludes
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 4 septembre 2019
  • Pour vous procurer le livre, c’est ici

Résumé

Une île minuscule, au large de la Toscane. C’est là que naissent Caterina et Teresa, deux sœurs, dans les années soixante-dix.
Dans cette famille insulaire, les caractères sont bien trempés, à commencer par Elena, leur mère, que l’on surnomme « La Rouge » pour sa chevelure flamboyante, mais surtout pour ses idées politiques. Vittorio, leur père, éternel Hédoniste, mène son existence comme bon lui semble, tandis que Nonnalina, leur grand-mère, traverse la vie avec une force résignée, héritage de la guerre qui a bouleversé son passé.
Différentes mais complémentaires, Caterina, l’aînée, subjugue et domine Teresa, qui, pour trouver sa place, devra apprendre à se détacher de sa terre comme de sa famille. Lorsque arrive l’âge adulte, et le temps des décisions, saura-t-elle apprivoiser la nostalgie de son enfance pour se construire un avenir ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Préludes pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Giglio, une île de l’archipel toscan, 1976. C’est ici que débute l’histoire de la petite Teresa et de sa sœur aînée Caterina. Leurs parents, Elena, aux idées politiques marquées et Vittorio, qui semble être habité par une langueur constante, forment un couple très particulier. Pour compléter le tableau, va s’ajouter Nonnalina, leur grand-mère, marquée par les tragédies.

C’est un récit aux allures de roman initiatique que nous propose ici l’auteure. Au travers des années, nous suivons l’évolution de Teresa, de petite fille, à la jeune femme qu’elle est devenue. L’histoire est narrée du point de vue de Teresa, et nous suivrons ses évolutions relatées de première main.

Plusieurs choses m’ont beaucoup plu dans ce roman. Tout d’abord, cette relation amour-haine que développent les deux sœurs. Teresa voue une véritable admiration à Caterina, et cette dernière ne va pas toujours le lui rendre. La relation est explorée avec profondeur et beaucoup de justesse.

J’ai beaucoup aimé également les contextes politiques ou sociaux qui vont parsemer l’histoire. Effectivement, l’île de Giglio a été au cœur de certains événements marquants, et l’auteure saura les intégrer à son récit pour faire évoluer ses personnages.

Je me suis beaucoup attachée à Teresa. Nous allons tout de même la suivre pendant longtemps, de 1976 à 2012, en l’occurrence. L’auteure a su créer un personnage très fort et très bien dessiné.

Cependant, je dois émettre un bémol quant au rythme de l’histoire que j’ai trouvé par certains moments trop lent, avec l’impression de stagner un peu dans l’histoire. La première partie est très longue et elle aurait gagné à être plus équilibrée par rapport aux trois autres.

La plume est douce et délicate, mais manque cruellement d’entrain par moments. Il faut vraiment s’accrocher parce que le récit en lui-même en vaut la peine et ne pas se laisser abattre par cette espèce de langueur constante que l’auteure a instaurée au fil des pages.

Un beau roman. J’ai beaucoup aimé le contexte géographique de ce récit, à savoir une île, ainsi que les contextes politiques et sociaux qui sont mis en avant, le tout porté par une famille particulière.

Ma note : 15/20