Historique

Africville – Rentrée littéraire

Africville de Jeffrey Colvin

  • Auteur : Jeffrey Colvin
  • Titre : Africville
  • Genre : Historique
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Années 1930. Kath Ella refuse de suivre son destin tout tracé de fille de
couleur et quitte Africville, un quartier fondé par d’anciens esclaves en
Nouvelle-Écosse, au Canada. Après une histoire d’amour marquée par le
deuil, elle donnera naissance à un fils, Omar, qui sera rebaptisé Étienne.
Années 1960. Étienne, dont la pâleur lui permet de passer pour un Blanc,
vit en Alabama. Il est déchiré entre ses racines noires et la peur de perdre la
vie qu’il est en train de construire.
Années 1980. À la mort de son père, Warner se lance dans une quête de
ses origines, qui le mènera dans ce qui reste d’Africville mais aussi dans une
prison d’État au fin fond du Mississippi.
Trois destins, trois personnages aux prises avec la réalité sociale de leur
époque et les aléas de la vie. Pas de pathos ni de velléité moralisatrice. Les
héros de ce roman sont des êtres vrais, de chair et de sang. En toile de fond,
Africville, à la fois aimant et repoussoir, dont l’empreinte se transmet de
génération en génération.
Avec ce premier roman triptyque vibrant, fruit de plus de vingt ans de
recherches, Jeffrey Colvin s’impose comme une nouvelle voix de la littérature
américaine, dans le sillage de Colson Whitehead et de Ayana Mathis.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nouvelle-Ecosse, 1918. Deux bébés vont survivre à des fièvres très fortes. Le lecteur va retrouver ces deux protagonistes quelques années plus tard. Kath Ella et Kiendra sont devenues deux jeunes filles. C’est le point de départ d’une grande saga qui s’étalera presque sur un siècle.

C’est une belle découverte littéraire pour ma part, mais j’avoue qu’il m’a manqué certains éléments pour être en mesure d’apprécier totalement ce roman. J’y ai dénoté peu d’émotions et surtout, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, puisque l’auteur passera de l’un à l’autre sans cesse.

Pourtant, j’avoue que j’ai été conquise par le postulat de départ. L’auteur mettra en exergue l’importance de l’acceptation de soi. Ainsi, Étienne, le fils de Kath, n’acceptera pas son identité raciale, et décidera de s’éloigner complètement de sa famille maternelle. Cela m’a vraiment bouleversée, mais j’ai trouvé que l’auteur ne nous permettait pas forcément de rentrer dans les pensées du jeune homme pour appréhender au mieux la manière avec laquelle il gérait cela.

L’auteur a condensé presque un siècle d’histoire familiale en peu de pages, et cela ne permet pas forcément un attachement aux personnages, puisque le changement est constant. J’avoue avoir nettement préféré la première partie avec Kath, que les autres parties.

La plume de l’auteur est fluide et le roman est très aisé à suivre, malgré le changement constant d’époque. Jeffrey a su effectuer un mélange savant entre grande Histoire et petite histoire et j’ai trouvé certains passages très intéressants. Les chapitres sont de taille moyenne, et l’auteur veille toujours à bien indiquer l’espace spatio-temporel afin de ne pas perdre son lecteur.

Un roman historique intéressant, mais où j’aurais aimé avoir plus d’émotions. Malgré tout, cette saga est très intéressante à suivre et les thématiques abordées également. À découvrir.

Ma note : 15/20

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s