Romance

No way !

No way ! de Céline Jeanne

  • Auteur : Céline Jeanne
  • Titre : No way !
  • Genre : Romance
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 314
  • Parution : 4 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Accro au chocolat et aux parties d’échecs, fan de super héros, Teodora est une étudiante comme tant d’autres, du moins, elle aimerait bien…
Difficile de ne pas attirer l’attention quand votre frère jumeau est un surdoué du sport, une étoile montante du foot et que vous habitez Barcelone. Elle déteste cet univers et tout ce qui va avec, les médias et les groupies en particulier.
Elle a une certitude : sortir avec un sportif ? Jamais de la vie ! Plutôt dormir avec Marcelino, l’iguane de sa colocataire.

Dante est l’attaquant vedette de l’équipe B du Barça, il espère pouvoir suivre les traces de Lionel Messi. Son enfance difficile dans un bidonville de Buenos Aires l’a marqué à vie.
Il a connu la misère, le dénuement, et il veut mettre sa famille à l’abri du besoin. Pour toujours. Les filles ? Il les collectionne. Mais s’engager ? Jamais de la vie ! Il est parti de trop loin pour tout foutre en l’air.

Sauf que…

Ils devraient le savoir, on ne doit jamais dire jamais…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Teodora est une jeune femme au caractère bien trempé et indépendante. Pour elle, il est tout simplement hors de question de tomber amoureuse. Dante a connu une enfance difficile. Il est maintenant l’attaquant vedette de l’équipe du Barça B. Pour lui, impossible de s’engager. Pourtant, la rencontre entre Teodora et Dante va bouleverser leurs certitudes.

Voilà une romance qui avait tout pour me plaire. Une histoire d’amour qui débute entre deux personnages hauts en couleur, avec pour toile de fond le football a suffi pour attiser ma curiosité et je dois dire que le rendez-vous a plutôt été réussi.

D’emblée, je me suis attachée aux deux personnages principaux, même si je dois reconnaître avoir eu une petite préférence pour Dante. J’ai été très touchée par son parcours et j’ai trouvé son caractère très avenant, sensible et sincère.

Peu à peu, je me suis laissée prendre au jeu de séduction entre nos deux protagonistes. Il faut dire que l’histoire est pleine de rebondissements et que je ne me suis pas du tout ennuyée. L’auteure a su ménager son suspense et l’histoire gagne en intensité au fil des pages.

La plume de l’auteure est très fluide. J’ai fortement apprécié le franc-parler présent dans les dialogues. Le schéma narratif m’a paru particulièrement judicieux, puisque chaque chapitre alterne entre les points de vue de Teodora et de Dante, permettant ainsi de suivre au mieux leurs pensées.

Une romance dans le monde sportif, servie par deux protagonistes touchants et hauts en couleur. La plume addictive de l’auteure rend cette histoire prenante.

Ma note : 17/20

Non classé

La boîte à musique, tome 1

Bienvenue à Pandorient de Carbone et Gijé

  • Auteur : Carbone et Gijê
  • Titre : La boîte à musique, tome 1 : Bienvenue à Pandorient
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 26 janvier 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable… Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père.

À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Nola a perdu sa maman Annah il y a quelques mois. Pour son huitième anniversaire, son père lui offre la boîte à musique qui appartenait à sa maman. En y regardant de plus près, elle y aperçoit une fille qui s’appelle Andrea et qui lui demande de lui venir en aide. En suivant ses instructions, Nola pourra rentrer dans un nouveau monde, Pandorient.

Quelle belle bande-dessinée. Dès la première vignette, j’ai su que cette histoire avait tout pour me plaire, et je n’ai pas été déçue. Il s’agit d’un premier tome, qui servira davantage à poser le contexte et les bases de l’univers créé.

C’est un monde féerique dans lequel arrive Nola. Pandorient est totalement différent de ce qu’elle connaît. Mais si l’ambiance paraît séduisante de prime abord, on se rend vite compte que les dangers sont également présents. Dans ce tome, Nola rencontrera Andrea et Igor qui lui demanderont de venir en aide à leur maman. Dès lors, en entrant dans ce monde, elle se retrouve la gardienne d’un secret qu’elle ne devra pas divulguer.

Les graphismes sont très beaux, avec de très jolies couleurs. Les expressions faciales des personnages sont très bien rendues, et le scénario, s’il peut paraître simple de prime abord, tiendra pourtant toutes ses promesses.

Un tome qui servira d’introduction à un univers féerique. Le lecteur découvrira des personnages attachants et les aventures sont très prometteuses. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Ma note : 18/20

Thriller

La remplaçante

La remplaçante de Michelle Frances

  • Auteur : Michelle Frances
  • Titre : La remplaçante
  • Genre : Thriller
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 10 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

UN CONGÉ MATERNITÉ À HAUTS RISQUES…
Productrice à succès, Carrie a un job on ne peut plus stressant. Et les responsabilités qui vont avec. Elle et son mari Adrian, scénariste en vogue, avaient décidé qu’ils ne voulaient pas d’en- fants. Or, à 42 ans, Carrie est enceinte.
Elle est aux anges, mais cela semble contrarier Adrian, acca- paré par l’écriture d’une nouvelle série. Et, dans cet univers hautement compétitif qu’est la télévision, Carrie regarde avec inquiétude son congé maternité approcher.

UNE REMPLAÇANTE PARFAITE. TROP ?
Emma est recrutée pour remplacer Carrie pendant son absence. Vive, talentueuse et… ambitieuse, la jeune femme se rend bien vite indispensable. Surtout aux yeux d’Adrian.
Carrie commence alors à douter. Pourquoi son mari passe-t-il de plus en plus de temps avec elle dans leur maison de campagne ? Emma a-t-elle une idée derrière la tête? Veut-elle prendre la place de Carrie ? Ou plus encore ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Carrie et Adrian forment un couple heureux à qui tout semble réussir. Il est scénariste d’une série à succès, et quant à elle, elle en est la productrice. Ils ne veulent pas d’enfants, mais pourtant, lorsque Carrie tombe enceinte de manière inattendue, elle va décider de garder le bébé. Sa chef pense alors qu’il faudrait la remplacer au travail pendant son congé de maternité. C’est alors qu’Emma, une nouvelle recrue, fait son entrée dans le quotidien de ce couple. Cette jeune femme semble s’intéresser d’un peu trop près au mari de Carrie.

Voilà un thriller entièrement psychologique et domestique avec lequel j’ai passé un très bon moment de lecture. Le postulat de départ m’a intriguée au plus haut point, et les révélations ainsi que les rebondissements sont nombreux.

Je me suis posée énormément de questions tout au fil des pages, et l’auteure a réussi à instaurer une atmosphère puissante qui prend de plus en plus d’ampleur tout au long des recit.

Les personnages sont bien campés. Si Carrie m’a semblée attachante, je dois bien avoir avouer avoir eu peu de sympathie pour Adrian, qui est finalement très prétentieux et peu avenant.

La plume de l’auteure est très fluide. Le roman est divisé en quatre grandes parties, composées de petits chapitres qui rythment le récit. Chaque partie est consacrée à tour de rôle à Carrie, à Emma et à Adrian. La dernière d’entre elles est consacrée à un personnage dont bien évidemment je ne vous dirai rien pour ne pas spoiler. J’ai trouvé cela très judicieux, donnant ainsi une bonne perspective au récit.

Un thriller psychologique intriguant, au postulat de départ simple mais efficace. D’emblée je me suis posée une multitude de questions et j’ai passé un très bon moment de lecture.

Ma note : 16/20

Thriller

La belle-mère

La belle-mère de Sally Hepworth

  • Auteur : Sally Hepworth
  • Titre : La belle-mère
  • Genre : Thriller
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 360
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution.

Dix années ont passé, et Diana vient de mourir. Elle se serait suicidée. Mais, à l’autopsie, nulle trace d’un cancer… Qu’est-il donc arrivé à Diana, dont le testament a été modifié peu de temps avant sa mort ?

Avec ce suspense psychologique, dans la lignée des succès de Liane Moriarty, Phoebe Morgan ou B.A. Paris, Sally Hepworth livre le portrait glaçant d’une famille en apparence harmonieuse. En apparence seulement…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Diana est une femme aisée mais qui n’a pourtant pas oublié ses origines modestes. Lucy est une jeune femme en manque d’amour maternel depuis qu’elle a perdu sa maman. Aussi, lorsque Lucy rencontre Ollie, le fils de Diana, et qu’elle l’épouse, elle pense trouver dans sa belle-mère une figure maternelle. Pourtant, c’est loin d’être le cas, puisque Diana est froide et très distante. Lorsque des policiers informent Lucy et Ollie du suicide de Diana, ces derniers ne vont pas accepter cette version qui ne colle pas au caractère battant de cette femme forte en toute circonstance. Que s’est-il donc passé ?

Il s’agit ici d’un pur thriller psychologique et domestique. Finalement, ce n’est pas forcément l’enquête qui prendra une place primordiale, même si bien évidemment elle compte dans le déroulé de l’intrigue. Ici, c’est plutôt la relation houleuse entre la belle-mère et la belle-fille qui sera abordée.

Ainsi, à l’aide de plusieurs retours dans le passé et des points de vue des deux femmes qui vont porter à elles-seules l’histoire, le lecteur va en apprendre un peu plus sur les différends qui séparent Diana et Lucy. L’évolution de leur relation est intéressante à suivre et c’est d’une grande complexité.

Bien évidemment, il ne faut pas s’attendre à de l’action incroyable tout au fil des pages puisque l’ambiance sera ici plutôt feutrée et c’est donc de tension psychologique dont il est question dans ce récit. Les personnages sont bien campés et l’auteure a su leur donner l’épaisseur nécessaire pour rendre le tout crédible.

La plume de l’auteure est très fluide et les pages défilent sans même s’en apercevoir. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif proposé par Sally, consistant à changer de point de vue et de temporalité à chaque chapitre.

Un très bon thriller psychologique servi par deux personnages féminins très bien dépeints et une plume entraînante. C’est une excellente découverte littéraire.

Ma note : 17/20

Fantastique

La mer sans étoiles

La mer sans étoiles d’Erin Morgenstern

  • Auteur : Erin Morgenstern
  • Titre : La mer sans étoiles
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 656
  • Parution : 15 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est Ici

Résumé

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu’une scène de son enfance y est décrite, il décide d’en savoir davantage. C’est le début d’une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d’histoires à préserver, quel qu’en soit le prix…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Un jour, en parcourant les rayons de la bibliothèque universitaire dans laquelle il fait ses études, Zachary va tomber sur un livre étrange qui va attiser sa curiosité. En effet, pas de nom d’auteur. Ce roman, intitulé « Doux chagrins », est décidément très intriguant. Malgré l’aide qu’il reçoit de la part de la bibliothécaire, il n’en apprendra pas plus sur l’auteur. Lorsqu’il rentre dans sa chambre et qu’il en débute la lecture, la surpise est alors totale. Une scène de son enfance, qu’il a pourtant gardée secrète, parcourt les lignes de ce roman. C’est le début d’un long voyage onirique pour Zachary.

Quel livre ! Différent de tout ce que j’ai pu lire et pourtant s’inspirant de nombre de contes et légendes. C’est un roman peu aisé à lire, j’aime autant vous prévenir. Il vous faudra rester concentré afin d’apprivoiser cette histoire pleine de tiroirs qui s’ouvrent et se referment.

Il y a des moments où le lecteur peut se sentir perdu. Cela m’est arrivé plus d’une fois et pourtant, la poésie de ce roman a su m’embarquer pour ce long périple littéraire. Les histoires s’emmêlent, s’entrelacent et sans crier gare, elles attrapent le lecteur peu à peu dans un roman que l’on n’a pas envie de lâcher.

La galerie des personnages est vaste et bien décrite. Si j’ai fortement apprécié Zachary, les personnages secondaires ne sont pas en reste, il faut bien le dire.

La plume est maîtrisée et exigeante. Le schéma narratif peut parfois porter à confusion, puisque des histoires différentes surgissent de toute part et il n’est pas simple de tout recouper. Pourtant, il ne faut pas se décourager. Une fois que ces histoires sont bien appréhendées, ce roman est une véritable histoire de rêves et de songes.

Un roman complètement différent, qui embarquera le lecteur pour un voyage littéraire unique, au milieu d’histoires qui s’entremêlent avec brio. Le tout est parfaitement maîtrisé. Une expérience de lecture unique. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Okuribi

Okuribi de Hiroki Takahashi

  • Auteur : Hiroki Takahashi
  • Titre : Okuribi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 128
  • Parution : 1 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce titre, c’est ici

Résumé

Au début, Akira a cru à des jeux innocents. Des moqueries, des mises au défi, des vols de babioles dans les magasins. D’autant que, pour lui, l’étranger venu de la grande ville, c’était un bon moyen de s’intégrer parmi ses nouveaux camarades dans ce petit lycée de province.
Et puis Akira a commencé à remarquer. Les humiliations, les punitions, les coups, tous dirigés vers le doux Minoru.
Alors Akira s’est interrogé : que faire ? Intervenir ? Fermer les yeux ? Risquer de se mettre les autres à dos ? Ne rien faire ?
Et l’Okuribi est arrivé, la fête des Morts. Et tout a basculé…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Hirakawa, Japon. Ayumu et ses parents ont dû déménager dans cette région en raison d’une mutation laborale de son père. D’emblée, le jeune adolescent réussit à s’intégrer dans sa classe, devenant ami avec un groupe de garçons. Parmi eux se trouvent Akira et Minoru. Tout le monde semble bien s’entendre, pourtant Ayumu ne va pas tarder à apercevoir des comportements qui tendent au harcèlement scolaire envers Minoru.

C’est une très bonne lecture que j’ai découverte ici. En pleine plongée dans le Japon, l’auteur a su aborder des sujets forts. Il est incroyable de voir comment certains auteurs réussissent en si peu de pages à créer une atmostphere pesante et forte. Ici, Hiroki a totalement tenu son pari et j’ai quitté ce roman avec une énorme sensation de mal-être, tant il est immersif.

Ce roman, c’est avant tout une invitation au voyage dans le Japon le plus traditionnel mais aussi le plus moderne. De traditions en coutumes, je me suis sentie totalement prise entre les filets de ce récit. J’ai découvert énormément de choses, et c’est sans aucun doute une lecture différente.

Quant à l’intrigue, elle montera en puissance au fil des pages, et peu à peu, un sentiment de mal-être m’a envahie, jusqu’au final qui m’a totalement secouée. L’auteur a su mettre en exergue des thématiques très dures, telles que le harcèlement scolaire. Tout au fil des pages, un sentiment dérangeant m’a accompagnée mais je ne me doutais pas que ce dénouement viendrait me bouleverser autant.

Les personnages sont très bien dépeints. Sous une aura de mystère qui les nimbe, ils n’en restent pas moins attachants en ce qui concerne certains d’entre eux. Bien évidement, ma préférence va à Ayumu, que j’ai trouvé d’une grande sensibilité et surtout, il fait montre de beaucoup d’empathie.

La plume de l’auteur est sobre. Sans user de phrases à rallonge, il fait preuve d’un certain lyrisme. C’est un style très agréable. Ce court roman est divisé en plusieurs chapitres de taille moyenne et qui gagnent en intensité peu à peu.

Un roman dépaysant, fort et abordant une thématique très difficile. Je ressors bouleversée par l’intensité et l’ambiance pesante que l’auteur a su instaurer dans ce court récit. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

La dislocation – Rentrée littéraire

La dislocation de Louise Browaeys

  • Auteur : Louise Browaeys
  • Titre : La dislocation
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une jeune femme sort de l’hôpital, dépossédée de son identité et de son passé.
Elle voue une haine farouche aux psychiatres, fréquente les magasins de bricolage. Il lui arrive même de crever les pneus des voitures.
Temporairement amnésique, absolument indocile, elle veut repeupler sa mémoire et pour cela, doit enquêter. Un homme va l’y aider, sans rien lui souffler : Camille, dit K, ami et gardien d’un passé interdit.
Le souvenir d’un désert entouré de vitres, une fonction exercée au ministère de l’Agriculture, une bible restée ouverte au chapitre du Déluge forment un faisceau d’indices de sa vie d’avant. Quelques démangeaisons et une irrépressible envie de décortiquer le monde et les êtres qu’elle croise hantent ses jours présents.
Sa rencontre avec Wajdi, envoûtant et révolté, marquera son cœur et son esprit. Ce sera avant de gagner la Bretagne et, peut-être, de parvenir à combler les énigmes de son histoire prise au piège de l’oubli.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Après un séjour en hôpital psychiatrique, une femme va se retrouver chez elle et sans mémoire. Totalement perdue, elle peut pourtant compter sur Camille, surnommé K, qui lui viendra en aide. La jeune femme va peu à peu se reconstruire, en commençant notamment par les mots qu’elle note consciencieusement dans un carnet.

Quel roman déstabilisant et étrange. Si j’ai beaucoup aimé le début, j’avoue que vers la moitié du récit, j’ai été quelque peu déroutée par la direction prise par l’auteure. Lorsque l’on en apprend un peu plus sur les raisons du traumatisme de la narratrice, il m’a semblé que l’auteure s’enlisait.

Et pourtant, les thématiques sont passionnantes, puisque un grand parallélisme avec l’écologie et la nature sera fait tout au fil des pages. J’ai trouvé cela vraiment très intéressant à suivre. Là où je me suis retrouvée un peu perdue, c’est dans le flot de pensées intérieures de la protagoniste.

Elle va tenter à tout prix de se reconstruire, et pour cela, elle passera par diverses étapes qui la conduiront à se retrouver. Son parcours m’a beaucoup intéressée et j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour cette jeune femme. J’aurais aimé plus d’aération dans le texte, les nombreux questionnements internes de la protagoniste ayant à maintes reprises freiné ma lecture.

La plume est percutante. Sous un style fort, j’ai souvent ressenti cette ambiance pesante qu’a voulu instaurer l’auteure. Le roman est divisé en trois grandes parties, qui constituent chacune d’entre elles une saison pendant laquelle le lecteur suivra la jeune femme. J’ai trouvé très intéressant de suivre ainsi l’évolution de la protagoniste.

Un roman déroutant, abordant beaucoup de thématiques intéressantes. Si j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de la protagoniste, j’aurais apprécié avoir plus d’aération dans un texte parfois trop pesant, de par les nombreux questionnement internes de la jeune femme.

Ma note : 15/20

Historique

La chasse aux âmes – Rentrée littéraire

La chasse aux âmes de Sophie Blandinières

  • Auteur : Sophie Blandinières
  • Titre : La chasse aux âmes
  • Genre : Historique
  • Éditions : Plon
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 27 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


L’Histoire bouscule les âmes, la perversité de l’occupant nazi qui veut corrompre, voir ses victimes s’autodétruire et met en place un jeu ignoble dont l’objectif est de survivre, à n’importe quel prix : vendre son âme en dénonçant les siens ou ses voisins, abandonner ses enfants affamés, ou sauver son enfant, lui apprendre à ne plus être juif, céder son âme au catholicisme pour un temps ou pour toujours en échange de sa vie.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Plon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que le ghetto de Varsovie se met peu à peu en place en pleine Seconde Guerre Mondiale, le lecteur suivra le périple de trois femmes qui feront tout pour en sortir les enfants. Mais outre ces femmes, il y a aussi tous ces enfants oubliés, qui n’ont plus d’enfance et qui auront perdu tout repaire. C’est dans ce décor dantesque que Sophie Blandinières décide de placer son intrigue.

Autant le dire tout de suite, cette lecture a été un énorme coup de cœur et je sais que je ne suis pas prête de l’oublier tant elle m’a bouleversée. J’ai lu peu de romans traitant du ghetto de Varsovie et je ressors sonnée de ce récit. Pourtant, le premier chapitre ne m’avait pas forcément laissé une impression favorable, me retrouvant quelque peu perdue.

En effet, Sophie nous parle de beaucoup de personnages à la fois, que l’on ne connaît évidemment pas encore, et pour le coup, je me suis retrouvée perdue. Une fois tous les personnages intégrés, je suis rentrée entièrement dans cette histoire forte et tragique.

J’ai été en immersion totale et j’ai craint tout au fil des pages pour ces enfants. Le combat des trois femmes, Chana, Bela et Janina, afin de faire sortir les plus jeunes du ghetto et ainsi de les faire adopter par une nouvelle famille pour qu’ils s’en sortent, est totalement bouleversant. J’ai lu ces pages avec beaucoup d’émotions et de tristesse.

Je n’ai pu faire autrement que de m’attacher aux personnages, notamment à Luba et à Joachim. L’auteure a dû se renseigner afin de coller au mieux à la réalité, et j’ai ressenti tout au fil de ma lecture cette ambiance pesante qu’elle a réussi à retranscrire avec beaucoup de réalisme.

C’est tout de même une lecture quelque peu anxiogène, puisque je dois dire avoir craint pour absolument tous les personnages principaux. Malgré le tragique de la situation, Sophie a su instaurer une lueur d’espoir au travers du portrait de ces trois femmes qui braveront tout afin d’aider les autres.

La plume de l’auteure est très particulière. Ce sera sans doute mon seul petit bémol. En effet, j’ai eu une sensation de ponctuation dissonante tout au fil de ma lecture, rendant certaines phrases rudes à la compréhension et m’obligeant à les relire. J’ai eu la sensation que Sophie avait une large préférence pour les virgules et non pour les points. Cela reste un petit détail qui n’a pas émaillé mon plaisir de lecture, puisque le style est très maîtrisé, et avec une plume sensible et poétique, l’auteure réussi à instaurer beaucoup de réalisme.

Un roman tragique, dans lequel trois femmes fortes feront tout pour venir en aide à ces enfants bloqués dans le ghetto de Varsovie. Un roman qui prend aux tripes et qui bouleverse. Un roman à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

Les déviantes – Rentrée littéraire

Les déviantes de Capucine Delattre

  • Auteur : Capucine Delattre
  • Titre : Les déviantes
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Elle sera devenue une trouble-fête, une anomalie. Mais peu lui importera.

Elle aura retrouvé autre chose. Le goût des saccages.  

Le monde d’Anastasia s’est effondré.

À 29 ans, elle avait l’argent, la stabilité, le prestige. Hier encore, elle exerçait de hautes fonctions dans une grande entreprise. Une conquérante, Anastasia. Toujours en avance sur le reste de son monde. Même pour son cancer du sein.

Pour la première fois de sa vie, la voilà limitée. Pourtant, la maladie n’est pas le sujet de son histoire. Plutôt un point de départ, un détonateur. Un accélérateur. Un catalyseur.

Anastasia devient une déviante, celle par qui tout commence, capable d’entraîner dans son sillage deux autres déviantes en germe, Iris et Lolita. Ensemble, elles vont prendre goût au saccage de leur courte existence et s’autoriser à déployer leurs rêves.

Pourvu qu’elle ait essayé, au moins une fois, pour de vrai.

À elles trois, elles incarnent une jeunesse qui refuse de se laisser abîmer, une vocation en marche, et surtout, la possibilité de nouvelles trajectoires.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Trois femmes, trois destins tout tracés, et pourtant, trois déviantes en devenir. Anastasia est consultante en stratégie d’entreprise, mais un cancer va venir tout chambouler. Iris, sa meilleure amie, a sa vie sentimentale totalement définie. En couple avec Grégoire depuis douze ans, elle finit pourtant par se sentir oppressée et veux s’accorder à nouveau le droit à l’erreur. Lolita, la petite sœur d’Anastasia, a quant à elle son parcours scolaire dessiné sans ratures, mais uniquement par ses parents. Elle veut s’octroyer le droit de se tromper par elle-même.

Je dois dire que je ressors bluffée par ce récit. Capucine est une jeune auteure de dix-neuf ans, et pourtant elle a un talent inouï pour sonder la psyché humaine et analyser avec acuité les sentiments, le tout accompagné par une plume sensible et unique.

Au début, je me suis sentie totalement déroutée. Il m’a fallu prendre un temps d’adaptation à ce style si particulier et je ne réussissais pas à m’immerger totalement. Il faut dire que j’ai rarement lu un roman d’une telle intensité émotionnelle. Avec ce récit ultra-contemporain, Capucine nous livre le portrait de trois femmes qui se retrouvent à un tournant de leur vie.

C’est le portrait d’Anastasia qui m’a le plus touchée. Bien sûr, les deux autres jeunes femmes ne sont pas en reste, mais Anastasia demeure en quelque sorte l’instigatrice des chemins déviants que vont emprunter ces trois protagonistes. Malgré sa maladie, elle a su rester lucide. Capucine a su dresser un portrait incroyablement touchant, sans jamais trop en faire, avec énormément de tendresse et de sensibilité.

La plume de l’auteure est somptueuse. Ce roman est tout simplement un véritable bijou littéraire. Il ne faut pas s’attendre à de l’action. C’est plutôt une longue introspection de femmes qui se remettent en question. Capucine le fait avec une grande acuité. Les dialogues sonnent justes. Le roman est divisé en quatre parties. Les trois premières traiteront respectivement d’Anastasia, d’Iris et de Lolita. La quatrième traitera d’un personnage dont je préfère ne rien vous dire, afin de ne rien spoiler.

Un roman qui m’a totalement bluffée, remuée et bouleversée. Sous une plume unique et somptueuse, l’auteure brossera le portrait de femmes à la dérive, qui vont dévier du chemin tout tracé pour elles. Elle le fera avec une rare acuité, beaucoup de sensibilité et une grande justesse. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Romance

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec !

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec ! de Laure Allard-d’Adesky

  • Auteur : Laure Allard-d’Adesky
  • Titre : Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec !
  • Genre : Romance
  • Éditions : HQN
  • Nombre de pages : 139
  • Parution : 16 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Elle voulait des vacances hors du commun… la voilà servie !

Lola en a ras-le-bol de passer ses étés à jouer à la baby-sitter pour les enfants de ses copines. Comme si être la seule célibataire du groupe ne suffisait pas ! Cette année, elle avait donc tout prévu : un séjour à Ibiza en solo, quelques cocktails acidulés et, bien entendu plein de mecs canons. Seuls petits hics : son vol a été annulé, et sa grand-mère adorée l’a suppliée de venir garder ses animaux de compagnie chez elle, dans un village paumé de Bretagne. Demande que Lola a évidemment dû accepter… Mais pas question de laisser tomber son concept de vacances de rêve, alors ce sera maillot de bain et sangria au premier rayon de soleil ! Quant aux mecs canons, elle pourrait peut-être jeter un œil à cette fameuse « liste de prétendants potentiels » que son incorrigible grand-mère lui a préparée…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HQN pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lola est une jeune femme avenante, qui ne lésine pas lorsqu’il faut venir en aide à ses proches. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée coincée à faire du baby-sitting lors des ses vacances précédentes, pour des couples qui eux, lézardaient au soleil. Mais cette année, Lola décide de partir seule, à Ibiza. Pourtant, suite à l’annulation de son vol, et la demande de sa grand-mère pour venir garder ses animaux de compagnie pendant qu’elle sera en croisière, Lola doit revoir ses projets.

C’est un excellent moment de lecture que j’ai passé en compagnie de Lola et de ses aventures et mésaventures amoureuses. Le roman est très court, et je n’aurais pas été contre d’en lire davantage.

D’emblée, Laure fait rentrer le lecteur dans le vif du sujet et le personnage de Lola m’a tout de suite semblé attachante. J’ai beaucoup aimé son caractère. Finalement, elle est dévouée aux autres et j’ai trouvé cela touchant.

Mais c’est surtout les péripéties entre elle et sa grand-mère qui sont sans aucun doute le point fort du roman. J’ai beaucoup ri avec son idée de laisser une liste de célibataires qui pourraient potentiellement plaire à sa petite-fille. Les situations cocasses se multiplient et je n’ai ressenti aucun ennui pendant cette lecture.

La plume de l’auteure est fluide et j’ai fortement apprécié l’alternance des points de vue entre Lola et sa grand-mère, pour ainsi avoir une histoire sous deux perspectives. Laure manie bien l’humour, n’en faisant jamais trop et dosant les effets comiques dans ses scènes.

Une excellente lecture emplie de fraîcheur et de bonne humeur, servie par des personnages attachants. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

La peine du bourreau

La peine du bourreau d’Estelle Tharreau

  • Auteur : Estelle Tharreau
  • Titre : La peine du bourreau
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 249
  • Parution : 1 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.
Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d’exécution.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Texas. Ed, condamné pour cinq meurtres, se retrouve dans le couloir de la mort. Alors qu’il ne reste que quatre heures avant sa condamnation à mort, le gouverneur demande à s’entretenir avec Mc Coy, afin que ce dernier lui raconte son quotidien de bourreau au sein de ce pénitencier.

J’ai souvent lu les romans d’Estelle Tharreau er j’avoue avoir eu toujours un peu de mal, que ce soit avec son écriture comme avec le fond de ses intrigues. Ici, je dois avouer que je ressors bluffée de par la maîtrise dont elle a su faire preuve sur un sujet très délicat.

Ce roman, qui à mon sens s’apparente davantage au roman noir qu’au thriller, est une longue réflexion sur une thématique qu’il est très difficile d’aborder et que finalement, j’ai très peu vu passer dans mes lectures. Estelle a dû énormément se documenter et son travail se ressent tout au fil des pages.

Peu à peu, l’auteure égrène l’histoire personnelle du condamné qui s’entremêle avec les souvenirs du bourreau. Estelle a réalisé ici son roman le plus abouti jusqu’à maintenant, prenant des gros risques avec une thématique très compliquée et délicate.

La plume de l’auteure m’a davantage plu que lors de ses précédents écrits. Tout comme le fond de l’intrigue, j’ai trouvé qu’elle avait gagné en épaisseur et avec un rythme beaucoup plus posé mais fort, elle a su tisser une intrigue noire et profonde.

Un roman d’une grande maîtrise, traitant d’une thématique très difficile à aborder. L’auteure le fait avec brio, au travers de personnages forts. Le roman le plus abouti d’Estelle et je vous le recommande vivement.

Ma note : 17/20

Non classé

Éclats, tome 1

Éclats d’Erik de Graaf

  • Auteur : Erik de Graaf
  • Titre : Éclats
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 264
  • Parution : 21 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Esther et Victor, anciens amants, se retrouvent dans un cimetière. Ils ne se sont plus revus depuis l’invasion des Pays-Bas par les troupes hitlériennes. Tous deux sont marqués par les années de guerre qu’ils tentent, vaille que vaille, de se transmettre en mots. Leurs récits, chargés en émotion, portent sur les choix – souvent impossibles – qu’ils ont dû faire, les êtres chers qu’ils ont perdus et, surtout, la bataille qu’ils ont menée avec leur conscience. Des amis proches ont en effet opté pour la résistance, d’autres pour le Front de l’Est. Sans oublier qu’Esther est Juive.

Éclats est la première partie de cette histoire sur la perte. Perte de l’innocence, des rêves, de la jeunesse et, bien sûr, de la liberté.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

1946. Un an après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Victor et Esther se retrouvent dans un cimetière. Les deux jeunes gens furent amants et au travers d’une longue conversation, ils vont se raconter. Victor abordera notamment son parcours et les drames qu’il a dû subir.

Dès que j’ai lu le synopsis, j’ai su que je voudrais lire ce roman graphique. En effet, la thématique abordée m’intéresse fortement et je dois dire que Erik réussit à bien mettre en scène les drames de cette Guerre.

J’ai été très déroutée au début de cette lecture, me perdant parfois dans la temporalité, puisque les retours en arrière sont très nombreux. Malgré tout, l’auteur veille bien à indiquer les dates afin de ne pas perdre son lecteur. Après une petite période d’adaptation, je me suis laissée porter par cette histoire.

L’auteur a fait le choix de la sobriété tout à au fil des vignettes, que ce soit dans les dialogues qui ne sont pas forcément présents constamment, comme dans le graphisme épuré. Les passages au passé sont en noir et blanc, et ceux du présent sont en couleurs. Je peux simplement reprocher de ne pas avoir eu des dessins plus distinctifs, confondant ainsi parfois certains personnages entre eux.

Un roman graphique qui, au travers d’un couple qui se retrouve, va retracer les heures sombres de l’Histoire. Beaucoup d’émotion transparaît dans ces vignettes, et l’histoire est bouleversante à suivre.

Ma note : 16/20

Contemporain

La chienne – Rentrée littéraire

La chienne de Pilar Quintana

  • Auteur : Pilar Quintana
  • Titre : La chienne
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 128
  • Parution : 19 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sur la côte pacifique colombienne, entre océan déchaîné et jungle menaçante, vivent Damaris et son mari pêcheur dans un cabanon de fortune. Elle est mélancolique, mais ce n’est pas dû à sa vie démunie : Damaris n’a jamais réussi
à tomber enceinte et elle en souffre de plus en plus. Alors quand sur un coup de tête elle adopte un chiot, l’animal devient une source infinie d’amour qu’elle va choyer sans relâche dans leur univers si hostile. Mais un jour, la chienne disparaît, plongeant Damaris dans un immense désarroi.

Une exploration féroce et bouleversante du désir maternel. Une lecture choc qui dépayse autant qu’elle bouscule.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Colombie. Damaris, bientôt quarante ans et mariée à Rogelio, est en mal d’enfant. La maternité se refuse à elle et elle doit se faire une raison, elle ne réussira pas à tomber enceinte. C’est alors qu’elle décide d’adopter une chienne. Pourtant, la blessure de Damaris ne cesse de croître.

C’est un très court roman que propose ici Pilar Quintana, puisque l’on peut aisément le qualifier de nouvelle. Pourtant, en peu de pages, l’auteure a su créer une grande dimension psychologique et au travers d’un personnage feminin incroyablement profond, elle déroule une histoire tragique et malsaine.

Bien évidemment, j’ai été profondément touchée par le mal-être de Damaris et cette envie de maternité qui se refuse sans cesse à elle. Si au début j’ai trouvé touchante la relation qu’elle va établir avec son animal, j’ai vite compris que le drame couvait. Peu à peu, le roman monte en intensité jusqu’au dénouement tragique et laissant peu d’espoir.

Pilar a su créer une atmosphère pesante et j’ai été en totale immersion dans ce village colombien où les tempêtes et les fortes pluies font rage. Damaris porte l’histoire à elle-seule, et la voir perdre totalement pied est bouleversant. Beaucoup d’événements terribles sont présents dans ce court récit. Je ne peux en dire davantage sous peine de vous spoiler les événements mais l’auteure a réussi son pari.

La plume de l’auteure est sobre, fluide et entraînante. Il n’y pas forcément de longues descriptions et les états d’âme de Damaris sont davantage suggérés. Pourtant, le lecteur saura appréhender à quel point la jeune femme a finalement besoin d’aide. Sous un style franc, le lecteur suivra le quotidien d’une femme totalement déboussolée.

Un roman qui a toutes les allures de conte cruel, auprès d’une protagoniste en plein mal-être. Ce court récit est percutant et en peu de lignes, l’auteure déroule une intrigue bouleversante.

Ma note : 17/20

Romance auto-édité

Sensual bachata

Sensual bachata de Charlie Genet

  • Auteur : Charlie Genet
  • Titre : Sensual bachata
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 420
  • Parution : 25 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Noé, jeune homme au passé secret, est féru de bachata. Lorsqu’il croise Suzanne, championne de danses latines, au détour d’une soirée, l’osmose musicale est parfaite. Pourtant, la jeune femme disparaît…

Un an plus tard, le destin les réunit, mais Suzanne, meurtrie par les violents et tragiques événements du Bataclan, n’est plus que l’ombre d’elle-même. De son côté, victime de ses addictions, Noé espère encore préserver ce qui lui reste.

… Et si danser ensemble les sauvait de leurs démons ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes dans la catégorie romance pour laquelle je fais partie du jury. Si ce roman ne faisait pas partie de mes cinq finalistes, cela n’en reste pas moins une très belle découverte.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

– Sur leur site web : ici

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Mon avis

Lorsque pendant une soirée de danse, Noé rencontre Suzanne, l’osmose est parfaite. Une seule danse suffira au jeune homme pour ne pas oublier Suzanne, qu’il ne reverra pourtant pas pendant une longue période. Suite à un drame terrible au cours duquel Suzanne perdra son frère, la jeune femme tombera dans une forte dépression qui l’amènera à boire. De son côté, Noé tombera dans l’addiction du jeu. Et si la danse pouvait sauver ces deux êtres à la dérive ?

C’est une très belle histoire d’amour et de résilience que nous propose ici l’auteure, le tout sous fond de danse. Ce roman avait tout pour me plaire et le rendez-vous à été plutôt réussi.

D’emblée, j’ai été séduite par les rythmes de bachata et les multiples références qui sont faite à cette danse. C’est appréciable de retrouver ces éléments trop peu présents finalement, dans les romances contemporaines. Pour ma part, c’est le vrai point fort de ce roman, outre bien entendu les personnages.

Noé et Suzanne m’ont profondément touchée et émue de par leurs drames personnels. J’ai été bouleversée et les voir partir à la dérive est très triste. Tout au fil des pages, je voulais que les deux jeunes gens réussissent à panser leurs plaies ensemble.

Si j’ai beaucoup accroché à ce roman, je peux tout de même lui reprocher quelques longueurs et la sensation que parfois l’intrigue stagnait. Mais malgré tout, cela n’a pas été un élément qui a particulièrement perturbé ma lecture.

La plume de l’auteure est visuelle et très douce. J’ai fortement apprécié le schéma narratif proposé, alternant ainsi entre les points de vue de Noé et de Suzanne, ce qui crée une très bonne dynamique tout au fil des pages.

Une romance autour de la danse, servie par deux personnages touchants et à la dérive. Une très belle histoire d’amour et de résilience.

Ma note : 16/20

Thriller auto-édité

Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang

Ils se marièrent et il y eu beaucoup de sang de Laurine Vanlenheler

  • Auteur : Laurine Valenheler
  • Titre : Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 546
  • Parution : 21 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pour l’équipe de Maël Néraudeau et Yohann Folembray, lieutenants à la Section criminelle du SDPJ 94 et partenaires à la ville comme à la scène, le compte à rebours est lancé. Le mot d’ordre est sur toutes les lèvres, y compris celles de la presse : mettre la main sur l’assassin et enrayer la vague de folie meurtrière. Mais face à un criminel aussi obscur qu’imprévisible, les enquêteurs se retrouvent désarmés, et ce malgré l’appui d’un capitaine de la Brigade des crimes sériels de l’OCRVP venu se greffer à la section pour les assister. Le sadisme du meurtrier se révèle alors sans limite lorsque l’affaire prend un virage dramatique pour les deux coéquipiers et amants. Entre les plaies endormies qui se réveillent et la colère qui les déchire, affectant l’équilibre du groupe, le terrain est plus libre que jamais pour le Tueur au Triangle Rose, qui profite de la diversion pour passer à la vitesse supérieure et parachever son acte final…

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie littérature noire, dont je fais partie du jury. Ce roman ne faisait pas partie de mes cinq finalistes, et pourtant, après lecture, je me rends compte que j’ai beaucoup aimé.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

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Mon avis

Maël et Yohann, lieutenants faisant équipe dans la vie professionnelle comme dans la vie privée, vont se retrouver face à une série sordide de meurtres homophobes. Ensemble, ils feront tout pour trouver le coupable.

Voilà un très bon thriller que j’ai trouvé très intelligemment structuré, tant par les thématiques qu’il soulève que par l’interaction entre les deux personnages principaux. Il s’agit finalement d’un véritable message de tolérance que l’auteure a envie de faire passer et j’ai trouvé cela très beau de la part de Laurine.

Ici, l’enquête passe parfois au second plan pour se focaliser davantage sur les personnages qui sont très bien construits. Laurine réussit à faire passer le message qu’elle voulait et ce, au travers d’un thriller qui tient son suspense jusqu’au bout.

La plume de l’auteure est franche et recherchée. Avec un style parfois empli d’une grande sensibilité et malgré tout un franc-parler, Laurine réussit à attraper son lecteur pour ne plus le lâcher tout au fil des pages.

Un thriller avec lequel l’auteure a voulu faire passer de très beaux messages de tolérance. L’enquête tient son lecteur jusqu’au dénouement. C’est une très bonne découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Histoire du fils – Rentrée littéraire

Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon

  • Auteur : Marie-Hélène Lafon
  • Titre : Histoire du fils
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Buchet Chastel
  • Nombre de pages : 170
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le fils, c’est André. La mère, c’est Gabrielle. Le père est inconnu.

André est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille. 

Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d’une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences. 

Avec ce nouveau roman, Marie-Hélène Lafon confirme la place si particulière qu’elle occupe aujourd’hui dans le paysage littéraire français.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Buchet Chastel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

C’est l’histoire de deux sœurs, Hélène et Gabrielle. Suite à une aventure, Gabrielle tombe enceinte d’André. Elle décidera d’en laisser la garde à sa sœur Hélène et à son mari Léon. Le petit André va ainsi grandir au sein d’une famille déjà composée de trois filles. Il sera choyé et aimé, mais ressentira malgré tout le manque d’une mère peu présente et surtout l’absence d’un père inconnu.

Je ressors assez mitigée de ce roman qui, pourtant, avait tout pour me plaire. Une histoire familiale étalée sur presque un siècle et la recherche de ses origines, tel est le postulat de départ de ce court récit. Je suis très friande de ces thématiques, mais ici, ce qui m’a fait défaut est le schéma narratif.

L’histoire est narrée comme des tranches de vie à plusieurs époques différentes, et l’auteure change constamment d’espace spatio-temporel tout au fil des chapitre. Ce pan du récit ne m’a finalement pas permis de rentrer pleinement dans l’intrigue, qui m’a parue trop décousue. Pourtant, l’auteur veille bien à indiquer à son lecteur en tout début de chapitre l’époque afin de ne pas le perdre complètement.

Je reste sur ma faim avec ce schéma narratif, ayant une impression de discontinuité dans les événements. J’avais à peine le temps de rentrer dans le passage en question que Marie-Hélène passait à un autre pan de l’histoire, avec énormément d’années d’écart. Je serai restée en retrait tout au long de ma lecture.

Il s’agit d’un roman qu’il serait préférable de lire d’une traite afin de bien appréhender les événements et de ne pas en perdre le fil rouge. Les personnages sont bien esquissés et j’ai particulièrement apprécié André. J’ai parfois eu du mal avec Gabrielle. Malgré tout, l’auteure a su leur donner densité et relief.

La plume de l’auteure est très particulière. C’est ma première incursion littéraire dans l’un des romans de Marie-Hélène, et je me suis sentie déroutée à plusieurs reprises, notamment par un style vif et dépourvu d’une ponctuation classique. À mon goût, le manque de virgules m’a parfois gênée. Malgré tout, la plume est poétique et très fluide.

Ce roman a été pou ma part une petite déception, notamment à cause d’un schéma narratif trop décousu et qui ne m’a pas donné l’occasion de rentrer dans l’histoire. Malgré tout, les personnages bien esquissés et une plume particulière m’ont donné l’occasion de découvrir un beau roman.

Ma note : 14/20

Contemporain

Le souffleur de nuages

Le souffleur de nuages de Nadine Monfils

  • Auteur : Nadine Monfils
  • Titre : Le souffleur de nuages
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fleuve
  • Nombre de pages : 180
  • Parution : 24 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Franck, chauffeur de taxi, est triste parce que son chat est mort, que sa vie est monotone et qu’il est seul. Un jour, il reçoit un appel de Louise, qui souhaite se rendre à Enghien. Quand il arrive, une vieille dame l’attend, avec une petite valise à ses côtés, devant la porte de sa maison qu’elle a décidé de laisser grande ouverte : « comme ça, tout le monde pourra venir se servir… » Elle n’a pas l’intention de revenir mais souhaite retrouver enfin le grand amour de sa vie.
Franck et Louise vont alors se lancer dans une aventure pleine de surprises et devenir l’un pour l’autre des souffleurs de nuages. Car il n’y pas d’âge pour poursuivre ses rêves et les rencontres inattendues peuvent parfois ramener un peu de soleil dans la vie…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Fleuve pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Franck est un chauffeur de taxi très solitaire. Depuis que sa relation avec son compagnon s’est achevée, il ne s’est plus aventuré à retrouver le grand amour. Son chat vient de le quitter et il se sent de plus en plus triste. Lorsque Hélène, une vieille dame pleine de vitalité, entre dans son taxi et se met en tête de retrouver son amour de jeunesse, c’est un nouveau tournant que va prendre le quotidien de Franck.

C’est une magnifique parenthèse de douceur littéraire que j’ai ressentie avec ce court roman, empli de sensibilité et de belles phrases inspirantes. En peu de lignes, Nadine a su créer une ambiance feel-good qui m’a totalement dépaysée.

Dès les premières pages, je me suis attachée à Franck et à Hélène. Le jeune homme semble désenchanté, mais c’est sans compter sur le dynamisme d’Hélène, qui, sous forme de phrases positives, va apporter une vague de fraîcheur au quotidien de Franck. Les deux personnages sont très bien construits, en particulier Hélène, qui m’a parue d’une énorme sensibilité et son histoire personnelle m’a beaucoup touchée. Être spectatrice des liens qui se tissent peu à peu entre ces deux personnages m’a émue et je n’avais pas envie de les quitter.

Ce court roman a des allures de conte initiatique, notamment pour Franck, qui va peu à peu retrouver le goût des sentiments et réapprendre à donner de l’importance à ce qui en vaut réellement la peine. La vieille dame lui ouvrira les yeux sur bien des points, toujours avec tendresse et une pointe d’humour.

La plume de l’auteure est douce, à l’image du contenu de son roman. Sous un style presque poétique, ce récit est empli de phrases qui poussent le lecteur à la réflexion. Je me suis laissée bercer par les mots colorés et emplis de tendresse qui composent ce récit.

Ce roman est une véritable parenthèse de douceur, aux allures de conte initiatique. Ce petit bonbon littéraire pousse à la réflexion, aux côtés deux personnages d’une tendresse infinie. C’est à découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le dernier inventeur – Rentrée littéraire

Le dernier inventeur d’Héloïse Guay de Bellissen

  • Auteur : Héloïse Guay de Bellissen
  • Titre : Le dernier inventeur
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Robert Laffont
  • Nombre de pages : 226
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

C’est l’histoire d’un homme entré dans l’Histoire car il a découvert Lascaux à treize ans et que la même Histoire a voulu anéantir. Réduire en poussière.
 » Aujourd’hui, c’est le dernier des quatre copains de Montignac encore en vie. Le dernier inventeur, Simon.Quand je quitte son appartement, sur le palier, il me dit « la grotte elle est là’ en me désignant son crâne, « elle est dans ma tête’. Dans l’ascenseur, je prends conscience que je viens de rencontrer une autre grotte. La grotte intérieure d’un petit garçon de quatre-vingt-onze piges qui vient de se rouvrir. Je ne sais toujours pas pourquoi Lascaux m’a emmenée vers une autre cavité, mais au fond c’est cette découverte-là que j’attendais. La vie de Simon Coencas sur une paroi, que j’allais calquer comme l’avaient fait avant moi les préhistoriens avec les dessins de Lascaux. « 
Le Dernier Inventeur est une œuvre unique, plongée dans l’Histoire et dans l’âme d’un homme, enquête sur le mystère de l’art préhistorique, réflexion poétique sur l’enfance, la beauté et le mal.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Robert Laffont pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre.

1940, Montignac. Simon, Jacques, Georges et Marcel découvrent la grotte de Lascaux. Héloïse Guay de Bellissen va se focaliser sur l’histoire personnelle de Simon, dernier survivant de ce groupe d’amis. Au travers d’entretiens qu’elle a eu avec l’homme âgé de quatre-vingt-onze ans au moment où elle rédige ce roman, elle va reconstituer le parcours du dernier inventeur de la grotte, un jour un héros, et au suivant, poursuivi et déporté au camp de Drancy.

Lorsque j’ai ouvert ce livre et rien qu’en lisant l’introduction, je suis tombée sous le charme et j’ai su que ce récit me plairait. J’étais pourtant loin d’imaginer à quel point cette lecture deviendrait un véritable coup de cœur monumental. Je suis passée par toute une palette d’émotions, et je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps pour découvrir la plume d’Héloïse.

L’auteure a mêlé de vrais échanges entre Simon, sa femme Gisèle et elle-même. Elle les a en effet rencontrés à plusieurs reprises et au fil du temps, une véritable histoire d’amitié s’est tissée. C’est d’une grande sensibilité et je me suis sentie privilégiée d’assister à ces conversations entre Héloïse et Simon. J’ai été touchée de voir cet homme se livrer peu à peu et avec tant de générosité à l’auteure.

Je pense qu’il est presque impossible de faire un portrait plus délicat, plus sensible et plus authentique de Simon. Héloïse retrace le parcours de Simon avec une tendresse infinie. J’ai été bouleversée par l’histoire personnelle de cet homme. En pleine Seconde Guerre Mondiale, Simon sera déporté au camp de Drancy, où il y sera libéré un mois plus tard, ayant à ce moment moins de seize ans.

La plume de l’auteure est tout en délicatesse. Héloïse a su créer une dualité tout au fil des pages, entre la beauté de cette découverte et l’horreur de la guerre. Chaque chapitre s’ouvre en donnant la parole à la grotte de Lascaux, suivi par les conversation entre l’auteure et Simon, et s’achevant par une version romancée des faits que raconte Simon. Héloïse le dit elle-même, elle a du faire appel à une part d’imagination pour rédiger certains événements en fonction de ce que raconte Simon, mais c’est finalement très réaliste, et surtout d’une puissance émotionnelle rare.

Un portrait intimiste et authentique fait avec une sensibilité rare. Héloïse livre un récit d’une grande évocation émotionnelle. Simon était le dernier inventeur de la grotte de Lascaux, et l’auteure lui rend un hommage sublime. À lire de toute urgence.

Ma note : 19/20

Contemporain

Si c’est pas sûr c’est quand même peut-être…

Si c’est pas sûr c’est quand même peut-être… de Magali Discours

  • Auteur : Magali Discours
  • Titre : Si c’est pas sûr c’est quand même peut-être…
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages :
  • Parution :
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

2005 : Une troupe de théâtre de rue a posé ses valises sur un bout de trottoir. Une installation bancale de bric et de broc, des chansons, un brin de poésie et des kilomètres de souvenirs éclairent la grande histoire à la lumière d’une vie qui dura près d’un siècle, celle de Papé né d’une guerre en 1917.
Dans le public de ce road movie à la française, Florence trouvera peut-être quelques vérités sur sa propre existence.

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes dans la catégorie blanche, pour laquelle je fais partie du jury. Pour tout vous dire, ce roman est celui qui me faisait le plus envie en découvrant les dix premières pages, et cette bonne impression s’est confirmée tout au fil de ma lecture. Je vous raconte tout en détail.

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Mon avis

Lorsque Mehdi, Lisa, Serena et Pablo rentrent d’une tournée de théâtre de rue, c’est une nouvelle effroyable qui les attend. Papé, leur vieil ami SDF, est décédé. C’est un choc pour les jeunes gens. Ils décident alors de lui rendre hommage en montant un spectacle autour de la vie de Papé. C’est Florence qui va se retrouver sur la route de cette représentation émotive et ce voyage va la changer.

C’est un roman plein de délicatesse, d’authenticité et de sensibilité que propose ici Magali. Dès les premières pages, je me suis moi aussi laissée entraîner dans la représentation que les jeunes effectuent pour restituer le passé de Papé, et j’ai été particulièrement émue en me promenant entre les lignes de ce roman.

J’ai trouvé le postulat de départ ingénieux et émotionnellement fort. En effet, pour monter leur représentation, les jeunes gens ont l’idée de parsemer une allée avec des valises contenant des objets personnels de Papé, ainsi que des enregistrements narrant le passé du vieil homme. Au travers des découvertes de Florence, le lecteur va également pouvoir participer à cette représentation.

J’y ai ainsi découvert le passé d’un homme authentique et sensible. J’ai été très touchée par beaucoup de passages concernant le quotidien de Papé. Magali a su donner du relief à ses personnages, et surtout, à les nuancer afin de leur donner du caractère. C’est sans aucun doute l’un des points forts de ce roman.

Mais ce qui parsème les lignes, c’est surtout beaucoup d’émotion, de sincérité et de belles valeurs, telles que l’amour et l’amitié. Je ressors très touchée par l’univers littéraire créé par Magali.

La plume de l’auteure est tout en sobriété et pourtant non exempte de sensibilité et d’émotions. Sous un style épuré, Magali réussira à transmettre les sentiments d’une manière très réaliste. Les chapitres sont amorcés par les titres de chansons qui forment la bande sonore de cette histoire. C’est d’une grande originalité.

Un roman sobre, sensible. Je me suis laissée porter par cette histoire riche en émotions. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

On fait parfois des vagues – Rentrée littéraire

On fait parfois des vagues d’Arnaud Dudek

  • Auteur : Arnaud Dudek
  • Titre : On fair parfois des vagues
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Anne Carrière
  • Nombre de pages : 185
  • Parution : 21 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quelques jours après son dixième anniversaire, Nicolas Apasagi apprend que son père n’est pas son père. Que faire de cette confidence ? Le jeune Nicolas ne sait pas. Il continue sa vie comme si de rien n’était. Mais cette révélation va finir par le rattraper et, à trente ans, il décide de partir à la recherche de son « bon génie » biologique, malgré les obstacles administratifs qu’il s’attend à rencontrer.

Dans ce roman, où l’on retrouve les thèmes qui lui sont chers – l’enfance, l’identité, la transmission –, Arnaud Dudek trouve le ton juste pour raconter, avec délicatesse, une quête des origines à la fois intime et universelle.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Anne Carrière pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors qu’il a dix ans et quelques jours, Nicolas s’apprête à vivre un véritable séisme dans son quotidien. Ses parents lui annoncent qu’ils ont fait appel à un donneur, et que son père n’est en réalité pas son père biologique. Pour Nicolas, c’est un choc. Il perd tous ses repères et décidera par la suite de tout faire pour retrouver son père biologique.

C’est un très beau roman que j’ai découvert et je ressors conquise par cette histoire de filiation, de quête identitaire. Le sujet est traité avec énormément de finesse et de tact et en très peu de pages, tout y est, que ce soit au niveau de l’intrigue comme au niveau de l’émotion.

Dès les premières lignes, je me suis attachée aux parents de Nicolas, qui se sont battus pour devenir parents. Leur combat est abordé et en peu de mots, l’auteur réussit à retranscrire les difficultés que peuvent rencontrer certains couples au moment de tenter de concevoir.

La quête identitaire de Nicolas est touchante. Avec beaucoup de sensibilité, l’auteur va aborder les divers états d’âme par lesquels va passer le jeune protagoniste et comment ces événements vont influencer sur son développement personnel. Après le choc de la révélation, Nicolas va entrenir une relation faite de non-dits avec son père et c’est bouleversant à découvrir.

C’est un long chemin initiatique qui attend Nicolas, afin d’accepter ces révélations et de pouvoir entretenir des conversations sereines et apaisées avec son père. Le dénouement m’a totalement émue, et je suis passée par un carrousel d’émotions lorsque, finalement, le père et le fils osent se dire ce qu’ils ressentent.

La plume de l’auteur est tout en délicatesse et le récit d’une grande finesse. Avec des chapitres très courts, le lecteur suivra la reconstruction de Nicolas. Le choix narratif à la première personne est particulièrement judicieux, permettant d’appréhender au mieux les pensées et l’évolution du personnage principal.

Un roman qui sonne juste, sur la quête identitaire. Beaucoup d’émotions parsèment les pages d’un récit tout en finesse, empreint d’une grande sensibilité. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Historique

Africville – Rentrée littéraire

Africville de Jeffrey Colvin

  • Auteur : Jeffrey Colvin
  • Titre : Africville
  • Genre : Historique
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Années 1930. Kath Ella refuse de suivre son destin tout tracé de fille de
couleur et quitte Africville, un quartier fondé par d’anciens esclaves en
Nouvelle-Écosse, au Canada. Après une histoire d’amour marquée par le
deuil, elle donnera naissance à un fils, Omar, qui sera rebaptisé Étienne.
Années 1960. Étienne, dont la pâleur lui permet de passer pour un Blanc,
vit en Alabama. Il est déchiré entre ses racines noires et la peur de perdre la
vie qu’il est en train de construire.
Années 1980. À la mort de son père, Warner se lance dans une quête de
ses origines, qui le mènera dans ce qui reste d’Africville mais aussi dans une
prison d’État au fin fond du Mississippi.
Trois destins, trois personnages aux prises avec la réalité sociale de leur
époque et les aléas de la vie. Pas de pathos ni de velléité moralisatrice. Les
héros de ce roman sont des êtres vrais, de chair et de sang. En toile de fond,
Africville, à la fois aimant et repoussoir, dont l’empreinte se transmet de
génération en génération.
Avec ce premier roman triptyque vibrant, fruit de plus de vingt ans de
recherches, Jeffrey Colvin s’impose comme une nouvelle voix de la littérature
américaine, dans le sillage de Colson Whitehead et de Ayana Mathis.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nouvelle-Ecosse, 1918. Deux bébés vont survivre à des fièvres très fortes. Le lecteur va retrouver ces deux protagonistes quelques années plus tard. Kath Ella et Kiendra sont devenues deux jeunes filles. C’est le point de départ d’une grande saga qui s’étalera presque sur un siècle.

C’est une belle découverte littéraire pour ma part, mais j’avoue qu’il m’a manqué certains éléments pour être en mesure d’apprécier totalement ce roman. J’y ai dénoté peu d’émotions et surtout, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, puisque l’auteur passera de l’un à l’autre sans cesse.

Pourtant, j’avoue que j’ai été conquise par le postulat de départ. L’auteur mettra en exergue l’importance de l’acceptation de soi. Ainsi, Étienne, le fils de Kath, n’acceptera pas son identité raciale, et décidera de s’éloigner complètement de sa famille maternelle. Cela m’a vraiment bouleversée, mais j’ai trouvé que l’auteur ne nous permettait pas forcément de rentrer dans les pensées du jeune homme pour appréhender au mieux la manière avec laquelle il gérait cela.

L’auteur a condensé presque un siècle d’histoire familiale en peu de pages, et cela ne permet pas forcément un attachement aux personnages, puisque le changement est constant. J’avoue avoir nettement préféré la première partie avec Kath, que les autres parties.

La plume de l’auteur est fluide et le roman est très aisé à suivre, malgré le changement constant d’époque. Jeffrey a su effectuer un mélange savant entre grande Histoire et petite histoire et j’ai trouvé certains passages très intéressants. Les chapitres sont de taille moyenne, et l’auteur veille toujours à bien indiquer l’espace spatio-temporel afin de ne pas perdre son lecteur.

Un roman historique intéressant, mais où j’aurais aimé avoir plus d’émotions. Malgré tout, cette saga est très intéressante à suivre et les thématiques abordées également. À découvrir.

Ma note : 15/20

Contemporain

La colère – Rentrée littéraire

La colère d’Alexandra Dezzi

  • Auteur : Alexandra Dezzi
  • Titre : La colère
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Ce n’est pas de désir dont il s’agit ici, mais plutôt d’un exercice de domination », écrit la célèbre féministe Monique Wittig, citée par l’auteure de ce roman, son deuxième d’une jeune vie d’écrivain. Mais la question résonne autrement : qui domine qui ? Et derrière « cette façade de chair impénétrable », qui se cache-t-il ?

Sur le ring de boxe où elle s’entraîne, comme sur le ring intime du corps-à-corps, la narratrice, qui semble parfois voltiger au-dessus de son enveloppe corporelle, décide et subit à la fois. Elle est l’héroïne et le sujet. Que ressent-elle des coups, du sexe comme agression ou jouissance, est-elle libre ou prisonnière de son désir ? Et ce désir, dont elle s’évade en longs travellings dans un RER ou un Uber, ce désir fast-food, ce désir comme de l’eau noire où l’on s’enfonce, de quelle origine est-il et de quelle scène primitive jaillit-il ?
Un roman urbain, féminin, choc et cru, mais dont ni la mélancolie ni même le romantisme noir ne sont exclus.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Sur le ring de boxe, tout comme dans sa vie sentimentale, la narratrice se livre à un véritable combat mêlé de colère et de frustration. Elle se redécouvre, finit par s’accepter mais cherche avant tout à enfin s’affirmer. Suite à un événement dramatique de son passé, elle pensait ne plus avoir le droit de prendre son quotidien en main. Elle pensait devoir constamment subir, mais sa colère et sa rébellion vont l’aider à voir les choses autrement.

Je ressors totalement essoufflée de ce roman que l’on peut aisément qualifier de choc littéraire. Ici, pas de noms, une narration faite à la deuxième personne du singulier, comme si une conscience s’adressait directement à la narratrice, et des numéros pour indiquer les hommes qui traversent son quotidien. Je n’ai jamais lu un tel roman, et une chose est sûre, il ne peut laisser indifférent.

Ce récit percutant est une sorte d’exutoire et sous des descritions crues, le lecteur se retrouvera sonné et en profonde empathie pour cette protagoniste. L’auteure ne fait pas dans la dentelle et je suis passée par un carrousel d’émotions.

La plume de l’auteure est forte. Alexandra a fait un choix narratif risqué et pourtant approprié. Sans choisir aucun nom pour les protagonistes, on pourrait avoir une sensation de distance, et pourtant il n’en est rien.

Sous une plume forte et un choix narratif original, l’auteure va aborder des thématiques très difficiles. Ce roman choc ne peut laisser indifférent. À découvrir.

Ma note : 17/20

Jeunesse

L’Équipe – Kylian Mbappé et le corbeau 2.0

L’Équipe – Kylian Mbappé et le corbeau 2.0 de Robin Six

  • Auteur : Robin Six
  • Titre : L’Équipe – Kylian Mbappé et le corbeau 2.0
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions :
  • Nombre de pages : 168
  • Parution : 27 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Rencontre la team junior, un groupe d’enfants journalistes en stage au sein du magazine L’Équipe ! Dans ce premier tome, les enfants se lancent dans une enquête sur le monde du foot ! Quels secrets dévoileront-ils ? Arriveront-ils à interroger Kylian Mbappé ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Poulpe Fictions pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Trois collégiens, travaillant pour le journal L’Équipe, vont devoir enquêter sur une mystérieuse affaire au sujet du footballeur Kylian Mbappé. En effet, ce dernier serait victime de harcèlement sur Internet. Les trois jeunes vont alors former une équipe pour résoudre cette énigme.

J’ai énormément aimé ce roman qui laisse présager d’autres tomes. Les trois jeunes sont très différents les uns des autres, et c’est ce que j’ai particulièrement apprécié. L’auteur saura mettre en exergue de belles valeurs, comme l’amitié et la loyauté.

J’ai apprécié cette belle équipe, et je me suis particulièrement attachée à Bakary. Le jeune homme est dyslexique, mais il continue de se battre afin de pouvoir réaliser ses rêves, notamment celui de devenir écrivain. Je l’ai trouvé très touchant.

L’enquête est très bien menée et je l’ai trouvée très réussie. Le suspense est présent tout au fil des pages. Bien évidemment, il est préférable d’apprécier un minimum le monde du football, afin de ne pas se retrouver perdu dans l’intrigue.

La plume de l’auteur est fluide et les pages défilent sans aucune difficulté particulière, ce qui convient parfaitement aux plus jeunes. J’ai beaucoup aimé les petites illustrations qui agrémentent le récit. Cela peut permettre aux plus jeunes de mieux visualiser l’intrigue.

Une très bonne enquête, servie par des personnages attachants. Ce récit plaira à tous les publics. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

Provisoirement

Provisoirement de Marie B. Cartaillac

  • Auteur : Marie B. Cartaillac
  • Titre : Provisoirement
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 178
  • Parution : 21 mai 2017
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Émilie, institutrice fraîchement diplômée, a accepté de quitter son sud natal pour honorer un remplacement d’un an en Bretagne. Elle laisse derrière elle Frédéric, son amoureux, convaincue que leur amour résistera à la distance. Un incident va rendre son avenir professionnel incertain en même temps que des événements vont semer le doute sur la solidité de sa relation avec Frédéric. Mais Émilie réussit à s’entourer de nouveaux amis qui vont la soutenir : Bernadette, retraitée dynamique et un peu fantasque, Xavier, son charmant voisin et Jonathan, un collègue qui lui offre son indéfectible amitié. Où est sa vraie place ?Une comédie romantique ? Oui. De la « chick lit » ? Un peu, mais qui prend une certaine distance avec les codes du genre, s’en amuse même parfois un peu et où le mot Louboutin n’apparaît pas une seule fois.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercie l’auteure Marie B. Cataillac pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Émilie est une jeune institutrice qui prendra la décision de quitter son Sud natal pour effectuer un remplacement en Bretagne. Elle n’abandonnera pas que sa ville. Elle laissera derrière elle un petit ami, Frédéric, avec qui elle tentera à tout prix de maintenir une relation à distance. Émilie va vite s’accommoder à son nouveau quotidien et pourtant, certains événements vont tout venir chambouler.

Ce court roman, à la frontière d’une nouvelle, a été une excellente découverte pour ma part. C’est un véritable vent de fraîcheur et j’ai passé un très bon moment de lecture aux côtés d’une héroïne touchante et authentique.

D’emblée, j’ai accroché aux premières lignes, puisque Marie pose son décor dès le départ. J’ai fortement apprécié de voir les événements s’enchaîner de manière fluide et cohérente. Les péripéties sont nombreuses et surtout les touches d’humour qui parsèment le texte apportent une véritable touche colorée à ce récit.

Les personnages sont vraiment attachants. J’ai particulièrement apprécié Bernadette, l’amie retraitée d’Émilie, et la relation qui se tisse entre les deux femmes est réellement touchante. Émilie est un personnage authentique et très bien esquissé. Je l’ai trouvée attendrissante et emplie de sincérité.

Avec beaucoup d’humour, l’auteure déroule une intrigue où tous les ingrédients sont réunis. Amitié, amour, entraide sont certains éléments que le lecteur retrouvera.

La plume de l’auteure est très fluide. Je tiens à souligner la qualité du texte au niveau de l’orthographe et de la syntaxe. C’est vraiment agréable de croiser la route de textes aussi soignés dans le domaine de l’auto-édition. Les chapitres sont courts et cela rythme énormément l’histoire.

Une excellente lecture emplie d’humour. Ce roman est un petit bonbon et je n’aurais pas été contre quelques pages en plus, tant les personnages sont attachants. Une auteure à découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Jeunesse

7 rue des écolos

7 rue des écolos de Sophie Dieuaide

  • Auteur : Sophie Dieuaide
  • Titre : 7 rue des écolos
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Didier Jeunesse
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 3 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ras-le-bol de l’arrosage, du binage, du désherbage. Armand, Lili, Violette, Oscar et Charlie ont craqué.
Avoir un jardin sur les toits, tout le monde en rêve. Mais ça tourne au cauchemar quand vous recevez des ordres du matin au soir.
« On n’est pas nés pour obéir ! » a déclaré Lili.
« Les parents, y nous font touzours tavailler au potager », a ajouté le petit Charlie.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Didier Jeunesse pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Au 7 rue des écolos, les familles qui y résident sont bien entendu écolos. Au point d’installer un jardin potager sur le toit de leur immeuble. Les enfants vont malgré tout se rebeller. Ils sont fatigués de débiner, de jardiner. Ils vont trouver une astuce pour ne pas être les seuls à travailler. Lorsque Violette, l’une des filles du groupe, doit changer d’école puisque ses parents se séparent, les autres enfants ont l’idée de créer un journal ecolo qu’ils pourront ainsi envoyer à Violette afin qu’elle se sente moins seule.

C’est une très bonne lecture avec pour toile de fond l’écologie et j’ai trouvé ce roman très bien réalisé. C’est une excellente manière de sensibiliser les plus jeunes lecteurs et avec beaucoup d’humour, l’auteure réussit à faire passer ses messages.

Le groupe est très attachant et l’idée du journal est très bonne. Tout au fil des pages, des illustrations parsèment le texte, et l’auteure a su effectuer le juste dosage afin de maintenir l’attention de ses plus jeunes lecteurs. J’ai trouvé ce roman très original et c’est appréciable de retrouver une thématique si importante dans un roman jeunesse.

La plume de l’auteure est simple et fluide. Avec un style clair et beaucoup de dialogues, l’histoire est adaptée au jeune public. J’ai retrouvé beaucoup de dynamisme dans l’intrigue et les multiples rebondissements rendent difficile d’arrêter sa lecture.

Un récit idéal afin de sensibiliser les plus jeunes à l’écologie. Les illustrations sont bien réalisées et l’histoire est très intéressante. Un roman qui plaira à tout le monde.

Ma note : 17/20

Thriller

Ce lien entre nous

Ce lien entre nous de David Joy

  • Auteur : David Joy
  • Titre : Ce lien entre nous
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 20 mai 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Caroline du Nord. Darl Moody vit dans un mobile home sur l’ancienne propriété de sa famille. Un soir, alors qu’il braconne, il tue un homme par accident. Le frère du défunt, connu pour sa violence et sa cruauté, a vite fait de remonter la piste jusqu’à lui. Un face à face impitoyable s’engage alors.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Caroline du Nord. Alors qu’il est en train de braconner dans une propriété où il ne devait pas se trouver, Darl tire et tue par erreur un homme. Lorsqu’il se rend compte que cet homme n’est autre que Carol, il est prit de panique. En effet, Darl connaît très bien son frère, Dwayne, ainsi que la violence dont il fait preuve. Il décidera de demander de l’aide à son meilleur ami Calvin pour cacher le corps. Il va alors s’ensuivre une chasse à l’homme sans précédent où la vengeance sera le mot d’ordre.

Quel roman pesant. L’auteur a un talent immense pour rendre toute noirceur possible à une intrigue qui est pourtant assez simple au départ. C’est la manière dont David va dérouler son scénario qui est impressionnante.

Le cadre choisi par l’auteur est vraiment judicieux. Cela ajoute indéniablement un supplément de noirceur. Ici, pas de grandes villes, pas de richesse. C’est presque un thriller d’ambiance. La pauvreté des personnages, ainsi que leur désœuvrement va donner lieu à des situations noires.

Il ne faudra pas s’attendre à un thriller qui va à toute vitesse, bien au contraire. David Joy va se focaliser sur la psychologie de ses personnages et prendra le temps de bien camper son décor. Les descriptions immersives sont très présentes. L’auteur le fait à merveille, mais malgré tout, à certains moments, j’ai trouvé qu’il en usait peut-être un peu trop. C’est vraiment le seul bémol que je peux trouver à ce roman.

La plume de l’auteur est très belle. Comme je l’ai dit, elle est immersive et très visuelle. Les chapitres ne sont pas très longs, et cela se lit vraiment très bien.

Un thriller à lire pour son ambiance emplie de noirceur, sans s’attendre à de l’action, mais plutôt à une grande dimension psychologique. C’est une lecture peu ordinaire et qui ne peut laisser son lecteur indifférent. À découvrir.

Ma note : 17/20

Jeunesse

L.O.L.A

L.O.L.A de Claire Garralon

  • Auteur : Claire Garralon
  • Titre : L.O.L.A
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Actes Sud Junior
  • Nombre de pages : 80
  • Parution : 9 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand Lola est entrée dans la classe, ce fut comme un éblouissement pour Charlie. Puis il y eut cette façon de se présenter, en épelant les quatre lettres de son prénom – L.O.L.A. –, comme une mélodie. D’inconnue, Lola devient pour Charlie une amie, puis une meilleure amie. Quelque chose d’indéfinissable chez Lola l’attire irrésistiblement. Du trouble, du désir sans doute. Les filles plaisent à Charlie mais certains garçons aussi, c’est confus. Mais on tombe amoureux d’une personne, pas d’un sexe. Pourquoi faudrait-il se définir selon une orientation sexuelle ? Pourquoi se conformer à une étiquette – hétéro, homo… ? Plutôt simplement mettre des mots sur ses pensées pour que ça existe vraiment.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Actes Sud Junior pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lola est nouvelle dans sa classe. D’emblée, elle décide de s’asseoir aux côtés de Charlie. Lorsque la jeune fille lui épelle son prénom, Charlie pense que la sonorité et la musicalité des lettres est tout simplement enivrante. Tout comme Charlie, les autres élèves seront captivés par cette nouvelle élève.

Quelle ode à la tolérance et au respect que ce petit roman. Ce récit, aux allures de nouvelle, se lit en un souffle. C’est court mais pourtant, l’auteure a réussi à faire passer le message recherché.

Si au début je me suis longuement demandé où voulait m’emmener l’auteure, je dois dire qu’à la fin, je n’ai pas pu faire autrement qu’admirer l’ingéniosité de Claire. Elle a su me surprendre et je n’avais pas vu le dénouement arriver. J’ai trouvé qu’elle avait amené cela de manière très intelligente.

Je ne peux pas vous dire exactement quelles thématiques sont abordées ici, sous peine de vous spoiler un gros pan du récit. Claire aborde des sujets très actuels et le fait avec beaucoup de douceur et sensibilité.

La plume de l’auteure est tout en délicatesse. Le texte est narré à la première personne, sous le point de vue de Charlie. J’ai trouvé ce choix narratif particulièrement intéressant et judicieux, permettant ainsi une introspection parfaite des pensées de Charlie.

Un court récit qui est une véritable ode à la tolérance et à l’amour. L’auteure aborde les thématiques de son roman d’une manière très intelligente et délicate. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

La confidente

La confidente de Renée Knight

  • Auteur : Renée Knight
  • Titre : La confidente
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Fleuve
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 27 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Regardez autour de vous. Qui détient le plus de pouvoir dans la pièce ? Est-ce celui qui parle le plus fort ou celui qui a le plus d’argent ?
Ou peut-être est-ce quelqu’un comme Christine Butcher : une figure douce et invisible, un témoin silencieux lorsque les informations sont partagées et les secrets murmurés.
Quelqu’un qui, tranquillement, parfois même sans le vouloir, accumule des connaissances sur ceux qu’elle est venue servir — ceux qui ne vont pas faire attention à elle.
Mais lorsque quelqu’un comme Christine Butcher est poussé à bout, elle pourrait bien devenir la personne la plus dangereuse et la plus puissante de la pièce…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Fleuve pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Christine est une excellente secrétaire. Elle va décrocher le poste d’assistante dans la société de magasins Appleton. Sa supérieure, Mina, est ravie d’avoir à ses côtés une personne si efficace. Pourtant, peu à peu, Mina va exercer une influence dévastatrice sur Christine, lui faisant ainsi ressentir de la culpabilité lorsque cette dernière ne peut se libérer pour des heures supplémentaires. Et lorsque Mina se retrouve mêlée à des affaires d’escroquerie, l’emprise sur sa secrétaire est totale. Christine ira jusqu’à mentir pour sa supérieure.

Voilà un thriller psychologique totalement maîtrisé et avec lequel j’ai passé un excellent moment de lecture. Si le début parfois lent m’a quelque peu déroutée au début, je dois finalement reconnaître qu’il est nécessaire afin de créer cette ambiance pesante qu’a su rendre à la perfection l’auteure,

Le roman débute par une mise en place qui peut paraître longue, mais pourtant, c’est ce qui va permettre au lecteur une immersion totale dans cette intrigue qui ne repose que sur des bases psychologiques. Il ne faudra donc pas s’attendre à un rythme effréné sous peine d’être déçu. Peu à peu, l’auteure tisse les pans de son récit afin d’attraper son lecteur.

Je suis passée par une multitude de sentiments pendant cette lecture, et j’ai tour à tour été ulcérée par l’emprise qu’exerce Mina sur Christine, mais aussi agacée par la passivité de cette dernière, puisqu’elle accepte tout de la part de sa supérieure, sans oser émettre la moindre objection.

Le portrait des deux protagonistes féminines est très bien dépeint, et l’auteure a su créer une tension psychologique qui monte crescendo, jusqu’à un dénouement que je n’ai absolument pas vu venir, et qui est réellement effrayant.

La plume de l’auteure est tres visuelle et bien que le rythme soit lent, les pages ont défilé. La plongée dans le tribunal et le procès qui forment partie du roman est très réaliste. Je dois dire que je ne me suis pas ennuyée un seul instant lors de ma lecture. Le choix de la première personne du singulier est judicieux. Sous une forme qui s’apparente à un journal intime, Christine se livre sans fards.

Un thriller psychologique rondement mené, au dénouement inattendu, et avec deux personnages féminins remarquablement dépeints. Malgré un rythme lent, je ne me suis pas ennuyée et cela a été une excellente lecture que je recommande.

Ma note : 17/20

Historique

Glory – Rentrée littéraire

Glory de Elizabeth Wetmore

  • Auteur : Elizabeth Wetmore
  • Titre : Glory
  • Genre : Historique
  • Éditions : Les Escales
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 27 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Roman choral puissant et envoûtant, Glory met en scène les retombées d’une terrible agression dans une petite ville du Texas et donne la parole à celles que l’on n’a pas l’habitude d’entendre.

14 février 1976, jour de la Saint-Valentin. Dans la ville pétrolière d’Odessa, à l’ouest du Texas, Gloria Ramirez, quatorze ans, apparaît sur le pas de la porte de Mary Rose Whitehead.

L’adolescente vient d’échapper de justesse à un crime brutal. Dans la petite ville, c’est dans les bars et dans les églises que l’on juge d’un crime avant qu’il ne soit porté devant un tribunal. Et quand la justice se dérobe, une des habitantes va prendre les choses en main, peu importe les conséquences.

Elizabeth Wetmore n’hésite pas à sonder les tréfonds de l’âme humaine et livre un roman dur et âpre à la beauté mordante.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Les Escales pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1976, Odessa. Alors que le boom pétrolier bat son plein dans cette ville du Texas, les préjugés ont la dent dure. Gloria, une jeune mexicaine de quatorze ans, frappe à la porte de Mary Rose le lendemain de la Saint-Valentin. La jeune fille a été agressée et violée. Mary Rose fera tout pour venir en aide à l’adolescente, malgré les menaces qu’elle subit de la part des habitants de la ville.

C’est une expérience de lecture immersive et servie par un schéma narratif fort et original. Je préfère vous prévenir d’emblée. Il ne faut surtout par appréhender ce roman comme un thriller avec un mystère ou une enquête à résoudre sous peine d’etre très déçus. C’est un peu ce qui m’est arrivé au départ, m’attendant réellement à cela durant ma lecture. Malgré tout, une fois la petite déconvenue passée, je dois reconnaître que ce roman ne laissera pas son lecteur indifférent.

L’agression de Gloria n’est qu’un prétexte pour l’auteure afin de dérouler son intrigue. Elizabeth abordera ainsi des thématiques très dures, telles que le racisme et la place de la femme dans une société foncièrement misogyne à l’époque. Je suis passée par beaucoup de sentiments et j’ai souvent été révoltée.

Elizabeth propose une intrigue purement psychologique et le fait sous un schéma narratif très judicieux. Elle donnera à tour de rôle la parole aux diverses femmes qui composent cette histoire. C’est une histoire féminine du début à la fin, et cela rend l’intrigue forte et puisssante. Chacune des femmes a su me toucher de par son histoire personnelle, mais il est vrai que Mary Rose m’a conquise au travers du courage dont elle fait preuve pour défendre Gloria et témoigner en sa faveur lors du procès.

La plume de l’auteure est enivrante. Sous un style fort et poétique à la fois, Elizabeth va sonder les pensées de chacune de ses protagonistes. Il ne faut pas s’attendre à retrouver un roman où le rythme est effréné, bien au contraire. Quelques longueurs sont parfois à dénoter et surtout, beaucoup de digressions viennent parsemer le texte. Ce sera mon seul bémol.

Avec ce roman, l’auteure nous livre une véritable peinture sociétale livrée sans fards et sous le regard de femmes charismatiques et fortes. Malgré quelques longueurs, ce roman ne peut laisser indifférent. À lire.

Ma note : 16/20

Thriller

Goliat

Goliat de Mehdi Brunet

  • Auteur : Mehdi Brunet
  • Titre : Goliat
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 246
  • Parution : 3 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


La mer de Barents, au large des côtes norvégiennes : Goliat, une plateforme pétrolière en proie aux éléments déchaînés, est le sinistre théâtre d’une série de meurtres odieux.
David Corvin, ex-agent du FBI, va devoir utiliser toutes ses compétences pour stopper l’hécatombe.
Mais au bout du chemin, il risque de perdre son âme…
Et bien plus encore…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

2014. David et Abigael, un couple à la dérive, embarquent pour une plateforme pétrolière, Goliat. En effet, Abigael doit s’y rendre pour des raisons laborales. En pleine tempête, des meurtres odieux vont avoir lieu. 2019. Le lecteur retrouve David, totalement dévasté. Que s’est-il donc passé ?

Je ressors essoufflée de cette excellente enquête policière que propose l’auteur. Je ne connaissais pas la plume de Mehdi, mais suite à cette lecture, nul doute que je découvrirai son précédent roman avec grande curiosité.

Mehdi propose un schéma narratif déroutant et pourtant nécessaire afin d’attraper son lecteur et lui donner envie de découvrir ce qu’il s’est passé. Il semblerait que l’auteur émaille son suspense, en nous faisant découvrir quelques années plus tard David, totalement dévasté. On sait d’avance que l’histoire a mal tourné. Au départ, j’ai ressenti une petite pointe de déception, ayant envie que Mehdi dévoile plutôt par petites touches son intrigue.

Malgré tout, rassurez-vous, l’intrigue est menée brillamment et dès le départ, j’ai été immergée. Il faut rester bien concentré. L’auteur propose divers axes temporels qui peuvent dérouter le lecteur. Je me suis souvent demandé comment ces divers pans de l’intrigue pourraient s’imbriquent et lorsque j’ai commencé à comprendre, j’ai trouvé que l’auteur avait créé un récit prenant et plein de suspense.

L’atmosphère, sous forme de huis-clos, est très bien rendue. L’auteur sait manier son suspense et instaurer une ambiance anxiogène sur cette plateforme pétrolière. Tous les ingrédients sont présents pour immerger le lecteur. L’auteur accorde une part importante à la psychologie de ses personnages et celui de David m’a beaucoup intriguée.

La plume de l’auteur est immersive et très fluide. Mehdi sait rendre une ambiance angoissante tout au fil des pages. Les chapitres courts donnent beaucoup de rythme au roman. Les changements temporels sont très fréquents, mais l’auteur veille à bien indiquer en début de chapitre l’époque où se situe l’intrigue.

Un roman qui m’a captivée dès la première page et qui tient son lecteur en haleine jusqu’au dénouement. Ce huis-clos est particulièrement réussi et j’ai passé un excellent moment de lecture. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Rien n’est perdu – Rentrée littéraire

Rien n’est perdu de Pierre-Louis Basse

  • Auteur : Pierre-Louis Basse
  • Titre : Rien n’est perdu
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le petit garçon ne voulait pas de l’école. L’école ne voulait pas de lui. C’était le temps déraisonnable des terrains vagues, du rêve et de la violence. Nanterre, 1971.
Un jour de décembre, c’est le choc. L’envie d’apprendre revient avec la lumière d’un tableau de Van Gogh, découvert, main dans la main de sa grande sœur, au musée de l’Orangerie. Il reste sidéré devant Les Roulottes. L’échappée belle, la liberté, la fuite, dans une simple toile. Qui lui sauve la mise.
Et le petit garçon a laissé les terrains vagues. La renaissance après l’obscurité.
Ce roman est l’histoire bouleversante de cette renaissance. Parce que rien n’est perdu. Jamais.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1971, Nanterre. Pierre-Louis a treize ans et n’est pas à sa place. Issu d’une fratrie composée de deux sœurs, médiocre à l’école, il a bien du mal à se sentir bien dans sa peau. Ses parents, traumatisés par la disparition prématurée de l’un de leur fils, fondent sur lui des grands espoirs. Pourtant, l’une des institutrices du jeune garçon est formelle, il ne fera rien de bon. Et un jour, c’est la révélation. Sa grande sœur Jeanne l’emmène voir une exposition à l’Orangerie, dédiée au peintre Van Gogh, et Pierre-Louis va tomber sous le charme du tableau Les Roulottes. C’est un nouveau départ qui prouve que rien n’est perdu.

En débutant ce court roman, je n’avais pas compris qu’il s’agissait en fait d’un récit retraçant réellement l’adolescence de l’auteur. Si j’ai eu un peu de mal au départ, étant quelque peu déroutée, j’avoue ressortir finalement conquise de cette histoire pleine d’espoir et lumineuse.

Ce récit, c’est avant tout une peinture sociale de la France des années 70. Pierre-Louis retracera cette période de manière juste et sincère. Au travers de ses souvenirs, le lecteur aura le privilège de se promener dans les rues de l’adolescence de l’auteur et de suivre au plus près ce visage changeant de la France de l’époque. C’est passionnant à suivre et surtout, Pierre-Louis a eu le talent de réussir à romancer le tout, afin de ne pas juste en faire une énumération monotone.

Avec beaucoup de pudeur, l’auteur va se livrer à l’exercice difficile de se montrer tel qu’il était. Ce récit est empli d’émotions et l’histoire familiale de Pierre-Louis m’a beaucoup touchée. J’ai également admiré son courage pour s’en sortir, et ne pas juste se cantonner aux opinions négatives de la part de ses professeurs. Il a su passer outre, et que cela se soit fait au travers de l’art est une très belle expérience.

La plume de l’auteur est lumineuse et élégante. Sous un style exigeant qui m’a déroutée au départ, je dois avouer avoir finalement été séduite. J’aurais bien lu quelques pages de plus, tant l’écriture est belle. Le mariage des arts est parfaitement réussi. Ainsi, l’écriture servira à décrire les beautés de la peinture.

Un récit de reconstruction, au travers d’un tableau lumineux, servi par la plume élégante de l’auteur. Déroutée au départ, j’ai finalement été conquise par ce roman empli de beauté et de sincérité. Avec beaucoup de pudeur, l’auteur va se livrer d’une manière authentique. À découvrir.

Ma note : 17/20

Historique

La Race des orphelins – Rentrée littéraire

La Race des orphelins d’Oscar Lalo

  • Auteur : Oscar Lalo
  • Titre : La Race des orphelins
  • Genre : Historique
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal.

Le Troisième Reich m’a enfantée. Je suis une oubliée de l’histoire.

La seule race que les SS aient créée, c’est la race des orphelins.  

Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme engagé pour écrire son histoire apprend qu’elle a 76 ans, qu’elle sait à peine lire, à peine écrire. Qu’elle ne connaît rien de ses parents, ne se souvient plus guère de son enfance. Il comprend que sa vie est irracontable mais vraie. Pourtant, Hildegard Müller est loin d’être amnésique. Elle est simplement coupable d’être née en 1943, de géniteurs inconnus mais bons aryens, dans un Lebensborn, ces pouponnières imaginées par le Troisième Reich pour multiplier la «race supérieure».

Hildegard Müller devait être la gloire de l’humanité elle en est devenue la lie, et toutes les preuves de sa conception sont parties en fumée avant la Libération, sur ordre d’Himmler.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Hildegard Müller est une enfant du IIIe Reich. Issue d’un Lebensborn, elle ne connaîtra ni l’identité de son père, selon toute vraisemblance un SS, ni celle de sa mère. À 76 ans, elle le vit très mal et n’a toujours pas refermé ses blessures. Elle fera appel à un scribe afin qu’il l’aide à retranscrire ses mémoires dans une sorte de journal intime.

J’ai lu très peu de romans traitant des Lebensborn, et j’avoue que, jusqu’il y a peu de temps, j’ignorais tout de ce pan de l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Ce récit est percutant, empli de tragédie, et surtout, incroyablement humain. Hildegard se servira de ce journal intime comme d’un exutoire et elle se livrera à son lecteur avec toute la sincérité possible.

Le lecteur suivra, au travers des courtes entrées qui composent ce journal, une femme brisée et en peine afin de se reconstruire. Elle se sent oubliée, ignorée. C’est un témoignage poignant et très dur à découvrir. Hildegard ne prendra pas de pincettes et livrera ses émotions sans fards.

La plume de l’auteur est incisif. Les mots résonnent fortement et c’est extrêmement poignant. Les chapitres sont très courts, composés de quelques pensées jetées en vrac de la part d’Hildegard. J’ai été déroutée de me retrouver avec un tel schéma narratif au début, mais par la suite, je l’ai trouvé totalement judicieux, octroyant ainsi du caractère à ce récit.

Un roman percutant sur une thématique peu abordée en littérature. J’ai lu le journal de la protagoniste avec beaucoup de tristesse et ce récit ne vous laissera pas indifférent. À lire.

Ma note : 16/20

Contemporain

Le monde du vivant – Rentrée littéraire

Le monde du vivant de Florent Marchet

  • Auteur : Florent Marchet
  • Titre : Le monde du vivant
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cet été-là, Solène a treize ans et elle déteste son père. Jérôme a obligé sa famille à s’installer à la campagne pour réaliser son rêve : devenir propriétaire d’une ferme. Cet ancien ingénieur, lui, est fier de sa nouvelle vie : au plus proche de l’écosystème, les mains dans la terre à planter des haricots et des tomates de saison, l’œil à veiller sur la traite de ses vaches. Mais les temps se durcissent, et la désillusion grignote son esprit.
Alors que les moissons approchent, sa femme Marion, voulant l’aider, se blesse avec une machine agricole et immobilisée. Théo, un « wooffeur » (aide agricole biologique) de vingt-quatre ans, vient seconder Jérôme ; il n’est pas sans charme, il n’est pas sans radicalité non plus. Avec sa présence c’est tout l’équilibre familial qui est chamboulé.
Avec la fin du collège, Solène découvre la sexualité, son langage amoureux, sa légèreté, ses bouderies, ses audaces. En ce mois de juillet, la vie va s’embraser.

Un premier roman virtuose, mené par une écriture visuelle qui joue sur les émotions amoureuses, la solitude de l’existence, sa beauté aussi. Une forme de suspens saisit cette campagne où il fait trop chaud, où les corps sont trop moites, où les gestes sont maladroits et où les malentendus vont croissant, jusqu’au final.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Levroux. Jérôme, ingénieur en agronomie, sa femme Marion et ses deux enfants Solène et Gabin ont quitté Orléans pour rejoindre cette petite commune et ainsi prendre en charge une ferme. C’est le rêve de Jérôme, mais sa femme s’en accommode plutôt bien. Cela ne semble pas être le cas pour Solène, quatorze ans, pour qui ce changement de décor est un véritable chamboulement. Alors qu’elle découvre les premières amours adolescentes, elle s’éloigne de plus en plus de son père. Lorsque Marion subit un accident, la petite famille est obligée de faire appel à un WWOOFeur. Théo fait alors son apparition et va chambouler le quotidien et les certitudes de Jérôme et du reste de la famille.

Florent Marchet m’a conquise grâce à ce roman simple de prime abord, mais qui dissèque les sentiments avec beaucoup de justesse. C’est une véritable immersion dans le monde rural que propose l’auteur, et j’ai fortement apprécié d’avoir ce côté exode urbain mis en avant.

J’en ai énormément appris sur les fermes, notamment quant au rôle des WWOOFeurs, dont à vrai dire je méconnaissais totalement le terme. Il s’agit tout simplement de volontaires qui s’initient aux savoir-faire et aux modes de vie biologiques, en prêtant main-forte à des agriculteurs qui leur offrent le gîte et le couvert.

Je n’ai pu m’empêcher de trouver à ce roman un petit côté engagé pour une agriculture moins polluante et davantage portée sur le bio. Au travers de Théo, beaucoup de belles idées sont véhiculées et je me suis énormément questionnée. Les personnages m’ont poussée à la réflexion et pas beaucoup de lectures abordent aussi profondément le monde de la campagne.

Mais ce roman, c’est avant tout un récit d’émotions, et Florent réussit son pari avec brio. Avec beaucoup de sensibilité, il va analyser la période compliquée de l’adolescence et de ses multiples chamboulements. Ainsi, au travers de Solène, Florent fait la part belle aux premières amours, aux questionnements intérieurs, aux doutes d’un côté, mais également à ce sentiment de puissance qui habite les jeunes gens. Cette dualité est ici analysée avec une grande justesse.

La plume de l’auteur est empli de simplicité et d’authenticité. Sous un style délicat, Florent arrive à faire passer diverses émotions. Les chapitres sont de taille moyenne et une fois ce roman commencé, il devient très difficile de le lâcher.

Un récit délicat abordant l’adolescence, les premières amours, servi par des personnages profonds et le tout dans un milieu rural très bien dépeint. C’est un premier roman d’une grande réussite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

Danse, danse, montagne agile

Danse, danse, montagne agile de J. F. Léger

  • Auteur : J. F. Léger
  • Titre : Danse, danse, montagne agile
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 339
  • Parution : 14 janvier 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pourquoi Hippolyte nous déshérite-il ?

En quelques jours, les événements s’étaient enchaînés à une vitesse incroyable. Leur grand-père avait été hospitalisé brutalement, il était décédé, le notaire avait jeté un trouble dans la famille, les quatre petits-enfants s’étaient mis à ranger la maison, à découvrir une pièce tenue secrète, à trouver deux vieux manuscrits, à passer des heures à trier les documents, à partir en Provence puis à Grenade… Et ils étaient maintenant à Istanbul !…

Qu’est-ce qui relie la création du monde, des chevaliers du Moyen-âge, un ouvrier typographe et ses petits-enfants ? Danse, danse, montagne agile est un roman d’apprentissage et de transmission qui fait se côtoyer l’astronomie et la musique, un voyage initiatique pour parvenir à un monde ignoré.

Un long chemin vers le bonheur

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie littérature blanche, pour laquelle je fais partie du jury. Je dois bien avouer que ce roman ne faisait pas partie de ma sélection, n’ayant pas forcément eu envie d’en découvrir plus suite à la lecture des dix premières pages. Maintenant que je l’ai découvert, je suis contente, même si je lui ai trouvé quelques bémols. Je vous dit tout dans ma chronique.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

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Mon avis

Suite au décès d’Hippolyte, ses enfants et ses petits-fils vont se réunir. Après leur passage chez le notaire, ils apprennent que le vieil homme a légué sa maison à une association. La famille doit donc effectuer le partage des biens et c’est alors qu’ils vont découvrir, en rangeant les affaires d’Hippolyte, de vieux manuscrits mystérieux. C’est le début d’un long périple.

C’est un roman exigeant et dense, peut-être trop parfois. J’ai su apprécier ma lecture mais je lui ai trouvé par moments certaines longueurs sur des passages qui n’en avaient pas forcément besoin. C’est un véritable périple littéraire que nous propose ici l’auteur, faisant voyager son lecteur.

Pour cela, l’auteur va se reposer sur plusieurs temporalités et plusieurs changements de décor. Il faut rester bien concentré, les retours en arrière sont fréquents. J’ai eu l’impression de lire plusieurs intrigues différentes et il m’a parfois manqué ce sentiment d’unité dans l’intrigue.

J’ai été séduite par les passages sur Hippolyte, où l’on suit son évolution au fil des années, son incursion dans le monde de l’imprimerie. C’est une véritable immersion dans le monde du livre que propose l’auteur. J’ai également fortement apprécié de suivre sa rencontre avec sa future femme Luisa. J’ai trouvé ces passages particulièrement bien réussis.

La quête de la famille d’Hippolyte pour percer les mystères des manuscrits m’a beaucoup plu également, mais là, j’ai eu parfois du mal avec les personnages. Je ne les ai pas trouvés assez aboutis et j’ai eu l’impression que l’auteur était resté en surface.

Les thématiques abordées ici sont très variées, mais là, je dois bien avouer que je les ai trouvées trop nombreuses. J’ai eu parfois la sensation que cela partait dans tous les sens. Pourtant, je dois admettre que ma curiosité a été titillée et que je trouve que l’auteur a maîtrisé son sujet.

La plume de l’auteur est très belle. Sous un style précis et clair, il arrive à immerger son lecteur tout au fil des pages. Il faut un petit temps d’adaptation pour s’habituer aux divers changements d’époque, mais l’auteur prend bien évidemment la peine de les indiquer en début de chapitre.

Ce roman est une véritable immersion dans une profusion de thématiques diverses, variées et intéressantes. Si j’ai parfois trouvé que l’auteur s’éparpillait, cela n’en reste pas moins une bonne lecture.

Ma note : 15/20

Romance

Oups, je crois que je t’aime

Oups, je crois que je t’aime de Déborah Guérand

  • Auteur : Déborah Guérand
  • Titre : Oups, je crois que je t’aime
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 5 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Morgane est une vraie maniaque. Elle a toujours géré son quotidien comme un chef d’orchestre guide ses musiciens : avec ordre et précision. À tel point que ses proches lui ont donné le charmant surnom de Miss Control Freak… Pourtant, elle n’avait absolument pas prévu de rencontrer un mec aussi craquant alors qu’elle était tout sauf présentable ! C’est-à-dire : trempée de la tête aux pieds, avec du shampoing dégoulinant dans les cheveux. Ce mec, c’est Joshua, le plombier aux yeux verts irrésistibles venu réparer sa douche tombée en panne. Morgane le sait : elle est en train de vivre le fantasme de beaucoup de femmes. Ce serait presque trop beau pour être vrai !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Morgane contrôle tout dans son quotidien. C’est une véritable femme d’affaires qui ne souffre aucun changement dans son planning. Pourtant, un matin, lorsque sa douche tombe en panne, elle va devoir accepter les changements. Elle fera appel à Joshua, un séduisant plombier.

J’ai dévoré cette petite comédie romantique d’une traite et je dois dire que j’ai passé un excellent moment de lecture. J’aurais cependant apprécié que ce récit, aux allures de nouvelle, fasse quelques pages de plus, afin de donner plus d’épaisseur à l’intrigue.

Déborah sait manier humour et amour à la perfection et propose ainsi une intrigue détonnante qui m’a fait passer un excellent moment de lecture. Le personnage de Morgane est très attachante et surtout, elle est haute en couleurs. Les situations cocasses vont s’enchaîner et Morgane va subir une véritable évolution dans sa façon de voir les choses.

La romance est très réussie, mais je dois malgré tout dire que j’ai trouvé que cela allait trop vite. Cela est uniquement dû au choix qu’a fait Déborah quant à la longueur de son récit. Quelques pages de plus auraient permis de donner plus de relief à cette histoire.

La plume de l’auteure est fluide et entraînante. Beaucoup d’humour parsème cette histoire et Déborah sait doser de manière harmonieuse l’histoire d’amour avec la part humoristique.

Une comédie romantique qui se dévore d’une traite et avec laquelle j’ai passé excellent moment de lecture. Quelques pages en plus auraient été un atout, malgré tout. À découvrir.

Ma note : 16/20

Romance auto-édité

Le jour de ton arrivée

Le jour de ton arrivée d’Isabel Komorebi

  • Auteur : Isabel Komorebi
  • Titre : Le jour de ton arrivée
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 207
  • Parution : 1 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le Monde. Lui. Elle. La Nuit.

Je l’ai remarqué il y a longtemps déjà.
Lui, le garçon toujours de côté. Celui qui ne veut pas se faire remarquer. Celui qui veut se faire ignorer. Celui qui ne veut pas parler.
Il ne regarde jamais devant lui, le garçon aux yeux sans cesse rivés au sol. La vie et le temps semblent glisser sur lui comme un jour de pluie. Gris, triste, mélancolique.
***
Il me parle de son enfance.
Il ne retient même pas ses larmes, n’est pas gêné de se laisser aller à sa douleur devant moi. On m’avait pourtant prévenue que les hommes se retenaient, qu’ils n’aimaient pas montrer leurs chagrins, que ça les faisait se sentir faibles, inférieurs. C’est idiot. En quoi ouvrir son cœur et parler de ses souffrances serait-il une marque de faiblesse ?
Le cœur a besoin de se relever. Il a besoin d’être rempli, il a besoin d’aimer. Il n’oublie pas, il ne remplace pas. Jamais. Mais il peut grossir. Encore. Encore. Encore. Pour accueillir. Pour se rengorger. Pour se fortifier. Pour exalter.
Le cœur grossit.
Encore. Encore.
Pour aimer.
Pour aimer sans limite.
Pour aimer jusqu’à l’infini, jusqu’à l’éternel.

Lui : le garçon cassé.
Elle : la fille des étoiles vêtue de couleurs.
La Nuit : la promesse de quelque chose de différent, de plus puissant, de plus grand.

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie romance, pour laquelle je fais partie du jury. J’avoue que ce roman ne faisait pas partie de ma sélection, n’ayant pas forcément trouvé l’envie de continuer la lecture suite à la découverte des dix premières pages. Pourtant, maintenant que je l’ai découvert, je dois avouer que j’ai passé un bon moment de lecture. Je vous dis tout en détail.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

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Mon avis

Deux personnages. Lui et Elle. Lui, c’est un étudiant réservé et toujours la tête dans ses livres. Elle, c’est une jeune femme qui vient d’ailleurs. Lorsqu’ils vont se percuter dans un couloir, le coup de foudre est immédiat. Pourtant, Elle n’étant pas d’ici, que cherche-t-elle exactement ? Lui saura-t-il la retenir ?

Cela a été une jolie lecture mais bien trop déroutante pour ma part. L’auteure a prit un pari risqué avec cette histoire dont finalement je ne peux pas en dire plus, sous peine de vous gâcher les surprises survenant au fil des pages. Je ne suis pas très friande des romances fantastiques, même si je dois reconnaître à celle-ci une touche très spéciale.

Plusieurs choses m’ont déroutée pendant ma lecture. Tout d’abord, cette aura de mystère qui nimbe les personnages, en particulier Elle. Il m’a semblé qu’Isabel avait parfois un peu survolé les caractère de ses deux protagonistes, et qu’en ayant envie de faire durer l’ambiguïté, elle a fini par me lasser.

Pourtant, passé la surprise initiale de me retrouver avec une grosse touche de fantastique dans cette romance, je dois admettre m’être laissée porter par l’histoire proposée et avoir retrouvé certaines thématiques fortes et traitées avec beaucoup de délicatesse. En effet, Isabel intègre à son histoire une grande dose d’amitié, de résilience et de reconstruction de soi. Cette facette du récit m’a beaucoup plu.

Ce petit roman peut presque s’apparenter à un petit conte moderne. Si je suis partie avec quelques réticences au départ, elles se sont peu à peu dissipées pour laisser place à une histoire emplie de douceur et de mystères.

La plume de l’auteure est addictive. Le schéma narratif proposé par Isabel est judicieux. En effet, l’alternance des points de vue entre Lui et Elle permet une immersion totale au lecteur. L’histoire se dévoile par petites touches, en douceur. Je tiens à accorder une mention spéciale pour la somptueuse couverture de ce roman. Elle attire l’œil et est en total accord avec l’histoire.

Un conte moderne romantique avec lequel j’ai passé un bon moment de lecture. J’ai été quelque peu déroutée par le côté fantastique de cette romance, mais la plume fluide de l’auteure et les personnages attachants ont fait que j’ai finalement su apprécier cette histoire.

Ma note : 16/20

Non classé

Mots français méconnus de la langue anglaise

Mots français méconnus de la langue anglaise de Gilbert Laporte

  • Auteur : Gilbert Laporte
  • Titre : Mots français méconnus de la langue anglaise
  • Genre : Essai
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 117
  • Parution : 20 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Beaucoup de gens se désespèrent parce qu’ils pensent que la langue française est envahie de mots anglais.
Mais en fait, c’est l’inverse !
Savez-vous que spoiler, mail, suspens, flirt, basket, very, screen, stuff sont des mots français ? Vous a-t-on appris que shop est une déformation d’échoppe et que knife est tout simplement un canif ? Et que ce qu’on appelle les « faux amis » étaient des mots qui avaient dans le passé la même signification des deux côtés de la Manche ?
Quant à tous ces termes actuels tels que : challenge, manager, coach, budget, retail, ne viendraient-ils pas tout droit de notre bonne vieille France médiévale ?
Alors, abandonnez vos complexes sur les anglicismes : les envahisseurs, c’est nous.
Et de loin !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre.

Si l’on peut parfois avoir tendance à s’agacer de trouver de plus en plus d’anglicismes dans la langue française, nous sommes pourtant peu nombreux à savoir que c’est souvent la langue anglaise qui retrouve beaucoup de mots français dans son vocabulaire. J’ai trouvé le postulat de départ de ce petit ouvrage très intéressant et surtout, au fil des pages, très instructif.

Gilbert va parler de l’influence du français dans la langue anglaise sous un point de vue historique d’abord, et lexical pour continuer. J’ai appris énormément de choses dont j’ignorais tout, pour ainsi dire. De manière succincte, Gilbert explore les origines de cette influence linguistique, en partant notamment de Guillaume le Conquérant, afin de permettre au lecteur de mieux comprendre les tenants et aboutissants.

Gilbert accordera ensuite un espace important dans son ouvrage quant à l’explication de certaines expressions anglaises directement dérivées du français. C’est très intéressant et empli d’anecdotes passionnantes. L’auteur découpera certains mots afin de mettre en exergue le fait que l’on retrouve certains de leurs préfixes et de leurs suffixes dans les mots anglais.

La plume de l’auteur est très didactique et accessible à tous. Gilbert restera en surface, ce qui fait que ce petit ouvrage n’est pas pesant à lire. Les chapitres sont découpés de manière très cohérente et l’auteur a tenu à suivre un ordre, afin de ne pas perdre en lecteur sous une foule d’informations livrées pêle-mêle.

Un ouvrage très intéressant, destiné aux amoureux de l’origine des langues et de leurs influences. C’est très instructif et empli d’anecdotes curieuses. Une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Les lettres d’Esther – Rentrée littéraire

Les lettres d’Esther de Cécile Pivot

  • Auteur : Cécile Pivot
  • Titre : Les lettres d’Esther
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 19 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

En souvenir de son père, Esther, une libraire du nord de la France, ouvre un atelier d’écriture épistolaire. Ses cinq élèves composent un équipage hétéroclite :
une vieille dame isolée, un couple confronté à une sévère dépression post-partum, un homme d’affaires en quête de sens et un adolescent perdu.
À travers leurs lettres, des liens se nouent, des coeurs s’ouvrent. L’exercice littéraire se transforme peu à peu en une leçon de vie dont tous les participants
sortiront transformés.
Roman initiatique, pétri de tendresse et d’humanité, ces Lettres sont un éloge de la lenteur, une ode au pouvoir des mots.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Esther est libraire à Lille. Suite au décès de son père dans des circonstances très traumatisantes, elle va prendre la décision d’organiser un atelier d’écriture autour de la correspondance. Cinq personnes vont répondre à son annonce. Nicolas et Juliette, un couple à la dérive. Jean, un homme d’affaires blasé. Jeanne, une dame âgée rongée par la solitude. Samuel, un jeune homme qui doit faire face à un deuil terrible. Esther va leur proposer de correspondre chacun avec deux personnes du groupe et les inciter ainsi à se livrer.

Ce livre a été un coup de cœur monumental. Dès que j’ai découvert la première lettre, je suis tombée sous le charme de ce roman épistolaire. Cécile Pivot part d’un postulat de départ assez simple, il est vrai. Je dois bien avouer que pour avoir souvent lu des romans composés de lettres, je peux affirmer que ce n’est pas forcément mon genre de prédilection, trouvant le procédé parfois lassant. Et c’est là où Cécile réussit à se démarquer. Elle crée une véritable histoire qui prend forme tout au fil des échanges et le tout est empreint d’une émotion rare.

Je me suis attachée à tous les personnages, chacun étant incroyablement tendre, avec ses défauts et ses vertus. Cécile dépeint des personnages authentiques et j’ai cru en cette histoire de bout en bout. Il est souvent plus facile de se prêter à la confidence par le biais de l’écriture et c’est ce que vont faire les personnages avec beaucoup de générosité.

J’ai été bouleversée par l’histoire de Samuel, touchée par celle de Jeanne, émue par celle de Nicolas et de Juliette, et attendrie par celle de Jean. Chacun à sa manière a su me toucher. Au fil des lettres envoyées, ils réussissent à se confier à de parfaits inconnus et leur évolution respective donne une touche d’espoir au récit. Les échanges entre Jeanne et Samuel m’ont particulièrement plu. Malgré la grande différence d’âge, le courant passe et j’ai été transportée par leurs partages.

Esther m’a profondément émue. Finalement, cet atelier l’aura également aidée dans une période particulièrement douloureuse de sa vie. Je pense qu’elle était loin de se douter de tout ce que lui apporterait cette expérience. J’ai beaucoup aimé son amour pour la correspondance et son envie de se battre pour que le fait de s’écrire des lettres ne tombe pas dans la désuétude. Tout cet amour des mots, elle le doit en grande partie à son père, et c’est un bel hommage qu’elle lui rendra au travers de cet atelier.

La plume de l’auteure est d’une grande douceur et la sensibilité est présente de manière constante. Cécile a fait preuve d’un grand talent en adaptant l’écriture à chacun de ses personnages. Ces derniers font preuve de beaucoup d’acuité lorsqu’il s’agit d’aider leurs correspondants, mais cela devient plus compliqué lorsqu’ils doivent effectuer un travail sur eux-mêmes. Je me suis sentie une lectrice privilégiée de ces confidences et de cette correspondance qui agit presque comme une thérapie auprès de chacun des intervenants.

Un petit bijou littéraire qu’il faut absolument découvrir. Sous une plume sensible et délicate, l’auteure réussit à la perfection à instaurer une émotion pure et authentique tout au fil des lettres de ce roman. Les personnages sont touchants et généreux, et je me suis sentie privilégiée de pouvoir prendre part à ces échanges. Ne passez pas à côté de ce roman épistolaire.

Ma note : 19/20

Non classé

Smartphone : incivilités et inepties

Smartphone : incivilités et inepties de Pierre Massot

  • Auteur : Pierre Massot
  • Titre : Smartphone : incivilités et inepties
  • Genre : Essai
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 2 mars 2020
  • Parution : 137
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Comme le souhaitait l’un des fondateurs de Google, nous avons désormais à la main notre troisième hémisphère cérébral : un smartphone. Ça change le monde. Mais jusqu’où ? L’auteur a choisi 21 comportements qui se banalisent alors qu’ils ne devraient pas l’être. Le gênant, l’inacceptable deviennent ordinaires. Ce n’est pas une fatalité. C’est notre responsabilité. Ce petit livre est une alerte adressée aux utilisateurs/trices de smartphones. Nous sommes aspirés par un rapt gigantesque. Mais nous pouvons choisir de faire autrement. C’est de nous dont il s’agit. Mais aussi de nos enfants et de nos jeunes.

Pour chacun des 21 comportements dénoncés, on trouvera une illustration qui croque notre vie quotidienne, un auto-test et son analyse qui suggère des façons de faire différentes, un article approfondissant le sujet et ses enjeux.

Ce petit ouvrage documenté informe sur notre actualité avec le smartphone autant qu’il interroge, provoque, dérange, suscite réflexion voire polémique pour un public très large qui va des jeunes ados à tous les adultes. Plus d’un être humain sur deux réseaute sur smartphone : la cible est large … 

Un ouvrage à lire comme une revue de presse, à partager, à discuter, pour une meilleure écologie de vie avec nos smartphones.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu décevoir ce roman.

De nos jours, la mondialisation des nouvelles technologies n’est plus à démontrer. Et pourtant, il semblerait que personne n’établit certaines règles afin de ne pas vite tomber dans des comportements absurdes. Pierre va analyser dans ce petit ouvrage pas moins de 21 comportements qui frôlent avec l’incivilité, lorsque nous utilisons un smartphone.

En effet, certains comportements, comme par exemple entendre un utilisateur crier pendant un appel téléphonique, passent parfois inaperçus et comme naturels, alors que cela peut déranger beaucoup de personnes. Grâce à ces 21 cas de figure, l’auteur fera prendre conscience au lecteur que même s’en rendre compte, il fait également preuve de beaucoup d’inepties lors de l’utilisation de leur smartphone.

La plume de l’auteur est conviviale et le ton n’est pas moralisateur. Pierre va se contenter de fournir quelques pistes afin de rectifier certains comportements excessifs dont chaque utilisateur de smartphone peut faire preuve. Pour chacun des cas, une question est posée et plusieurs options sont présentées au lecteur. Suivant un code de couleur que Pierre expliquera en début d’ouvrage, les explications fournies sont intéressantes et prêtent à la réflexion.

Un petit livre très intéressant où l’auteur fournira des pistes afin de faire une utilisation plus responsable et plus civile de son smartphone. Sans fournir des idées forcément innovantes, cela prête à la réflexion et c’est une bonne découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Du côté des Indiens – Rentrée littéraire

Du côté des indiens d’Isabelle Carré

  • Auteur : Isabelle Carré
  • Titre : Du côté des Indiens
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 12 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Il s’est trompé, il a appuyé sur la mauvaise touche, pensa aussitôt Ziad. Il ne va pas tarder à redescendre… Il se retint de crier : “Papa, tu fais quoi ? Papa ! Je suis là, je t’attends…” Pourquoi son père tardait il à réapparaître ? Les courroies élastiques de l’ascenseur s’étirèrent encore un peu, imitant de gigantesques chewing gums. Puis une porte s’ouvrit là haut, avec des rires étranges, chargés d’excitation, qu’on étouffait. Il va comprendre son erreur, se répéta Ziad, osant seulement grimper quelques marches, sans parvenir à capter d’autre son que celui des gosses qui jouaient encore dans la cour malgré l’heure tardive, et la voix exaspérée de la gardienne qui criait sur son chat.
Son père s’était volatilisé dans les derniers étages de l’immeuble, et ne semblait pas pressé d’en revenir. »

Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses ? La ronde vertigineuse d’êtres qui cherchent désespérément la lumière, saisie par l’œil sensible et poétique d’Isabelle Carré.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ziad, dix ans, habite au deuxième étage de son immeuble. Tous les soirs, il attend sagement à la maison que ses parents, Anne et Bertrand, rentrent. Son quotidien va se voir troublé lorsqu’un soir, il entend son père rentrer dans l’immeuble, mais que ce dernier ne s’arrête pas au deuxième étage. En effet, son arrêt sera le cinquième étage, afin de rendre visite à Muriel, sa voisine avec qui il entretient une relation.

isabelle Carré propose ici une étude des sentiments et livre l’histoire de ses personnages tour à tour et avec beaucoup de sensibilité. Cela a été une très belle découverte, notamment de par la plume de l’auteure qui a su me séduire.

Isabelle ne va pas suivre un schéma narratif précis, passant ainsi de l’histoire personnelle d’un personnage à un autre. Il est vrai que cette manière de faire m’a quelque peu étonnée et parfois frustrée, puisque, par exemple, une fois l’histoire de Muriel livrée, le personnage n’apparaît plus et j’avoue que cela m’a manqué, notamment de par la belle complicité qui naîtra en Ziad et cette dernière.

Ce sont des personnages dans des tournants cruciaux de leur existence que nous livre Isabelle. Chacun à sa manière a su me toucher, même si j’avoue avoir été davantage bouleversée par l’histoire de Muriel. L’auteure aborde des thématiques très dures, mais toujours avec un note d’espoir qui permet aux personnages de se reconstruire.

Une sensibilité intense est présente tout au fil d’un récit où les sentiments sont décrits avec sincérité et beaucoup d’authentisme. Isabelle fait preuve d’un grande acuité pour retranscrire au mieux le quotidien de personnages tourmentés et en pleins de questionnements.

La plume de l’auteure est d’une grande poésie. Avec un style fluide, mais remarquablement bien écrit, les phrases invitent au voyage, au renouveau. Les chapitres ne sont pas très longs et cela rythme beaucoup le récit. Mon seul bémol sera réellement de ne pas avoir eu un fil rouge tout au fil de l’histoire, me permettant de suivre l’évolution des relations des personnages entre eux.

Un très beau roman, qui, sous une écriture poétique, retrace le quotidien de personnages tourmentés. Les tranches de vie de ces derniers sont retranscrites avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, et l’auteure décrit avec acuité leurs sentiments. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Non classé

Frnck, tome 1

Le début du commencement de Brice Cossu et Olivier Bocquet

  • Auteur : Brice Cossu et Olivier Bocquet
  • Titre : Frnck
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 17 mars 2017
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Franck est un gamin de 13 ans qui vit dans un orphelinat depuis sa plus tendre enfance. Un jour, alors qu’une énième famille est prête à l’adopter, la directrice laisse échapper que personne ne sait ce que sont devenus ses parents. Abasourdi par cette révélation, alors qu’il les croyait morts, Franck décide de fuguer et de retrouver sa famille. Il commence sa quête à l’endroit précis où il a été trouvé. À l’époque une forêt, aujourd’hui un chantier pour un futur parc d’attractions préhistoriques sur le thème de la préhistoire. Sur place, Franck échappe de justesse aux crocs d’un molosse mais chute dans un étang, échappe de peu à la noyade et reprend conscience dans une grotte. Après avoir été pourchassé par un smilodon, fait prisonnier par une tribu d’Homo sapiens et servi d’appât pour un poisson géant, Franck se rend compte qu’il n’a pas atterri dans un parc aux effets spéciaux ultra-réalistes… Il est tombé dans une faille spatiotemporelle et est remonté jusqu’à la vraie préhistoire !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

Franck est un un jeune adolescent orphelin. Lorsqu’on lui trouve une nouvelle famille prête à l’adopter après trois échecs consécutifs, Franck va décider de s’enfuir et de partir à la recherche de ses parents biologiques. Durant ses aventures, il va se retrouver attrapé dans une faille spatio-temporelle qui l’amènera en plein dans la préhistoire.

Si je n’ai pas forcément trouvé ce premier tome très captivant, je garde malgré tout en tête qu’il s’agit d’une introduction à un univers vaste et original. Je n’ai pas été spécialement conquise ni par le scénario, ni par Franck mais j’ai tout de même trouvé un bon potentiel à cette bande-dessinée.

J’ai eu la sensation que cela partait un peu dans tous les sens, ayant parfois du mal à suivre les diverses actions de Franck et des autres personnages. Pourtant, c’est une bonne incursion dans un univers qui se veut riche et je suis très curieuse de savoir comment Franck va réussir à s’adapter dans une période historique qui est bien loin de ce qu’il connaît.

Les graphismes sont assez percutants. Certains passages sont frais et relatés avec beaucoup d’humour. Le tout reste très visuel, avec parfois très peu de dialogues. Les situations sont souvent cocasses et c’est vraiment pétillant. Cependant, j’aurais apprécié davantage de densité quant à l’effet humoristique recherché. Cela reste en surface par moments.

Un premier tome qui sert davantage d’introduction à un univers riche et varié. Si je ne ressors pas forcément séduite par cette première aventure de Franck, je serai tout de même très curieuse d’en découvrir la suite.

Ma note : 14/20

Fantastique auto-édité

Le trésor maudit des templiers

Le trésor maudit des templiers de Sylvain Silvestro

  • Auteur : Sylvain Silvestro
  • Titre : Le trésor maudit des templiers
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 232
  • Parution : 16 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1989
Trois adolescents nouvellement installés dans un petit village de campagne vont tomber sur un objet malveillant qui va changer leur vie à jamais…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Sylvain Silvestro pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1989. Vincent, un jeune adolescent, est très contrarié. Suite à la mutation laborale de son père, il doit déménager à la campagne. Si au début, il pense qu’il ne s’y fera pas, le jeune garçon réussira pourtant à se faire de nouveaux amis, deux jumeaux prénommés Olivier et Stéphanie. Dans la maison où il va habiter, il découvrira un meuble comportant un tiroir qui ne s’ouvre pas. D’un coup, pourtant, une nuit, il va s’apercevoir que ce tiroir mystérieux est ouvert. Dedans, il va y découvrir une carte. Est-ce une invitation à une chasse au trésor qui débute, ou est-ce plutôt l’arrivée des ennuis ?

C’est le troisième roman de Sylvain que je découvre et cet auteur ne m’a jamais déçue. Ce récit ne va pas déroger à la règle et j’ai encore une fois passé un excellent moment de lecture.

Il faut dire que Sylvain sait ménager son suspense et instaurer au fil des pages une atmosphère pesante afin d’accrocher son lecteur. Une fois que j’ai débuté ce roman, il m’a été très difficile de le lâcher. J’ai beaucoup frissonné et j’ai trouvé l’intrigue rondement menée.

Je me suis énormément attachée au trois personnages principaux, principalement à Vincent, qui est peu sûr de lui et doit subir les quolibets de ses camarades de classe. Les thématiques abordées sont très intéressantes. J’ai fortement apprécié de suivre l’évolution des personnages au fil des ans. Ces derniers ne sont pas fades et Sylvain sait leur donner du caractère.

Le schéma narratif m’a particulièrement plu. Sylvain a partagé son récit en trois parties et les changements d’époque m’ont paru apporter beaucoup de rythme. Je ne peux évidemment pas en dire plus, sous peine de vous spoiler une partie de l’intrigue, mais Sylvain a un talent remarquable pour ne jamais perdre son lecteur.

Peu à peu, le suspense monte crescendo et l’auteur sait instiller au fur et à mesure des éléments perturbants dans son intrigue. J’avoue avoir frissonné à plusieurs reprises et il faut tout de même que je vous prévienne quant à la teneur de certaines scènes, qui sont plutôt réservées à un public averti. En effet, certains passages sont très durs à lire.

La plume de Sylvain est toujours aussi soignée. Je tiens à souligner que je n’ai pas dénoté de coquilles et c’est remarquable pour un ouvrage auto-édité. Vous pouvez donc vous lancer à la découverte du style de l’auteur sans crainte. Sylvain a un réel talent de conteur et sait rendre ses scènes très visuelles sous sa plume. C’est très addictif et l’histoire est vraiment rondement menée.

Un roman horrifique qui vous fera frissonner, auprès de personnages attachants au possible, et le tout servi par une plume fluide et addictive. Sylvain signe encore une fois un roman réussi et je vous conseille de découvrir ses récits sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Guerre et père

Guerre et père de Marianne Vic

  • Auteur : Marianne Vic
  • Titre : Guerre et père
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Que faire d’un père qui n’a fait que des mauvais choix ? Comment être la fille d’un de ces anti-héros que la mémoire collective rejette ou feint d’ignorer ?
Gabriel a traversé le XXe siècle en restant obstinément de son côté obscur. Né à Oran, dans une riche famille franco-allemande exilée en Algérie, vénérant un oncle officier de la Wehrmacht, hanté par un demi-frère qui avait rejoint la division Charlemagne, il assouvira finalement sa propre soif d’action et d’aventure en s’engageant dans l’OAS.
Mais tout cela, la narratrice ne le savait pas. Elle ne l’a découvert qu’au terme d’une enquête. Et l’enquête s’est transformée en fresque, brassant plusieurs décennies d’histoire et s’interrogeant inlassablement sur les efforts que font les hommes pour y trouver leur place.
Dans ce troisième ouvrage, Marianne Vic transgresse les légendes de l’histoire familiale autant que celles de la France. Ce roman est aussi un grand récit sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Qui était Gabriel, ce père mort dans la solitude et ruiné ? Marianne va longuement s’interroger et se livrer avec beaucoup de pudeur auprès de ses lecteurs. Tour à tour, elle va ressentir une palette d’émotions contradictoires et qui viendront ponctuer ce récit.

Ce livre va servir d’exutoire à Marianne, afin de se libérer des déceptions et de ce sentiment de culpabilité qu’elle ressent envers son père. Après avoir vécu les sept premières années auprès de lui, il va finir par se faire de plus en plus discret pour ainsi n’accorder à Marianne que de rares têtes-à-têtes. La fille va s’interroger sur la relation particulière qu’elle a entretenue avec son père.

Elle découvrirà auprès de sa demi-sœur un passé qui va la décevoir. L’appartenance de Gabriel à certaines sphères et idéologies politiques vont la faire réfléchir et s’interroger. Elle plongera dans les souvenirs afin de pouvoir au mieux appréhender cet homme qu’elle a finalement si mal connu.

La plume de l’auteure est raffinée et tout en se livrant avec pudeur, j’ai ressenti dans le style de Marianne beaucoup d’authenticité et de sincérité. Elle fait de son lecteur un complice pour ses confidences et se livre sans demi-mesure.

Un beau récit qui permettra à l’auteure de revenir sur le passé de son père, cet homme que finalement elle connaissait très mal. Les émotions sont livrées sans demi-teinte et de manière authentique.

Ma note : 16/20

Contemporain

L’été des fleurs sauvages

L’été des fleurs sauvages de Kathryn Taylor

  • Auteur : Kathryn Taylor
  • Titre : L’été des fleurs sauvages
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 16 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand deux amies d’enfance se retrouvent après s’être perdues de vue, bien des souvenirs resurgissent. Pas forcément les meilleurs… Mais quelle meilleure occasion que de faire enfin la paix avec soi-même ? Zoé fait face à une décision difficile : une opération chirurgicale à haut risque peut lui sauver la vie.Sur un coup de tête, elle décide de retourner à Penderak, station balnéaire des Cornouailles où elle a passé, adolescente, les plus beaux étés de son existence – et connu un drame.Quatorze ans ont passé. Pour la trentenaire encore célibataire, il est temps de lever le voile sur le cauchemar qu’elle a vécu. Et de revoir Jack, qu’elle n’a cessé d’aimer. De s’imaginer vivre à ses côtés.Mais les ombres du passé peuvent resurgir à tout moment…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que Zoe se voit confrontée à une opération chirurgicale très lourde, elle décide de retourner aux Cornouailles, là où elle a grandi et connu son premier amour. Mais c’est là aussi où elle a perdu son frère dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Est-ce que cela a vraiment été un accident ? Zoe va chercher des réponses auprès de Jack, son amour de l’époque et de Rose, la sœur de ce dernier.

C’est un très beau roman que j’ai découvert et même s’il ne révolutionnera pas forcément le genre, cela n’en reste pas moins une lecture douce et très agréable. C’est un véritable dépaysement que propose l’auteure à ses lecteurs, auprès de personnages particulièrement attachants et bien construits.

Cette histoire abordera plusieurs thématiques, telles que le premier amour, la reconstruction après un drame et les liens familiaux. Zoe n’a jamais pu se résigner à ne pas connaître la vérité en ce qui concerne le décès de son frère. Sa quête m’a beaucoup touchée et j’ai eu énormément d’empathie pour elle.

L’histoire reste crédible de par une très bonne dose de réalisme de la part de l’auteure. Les sentiments sont bien rendus et les caractères très bien dépeints. Les personnages ont su me toucher, et Kathryn a également donné de l’épaisseur à ceux qui sont secondaires.

L’histoire est d’une grande douceur et je suis passée par beaucoup d’émotions pendant ma lecture. L’auteure a su décortiquer les sentiments avec justesse et a su instaurer une grande part de tendresse à son intrigue.

La plume de l’auteure est fluide. Sous un style doux, les pages défilent. Les chapitres sont de taille moyenne et l’ambiance est très bien rendue.

Un très beau roman qui aura su me faire passer par beaucoup d’émotions, servi par des personnages très bien dépeints. C’est une très belle découverte littéraire.

Ma note : 16/20

Romance

Ce doux parfum de liberté

Ce doux parfum de liberté de Maya Rodale

  • Auteur : Maya Rodale
  • Titre : Ce doux parfum de liberté
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 1 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

New York, 1895

Daisy est scandalisée. Sa mère veut faire d’elle l’épouse de Theo Prescott, le fieffé libertin qui l’a humiliée lorsqu’elle n’avait que treize ans. Comment pourrait-elle sauver sa réputation avec pareille alliance ? Pour rester libre et poursuivre ses rêves ambitieux, elle désobéira… Même si cela lui coûte de ne jamais faire son entrée dans le monde…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

New York, 1895. Daisy est une jeune femme de vingt-cinq ans et qui n’aspire qu’à éviter à tout prix de se marier. Pourtant, elle va devoir faire des compromis afin de sauver sa famille d’un scandale. Pour cela, la maman de Daisy va lui demander d’épouser Theo, un jeune homme arrogant et qu’elle connaît depuis son adolescence, sans jamais avoir pu créer d’attaches avec lui. Pour Daisy, c’est un compromis qu’elle ne saurait tenir. En effet, elle ne se voit pas chaperonner Theo pour l’aider à se stabiliser suite aux divers scandales avec les femmes dont il est souvent protagoniste. Non, Daisy veut simplement ouvrir son propre commerce de produits de beauté.

Avec cette romance historique, Maya Rodale me confirme son grand talent de conteuse et surtout la particularité dont elle fait preuve au moment de créer ses intrigues. En effet, elle a pour norme de toujours mettre la femme en avant, et de ne pas en faire un personnage fade et qui subit son quotidien. J’apprécie fortement cette caractéristique, et dans ce roman, l’auteure ne dérogera pas à la règle.

J’ai passé un excellent moment de lecture. Je me suis attachée à Daisy dès le départ. Je l’ai trouvée incroyablement lucide et forte. Il faut dire qu’à l’époque, dans un monde principalement masculin, il devait être très difficile pour les femmes de s’imposer, notamment en ce qui concerne les affaires commerciales. Pourtant, Daisy ne va pas baisser les bras, et son parcours afin de réaliser son rêve et ainsi vendre des produits de beauté est tout simplement passionnant.

Bien évidemment, la romance a toute sa place dans ce récit. Même si elle débute tout doucement et qu’elle est très loin d’être acquise au départ, j’ai été captivée de suivre l’évolution de la relation entre Daisy et Theo. L’auteure a su créer des personnages avec une forte personnalité et forcément, cela fait souvent surgir quelques étincelles entre les deux jeunes.

Je n’ai pu qu’admirer Daisy qui n’hésite pas aller à l’encontre de ce que l’on attend d’elle. C’est une femme pleine d’initiatives et avec beaucoup de répondant. C’est très agreable d’avoir ce genre d’héroïne qui est bien loin des clichés que je peux rencontrer parfois dans ce genre littéraire, mais s’il est vrai que je m’en accommode tout de même en règle générale.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité et emplie de douceur. Les chapitres sont de taille moyenne et Maya Rodale a dû faire un gros travail de recherche afin de coller au mieux à la descriptions des mœurs de l’époque. J’ai trouvé l’ambiance très bien rendue et je me suis laissée entraîner dans cet univers littéraire.

Une romance historique servie par une héroïne au caractère affirmé. L’auteure a beaucoup de talent et j’apprécie fortement la manière dont elle place la femme au centre de l’intrigue. Une fois commencé ce roman, il deviendra très difficile de le lâcher. À découvrir.

Ma note : 17/20

Non classé

Les sœurs Gremillet, tome 1

Le rêve de Sarah de Di Gregorio et Barbucci

  • Auteur : Di Gregorio et Barbucci
  • Titre : Les soeurs Gremillet, tome 1 : Le rêve de Sarah
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 72
  • Parution : 12 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Plonger dans l’histoire comme dans un rêve… Dans un turquoise lumineux et mélancolique apparaissent pour la première fois les trois soeurs Grémillet, guidées par des méduses qui flottent, jusqu’au grand arbre et son palais de verre. À l’intérieur, une petite méduse lévite au-dessus d’un lit. Sarah, l’aînée, ne s’explique pas ce rêve étrange. Obsédée par ce mystère, elle parviendra à l’élucider avec l’aide de ses deux soeurs.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

La famille Gremillet est résolument féminine. En effet, elle est composée de Magda, la mère, de Sarah, l’aînée, de Cassiopée, la cadette et de Lucille, la benjamine. L’harmonie est parfaite. Pourtant, Sarah est perturbée par un rêve étrange et récurrent qu’elle fait et ayant visiblement un rapport avec le passé de sa maman. Se rendant compte qu’elle en sait bien peu à ce sujet, elle va se décider à enquêter auprès de ses sœurs et de découvrir ainsi ce que pourrait bien leur cacher leur maman.

Voilà un roman graphique féminin dans sa totalité, très facile à suivre, et vraiment bien réalisé. J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de ces trois sœurs. Chacune a un caractère bien à elle, et elles sont toutes les trois très attachantes. Sarah est la plus sérieuse des trois, et elle a pour devoir de prendre soin de ses deux sœurs. Cassiopée est une véritable rêveuse et finalement, Lucille est une amoureuse des chats, leur prêtant ainsi parfois plus d’attention qu’aux personnes.

D’emblée, j’ai réussi à m’attacher aux trois sœurs, que j’ai trouvées pétillantes et très gentilles. L’histoire est toute simple, et peut-être que le dénouement va trop vite, mais malgré tout les auteurs ont su instaurer toute l’émotion nécessaire.

Les graphismes sont de toute beauté. Très colorées et harmonieuses, les planches plongeront le lecteur dans un univers féerique et somptueux. Les expressions des visages sont bien rendues et je dois dire que les auteurs ont réellement le sens du détail.

Une bande-dessinée très réussie, avec beaucoup de couleurs et des dessins très beaux. C’est une incursion dans l’univers des sœurs Gremillet et cela annonce une série très prometteuse. Je lirai les prochains tomes avec plaisir. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Mr Nice Guy

Mr Nice Guy de Jennifer Miller et Jason Feifer

  • Auteur : Jennifer Miller et Jason Feifer
  • Titre : Mr Nice Guy
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 11 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Lucas Callahan vient de décrocher un job de fact-cheker au magazine Empire. Un soir, tard dans un bar de Manhattan, il rencontre une magnifique brune qui le ramène chez elle. Lorsque sort le nouveau numéro d’Empire, il a la surprise de voir son aventure d’une nuit chroniquée par Carmen Kelly. C’est en effet elle, la magnifique brune, la chroniqueuse sexuelle du journal, qui dépeint leur nuit d’amour comme un fiasco absolu. Furieux et humilié, Lucas décide de répondre. Il écrit donc un texte assassin en ligne, qu’il signe « Mr Nice Guy ». Celui-ci devient vite viral. Les lecteurs en voulant davantage, la rédaction d’Empire a une idée folle : chaque semaine Carmen et Lucas devront se revoir et donner chacun un compte rendu de leur nuit. Tous les deux, avides de célébrité, vont ainsi se lancer dans une guerre sexuelle qui bientôt va les dépasser.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

New-York. Lucas est installé dans cette grande ville depuis peu de temps. Venant de Charlotte, il a décidé de tout quitter lorsque Mel, son grand amour qu’il devait épouser, décide de mettre fin à leur relation. Le jeune homme saura se reprendre en main et décrocher un travail dans le journal prestigieux l’Empire, où il y exercera en temps que fact-checker. Un soir, il va rencontrer une jeune femme et il passera la nuit avec elle. La surprise est totale lorsqu’il apprend que cette dernière n’est autre que Carmen, la rédactrice de la rubrique sexo pour le journal pour lequel il travaille. Elle va prendre l’initiative de chroniquer la nuit passée auprès de Lucas. C’est le début d’une collaboration entre les deux jeunes, et ce, bien malgré eux.

Étant à la recherche d’un roman léger, j’ai pensé que celui-ci serait idéal. En découvrant le synopsis, j’ai juste eu un peu peur que tout ne tourne qu’autour des ébats des deux protagonistes. Je dois reconnaître que j’ai été agréablement surprise et que bien que le ton reste léger, il y a tout de même une certaine profondeur dans la teneur des propos.

J’ai fortement apprécié cette incursion totale dans le monde journalistique, même si on ne voit pas vraiment travailler Lucas. Malgré tout, j’ai trouvé que les auteurs rendaient assez bien l’atmosphère oppressante et parfois pleine de coups bas qui peuvent régner dans ces milieux. C’est loin d’être rose et j’ai parfois été quelque peu énervée.

Le postulat de depart laissait présager une histoire d’amour qui prendrait forme peu à peu, et cela a l’aide des ébats sexuels de la part de nos deux protagonistes. J’ai eu une petite appréhension, pensant que je pourrais terminer par me lasser. Il n’en est rien. Les personnages sont bien construits et les auteurs ont su leur donner le relief nécessaire afin de ne pas rester en surface. J’ai eu une nette préférence pour Lucas, que j’ai eu tendance à trouver plus naïf et sincère que Carmen, mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la réelle évolution de leurs caractères tout au fil des pages.

La plume des auteurs est entraînante et percutante. Il faut bien évidemment mentionner que ce roman a été écrit par deux auteurs. Pourtant, j’y ai retrouvé une grande harmonie dans la narration. Les chapitres ne sont pas très longs, et à chaque fois, j’ai eu énormément de mal à poser mon roman.

Un roman qui est bien moins léger qu’il peut n’y paraître de prime abord. Les personnages sont attachants et l’histoire ne stagne pas, offrant ainsi des rebondissements qui permettent au lecteur de s’immerger totalement. Une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Les tribulations d’Esther Parmentier

Les tribulations d’Esther Parmentier de Maëlle Desard

  • Auteur : Maëlle Desard
  • Titre : Les tribulations d’Esther Parmentier
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 1 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés !

Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Esther Parmentier est une jeune femme stagiaire en comptabilité. Pourtant, tout son quotidien va se retrouver chamboulé lorsqu’elle apprend qu’elle est en fait un sorcière. Elle a malgré tout un très petit niveau. Elle va ainsi changer de poste de travail et enquêter auprès de Loan, un vampire. D’autres créatures vont venir se mêler à cette petite équipe.

Il n’est pas facile de résumer ce roman afin de vous donner l’envie de vous y plonger sans attendre, tant le récit est dense et l’intrigue tarabiscotée. Il y a beaucoup à dire et une multitude d’événements vont venir ponctuer ce roman. Pour ma part, j’ai passé un excellent moment de lecture, empli de fraîcheur.

Il m’a semblé que parfois, l’auteure voulait vraiment donner suite à beaucoup d’idées en même temps, et ce sera mon seul bémol pour ce roman. Parfois, je me suis retrouvée un peu perdue, devant relire certains passages pour bien assimiler les tenants et aboutissants de l’intrigue. Une fois que c’est chose faite, les pages défilent offrant une multitude de rebondissements.

Il faut reconnaître que cette histoire n’aurait pas été la même sans le personnage principal. Esther est très drôle, truculente et elle porte le récit à elle toute seule. Il y a des passages vraiment hauts en couleur, et les échanges entre Esther et les divers personnages sont entraînants et emplis de bonne humeur.

La plume de l’auteure est très fluide et avec son franc-parler, elle permet une immersion totale dans une histoire hors du commun. Les chapitres sont assez courts et la grosse quantité de dialogues rythme le récit. Malgré une intrigue dense, j’ai trouvé que cela se lisait très facilement.

Une découverte littéraire pétillante, servie par un personnage féminin truculent, qui porte presque à elle-seule une intrigue dense, riche et variée. J’ai passé un excellent moment de lecture que je ne peux que recommander.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

Une agate rouge sang

Une agate rouge sang de Frédérick Maurès

  • Auteur : Frédérick Maurès
  • Titre : Une agate rouge sang
  • Éditions : Auto-édité
  • Genre : Contemporain
  • Nombre de pages : 226
  • Parution : 14 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans un petit village, quelque part en France, Marie-Louise, une vieille dame presque centenaire, disparaît en léguant à celui qui s’occupe de son jardin, Mathieu Lambert, un appartement qu’elle possédait à Paris et qui est demeuré inoccupé depuis 1943.

Mathieu ne sait pas pourquoi il a hérité ce bien et va découvrir petit à petit les composantes du passé de sa bienfaitrice et, par voie de conséquence, de son propre passé.

Construit à partir d’une succession d’allers-retours dans le temps, à différentes dates clés du passé, Une agate rouge sang tient le lecteur en haleine du début à la fin en lui permettant de démêler progressivement le fil de l’intrigue, chaque chapitre apportant une pièce supplémentaire à la reconstitution du puzzle.

Avant de commencer

Ce roman a été dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie littérature blanche pour laquelle je fais partie du jury. En débutant ce roman, je ne m’attendais pas à autant l’apprécier et cela a été une très bonne découverte.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 : 

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Mon avis

Dans un petit village français, Mathieu, jardinier, va travailler pour Marie-Louise. Au fil du temps, ils vont entretenir une belle amitié. Lorsque cette dernière décède, il va apprendre que son amie lui a légué un appartement vide depuis des années à Paris. Pour quelles raisons ? Ce sera l’occasion pour Mathieu d’en découvrir plus sur cette femme, mais également sur son propre passé.

Quelle belle lecture. L’auteur a su aborder des thématiques délicates, mais avec beaucoup de tact et de sensibilité. Il a su mêler habilement la petit histoire à la grande Histoire et je suis en règle générale très friande de ce genre de romans, qui dévoile peu à peu ses secrets à l’aide d’allers-retours dans le temps.

Ici, la mécanique a très bien fonctionné. J’ai été subjuguée par le passé de Marie-Louise et très intéressée par l’histoire de Mathieu. Les indices se dévoilent par petites touches et permettent ainsi au lecteur d’aller d’hypothèses en hypothèses.

J’ai fortement apprécié le contexte histoire que met en avant l’auteur, en l’occurrence ici la Seconde Guerre Mondiale, au travers des yeux de Marie-Louise et de ses engagements. C’est très intéressant à suivre, et j’ai souvent été très émue. Il est impossible de ne pas s’attacher à cette femme. L’histoire de Mathieu n’est pas en reste et c’est un personnage complexe qui a également su me séduire.

Les événements s’enchaînent avec clarté, l’auteur réussissant à ne pas perdre son lecteur au fil des pages. L’histoire se tient et demeure totalement crédible. J’ai été prise entre les pages et je n’avais pas envie de quitter ces personnages.

La plume de l’auteur est tout en délicatesse et très fluide. Le roman n’est pas très long et du coup, les pages défilent. J’ai beaucoup apprécié ces retours en arrière, mélangés aux moments du présent, afin de donner plus de teneur au récit. Si au départ, il faut un petit temps d’adaptation afin de ne pas se perdre, cela ne dure que le temps de quelques pages, d’autant plus que l’auteur a bien veillé à fournir une indication temporelle au début de chaque chapitre.

Un très beau roman où les secrets se dévoilent par petites touches. Le ton est délicat et cette histoire est emplie de tendresse. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller auto-édité

Ma vie sera pire que la tienne

Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbrayat

  • Auteur : Williams Exbrayat
  • Titre : Ma vie sera pire que la tienne
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 29 août 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.Extrait : Les portières du 4×4 claquent. Des gifles pour mes oreilles. J’ouvre les yeux. Trois silhouettes noyées dans la lumière crue d’un milieu d’après-midi. Elles s’approchent d’un pas résolu. Je protège mes yeux avec mes mains. Le soleil tape fort. Foutrement fort. Une enclume sur ma tête. Avec le stress, j’ai perdu des litres de gnôle. Une odeur vinaigrée imprègne mes vêtements. Ma transpiration. Faudrait que je mette le holà sur la piquette, sinon je vais finir comme un pickle.Un roman noir détonant entre pulp à l’américaine, novella et polar, avec une rasade d’humour et beaucoup de désespoir.

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie littérature noire pour laquelle je fais partie du jury. Ce roman faisait partie de mes cinq finalistes, ayant été séduite d’emblée par une écriture originale et des personnages hauts en couleurs. J’ai donc découvert avec plaisir ce récit et cela a été une très bonne découverte.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 : 

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Mon avis

Ce roman est composé de trois parties bien distinctes et afin de ne pas spoiler, je préfère m’en tenir à la description en surface de la première. Le lecteur va donc suivre le narrateur, dont on ne connaît pas tout de suite le nom, et qui va donc narrer lui-même ses frasques auprès de ses deux acolytes. Suite à un cambriolage qui tourne mal, ils vont devoir se montrer dégourdis afin de s’en sortir.

Ce récit est délimité à la manière de trois épisodes bien distincts les uns des autres, et sembleraient n’avoir aucun rapport. Pourtant, bien évidemment, cela va se regrouper à la fin. Je peux malgré tout vous dire qu’il y a bien un fil rouge, et l’on peut dire qu’il est original, puisqu’il s’agit d’un bouledogue. Je ne veux vraiment pas en dire plus, afin de ne. pas spoiler les événements et vous laisser ainsi découvrir ce récit au fil des pages.

Ce roman est inclassable. Que d’originalité. J’ai été séduite par un style franc et caustique et par une galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Je ne savais pas trop où voulait m’emmener l’auteur au départ, mais j’avoue que rien qu’avec le ton utilisé, j’étais déjà intriguée.

Cela a été une excellente découverte pour ma part. La construction sans faille de ce roman y est pour beaucoup. J’ai trouvé cela d’une très grande originalité. Bien que ce roman soit noir, l’auteur a su intégrer quelques touches humoristiques et ce n’est pas un mélange toujours facile à réaliser. Ici, c’est fait avec un bon dosage et beaucoup de parcimonie.

J’ai parfois eu tendance à trouver les personnages quelque peu caricaturaux et surtout, pas très approfondis. C’est sans doute le seul bémol que je peux émettre à propos de ce roman. L’auteur a intégré une multitude de caractères à son intrigue, et j’aurais apprécié qu’il prenne quelques pages en plus pour leur donner plus d’épaisseur. Malgré tout, cela reste presque un détail pour ce livre, puisque l’attention du lecteur se focalisera surtout sur l’originalité hors-normes de ce roman.

La plume de l’auteur est caustique. Avec un style franc et brut, les pages défilent sans s’en rendre compte et le ton convient parfaitement à l’histoire proposée. Williams Exbrayat a su ménager son suspense jusqu’au dénouement. Les chapitres sont assez courts, ce qui dynamise encore plus l’histoire.

Un roman inclassable, d’une grande originalité et dans lequel l’auteur va nous proposer des personnages hauts en couleurs et totalement déjantés. C’est frais et intriguant et je ne peux que vous recommander de découvrir ce livre.

Ma note : 17/20