Historique

Ce que disent les hirondelles

Ce que disent les hirondelles de Catherine Boissel

  • Auteur : Catherine Boissel
  • Titre : Ce que disent les hirondelles
  • Genre : Historique
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 444
  • Parution : 7 avril 2022
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

En Normandie, Henri et Pauline forment un couple uni. Mais, en ces années 1930, la vie n’est pas simple. La crise économique a ruiné leur élevage de chevaux, Henri est devenu agriculteur. Un changement qu’il accepte avec philosophie grâce à la tendresse de son épouse. Leurs trois enfants grandissent dans une atmosphère heureuse, et Fanfan, l’aîné, connaît bientôt l’émoi du premier amour.
Mais un événement inattendu vient ébranler leur quotidien. Invité par un ami, Henri part pour Berlin ; dans son journal, il consigne sa découverte horrifiée de l’Allemagne nazie. La déclaration de guerre confirme ses pires appréhensions.
Tandis que sa famille subit l’Occupation, Fanfan, enrôlé le jour de ses vingt ans, est fait prisonnier à Dunkerque. Évadé, résistant, il va tenter de traverser cette période douloureuse en restant fidèle aux valeurs des siens. La guerre les épargnera-t-elle ?
Une chronique familiale passionnante, le destin de héros ordinaires face au souffle de l’Histoire.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Brévigny, 1934. C’est dans cette localité du Calvados que résident Pauline, son mari Henri, et leurs trois enfants, François, dit Fanfan affectueusement, Noémie et Simone. À l’heure des premiers émois, Fanfan semble mener un quotidien paisible. Pourtant, lorsqu’il va se heurter au refus de Yolande, son quotidien va se retrouver chamboulé. Quelques temps plus tard, Henri sera invité en Allemagne, chez un ami de longue date. Ce qu’il va y découvrir va profondément le bousculer.

C’est bouleversée que je referme ce roman historique. L’auteure propose ici une chronique familiale à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale. Pendant le conflit, les personnages feront preuve d’un courage immense. Je me suis attachée à cette famille et à ses membres et le dénouement m’a chamboulée.

Le début peut paraître un peu long à se mettre en place, puisque l’auteure va prendre le temps de nous présenter le quotidien de la famille avant que n’éclate le conflit. Nous allons ainsi suivre Fanfan et sa déception amoureuse, mais aussi l’évolution de ses deux sœurs. Chacun des personnages a su me toucher et je me suis attachée à chacun d’entre eux.

J’ai retrouvé dans ce récit toute l’émotion que l’auteur a voulu retranscrire. J’ai eu peur à plusieurs reprises pour les personnages. S’il est vrai que le roman peut paraître davantage centré sur Fanfan, l’auteure mettra en avant aussi ses deux sœurs, en particulier Simone.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. Les chapitres sont de taille moyenne et l’auteure veille à nous fournir une indication spatio-temporelle afin de ne jamais perdre son lecteur.

Un roman où l’émotion est présente à chaque page, avec des personnages vibrants. J’en ressors bouleversée et je vous recommande de découvrir ce roman sans hésiter.

Ma note : 17/20

Thriller

Le siffleur de nuit

Le siffleur de nuit de Greg Woodland

  • Auteur : Greg Woodland
  • Titre : Le siffleur de nuit
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 14 avril 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ex-super flic de Sydney, Mick Goodenough se retrouve désormais à dresser des P.-V. dans la morne bourgade de Moorabool, en plein bush australien. Mais un jour, l’inspecteur déchu voit ses sens alertés par une série de faits étranges : des animaux qui disparaissent et qu’on retrouve mutilés sauvagement. Des bêtes toujours plus grosses, des sévices toujours plus sophistiqués.

Fraîchement arrivé à Moorabool également, Hal, douze ans, s’inquiète des coups de fil mystérieux que sa mère reçoit le soir. Une voix qui siffle les premières notes d’un tube d’Elvis, avant de raccrocher.

Si la police locale tourne ces appels nocturnes en dérision, Goodenough, lui, prend l’affaire très au sérieux. Avec le jeune Hal, il va se lancer sur les traces d’un danger qui les dépasse et rouvrir les plaies d’un drame non élucidé vieux de vingt ans.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Belfond pour leur confiance.

Moorabool, 1966. Dans cette petite bourgade nichée en plein bush australien, l’agent Mick Goodenough se voit contraint à s’occuper de dresser des P-V, alors qu’il était un policier renommé il y a quelque temps à Sydney. Il semblerait qu’il ne se passe jamais rien dans cette petite localité et pourtant, tout va basculer le jour où il commence à découvrir des animaux sauvagement mutilés. Lorsque Corrie, une jeune femme habitant seule avec ses enfants Hal et Evan, suite aux déplacements professionnels de son mari, vient porter plainte au sujet d’une personne la harcelant, l’agent va prendre cette affaire très au sérieux. En effet, Corrie reçoit régulièrement des appels téléphoniques dans lesquels son interlocuteur siffle une chanson. Que se passe-t-il dans cette bourgade qui semblait si paisible ?

En voilà un excellent roman dans lequel la force réside principalement dans le talent de l’auteur à créer une atmosphère oppressante et pesante. Il ne faut pas s’attendre à une intrigue qui va à toute vitesse, bien au contraire. L’auteur prend le temps de créer une ambiance et d’y plonger son lecteur.

C’est ce rythme assez lent qui m’a posé problème au départ, ne m’attendant pas forcément à cela. Il est vrai qu’à plusieurs reprises j’ai eu la sensation que l’intrigue n’avançait pas. J’ai été quelque peu déroutée au début, mais lorsque le décor est bien installé, j’ai trouvé que le rythme s’accélérait, et au final, cela a été une excellente lecture.

Les personnages sont nombreux et l’auteur prend le temps de nous les présenter afin de savoir ce qui peut les relier les uns aux autres. C’est peut-être ce pan que j’ai trouvé un peu long parfois, mais pourtant, je peux vous dire qu’il est nécessaire. L’auteur a su esquisser des caractères différents et très profonds. Beaucoup ont leurs failles, notamment l’inspecteur Goodenough, que j’ai trouvé très bien dépeint.

Le mystère s’épaissit au cours du roman, et j’ai été surprise par un dénouement que je n’avais pas vu venir. Si le début peut paraître long, une fois dans le roman, il m’est devenu très difficile de lâcher cette lecture.

La plume de l’auteur est très fluide. J’ai trouvé qu’il avait un véritable talent afin de créer une ambiance pesante qui va transparaître à toutes les pages. Les chapitres sont courts, ce qui rythme l’histoire. Malgré le rythme lent que je vous mentionne, je ne peux pas dire m’être ennuyée au cours de ce récit.

Ce roman a été une excellente découverte pour ma part. J’ai trouvé que l’auteur avait su créer une atmosphère pesante tout au fil des pages. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

Le dernier des écrivains

Le dernier des écrivains de Gwenaële Robert

  • Auteur : Gwenaële Robert
  • Titre : Le dernier des ecrivains
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Les Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 198
  • Parution : 10 mars 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Qu’est-il arrivé à Pierre Le Guellec, nouveau lauréat du prix Nobel de littérature ? Déposé à l’aéroport de Rennes le matin du 8 décembre, il n’est jamais arrivé à Stockholm pour recevoir sa récompense. Enlèvement d’un écrivain devenu soudainement riche et célèbre ? Règlement de comptes entre les derniers terre-neuvas dont il est le descendant ? Disparition volontaire ? Inquiétante ? Définitive ? Marie Rivalain, son attachée de presse, est troublée. Contrainte de rester à Saint-Malo jusqu’au retour hypothétique du romancier, elle découvre la part d’ombre d’un homme qu’elle pensait pourtant bien connaître. Dans un hôtel particulier chargé d’histoire et sur les plages ventées de la cité de granit, Marie part à la recherche de celui que beaucoup considèrent comme « le dernier des écrivains ». Mais chaque nouvel indice ne fait qu’épaissir son mystère.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Saint-Malo. L’écrivain local Pierre Le Guellec vient de remporter le prix Nobel de littérature et il doit se rendre en Suède afin de récupérer son prix. Pour cela, il demande de l’aide à Marie, son attachée de presse, qui s’occupe de tout. Pourtant, alors que Pierre devrait être arrivé à destination, il va mystérieusement disparaître. Marie va alors décider de mener l’enquête.

Voilà un roman très immersif et dépaysant. J’ai beaucoup aimé cette promenade littéraire que nous propose l’auteure dans la cité corsaire. Si les mystères du roman sont bien présents, il ne faudra tout de même pas s’attendre à un grand suspense.

Si j’ai eu du mal au début à rentrer dans cette histoire de par les nombreuses descriptions, je me suis laissée par la suite séduire par cette promenade qu’offre l’auteure. Les descriptions des endroits sont faites avec beaucoup de réalisme et sont très précises.

L’auteure ne nous propose pas un suspense insoutenable mais plutôt une intrigue tout en finesse, dans laquelle les éléments se dévoilent au fur et mesure que le lecteur découvre qui était Pierre. J’ai trouvé qu’en peu de pages, l’auteure réussit à maintenir l’intérêt du lecteur. Je dois tout de même dire qu’il y a eu un retournement de situation qui m’a beaucoup surprise.

La force de ce roman réside principalement dans le cadre géographique que l’auteure a choisi pour son intrigue, offrant ainsi de très belles descriptions, mais également dans les personnages, que j’ai trouvés très bien dépeints. Ils vont se dévoiler peu à peu.

La plume de l’auteure m’a beaucoup plu. À la fois élégante et poétique, elle permet au lecteur une véritable immersion à Saint-Malo. Les chapitres sont de taille moyenne.

Un roman d’ambiance, qui offre une belle promenade littéraire. Si les mystères sont bien présents, l’intrigue prend tout de même le temps de se dévoiler par petites touches. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

La pie voleuse

La pie voleuse de Elizabeth Day

  • Auteur : Elizabeth Day
  • Titre : La pie voleuse
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 349
  • Parution : 7 avril 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une rencontre, une maison, un bébé : entre Jake et Marisa, tout va très vite. Mais fonder une famille coûte cher, surtout à Londres, alors les tourtereaux se décident à sous-louer une chambre. Et c’est ainsi que Kate entre dans leur vie.

À première vue, Kate est la locataire rêvée. Mais les jours passent et Marisa commence à ressentir une gêne au contact de cette femme qui prend de plus en plus de place. Sa grossesse la laisse épuisée, et c’est impuissante qu’elle assiste au rapprochement de Jake et de Kate sous son propre toit. La confrontation est inévitable…

Mais qui dit vrai dans cet étrange trio ? Qui est vraiment Marisa ? La rencontre avec Kate était-elle si fortuite ? Et où se situe Jake entre ces deux femmes ? Alors que l’arrivée du bébé est imminente, les passions s’exacerbent et la maison va devenir le théâtre d’un affrontement aussi terrible qu’inattendu.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Belfond pour leur confiance.

Lorsque Marisa rencontre Jake, la jeune femme est comblée. Elle est persuadée de leur amour et tout va alors très vite entre eux. Suite à l’emménagement dans une belle maison, le couple émet rapidement le désir de devenir parents et Marisa tombe enceinte. Malgré tout, cet équilibre va se retrouver quelque peu chamboulé par l’arrivée d’une locataire, Kate. Marisa se sent mal à l’aise en sa présence. Qui est cette jeune femme qui semble s’immiscer un peu trop dans sa relation avec Jake ?

En voilà un roman captivant, et pourtant, le début ne laissait pas présager cela. Effectivement, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire qui allait un peu lentement. Mais pourtant, un retournement de situation époustouflant va relancer toute l’intrigue.

Le début du roman commence de manière très simple. Un couple qui semble très heureux. Et pourtant, tout va se retrouver chamboulé avec l’arrivée de Kate. J’ai eu une multitude de doutes à son égard, et à la fin de la première partie arrive un retournement de situation incroyable, de ceux qui donnent envie de reprendre le roman depuis le début, pour voir à quel point l’auteure a réussi à nous balader. J’en suis ressortie bluffée.

Évidemment, après cet élément inattendu, l’auteure prend une nouvelle direction pour son intrigue abordant une multitude de thématiques dont je peux rien vous dire sous peine de vous spoiler des éléments importants. Il faut vraiment découvrir cette intrigue.

Les personnages sont remarquablement construits. L’auteure a un vrai talent pour décortiquer les sentiments de chacun. Elle les fait évoluer et il n’y a jamais de linéarité.

La plume de l’auteure est tout en finesse. Le roman est divisé en deux parties bien distinctes, avec entre elles, le retournement de situation bluffant. Les chapitres sont de taille moyenne.

Un roman bluffant, de par l’habileté de l’auteure à créer une intrigue dans laquelle un retournement de situation totalement inattendu fera son apparition. Plusieurs thématiques sont abordées, et je ressors conquise par cette lecture que je vous conseille sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Le silence des repentis

Le silence des repentis de Kimi Cunningham Grant

  • Auteur : Kimi Cunningham Grant
  • Titre : Le silence des repentis
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Buchet Chastel
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 31 mars 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cooper et sa fille de huit ans, Finch, vivent coupés du monde dans une cabane dans le nord des Appalaches. La petite fille a grandi au milieu des livres et de la forêt, respectant les dures règles de la vie sauvage. En grandissant, elle cherche à repousser les limites de leur isolement et commence à s’interroger sur le monde extérieur. Hanté par les démons de son passé, Cooper sait qu’il ne peut pas révéler à sa fille les raisons qui ont provoqué leur fuite.
Dans le silence de la forêt, leurs seuls compagnons sont un étrange « voisin » du nom de Scotland, dont l’omniprésence bienveillante ressemble curieusement à une menace, et Jake, un vieil ami de Cooper qui leur apporte des vivres chaque hiver. Sauf que cette année, Jake ne vient pas.

Kimi Cunningham Grant signe un thriller atmosphérique sur le lien familial, les ombres du passé et la rédemption. Elle décrit avec puissance un lieu hors du monde où le moindre son est annonciateur d’un danger, où la nature est aussi bien refuge que prison.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Buchet Chastel pour leur confiance.

Cooper et sa fille Finch, de huit ans, vivent dans une cabane isolée. Le père et la fille sont éloignés de tout et de tous. Aux alentours, il n’y a que Scotland, un homme énigmatique qui semble en savoir long sur les raisons qui ont poussé Cooper à choisir ce mode de vie. Chaque année, Jake, un vieil ami de Cooper, vient livrer des provisions essentielles à leur confort. Pourtant, cette fois, Jake ne sera pas au rendez-vous.

Je ne vais tergiverser bien longtemps, ce roman a tout simplement été un coup de cœur. Je me suis laissée porter par cette histoire emplie de sensibilité mais difficile aussi. L’auteure m’a totalement embarquée dans ce récit que j’ai eu énormément de mal à lâcher.

Il ne faut pas appréhender ce récit comme un thriller, sous peine de se retrouver déçu. Bien sûr, il y a beaucoup de mystères qui parsèment ces pages, notamment la raison du pourquoi Cooper a décidé de vivre isolé de tout auprès de sa fille. Si au début, les raisons semblent floues, on a pourtant peu à peu toutes les réponses aux questions. L’auteure livre les éléments avec beaucoup de parcimonie.

J’ai été très touchée par les personnages, et j’ai été émue par le lien fort entre le père et la fille. Les personnages sont très bien esquissés. J’ai été également très intriguée par Scotland.

Le récit met en exergue toute l’organisation que demande ce quotidien isolé de tout. J’ai trouvé que l’auteure décrivait cela avec beaucoup de réalisme. Je ne me suis jamais ennuyée et pourtant, très peu de personnages forment cette intrigue.

La plume de l’auteure est délicate et très fluide. Le récit est narré à la première personne sous le point de vue de Cooper et le lecteur va ainsi peu à peu découvrir son histoire personnelle au moyen de retours en arrière et à travers ses souvenirs.

Un roman bouleversant, à ne pas manquer, riche en émotions. Les personnages portent ce récit. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Historique

Les souvenirs et les mensonges aussi…

Les souvenirs et les mensonges aussi… de Karine Lebert

  • Auteur : Karine Lebert
  • Titre : Les souvenirs et les mensonges aussi…
  • Genre : Historique
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 603
  • Parution : 10 mars 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Honfleur, en 1938, Pauline brave l’opinion publique en épousant Joachim, un réfugié allemand qui a fui la montée du nazisme. Les unions franco-allemandes sont mal acceptées et le couple est mis à l’index. Quand la guerre éclate, Pauline quitte tout pour suivre son mari, entré en clandestinité.

En 1946, dans un Berlin occupé par les Alliés, Hilda, la sœur de Joachim, tombe amoureuse d’un officier français. De cette liaison naît une enfant, Adeline, qui disparaît mystérieusement. Hilda se lance dans une recherche désespérée pour la retrouver.

Soixante-dix ans plus tard, à Cabourg, Valentine et Magda, deux jeunes musiciennes, deviennent inséparables. Valentine est normande et Magda, l’arrière-petite-fille de Pauline, allemande. Intriguée par l’histoire familiale de son amie, Valentine part sur les traces d’Adeline.

Entre passé et présent, souvenirs et mensonges affluent. Commence alors une véritable enquête…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Honfleur, 1937. C’est dans cette localité française que vont arriver Joachim, sa sœur Hilda, et leurs parents, une famille allemande fuyant la montée du nazisme. Pauline, la fille du médecin, va passer de plus en plus de temps avec Joachim, jusqu’à ce que finalement, les deux jeunes gens se rendent compte qu’ils sont tombés amoureux. Suite à leur mariage, la défiance des habitants se fait ressentir.

Je ne livre pas plus de détails sur le synopsis du roman, préférant vous laisser découvrir les événements au fur et à mesure, d’autant plus que l’intrigue est dense et tiendra sur plusieurs générations. L’auteure a su livrer un très beau portrait de femmes, même si parfois il m’a un peu manqué d’émotions, trouvant que le pan historique prenait davantage de place par rapport au pan romanesque.

Pourtant, je dois dire que j’ai trouvé le côté historique de ce roman très abouti et très bien expliqué. Avec beaucoup de détails et de minutie, l’auteure décrit le quotidien de ses personnages. Le roman met un peu de temps à se mettre en place, mais suite à l’histoire d’Hilda, il y a un rebondissement qui rend le livre difficile à lâcher.

La plume de l’auteure est très fluide. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif, qui alterne entre plusieurs portraits de femmes, à des époques différentes. Les chapitres sont de taille moyenne. L’auteure veille bien à nous fournir les indications spatio-temporelles en début de chaque chapitre afin de ne pas perdre son lecteur.

Un récit très prenant de par son pan historique décrit avec beaucoup de détails et de minutie. L’auteure livre le portrait de trois femmes courageuses, à des époques différentes. Malgré quelques longueurs, cela a été une bonne lecture.

Ma note : 16/20

Thriller

Le vertige de la peur

Le vertige de la peur de Linwood Barclay

  • Auteur : Linwood Barclay
  • Titre : le vertige de la peur
  • Éditions : Belofnd
  • Genre : Thriller
  • Nombre de pages : 512
  • Parution : 17 février 2022
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Résumé

Lundi, 8 heures. Plusieurs employés de Cromwell Entertainment empruntent un ascenseur pour rejoindre leurs bureaux situés aux 33e et 37e étages d’un gratte-ciel new-yorkais. Curieusement, la cabine ne s’arrête pas et poursuit sa montée. Avant de lâcher.

Un accident mécanique, tragique et banal. Mais le lendemain, un drame similaire se produit dans un autre building du quartier. Puis un autre le mercredi. La panique s’installe dans Big Apple. Qui peut bien menacer la ville la plus verticale du monde ?

Alors que la population n’ose plus sortir de chez elle, que les services de maintenance sont saturés, que la Bourse dégringole, deux flics désabusés et une journaliste tenace vont s’engager dans une course contre la montre pour résoudre ces affaires avant l’inauguration de la plus grande tour résidentielle de Manhattan, prévue pour la fin de la semaine…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Belfond pour leur confiance.

New York. Le maire Headley est en alerte, suite à un accident survenu dans un ascenseur de cette ville. Lorsque ces événements tragiques se reproduisent dans d’autres ascenseurs, le maire comprend alors que quelqu’un est forcément impliqué. Que se passe-t-il ?

Voilà un excellent thriller dans lequel le rythme effréné de la narration ne laisse pas de répit à son lecteur. Décidément, l’auteur a un véritable talent pour manier son suspense et le garder intact jusqu’au dénouement, que pour ma part je n’ai pas du tout vu venir.

Plusieurs personnages vont se côtoyer durant ce roman. Notamment Barbara qui est journaliste, ainsi que sa fille Arla, les inspecteurs Bourque et Delgado, qui mèneront une enquête très compliquée à résoudre. Il faut rester attentif au début du roman puisque la sensation que l’intrigue part un peu dans tous les sens est forte. Pourtant, une fois que tous les personnages sont présentés dans l’histoire, les pages défilent.

L’auteur a réussi à créer un suspense efficace et tout au fil des pages, j’ai soupçonné à peu près tout le monde, mais sans jamais trouver qui etait le vrai coupable. Le dénouement est rapide, mais le lecteur a toutes les réponses aux énigmes.

La plume de l’auteur est efficace. Sans digressions et allant à l’essentiel, le rythme est parfait pour un thriller. Pas de répit pendant la lecture. J’ai tourné les pages avec rapidité et je n’ai ressenti aucune longueur. Le schéma narratif est divisé en cinq parties, qui correspondent aux cinq jours de la semaine que dure cette intrigue, jusqu’au dénouement final. Le rythme est donc effréné.

Un thriller très bien mené, et dont le suspense est maintenu jusqu’au dénouement final totalement inattendu. À découvrir sans hésiter.

Historique

Guetter l’aurore

Guetter l’aurore de Julie Printzac

  • Auteur : Julie Printzac
  • Titre : Guetter l’aurore
  • Genre : Historique
  • Éditions : Les Escales
  • Nombre de pages : 329
  • Parution : 10 mars 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1941. Les Brodsky, une famille juive originaire de Russie, ont fui la zone occupée et la menace nazie pour se réfugier dans le sud de la France. Mais, brutalement rattrapés par les nouvelles lois de Vichy, ils se retrouvent en résidence forcée à Saint-Girons, au pied des Pyrénées, dans une grande demeure délabrée.

Peu à peu, la vie s’organise. Esther, l’aînée des enfants de la famille, rencontre Clara. L’heure est à l’adolescence, aux premiers émois et aux grandes amitiés. C’est également le temps de l’engagement dans la Résistance, des luttes pour survivre, mais aussi des rafles… Dans la tourmente, Esther et Clara feront tout pour rester maîtresses de leur destin. Mais c’est compter sans la brutalité de l’Histoire.

Des décennies plus tard, la petite-fille d’Esther, Deborah, surprend sa grand-mère qui, dans un moment d’égarement, crie un prénom : Clara. Mais lorsqu’elle la questionne, Esther se mure dans le silence. Troublée, Deborah va alors tenter par tous les moyens de reconstituer l’histoire de sa famille et de remonter le fil de ce passé si longtemps gardé secret.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Les Escales pour leur confiance.

Meudon. Après plusieurs années passées à Milan, Deborah revient vivre chez Jeanne, sa mère, après une rupture amoureuse. Esther, sa grand-mère, vit également dans cette maison. Lorsqu’elle voit sa petite-fille, Esther va soudainement appeler Clara. Qui est donc Clara, dont ni Deborah ni Jeanne n’ont jamais entendu parler ? C’est ce que va essayer de découvrir Deborah.

Je ressors tout simplement chamboulée et très émue par ce roman profond et bouleversant. Je suis passée par une multitude d’émotions et l’auteure a su, malgré le sujet très difficile qu’elle aborde, garder une touche d’espoir à de nombreuses reprises pendant le récit.

Ici, nous découvrons peu à peu l’histoire d’Esther et de sa famille, en pleine Seconde Guerre Mondiale, alors que la famille se retrouve à Saint-Girons. Le quotidien de la famille est décrit avec beaucoup de réalisme et les relations entre les personnages prend une grande place.

C’est ainsi que l’on suit l’évolution d’Esther, qui est un personnage très fort, mais à la fois fragile. Elle fera la rencontre de Clara et une belle amitié en résultera. On découvre au fil de l’intrigue ce qu’il s’est réellement passé et je dois dire que j’ai été chamboulée tout au fil de ma lecture.

L’auteure mettra en exergue des personnages forts, qui n’hésiteront pas à aider Esther et sa famille. J’ai beaucoup aimé la recherche qu’entreprend Deborah, afin de connaître l’histoire de sa grand-mère pendant cette guerre. Il y a beaucoup de passages qui sont bouleversants.

La plume de l’auteure est tout en délicatesse. J’y ai retrouvé une grande sensibilité et je ressors conquise de par le style de l’auteure. Le roman est divisé en plusieurs parties. Les passages mettant en avant Deborah prennent peu de place dans le roman, mais malgré tout, le lecteur pourra suivre ses recherches.

Un roman bouleversant, servi par une plume d’une grande sensibilité. À découvrir sans hésiter.

Thriller

La quatrième feuille

La quatrième feuille de Christophe Royer

  • Auteur : Christophe Royer
  • Titre : La quatrième feuille
  • Genre : Thriller
  • Nombre de pages : 306
  • Parution : 17 mars 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Aujourd’hui, Sophie a tout pour être heureuse : un mari aimant, une famille attentionnée, une amie fidèle, un travail qu’elle adore et une belle maison sur les rives du lac d’Annecy.
Pourtant, à la veille de sa première exposition photo, plusieurs faits troublants vont faire ressurgir des événements tragiques de son passé…
Un flic détruit par sa première affaire, une bande de copines inséparables, un amour toxique…
Et si le cauchemar recommençait ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Taurnada pour leur confiance.

Annecy. Sophie semble être une jeune femme épanouie. Elle est sur le point d’organiser sa première exposition photographique. Pour cela, elle pourra compter sur l’aide de son mari et de sa meilleure amie Carole. Pourtant, lors des préparatifs, Carole va être victime d’une agression. Les événements étranges vont se succéder et Sophie va vite soupçonner une personne de son passé.

J’ai trouvé ce thriller très prenant et très bien réalisé. Pour ma part, j’ai été tenue en haleine pendant toute la durée de l’intrigue. L’auteur ne laisse aucun répit à son lecteur et j’ai particulièrement apprécié le schéma narratif, offrant ainsi deux temporalités, passé et présent, pour l’on puisse comprendre toute l’intrigue.

Je ne veux surtout pas trop en dévoiler sur l’intrigue. Il faut la découvrir au fur et à mesure. Je dois dire que l’auteur a réussit à créer un dénouement surprenant, avec certains éléments inattendus.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité et le suspense est maintenu tout au fil des pages. Je n’ai pas trouvé de longueurs, et surtout, l’auteur prend le temps d’effectuer un dénouement qui permet d’avoir toutes les réponses aux mystères qui parsèment l’intrigue.

Le schéma narratif est particulièrement judicieux, permettant au lecteur de savoir ce qu’il est survenu par le passé. Les indications spatio-temporelles au début de chaque chapitre permettent au lecteur de ne jamais se perdre dans l’intrigue.

Un thriller au rythme effréné, qui maintient le suspense tout au long de l’intrigue. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

On adorait les cow-boys

On adorait les cow-boys de Carol Bensimon

  • Auteur : Carol Bensimon
  • Titre : On adorait les cow-boys
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 187
  • Parution : 17 mars 2022
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

 » Hello, tout va bien ? Ça fait tellement longtemps.  » Lorsqu’elle reçoit cet e-mail de Julia, l’amie et confidente de son adolescence, Cora n’en croit pas ses yeux. Cela fait des années qu’elles ne se sont pas vues, ni parlé. Elle accepte pourtant avec joie l’étonnante proposition de Julia : exaucer une vieille promesse et faire un road-trip dans le Rio Grande do Sul, une région reculée du Brésil. N’est-ce pas là l’occasion idéale de ressusciter leur intimité d’autrefois ?

Mais alors que les kilomètres défilent, rien ne se passe comme prévu. Les villages qu’elles traversent semblent abandonnés et, au gré de motels miteux, Julia se montre de plus en plus distante, plongeant Cora dans un profond malaise. Pourquoi Julia est-elle revenue au Brésil ? Pourquoi a-t-elle insisté pour qu’elles se retrouvent ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Belfond pour leur confiance.

Cora est une jeune étudiante brésilienne qui poursuit ses études à Paris. Lorsqu’elle reçoit un message de Julia, une amie perdue de vue pendant longtemps, elle ne va pas hésiter à effectuer le road-trip au travers du Brésil dont elles avaient tant parlé à l’époque de leur amitié. Au fil des routes, les deux amies vont se retrouver.

Je dois avouer avoir eu une petite déception au début de ma lecture, ne m’attendant pas à cela. En effet, le road-trip des deux jeunes femmes prendra davantage de place que ce que j’ai cru au début. J’ai pensé que l’auteure se focaliserait davantage sur les deux personnages féminins principaux, mais cela n’a pas été trop le cas.

Pourtant, je dois également dire qu’une fois cette petite déconvenue passée, j’ai su apprécier ce roman dépaysant et empli d’originalité. Ce qui m’a particulièrement plu, c’est l’invitation au voyage que propose l’auteure et ce périple au travers de beaucoup de localités du Brésil.

J’ai trouvé que l’auteure décrivait avec minutie chaque endroit par lesquels passaient les deux amies. Avec des descriptions très réalistes et un rythme fluide, elle a su maintenir mon intérêt au fil des pages.

Ce que j’aurais davantage apprécié, c’est que l’auteure se focalise davantage sur le caractère des deux femmes et qu’elle brosse mieux ses personnages. J’ai eu l’impression qu’il manquait parfois un peu de densité au récit à ce niveau.

L’auteure a une plume dense mais très fluide. J’ai beaucoup aimé sa manière d’écrire même si parfois je n’aurais pas été contre le fait qu’elle nous fournisse quelques indications dans la temporalité. Avec de nombreux retours en arrière, je me suis parfois sentie un peu perdue.

Un roman qui est une véritable invitation au voyage. L’auteure a un vrai talent pour fournir des descriptions très réussies. J’aurais aimé plus de densité au niveau des personnages, mais cela n’en reste pas moins une bonne découverte.

Ma note : 16/20