Contemporain

Dans la rue de l’école

Dans la rue de l’école d’Anouk F.

  • Auteur : Anouk F.
  • Titre : Dans la rue de l’école
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 13 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La rue de l’école, elle monte. Ou elle descend, c’est selon. En haut, les façades des immeubles sont un peu noires. Plus bas, les villas s’ouvrent sur des allées de graviers blancs. Ici, les habitants trimballent leur passé et bricolent leur présent. Au n° 7, Karine et son fils, Naël, essaient de repartir de zéro, ou plutôt de ne plus y rester. Juste au-dessous, Kamel apprend à être seul avec ses filles, Siryne et Nour. Au n° 24, Julie, la maman parfaite et quadra bien sous tous rapports, se cherche dans cette maison trop grande, dans ce confort qui l’encombre. Au milieu, au n° 12 : l’école publique. Nour disparaît un jour. Qu’ils viennent du haut ou du bas de la rue, les voisins se mobilisent pour la retrouver. Peut-être aussi pour se trouver. L’histoire d’une rue, d’un quartier, d’une société fissurée que l’on peine à rafistoler.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Une rue, une école. C’est dans ce décor que va planter l’auteure l’intrigue de son roman. Au fil des pages, le lecteur va rentrer dans cette vie de quartier, partager avec ses habitants leurs joies mais également leurs drames respectifs, et toujours avec pour point d’orgue la petite école du quartier.

Je ressors totalement conquise de ce roman qui est plus profond qu’il n’y parait. Au travers de ses personnages, Anouk va réussir à aborder une multitude de thématiques difficiles et sensibles tout au fil du récit égrenant le quotidien de personnages en difficulté.

Il y a Julie, mariée et deux enfants, qui ne se sent plus désirée et comprise par son mari. Il y a Karine, jeune femme totalement perdue et dépassée par son fils qu’elle n’arrive plus à gérer. Il y a Kamel, dont la femme est en hôpital psychiatrique, et qui a la charge de ses deux petites filles. Il y a aussi Pitù, l’épicier du quartier. Pour finir, il y a les professeurs et la directrice de l’école. L’auteure réussit à installer un véritable microcosme où chaque personnage a son importance.

Le système narratif est très plaisant. On passe d’un personnage à l’autre, pas de lassitude possible. S’il est vrai qu’à un moment, la narration va se centrer sur Kamel, dû à un événement qui survient, chaque personnage a malgré tout sa place. Ils sont remarquablement construits et j’ai ressenti beaucoup d’empathie à leur égard. Il est vrai que je me suis davantage attachée à certains d’entre eux, comme par exemple Kamel, mais malgré tout, chacun apporte quelque chose.

La plume est simple, fluide et assez descriptive. Peu de dialogues viennent ponctuer cette histoire, mais c’est écrit d’une manière très visuelle et j’ai réussi à totalement m’immerger dans ce quartier. L’auteure débute chaque chapitre non pas par le nom du personnage abordé, mais par l’indication du numéro de la rue et de l’étage où il réside. C’est déroutant au départ, mais finalement, après un petit temps d’adaptation, j’ai trouvé ce procédé original.

Un roman qui mettra en exergue le quotidien d’un quartier, avec une école pour point d’orgue. Je me suis totalement attachée aux personnages et ce roman est une petite pépite d’originalité et de sensibilité.

Ma note : 18/20

2 réflexions au sujet de “Dans la rue de l’école”

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