Contemporain

L’été des fleurs sauvages

L’été des fleurs sauvages de Kathryn Taylor

  • Auteur : Kathryn Taylor
  • Titre : L’été des fleurs sauvages
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 16 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand deux amies d’enfance se retrouvent après s’être perdues de vue, bien des souvenirs resurgissent. Pas forcément les meilleurs… Mais quelle meilleure occasion que de faire enfin la paix avec soi-même ? Zoé fait face à une décision difficile : une opération chirurgicale à haut risque peut lui sauver la vie.Sur un coup de tête, elle décide de retourner à Penderak, station balnéaire des Cornouailles où elle a passé, adolescente, les plus beaux étés de son existence – et connu un drame.Quatorze ans ont passé. Pour la trentenaire encore célibataire, il est temps de lever le voile sur le cauchemar qu’elle a vécu. Et de revoir Jack, qu’elle n’a cessé d’aimer. De s’imaginer vivre à ses côtés.Mais les ombres du passé peuvent resurgir à tout moment…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que Zoe se voit confrontée à une opération chirurgicale très lourde, elle décide de retourner aux Cornouailles, là où elle a grandi et connu son premier amour. Mais c’est là aussi où elle a perdu son frère dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Est-ce que cela a vraiment été un accident ? Zoe va chercher des réponses auprès de Jack, son amour de l’époque et de Rose, la sœur de ce dernier.

C’est un très beau roman que j’ai découvert et même s’il ne révolutionnera pas forcément le genre, cela n’en reste pas moins une lecture douce et très agréable. C’est un véritable dépaysement que propose l’auteure à ses lecteurs, auprès de personnages particulièrement attachants et bien construits.

Cette histoire abordera plusieurs thématiques, telles que le premier amour, la reconstruction après un drame et les liens familiaux. Zoe n’a jamais pu se résigner à ne pas connaître la vérité en ce qui concerne le décès de son frère. Sa quête m’a beaucoup touchée et j’ai eu énormément d’empathie pour elle.

L’histoire reste crédible de par une très bonne dose de réalisme de la part de l’auteure. Les sentiments sont bien rendus et les caractères très bien dépeints. Les personnages ont su me toucher, et Kathryn a également donné de l’épaisseur à ceux qui sont secondaires.

L’histoire est d’une grande douceur et je suis passée par beaucoup d’émotions pendant ma lecture. L’auteure a su décortiquer les sentiments avec justesse et a su instaurer une grande part de tendresse à son intrigue.

La plume de l’auteure est fluide. Sous un style doux, les pages défilent. Les chapitres sont de taille moyenne et l’ambiance est très bien rendue.

Un très beau roman qui aura su me faire passer par beaucoup d’émotions, servi par des personnages très bien dépeints. C’est une très belle découverte littéraire.

Ma note : 16/20

Romance

Ce doux parfum de liberté

Ce doux parfum de liberté de Maya Rodale

  • Auteur : Maya Rodale
  • Titre : Ce doux parfum de liberté
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 1 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

New York, 1895

Daisy est scandalisée. Sa mère veut faire d’elle l’épouse de Theo Prescott, le fieffé libertin qui l’a humiliée lorsqu’elle n’avait que treize ans. Comment pourrait-elle sauver sa réputation avec pareille alliance ? Pour rester libre et poursuivre ses rêves ambitieux, elle désobéira… Même si cela lui coûte de ne jamais faire son entrée dans le monde…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

New York, 1895. Daisy est une jeune femme de vingt-cinq ans et qui n’aspire qu’à éviter à tout prix de se marier. Pourtant, elle va devoir faire des compromis afin de sauver sa famille d’un scandale. Pour cela, la maman de Daisy va lui demander d’épouser Theo, un jeune homme arrogant et qu’elle connaît depuis son adolescence, sans jamais avoir pu créer d’attaches avec lui. Pour Daisy, c’est un compromis qu’elle ne saurait tenir. En effet, elle ne se voit pas chaperonner Theo pour l’aider à se stabiliser suite aux divers scandales avec les femmes dont il est souvent protagoniste. Non, Daisy veut simplement ouvrir son propre commerce de produits de beauté.

Avec cette romance historique, Maya Rodale me confirme son grand talent de conteuse et surtout la particularité dont elle fait preuve au moment de créer ses intrigues. En effet, elle a pour norme de toujours mettre la femme en avant, et de ne pas en faire un personnage fade et qui subit son quotidien. J’apprécie fortement cette caractéristique, et dans ce roman, l’auteure ne dérogera pas à la règle.

J’ai passé un excellent moment de lecture. Je me suis attachée à Daisy dès le départ. Je l’ai trouvée incroyablement lucide et forte. Il faut dire qu’à l’époque, dans un monde principalement masculin, il devait être très difficile pour les femmes de s’imposer, notamment en ce qui concerne les affaires commerciales. Pourtant, Daisy ne va pas baisser les bras, et son parcours afin de réaliser son rêve et ainsi vendre des produits de beauté est tout simplement passionnant.

Bien évidemment, la romance a toute sa place dans ce récit. Même si elle débute tout doucement et qu’elle est très loin d’être acquise au départ, j’ai été captivée de suivre l’évolution de la relation entre Daisy et Theo. L’auteure a su créer des personnages avec une forte personnalité et forcément, cela fait souvent surgir quelques étincelles entre les deux jeunes.

Je n’ai pu qu’admirer Daisy qui n’hésite pas aller à l’encontre de ce que l’on attend d’elle. C’est une femme pleine d’initiatives et avec beaucoup de répondant. C’est très agreable d’avoir ce genre d’héroïne qui est bien loin des clichés que je peux rencontrer parfois dans ce genre littéraire, mais s’il est vrai que je m’en accommode tout de même en règle générale.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité et emplie de douceur. Les chapitres sont de taille moyenne et Maya Rodale a dû faire un gros travail de recherche afin de coller au mieux à la descriptions des mœurs de l’époque. J’ai trouvé l’ambiance très bien rendue et je me suis laissée entraîner dans cet univers littéraire.

Une romance historique servie par une héroïne au caractère affirmé. L’auteure a beaucoup de talent et j’apprécie fortement la manière dont elle place la femme au centre de l’intrigue. Une fois commencé ce roman, il deviendra très difficile de le lâcher. À découvrir.

Ma note : 17/20

Non classé

Les sœurs Gremillet, tome 1

Le rêve de Sarah de Di Gregorio et Barbucci

  • Auteur : Di Gregorio et Barbucci
  • Titre : Les soeurs Gremillet, tome 1 : Le rêve de Sarah
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 72
  • Parution : 12 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Plonger dans l’histoire comme dans un rêve… Dans un turquoise lumineux et mélancolique apparaissent pour la première fois les trois soeurs Grémillet, guidées par des méduses qui flottent, jusqu’au grand arbre et son palais de verre. À l’intérieur, une petite méduse lévite au-dessus d’un lit. Sarah, l’aînée, ne s’explique pas ce rêve étrange. Obsédée par ce mystère, elle parviendra à l’élucider avec l’aide de ses deux soeurs.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

La famille Gremillet est résolument féminine. En effet, elle est composée de Magda, la mère, de Sarah, l’aînée, de Cassiopée, la cadette et de Lucille, la benjamine. L’harmonie est parfaite. Pourtant, Sarah est perturbée par un rêve étrange et récurrent qu’elle fait et ayant visiblement un rapport avec le passé de sa maman. Se rendant compte qu’elle en sait bien peu à ce sujet, elle va se décider à enquêter auprès de ses sœurs et de découvrir ainsi ce que pourrait bien leur cacher leur maman.

Voilà un roman graphique féminin dans sa totalité, très facile à suivre, et vraiment bien réalisé. J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de ces trois sœurs. Chacune a un caractère bien à elle, et elles sont toutes les trois très attachantes. Sarah est la plus sérieuse des trois, et elle a pour devoir de prendre soin de ses deux sœurs. Cassiopée est une véritable rêveuse et finalement, Lucille est une amoureuse des chats, leur prêtant ainsi parfois plus d’attention qu’aux personnes.

D’emblée, j’ai réussi à m’attacher aux trois sœurs, que j’ai trouvées pétillantes et très gentilles. L’histoire est toute simple, et peut-être que le dénouement va trop vite, mais malgré tout les auteurs ont su instaurer toute l’émotion nécessaire.

Les graphismes sont de toute beauté. Très colorées et harmonieuses, les planches plongeront le lecteur dans un univers féerique et somptueux. Les expressions des visages sont bien rendues et je dois dire que les auteurs ont réellement le sens du détail.

Une bande-dessinée très réussie, avec beaucoup de couleurs et des dessins très beaux. C’est une incursion dans l’univers des sœurs Gremillet et cela annonce une série très prometteuse. Je lirai les prochains tomes avec plaisir. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Mr Nice Guy

Mr Nice Guy de Jennifer Miller et Jason Feifer

  • Auteur : Jennifer Miller et Jason Feifer
  • Titre : Mr Nice Guy
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 11 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Lucas Callahan vient de décrocher un job de fact-cheker au magazine Empire. Un soir, tard dans un bar de Manhattan, il rencontre une magnifique brune qui le ramène chez elle. Lorsque sort le nouveau numéro d’Empire, il a la surprise de voir son aventure d’une nuit chroniquée par Carmen Kelly. C’est en effet elle, la magnifique brune, la chroniqueuse sexuelle du journal, qui dépeint leur nuit d’amour comme un fiasco absolu. Furieux et humilié, Lucas décide de répondre. Il écrit donc un texte assassin en ligne, qu’il signe « Mr Nice Guy ». Celui-ci devient vite viral. Les lecteurs en voulant davantage, la rédaction d’Empire a une idée folle : chaque semaine Carmen et Lucas devront se revoir et donner chacun un compte rendu de leur nuit. Tous les deux, avides de célébrité, vont ainsi se lancer dans une guerre sexuelle qui bientôt va les dépasser.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

New-York. Lucas est installé dans cette grande ville depuis peu de temps. Venant de Charlotte, il a décidé de tout quitter lorsque Mel, son grand amour qu’il devait épouser, décide de mettre fin à leur relation. Le jeune homme saura se reprendre en main et décrocher un travail dans le journal prestigieux l’Empire, où il y exercera en temps que fact-checker. Un soir, il va rencontrer une jeune femme et il passera la nuit avec elle. La surprise est totale lorsqu’il apprend que cette dernière n’est autre que Carmen, la rédactrice de la rubrique sexo pour le journal pour lequel il travaille. Elle va prendre l’initiative de chroniquer la nuit passée auprès de Lucas. C’est le début d’une collaboration entre les deux jeunes, et ce, bien malgré eux.

Étant à la recherche d’un roman léger, j’ai pensé que celui-ci serait idéal. En découvrant le synopsis, j’ai juste eu un peu peur que tout ne tourne qu’autour des ébats des deux protagonistes. Je dois reconnaître que j’ai été agréablement surprise et que bien que le ton reste léger, il y a tout de même une certaine profondeur dans la teneur des propos.

J’ai fortement apprécié cette incursion totale dans le monde journalistique, même si on ne voit pas vraiment travailler Lucas. Malgré tout, j’ai trouvé que les auteurs rendaient assez bien l’atmosphère oppressante et parfois pleine de coups bas qui peuvent régner dans ces milieux. C’est loin d’être rose et j’ai parfois été quelque peu énervée.

Le postulat de depart laissait présager une histoire d’amour qui prendrait forme peu à peu, et cela a l’aide des ébats sexuels de la part de nos deux protagonistes. J’ai eu une petite appréhension, pensant que je pourrais terminer par me lasser. Il n’en est rien. Les personnages sont bien construits et les auteurs ont su leur donner le relief nécessaire afin de ne pas rester en surface. J’ai eu une nette préférence pour Lucas, que j’ai eu tendance à trouver plus naïf et sincère que Carmen, mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la réelle évolution de leurs caractères tout au fil des pages.

La plume des auteurs est entraînante et percutante. Il faut bien évidemment mentionner que ce roman a été écrit par deux auteurs. Pourtant, j’y ai retrouvé une grande harmonie dans la narration. Les chapitres ne sont pas très longs, et à chaque fois, j’ai eu énormément de mal à poser mon roman.

Un roman qui est bien moins léger qu’il peut n’y paraître de prime abord. Les personnages sont attachants et l’histoire ne stagne pas, offrant ainsi des rebondissements qui permettent au lecteur de s’immerger totalement. Une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Les tribulations d’Esther Parmentier

Les tribulations d’Esther Parmentier de Maëlle Desard

  • Auteur : Maëlle Desard
  • Titre : Les tribulations d’Esther Parmentier
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 1 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés !

Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Esther Parmentier est une jeune femme stagiaire en comptabilité. Pourtant, tout son quotidien va se retrouver chamboulé lorsqu’elle apprend qu’elle est en fait un sorcière. Elle a malgré tout un très petit niveau. Elle va ainsi changer de poste de travail et enquêter auprès de Loan, un vampire. D’autres créatures vont venir se mêler à cette petite équipe.

Il n’est pas facile de résumer ce roman afin de vous donner l’envie de vous y plonger sans attendre, tant le récit est dense et l’intrigue tarabiscotée. Il y a beaucoup à dire et une multitude d’événements vont venir ponctuer ce roman. Pour ma part, j’ai passé un excellent moment de lecture, empli de fraîcheur.

Il m’a semblé que parfois, l’auteure voulait vraiment donner suite à beaucoup d’idées en même temps, et ce sera mon seul bémol pour ce roman. Parfois, je me suis retrouvée un peu perdue, devant relire certains passages pour bien assimiler les tenants et aboutissants de l’intrigue. Une fois que c’est chose faite, les pages défilent offrant une multitude de rebondissements.

Il faut reconnaître que cette histoire n’aurait pas été la même sans le personnage principal. Esther est très drôle, truculente et elle porte le récit à elle toute seule. Il y a des passages vraiment hauts en couleur, et les échanges entre Esther et les divers personnages sont entraînants et emplis de bonne humeur.

La plume de l’auteure est très fluide et avec son franc-parler, elle permet une immersion totale dans une histoire hors du commun. Les chapitres sont assez courts et la grosse quantité de dialogues rythme le récit. Malgré une intrigue dense, j’ai trouvé que cela se lisait très facilement.

Une découverte littéraire pétillante, servie par un personnage féminin truculent, qui porte presque à elle-seule une intrigue dense, riche et variée. J’ai passé un excellent moment de lecture que je ne peux que recommander.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

Une agate rouge sang

Une agate rouge sang de Frédérick Maurès

  • Auteur : Frédérick Maurès
  • Titre : Une agate rouge sang
  • Éditions : Auto-édité
  • Genre : Contemporain
  • Nombre de pages : 226
  • Parution : 14 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans un petit village, quelque part en France, Marie-Louise, une vieille dame presque centenaire, disparaît en léguant à celui qui s’occupe de son jardin, Mathieu Lambert, un appartement qu’elle possédait à Paris et qui est demeuré inoccupé depuis 1943.

Mathieu ne sait pas pourquoi il a hérité ce bien et va découvrir petit à petit les composantes du passé de sa bienfaitrice et, par voie de conséquence, de son propre passé.

Construit à partir d’une succession d’allers-retours dans le temps, à différentes dates clés du passé, Une agate rouge sang tient le lecteur en haleine du début à la fin en lui permettant de démêler progressivement le fil de l’intrigue, chaque chapitre apportant une pièce supplémentaire à la reconstitution du puzzle.

Avant de commencer

Ce roman a été dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie littérature blanche pour laquelle je fais partie du jury. En débutant ce roman, je ne m’attendais pas à autant l’apprécier et cela a été une très bonne découverte.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 : 

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Mon avis

Dans un petit village français, Mathieu, jardinier, va travailler pour Marie-Louise. Au fil du temps, ils vont entretenir une belle amitié. Lorsque cette dernière décède, il va apprendre que son amie lui a légué un appartement vide depuis des années à Paris. Pour quelles raisons ? Ce sera l’occasion pour Mathieu d’en découvrir plus sur cette femme, mais également sur son propre passé.

Quelle belle lecture. L’auteur a su aborder des thématiques délicates, mais avec beaucoup de tact et de sensibilité. Il a su mêler habilement la petit histoire à la grande Histoire et je suis en règle générale très friande de ce genre de romans, qui dévoile peu à peu ses secrets à l’aide d’allers-retours dans le temps.

Ici, la mécanique a très bien fonctionné. J’ai été subjuguée par le passé de Marie-Louise et très intéressée par l’histoire de Mathieu. Les indices se dévoilent par petites touches et permettent ainsi au lecteur d’aller d’hypothèses en hypothèses.

J’ai fortement apprécié le contexte histoire que met en avant l’auteur, en l’occurrence ici la Seconde Guerre Mondiale, au travers des yeux de Marie-Louise et de ses engagements. C’est très intéressant à suivre, et j’ai souvent été très émue. Il est impossible de ne pas s’attacher à cette femme. L’histoire de Mathieu n’est pas en reste et c’est un personnage complexe qui a également su me séduire.

Les événements s’enchaînent avec clarté, l’auteur réussissant à ne pas perdre son lecteur au fil des pages. L’histoire se tient et demeure totalement crédible. J’ai été prise entre les pages et je n’avais pas envie de quitter ces personnages.

La plume de l’auteur est tout en délicatesse et très fluide. Le roman n’est pas très long et du coup, les pages défilent. J’ai beaucoup apprécié ces retours en arrière, mélangés aux moments du présent, afin de donner plus de teneur au récit. Si au départ, il faut un petit temps d’adaptation afin de ne pas se perdre, cela ne dure que le temps de quelques pages, d’autant plus que l’auteur a bien veillé à fournir une indication temporelle au début de chaque chapitre.

Un très beau roman où les secrets se dévoilent par petites touches. Le ton est délicat et cette histoire est emplie de tendresse. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller auto-édité

Ma vie sera pire que la tienne

Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbrayat

  • Auteur : Williams Exbrayat
  • Titre : Ma vie sera pire que la tienne
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 29 août 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.Extrait : Les portières du 4×4 claquent. Des gifles pour mes oreilles. J’ouvre les yeux. Trois silhouettes noyées dans la lumière crue d’un milieu d’après-midi. Elles s’approchent d’un pas résolu. Je protège mes yeux avec mes mains. Le soleil tape fort. Foutrement fort. Une enclume sur ma tête. Avec le stress, j’ai perdu des litres de gnôle. Une odeur vinaigrée imprègne mes vêtements. Ma transpiration. Faudrait que je mette le holà sur la piquette, sinon je vais finir comme un pickle.Un roman noir détonant entre pulp à l’américaine, novella et polar, avec une rasade d’humour et beaucoup de désespoir.

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie littérature noire pour laquelle je fais partie du jury. Ce roman faisait partie de mes cinq finalistes, ayant été séduite d’emblée par une écriture originale et des personnages hauts en couleurs. J’ai donc découvert avec plaisir ce récit et cela a été une très bonne découverte.

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Mon avis

Ce roman est composé de trois parties bien distinctes et afin de ne pas spoiler, je préfère m’en tenir à la description en surface de la première. Le lecteur va donc suivre le narrateur, dont on ne connaît pas tout de suite le nom, et qui va donc narrer lui-même ses frasques auprès de ses deux acolytes. Suite à un cambriolage qui tourne mal, ils vont devoir se montrer dégourdis afin de s’en sortir.

Ce récit est délimité à la manière de trois épisodes bien distincts les uns des autres, et sembleraient n’avoir aucun rapport. Pourtant, bien évidemment, cela va se regrouper à la fin. Je peux malgré tout vous dire qu’il y a bien un fil rouge, et l’on peut dire qu’il est original, puisqu’il s’agit d’un bouledogue. Je ne veux vraiment pas en dire plus, afin de ne. pas spoiler les événements et vous laisser ainsi découvrir ce récit au fil des pages.

Ce roman est inclassable. Que d’originalité. J’ai été séduite par un style franc et caustique et par une galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Je ne savais pas trop où voulait m’emmener l’auteur au départ, mais j’avoue que rien qu’avec le ton utilisé, j’étais déjà intriguée.

Cela a été une excellente découverte pour ma part. La construction sans faille de ce roman y est pour beaucoup. J’ai trouvé cela d’une très grande originalité. Bien que ce roman soit noir, l’auteur a su intégrer quelques touches humoristiques et ce n’est pas un mélange toujours facile à réaliser. Ici, c’est fait avec un bon dosage et beaucoup de parcimonie.

J’ai parfois eu tendance à trouver les personnages quelque peu caricaturaux et surtout, pas très approfondis. C’est sans doute le seul bémol que je peux émettre à propos de ce roman. L’auteur a intégré une multitude de caractères à son intrigue, et j’aurais apprécié qu’il prenne quelques pages en plus pour leur donner plus d’épaisseur. Malgré tout, cela reste presque un détail pour ce livre, puisque l’attention du lecteur se focalisera surtout sur l’originalité hors-normes de ce roman.

La plume de l’auteur est caustique. Avec un style franc et brut, les pages défilent sans s’en rendre compte et le ton convient parfaitement à l’histoire proposée. Williams Exbrayat a su ménager son suspense jusqu’au dénouement. Les chapitres sont assez courts, ce qui dynamise encore plus l’histoire.

Un roman inclassable, d’une grande originalité et dans lequel l’auteur va nous proposer des personnages hauts en couleurs et totalement déjantés. C’est frais et intriguant et je ne peux que vous recommander de découvrir ce livre.

Ma note : 17/20

Contemporain

Carnaval – Rentrée littéraire

Carnaval d’Hector Mathis

  • Auteur : Hector Mathis
  • Titre : Carnaval
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Buchet Chastel
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Il y a déjà de longs mois que Sitam a brutalement quitté ceux qui partageaient son existence. Conscient désormais de son erreur, il cherche à retrouver sa compagne, lorsqu’il apprend la mort d’un ancien copain. Cette nouvelle l’oblige à retourner dans sa banlieue natale. Un voyage qui va le replonger dans le passé.

Ils étaient alors dans la même galère et formaient une bande. Complices, ils ont grandi entre la déconne, les problèmes d’argent et une soif immodérée d’aventure… 

Deuxième roman d’Hector Mathis, Carnaval entraîne le lecteur dans le grand défi lé de personnages hauts en couleur que la vie n’épargne guère. Et le rire, toujours présent, rivalise joyeusement avec le désespoir.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Buchet Chastel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Sitam, un jeune homme dans la vingtaine, apprend qu’il est gravement malade. Après avoir quitté Capu, son grand amour, il n’a maintenant qu’un seul objectif, et c’est de la retrouver afin de reprendre leur histoire là où elle s’était arrêtée. Pourtant, Sitam va se voir dans l’obligation de retourner dans sa banlieue. En effet, un de ses amis d’enfance est décédé. C’est lors de ce séjour dans la petite agglomération qui l’a vu grandir, que les souvenirs vont affluer pour Sitam et sa bande d’amis.

Je ressors secouée par ce court roman, intense et véloce, que ce soit dans les événements ou dans l’écriture. Il faut dire que l’auteur ne ménagera pas son lecteur et l’emmènera dans une atmosphère oppressante, précaire où l’espoir est peu présent, mais où l’amitié loyale et sincère tiendra une place primordiale.

Au travers des yeux de Sitam, le personnage principal, le lecteur va partir à la rencontre d’une bande d’amis totalement déjantés et qui deviendront au fil des pages des compagnons d’infortune, mais aussi des complices de situations cocasses et hautes en couleur.

Hector va décortiquer tout le parcours de Sitam au gré des souvenirs de ce dernier, et s’il faut dire que le roman tourne principalement autour du jeune homme, l’auteur va tout de même eglamenet mettre en avant d’autres personnages, avec des caractères très différents les uns des autres.

C’est un roman plein d’une nostalgie intense, de rêves brisés et de regrets. L’auteur laisse peu de place à l’insouciance mais a pourtant su mettre en exergue de belles valeurs tout au fil des pages, et cela a donné la petite touche édulcorée qu’il fallait à tout prix dans ce roman. Je suis ressortie chamboulée par cette histoire, et la peur ne m’a pas quittée pendant ma lecture. J’ai craint pour cette bande d’amis, et en particulier pour Sitam.

Les personnages sont tous très bien construits et l’auteur propose une galerie diverse de caractères. Il a su rester dans la crédibilité et la vraisemblance, et il a su décrire avec beaucoup de justesse les émotions. Ce n’est pas facile de rendre une telle atmosphère de nostalgie, et je trouve que l’auteur a réussi son pari à merveille.

La plume de l’auteur est véloce, presque dans l’urgence, à l’image du quotidien de Sitam. C’est un style très particulier qui à mon avis ne connaîtra pas de demi-mesure. Soit on accroche dès le départ, soit ce roman sera très difficile à lire et peut-être même lassant. Pour ma part, je ressors séduite par ce style atypique, mélangeant énormément d’argot et de langage très familier. C’est presque un style oral. L’auteur écrit comme parlerait Sitam et cela permet une immersion totale au lecteur.

Un roman d’amitié empreint d’une nostalgie pesante, où le protagoniste va faire ressurgir les souvenirs d’un passé pas toujours idyllique mais où la loyauté tiendra une place des plus importantes. Une très belle découverte au style très particulier. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Marilou est partout

Marilou est partout de Sarah Elaine Smith

  • Auteur : Sarah Elaine Smith
  • Titre : Marilou est partout
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 470
  • Parution : 27 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notez« Je n’essayais pas de devenir Jude. Pas exactement. Mais je voulais disparaître, et elle avait laissé une place. »

Elevée au cœur de la Pennsylvanie rurale, Cindy, une jeune gamine livrée à elle-même, ne sait rien du rêve américain. Lorsqu’une belle adolescente surnommée Marilou disparaît, Cindy va peu à peu se rapprocher de la mère de celle-ci, Bernadette, folle de douleur. Si elle y voit l’occasion d’échapper à la médiocrité de son existence, peu à peu l’impensable va se produire : Bernadette va réellement prendre Cindy pour sa fille. A quel prix cette illusion fragile peut-elle tenir?

Intrigant, dérangeant, Marilou est partout est le roman d’une revanche impossible sur le réel, d’une adolescence réinventée, qui rappelle Virgin Suicides et les romans de Laura Kasischke .

« J’avais envie que tous les cœurs cachés me cherchent, moi. J’avais envie de briller dans le vaste horizon des disparus, parce que les disparus occupaient tout le ciel, toute l’atmosphère. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Pennsylvanie. Cindy, quatorze ans, vit auprès de ses grands frères, Clinton et Virgil. Avec un père absent et une mère qui est accaparée par le travail, la jeune fille doit se débrouiller seule. Lorsque Jude, ex petite-amie de Virgil, disparaît, son quotidien va prendre un tournant inattendu. Et si elle remplaçait Jude auprès de Bernadette, la maman de la jeune femme disparue ?

Voilà longtemps que je n’avais pas lu un roman d’une telle densité, d’une âpreté extrême et aussi dérangeant. Je ressors totalement chamboulée et l’écriture percutante de l’auteure n’y est pas pour rien. J’ai fait une expérience de lecture particulière et incomparable. Je sais que c’est un roman auquel je vais souvent y repenser. C’est fort et d’une rare profondeur, et ce jusqu’au dénouement surprenant mais cohérent avec l’intrigue.

Je tiens à vous prévenir d’emblée, il faudra vous accrocher. L’auteure exige de la concentration de la part de ses lecteurs, de par une manière d’écrire très particulière. Si vous recherchez une intrigue où les rebondissements sont légion, vous en ressortirez forcément déçus. Je ne peux pas dire que ce soit un roman dans lequel il se soit passé une multitude d’événements. L’intrigue est finalement très statique.

Pourtant, je n’ai ressenti aucune longueur, aucun ennui, et c’est là où Sarah Elaine Smith fait fort. Dans un roman avec très peu d’action, elle va davantage se centrer sur la psychologie des personnages et je dois admettre qu’elle a excellé sur ce point. Elle propose des caractères complexes et nuancés, et c’est remarquablement bien rendu. Les personnages de Cindy et de Bernadette sont d’une telle profondeur qu’elles suffisent à porter a elles-seules une histoire dérangeante et triste.

J’ai été subjuguée par le décor qui apporte une dimension douloureuse au récit. Les descriptions sont réalisées avec beaucoup de talent, et surtout, j’ai subi beaucoup d’émotions contradictoires pendant toute ma lecture.

La plume de l’auteure est somptueuse. C’est un style réellement exigeant qu’elle propose et c’est un roman à lire tout en restant très concentré. La sonorité des mots est belle, mais j’avoue que ce n’est pas toujours aisé de suivre le sens de toutes les phrases. Le récit est narré à la première personne, sous le point de vue de Cindy et j’ai trouvé ce choix particulièrement réussi. Cela permet ainsi au lecteur de suivre pas à pas les pensées de la protagoniste.

Un roman âpre, douloureux, dérangeant, à l’écriture surprenante et exigeante. L’auteure propose une intrigue sans faille. Ne passez pas à côté de ce récit atypique et d’une rare densité. À découvrir.

Ma note : 19/20

Romance

Le Destin des cœurs perdus, tome 1

Les Damoiselles de Castel Dark de JC Staignier

  • Auteur : JC Staignier
  • Titre : Les Damoiselles de Castel Dark
  • Genre : Romance
  • Éditions : Something Else Éditions
  • Nombre de pages : 364
  • Parution : 11 juin 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Angleterre, 1390.

Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer.

À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent.

Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie romance, pour laquelle je fais partie du jury. Ce livre faisait partie de mes finalistes, ayant été séduite par le synopsis et par les dix première pages. Je dois je dois que je ne me suis pas trompée dans ma sélection, ayant fait avec ce roman une excellente découverte. Je vous en parle en détail dans ma chronique.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 : 

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Mon avis

Angleterre, 1390. Le comte Clayton et sa femme Alix forment une famille unie aux côtés de leurs deux fils, Anton et Thomas, et de leurs quatre filles, Mary, Jane, Ilyana et Aelis, la benjamine. Lorsque par ordre du roi les aînées du comte sont amenées à rencontrer le duc de Templeton, les jeunes femmes vont se retrouver au château de Hill House. De son côté, Aelis restera dans son domaine. Sans le savoir, elle échappera à un stratagème qui emprisonnera ses sœurs. Comment feront-elles pour s’en sortir ?

Voilà une romance médiévale réalisée avec beaucoup de talent et surtout, avec beaucoup de rigueur de la part de l’auteure, afin de coller au mieux à l’epoque décrite. J’ai énormément aimé cette lecture qui est riche en rebondissements et ce premier tome augure une saga à succès.

L’auteure a su créer des caractères différents, et chaque membre de cette famille est attachant à sa manière, même si j’avoue que parfois, Aelis m’a un peu énervée, n’en faisant qu’à sa tête. Anton est peut-être parfois un peu trop stéréotypé. J’ai eu la sensation qu’il ne faisait quasiment que courir derrière les jupons tout au fil des pages. Malgré tout, j’ai apprécié chacun de ces personnages et les ai trouvés très bien décrits.

J’ai fortement apprécié les nuances que l’auteure a su apporter à son récit, afin de ne pas le rendre totalement linéaire. Il ne faut pas oublier que l’intrigue se passe au Moyen-Âge et que du coup, la noirceur va être très présente. J’ai beaucoup craint pour les jeunes filles enfermées à Hill House, et j’ai beaucoup aimé la famille bienveillante constituée par le comte, Alix et leurs enfants. Cela donne une belle part de luminosité à une histoire parfois un peu trop sombre.

Bien évidemment, une galerie de personnages secondaires, mais ayant malgré tout une importance indéniable, vont évoluer tout au fil des pages. Les rebondissements sont très présents et je ne me suis pas ennuyée à la lecture. Entre trahisons, mensonges et secrets, l’intrigue est riche en éléments.

La plume de l’auteure est remarquable, mais surtout, ce que je tiens à mettre en avant, c’est le grand travail fourni pour coller au mieux à la réalité de l’époque. J’ai senti les recherches que l’auteure a dû accomplir afin de ne pas commettre d’impairs quant à la narration et les descriptions du Moyen-Âge. Le style n’en reste pas moins fluide et les chapitres ne sont pas trop longs, ce que dynamise le récit.

Un très bon premier tome qui sert d’introduction, mais où malgré tout les rebondissements sont très présents. C’est une romance historique réussie que nous présente l’auteure. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les jours brûlants

Les jours brûlants de Laurence Peyrin

  • Auteur : Laurence Peyrin
  • Titre : Les jours brûlants
  • Éditions : Calmann-Levy
  • Genre : Contemporain
  • Nombre de pages : 324
  • Parution : 27 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


À 37 ans, Joanne mène une vie sereine à Modesto, jolie ville de Californie, en cette fin des années 1970. Elle a deux enfants, un mari attentionné, et veille sur eux avec affection. Et puis… alors qu’elle rentre de la bibliothèque, Joanne est agressée. Un homme surgit, la fait tomber, l’insulte, la frappe pour lui voler son sac. Joanne s’en tire avec des contusions, mais à l’intérieur d’elle-même, tout a volé en éclats. Elle n’arrive pas à reprendre le cours de sa vie. Son mari, ses enfants, ne la reconnaissent plus. Du fond de son désarroi, Joanne comprend qu’elle leur fait peur. Alors elle s’en va. Laissant tout derrière elle, elle monte dans sa Ford Pinto beige et prend la Golden State Highway. Direction Las Vegas.
C’est là, dans la Cité du Péché, qu’une main va se tendre vers elle. Et lui offrir un refuge inattendu. Cela suffira-t-il à lui redonner le goût de l’innocence heureuse ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Levy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1976, Modesto. Joanne mène une vie paisible aux côtés de son mari et de ses deux enfants. Femme au foyer, elle semble épanouie sous tout point de vue. C’est la reine des cocktails lors des dîners organisés à la maison. Elle sait manier les ingrédients et les dosages comme personne. Pourtant, tout va basculer, lorsqu’un jour, en sortant de la bibliothèque où elle s’était rendue afin d’emprunter des romans, elle va se faire agresser. Dès lors, Joanne va peu à peu perdre pied, jusqu’au jour où elle décide de fuir à Las Vegas, et de tout recommencer seule.

C’est un très bon roman, même si je dois avouer que parfois, j’ai eu quelques difficultés à suivre les réactions de la protagoniste. Pourtant, je dois reconnaître à ce roman une très belle part de beauté, et le périple de Joanne m’a énormément touchée.

Il est impossible de ne pas ressentir d’empathie pour la jeune femme. Elle se retrouve totalement déboussolée après son agression, se rendant coupable, notamment parce qu’elle n’a pas su se défendre. Elle va peu à peu se protéger sous une carapace infranchissable, et n’y voyant aucune autre issue, elle prendra la fuite. Si je peux comprendre le fait qu’elle se soit sentie un peu seule dans cette épreuve, notamment à cause d’un mari trop accaparé par son travail de médecin, il m’a néanmoins paru qu’elle allait trop loin.

Pourtant, je n’ai pu qu’admirer la capacité de Joanne à prendre un nouveau départ et de nouveaux repères. J’avoue avoir ressenti une dualité tout au fil de ma lecture, ayant eu à tour de rôle beaucoup de tendresse pour la protagoniste, mais aussi beaucoup de colère à cause de l’abandon qu’elle inflige sans explication aucune à sa famille. C’est un personnage féminin complexe et qui ne m’a pas laissée indifférente.

Ce roman est dépaysant, de par son immersion totale dans le Las Vegas de la fin des années 70. L’atmosphère y est très bien rendue et cela octroie beaucoup de caractère au récit. Cependant, j’ai eu la sensation à maintes reprises de tourner un peu en rond. Même si cela n’a pas émaillé mon plaisir de lecture, j’ai trouvé cela dommage.

La plume de l’auteure est raffinée et élégante. D’un style exigeant, elle ne nous permet pas forcément de tourner les pages avec avidité, mais plutôt de lire à un rythme modéré afin d’être apte à apprécier toutes les couleurs qui émanent de ce récit. Les chapitres sont de petite taille, et cela dynamise l’intrigue. Je voudrais accorder deux petites mentions spéciales, à savoir d’un côté la couverture élégante et très belle, et d’un autre côté, l’amorce des chapitres très originale. En effet, chacun d’entre eux débute par le nom d’un cocktail, de ses ingrédients et de la caractéristique de son arôme. C’est un très joli clin d’œil fait à Joanne.

Un beau roman, servi par une plume élégante et une héroïne que ne m’aura pas laissée indifférente. J’ai eu une multitude d’émotions contradictoires pendant ma lecture. Même si je n’ai pas toujours compris les réactions de la protagoniste, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour elle. À découvrir.

Ma note : 16/20

Thriller

Champ de tir

Champ de tir de Linwood Barclay

  • Auteur : Linwood Barclay
  • Titre : Champ de tir
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 19 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand des citoyens justiciers sèment la terreur dans une petite bourgade américaine… Meurtres, complots et coups tordus : à Promise Falls, on ne badine pas avec le crime !

D’habitude si paisible, la petite ville de Promise Falls est en ébullition. C’est d’abord un type ahuri qui débarque dans le bureau de l’inspecteur Duckworth en prétendant avoir été kidnappé et passé à tabac. Sur son dos, un tatouage l’accuse d’être un meurtrier.

Et puis il y a l’affaire Jeremy Pilford. Ce gosse de riche arrogant, soupçonné d’avoir écrasé une jeune fille, vient d’engager le privé Cal Weaver pour assurer sa sécurité. Acquitté au tribunal pour irresponsabilité, l’adolescent se retrouve lynché dans les médias et harcelé par une meute d’anonymes. 

Qui sont ces bons redresseurs de torts, ces social justice warriors rassemblés sur les réseaux sociaux, déterminés à faire payer les supposés criminels ? Quelles sont leurs intentions ? Et sont-ils toujours bien informés ? 

Alors que la ville ressemble à un champ de tir, Duckworth et Weaver ne seront pas trop de deux pour lutter contre cette chasse aux sorcières des temps modernes…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Promise Falls. Un jeune homme va porter plainte auprès de l’inspecteur Duckworth. En effet, il affirme avoir été enlevé et torturé. Lorsque Duckworth découvre un tatouage qui l’accuse de meurtre sur l’homme, il va se décider de prendre l’affaire en main. De son côté, le détective privé Weaver est engagé pour assurer la sécurité de Jeremy, un jeune étudiant accusé d’avoir renversé une jeune fille. Il est pourtant acquitté et tout le monde va s’en prendre à lui, notamment sur les réseaux sociaux.

Pour ma part, lorsque j’ouvre un roman de Linwood Barclay, je suis certaine de passer un excellent moment de lecture. Cet opus n’a pas dérogé à la règle. Je ressors essoufflée de ce thriller qui m’aura fait échafauder des hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres, afin de trouver une solution plausible à l’énigme proposée par l’auteur. Inutile de vous dire que je n’ai jamais réussi à démêler les fils d’une intrigue rondement menée.

Si presque dès le départ, j’ai supposé que les deux affaires étaient liées, Linwood à cette capacité de sortir des sentiers battus et de proposer à son lecteur une grande originalité. L’histoire est emplie de rebondissements, c’est très difficile de lâcher le roman. D’autant plus que tout au fil des pages, l’auteur nous sert des retournements de situation qui ne donnent pas envie d’arrêter notre lecture.

C’est un réel plaisir de retrouver l’inspecteur Duckworth qui apparaît dans les autres tomes de la série relative à la petite ville de Promise Falls. Le fait de suivre en alternance son enquête et celle du détective Weaver est un vrai plus pour l’histoire. Même si l’on comprend rapidement que ces deux affaires vont se recouper, on a la sensation d’avoir une double enquête à élucider.

La plume de l’auteur est percutante et sans détour. Avec un style fluide et simple, et à l’aide de petits chapitres, Linwood réussit à octroyer un rythme trépidant à son récit. Les descriptions sont très visuelles et le style est presque cinématographique.

Un nouveau tome avec lequel l’auteur signe encore une fois une réussite. L’intrigue maintient son suspense jusqu’au dénouement et le rythme effréné rend très difficile de lâcher ce roman. À découvrir.

Ma note : 17/20

Policier

Un pique-nique presque parfait

Un pique-nique presque parfait de Faith Martin

  • Auteur : Faith Martin
  • Titre : Un pique-nique presque parfait
  • Genre : Policier
  • Éditions : HaperCollins France
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 17 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1960. Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow. Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête. Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College. Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université ? Car une chose est sûre : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lors d’un pique-nique pour célébrer la fin des cours, le jeune Chadworth est retrouvé noyé. Pourtant, les étudiants prétendent tous ne pas avoir vu Chadwoth et l’instigateur de cette célébration, Littlejohn, affirme connaître à peine ce jeune homme. Après une première enquête menée par Clement Ryder, ce dernier va demander de l’aide à la jeune policière Trudy Loveday, qui n’hésitera pas à se faire passer pour une étudiante et tenter ainsi d’élucider ce mystère.

Il s’agit ici du deuxième tome des enquêtes de Loveday et Ryder. J’ai passé un excellent moment de lecture, et cette intrigue m’a souvent fait penser à celles d’Agatha Christie, de par son ambiance feutrée.

L’auteure prend le temps de poser les bases de son récit, nous présentant ainsi à tour de rôle les divers personnages et décrivant les divers caractères que le lecteur va rencontrer tout au fil des pages. Il ne faut donc pas partir avec l’idée que le rythme de ce roman sera effréné, sous peine d’être déçu.

J’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée et je dois dire que le suspense est maintenu jusqu’au bout. J’ai soupçonné à peu près tout le monde et j’ai trouvé les personnages particulièrement réussis.

Le duo de protagonistes est tout simplement attachant. J’ai beaucoup apprécié Loveday, avec son petit côté affirmé et sa volonté de s’imposer dans le milieu masculin dans lequel elle évolue. Quant à Ryder, il m’a beaucoup touchée.

La plume de l’auteure est douce et fluide. L’ambiance est très feutrée, tout passe principalement par la psychologie des personnages et c’est plutôt réussi.

Une enquête qui garde son suspense jusqu’au dénouement, servie par deux enquêteurs qui sont attachants et charismatiques. Une réussite.

Ma note : 17/20

Romance

Paumée, trompée… mais je me soigne !

Paumée, trompée… mais je me soigne ! d’Angélique Ayraud

  • Auteur : Angélique Ayraud
  • Titre : Paumée, trompée… mais je me soigne !
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 292
  • Parution : 10 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Si elle n’a plus rien à perdre, c’est qu’elle a tout à gagner !

Et voilà, retour à la case départ ! Ariel avait tout pour être heureuse : un appartement de princesse, une carrière de star internationale et le fiancé parfait. Pourtant, il lui a suffi de quelques heures pour tout perdre. Elle s’est alors résignée à retourner dans son village natal, où elle n’avait pas remis les pieds depuis des années. Mais elle, qui pensait pouvoir se la couler douce, se retrouve à devoir travailler dans l’usine familiale… Et le pire, c’est que c’est Marc, son meilleur ennemi d’enfance, qui a été choisi pour la former ! Heureusement, Jake, son collègue, est là pour voler à son secours. Lui et ses abdos parfaitement dessinés la font déjà totalement craquer. Ce séjour s’avérera peut-être plus agréable qu’Ariel ne le pensait, en fin de compte…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Arielyne habite seule avec son père suite au décès de sa maman. Alors qu’elle rêve de devenir chanteuse, son père n’y voit qu’une simple lubie. Aussi, lorsque la jeune fille décroche une audition et demande à son père de l’y conduire, ce dernier l’emmène plutôt passer un entretien d’admission à l’université. Arielyne décide alors de tout quitter pour accomplir son rêve, ce qu’elle réussira brillamment. Alors qu’elle a tout pour être heureuse, notamment une carrière prolifique, un petit ami dont elle est très amoureuse et un confort de vie indéniable, elle va pourtant tout perdre du jour au lendemain et devra se décider à retourner auprès de son père, pour travailler dans l’usine familiale. Elle y retrouvera Marc, un ancien camarade de classe, qui l’énervait au plus haut point.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce petit roman sans prétention aucune, si ce n’est apporter humour et douceur à son lecteur. Si l’histoire n’est pas forcément très originale, j’ai malgré tout beaucoup accroché à la manière dont l’auteure amène les éléments.

Le personnage d’Arielyne m’a paru très touchant et particulièrement réussi. Dès les premières pages, j’ai eu une empathie immense pour elle. Je ne veux pas rentrer dans le détail quant au fait que tout va s’effondrer subitement pour elle, sous peine de vous spoiler un petit pan de l’intrigue, mais je dois avouer que j’ai été révoltée, notamment par le comportement de son petit ami Éric.

Je me suis demandée si Arielyne saurait remonter la pente, suite à tous les problèmes qui surgissent pour elle. Et j’ai particulièrement apprécié de retrouver dans la lecture un personnage féminin fort, qui ne se laisse pas abattre, et qui sait tout donner pour prendre un nouveau départ déterminant.

Les relations entre les divers personnages sont cohérentes et surtout, il y a des moments très humoristiques, notamment grâce au caractère de la protagoniste. Il faut reconnaître que l’histoire est très simple, mias pourtant, je me suis laissée entraîner et je voulais vraiment savoir si Arielyne s’accorderait enfin le droit de retomber amoureuse.

La plume de l’auteure est douce et fluide. J’ai lu ce roman sans même m’en rendre compte, tant les pages défilent vite. Les chapitres sont de taille moyenne et le récit est narré à la première personne, ce qui octroie une large perspective aux pensées de la jeune femme. C’est le genre de roman idéal pour s’évader et passer un bon moment de lecture.

Un roman que j’ai beaucoup apprécié, malgré quelques petits clichés propres au genre. L’héroïne m’a paru touchante et forte, et ce roman met en exergue la reconstruction d’une jeune femme. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Romance

Cherche inspiration désespérément

Cherche inspiration désespérément de Leane Morton

  • Auteur : Leane Morton
  • Titre : Cherche inspiration désespérément
  • Genre : Romance
  • Éditions : MxM BookMark
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 29 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Moi, c’est Zoé Martin. Vingt-six ans tout juste, un boulot chiant et une toute nouvelle carrière d’auteur en auto-édition. Mon problème ? Je n’arrive pas à entamer l’écriture de ma seconde œuvre. C’est la page blanche et je finis par m’enfermer chez moi pour regarder des vidéos de chatons sur YouTube plutôt que d’enchaîner les mots sur Word. C’est quand je repousse un beau mec le soir de mon anniversaire que mes amies décident d’agir en orchestrant le kidnapping de mon ordinateur. Si je veux espérer revoir un jour mon cher et tendre complice technologique et terminer (OK ! entamer…) mon nouveau manuscrit, je vais devoir aller au bout de leurs défis.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions MxM BookMark pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Après avoir publié un roman en auto-édition ayant rencontré un véritable succès, Zoé se retrouve en panne d’inspiration pour son prochain projet d’écriture. Ses copines vont alors décider de la mettre à l’épreuve. Elles vont s’emparer de l’ordinateur de Zoé, et cette dernière, pour le récupérer, devra accepter plusieurs défis. Parviendra-t-elle a retrouver des idées d’écriture ?

C’est une bonne lecture dans l’ensemble, même si parfois j’ai trouvé le schéma narratif quelque peu répétitif et pas forcément crédible. J’ai beaucoup aimé le postulat de départ imaginé par l’auteure, mais au fil des pages, cela devient trop cliché et lassant.

J’ai trouvé que les copines de Zoé allaient bien trop loin pour mettre à l’épreuve la jeune femme. Les défis ne sont pas toujours crédibles, mais surtout, ce sont les réactions des copines qui m’ont quelque peu étonnée. Sachant à quel point l’ordinateur est un outil important pour leur amie, puisqu’il lui permet d’avancer dans son futur roman, je trouve un peu exagéré de décider de le lui enlever.

Le personnage de Zoé est très touchant. La jeune femme a une multitude de peurs qu’elle va tenter de vaincre. Au fil des défis, elle va prendre de l’assurance et retrouver sa confiance en elle. Bien sûr, une petite romance va venir embellir cette histoire. J’ai beaucoup aimé Xavier et son comportement envers Zoé. Ici, l’histoire d’amour n’est pas le point central, puisque finalement, il faut dire qu’elle met du temps à se mettre en place.

La plume de l’auteure est très fluide. Les chapitres sont de taille égale, et sous un style simple et efficace, Leane déroule une histoire plaisante. Le roman est narré à la première personne et donc cela permet une immersion totale en compagnie de Zoé. Cependant, je n’aurais pas été contre l’utilisation du schéma narratif alternatif, donnant ainsi à tour de rôle la parole à Zoé et à Xavier.

Un roman qui m’a beaucoup plu de par son originalité, mais que je n’ai pas toujours trouvé crédible. Malgré tout, ce récit reste plaisant et l’héroïne a su me toucher.

Ma note : 15/20

Contemporain

Le cerbère blanc

Le cerbère blanc de Pierre Raufast

  • Auteur : Pierre Raufast
  • Titre : Le cerbère blanc
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 260
  • Parution : 4 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Choyé par les siens, Mathieu vit une enfance idyllique dans la vallée de Chantebrie. Mais tout bascule le jour où il perd ses parents dans un accident tragique. C’est décidé, il consacrera sa vie à défier la mort. Il quitte sa vallée et Amandine, sa fiancée, pour suivre des études de médecine à Paris. Là, il travaillera pour un taxidermiste dont la plus belle pièce est un mystérieux cerbère blanc… Mais peut-on vraiment oublier son passé ?
Tiraillé par ses démons, ses regrets et son ambition, Mathieu ira d’aventure en aventure jusqu’à ce lieu ultime, interdit, duquel il reviendra transformé.

Dans ce roman, Pierre Raufast joue avec l’imaginaire et la fantaisie pour aborder des sujets graves : le culte de la jeunesse, la peur du déclin, la folie d’une société qui croit pouvoir nier la mort. Il est aussi question de métamorphoses ; de l’amour, de nos choix et de nos âmes.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Vallée de Chantebrie. Mathieu et Amandine sont liés depuis leur plus tendre enfance. Leurs parents respectifs étant très proches, c’est une relation étroite que les deux jeunes entretiennent. Ils vont ressentir l’un pour l’autre des sentiments amoureux au fil des années. Pourtant, un événement dramatique va surgir et Mathieu va décider de fuir, laissant Amandine désemparée.

Ce roman constitue ma première incursion dans l’univers littéraire de Pierre Raufast et je dois bien avouer que j’en ressors conquise. C’est un récit qui m’aura bousculée à bien des égards et que j’ai trouvé remarquable de par l’originalité dont il fait preuve.

Il faut dire que ce roman débutait pourtant d’une manière assez simple, avec une histoire d’amour banale. Mais Pierre a réussi à sortir des sentiers battus et à prendre des directions dans son intrigue qui m’auront totalement déroutée. Je ne m’attendais pas à trouver certaines thématiques abordées sous une grande originalité.

Pierre a un véritable talent de conteur et l’idée d’intégrer en filigrane la mythologie grecque à son récit m’a particulièrement plu. J’ai trouvé cela judicieux. Au final, l’auteur nous propose une histoire placée sous le signe de la sensibilité et aborde des thématiques très difficiles avec une grande acuité et beaucoup de profondeur.

Les personnages sont complexes et très bien esquissés. Pierre a réussi à créer une grande dualité chez Mathieu. Si j’ai souvent eu de l’empathie pour lui, à cause de toute cette culpabilité qu’il porte sur ses épaules, j’ai par contre parfois eu énormément de mal à ressentir de la sympathie pour lui, notamment à cause de sa lâcheté par rapport à Amandine. Ce sont donc des personnages qui sont loin d’être superficiels et qui font soulever des sentiments contradictoires chez le lecteur.

La plume de l’auteur m’a totalement conquise. C’est vraiment particulier, et il faut reconnaître à Pierre un talent de conteur. Les chapitres alternent entre les points de vue de Mathieu et d’Amandine, et j’ai trouvé ce schéma narratif particulièrement bien choisi. J’ai ainsi pu suivre au plus près leurs ressentis.

Un roman original abordant une multitude de thématiques très délicates et difficiles. L’auteur fait preuve d’acuité et l’intrigue, servie par des personnages forts, offre une grande profondeur qui ne laissera pas le lecteur indifférent. Une très bonne lecture.

Ma note : 17/20

Non classé

L’élève Ducobu, tome 25

L’idole des écoles ! de Godi et Zidrou

  • Auteur : Godi et Zidrou
  • Titre : L’élève Ducobu, tome 25 : L’idole des écoles !
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Le Lombard
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 7 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Puisque la musique adoucit les mœurs, Ducobu pourrait bien en user pour amadouer sa célèbre voisine de classe… Encore un nouveau moyen imparable de tricher ! Même si cela ne plaira certainement pas à Mademoiselle Rateau qui prodigue ses cours de musique avec entrain.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Le Lombard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

Ducobu, l’élève le plus cancre, va user de nouvelles méthodes pour tricher. Comme d’habitude, Léonie, la première de classe ne se trouve pas très loin.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman graphique qui aura su me faire rire à plusieurs reprises. Le scénario tient toutes ses promesses, et les auteurs ont su en tirer le meilleur parti. Je ne me suis pas lassée tout au fil des pages, bien au contraire.

Le personnage de Ducobu est toujours aussi attachant. La thématique étant toujours la même, il faut reconnaître que les auteurs réussissent à ne pas lasser le public, avec des blagues trop vues et prévisibles.

Les dessins sont très soignés et l’effet comique passe beaucoup par le côté visuel, qui est bien restitué. C’est une bande-dessinée de qualité. Les dialogues réussissent leur petit effet comique escompté.

Une excellente bande-dessinée avec laquelle j’ai passé un très bon moment de lecture. À découvrir.

Ma note : 17/20

Science-fiction

Les Larmes du destin

Les Larmes du destin de Nicolas Vignes

  • Auteur : Nicolas Vignes
  • Titre : Les Larmes du destin
  • Genre : Science-Fiction
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 79
  • Parution : 1 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Maria est une jeune femme hantée par des cauchemars récurrents. En compagnie de ses enfants, elle décide un jour de rendre visite à une vieille tante dont les talents obscurs pourraient lui permettre d’obtenir des explications. Maria est loin de se douter que les révélations de la vieille femme vont bouleverser son existence…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Maria commence à avoir des cauchemars angoissants et inquiétants au sujet de son mari Arthur, elle se résout à se rendre chez sa tante Alice, accompagnée de ses deux enfants. En effet, Alice posséderait des pouvoirs qui lui permettraient d’aider les gens à affronter leurs peurs. Pourtant, Alice a une apparence très peu avenante et Arthur préfèrerait que Maria ne lui rende pas visite.

Ce court roman qui a toutes les allures d’une nouvelle est très particulier. Si au niveau de la plume, je n’ai pu qu’admirer le travail d’écriture de l’auteur, je ne peux pas vraiment en dire autant en ce qui concerne le scénario que j’ai eu tendance à trouver trop peu approfondi.

Pourtant, je dois avouer que Nicolas a su maintenir mon attention jusqu’au dénouement et que j’avais vraiment envie de savoir ce qui tourmentait Maria. Je pense que ma déception vient d’une fin, qui justement, me laisse sur ma faim.

Avec un telle qualité au niveau de la plume, j’ai trouvé vraiment dommage que l’auteur ne donne pas davantage de profondeur et ne donne pas plus de caractère à son intrigue. Le postulat de départ est bon, l’univers crée est original, et Nicolas aurait très bien pu faire le choix d’un roman un peu plus long pour octroyer plus de perspective à son récit.

J’ai beaucoup aimé les personnages, notamment celui de Jules, le petit garçon de Maria et Arthur. Je l’ai trouvé très attachant. Alice m’a beaucoup intriguée également, et je l’ai trouvée bien esquissée.

La plume de l’auteur est extrêmement soignée. Certes, il subsiste quelques petits travers, mais j’ai pressenti un énorme potentiel qualitatif et je suis ressortie enchantée de ce récit, ne serait-ce que grâce à ce point. Pas un seule coquille n’est à dénoter. Avec un style clair et des phrases très belles, l’auteur a su m’immerger dans son roman.

Un court roman que j’aurais aimé plus long, ne serait-ce que pour la qualité de la plume de l’auteur, mais aussi afin d’avoir une intrigue avec davantage de profondeur. Cela reste une belle découverte d’un auteur très prometteur.

Ma note : 15/20

Contemporain

La vie en ose

La vie en ose de Lisa Azuelos

  • Auteur : Lisa Azuelos
  • Titre : La vie en ose
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 11 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alice, 53 ans, fraîchement divorcée, vient de voir sa fille, la petite dernière, quitter la maison. Elle décide d’entamer un nouveau chapitre de sa vie. Elle doit se faire engager comme styliste d’intérieur, son rêve depuis toujours. Mais rien ne se déroule comme prévu, et elle se retrouve vendeuse dans une boutique de déco. Après un week-end de déprime passé à binger sur son canapé, le cheveu gras, elle décide qu’elle alignera sa nouvelle vie sur le mantra de Walter White, le héros de Breaking Bad : « L’ennemi, c’est la peur. » À partir de maintenant, elle sera celle qu’elle n’a jamais osé être : elle-même.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, 53 ans, voit son quotidien totalement bouleversé suite à son divorce et au départ de ses deux enfants du domicile familial afin de poursuivre leurs études. Pour cette femme qui a consacré ses journées à sa famille et qui se retrouve soudainement seule, c’est un véritable chamboulement. Va-t-elle réussir à reprendre confiance en elle-même et a enfin oser tout ce qu’elle s’est refusé jusque là ?

Je ne connaissais pas la facette d’écrivaine de Lisa Azuelos et c’est donc avec une grande curiosité que je me suis plongée dans les pages de ce roman. Rien que la couverture m’avait déjà convaincue. Et je dois dire que le fond m’a totalement conquise. Quel beau roman de reconstruction nous propose ici Lisa.

Ce récit a presque des allures de développement personnel. Lisa part d’un postulat de départ très simple, mais que j’ai pourtant peu croisé tout au fil de mes lectures. C’est un très bel hommage qu’elle va rendre à toutes ces femmes qui ont consacré leur vie à leurs familles, et qui se sont retrouvées désœuvrées lorsque tout s’arrête.

Au travers d’Alice, le lecteur suivra la reconstruction d’une femme dans une toute nouvelle étape de sa vie, où elle va devoir apprendre à se rénover et à laisser de côté tout ce qu’elle s’est empêchée de faire, sous prétexte de temps. Lisa propose une analyse fine tout au fil des pages et donne matière à la réflexion. Cela débute ne serait-ce qu’avec le titre du livre. Alice va enfin oser s’assumer et se donner les moyens de s’épanouir à nouveau. Surtout, Alice va enfin se consacrer du temps à elle-même.

J’ai beaucoup aimé l’idée du petit journal rose d’Alice, dans lequel cette dernière s’adresse à elle-même, afin de se donner du courage. Cela permet au lecteur une immersion totale et je me suis sentie la spectatrice privilégiée de la reconstruction de cette femme forte et charismatique, mais aussi en proie aux multiples doutes.

La plume de l’auteure est d’une grande douceur. Sous forme de petits chapitres abordant le quotidien d’Alice et terminant par un petit passage de son journal, les pages ont défilé. Je me suis totalement attachée à la protagoniste et je n’aurais pas été contre d’en lire davantage.

Un très beau roman abordant la reconstruction d’une femme. Sous une plume emplie de sensibilité, ce roman aux allures de développement personnel est une véritable réussite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller auto-édité

First

First d’Albane Mondétour

  • Auteur : Albane Mondétour
  • Titre : First
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 242
  • Parution : 3 juillet 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Depuis six ans, un violeur et tueur en série terrorise la région toulousaine. On le surnomme le Fantôme.

Personne ne sait à quoi il ressemble, pas même les victimes qui lui ont survécu. 

Car il y a des survivantes. Le Fantôme en a relâché cinq. Pourquoi ? Pourquoi laisser partir certaines d’entre elles, et tuer les autres ?

Céleste Laroque fait la rencontre de l’une de ces victimes, Lucie, et entame une relation avec son frère aîné. Alors que Lucie se remet petit à petit du drame qu’elle a vécu, un événement inattendu va se produire. Un événement qui va faire tomber les masques. 

Et si Céleste n’était pas ce qu’elle prétendait être ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie romans noirs, dont je fais partie du jury. J’ai été très contente de le retrouver parmi les finalistes, puisqu’il faisait partie de mes sélectionnés. Les dix premières pages avaient réussi à titiller ma curiosité et cela a été une bonne lecture, malgré certains petits bémols.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 : 

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Mon avis

Toulouse. Le Fantôme, un dangereux criminel, terrorise la ville en enlevant et en assassinant ses victimes. Pourtant, il va en relâcher certaines. Lucie fait partie de celles qui ont pu échapper à ce prédateur. Céleste va faire sa rencontre et surtout, elle va entamer une relation amoureuse avec William, le frère de Lucie. Pourtant, Céleste est-elle celle qu’elle prétend être ?

Ce roman a toutes les allures du thriller psychologique et le paradoxe entre la douceur de la plume d’Albane et la noirceur du texte m’a déroutée au départ. Pourtant, peu à peu, Albane a su maîtriser son intrigue et en a fait quelque chose d’haletant.

Ici, ce n’est pas vraiment l’action qui va primer, mais plutôt la psychologie des personnages. J’ai trouvé particulièrement judicieux l’idée d’alterner les points de vue des différents personnages, permettant ainsi au lecteur de suivre au mieux les pensées de chacun d’eux.

Albane dévoile les mystères de son intrigue avec beaucoup de parcimonie, et c’est peut-être le seul bémol que j’ai dénoté dans ce récit. Il m’a semblé que parfois l’auteure s’enlisait un peu et avait tendance à me perdre. Pourtant, je dois reconnaître que c’est ingénieux et que j’ai été tenue en haleine tout au fil des pages.

Les personnages sont bien esquissés, et même si Céleste ne m’a pas forcément semblé des plus charismatiques, il faut dire que l’auteure a su lui octroyer la profondeur nécessaire pour intriguer le lecteur. Je me suis d’ailleurs posée une multitude de questions tout au fil du roman.

La plume de l’auteure est douce et très fluide. Il aurait peut-être été préférable qu’Albane use d’un style davantage véloce afin de donner du caractère à son texte, mais cela n’émaille en rien la qualité du roman. Albane fait beaucoup de retours en arrière, de changements spatio-temporels et heureusement, les indications en début de chapitre aident considérable le lecteur à ne pas se perdre. Il faudra tout de même rester concentré.

Un thriller psychologique qui maintient son suspense jusqu’au dénouement. J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure. À découvrir.

Ma note : 16/20

Historique

Swan Hill, tome 1

Les pionniers d’Anna Jacobs

  • Auteur : Anna Jacobs
  • Titre : Swan Hill, tome 1 : Les pionniers
  • Genre : Historique
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 374
  • Parution : 2 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Si, dans les années 1860, Singapour a tout d’une destination exotique, elle n’en reste pas moins une ville impressionnante pour Isabella, jeune Anglaise sans le sou, orpheline depuis la mort de sa mère.
Ne trouvant pas de place de gouvernante, elle accepte l’offre de M. Lee, un riche marchand chinois. Elle s’installera chez lui et lui enseignera l’anglais. Deux ans plus tard, ce dernier lui présente Bram Deagan, un Irlandais ambitieux souhaitant s’installer en Australie et y ouvrir un négoce. M. Lee pousse Isabella à épouser Bram et à le suivre dans l’aventure…
Début d’une fresque qui verra Isabella et Bram tenter de s’inventer une vie nouvelle dans la colonie de Swan Hill, au cœur de l’Australie sauvage. Mais la vie réserve des dangers, parfois des infortunes. Le bonheur sera-t-il au bout du voyage ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1865, Singapour. Isabella, une jeune orpheline et sans le sou, doit se montrer entreprenante afin de pouvoir survivre. C’est alors qu’elle va faire la rencontre de M. Lee, un homme à qui elle va enseigner l’anglais. Lee va lui présenter Bram, qui rêve de s’installer en Australie et d’y ouvrir un négoce. La jeune femme, encouragée par Lee, va épouser Bram et le suivre dans la colonie de Swan Hill.

C’est une saga ambitieuse au premier tome prometteur que nous propose ici Anna Jacobs. J’ai beaucoup aimé ce roman, même si parfois je ne l’ai pas forcément trouvé nuancé et qu’il m’a semblé que tout restait en surface et gentillet.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est le dépaysement assuré que nous offre cette lecture. L’auteure sait immerger son lecteur dans des contrées lointaines et les descriptions donnent le sentiment d’y être. Les coutumes et les mœurs y sont décrites avec grande precision, et Anna excelle dans la retranscription d’un cadre géographique très beau.

La multitude de personnages présents dans ce premier tome sont très intéressants. Bien décrits, ils évoluent de manière cohérente en fonction de leur caractère. Là où j’émets un petit bémol, c’est quant à la nuance de ces derniers. J’y ai retrouvé beaucoup de clichés, et peu de variations et d’évolutions dans chacun des personnages.

J’avoue que le personnalité d’Isabella est vraiment touchante. D’une grande sensibilité, je n’ai pu m’empêcher d’avoir beaucoup d’empathie pour elle, mais aussi beaucoup de sympathie. Flora n’est pas en reste et a également su me convaincre.

La plume de l’auteure est emplie de tendresse et de douceur. Avec un sytyle immersif, Anna réussit à attraper son lecteur dans un cadre géographique dépaysant. Le quotidien à Swan Hill est très bien rendu également. Les pages ont défilé.

Un premier tome qui sert à poser le décor d’une saga qui se veut prometteuse et immersive. Malgré des personnages pas forcément nuancés, cette amorce donne envie de découvrir la suite. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Romance auto-édité

Cuba libre

Cuba libre de Celine Jeanne

  • Auteur : Celine Jeanne
  • Titre : Cuba libre
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 669
  • Parution : 27 juin 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cristina est Cubaine, Ethan est Américain…
Leur rencontre improbable va-t-elle faire naître une belle histoire d’amour ?

À cause d’une rupture des ligaments, les rêves d’Ethan, espoir du football américain, ont été brisés à tout jamais. Son monde a explosé, ses repères se sont envolés, il a perdu pied et a abusé des antidouleurs jusqu’à l’overdose. Après une cure de désintoxication, il est contraint de rejoindre sa mère partie se ressourcer à Cuba. 
Ethan n’espère rien de ce voyage, mais ce qu’il découvre sur cette île pourrait bien changer sa vie. Parce que là-bas, il rencontre Cristina, une beauté cubaine qui l’attire irrésistiblement et le met à l’épreuve. 

Cristina se bat au quotidien pour survivre dans une société en pleine évolution. La jeune femme porte sur ses épaules le poids des dettes de son frère, ancien toxicomane, et semble hantée par ses propres démons. Elle est belle, sportive, convoitée, notamment par El Faro, un puissant dealer qui, dans l’ombre, fait sa loi à La Havane. Il veut la posséder à tout prix. Elle, elle veut juste survivre et garder sa liberté. 
Et puis, elle croise Ethan : il est arrogant, séduisant et tourmenté, mais aussi loyal, courageux et obstiné. Il l’exaspère, la défie, mais l’apaise aussi. 

Ils viennent de deux univers différents et n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais le destin en a décidé autrement… La puissance du lien qui les attire l’un vers l’autre sera-t-elle suffisante pour leur permettre d’échapper à leur passé ? Ethan saura-t-il se construire un avenir avant de se briser définitivement ? Cristina pourra-t-elle sortir indemne de ce monde qui veut la dévorer ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie romance. C’est une lecture que j’ai appréciée, même si je lui ai trouvé quelques bémols. Je vous explique tout.

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Mon avis

Après avoir subi une cure de désintoxication, Ethan se retrouve à Cuba, auprès de sa mère. Ce jeune Américain était promis à une belle carrière sportive, mais pourtant, tout change à cause d’une blessure aux ligaments. Il va vite devenir dépendant des anti-douleurs. Alors qu’Ethan déambule dans les rues de La Havane, il va faire la rencontre de Cristina, une jeune Cubaine qui fait son possible pour aider son frère.

Dans l’ensemble, j’ai su apprécier cette romance mais malgré tout, j’y ai dénoté quelques bémols qui ont parfois freiné mon enthousiasme lorsque je tournais les pages.

Il faut que j’y ai dénoté quelques longueurs, notamment vers le milieu du roman, où j’ai parfois eu la sensation de stagner un peu, sans que l’auteure réussisse à relancer son intrigue. Ce qui m’a se surcroit étonnée, c’est de constater qu’il s’agit en fait d’un premier tome. Je pense donc que quelques pages de moins auraient mieux dynamisé le récit.

Le point fort de cette romance, c’est le contexte sociétal et géographique qui m’a totalement conquise. Celine va placer son histoire à Cuba et c’est un reel choc des cultures pour nos deux protagonistes. L’auteure va véhiculer des très belles valeurs, telles que le respect, la tolérance et l’acceptation de soi et des autres. J’ai été en immersion totale dans ce pays.

L’autre point fort, ce sont les personnages, notamment celui de Cris qui m’a totalement convaincue. Je l’ai trouvée remarquablement esquissée. Peut-être que parfois l’auteure a un peu poussé le trait, mais en ce qui me concerne, je me suis énormément attachée à elle et je n’ai pu qu’admirer sa force de caractère pour s’en sortir. Ethan n’est pas en reste. Si par moments il peut sembler distant, il cache en fait une grande sensibilité.

Malgré les longueurs évoquées, j’avoue avoir eu envie d’en savoir plus à la fin, et je ne serai pas contre l’idée de découvrir le second tome de cette histoire. L’auteure a su attiser ma curiosité.

La plume de l’auteure est emplie de douceur et très fluide. J’ai fortement apprécié son choix narratif, alternant ainsi les points de vue entre les protagonistes. Cela donne une bonne perspective au récit et c’est très intéressant à suivre.

Malgré quelques petits bémols, c’est une belle romance que propose l’auteure. J’ai aimé le cadre géographique qui permet une immersion totale au lecteur. La fin est ouverte, et donne envie de découvrir le deuxième tome.

Ma note : 16/20

Thriller

Un assassin parmi nous

Un assassin parmi nous de Shari Lapena

  • Auteur : Shari Lapena
  • Titre : Un assassin parmi nous
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 28 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un hôtel de charme perdu en pleine forêt. Quelques couples d’amoureux et voyageurs solitaires, venus pour oublier la frénésie citadine, sont coupés du monde par la tempête de neige qui fait rage. Leur week-end de détente tourne au huis clos meurtrier quand Dana, jeune femme en pleine escapade romantique avec son fiancé, est retrouvée morte. Lorsque, quelques heures plus tard, un autre cadavre est découvert, le doute n’est plus permis : un assassin sévit… et c’est l’un d’entre eux.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Gwen et Riley sont deux amies de longue date. Lauren et Ian sont un couple qui s’entendent bien. David est un avocat renommé. Beverly et Henry sont un couple à la dérive. Dana et Matthew sont un couple sur le point de se marier. Candice est une écrivaine en quête d’idées pour l’écriture de son prochain roman. Toutes ces personnes ont en commun un week-end qu’ils vont passer dans un hôtel perdu dans la forêt. Leur séjour va être bouleversé lorsque l’un des clients apparaît visiblement assassiné. Le doute n’est plus permis lorsqu’un deuxième client est retrouvé lui aussi assassiné. Un tueur rôde, et cela ne peut être que l’un d’eux.

Au travers d’un postulat de départ qui n’est pas sans rappeler les intrigues d’Agatha Christie, l’auteure déroule un récit sans faille et totalement addictif. J’ai été prise dès le départ dans les pages de ce thriller et j’ai eu énormément de mal à lâcher ma lecture.

C’est un huis-clos oppressant et maîtrisé que nous propose ici Shari Lapena, et il faut dire qu’elle réussit avec brio à instiller le doute, à faire monter l’angoisse et à confondre son lecteur. Je dois avouer avoir soupçonné absolument tout le monde, mais en arrivant au dénouement, je me suis aperçue que j’avais trop vite écarté certains coupables potentiels. L’auteure a donc réussi à maintenir son suspense jusqu’au bout et à me surprendre totalement.

Shari va intégrer tous les ingrédients qui permettront au lecteur de s’immerger dans cette ambiance anxiogène. Elle rend à la perfection cette atmosphère oppressante dans laquelle évoluent les personnages. En plein milieu d’une tempête de gel, dans un hôtel totalement perdu, et entourés de personnes méconnues, je n’ai pu que craindre pour les personnages et ressentir leur peur.

Les personnages sont bien esquissés et se dévoilent avec parcimonie. Bientôt, je me suis aperçue que chacun d’entre eux avait un secret ou quelque chose à cacher en ce qui concerne leur passé, ce qui rajoute une tension supplémentaire.

La plume de l’auteure est dynamique et fluide. Sous forme de petits chapitres, l’histoire est bien rythmée, même si elle se dévoile par petites touches. Shari prend son temps pour poser son décor et présenter ses personnages. Il faudra bien se concentrer au début afin de ne pas perdre le fil au milieu des nombreux caractères que le lecteur va rencontrer. L’auteure sait doser son suspense de manière à inciter à lire afin de découvrir le fin mot de l’histoire. Finalement, l’auteure nous offre deux rebondissements finaux totalement inattendus.

Un huis-clos oppressant et angoissant au possible, où le lecteur soupçonnera tous les personnages. L’auteure nous offre deux rebondissement finaux que je n’avais pas vu venir et c’est une excellente lecture que je ne peux que vous recommander.

Ma note : 18/20

Non classé

Catharsis Disputatio

Catharsis Disputatio de Patrice Quélard

  • Auteur : Patrice Quélard
  • Titre : Catharsis Disputatio
  • Genre : Historique
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 570
  • Parution : 31 mai 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des finalistes de la catégorie littérature blanche, dont je suis jury. Pour être totalement honnête, ce roman ne faisait pas partie de mon choix au moment de voter pour les cinq finalistes. Et pour cause, ici c’est un roman historique, et ce n’est pas vraiment ce que je préfère en matière de lecture. Finalement, ma lecture a été laborieuse et je m’en explique.

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Résumé

Occitanie, début du XIIIe siècle. L’hérésie cathare gagne du terrain. Est-elle une cause à défendre, ou un fléau à abattre ? Dans un récit choral teinté d’inexorable, les uns affûtent leurs arguments, les autres leurs lames. Et si beaucoup ont déjà choisi leur camp, il n’y aura pas de place pour les indécis.

Mon avis

Occitanie, XIII ème siècle. Alors que l’hérésie cathare gagne peu à peu du terrain, une question se pose. Faut-il se rallier à cette cause ou plutôt se libérer de ce joug ?

En débutant cette lecture, je ne savais pas que c’était en fait le premier tome d’une saga. Lorsque j’ai appréhendé ce pan, j’ai mieux saisi la volonté de Patrice de poser les bases de son roman avec parcimonie et énormément de détails. Mais cela a rendu ma lecture très laborieuse par moments.

Sous un vocabulaire riche, voire soutenu, je peux dire que Patrice a le sens du détail. L’écriture est très détaillée, trop parfois. Cela a constamment freiné mon rythme de lecture et j’ai eu beaucoup de mal à m’immerger dans l’univers proposé par l’auteur. N’étant pas forcément adepte des romans historiques, il est sûr que cela a forcément joué sur mon appréciation. J’ai parfois la sensation d’être passée à côté.

Pourtant, je ne peux qu’admirer le grand travail de documentation qu’a dû effectuer Patrice pour l’écriture du roman. Les coutumes et us de l’époque, ainsi que les décors sont très bien rendus. Mais trop de personnages, trop de descriptions font que j’ai à maintes reprises perdu le fil de l’histoire.

Certains personnages m’ont beaucoup marquée. Beaucoup de caractères s’entremêlent, et on sent bien que l’auteur a pour vocation de tous nous les présenter afin de réellement laisser place à leurs aventures dans les autres tomes.

La plume de l’auteur est vraiment recherchée. D’un rythme soutenu, il essaiera de coller au plus près à l’ambiance de l’époque et cette écriture est très visuelle. Sous forme de récit choral, les histoires se dévoilent avec beaucoup de parcimonie.

Un roman qui sert plutôt à planter le décor. J’ai eu du mal à toujours m’immerger. L’écriture est très réaliste et l’auteur arrive à nous rendre l’ambiance de l’époque.

Ma note : 12/20

Jeunesse

Le mot d’Abel

Le mot d’Abel de Véronique Petit

  • Auteur : Véronique Petit
  • Titre : Le mot d’Abel
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 28 février 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans le monde d’Abel, rien n’est plus important que le mot révélé à chacun vers l’âge de 12 ans. Un mot personnel et intime qui conditionne souvent la vie entière. En retard de plusieurs mois, Abel vit dans l’angoisse d’hériter d’un mot dérisoire ou ridicule, ou pire, d’un mot noir… Un matin, il découvre le mot de Clara, la fille dont il est secrètement amoureux, tagué en lettres rouges sur le mur du collège ! Qui a pu commettre un tel crime ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Rageot pour cette lecture.

Abel est en retard, et pour cause, il ne connaît toujours pas son mot. Pourtant, vers douze ans, presque tout le monde connaît le mot qui guidera son propriétaire vers un avenir tout tracé. Alors pourquoi le sien tarde-t-il à apparaître ? Et finalement, un simple mot pourrait-il déterminer toutes les données futures d’une personne ? Que se passerait-il alors s’il héritait d’un mauvais mot ?

Ce petit roman jeunesse et aux allures de dystopie m’a totalement conquise. J’ai trouvé cette intrigue d’une grande originalité et très intelligente. L’auteure a su faire preuve de finesse pour aborder une multitude de thématiques qui peuvent angoisser les adolescents. C’est empli de réflexions intéressantes.

J’ai beaucoup aimé ce postulat de départ qui est des plus originaux. Véronique imagine un monde où chacun se voit attribuer un mot pendant son adolescence. Ce mot déterminera l’avenir de chaque personne, alors imaginez si votre mot n’est pas fort. L’auteure fera la part belle aux apparences et aux préjugés. Finalement, elle mettra en exergue que ce sont les personnages eux-mêmes qui devront se battre pour accomplir leurs rêves et que ce n’est pas un petit mot qui pourra tout déterminer.

De manière subtile, l’auteure mettra en avant de belles réflexions qui donneront matière aux plus jeunes afin de se questionner. C’est nuancé, empli de finesse et rédigé avec grande intelligence. S’il y a un petit air de dystopie tout au fil des pages, ce n’est tout de même pas sur cet élément que cette histoire sera centrée, mais davantage sur le côté sociétal.

La plume de l’auteure est abordable à tous les publics. D’un style fluide et entraînant, ce roman se lit facilement et permet une immersion totale. Les chapitres sont rythmés et ce court roman peut parfaitement se lire d’une traite.

Un excellent roman jeunesse qui abordera une multitude de thématiques avec beaucoup de finesse et aux côtés de personnages attachants. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Donne-moi la main Menino

Donne-moi la main Menino d’Aurélie Delahaye

  • Auteur : Aurelie Delahaye
  • Titre : Donne-moi la main Menino
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Anne Carrière
  • Nombre de pages : 253
  • Parution : 13 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Menino est un Lisboète de 34 ans qui a du mal à quitter l’enfance. Il aimerait qu’on arrête de le traiter comme un gamin, mais son tempérament velléitaire et ses pyjamas Spiderman ne plaident pas sa cause. Sa ville tant aimée a beaucoup de succès depuis quelques années. Lisbonne prospère, attire les investisseurs du monde entier, mais elle y perd son âme à mesure que ses habitants sont contraints de la déserter.

Autour de Menino gravite une constellation hétéroclite : Joséphine, thésarde idéaliste ; Nuno agent immobilier en pleine ascension ; Senhor Zé, le petit vieux le plus populaire de la vieille ville qui résiste à l’expulsion ; Fanny entrepreneuse audacieuse mais pleine de certitudes…

Au contact de ses amis, Menino se laisse embarquer au cœur d’une lutte sans merci : Lisbonne, assaillie par les promoteurs et l’ogre Airbnb, a presque déjà abandonné ses enfants. Le combat est inégal, impossible, et lui, contrairement à son pyjama, n’a aucun super-pouvoir. À moins que les ogres n’aient réveillé chez Menino et ses amis le pouvoir qui sommeille en chacun de nous.

Mon avis

Tout, d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Anne Carrière pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lisbonne. Menino est un jeune homme à l’étroit dans son travail. Pourtant, sa ville, ã laquelle il est profondément attaché, lui permet de garder le sourire. Autour de lui gravitent plusieurs personnages, notamment Joséphine, une Parisienne qui se trouve à Lisbonne pour un an afin de rédiger sa thèse, Nuno, un agent immobilier ambitieux, Fanny, la femme avec qui il entretient une relation ambiguë. C’est dans cette Lisbonne en pleine prospérité que cette galerie de personnages évolue. Pourtant, tout n’est pas rose. L’essor de Lisbonne ne se fait pas sans mal, et bientôt les soucis arrivent.

C’est un très beau roman que j’ai découvert. J’ai ressenti beaucoup d’émotions avec cette histoire d’amitié avant tout, mais aussi au travers du pan sociétal qu’aborde l’auteure dans son récit.

En effet, la notion de prospérité d’une ville, ici en l’occurrence Lisbonne, est présente tout au fil des pages. Pourtant, cela a des conséquences, et c’est donc ainsi que le lecteur fera la connaissance de Senhor Zé, un petit vieux qui craint d’être expulsé à tout moment de son chez-soi, pour permettre ainsi l’essor du marché immobilier et l’implantation des Airbnb.

Aurélie va ainsi nous montrer les méfaits à vouloir dénaturaliser l’authenticité d’une ville et faire une critique acerbe du tourisme de masse, pour qui le charme de Lisbonne importe finalement bien peu. Ce sera le fil rouge de ce roman engagé.

Mais ce récit, c’est avant tout une histoire d’amitié. L’auteure a su mettre en exergue beaucoup de valeurs, telles que le courage, la loyauté et la volonté de se battre pour ses idéaux. Il est impossible de ne pas s’attacher aux personnages, que j’ai trouvés très bien esquissés et nuancés. Même si le roman peut paraître centré sur Menino, il n’en est rien. Chacun d’entre eux a bien sa place et son rôle à tenir.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. J’ai décelé à maintes reprises un véritable talent de conteuse chez Aurélie. C’est un style particulier et, je pense, facilement reconnaissable. Sous forme de petits chapitres, le récit est rythmé. Les pages ont défilé.

Ce roman offre une véritable petite bulle de douceur, mais prête également à réfléchir de par le pan sociétal qu’il aborde. Au travers d’une plume fluide et avec un talent de conteuse, l’auteure saura immerger son lecteur dans Lisbonne. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Urbex Sed Lex

Urbex Sed Lex de Christian Guillerme

  • Auteur : Christian Guillerme
  • Titre : Urbex Sed Lex
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 248
  • Parution : 18 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Carine et Fabrice, Chloé et Théo. Deux couples. Quatre urbexers. Cette activité qui consiste à visiter et explorer des lieux construits et abandonnés par l’homme est une véritable passion pour ces quatre jeunes. Aussi, lorsqu’ils reçoivent le message d’un inconnu les défiant de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté contre une belle somme d’argent, ils ne vont pas hésiter une seconde. Le cauchemar va alors débuter.

Je ressors essoufflée de ce thriller qui ne laissera aucun répit au lecteur. Je ne vais bien évidemment pas vous dire pourquoi ces quatre jeunes n’auraient jamais dû se rendre dans ce sanatorium, afin de ne surtout pas vous dévoiler un pan important de l’intrigue. Je peux simplement vous divulguer que les quatre protagonistes tâcheront à tout prix de ressortir de ce local, et ce au plus vite, puisque leur vie en dépendra.

Dès que j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai su que cela allait être effroyable. Mais j’étais loin d’imaginer cette intrigue qui prend littéralement aux tripes. J’ai tourné les pages en frissonnant et avec angoisse. Il faut dire qu’il est très difficile de ne pas s’attacher aux quatre jeunes de cette histoire, en particulier à Chloé et Théo, que j’ai trouvés attendrissants au possible. L’auteur va malmener son lecteur tout au fil des pages.

Avec une écriture très visuelle, je n’arrêtais pas de me dire que cela ferait un très bon scénario de film. Cependant, j’aurais un petit bémol à émettre. En effet, il m’a semblé que l’histoire prenait peut-être trop longtemps à se mettre en place. Christian nous décrit avec une multitude de détails les lieux. C’est une bonne chose, même si parfois je n’arrivais pas à me projeter totalement dans l’environnement dans lequel évoluen les protagonistes. J’ai eu tendance à moi aussi me perdre dans les dédales de ce bâtiment et à ne pas forcément réussir à visualiser les descriptions. C’est vraiment le seul bémol que je peux relever d’une histoire qui m’a tenue en haleine.

La plume de l’auteur est très fluide et entraînante. Par contre, comme je l’ai dit, Christian prend le temps de nous décrire les détails avec plus de précisions possibles. Personnellement, un peu moins de détails et plus d’action auraient été bienvenus, même si pour le coup, j’avoue, c’est remarquablement écrit. Les petits chapitres ont rythmé la lecture.

Un thriller effrayant qui promet des frissons et qui aura su me tenir en haleine tout au fil des pages. Malgré un petit bémol pour ma part, cela reste une excellente lecture que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Romance

Un été dans la ville de l’amour

Un été dans la ville de l’amour de Sarah Morgan

  • Auteur : Sarah Morgan
  • Titre : Un été dans la ville de l’amour
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 378
  • Parution : 17 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cet été, Paris changera leur vie à tout jamais.

Pour célébrer leur vingt-cinquième anniversaire de mariage, Grace a prévu une surprise de taille pour son mari : une escapade romantique à Paris. Mais ce dernier lui a aussi réservé une annonce surprise : il souhaite divorcer. Dévastée par la nouvelle, Grace fait ses bagages et s’envole, seule, pour la capitale.
Lorsqu’Audrey quitte Londres pour la France, c’est avec la ferme intention de s’éloigner d’une mère alcoolique. Son objectif : dégoter un job dans une librairie et se familiariser avec le french kiss. Seulement, avec la barrière de la langue et sans argent, ses projets paraissent plus compliqués qu’elle ne le pensait.
La rencontre entre les deux jeunes femmes va alors tout changer. Et leur amitié naissante, bien que surprenante, pourrait bien devenir la meilleure chose qui pouvait leur arriver…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Voilà vingt-cinq ans que Grace est mariée à David. Ces derniers forment une famille heureuse aux côtés de leur fille Sophie. Pour l’occasion, Grace va proposer une escapade romantique à son compagnon, dans la ville de l’amour, Paris. C’est sans compter le bouleversement qu’elle s’apprête à vivre. En effet, David a prévu tout autre chose, puisqu’il lui demande le divorce. Totalement perdue, Grace va tout de même décider de partir seule à l’aventure. C’est là qu’elle va faire la rencontre d’Audrey, une jeune femme qui fuit Londres à cause d’une situation familiale douloureuse.

Une fois n’est pas coutume, Sarah Morgan ne va pas vraiment nous livrer une romance, mais plutôt une histoire d’amitié sincère et émouvante. C’est une très bonne lecture, mettant en avant de belles valeurs comme la loyauté et le courage dont font preuve ces deux femmes afin de se reconstruire.

Ici, les deux femmes vont prendre un nouveau départ en quelque sorte. Leur histoire d’amitié pourrait sembler à priori compliquée, puisque tant de choses les opposent. Et pourtant, elles vont faire de leurs différences une force afin de se soutenir et avancer ensemble. J’ai beaucoup aimé le joli message délivré par Sarah Morgan dans cette histoire.

Tout est centré autour de Grace et d’Audrey, mais quelques personnages secondaires vont contribuer à rendre cette histoire plaisante. J’ai beaucoup aimé les personnages féminins de ce roman. Chacune a ses failles mais chacune est extrêmement attachante à sa façon. S’il est vrai que Grace est tout de même quelque peu effacée, Audrey est quant à elle haute en couleurs, et cela crée un équilibre parfait.

Tout au fil des péripéties des deux protagonistes, je me suis laissée entraîner par le dynamisme de l’histoire. J’ai beaucoup aimé le cadre géographique choisi par Sarah pour son roman. J’ai été en immersion totale et c’est un vrai plus que d’avoir choisi Paris pour faire évoluer les personnages.

La plume de l’auteure est tout en douceur. Sarah Morgan décrit bien les émotions et les doutes qui assaillent Grace et Audrey. La seule chose que je pourrais reprocher au récit, c’est sa longueur. Je pense qu’il aurait gagné à être un peu plus condensé. Malgré tout, cela n’a pas emaillé mon plaisir de lecture.

Une très belle histoire d’amitié entre deux femmes que tout semble opposer et qui vont devoir apprendre à se reconstruire afin de prendre un nouveau départ. Une très belle lecture.

Ma note : 16/20

Contemporain

Isabelle, l’après-midi

Isabelle, l’après-midi de Douglas Kennedy

  • Auteur : Douglas Kennedy
  • Titre : Isabelle, l’après-midi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 312
  • Parution : 4 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Avant Isabelle, je ne savais rien du sexe.

Avant Isabelle, je ne savais rien de la liberté.

Avant Isabelle, je ne savais rien de la vie.

Paris, début des années 1970.

Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, et a tout quitté pour assouvir ses fantasmes de la Ville Lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse et… mariée.

Entre Sam et Isabelle, c’est le coup de foudre.

Commence alors une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert les portes d’une autre vie mais est-elle prête à tout lui sacrifier ? La passion saura-t-elle résister au quotidien, aux épreuves et au temps qui passe ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Sam, un jeune américain étudiant en droit, va rencontrer Isabelle, une traductrice quelque peu plus âgée que lui. Dès lors va débuter une passion fulgurante. Pourtant, Isabelle est mariée et leurs rendez-vous se limiteront à des cinq à sept dans un petit appartement, propriété d’Isabelle. Bientôt, Sam en demandera plus.

Pour avoir lu une bonne partie des romans de Douglas Kennedy, je peux affirmer qu’il s’agit ici de son récit le plus intime, le plus profond et le plus bouleversant. Je ressors séduite par ce roman dans lequel Douglas va réussir à décortiquer les sentiments avec une rare acuité.

L’histoire de Sam et Isabelle m’a profondément touchée, et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal avec Isabelle. Je ne doutais pas de son amour pour Sam, mais le fait qu’elle ne se décide pas à avancer et enferme Sam dans des rendez-vous sporadiques m’a un peu déçue.

La force de Douglas Kennedy réside indubitablement dans son talent à prendre des scènes quotidiennes et les insérer en les romançant parfaitement dans son récit. Cela lui permet de nous décrire au mieux les avancées de ses personnages, mais surtout de rendre totalement crédible l’histoire. Ici, cela a marché complètement. J’ai été si prise dans cette lecture que j’en suis ressortie chamboulée.

Au fur et à mesure que j’ai tourné les pages, je me suis rendue compte du choix de Douglas, de nous montrer au mieux les aléas des hasards et des décisions que tout un chacun prend au quotidien. Cette notion est très présente, et les personnages en prennent également conscience, regrettant parfois de ne pas avoir pris une autre direction. Tout cela accorde une dimension psychologique très forte au récit, apportant questionnements et remises en question, et cela m’a particulièrement plu.

Les personnages sont remarquablement construits. Bien évidemment, l’histoire tourne autour de Sam et Isabelle, mais vers la moitié du roman, cette dernière se fait moins présente, laissant place à d’autres personnages tout aussi torturés et esquissés avec profondeur.

La plume de l’auteur sonne juste. Douglas réussit à décortiquer les sentiments comme peu d’auteurs savent le faire. D’un style fluide et entraînant, il émane pourtant beaucoup d’élégance dans les mots. C’est plaisant à lire. Les chapitres sont assez longs, et l’usage de la première personne est judicieux, permettant ainsi au lecteur de mieux comprendre les pensées de Sam.

Un très beau roman, intimiste et profond, où l’auteur décortique les émotions avec brio. Ce roman m’a bouleversée et je ne peux que vous le conseiller.

Ma note : 18/20

Contemporain

La route du lilas

La route du lilas d’Éric Dupont

  • Auteur : Éric Dupont
  • Titre : La route du lilas
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 512
  • Parution : 27 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Chaque printemps, Shelly et Laura traversent les États-Unis pour suivre la floraison du lilas. En plus de leur offrir quelques mois de lilas supplémentaires, ce périple leur permet de faire passer clandestinement la frontière canadienne à des femmes en fuite qui veulent refaire leur vie. Cette année, elles accueillent Maria Pia, sexagénaire brésilienne, à bord de leur camping-car. Initiée au rite de l’écriture sous l’influence du parfum enivrant du lilas par ses deux compagnes de voyage, Maria Pia dévoile au fil des jours et des pages les raisons de sa cavale, son histoire ainsi que celle des femmes qui ont marqué sa vie. Entre passé, présent, mythe et réalité, du Tennessee à Montréal en passant par Rio et Paris, ces histoires enchevêtrées dessinent une ode à la résilience et à toutes les femmes du monde.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Shelly et Laura sont prises de passion pour les lilas. C’est ainsi que chaque printemps, elles traversent les États-Unis pour suivre la floraison de cette fleur. Lors de l’un de leurs périples, elles vont faire la rencontre de Maria, qui est en cavale. Elles vont la recueillir et Maria va peu à peu délivrer ses secrets.

Voilà une histoire très émouvante à bien d’égards. J’ai été conquise par la destinée des ces trois femmes, mais surtout, je ressors bouleversée par l’histoire de Maria.

Sous forme de périple et de récit enchevêtré, l’auteur déroule une intrigue sans faille où les personnages vont se raconter. Il va ainsi livrer un bel hommage à toutes les femmes qui se sont battues pour leurs droits, et qui ont été incroyablement inspirantes.

Il faut rester bien concentré lors de cette lecture. Beaucoup de retours en arrière sont effectués, beaucoup de voyages également. Il n’est pas toujours aisé d’y retrouver le fil conducteur et il faut un petit temps d’adaptation. Une fois que c’est chose faite, on se retrouve pris dans un récit duquel on ne voudra pas en ressortir.

C’est une très belle histoire de résilience que nous propose Éric. J’ai été happée par le récit de Maria, et cela m’a beaucoup chamboulée à maintes reprises. C’est une histoire qui n laisse pas indemne son lecteur et qui le pousse à réfléchir.

Bien évidemment, la force de ce roman est centrée sur les personnages féminins. Je me suis beaucoup attachée à Shelly et Laura, et j’ai été très intriguée par Maria. Ces personnages sont tout en nuances et ne laissent pas indifférents.

La plume de l’auteur est très belle. J’ai même parfois eu tendance à la qualifier de poétique. Ce n’est pas une plume forcément fluide à proprement parler, puisque le tout est écrit sous une plume assez soutenue. Malgré tout, les pages ont défilé sans même m’en rendre compte.

Un roman sur la résilience et le courage de personnages principaux forts et très bien dépeints. J’en ressors émue et je ne peux que vous conseiller de découvrir ce récit.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

Les mystères de l’aube

Les mystères de l’aube de Carole Foster

  • Auteur : Carole Foster
  • Titre : Les mystères de l’aube
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 268
  • Parution : 8 janvier 2016
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Que tu sois là, à l’instant fragile, une lumière éclatante sortie des profondeurs de l’océan. »

Dissimulée derrière un masque, Elena tente d’oublier ses fêlures, de garder le sourire. De mystérieuses lettres vont la confronter à un lourd secret de famille et la replonger dans le passé. Mais la jeune femme veut tourner la page, donner une chance à l’amour naissant. Lorsqu’elle fait la connaissance de Lucas, elle est loin d’imaginer que cette rencontre va bouleverser son existence et la révéler à elle-même.

Un roman lumineux où se mêlent suspense et émotion. Des personnalités envoûtantes, une réflexion profonde sur le destin et le lien qui unit les êtres à travers l’espace et le temps. Imprévisible et captivant, ce récit nous transporte au-delà des préjugés.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Carole Foster pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Louise se fait renverser alors qu’elle avait la tête à ses préoccupations, Lucas, le conducteur responsable de cet accident, va tout faire pour aider la jeune femme. C’est à l’hôpital qu’il y fera la rencontre d’Elena qui aide les patients. Ils ne le savent pas encore, mais leur destinée sera étroitement liée.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui aborde la recherche de soi avec beaucoup de sensibilité et de pudeur. L’histoire est très belle et les personnages sont très attachants.

J’avais déjà lu un recueil de nouvelles de l’auteure et la douceur de sa plume m’avait donné l’envie de continuer à découvrir son univers. S’il est vrai que je peux reprocher un petit problème de crédibilité aux histoires que nous propose Carole, elles n’en restent pas moins touchantes et celle-ci a su me charmer.

Les coïncidences sont parfois trop présentes, et c’est à ce niveau que le problème de crédibilité peut avoir tendance à se poser. C’est pourquoi dans ce roman, j’ai tout simplement décidé de me laisser porter et cela a très bien fonctionné. J’ai beaucoup aimé cette notion de recherche de soi. Louise tenait une photo dans sa main lorsque l’accident est survenu et à partir de là, l’auteure va tisser une intrigue riche en suspense et en émotions.

J’ai beaucoup aimé les thématiques présentes dans ce livre, mais surtout, j’ai été touchée par la manière dont Carole les aborde. Elle le fait avec énormément de tact et de sensibilité et c’est vraiment une très jolie lecture. Les personnages m’ont énormément touchée et j’ai suivi presque avec appréhension leur périple.

Ce roman est partagé en deux parties bien distinctes qui donnent presque l’impression de lire deux narrations en une et c’est vraiment intéressant comme schéma narratif. J’ai été davantage séduite par la deuxième partie, qui m’a parue plus aboutie.

La plume de l’auteure est douce et fluide. Les chapitres sont courts, ce qui permet de rythmer l’histoire et de donner une bonne dynamiqie au récit. Les pages défilent et cela peut presque se lire d’une traite.

Un très beau roman abordant des thématiques intéressantes, le tout sous une plume très fluide et douce. Les personnages sont très attachants. Je recommande ce roman.

Ma note : 16/20

Science-fiction

MotherCloud

MotherCloud de Rob Hart

  • Auteur : Rob Hart
  • Titre : MotherCloud
  • Genre : Science-Fiction
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 5 mars 2010
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?

La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.

Dans cet univers où tout est calculé, paramétré, surveillé, où l’humain disparaît au profit de la rentabilité, où l’individu n’est qu’un algorithme, Zinnia et Paxton réalisent bientôt qu’il est impossible de dévier. À moins d’être prêt à se sacrifier ?

Car derrière sa façade d’entreprise idéale, MotherCloud est une machine à broyer, impitoyable à l’égard de ceux qui oseraient se rebeller.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

MotherCloud est une superstructure de l’e-commerce qui a englouti une bonne partie de l’économie mondiale. Son patron, Gibson, et atteint d’une maladie incurable, va décider de se rendre dans un maximum de structures pour visiter ses employés. Zinnia, quant à elle, va tout faire pour se faire engager, mais elle semble avoir une mission bien particulière. Pour compléter le tableau, Paxton va également intégrer MotherCloud, cette même société qui l’a ruiné il y a peu.

Cela a été une très bonne lecture et je dois dire que le réalisme avec lequel dépeint cet univers l’auteur a favorisé une ambiance anxiogène tout au fil des pages. Sous forme de dystopie, Rob Hart va mettre en exergue un futur où tout est contrôlé.

Voilà un roman qui fera interroger son lecteur tout au long de son intrigue. Tout est contrôlé à MotherCloud, jusqu’au plus petit mouvement. Tout est observé, tous les déplacements sont mis sous surveillance. En contrepartie, les employés auront un toit sous la tête et un salaire. Mais quel prix ces derniers sont-ils prêts à payer pour obtenir un certain confort ? C’est bien de leur liberté individuelle dont il est question. C’est pour toutes ces raisons que j’ai ressenti une atmosphère particulièrement oppressante pendant cette lecture.

La force de ce roman réside également dans les personnages, qui vont porter l’histoire. Le schéma narratif est particulièrement bien choisi. En effet, ce roman choral va alterner entre les points de vue de Gibson, Paxton et Zinnia et j’ai trouvé que c’était un choix judicieux. Le lecteur pourra ainsi s’immerger à la perfection dans cette histoire et suivre pas à pas les pensées des personnages.

La plume de l’auteur est entraînante, fluide et très addictive. Une fois de plus, je mets en avant le fait que Rob Hart alterne avec les points de vue. Aucune monotonie n’est ressentie tout au fil des pages et cela dynamise beaucoup le récit. Les pages ont défilé rapidement et c’était très difficile de lâcher ce roman.

Un roman dystopique â l’ambiance anxiogène et au style immersif, qui fera sans aucun doute réfléchir. Le choix de narration est des plus judicieux. À découvrir.

Ma note : 16/20

Policier

Un vieille affaire

Une vieille affaire de Nicolas-Raphaël Fouque

  • Auteur : Nicolas-Raphaël Fouque
  • Titre : Une vieille affaire
  • Genre : Policier
  • Éditions : Les Éditions d’Avallon
  • Nombre de pages : 247
  • Parution : 23 avril 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Pas de fêtes de fin d’année en famille pour la journaliste Camille Trencavel. Sa rédaction l’envoie à Lille pour couvrir une affaire sordide : le viol et l’assassinat d’Élisa, abattue d’une balle dans la nuque dans le parc de son lycée. Un fait divers de plus pour les autorités, déjà accaparées par des meurtres décimant les plus hauts dignitaires de l’État. Des attentats provoquant une violente compétition entre leurs possibles successeurs. D’ailleurs, au fil des témoignages des proches d’Élisa, Camille découvre que la jeune fille avait subi des violences enfant. De la part d’un homme qui, à l’époque instituteur, côtoie désormais les plus hautes sphères de l’État…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Les Éditions d’Avallon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lille. Camille, journaliste, est envoyée sur le terrain pour écrire un article sur le meurtre d’Élise, une jeune lycéenne, assassinée dans le parc de son établissement scolaire. Au fil des témoignages, Camille va mettre les pieds dans un engrenage dont elle ne ressortira pas indemne.

Voilà un roman policier des plus efficaces. Sous format assez court, l’auteur a pourtant réussit à instaurer une tension qui monte crescendo, mais surtout à entremêler diverses facettes et pistes avec brio.

C’est ainsi qu’au fil des pages, on se retrouve plongés dans la sphère politique et dans un monde de magouilles, complots et trahisons. Virgile Acarmone est président de la République et vise un nouveau mandat. Avec son frère, Maximilien, les manipulations vont bon train afin d’arriver à leurs fins.

Si au début, je me suis demandée quel était le rapport avec le fil rouge de l’intrigue, qui pour moi demeurait la résolution du meurtre d’Élise, j’ai su me montrer patiente et bien évidemment, tout cela sera étroitement lié.

C’est qu’il faut dire qu’en à peine plus de 200 pages, Nicolas-Raphaël réussit le tour de force de partir sur plusieurs intrigues différentes, qui semblent ne rien avoir en commun et pourtant, peu à peu, tout se recoupe. Il faudra accepter l’idée de ne pas forcément comprendre où l’auteur voudra nous mener.

Bien évidemment, cette incursion dans le monde politique est inventée de toute pièce, à l’aide de personnages imaginaires. Et c’est à ce moment que je vais émettre un petit bémol. J’ai trouvé une trop grande profusion de noms et de personnages, et j’ai dû parfois revenir en arrière. Il faut rester bien concentré pour ne pas en perdre le fil.

La plume de l’auteur est très vivace. À ce propos, dans la préface écrite par l’acteur Nicolas Marié, il en fait lui-même mention en décrivant le style de Nicolas-Raphaël de cinématographique. J’ai forcément approuvé, trouvant une énorme fluidité dans la manière de raconter de l’auteur. Sous forme de courts chapitres, le roman est très bien rythmé et les pages défilent.

Un roman policier réussi, où s’entremêleront diverses intrigues, le tout servi par un rythme de narration effréné. En peu de pages, l’auteur arrive à intriguer son lecteur et il est très difficile de ne pas lire ce récit d’une traite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Non classé

Naturel pour le meilleur et pour le reste

Naturel pour le meilleur et pour le reste de Marie Drucker et Sidonie Bonnec

  • Auteur : Marie Drucker et Sidonie Bonnec
  • Naturel pour le meilleur et pour le reste
  • Genre : Essai
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 30 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alimentation, beauté, enfants, maison… Nous vous donnons nos conseils et nos coups de cœur pour vous débarrasser autant que possible de la mauvaise chimie et protéger l’environnement (ça va souvent de pair !). Des dix commandements du naturel à nos astuces zéro déchets, vous trouverez à chaque page des conseils et des solutions simples, sûres et peu coûteuses – et les moyens de les appliquer, dans un monde idéal ET dans le monde réel !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre.

Marie Drucker et Sidonie Bonnec s’allient pour nous proposer un guide pratique des plus utiles et des plus enrichissants. Au fil des pages, elles vont nous livrer diverses astuces afin de mieux consommer, pour soi-même et également pour la planète.

Le guide est très complet. Certes, il ne va pas forcément au fond des choses, mais donne des pistes et des bonnes approches, afin d’aider le lecteur. J’y ai dénoté une multitude d’astuces très variées et toutes très intéressantes à découvrir.

Plusieurs thématiques sont abordées, telles que l’alimentation, les produits ménagers. Le guide est très varié et peut se découvrir au gré de ses envies de lectures.

La plume des auteures est accessible à tous. Avec un ton clair et sans détour, les explications sont faciles à suivre. J’ai trouvé original le procédé d’insérer quelques petites illustrations, ce qui rend la lecture plus visuelle.

Un très bon guide pour mieux consommer, afin de prendre soin de soi-même et de la planète. j’ai trouvé cela très intéressant et je recommande ce livre.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le corps de Sankara

Le corps de Sankara d’Agnès Clancier

  • Auteur : Agnès Clancier
  • Titre : Le corps de Sankara
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Le Rocher
  • Nombre de pages : 280
  • Parution : 11 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Daurat, soixante ans, grand voyageur, trois fois divorcé, vient de décrocher un contrat au Burkina Faso. C’est sans doute son dernier poste et il cherche un nouveau sens à sa vie en se lançant dans un projet audacieux, l’exploitation d’une mine d’or, un investissement qui se révélera plus risqué que prévu. De son côté, Lucie, encore étudiante, se remet d’un chagrin d’amour en préparant un doctorat en sciences de l’environnement et rejoint, à Ouagadougou, une association humanitaire. Dans ce pays à l’atmosphère étouffante, où la vie quotidienne est chaotique et la situation politique incertaine, la tension pointe.

Le Corps de Sankara raconte le cheminement de deux déracinés, désireux de reprendre leur vie en main et confrontés à une réalité africaine éloignée de leurs repères. Bousculés dans leurs habitudes, ils s’attachent peu à peu à ce pays, y forgent des amitiés, Yassia, Mathias, Blaise… jusqu’à ce que leurs destinées individuelles prennent un nouveau tournant, alors que la population se soulève.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Le Rocher pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Burkina Faso. Daurat travaille pour l’ambassade. Lucie, une jeune étudiante, y développe un projet aux côtés d’une association humanitaire. Ces deux personnages ont en commun une volonté de reprendre leur quotidien en main suite à un échec amoureux. Daurat est divorcé trois fois, et vit très mal sa dernière séparation avec Elisabeth. Quant à Lucie, elle se remet difficilement d’une rupture avec celui qu’elle croyait être son grand amour. Dans un pays totalement inconnu pour eux, ils vont apprendre à se reconstruire.

C’est un très beau roman que j’ai découvert. Une véritable histoire de résilience, où chacun des personnages va remettre ses certitudes en question et apprendre à avancer suite à diverses déceptions, principalement amoureuses.

Ce roman profond offre un véritable dépaysement tant pour ses personnages que pour son lecteur. Le cadre géographique est totalement immersif et les descriptions réalisées avec beaucoup de soin et de réalisme offre une véritable immersion.

J’ai fortement apprécié la manière dont l’auteure arrive à intégrer le contexte politique d’un pays qui change. Agnès réussit un mélange des genres, mêlant la petite histoire des personnages à la grande Histoire. C’est équilibré tout au fil des pages, et le tout forme un ensemble harmonieux.

Les personnages sont très bien construits. J’ai eu beaucoup d’empathie pour Lucie et j’ai eu peur des choix de Daurat, qui se sont pas judicieux à plusieurs reprises. Ils sont très bien esquissés, et aucun manichéisme est présent chez eux, ce qui est appréciable.

La plume de l’auteure est très agréable à lire et fluide à souhait. Chaque chapitre est consacré soit à Daurat, soit à Lucie. Cependant, j’aurais aimé davantage d’équilibre, puisque tout au fil du récit, l’auteure se concentre plutôt sur Daurat. J’aurais aimé retrouver Lucie un peu plus souvent. Les titres des chapitres sont très originaux.

Un roman qui constitue un véritable dépaysement, servi par deux personnages en reconstruction suite à une déception amoureuse. C’est un très beau roman, à l’écriture fluide. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

Lettre d’amour sans le dire

Lettre d’amour sans le dire d’Amanda Sthers

  • Auteur : Amanda Sthers
  • Titre : Lettre d’amour sans le dire
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 140
  • Parution : 3 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alice a 48 ans, c’est une femme empêchée, prisonnière d’elle-même, de ses peurs, de ses souvenir douloureux (origines modestes, native de Cambrai, séduite et abandonnée, fille-mère, chassée de chez elle, cabossée par des hommes qui l’ont toujours forcée ou ne l’ont jamais aimée). Ancienne professeur de français, elle vit dans ses rêves et dans les livres auprès de sa fille, richement mariée et qui l’a installée près d’elle, à Paris.
Tout change un beau jour lorsque, ayant fait halte dans un salon de thé, Alice est révélée à elle-même par un masseur japonais d’une délicatesse absolue qui la réconcilie avec son corps et lui fait entrevoir, soudain, la possibilité du bonheur.
Cet homme devient le centre de son existence : elle apprend le japonais, lit les classiques nippons afin de se rapprocher de lui. Enfin, par l’imaginaire, Alice vit sa première véritable histoire d’amour. Pendant une année entière, elle revient se faire masser sans jamais lui signifier ses sentiments, persuadée par quelques signes, quelques gestes infimes qu’ils sont réciproques.
Le jour où elle maitrise assez la langue pour lui dire enfin ce qu’elle ressent, l’homme a disparu…
D’où la lettre qu’elle lui adresse, qui lui parviendra peut-être, dans laquelle elle se raconte et avoue son amour. Tendre, sensuelle, cette lettre est le roman que nous avons entre les mains : l’histoire d’un éveil. Ce qu’Alice n’a pas dit, elle l’écrit magnifiquement. Prête, enfin, à vivre sa vie.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, à l’aube de la cinquantaine, va faire la rencontre d’un japonais prénommé Akifumi, dans un salon de thé-massage. Elle va s’en éprendre totalement, mais n’osera pas exprimer ses sentiments. De plus, la communication est compromise, puisque Akifumi parle très mal le français. Peu importe, Alice s’inscrit à des cours de japonais. Elle va décider d’écrire une lettre à son amour platonique afin de tout lui révéler, ses sentiments comme ses secrets.

Je resssors réellement conquise de ce très beau roman épistolaire qui a la particularité de n’être construit que d’une lettre, celle d’Alice. C’est tout simplement magnifique la manière qu’a Alice de se révéler par petites touches à l’homme auquel elle n’ose pas révéler ses sentiments.

Alice va esquisser son rapport compliqué avec les hommes et les conséquences que cela a eu sur son quotidien. Devenue maman très jeune et peu respectée par les hommes en général, elle a en quelque sorte oublié la part féminine qu’elle abrite. C’est cette facette que va lui rendre Akifumi. Cette relation platonique va se révéler être une véritable renaissance pour Alice.

Tout au fil des pages, je me suis peu à peu attachée à Alice pour laquelle j’ai ressenti beaucoup d’empathie face à tout ce qu’elle a subi. Le fait de coucher sur un papier tous ses secrets lui permet de se libérer totalement. C’est vraiment émouvant de suivre son parcours et on se sent presque gênés de lire cette lettre si intime qui n’est destinée qu’à Akifumi.

La plume de l’auteure est d’une douceur indéfinissable. Les mots sonnent juste et sont choisis avec un grand soin. J’ai eu un petit coup de cœur pour ce style empli de sensibilité et de beauté. C’est le premier roman que je découvre d’Amanda Sthers et la plume m’a conquise. Elle réussit à faire passer les émotions d’une manière simple, sans avoir besoin de faire appel à des phrases alambiquées.

Un très beau roman épistolaire qui servira à la narratrice tant de déclaration amoureuse comme de libération afin de s’accepter pleinement. La plume est belle et je ressors bouleversée de cette lecture. A découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

La nuit d’avant

La nuit d’avant de Wendy Walker

  • Auteur : Wendy Walker
  • Titre : La nuit d’avant
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 18 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après une rupture difficile, Laura décide de tourner la page en se créant un profil sur un site de rencontres. Un premier rendez-vous est pris. L’homme s’appelle Jonathan Fields, il a 40 ans, il vient de divorcer. Pour le rencontrer, Laura part avec le mini van de sa sœur, Rosie, et l’une de ses robes. Elle sera, promet-elle, de retour le soir même. Le lendemain matin, elle n’est toujours pas rentrée. Que s’est-il passé cette nuit-là ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Laura quitte tout subitement pour retourner vivre à Branston chez sa sœur Rosie, son beau-frère Joe et son neveu Mason. Suite à une rupture amoureuse douloureuse, elle décide de repartir de New-York, où elle avait une situation laborale confortable. Elle va donc s’inscrire sur un site de rencontres et décrocher un premier rendez-vous. Pourtant, Laura ne rentrera pas comme elle l’avait promis à sa sœur. Que s’est-il passé ?

Wendy Walker refait appel à des thématiques qui lui sont chères dans ce nouvel opus. En effet, la notion de mémoire et de souvenirs sera très présente au fil des pages. Je dois dire que l’intrigue est tissée de manière ingénieuse et qu’avec peu de personnages et de rebondissements en cours de route, l’auteure a tout de même su me tenir en haleine tout au long de ma lecture.

Il ne faut pas lire ce roman comme un thriller qui suit les codes du genre, puisque Wendy a plutôt tendance à les casser, justement. Ici, aucune frénésie dans l’intrigue, bien au contraire. L’auteure dévoile par petites touches les pans de son récit et les mystères sont dévoilés avec beaucoup de parcimonie. Si l’on peut croire que l’on va tourner en rond, il ne faut pourtant surtout pas se décourager. Le dénouement est ingénieux et totalement inattendu.

Wendy prend le temps de travailler la psychologie des personnages, en particulier celui de Laura. Je l’ai trouvée très bien dépeinte et emplie de profondeur. L’auteure ne reste pas en surface et nous livre les personnages d’une manière authentique. Ce roman est vraiment un thriller psychologique et si vous appréciez ce genre littéraire, il vous faut découvrir cette auteure qui excelle dans ce domaine.

Les interactions entre les personnages sont intrigantes. Je me suis posée des questions tout au fil de ma lecture et l’auteure m’a totalement étonnée avec un dénouement auquel je ne m’y attendais absolument pas. Le seul petit bémol que je peux émettre, c’est la sensation d’une trop grande différence de rythme entre les trois quarts de l’intrigue et le tout dernier quart. En effet, on passe d’une espèce de langueur à une accélération brusque. J’aurais aimé avoir le même rythme tout au fil des pages. Malgré tout, cela m’a pas émaillé mon plaisir de lecture.

La plume de l’auteure est fine et profonde. J’ai été conquise par le schéma narratif. On passe de Rosie à Laura, et le tout est entrecoupé avec les comptes-rendus des séances de Laura chez son psychologue. Les passages de Laura sont écrits à la première personne et cela permet une immersion totale. À chaque début de chapitre, une indication spatio-temporelle est mentionnée, ce qui est appréciable afin de ne pas se perdre dans le récit.

Un roman psychologique très ingénieux, avec un dénouement totalement inattendu. L’auteure a su travailler ses personnages et créer un intrigue prenante. C’est une très bonne lecture que je recommande.

Ma note : 16/20

Non classé

Walter Appleduck, tome 1

Cow-boy stagiaire de Fabrice Erre et Fabcaro

  • Auteur : Fabrice Erre et Fabcaro
  • Titre : Walter Appleduck, tome 1 : Cow-boy stagiaire
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 1 février 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Walter Appleduck est un jeune homme cultivé, poli et bien éduqué qui fait un « master cowboy ». Le shérif de Dirtyoldtown et son adjoint Billy ont accepté de le prendre en stage pour lui apprendre les rudiments du métier.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

Dirty Old Town. Walter Appleduck rencontre le shérif de cette ville afin de lui demander de faire un stage en plein Far-West. Il fera alors équipe avec Monsieur Billy, et y découvrira tout ce dont il a besoin de savoir pour sa formation. À moins que ce ne soit finalement Walter qui ait beaucoup à enseigner à tout le monde.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman graphique qui m’a totalement conquise. Les auteurs ont su m’offrir de belles tranches de rires et j’en aurais volontiers lu davantage.

Ce roman graphique est divisé en plusieurs leçons qui vont constituer la formation de Walter. Si à chaque fois, cela débute avec un semblant de sérieux, cela finit toujours par une situation cocasse totalement délurée.

C’est vraiment un roman graphique que je pourrais qualifier d’intelligent, puisque sous couvert de franche rigolade, il y a des thématiques très actuelles qui sont présentes, et les auteurs ont eu la bonne idée de faire la part belle à certains préjugés qui sont tenaces. Ils vont ainsi aborder l’égalité des sexes, la presse, la politique, et livrer de manière très comique une véritable analyse tout en finesse des travers de notre société.

Le mélange des genres est très réussi et comique. Il ne faut pas oublier que les auteurs placent leur intrigue en plein dans le Far-West, et pourtant une multitude de références actuelles vont parsemer le texte. J’ai trouvé cela très original, mais surtout, c’est fait avec beaucoup d’ingéniosité.

J’ai été conquise par les graphismes que j’ai trouvé très soignés et très visuels. L’effet comique ne passe pas seulement par le dialogue, mais également par les dessins qui sont très représentatifs. Je suis bon public en règle générale, et je dois avouer que pour ma part, les effets comiques ont fonctionné à chaque fois.

Un roman graphique avec lequel j’ai passé un excellent moment de lecture et qui sous couvert de rires, est une véritable réflexion sur les préjugés qui parsèment notre société actuelle.

Ma note : 18/20

Policier

Le monde des anges

Le monde des anges de René le Gal

  • Auteur : René le Gal
  • Titre : Le monde des anges
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre des pages : 336
  • Parution : 11 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un homme, une femme et leur fils de dix ans sont retrouvés morts dans une chambre d’hôtes, louée pour des vacances dans le Var. La première hypothèse est celle d’un « suicide familial ». L’enquête est confiée au lieutenant Frédéric Belaïd, qui ne tarde pas à suivre une autre piste que celle du suicide.
Les crimes s’enchaînent et les questions, de plus en plus nombreuses, restent sans réponse. Puis un autre crime est commis. Et encore un autre.
Mais qui est le meurtrier ? Quel est son mobile ? Et s’il n’agissait pas seul ?
Le lieutenant Frédéric Belaïd et ses adjoints, la jeune lieutenante Ninon Fourier dont c’est le baptême du feu, et le major Thibault Silvere ne seront pas trop de trois pour élucider cette énigme qui les plongera dans un passé tragique et révélera de terribles secrets.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le Var. Dans une chambre d’hôtes, un couple et leur fils vont être retrouvés morts. La première hypothèse est d’emblée celle d’un suicide familial. Frédéric, le lieutenant en charge de l’enquête, va suivre d’autres pistes. Que s’est-il réellement passé ?

Voilà un roman qui ne permettra pas une seule page de répit. En effet, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer une seule fois, et même si parfois j’aurais apprécié que l’auteur s’arrête sur certaines explications, j’ai tout de même apprécié ce rythme dans l’enquête.

Si au départ j’ai pensé à un schéma très classique, il n’en est rien. L’intrigue est réellement complexe et j’y ai retrouvé tous les ingrédients nécessaires afin de passer un bon moment de lecture.

Je me suis énormément attachée à l’équipe d’enquêteurs et en particulier Ninon, qui est en est à ses tout débuts. J’ai trouvé les personnages très bien dépeints. Si parfois j’ai trouvé que la résolution des faits se faisait de manière trop rapide et trop simple, cela ne m’a pas dérangée, même si à certains moments j’avoue que j’aurais apprécié avoir davantages d’explications. Le rythme est si effréné que l’auteur ne prend pas forcément le temps de tout nous expliquer dans le détail.

Les secrets sont nombreux et le déroulé de l’intrigue est sans failles. J’ai été très surprise par certaines révélations et le suspense est intact jusqu’au bout.

La plume de l’auteur est entraînante. Sous un style vif et audacieux, l’auteur va attraper son lecteur dès le début et il sera très difficile de lâcher ce roman.

Une enquête policière complexe, prenante et surprenante, servie par une écriture entraînante et une équipe d’enquêteurs attachants. Une très bonne lecture.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les trois vies de l’homme qui n’existait pas

Les trois vies de l’homme qui n’existait pas de Laurent Grima

  • Auteur : Laurent Grima
  • Titre : Les trois vies de l’homme qui n’existait pas
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 8 juillet 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq sélectionné en tant que finalistes de la catégorie littérature blanche et dont je fais partie du jury. Ce roman ne faisait pas partie de mes sélectionnés, et ce pour plusieurs raisons, mais malgré tout, cela a été une bonne lecture. Je vous dis tout dans mon avis.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici :

– Sur leur site web : ici

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– Sur Twitter : ici

Résumé

Tino n’existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d’un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l?État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s’inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu’il lui avait faîte un jour de vivre plusieurs vies !

Mon avis

Tino et son père ont vécu toute leur vie ensemble. Ils ont la particularité de n’exister pour personne. En effet, aucun des deux hommes n’est déclaré à l’état civil. Dès lors, ils vont mener une vie de bohème à bord de leur Citroën et en compagnie du Chien. L’animal de compagnie est un cadeau du père à son fils et ils n’ont jamais ressenti le besoin de lui trouver un autre nom. Pourtant, un jour, tout va basculer lorsque le père de Tino décède subitement. Il va alors devoir apprendre à vivre seul, mais surtout, il va honorer les volontés de son père. Il mènera plusieurs vies, puisque son père a toujours cru en lui.

C’est un très beau roman que j’ai découvert, mais je suis restée sur ma première impression au moment où j’ai découvert les dix premières pages. J’ai eu énormément de mal à y croire. Les deux hommes vont voyager, travailler, et ainsi de suite, sans avoir jamais été déclarés à la mairie. Cela semble un peu poussif, je dois bien l’avouer.

Mais en continuant cette lecture, je me suis aperçue du beau message que nous transmet Laurent au travers de Tino et de son récit, et j’ai pris le parti de laisser de coté mes à-prioris, pour simplement me laisser porter par ce que nous proposait l’auteur.

Finalement, c’est un roman qui m’a plu à bien des égards. Je me suis totalement attachée à Tino et à sa grande force de volonté. Une multitude de thématiques sont abordées avec tact. Laurent va en quelque sorte dénoncer la société de consommation dans laquelle nous évoluons.

De rencontres en expériences, Tino va vivre trois vies différentes. C’est original et ingénieux de la part de l’auteur. Même si ces trois vies sont distinctes, Tino est toujours reconnaissable de par ses valeurs et son authenticité.

La plume de l’auteur est très poétique. Si elle est très belle, pour ma part, je n’ai pas toujours été entraînée et j’ai trouvé que parfois l’ensemble pouvait paraître peu aéré. Très peu de discours sont présents. L’usage de la première personne est judicieux et permet de nous immerger totalement dans le quotidien de Tino.

Un très beau roman, aux allures de road-trip. Le postulat de départ ne m’avait pas forcément convaincue, mais tout au fil des pages, je me suis laissée séduire par cette quête de soi. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain auto-édité

Jusqu’à toi de Carole Foster

Jusqu’à toi de Carole Foster

  • Auteur : Carole Foster
  • Titre : Jusqu’à toi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 42
  • Parution : 13 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Trois vies, trois destins.

Le moment où tout bascule.

Tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment : l’émotion, l’amour, le suspense, les rebondissements. Des histoires riches saupoudrées d’une pincée de mystère. Des messages forts.

Un coeur trop grand

Passion et féerie. Coincée à l’aéroport à cause d’une tempête de neige, Doris va-t-elle réaliser le rêve de toute une vie : danser à Broadway ?

Ma plus belle histoire, c’est vous !

Destin et hasard. Gravement malade, Elena attend d’être greffée, sa vie ne tient qu’à un coup de fil. La veille de Noël, elle décide de quitter les murs de l’hôpital avec sa soeur. Une escapade extraordinaire…

La rose blanche

Entre rêve et réalité. Pour éviter l’orage, Jack choisit de s’abriter sous l’auvent d’une mystérieuse demeure. À partir de cet instant, sa vie sera bouleversée à jamais…

Une véritable invitation au bien-être et à la réflexion.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Carole Foster pour sa confiance et grâce a qui j’ai pu découvrir ce roman.

Carole nous propose ici trois nouvelles très différentes les unes des autres, mais avec le même fil rouge relatif à chacune d’elles, à savoir la notion de hasard. J’avoue ressortir quelque peu mitigée de ma lecture, notamment de par la trop grande simplicité dans le déroulé de l’action.

Je garde bien en tête qu’il s’agit d’un recueil de nouvelles, et que cet exercice littéraire devient compliqué lorsqu’il s’agit d’instaurer du relief à ses histoires. Mais ici, ce qui m’a réellement posé problème, c’est que parfois, c’est trop gros pour y croire. J’ai eu beaucoup de mal par conséquent à me laisser entraîner par ce que proposait Carole.

Dans la première nouvelle, nous allons suivre Doris, une jeune fille originaire du Mexique et passionnée par la danse. Ses parents sont totalement contre et elle n’a que sa professeure pour croire en elle. Elle va donc décrocher une audition et c’est pendant l’attente à l’aéroport qu’elle fera la rencontre d’un jeune homme. Cette nouvelle est celle qui m’a le moins plu, ne croyant absolument pas à ce que je lisais, malheureusement. Même si le fond de l’histoire est beau, j’ai trouvé le déroulé trop facile.

Dans la deuxième nouvelle, c’est Tiffany, une jeune fille en attente d’une greffe et hospitalisée, que l’on va retrouver. Elle va tâcher de convaincre sa sœur Juliette afin de partir en virée. C’est cette nouvelle qui m’a le plus touchée et peut-être même bouleversée. De nouveau, les coïncidences sont invraisemblables, mais je n’en ai pas vraiment tenu compte tant je l’ai trouvée émouvante.

Dans la troisième nouvelle, on va découvrir Jack, qui se remet avec beaucoup de difficultés de sa rupture avec Isabelle. Je n’en dirai pas davantage, pour ne surtout pas spoiler. J’ai trouvé ce récit original et là, ce qu’il m’a manqué, ce sont davantage de pages afin d’instaurer un supplément de profondeur.

La plume de l’auteure est très fluide et agréable à lire. D’un style simple et sans fioriture, les pages défilent. Même si je n’ai pas spécialement accroché à ce recueil, c’est avec grand plaisir que je vais m’empresser de découvrir l’un de ses romans. Je serai très curieuse de voir ce que cela donne avec une histoire plus longue.

Un recueil qui explore la notion de hasard sous toutes ses formes. J’ai trouvé cela peu crédible et j’ai eu du mal à me laisser porter par les personnages. Cependant, la belle plume me donne envie de découvrir l’un des romans de l’auteure.

Ma note : 12/20

Jeunesse

Émile et Mado : Enfants dans la résistance

Émile et Mado : Enfants dans la résistance de Sophie de Mullenheim

  • Auteur : Sophie de Mullenheim
  • Titre : Émile et Mado : Enfants dans la résistance
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Fleurus
  • Nombre de pages : 216
  • Parution : 13 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Paris, avril 1943.
Emile attend. Sa mère est infirmière à la Pitié-Salpêtrière. Si elle ne rentre pas de la nuit, il sait ce qu’il doit faire : partir avec Puce, son épagneul, et prendre le train jusqu’à Chartres où il retrouvera sa tante Jeanne. À 4 heures du matin, sa décision est prise : il quitte les lieux.
Sur le quai de la gare, Mado répète son texte en secret : « Je m’appelle Madeleine Germain, je suis née le 12 mars 1931, je m’appelle… ».
Le train est à quai. La Gestapo patrouille. Les deux enfants sont en danger…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fleurus pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris, 1943. En pleine Seconde Guerre Mondiale, Émile, bientôt 12 ans, attend le retour de sa maman, qui travaille de nuit en tant qu’infirmière. Ne la voyant pas rentrer, il va se décider à faire ce qu’elle lui avait demandé dans le cas où cela arriverait. Il va donc prendre la sacoche de son père, qui est fait prisonnier, et partir à Chartres retrouver Jeanne, la sœur de sa maman. Il sera accompagné de sa chienne, Puce. Au même moment, Mado, 12 ans, et dont les parents ont été arrêtés, a changé de nom et s’apprête également à rejoindre Chartres.

J’ai été réellement conquise par ce court roman d’amitié entre deux enfants courageux, avec pour cadre historique la Seconde Guerre Mondiale, et le tout servi par une plume accessible à tous les publics. Je ressors émue de cette lecture et j’aurais bien aimé en lire quelques pages de plus.

Certes, la thématique de la guerre n’est pas abordée de façon exhaustive, mais il ne faut pas oublier que ce récit s’adresse avant tout à un public plus jeune. L’idée n’est donc pas de rendre cette lecture rébarbative, mais vise plutôt à servir d’apprentissage afin de sensibiliser le lecteur.

L’histoire d’amitié qui se tisse au fil des pages m’a bouleversée. J’ai trouvé cela très beau, et j’ai fortement apprécié que l’auteure aborde son récit d’une manière plus douce, tout en montrant malgré tout la dureté de la situation. Les deux enfants sont très attachants.

Sophie a su instaurer une tension tout au fil des pages, et je les ai tournées rapidement tant j’ai eu peur pour ces deux amis. Les rebondissements sont multiples, les rencontres nombreuses et certains moments sont réellement angoissants.

L’auteure mettra de belles valeurs en exergue, telles que l’amitié, la loyauté et le courage. Il faut dire que les deux amis n’en manquent pas tout au fil des pages. À eux deux, ils vont porter l’histoire et je les ai trouvés très touchants.

La plume de l’auteure est fluide et surtout, abordable pour le jeune public à qui elle s’adresse. Sous forme de courts chapitres, et avec un style vivace, les pages défilent sans meme s’en apercevoir. Le petit lexique à la fin peut être très utile aux plus jeunes pour savoir la signification de certains termes.

Un roman jeunesse avec pour toile de fond la Seconde Guerre Mondiale. L’amitié aura une place centrale et le courage ne sera pas en reste, le tout servi par une plume qui conviendra à tous les publics. Une réussite à ne pas manquer.

Ma note : 19/20

Contemporain

Quelqu’un de bien

Quelqu’un de bien de Françoise Bourdin

  • Auteur : Françoise Bourdin
  • Titre : Quelqu’un de bien
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 300
  • Parution : 20 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Faire face à l’adversité et se prouver qu’on est quelqu’un de bien.
Généraliste dans le Luberon, Caroline Serval exerce son métier avec passion et dévouement, aux côtés de sa sœur Diane, secrétaire médicale. Devant la pénurie de médecins qui sévit dans la région, elle doit accepter de plus en plus de patients, au détriment de sa vie privée. Sa seule perspective est de recruter un confrère pour agrandir le cabinet. Cependant, qui acceptera de s’établir dans ce village de Provence, certes magnifique mais loin de tout ?
Caroline et Diane fréquentent régulièrement les frères Lacombe. Paul et Louis vivent tous deux dans la propriété viticole de leur père désormais installé en maison de retraite. Paul, attaché à la terre et à la vigne, produit un vin nature, tandis que Louis, informaticien, vient de quitter Paris pour retrouver ses racines.

Les uns et les autres assument leurs choix personnels, et pourtant l’adversité guette. Entre les vocations chevillées au corps, les élans du cœur et les lourds non-dits familiaux, ces quatre-là vont devoir reconsidérer leur existence pour avancer. L’occasion donnée à chacun de se demander qui il est réellement, et d’essayer de se prouver qu’il est quelqu’un de bien.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Provence. Caroline et Diane sont deux sœurs qui travaillent toutes deux dans un cabinet médical. Alors que Caroline s’occupe des consultations, Diane s’occupe plutôt de la paperasse. Elles fréquentent les frères Lacombe, Louis qui est informaticien et Paul qui a reprit le domaine viticole de leur père.

Voilà un très beau roman que j’ai su apprécier à sa juste valeur. Françoise propose un univers fait de bienveillance et de tendresse, et je pourrais aisément classer ce récit dans la catégorie des feel-goods. Si je lui reconnais certains défauts, ils n’ont en rien émaillé mon plaisir de lecture.

Dans un cadre géographique idiyllique, Françoise déroule une intrigue qui peut paraître simple de prime abord et pourtant, elle a su instaurer une tension et beaucoup de révélations tout au fil des pages. Beaucoup de non-dits et de secrets familiaux parsèment ce récit et c’est avec grand interêt que j’ai dévoré ce livre, en ayant à chaque fois envie d’en savoir plus.

Si l’histoire est toute simple, la force réside indubitablement dans les personnages qui sont extrêmement attachants, touchants et bien esquissés. Il est impossible de ne pas s’attacher aux deux sœurs, et en particulier à Diane qui fait tout pour protéger Caroline. Les deux frères ne sont pas en reste, et j’ai beaucoup apprécié Paul, torturé à cause du froid entre son père et lui. J’ai suivi avec émotions leurs aventures et je voulais que tout s’arrange pour eux.

L’autre point fort de ce roman, c’est incontestablement l’immersion dans le monde viticole. J’ai beaucoup aimé cette dimension apportée au roman, et je me suis laissée prendre dans ce cadre, même si j’avoue m’y connaître très peu dans ce domaine. Françoise a réussi à tisser des intrigues entrecroisées, qu’elles soient humaines ou matérielles et elle le fait avec talent. Malgré tout, et c’est le seul point que je peux reprocher à l’histoire, c’est sa prévisibilité à certains moments.

La plume de l’auteure est d’une grande douceur, mais surtout c’est fluide au point de ne pas avoir vu défiler les pages. Les chapitres sont assez longs mais chacun d’entre eux alterne entre les points de vue des personnages et c’est vraiment un procédé de narration très agréable.

Un roman qui allie douceur, secrets et immersion dans le domaine viticole, le tout servi par des personnages très attachants. J’y ai retrouvé beaucoup des ingrédients qui font de ce roman un véritable feel-good. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 16/20

Romance

Est-ce que Maxence embrasse bien ?

Est-ce que Maxence embrasse bien ? de Christelle Da Cruz

  • Auteur : Christelle Da Cruz
  • Titre : Est-ce que Maxence embrasse bien ?
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 6 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Trentenaire, célibataire… mais pas encore désespérée !

Se faire larguer après dix ans de relation et emménager seule pour la première fois de sa vie ? Ce n’est pas tout à fait ce que Caroline avait imaginé pour ses trente ans. Perdue au milieu des cartons (et dans sa vie), elle tombe sur son vieux journal intime et y redécouvre les questions qu’elle se posait quand elle avait quinze ans.
Est-ce que tu es heureuse ?
Est-ce que Love Actually est aussi bien que tu l’espérais ?
Est-ce que Maxence embrasse bien ?
Justement, elle n’a rien de prévu dans les prochains mois, si ce n’est sortir avec ses amis pour oublier son ex. Alors pourquoi ne pas en profiter pour chercher une réponse à toutes ces questions ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre.

Caroline, une jeune trentenaire, a tout pour être heureuse. En couple depuis dix ans avec Thomas, elle file le parfait amour. Ses deux meilleures amies Lydia et Louise et son meilleur ami Guillaume, sont d’un soutien indéfectible. Elle occupe un poste d’assistante sociale dans un centre hospitalier. Pourtant, la machine va s’enrayer lorsque Thomas la quitte lâchement. La jeune femme va alors retrouver un vieux journal intime, où elle y avait inscrit quelques questions laissées sans réponse. Elle va se donner le but d’y répondre enfin.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman trop court à mon goût, tant je n’avais pas envie de quitter la bande d’amis de cette histoire. C’est vraiment le feel-good par excellence, et la romance occupe une petite place par rapport à l’amitié qui est elle, très présente.

Ce roman a toutes les allures de la chick-lit. La bande d’amis m’a énormément touchée et je ressors de cette histoire vraiment émue. Le journal intime rythme les aventures de Caroline et c’est riche en émotions. J’ai trouvé le postulat de départ très original et avec ce point de départ, l’auteure déroule une intrigue dans laquelle elle a pu entremêler rire et émotions.

Le personnage de Caroline m’a touchée. Suite à l’épreuve de se retrouver seule après dix ans de relations, elle doit apprendre à se reconstruire. Ses amis ne sont pas en reste et je me suis énormément attachée à eux aussi. J’ai aimé la manière dont Christelle a mis en avant de belles valeurs telles que l’amitié, la fidélité et la loyauté.

La plume de l’auteure est douce et entraînante. J’ai beaucoup accroché au style de Christelle qui est très fluide. Les chapitres sont de taille moyenne, et j’avoue qu’il est difficile de lâcher le roman. En peu de pages, toute une palette d’émotions est présente. C’est très réussi.

Une romance où l’amitié occupe une place centrale. Les personnages sont attachants et je suis passée par beaucoup d’émotions. Un petit bonbon littéraire empli de douceur. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Un garçon sur le pas de la porte

Un garçon sur le pas de la porte d’Anne Tyler

  • Auteur : Anne Tyler
  • Titre : Un garçon sur le pas de la porte
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Phébus
  • Nombre de pages : 170
  • Parution : 12 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée – jusqu’au jour où il trouve Brink Adams qui l’attend sur le pas de sa porte.

Car l’adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique… Pour l’homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Phébus pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Baltimore. Micah est un quarantenaire à la routine bien huilée. Il travaille à son compte en tant que dépanneur informatique et semble filer le parfait amour avec Cass. Pourtant, tout ce quotidien va se retrouver chamboulé le jour où, sur le pas de sa porte, il va rencontrer Brink, un jeune homme qui lui assure être son fils. Comment Micah va-t-il réussir à gérer cette situation ?

C’est un très beau roman que propose Anne Tyler. À vrai dire, il faut lui reconnaître une grande simplicité et pourtant, je n’en demanderai pas davantage à ce roman. Ici, pas de rythme effréné, pas de complication dans l’intrigue.

Anne Tyler va simplement nous narrer des tranches de vie, et toujours avec beaucoup de justesse et de finesse. Le travail de Micah l’amène à rencontrer des personnes et c’est justement de quoi est fait ce roman, de rencontres et d’interactions entre les divers personnages.

J’ai retrouvé énormément de douceur dans ce récit simple, mais aussi une écriture emplie de réalisme. Anne Tyler va analyser les sentiments et les caractères de ses personnages avec une grande acuité et beaucoup de sensibilité. Je me suis totalement attachée à Micah, que j’ai trouvé attendrissant dans sa routine et ses petites habitudes. L’auteure se livre à une introspection d’un quartier avec beaucoup de justesse.

La plume de l’auteure est à l’image de son récit, douce et tendre à la fois. Sous un style épuré et sincère, Anne Tyler déroule le quotidien de ses personnages. Le roman est assez court mais offre une étude approfondie du quartier où se déroule cette histoire. Les chapitres sont de taille égale.

Un roman tendre où l’auteure dépeint avec beaucoup de réalisme le quotidien de personnages attachants. J’ai été conquise par une écriture juste et sensible. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Thriller

La Catabase

La Catabase de Jack Jakoli

  • Auteur : Jack Jakoli
  • Titre : La Catabase
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Phenix Noir
  • Nombre de pages : 308
  • Parution : 15 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs 2019, dans la catégorie littérature noire dont je fais partie du jury. Pour être tout à fait honnête, c’est un roman que je ne voulais absolument pas lire, pour cause d’une première scène qui m’a totalement rebutée. Très violente, abominable et abjecte, gore au possible, cela ne m’a pas donné envie d’en savoir plus sur cette histoire. Il faut savoir qu’au moment de la sélection, nous ne disposons que de la couverture, du synopsis et des dix premières pages. Elle m’avaient largement incité à ne pas voter pour ce roman. Malgré tout, le jury à semblé conquis et il a fait partie de la sélection finale. Et… heureusement, j’ai envie de dire, puisque finalement… et oui, j’ai moi aussi été totalement prise entre les lignes de cette intrigue et j’en ressors conquise. Comme quoi, il ne faut jamais rester sur une première mauvaise impression. Je vous raconte tout cela plus en détail.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici :

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Résumé

Elle émerge lentement, aveuglée par un projecteur.
Nue et enchaînée à une table métallique.
Près d’elle, un homme portant un masque de porc installe une caméra.
Il se retourne vers l’objectif et prononce quelques mots avant de saisir un marteau : « J’ai bien reçu vos paiements. Nous allons pouvoir commencer conformément à vos directives. »
Belgique, été 2006.
Un promeneur découvre un corps sauvagement mutilé.
Contraint d’intégrer la section criminelle d’un village tranquille, Matt entame sa première enquête.
Rien ne pouvait le préparer à ce qu’il va découvrir.
Tiré de faits réels, Jack Jakoli vous invite à prendre part à une terrible descente aux Enfers…

Mon avis

Karen, une jeune mère de famille, est retrouvée sauvagement assassinée, suite à des tortures abominables. D’emblée, les soupçons vont se porter sur Gabriel, puisque tout semble l’accuser. Mais si la vérité était bien plus compliquée et indicible ? Que s’est-il réellement passé ?

Le roman s’ouvre sur une scène insupportable et j’aime autant prévenir les âmes sensibles. C’est d’une rare violence et il aurait été appréciable d’avoir une petite mention pour public averti sur la couverture. L’auteur prend un grand risque avec cette ouverture de roman. Mais il faut également dire qu’une fois cette scène passée, le gore sera davantage suggéré et non si explicite, soyez rassurés.

L’auteur n’aura pas fait dans la dentelle et nous entraîne vraiment au cœur de l’horreur absolue. Si au début j’ai été réticente à cette lecture, je me suis finalement laissée entraîner par un déroulé sans faille dans l’action, et je voulais vraiment connaître le dénouement qui sera à l’image de tout le roman, noir et âpre.

Jack n’a pas forcément travaillé ses personnages pour leur donner tout le relief nécessaire, et s’il subsiste certains clichés, cela ne m’a pas vraiment dérangée de ne pas avoir une étude psychologique de tous les caractères. Finalement, il est clair que Jack a voulu nous montrer toute la noirceur possible et imaginable de certains êtres humains. C’est peut-être ce que je peux lui reprocher. Il n’y a aucun personnage pouvant humaniser cette intrigue, mais c’est un parti pris de l’auteur et je trouve qu’il a très bien réussi à faire passer ce qu’il voulait.

De page en page, l’auteur m’a attrapée peu à peu et j’ai eu énormément de mal à lâcher cette intrigue. J’ai été bouleversée à plusieurs reprises. Je me réitère dans le fait que c’est vraiment très noir.

La plume de l’auteur est entraînante. Certes, je dois reconnaître avoir croisé quelques soucis de syntaxe et même parfois des phrases qui n’avaient pas vraiment de sens. Cela ne m’a pas forcément dérangée, mais je pense que le roman gagnerait à régler ces quelques petits problèmes. En tout cas, et c’est indenaible, le récit est extrêmement bien rythmé. Sous forme de chapitres courts, chose à laquelle j’adhère totalement lors de la lecture de thrillers, les pages défilent. À chaque début de chapitre, l’auteur a bien indiqué l’espace spatio-temporel et c’est appréciable, puisque je ne me suis jamais perdue dans l’intrigue, malgré les personnages nombreux et le changement fréquent de décor.

Un roman noir où l’auteur maîtrise les codes du thriller, entraînant le lecteur dans l’horreur absolue. Les pages défilent et malgré quelques problèmes de syntaxe, c’est une réussite.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

L’exemple

L’exemple de Maryn Morgan

  • Auteur : Maryn Morgan
  • Titre : L’exemple
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-Édité
  • Nombre de pages : 58
  • Parution : 9 avril 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

A 23 ans, Clément aurait dû vivre la plus belle période de son existence, celle où l’insouciance règne en maître, celle où l’on se sent invulnérable, celle de tous les possibles. Pourtant, son quotidien est tout autre, et pour le rendre supportable, les anxiolytiques deviennent ses meilleurs alliés. Trahi, abandonné par ceux qu’il aimait, il subit journellement le mépris et la causticité de parents obsédés par l’apparence et la réussite matérielle. Cette réussite tapageuse, incarnée par un frère absent, devient l’Exemple à suivre. Un exemple que Clément rejette : son cœur le refuse, sa vie est ailleurs. Mais parviendra-t-il à supporter la pression de son entourage ou devra-t-il se soumettre, se renier lui-même, pour finalement suivre l’Exemple ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Maryn Morgan pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Clément est un petit garçon soumis constamment à la pression qu’exercent ses parents sur lui afin qu’il devienne le meilleur. Son grand frère Alexandre lui fait alors une promesse. Un jour, ils partiront tous les deux au soleil, loin de tout le monde. Pourtant, un matin, Alexandre disparaît sans lui fournir d’explications pour aller faire ses études.

Maryn nous propose ici un récit sous forme de nouvelle. C’est une réussite totale. À la fois tendre et puissante, cette intrigue tient toutes ses promesses et est très aboutie. Maryn a réussit en très peu de pages à instaurer divers éléments qui rendent ce récit très profond.

Je me suis totalement attachée à Clément, qui doit endurer une pression énorme. L’auteure a mis en exergue les ravages irréparables que peut causer cette recherche constante de perfection. J’ai eu beaucoup d’empathie pour lui. La souffrance qu’il ressent lorsque son frère part sans explications m’a énormément touchée.

L’arrivée de Louis dans l’histoire est d’une grande émotion. En effet, Clément va faire la rencontre de ce vieil homme et se lier d’amitié avec lui. Il pourra ainsi se reconstruire et reprendre confiance en lui. C’est vraiment émouvant et l’auteure a su instaurer beaucoup de sensibilité tout au fil des pages.

Le récit est rondement mené et le dénouement est inattendu. Je n’ai pu m’empêcher de ressentir beaucoup de tristesse. Le tout est cohérent, prenant, et c’est vraiment une réussite.

La plume de l’auteure est très fluide et avec cette nouvelle, j’ai pu me faire une idée précise du style de Maryn. Cela m’a beaucoup plu. L’écriture est soignée. Il subsiste quelques petites coquilles, mais qui n’émaillent en rien le plaisir de lecture.

Une nouvelle puissante, forte et riche en émotions. En peu de pages, l’auteure a su distiller beaucoup de suspense et propose un récit qui ne laissera pas le lecteur indifférent. À découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Caribou Baby

Caribou Baby de Meg Rosoff

  • Auteur : Meg Rosoff
  • Titre : Caribou Baby
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 96
  • Parution : 12 septembre 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Je m’appelle Jess. J’ai 17 ans, et je viens d’avoir un bébé. Bon … pas n’importe quel bébé : un bébé caribou. Personne ne sait comment c’est arrivé. On n’avait rien détecté.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Rageot pour cette lecture.

Londres. Jess et Nick, deux très jeunes adultes, sont devenus parents. La surprise est totale lorsque Jess accouche en fait d’un bébé caribou. Un long combat va alors commencer pour pouvoir intégrer au mieux leur bébé dans un environnement non adapté pour lui.

Si j’ai apprécié la thématique qu’il faut voir entre les lignes, je ne suis pas très convaincue de la manière dont elle a été traitée. Si j’y ai dénoté énormément d’originalité, j’ai trouvé le tout beaucoup trop allégorique, et je ressors quelque peu mitigée.

Bien évidemment, il faut voir dans ce court récit une analogie et un bel hommage aux familles d’enfants dits différents. La thématique est traitée sous forme de métaphores au travers de ce bébé caribou. C’est orignal, c’est certain, mais j’ai trouvé le récit pas assez abouti.

Cela vient sûrement du fait qu’il est bien trop court. En effet, il s’agit presque d’une nouvelle et pour aborder cette thématique si délicate, c’est trop peu de pages. Malgré tout, j’y ai retrouvé beaucoup de tendresse et de douceur dans cette petite histoire.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. Le style est entraînant, et le récit se lit d’une traite. Le bébé caribou est très attachant, et le désarroi de ses parents est touchant. J’ai beaucoup aimé les personnages. Je reste vraiment mitigée sur la forme, plutôt que sur le fond, n’ayant pas forcément adhéré à cette métaphore tout au fil des pages.

Un récit abordant une thématique difficile, sous forme de petit conte et de métaphores diverses au travers d’un bébé caribou. Je ne suis pas forcément convaincue. Malgré tout, l’originalité de ce court roman est indéniable.

Ma note : 14/20

Contemporain

Modifié

Modifié de Sébastien L. Chauzu

  • Auteur : Sébastien L. Chauzu
  • Titre : Modifié
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 11 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Parfois la vie nous réserve de drôles de surprises, capables de faire vaciller les êtres les plus sûrs de leurs principes. Martha Erwin par exemple, dont le mot d’ordre était jusque-là : famille je vous hais.
Femme d’une quarantaine d’années en couple avec Allan depuis longtemps, préférant le whisky aux enfants et le silence aux longues discussions, Martha menait une existence plutôt tranquille. Détective improvisée pour le groupe Erwin, la quatrième fortune du Canada, dirigée par son oncle, son ambition tenait à son indépendance. Certes, filer les employés du groupe et vivre avec les deux boules de poils qui servent de chiens à Allan, n’est pas exactement ce dont elle avait rêvé. Mais Martha sait se contenter de plaisirs simples, par exemple rendre folle Allison, la fille d’Allan, pour l’empêcher d’emménager chez eux. Jusqu’à un soir d’hiver où un jeune garçon répondant au nom de Modifié se met en travers de sa route. Enfant adopté qu’on devine différent (son surnom lui vient du programme « modifié » qu’il suit à l’école), médusé par les chasse-neiges et déblayeur de neige hors pair, Modifié se met à leur rendre visite régulièrement pour dégager leur allée. Au grand dam de Martha qui doit gérer la plus périlleuse mission de sa carrière : mettre hors de cause Daniel Erwin, son cousin, héritier tout désigné de l’empire, qui est accusé du meurtre de son coach de soccer. Pour quelqu’un qui n’aime pas la famille, les choses se compliquent légèrement.
Sans dévoiler les mille rebondissements qui ponctuent ce roman, disons que celle dont le cœur semblait, sinon fermé, du moins bien caché, va se retrouver modifiée par cet étrange garçon qui, comme elle, ne mâche pas ses mots et peine à exprimer ses sentiments, sans pour autant ne pas en éprouver. Tour à tour hilarant et bouleversant, tendre et mordant à la fois, Modifié fait partie de ces livres qu’on ne peut plus oublier une fois qu’on les a lus. Un condensé d’émotion et d’humour sans une larme de sentimentalisme, qui nous prend, nous fait rire et pleurer, qui nous cueille par surprise.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Martha, détective privée pour le compte de son empire familial, est une femme haute en couleurs et évolue au sein d’un foyer pour le moins atypique. Mariée à Allan, elle déteste cordialement Allison, la fille de son époux. Allan est davantage centré sur ses deux bichons que sur sa femme, et au milieu de tout cela, va alors apparaître un jeune adolescent, surnommé Modifié, et passionné par les chasses-neiges.

Le ton du roman est donné dès le départ et le décor est planté sans détour. C’est totalement déjanté et il est très difficile de faire rentrer ce roman dans une catégorie prédéfinie, tant l’originalité et le style décalés y font légion.

J’avoue que je ressors de ce roman sans vraiment savoir si je l’ai apprécié à sa juste valeur ou si je suis passée à côté du texte que propose l’auteur. Beaucoup de qualités sont présentes dans ce récit. Mais il m’a peut-être manqué un fil conducteur. Il y a une enquête policière qui vient se greffer tout au fil des pages. Pourtant, je ne peux pas dire que c’est le point d’orgue du roman, celle-ci servant davantage de prétexte à l’auteur pour mettre en exergue le caractère totalement déjanté de Martha.

Plus qu’une intrigue prenante, ici ce sont surtout les personnages qui porteront l’histoire. D’un caractère bien trempé chacun, mais surtout totalement atypiques, ils font la force de ce roman. J’ai particulièrement apprécié la relation entre Allison et Martha, qui oscille entre amitié et haine. C’est complexe, ambigu, et cela donne droit à des passages vraiment burlesques.

Le personnage de Modifié a réussi à me toucher, et pourtant, à y regarder de plus près, il ne parle presque pas pendant le récit. Pourtant, de par sa manière bien à lui de réagir, le personnage est des plus attachants et très bien construit.

La plume de l’auteur est à l’image de son roman, atypique et originale. Pour ma part, ce style m’a conquise du début à la fin, et je ne m’en suis pas lassée. Par contre, j’ai eu une sensation de manquement d’explications parfois, l’auteur allant trop vite d’une pensée à l’autre.

Un roman atypique qui est très difficile à classer. J’en ai apprécié la lecture mais je n’ai pas toujours compris où voulait me mener l’auteur. Ne serait-ce que pour son originalité, c’est un récit à découvrir.

Ma note : 15/20

Romance

L’héritage maudit

L’héritage maudit de Heather Graham

  • Auteur : Heather Graham
  • Titre : L’héritage maudit
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 1 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

A peine arrivé à La Nouvelle-Orléans, dans la plantation dont il est l’un des héritiers, le détective privé Aidan Flynn découvre des ossements humains. Des crimes récents, selon Aidan. Rien qui nécessite une enquête, selon la police. Décidé néanmoins à percer ce mystère, Aidan se résout à faire appel à Kendall Montgomery, une jeune femme qui a vécu dans la demeure auprès de sa grand-tante et affirme être en contact avec les fantômes qui hanteraient la propriété. Bien que sceptique face à ce qu’il attribue d’abord à l’imagination de la jeune femme, Aidan finit par admettre qu’il n’a pas seulement hérité d’une propriété au charme étrange, mais également d’un sombre secret de famille, enfoui depuis plusieurs générations. Grâce à l’aide de Kendall, Aidan va peu à peu lever le voile sur un mystère qui fait resurgir les fantômes de la famille Flynn… et se délivrer de la fatalité de cet héritage maudit.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nouvelle-Orléans. Lorsque les frères Flynn reçoivent en héritage une vieille bâtisse dans une plantation, Aiden, l’un des membres de la fratrie, décide alors d’aller visiter cela de plus près. La surprise est à son apogée lorsqu’il y découvre des ossements et des traces de sang. Aidé par Kendall, qui a vécu dans cette demeure et qui affirme être en contact avec des fantômes qui hantent la demeure, il va tenter de percer à jour le mystère de cette plantation. Que s’est-il donc passé ?

Je ressors totalement conquise de ce roman qui réunit à lui tout seul tous les ingrédients qui me permettent de passer un excellent moment de lecture, en général.

L’auteure a su effectuer un habile mélange des genres, et a su se renouveler tout au fil des pages, sans se cantonner à un fil rouge préétabli, bien au contraire.

Heather a su créer une atmosphère pesante et a donné une grande dimension mystérieuse à son intrigue. J’ai cherché à résoudre les mystères en même temps que nos deux protagonistes, et je peux vous dire que jusqu’au fin mot de l’histoire, il est très difficile d’imaginer le dénouement. Le suspense est donc maintenu tout au long de la lecture et c’est très appréciable. On sent que l’auteure a mûri son intrigue et n’a pas voulu se servir de lieux communs ou de clichés. Bien au contraire, l’originalité est très présente.

Le cadre de l’intrigue est judicieusement choisi. En effet, l’auteure va choisir pour décor une plantation dans la Nouvelle-Orléans. Les descriptions sont choisies avec soin et j’ai été en immersion totale. Outre le cadre du récit, il faut accorder une mention spéciale pour la sphère historique très présente dans ce roman. La guerre de Sécession est ainsi abordée et l’auteure a su mélanger la grande Histoire à la petite histoire de manière habile.

Les personnages principaux m’ont beaucoup plu. J’ai particulièrement apprécié Kendall, que j’ai trouvée intuitive et battante. Aiden n’est pas en reste, même si par moments, il peut sembler plus froid dans ses comportements et ses agissements.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. Les mots sont choisis avec soin, le tout reste cohérent. Les chapitres sont de taille égale et c’est très addictif. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce récit.

Un roman qui constitue à lui seul un habile mélange des genres, alliant mystères, enquêtes, secrets et révélations inattendues. Je ressors totalement conquise. À découvrir.

Ma note : 18/20