Contemporain

Et je veux le monde

Et je veux le monde de Marc Cheb Sun

  • Auteur : Marc Cheb Sun
  • Titre : Et je veux le monde
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 4 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Samba veut le monde, et rien d’autre. Il a bientôt 18 ans et passe ses journées à déambuler dans la ville avec son pote Éros. Un jour, la mairie leur propose un stage. Pour Samba, autiste léger, c’est l’occasion de se confronter au monde du travail. Mais les jeunes sont sceptiques, le nouveau maire est un populiste, tendance droite dure. Louis Walter ambitionne de faire de l’arrondissement son bastion politique. Il vise l’Élysée. Face à lui, Jacques Lascrime et Sandrine Rigal, figures de la gauche culturelle, organisent la résistance. Jusqu’ici tout va bien, mais dans ce quartier où des commerces branchés côtoient une grande pauvreté, les ego et les rêves s’affrontent, chacun veut le monde à sa manière, quel qu’en soit le prix.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J.C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Samba, jeune adolescent autiste, passe ses journées à déambuler en compagnie de son voisin et meilleur ami Eros. Walter, le maire de leur arrondissement, fait partie d’un nouveau parti politique surnommé la nouvelle droite. Il aspire à bien plus. En effet, il vise les élections européennes. Pour faire bonne figure, il décide d’offrir un stage à Samba et Eros. Juste en face de la mairie, Lascrime et Sandrine tiennent un théâtre et sont les figures de la gauche culturelle. Un combat va alors débuter entre les deux secteurs, chacun voulant évincer l’autre.

C’est une expérience de lecture des plus particulières que j’ai faite ici. Si au début j’ai pris peur, pensant que je ne saurais pas accrocher à cet univers si atypique, force m’est de constater que peu à peu, l’auteur a réussit à me convaincre et surtout, à me charmer. Entre un style totalement décalé, une histoire très engagée et des personnages mémorables, je peux parler d’un coup de cœur.

Les cinquante premières pages m’ont totalement déroutée. La narration est hachée, entrecoupée, on passe d’un personnage à l’autre, de la première personne du singulier à la troisième. L’histoire met un peu de temps à se mettre en place mais j’en ressors finalement conquise. Si, comme moi, au début de la lecture, vous avez des sentiments contradictoires, ne lâchez rien. Ce roman est une petite pépite.

L’auteur a su créer une dualité impressionnante dans son récit. Ce qu’il nous narre est très sombre, tragique, et pourtant il a gardé une grande part de luminosité dans la description des errances de Samba à Paris. L’auteur a abordé une multitude de thématiques, qu’elles soient politiques ou sociétales. En filigrane, Marc va intégrer des bouts de chansons à son récit. Encore une originalité qui démarque ce texte des autres.

Les personnages sont forts, intenses. J’ai particulièrement accroché à celui de Samba, que j’ai trouvé tellement touchant. Mais je dois dire que celui d’Aïssatou, la sœur de Samba, n’est pas en reste. Directrice d’un centre pour jeunes, je l’ai trouvée incroyablement forte et inspirante.

La plume de l’auteur est très particulière. Sous un style lumineux, vif et totalement décalé, il nous offre une balade unique. Les chapitres sont découpés sous plusieurs points de vue et il faut un petit temps d’adaptation. En effet, Marc passe de l’un à l’autre d’un coup et au début, je me suis un peu perdue. Passé ce premier effet de surprise, je me suis totalement laissée charmer.

Un livre différent, où l’auteur manie luminosité et noirceur avec brio. C’est décalé, particulier et c’est un roman qui me restera longtemps en tête. J’en ressors conquise. N’hésitez pas, surtout si vous êtes à la recherche d’originalité, de personnages forts et d’intrigues diverses.

Ma note : 18/20

Thriller

Ce lien entre nous

Ce lien entre nous de David Joy

  • Auteur : David Joy
  • Titre : Ce lien entre nous
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 20 mai 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Caroline du Nord. Darl Moody vit dans un mobile home sur l’ancienne propriété de sa famille. Un soir, alors qu’il braconne, il tue un homme par accident. Le frère du défunt, connu pour sa violence et sa cruauté, a vite fait de remonter la piste jusqu’à lui. Un face à face impitoyable s’engage alors.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Caroline du Nord. Alors qu’il est en train de braconner dans une propriété où il ne devait pas se trouver, Darl tire et tue par erreur un homme. Lorsqu’il se rend compte que cet homme n’est autre que Carol, il est prit de panique. En effet, Darl connaît très bien son frère, Dwayne, ainsi que la violence dont il fait preuve. Il décidera de demander de l’aide à son meilleur ami Calvin pour cacher le corps. Il va alors s’ensuivre une chasse à l’homme sans précédent où la vengeance sera le mot d’ordre.

Quel roman pesant. L’auteur a un talent immense pour rendre toute noirceur possible à une intrigue qui est pourtant assez simple au départ. C’est la manière dont David va dérouler son scénario qui est impressionnante.

Le cadre choisi par l’auteur est vraiment judicieux. Cela ajoute indéniablement un supplément de noirceur. Ici, pas de grandes villes, pas de richesse. C’est presque un thriller d’ambiance. La pauvreté des personnages, ainsi que leur désœuvrement va donner lieu à des situations noires.

Il ne faudra pas s’attendre à un thriller qui va à toute vitesse, bien au contraire. David Joy va se focaliser sur la psychologie de ses personnages et prendra le temps de bien camper son décor. Les descriptions immersives sont très présentes. L’auteur le fait à merveille, mais malgré tout, à certains moments, j’ai trouvé qu’il en usait peut-être un peu trop. C’est vraiment le seul bémol que je peux trouver à ce roman.

La plume de l’auteur est très belle. Comme je l’ai dit, elle est immersive et très visuelle. Les chapitres ne sont pas très longs, et cela se lit vraiment très bien.

Un thriller à lire pour son ambiance emplie de noirceur, sans s’attendre à de l’action, mais plutôt à une grande dimension psychologique. C’est une lecture peu ordinaire et qui ne peut laisser son lecteur indifférent. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Oh happy day

Oh happy day d’Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

  • Auteur : Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat
  • Titre : Oh happy day
  • Genre : Contemporain
  • Éditions , Fleuve
  • Nombre de pages : 336
  • Paurtion : 12 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après quatre ans de silence et ce qu’il appelle son  » grand malheur « , Pierre-Marie Sotto décide d’écrire à Adeline Parmelan au sujet d’un certain carnet qu’il aurait laissé chez elle. Est-ce un prétexte pour reprendre contact avec celle qu’il n’a jamais oubliée depuis leur rupture ? En ce cas, le moment paraît très mal choisi. Occupée par son prochain déménagement vers le Canada avec l’homme qui partage désormais sa vie, Adeline a bien d’autres projets en tête que de renouer avec lui.
Seulement, c’est sans compter sur le lien indéfectible qui les attache l’un à l’autre. De surprises en confidences, leur correspondance va les entraîner dans un tourbillon inattendu d’émotions.

Mon avis

Adeline et Pierre-Marie se sont séparés il y de cela quatre ans, suite à un grand malheur arrivé à ce dernier. Un jour pourtant, il va décider qu’il est temps de reprendre contact avec Adeline. Il prétexte être à la recherche de son petit carnet noir où il y avait inscrit une idée pour un futur roman. Mais voilà, il s’avère qu’Adeline à retrouvé l’amour auprès de Ben, et qu’elle s’apprête à tout quitter pour lui et ainsi l’accompagner à Toronto.

Je ressors tout simplement conquise de ce roman épistolaire des temps modernes. Il faut savoir qu’il s’agit ici du deuxième tome des aventures amoureuses des deux protagonistes. Je dois avouer que je l’ignorais totalement et je me suis donc lancée sans plus y réfléchir dans cette lecture. Sachez par conséquent que ce tome peut parfaitement se lire indépendamment, mais pour être tout à fait honnête, j’y ai perdu certains éléments.

Ce roman s’inscrit dans la lignée des feel-good, mais il sort indéniablement du lot, notamment de par sa grande part d’originalité. En effet, ici, Adeline et Pierre-Marie vont entretenir une correspondance au travers de mails et j’ai été captivée de suivre leurs échanges.

Les deux personnages principaux sont très touchants et attachants. J’ai particulièrement apprécié Adeline, que j’ai trouvée d’une grande sensibilité. Pierre-Marie n’est pas en reste. L’histoire est simple. Le postulat de départ a été vu maintes fois, mais là où réside le talent des auteurs, c’est dans leur habilité à en faire quelque chose de spécial.

J’ai lu ce roman comme on dévore un petit bonbon sucré. Je suis passée par beaucoup d’émotions et les touches d’humour souvent présentes, notamment en ce qui concerne la teneur des mails de Pierre-Marie, m’ont tout simplement charmée. Je me suis laissée porter par cette histoire parfois rocambolesque, pleine de rebondissements et surtout incroyablement pétillante.

La plume des auteurs est très fluide. J’ai vraiment adhéré au schéma narratif choisi, à savoir les mails échangés par nos deux protagonistes entrecoupés d’une narration classique. Cela devient vite addictif et permet d’avoir une meilleure vision sur les caractères et les sentiments des deux personnages.

Un roman feel-good qui aura su me captiver dès le début. Malgré un postulat de départ qui peut s’avérer des plus simples, les auteurs réussissent à rendre leur récit original et différent. Cela a été un excellent moment de lecture que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Romance

Complot en forêt de Crécy

Complot en forêt de Crécy de Paul d’Hayures

  • Auteur : Paul d’Hayures
  • Titre : Complot en forêt de Crécy
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 1 avril 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

1545, Picardie Subjuguée par le séduisant Guillaume d’Estries, officier royal chargé de préparer l’arrivée de François Ier chez son père, Elya s’imaginait déjà au bras d’un courtois chevalier. Un galant qu’elle a si longtemps fantasmé à travers les figures de héros de sa bibliothèque. C’était sans connaître le venin qui habitait Guillaume : un inconstant en quête de jupons. Pire, un félon désormais accusé d’avoir empoisonné le fils du roi qui logeait en ces lieux. Un pleutre en fuite qui ne cesse pourtant de hanter son esprit.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1545, Picardie. Alors que l’officier royal Guillaume d’Estries est chargé de préparer l’arrivée de François 1er chez le père d’Elya, cette dernière tombe littéralement sous le charme du jeune homme. La jeune femme est loin de se douter que derrière ce masque de séduction se cache en fait un être sournois, vindicatif et capable des pires complots.

Je ressors totalement conquise par cette romance historique. Je n’ai pas forcément l’habitude de retrouver une grande dimension historique dans les histoires d’amour que je lis, alors lorsque je m’y attelle, je reconnais faire preuve d’une exigence certaine. Il faut vraiment que la part romancée et historique soient dosées à la perfection, et ici, c’est une totale réussite.

L’auteur s’est inspiré de beaucoup de faits réels pour tisser une intrigue riche en rebondissements. Tout les ingrédients sont réunis. De coup de foudre en trahisons, Paul égrène une histoire captivante qui m’a totalement happée. J’ai eu énormément de mal à lâcher ce roman.

L’auteur a su camper ses personnages à la perfection, les esquissant avec profondeur et beaucoup de justesse et de crédibilité dans leurs réactions. S’il est vrai que Guillaume est odieux, Elya va quant à elle apporter une touche de douceur nécessaire à cette intrigue pas toujours rose.

Hormis les rebondissements propres à l’histoire d’amour, ce qui sort indéniablement du lot dans ce roman, c’est le contexte historique. L’auteur fait des descriptions totalement immersives et apporte beaucoup de réalisme aux paysages, notamment à cette fameuse forêt de Crécy qui lui semble si chère. On sent le travail de documentation de Paul pour nous fournir une intrigue de qualité.

La plume de l’auteur est précise et belle. Paul a le sens du détail et cela se ressent page après page. Mais rassurez-vous, ce n’est pas lassant, bien au contraire. Une fois commencé ce livre, c’est très difficile de le lâcher.

Une romance historique qui réunit tous les détails propres à ce genre littéraire. Je ressors conquise de cette lecture qui m’aura fait passer par beaucoup d’émotions. Je ne peux que vous recommander ce livre.

Ma note : 18/20

Thriller

Eden

Eden de Hayden Stapner

  • Auteur : Hayden Stapner
  • Titre : Eden
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 156
  • Parution : 13 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alors qu’il est posté au pied de la Table Mountain pour observer d’hypothétiques O.V.N.I., Cliff Warham, journaliste dilettante, fils adoptif du rédacteur en chef d’un journal connu de Cape Town en Afrique du sud, secourt un blessé. L’homme est défiguré. Son visage est brûlé de façon effroyable. Qu’est-ce qui a pu occasionner de telles blessures ? A-t-il été victime d’une agression ? Avant de perdre connaissance, l’homme prononce des paroles énigmatiques. Cliff se lance alors dans une enquête palpitante qui le mènera sur les traces d’un psychopathe, le Centaure. Qui est ce mystérieux individu ? Pourquoi est-ce qu’il mutile ses victimes ? Comment les choisit-il ? Autant de questions qui mettront la vie de Cliff en danger, mais malgré les menaces qui pèsent sur sa vie, il persévère. Car attraper le Centaure est devenu pour lui une obsession.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Cliff, le fils adoptif de Hauptner qui n’est autre que le rédacteur en chef du journal de Cape Cod, se retrouve dépêché par ce dernier au pied de la Table Mountain pour élucider quelles sont ces lumières étranges qui apparaissent de manière récurrente. Cliff est loin de s’imaginer ce qu’il va réellement y découvrir. En effet, il trouvera un homme blessé qui tient un discours pour le moins étrange. Il va donc appeler les secours et c’est une chasse à l’homme qui va débuter.

Je ressors conquise de ce thriller court, mais pourtant d’une efficacité redoutable. Je reste admirative devant le talent de Hayden pour avoir réussi à instaurer une ambiance pesante, noire et totalement immersive.

J’ai d’emblée accroché au personnage de Cliff, que j’ai trouvé affirmé et décidé. Je l’ai souvent trouvé touchant et son combat est admirable. Tous les ingrédients propres d’un thriller sont réunis. Cela va vraiment à toute vitesse, et pour cause, l’auteur a prit le pari risqué de faire tenir son intrigue pourtant complexe en assez peu de pages. Il le fait avec brio.

J’ai suivi avec intérêt la quête de Cliff et j’ai souvent craint pour lui. Ses décisions sont parfois trop téméraires et l’attachement immédiat ressenti pour ce personnage a distillé une petite part d’angoisse tout au fil des pages.

La plume de l’auteur est totalement addictive. Les pages ont défilé sans même m’en rendre compte et il est aisé de lire ce thriller d’une traite. C’est d’ailleurs ce que je vous conseille pour une immersion totale.

Un thriller addictif où l’auteur a su instaurer une ambiance pesante et noire en très peu de pages. C’est une véritable réussite et un excellent moment de lecture.

Ma note : 18/20

Thriller

Et les vivants autour

Et les vivants autour de Barbara Abel

  • Auteur : Barbara Abel
  • Titre : Et les vivants autour
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 448
  • Parution : 5 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Voilà quatre ans que l’ombre de Jeanne plane sur eux.
Comme s’ils n’avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu’elle était morte pour de faux.
Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Suite à un accident de voiture, Jeanne se retrouve dans le coma. Cela fait quatre ans. Micheline, sa mère, vient s’occuper d’elle tous les jours à l’hôpital, pendant que Gilbert, son père, est un homme d’affaires féroce. Sa sœur Charlotte, quant à elle, n’arrive pas à tomber enceinte et désespère. Un jour, le médecin de Jeanne convoque la famille. Que peut-il vouloir leur dire ?

Ayant lu une multitude de romans de Barbara Abel, je sais plus ou moins la façon qu’elle a de procéder lors de la réalisation de ses intrigues. Après d’excellentes lectures et d’autres moins bonnes, celle-ci est indéniablement une très bonne découverte.

En partant d’un postulat de départ simple, l’auteure va nous dérouler une intrigue impeccable avec juste ce qu’il faut de suspense, de psychologie aboutie et de noirceur. Ce sont les ingrédients qui sont chers à Barbara et il faut bien avouer qu’elle sait malmener ses personnages et les pousser dans leurs retranchements.

Tout passe par la psychologie, par les doutes instillés au fur et à mesure, par la réflexion. Il n’y a jamais d’actions à tout va dans les romans de Barbara. Non, c’est plutôt lent, immersif, ce qui permet à l’auteure d’attraper son lecteur dans les méandres d’une intrigue complexe pour ne plus le lâcher.

Les personnages sont aboutis et je dois dire que j’ai vraiment cherché à comprendre. Après un début assez linéaire pendant lequel l’auteure pose les bases de son intrigue, il va alors subvenir un rebondissement totalement incroyable et qui va donner une toute autre direction au roman. La psychologie des personnages est bien décrite.

La plume de l’auteure est très plaisante. Ne vous attendez pas à une intrigue qui défile à toute vitesse, bien au contraire. C’est d’ailleurs ce que je pourrais éventuellement reprocher à ce thriller. Je lui ai souvent trouvé des longueurs inutiles et j’ai eu la sensation que Barbara avait tendance à parfois broder autour de son intrigue. Malgré tout, cela n’émaille en rien le plaisir de lecture.

Un thriller psychologique où tous les ingrédients qui sont chers à l’auteure seront présents. Malgré quelques petites longueurs, j’ai été prise dans cette intrigue complexe et je ne peux que vous recommander de découvrir ce roman.

Ma note : 16/20

Non classé

Dans les yeux de Lya, tome 1

Dans les yeux de Lya, tome 1 de Carbone et Justine Cunha

  • Auteur : Carbone et Justine Cunha
  • Titre : Dans les yeux de Lya, tome 1
  • Genre : Thriller – Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 72
  • Parution : 1 mars 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À la veille de ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester en fauteuil roulant toute sa vie. Quatre années plus tard, elle termine son DUT Carrières juridiques et décroche un stage dans le cabinet d’avocats le plus prestigieux de la ville, celui du célèbre et médiatique maître Martin de Villegan. Son stage n’a pas été choisi par hasard, bien au contraire. C’est ce même cabinet qui a réglé son cas des années auparavant. Ses parents ne lui en ont rien dit mais elle a découvert qu’ils avaient été achetés pour éviter des poursuites juridiques. Bien décidée à retrouver celui qui l’a renversée et à lui faire payer, elle va se mettre en quête du dossier. Un jeu dangereux commence alors et sa soif de vengeance ne sera pas sans conséquences…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lya, une jeune fille déterminée, voit son quotidien bouleversé lorsqu’un jour, à cause d’un chauffard qui prend la fuite, elle se retrouve dans un fauteuil roulant. Elle apprendra par la suite que ce chauffard a acheté le silence des parents de Lya, afin que ces derniers retirent leur plainte. La jeune fille n’aura alors de cesse de retrouver qui est celui qui l’a renversée et c’est ainsi qu’elle va se faire engager dans un cabinet d’avocats en tant que stagiaire, afin d’effectuer des recherches.

Ce roman graphique m’a énormément plu. J’ai trouvé le scénario très prenant. Dès le départ, j’ai ressenti beaucoup d’attachement pour Lya et je l’ai trouvée forte et déterminée. La scénariste l’a bien construite au niveau du caractère et ses aventures m’ont totalement embarquée. Sa quête de vérité est parfois dangereuse et je n’ai pas pu m’empêcher de craindre pour elle.

Tout au fil des pages, l’histoire devient de plus en plus complexe. Plusieurs personnages entrent en jeu et c’est vraiment entraînant. La scénariste a su instaurer une bonne dose de suspense et j’ai été intriguée tout du long.

Les graphismes sont bons. Je les ai fortement appréciés, et j’ai beaucoup aimé l’air mutin que la dessinatrice octroie à ses personnages. Il y a beaucoup de couleurs et les vignettes sont très équilibrées entre le dessin et le dialogue.

Un premier tome qui me donne envie d’en savoir plus, puisque la fin m’a indéniablement laissée sur ma faim. J’ai fortement apprécié ce roman graphique et je ne peux que vous le recommander.

Ma note : 18/20

Jeunesse

La vie compliquée de Léa Olivier

La vie compliquée de Léa Olivier de Catherine Girard-Audet

  • Auteur : Catherine Girard-Audet
  • Titre : La vie compliquée de Léa Olivier
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Kennes
  • Nombre de pages : 48
  • Parution : 5 avril 2017
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ce premier tome de « La Vie compliquée de Léa Olivier » nous emmène à Montréal, en compagnie de Léa, 14 ans, qui vient tout juste d’y emménager avec ses parents. Séparée de sa meilleure amie Marilou et de son amoureux Thomas, elle peine un peu à se faire à son nouvel environnement. Il faut dire qu’entre les maladresses de Thomas, pas très doué pour les relations à distance, les filles du lycée qui la prennent de haut et son frère Félix qui joue les beaux gosses, Léa se sent parfois un peu seule. Heureusement, il y a Marilou, à qui elle raconte tout, par mail et par chat. Laquelle la tient au courant de la vie de leur village, des faits et gestes de Thomas et des aléas de sa vie amoureuse…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Kennes pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Léa, jeune adolescente, est contrainte de déménager à Montréal, ses parents devant s’y rendre pour le travail. Elle est très angoissée puisqu’elle laisse derrière elle et à plus de 400 kilomètres son petit ami Thomas et sa meilleure amie Marilou. Elle se sait timide et elle pressent qu’elle aura beaucoup de mal à s’intégrer dans son nouvel établissement scolaire.

Il s’agit ici de la version bande-dessinée des aventures de Léa et j’ai passé un excellent moment de lecture. L’auteure nous propose un scénario assez simple et banal, mais d’emblée j’ai ressenti beaucoup d’attachement pour Léa et j’ai eu beaucoup d’empathie pour elle lors de ses nombreuses déconvenues.

L’auteure a su mettre en exergue des thématiques qui font le quotidien de tout adolescent, ainsi que de belles valeurs, telles que l’amitié et la loyauté. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Marilou également. La belle amitié qui unit les jeunes filles malgré la distance est touchante.

Les graphismes sont bien réalisés. Beaucoup de couleurs et de luminosité transparaissent au travers de ces planches, et le confort de lecture est indéniable. Il y a quelques expressions québécoises accompagnées de leurs significations en bas de page.

Une bande-dessinée qui permet de découvrir le personnage principal récurrent d’une saga. J’ai fortement apprécié cette lecture et je découvrirai la suite des aventures de Léa avec plaisir. À découvrir.

Ma note : 17/20

Jeunesse

31 lettres

31 lettres d’Élodie Wang

  • Auteur : Élodie Wang
  • Titre : 31 lettres
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : HLAB
  • Nombre de pages : 103
  • Parution : 18 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cher lecteur,

Un matin en me réveillant, je me suis dit : « J’aimerais avoir une correspondance avec quelqu’un. »

Une vraie de vrai, avec des mots griffonnés sur des couches de papier, le stylo grattant l’encre et le bonheur de sentir le froissement de la feuille que l’on plie.

Alors je me suis lancée. J’ai rédigé trente et une lettres pour les trente et un élèves de ma classe de terminale. J’ignore s’ils me répondront, mais je suis fière d’avoir fait le premier pas.

Ce livre, c’est une autre lettre. Une lettre que je t’adresse, lecteur.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Édition HLAB pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

S., une jeune adolescente dont on connaîtra le prénom à la toute fin, est en terminale et sur le point de passer son baccalauréat. Elle va alors décider d’écrire 31 lettres, une pour chacun des élèves qui partagent sa classe.

J’avoue que même si je n’ai pas toujours compris la démarche de l’auteure, j’ai tout de même beaucoup aimé ce roman qui est épistolaire. Les lettres sont intéressantes, c’est bien écrit et j’ai apprécié de découvrir au travers de lettres le microcosme que constitue une classe de terminale.

Au fil de ces missives, la rédactrice va peu à peu révéler les tenants et aboutissants des relations entre ces adolescents. Elle va adresser à chacun d’entre eux des mots très personnels, et Élodie Wang va au travers de ce biais aborder une multitude de thématiques importantes et qui tracassent bien souvent les adultes en devenir.

Cependant, si le procédé initial m’a séduite, j’ai fini par me lasser parfois de ce système de narration. Il faut savoir qu’ici, cette lecture va se résumer à des lettres. Il n’y a aucune autre forme de narration et j’aurais bien aimé voir entrecoupées ces lettres qui donnent une sensation de statisme avec un récit plus vif et des dialogues, et ainsi voir évoluer les personnages entre eux.

La plume est fluide et très douce. Les lettres sont bien écrites, et l’on ressent beaucoup de sincérité de la part de la rédactrice. J’ai eu des moments d’émotions mais j’ai parfois eu l’impression de ne pas réussir m’impliquer davantage dans ce que je lisais. Il faut dire qu’une multitude de personnages nous sont présentés et que l’on a très peu de temps pour s’attacher à eux, puisqu’à chaque nouvelle missive, c’est un nouveau personnage qui fait son entrée.

Un roman épistolaire par lequel l’auteure aborde des thématiques importantes. Si j’ai apprécié ma lecture, il y a eu des moments où je me suis lassée de me retrouver avec simplement des lettres écrites, à la suite, ce qui a créé peu d’attachement avec les personnages.

Ma note : 15/20

Policier

Ne te perds pas en chemin

Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima

  • Auteur : Margaret Mizushima
  • Titre : Ne te perds pas en chemin
  • Genre : Policier
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

MOYENDans les étendues sauvages du Colorado, une jeune flic enquête sur une mystérieuse disparition et de sombres trafics. Un décor envoûtant pour un roman au suspense psychologique prenant. Agent de police dans l’unité cynophile de Denver, Mattie Cobb est appelée en urgence dans sa ville natale de Timber Creek : Adrienne Howard, la petite amie du shérif adjoint, a disparu. La jeune femme travaille dans le luxueux spa local, mais aussi dans les ranchs alentour, où elle prodigue des soins aux chevaux de course.

Accompagnée de son fidèle berger allemand, Robo, Mattie peut compter sur l’aide de Cole Walker, un ami vétérinaire fraîchement divorcé. Mais l’enquête est plus périlleuse qu’elle n’y parait et, en plongeant dans le passé d’Adrienne, Mattie réalise bientôt que ce sont ses propres démons qu’elle va devoir affronter. Les épaisses forêts enneigées du Colorado n’ont pas fini de livrer leurs secrets. Et le danger guette ceux qui s’aventurent trop près de la vérité…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici du second tome des enquêtes de Mattie. Cette dernière est agent de police dans une unité cynophile. Elle est toujours accompagnée de son chien Robo, fidèle compagnon lors de ses enquêtes. Ici, c’est la disparition d’Adrienne, la petite amie du shérif adjoint, qui sera au centre des recherches.

J’avoue avoir passé un bon moment de lecture, malgré une enquête policière beaucoup trop classique et surtout un brin trop prévisible. Malgré tout, cela se lit bien et c’est intéressant à suivre, de par le personnage principal féminin auquel j’ai accroché d’emblée.

L’auteure prend énormément de temps à faire démarrer une histoire qui débute donc avec un rythme trop lent. Il n’est pas obligatoire d’avoir lu le premier tome, mais je ne peux que vous recommander de le faire, afin de suivre au mieux l’évolution des personnages.

L’enquête n’est pas forcément le point fort de ce roman. Je l’ai trouvée par moments un peu trop prévisible et le dénouement n’est pas vraiment surprenant. Ce qui m’a surtout plu, c’est le personnage de Mattie, et la relation qu’elle entretient avec son berger allemand, Robo. C’est décrit avec beaucoup de réalisme et c’est vraiment intéressant et original.

La plume de l’auteure est fluide. Le style n’est pas forcément entraînant, et s’il est vrai que le début est quelque peu lent, la dernière partie s’accélère davantage et gagne en rythme. L’auteure sait également créer un ambiance particulière.

Un roman policier classique de par son enquête, mais relevé par un personnage principal féminin auquel j’ai beaucoup accroché. Une lecture intéressante.

Ma note : 15/20

Contemporain

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny de Boris Lanneau

  • Auteur : Boris Lanneau
  • Titre : Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : XO
  • Nombre de pages : 348
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

-« Hôtel casino Barrière, Lille ¬— 3 h 57

On est trente, quarante à tout casser, réunis sur le parvis de l’hôtel, il fait froid. Le concert est terminé. Toute la nuit, on a fumé clope sur clope pour se réchauffer, jusqu’à ce qu’un fourgon noir débarque. Doucement je plonge la main dans mon sac à dos et sors le recueil de mes chansons… »

Pour Boris Lanneau, c’est le début d’une extraordinaire aventure.

Johnny, en un éclair, s’empare du recueil. Un matin, alors que Boris n’attend plus rien, un coup de fil le réveille : la star a aimé ses chansons, il en a choisi une, Tomber encore, et l’a enregistrée. La dernière du rockeur, la première écrite par un fan.

Ce livre est le récit d’un petit miracle. derrière la chanson défile la vie d’un amoureux des mots à qui Johnny apporte une force infinie. C’est aussi l’histoire bouleversante d’un fils et d’un père qui peinent à se dire les choses, sauf quand ils parlent de leur idole…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions XO pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny. C est la promesse que fait un jour Boris à son père. Être fan de Johnny Hallyday, cela se transmet de père en fils dans cette famille. Et c’est donc le parcours unique parcouru par Boris pour réussir à réaliser ce rêve qui va être narré page après page.

J’ai beaucoup aimé ce témoignage relaté sous forme de roman. L’auteur se livre littéralement à son lecteur et j’ai parfois eu la sensation de lire un journal intime. Il nous dévoile ses grands rêves, ses doutes, et crée une proximité inédite entre son lectorat et lui-même.

Bien évidemment, les références à l’univers de la chanson sont au centre de ce récit, mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que Boris ne s’en tient pas là. On le sent impliqué dans ce qu’il nous raconte, et non pas en retrait. Il n’hésitera pas à nous livrer des moments intimes de son quotidien, à analyser les relations qu’il entretient avec ses proches.

Le parcours qu’il a mené afin de réussir son rêve d’écrire une chanson pour son idole n’est pas banal, et parsemé d’embûches et de contrariétés. J’ai beaucoup aimé suivre Boris dans sa quête, d’autant plus qu’il nous la relate avec beaucoup de détails.

La plume de l’auteur est franche et captivante. Boris a le souci du mot juste et cela transparaît tout au long du récit. C’est teinté de douceur et j’ai senti le grand parolier qui se cache derrière l’écrivain. Boris a beaucoup de talent au moment de manier les mots.

Un très beau récit, sous forme de témoignage intimiste, qui relate le parcours de l’auteur pour réaliser son rêve, à savoir écrire une chanson pour son idole. C’est empli d’anecdotes et très bien écrit. Je recommande.

Ma note : 17/20

Thriller

Pièces détachées

Pièces détachées de Phoebe Morgan

  • Auteur : Phoebe Morgan
  • Titre : Pièces détachées
  • Genre : Thriller
  • Éditions : l’Archipel
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 2 avril 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Londres, janvier 2017. Corinne semble mener une vie sans souci. Pourtant, la jeune femme a déjà eu recours à trois tentatives de fécondation in vitro – sans succès. Mais cette quatrième fois, elle en est sûre, est la bonne. Sa dernière chance d’avoir un bébé.

Quand, un beau matin, elle découvre une étrange pièce de bois sur le pas de sa porte, elle y voit un signe du destin. Car cette petite cheminée appartenait à la maison de poupée que son père – mort il y a tout juste un an – avait fabriquée pour elle et sa sœur quand elles étaient enfants.

Puis, d’autres éléments de cette maison de poupée réapparaissent bientôt. Sur son bureau, dans sa cuisine….Elle prend peur. Qui s’introduit chez elle ? Qui l’espionne ? Et, surtout, pourquoi ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres. Corinne, mariée à Dominique, n’arrive pas à tomber enceinte. Elle se soumet à plusieurs FIV, subissant à chaque fois le même échec. De son côté, Ashley, sa sœur aînée, est mariée à James et a trois enfants. Tout semble aller pour le mieux, et pourtant, elle va commencer à avoir des doutes sur son mari, celui-ci rentrant de plus en plus tard du travail. Les deux sœurs sont sujettes à des phénomènes étranges, recevant par petits bouts les pièces détachées de leur maison de poupée d’enfance. Que se passe-t-il ? Qui cherche à les effrayer ?

J’ai beaucoup aimé ce thriller que l’on peut qualifier de domestique. Si la mécanique reste assez classique, l’auteure a tout de même réussi à maintenir un bon suspense tout au fil des pages, et à me surprendre avec le dénouement.

Cependant, je peux reprocher un gros manque de rythme à cette histoire, ce qui n’est pas propre de ce genre littéraire. J’ai trouvé parfois que l’auteure s’enlisait dans des descriptions qui ne servaient pas forcément l’intrigue, mais qui la ralentissaient plutôt. Il faut s’accrocher durant le premier quart de l’histoire, l’auteure prenant le temps de bien poser son intrigue. Une fois que c’est chose faite, cela devient davantage entraînant.

J’ai beaucoup aimé les personnages des deux sœurs qui m’ont beaucoup touchée, chacune à sa manière. Le combat de Corinne pour devenir mère est bouleversant. Elle m’a parue sensible même s’il est vrai que parfois, j’ai trouvé son caractère peu affirmé.

La plume de l’auteure est fluide et simple. Dans un style doux, elle prend le temps de poser les bases d’une intrigue qui monte en puissance au fil des pages. Chaque chapitre est abordé sous le point de vue de l’un des protagonistes, et j’aime beaucoup ces schémas narratifs.

Un thriller classique mais efficace. Bien que le rythme puisse paraître long à certains moments, l’auteure su maintenir un suspense maîtrisé. Une bonne découverte.

Ma note : 16/20

Essai

J’ai tout mon temps

J’ai tout mon temps de Laura Vanderkam

  • Auteur : Laura Vanderkam
  • Titre : J’ai tout mon temps
  • Genre : Essai
  • Éditions : Guy Saint-Jean
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 22 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pas le temps de faire du sport? De lire? De jouer? De passer plus de temps avec votre douce moitié, vos enfants, vos amis? Jamais assez de temps de… prendre le temps?

Dans cet ouvrage, l’experte en gestion du temps Laura Vanderkam prouve que pour en accomplir davantage vous devez agir comme si vous aviez tout votre temps. Grâce à 7 principes tout simples, vous reprendrez enfin le contrôle des 168 heures qui composent votre semaine!

Par ailleurs, l’auteure décrit les changements d’attitude qui vous permettront de vous sentir plus calme durant les jours les plus occupés, présente des témoignages inspirants et offre des outils efficaces pour vous aider à en faire plus sans jamais plus vous sentir dépassé.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Guy Saint-Jean pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Laura Vanderkam est experte en gestion du temps. Elle va nous offrir ici un essai sur la nécessité de souffler et de prendre son temps au lieu de tout faire à toute vitesse.

Laura va nous permettre au travers de sept grands principes à apprécier les moments de calme qui jalonnent notre quotidien et à réapprendre à gérer au mieux son temps. Elle nous fera une analyse de ce fameux « congé d’horloge », cette impression de liberté temporelle. Malgré tout, même si ce sentiment est grisant, il est trop souvent parasité par nos obligations et nos nécessités qui demandent justement du temps. Il est donc très difficile de profiter de ce dernier à sa juste valeur.

C’est donc au travers de sept préceptes que l’auteure va nous fournir des débuts de piste qui vont nous permettre de profiter au mieux de ce bien si précieux qu’est le temps. Elle va alors notamment nous parler de l’importance fondamentale d’apprendre à prendre son temps, et surtout de lâcher prise.

L’auteure va illustrer le tout d’exemples concrets qui vont permettre au lecteur d’y voir plus clair. Ce court essai à la simple vocation de nous fournir un début de piste quant à la gestion de notre temps pour être à même d’en tirer le meilleur parti.

La plume de l’auteure est concise, claire et précise. Elle ne va pas partir en digressions inutiles et va à l’essentiel. Dans un style fluide et accessible à tous, elle va nous exposer clairement ses solutions concrètes.

Un court essai permettant de reprendre conscience de l’importance de bien savoir gérer son temps. L’auteure en parle de manière concise et c’est un ouvrage abordable pour tous.

Ma note : 17/20

Romance

How you found me

How you found me d’Aëla Liper

  • Auteur : Aëla Liper
  • Titre : How you found me
  • Genre : Romance
  • Editions : Harlequin
  • Nombre de pages : 222
  • Parution : 11 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans la vie, Alix a trois passions : les comédies romantiques, le chocolat et Tom Copland, célèbre acteur américain au regard de braise et à la fossette craquante. Alors, quand elle a appris que son prochain film allait être tourné à Brest, elle n’a pas hésité une seconde à postuler pour faire partie des figurants et… elle a été retenue ! Bon, soyons honnêtes, les chances pour que ses talents d’actrice et son anglais de vache espagnole impressionnent la star sont proches de zéro. En revanche, le charmant Thomas qu’elle vient de rencontrer sur le site Play4date – et qui est le sosie de Tom Copland ! – est, lui, une option beaucoup plus réaliste. Trop beau pour être vrai ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alix est une jeune femme haute en couleurs qui aime le chocolat, les confiseries et les comédies romantiques. Un jour, ayant assez d’être célibataire, elle va prendre alors la décision de s’inscrire sur un site de rencontres. Elle va faire croiser sur son chemin Thomas, un jeune homme qui ressemble trait pour trait à Tom Copland, son acteur de cinéma fétiche, qui se trouve justement dans sa ville pour le tournage d’un film. Elle va bientôt être acceptée comme figurante dans ce film.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec cette comédie romantique, qui est un mélange des genres des plus réussis. En effet, entre romance et chick-lit, l’auteure propose une aventure riche en tendresse, en émotions, en rires et en amour.

J’ai totalement accroché au personnage d’Alix, qui est vraiment très réussi. Elle arrivera à se mettre dans des situations extrêmes, et cela donne droit de bonnes tranches de rires. Ses frasques sont rocambolesques. De plus, je l’ai trouvée très attachante et j’ai beaucoup aimé également les personnages secondaires qui gravitent autour d’elle.

L’auteure a su créer une histoire emplie de rebondissements, de quiproquos et de mésaventures en ce qui concerne Alix. C’est frais, léger et c’est typiquement le livre à lire pour se changer les idées et passer un bon moment de lecture.

La plume de l’auteure est fluide et très addictive. Dans un style simple et concis, Aëla a réussi à maintenir mon intérêt tout au fil des pages. Le récit est narré à la première personne, et c’est bien évidemment Alix qui a la parole.

Un roman léger, pétillant, frais, qui fera passer à son lecteur un très bon moment en compagnie de personnages attachants et hauts en couleurs. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Contemporain

Quatre amours

Quatre amours de Cristina Comencini

  • iciAuteur : Cristina Comencini
  • Titre : Quatre amours
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 18 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Marta et Andrea. Laura et Piero. Deux couples. Quatre amis inséparables qui ont partagé chaque moment clef de leur vie : rencontre, mariage, enfants. Quand, à l’approche de la soixantaine, leurs mariages respectifs volent en éclats au même moment, c’est la sidération. Il y a d’abord Marta qui décide de partir, sans raison véritable, si ce n’est cette envie irrépressible d’être enfin seule. Puis c’est au tour de Piero, mari chroniquement infidèle, de quitter Laura, son épouse dévouée, sous prétexte qu’il ne se sent plus aimé.
Comment vit-on la séparation après vingt-cinq ans de vie commune ? Que reste-t-il de toutes ces années passées ensemble ? Comment apprivoiser et profiter de cette solitude nouvelle ?
Dans cette comédie douce-amère aux accents de Woody Allen, les quatre protagonistes prennent la parole à tour de rôle pour revisiter leur histoire, du mariage à la séparation et raconter cette nouvelle vie qui s’offre à eux et qu’il faut avoir l’audace de saisir.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Andrea et Marta. Piero et Laura. Deux couples. Quatre amis. Et c’est une amitié qui dure depuis des années entre eux. Pourtant, un jour, tout change. Lorsque Marta se rend compte qu’elle est mieux sans Andrea, et que Piero décide de prendre le large presque au même moment, c’est le quotidien de tous qui se retrouve chamboulé.

Je ressors conquise de ce roman, qui a réussi à m’offrir une bulle de douceur et de sensibilité. Sous une forme très introspective, l’auteure va disséquer le sentiment amoureux dans diverses situations et elle le fera avec beaucoup de réalisme.

Marta décide de quitter son mari parce qu’elle a un besoin inassouvi de solitude. Quant à Piero, il décidera de quitter Laura parce qu’il se sent à l’étroit et aspire à plus de liberté. Au travers de ces couples, nous allons suivre peu à peu l’évolution de leur relation amoureuse.

L’auteure nous invite à observer ces duos, à prendre part à leurs introspections respectives. On se sent presque privilégié de rentrer ainsi dans les méandres de ces couples qui s’essoufflent. Avec beaucoup de délicatesse, l’auteure va nous rendre des personnages vrais, avec leurs failles, leurs souffrances, mais surtout leur grande part d’humanité.

Les quatre personnages sont très bien dessinés. L’auteure a su leur insuffler une pointe énorme de réalisme et tout est crédible. Je me suis énormément attachée à eux, tout particulièrement aux personnages féminins. J’ai trouvé Marta affirmée et Laura très forte malgré les épreuves auxquelles elles devront faire face.

La plume de l’auteure m’a totalement conquise. Je ne m’attendais pas forcément à retrouver un style aussi fluide. Les pages ont défilé. J’y ai retrouvé beaucoup de sensibilité, de pudeur dans les propos des protagonistes. Le schéma narratif m’a paru très judicieux. L’auteure alterne les points de vue entre chacun des personnages.

Un roman d’une grande douceur, au travers duquel l’auteure nous livre, à l’aide de personnages forts, une véritable introspection et une réflexion sur l’amour. Le récit est emprunt d’une grande sensibilité. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Thriller

La chaîne

La chaîne d’Adrian McKinty

  • Auteur : Adrian McKinty
  • Titre : La chaîne
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Mazarine
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 11 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

VICTIMES. SURVIVANTS. RAVISSEURS. CRIMINELS.
VOUS SEREZ TOUT CELA À LA FOIS.

Le téléphone sonne. Un inconnu a kidnappé votre enfant.
Pour qu’il soit libéré, vous devez enlever l’enfant de quelqu’un d’autre.
Votre enfant sera relâché quand les parents de votre victime auront à leur tour enlevé un enfant.
Si un chaînon manque : votre enfant sera tué.

VOUS FAITES DÉSORMAIS PARTIE DE LA CHAINE.
VOUS N’ÊTES PAS LES PREMIERS.
VOUS NE SEREZ CERTAINEMENT PAS LES DERNIERS.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Mazarine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que Kylie se trouve à l’arrêt de bus, elle se fait kidnapper. Sa mère Rachel, au même moment, est en route pour aller retrouver son cancérologue, craignant que le docteur lui annonce de très mauvaises nouvelles. C’est en plein trajet que Rachel va répondre à un appel. On lui informe que sa fille a été kidnappée. Si elle veut la récupérer, elle n’a pas le choix. En plus de devoir payer une rançon, elle devra à son tour sequestrer l’enfant de quelqu’un d’autre. Rachel fait désormais partie de la chaîne.

Voilà un thriller que j’ai dévoré et que j’ai trouvé très novateur, de par une intrigue des plus originales et un style vif et acéré. Je n’avais jamais croisé la route d’une intrigue ficelée de manière aussi atypique. C’est vraiment le postulat de départ qui m’a attirée et je n’ai pas été déçue.

J’ai passé un excellent moment de lecture. Le suspense est présent du début à la fin. L’auteur va aborder d’autres thématiques également et il a su maintenir mon intérêt tout au long de ces 400 pages qui ont défilé à toute vitesse.

Je me suis totalement attachée à Rachel, que l’auteur va malmener la mettant face à des choix tortueux et angoissants. C’est une véritable battante et j’ai eu parfois peur des choix qu’elle prenait. Mais évidement, il est impossible pour elle de rester lucide dans une situation aussi extrême.

La plume de l’auteur est addictive au possible. Il a prit le parti de découper son intrigue en énormément de petits chapitres, et pour ma part, j’adhère totalement à cette manière de faire, surtout lors de la lecture de thrillers. Cela rythme l’histoire et les pages défilent sans même s’en rendre compte.

Un très bon thriller, au postulat de départ très original et au rythme effréné, qui fera passer à coup sûr un excellent moment à ses lecteurs. Je ne peux que vous recommander ce roman.

Ma note : 17/20

Contemporain

L’homme qui pleure de rire

L’homme qui pleure de rire de Frédéric Beigbeder

  • Auteur : Frédéric Beigbeder
  • Titre : L’homme qui pleure de rire
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2.000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier…
Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d’Octave Parango sur les aliénations contemporaines.
Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Octave Parango signe ici son retour. Après avoir travaillé dans le monde de la publicité, dans celui de la mode, le voilà maintenant chroniqueur pour la radio France Publique. Il va malheureusement se faire évincer en plein direct, puisqu’il est venu sans son papier et s’est risqué à l’exercice compromis de l’improvisation. Bien évidemment, cela ne marchera pas de la manière escomptée.

Je dois avouer que c’est le premier opus de la saga Octave Parango que je découvre ici. J’en connaissais bien évidemment le principe, ce personnage littéraire étant en fait l’alter ego de Frédéric Beigbeder. Impossible de ne pas voir le parallélisme avec l’évincement de l’auteur auprès de la radio France Inter.

Je pensais que j’allais me retrouver en quelque sorte avec un roman critiquant le monde radiophonique et j’ai donc été surprise de me retrouver devant un pamphlet contre la démocratisation du rire.

L’auteur y dénonce cette volonté d’aujourd’hui à vouloir à tout prix fixer des heures fixes pour rire. En effet, c’est lors de la tranche horaire de son espace radiophonique qu’Octave devra tout faire pour faire rire ses auditeurs. La banalisation du rire le fait paraître anodin.

L’auteur a parsemé son récit de réflexions très intéressantes et surtout, le personnage d’Octave Parango est si haut en couleurs que cela donne, bien malgré lui, des moments de rires inopinés.

La plume de l’auteur est franche, directe et emplie d’une certaine fraîcheur. J’avais un peu peur de me retrouver devant un style alambiqué et finalement, cela a été loin d’être le cas. J’y ai retrouvé beaucoup de propos caustiques, et j’ai gardé en vue que derrière Octave, c’est souvent Frédéric qui s’exprimait. Ma première expérience littéraire avec cet univers a été une franche réussite.

Un très bon roman qui sort des sentiers battus, de par une plume acerbe et caustique, des propos emplis d’une vraie réflexion et surtout un personnage principal qui sert indubitablement un roman frais et entraînant.

Ma note : 17/20

Jeunesse

L’évasion

L’évasion de Benoît Toccacieli

  • Auteur : Benoît Toccacieli
  • Titre : L’évasion
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Bookelis
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 15 octobre 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dès qu’Alice ouvre un livre, les personnages qu’il contient prennent vie dans la réalité.

Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent son premier roman policier. Au même moment, un mystérieux tueur en série commence à sévir. Quand Alice découvre ça, c’est la panique ! Elle décide alors de partir à sa recherche pour le neutraliser.

Pourra-elle compter sur Pompon, son chat qui rêve de conquérir le monde ? Comment réagiront ses parents, deux adultes enfermés dans leur quotidien ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Benoît Toccacieli pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, neuf ans, est une petite fille espiègle et passionnée de lecture. Son imagination est si débordante qu’elle est convaincue que les personnages qu’elle rencontre dans ses lectures s’échappent des pages pour devenir réels. Tout ceci pourrait paraître une lubie d’Alice, mais alors, que penser lorsque la petite fille est convaincue que s’est échappé un méchant des pages de son roman ? Elle va alors mener une enquête.

Lorsque j’ai eu envie de découvrir ce roman, je ne pensais pas forcément aller dans la direction que m’a fait prendre Benoît. Je dois dire que je ressors finalement conquise. Je ne saurais pas vraiment classer ce roman, puisque c’est un mélange de genres à lui tout seul. La frontière entre roman jeunesse, polar et imaginaire est mince et il faut avouer que c’est ce qui fait le charme indéniable de ce roman.

Benoît livre ici une véritable réflexion sur ce besoin d’évasion qui est susceptible de guetter tout un chacun. La petite Alice va ainsi s’évader de son quotidien grâce à la lecture. En effet, c’est parfois morose chez elle. Yann, son père, n’a pas toujours le temps de s’occuper de sa famille, étant très pris au travail. Quant à Sophie, sa mère, elle semble davantage préoccupée par les préjugés des gens sur l’éducation d’Alice, qu’aux réels besoins de sa fille.

Ce roman m’a enveloppée de tendresse et de douceur. On peut presque parler de conte moderne. Il est totalement impossible de ne pas s’attacher à Alice. J’ai crains tout au fil des pages ses choix dangereux et risqués. J’ai trouvé son espièglerie très réaliste et Benoît a su en faire un personnage très touchant.

La plume de l’auteur est addictive. Dans un style simple et fluide, l’auteur utilise les mots justes pour décrire les actions. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif. En effet, Benoît va alterner entre les pensées d’Alice, de Yann et de Sophie. Cela s’assemble à la perfection et donne droit à un récit des plus harmonieux.

Une très belle lecture, servie par un personnage féminin des plus attachants. Sous couvert de douceur et de tendresse, l’auteur nous livre une intrigue à suspense et qui prêtera sans aucun doute à la réflexion. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Une vie entre les pages

Une vie entre les pages de Cristina Caboni

  • Auteur : Cristina Caboni
  • Titre : Une vie entre les pages
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 6 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sofia Bauer, ancienne bibliothécaire et relieuse à ses heures perdues, vit à Rome. Son couple bat de l’aile et la jeune femme sent peu à peu sa vie glisser entre ses doigts. Passionnée de livres anciens, elle rentre un jour dans une librairie et s’y voit offrir un vieil ouvrage contre la promesse de le remettre en état. Elle ignore alors qu’elle est à l’aube d’une aventure rocambolesque, qui va lui ouvrir les portes du passé et la réconcilier avec le présent. 

Tandis qu’elle s’attelle à la restauration de l’ouvrage, Sofia tombe en effet sur une lettre manuscrite, dissimulée entre les pages. Celle-ci est signée de la main de la relieuse originale du livre, une certaine Clarice von Harmel, ayant vécu à Vienne au début du XIXe siècle, à une époque où cette profession était encore réservée aux hommes. Une femme qui semble s’être battue pour son indépendance et sa liberté, la payant au prix fort, et a dissimulé son message telle une bouteille à la mer dans l’océan du temps. Elle y évoque un fascinant secret que Sofia n’aura alors de cesse que de mettre au jour, aidée en cela par Tomaso Leoni, fameux chasseur de livres rares et expert en graphologie… Page après page, indice après indice, le couple mène l’enquête à travers l’Europe et redonne une voix à Clarice, dont le courage et la détermination serviront de guides à Sofia pour reprendre sa vie en main…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Rome. Alors que le mariage de Sofia bat de l’aile, sa vie va prendre un tournant. Lors d’une balade en librairie, elle tombe sous le charme d’un ouvrage qu’elle ramène chez elle avec la promesse de le restaurer. En parcourant les pages, elle va découvrir des missives d’une certaine Clarice, la relieuse du livre qu’elle tient entre ses mains. Dès lors, Sofia n’aura de cesse à en découvrir davantage à propos de cette Clarice, qui a vécu à Vienne, et avec qui elle partage l’amour inconditionnel des livres. Pour cela, elle se fera aider par Tomaso, un graphologue.

Quel beau roman. Pour une fois et ce n’est pas coutume, c’est surtout la couverture magnifique qui m’a attirée d’emblée. Mais lorsque j’ai compris que ce roman tournerait autour des livres, je n’ai pas su résister et j’ai eu raison.

L’auteure a su créer un roman féminin et voué à l’amour de l’écriture. D’aucuns diront que ce n’est pas une intrigue de base bien originale, et pourtant, Cristina réussit à tisser un fil ténu de douceur et enfile les mots comme des perles sorties de leur écrin. Je ressors réellement conquise par la manière de raconter de l’auteure, par ce petit plus indéniable, qui fait que malgré un postulat assez commun, ce moment de lecture en devient finalement très spécial.

J’ai beaucoup aimé l’enquête que va décider de mener Sofia, sa volonté à percer les secrets de la vie de Clarice. L’auteure offre un véritable jeu de pistes à son lecteur et je me suis surpise à chercher la solution aux énigmes de mon côté aussi. C’est rondement mené.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est ce parallélisme indéniable entre nos deux protagonistes à deux siècles près. Les deux partagent un amour inconditionnel pour les livres. Elles sont bien dépeintes et charismatiques. Je me suis totalement attachée à Sofia.

La plume de l’auteure est d’une grande beauté. Simple, poétique par moments et toujours en rapport avec les livres, le style de Cristina Caboni est entraînant. J’ai été conquise par l’idée de retrouver des références à des grands classiques, présents lors des incipit de chaque chapitre. Les renvois à la littérature sont constants et cela a été un procédé des plus plaisants.

Un roman qui tournera autou de l’amour des lives, servi par deux protagonistes sensibles, passionnées et incroyablement inspirantes. C’est une lecture somptueuse qui m’a captivée. Je conseille ce livre sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Le village

Le village de Virginie Delage

  • Auteur : Virginie Delage
  • Titre : Le village
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Michel Lafon
  • Nombre de pages : 237
  • Parution : 13 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Finalement, je ne sais pas ce qui a déclenché tout ça. Son regard, à lui. Ses yeux, à elle. Ou le gosse ? Le gosse me demandant : « Tu viens nous aider ? »
J’ai la rage, soudain. Tout ça, c’est à cause de lui. Uniquement à cause de lui. Voilà pourquoi je m’apprête à faire une chose que je n’aurais jamais pensé faire, moi qui ne suis pas un violent. Dans quelques minutes, je vais tuer cet homme. « 
Les villages de l’adolescence sont parfois dangereux, quand on les revisite, des années plus tard, et qu’on se confronte à ses rêves de jeunesse…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Michel Lafon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ici, nous allons suivre une narration à deux voix. D’un côté, Oscar est en pleine ascension sociale. Il a tout donné pour y arriver. De l’autre, un homme se promène dans le village de son enfance et se livre à une longue introspection quant à son passé, se remémorant ainsi une multitude de souvenirs.

Il est vrai que j’ai apprécié cette lecture, mais il est vrai aussi que j’ai trouvé cela très particulier. J’ai bien évidemment imaginé que l’histoire d’Oscar et celle de l’homme qui revient dans son village d’enfance allaient forcément se rejoindre à un moment, mais j’ai trouvé le développement un peu longuet parfois.

Pourtant, le roman n’est pas très long. J’avoue avoir eu énormément de mal à m’attacher aux personnages principaux. Je suis restée très en retrait par rapport à ce qui leur arrivait. Cependant, j’ai eu une large préférence pour l’histoire de l’homme que pour celle d’Oscar.

L’auteure va disséquer les souvenirs, et va peu à peu instiller son suspense. C’est ce que je reproche finalement à ce récit. C’est lent, je n’ai pas forcément eu le sentiment d’avoir eu une accroche qui me pousserait à tourner frénétiquement les pages, avec cette envie de savoir. Virginie se perd parfois en digressions qui alourdissent le récit.

La plume de l’auteure est très agréable, et même si le tout reste contemplatif et très introspectif, cela demeure une belle découverte littéraire. J’ai été troublée au départ, puisque l’auteure prend le parti de narrer l’histoire d’Oscar à la troisième personne, et cette de l’homme à la première. Il y a eu des moments où je me suis un peu emmêlée, j’avoue.

Un récit introspectif, qui est peut-être un peu trop lent, mais qui de par la douceur de la plume de l’auteure s’avère être une belle découverte littéraire.

Ma note : 15/20

Thriller

Chez nous

Chez nous de Louise Candlish

  • Auteur : Louise Candlish
  • Titre : Chez nous
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 5 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ils pensaient s’être séparés « intelligemment ». Ils avaient, en tout cas, trouvé un accord : ils habiteraient à tour de rôle avec leurs enfants dans leur belle demeure de Trinity Avenue, dans le sud de Londres. Mais l’histoire a mal tourné. Très mal tourné. Un jour d’hiver, en rentrant chez elle, Fiona Lawson tombe sur des déménageurs. Tous ses meubles ont disparu, il y a des gens dans sa maison – un couple qu’elle n’a jamais vu lui annonce qu’il en est le nouveau propriétaire. Fiona essaie immédiatement de joindre son mari, mais son numéro est hors service. Et ses enfants, eux aussi, ont disparu. Cauchemar éveillé ? Cela ne fait que commencer ! Entre Desperate Housewives et Les Apparences, Chez nous est un thriller redoutablement addictif, qui tient son lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres. En rentrant chez elle, Fiona va s’apercevoir que des gens ont emménagé dans sa maison. Elle entretient un accord quelque peu spécial avec son ex-conjoint Bram. En effet, après leur séparation, ils décident de garder la maison familiale et alternent une semaine sur deux chacun pour garder les enfants dans cette demeure. C’est pourquoi Fiona est totalement abasourdie en découvrant ce nouveau couple chez elle. Elle tente de joindre Bram, bien évidemment. Mais il reste introuvable. C’est le début d’un engrenage où les apparences sont parfois trompeuses.

Je ressors ravie de cette lecture. Évidemment, c’est le résumé qui m’a interpellée dès le départ. J’ai trouvé ce postulat de départ très original. C’est une vraie réussite qui a su me captiver de page en page.

L’auteure va disséquer un couple en apparence banal et ce, sous toutes les coutures. Elle livre une analyse où les apparences auront une grande part d’importance dans l’intrigue. Je me suis attachée à ce couple qui va raconter à tour de rôle sa version des faits. Il est vrai que le récit de Bram m’a davantage captivée que celui de Fiona, cette dernière étant plus dans la victimisation et dans la recherche du pourquoi, alors que Bram nous raconte vraiment les faits.

La plume de l’auteure est addictive à souhait. Le roman est tout de même un petit pavé, et pourtant, je n’ai pas vu défiler les pages. C’est d’une grande fluidité et en plus, c’est raconté de manière très atypique. On suit en podcast les aventures de Fiona, et en document écrit les révélations de Bram. Cela donne donc une bonne perspective à l’intrigue.

Un thriller qui joue sur les apparences. D’une grande originalité et au postulat de départ original, l’auteure déroule une intrigue sans faille et emplie de suspense. Une excellente découverte.

Ma note : 17/20

Jeunesse

Lady Elliot Island

Lady Elliot Island de Christophe Guillaumot

  • Auteur : Christophe Guillaumot
  • Titre : Lady Elliot Island
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 18 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Jeune influenceuse, Clara reçoit pour son anniversaire 6 billets d’avion. Destination : Lady Elliot Island, une île paradisiaque au large de l’Australie parsemée de terres aborigènes inviolables. C’est un Eden ceinturé par la barrière de corail, où pullulent tortues, raies et requins. Elle invite ses meilleurs amis et, pour corser leurs vacances, deux inconnus… Mais des incidents se multiplient. Sa vision défaille. Ce petit paradis lui réserve-t-il l’enfer ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Toulouse. Clara est une adolescente hautaine et tout ce qui lui importe, c’est d’avoir toujours plus de followers sur ses réseaux sociaux. Elle vit dans une monde superficiel, fait de mode et de tendance. Pour ses dix-sept ans, son père va lui offrir un billet pour elle et cinq autres personnes de son choix pour se rendre à Lady Elliot Island, une île au large de l’Australie. Elle choisit trois amis et lance un concours pour attribuer la place à deux autres personnes. Une fois sur place, tout sera loin d’être aussi idyllique qu’elle le présumait.

Voilà un roman young adult qui constitue à lui-seul un véritable mélange des genres. J’en ressors réellement conquise. J’ai navigué entre thriller, roman engagé et roman initiatique, et l’auteur réussit à faire passer un message fort s’adressant aux adolescents d’aujourd’hui.

L’auteur s’est indéniablement compliqué la tâche et a prit de gros risques en mélangeant ainsi divers genres. Je dois dire qu’il l’a fait avec brio et que pour le coup, ce roman se renouvelle page après page.

Christophe nous livre une véritable critique sur la société actuelle, où les jeunes semblent passer à côté des choses les plus simples. Il va décortiquer cette tendance à surfer sur les réseaux et à ne plus savoir profiter de ce qui nous entoure. C’est fait sans aucun ton moralisateur et avec beaucoup de tact.

Les personnages sont très bien dépeints. J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec Clara au début, la trouvant particulièrement hautaine. Les personnages secondaires sont forts également, et dans la part thriller du roman, je me suis surprise à tous les soupçonner.

Le gros point en plus, c’est le décor somptueux et les descriptions immersives que nous propose l’auteur. C’est d`un grand réalisme et page après page, ce roman est une véritable invitation au voyage.

La plume de l’auteur est très fluide. Dans un style addictif, Christophe nous entraîne et nous incite à lire ce roman d’une seule traite. Les chapitres sont courts et cela donne un bon rythme au récit.

Un roman au message fort, servi par un décor idyllique, où mystères et secrets côtoieront les remises en question des personnages. Ce récit abordera beaucoup de sujets d’actualité et je ne peux que vous le conseiller, d’autant plus que la plume est addictive. À découvrir.

Ma note : 17/20

Romance auto-édité

Starling

Starling de Mélanie Taquet

  • Auteur : Mélanie Taquet
  • Titre : Starling
  • Genre : Romance
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 252
  • Parution : 5 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À trente et un ans, Emma est une femme-enfant qui peine à trouver sa place. Forte mais fragile, hypersensible et introspective, elle passe ses soirées devant Netflix ou à rédiger des chroniques littéraires pour son blog, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie.

Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que l’ambivalent Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Comment garder la tête froide face à cette passion dévastatrice qui l’habite et l’abîme ? Avec l’aide de Chiara et de son « Carnet des petits bonheurs », Emma va apprendre que la vie n’est pas toujours rose, que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une sentence…

Un tendre roman d’amitié, une quête de soi qui nous embarque avec humour et émotion entre Londres, Prague et Paris.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Mélanie Taquet pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres. Emma est blogueuse littéraire et vit en colocation avec sa meilleure amie Chiara. Refusant de sortir et se sentant bien mieux à l’aise chez elle, un soir elle va pourtant accepter de suivre son amie dans un pub. C’est là qu’elle va retrouver Bilal, le jeune homme qui est en cause du repli sur elle-même.

Je découvre Mélanie Taquet avec ce roman, et je dois avouer en ressortir conquise. Elle nous offre ici une histoire emplie de délicatesse, mais sous des airs légers, ce roman pousse à de vraies réflexions.

J’ai été conquise par l’idée de Chiara. En effet, elle fournira un carnet des petits bonheurs à son amie Emma, avec pour mission de retranscrire au fil des jours les petites joies qui ont parsemé sa journée. Ce roman a parfois des allures de récit de développement personnel.

Le lecteur suivra comment Emma va peu à peu reprendre confiance en elle. Le choc est grand lorsqu’elle se retrouve nez à nez avec Bilal, celui qui l’a fait souffrir, et de plus accompagné par une autre jeune femme. Le chemin d’Emma sera parsemé d’embûches pour tenter d’avancer et de grandir.

Les deux personnages féminins sont attachantes au possible. J’ai particulièrement apprécié Emma, et je voulais tant qu’elle s’en sorte. Ce roman offre beaucoup de réflexions importantes, comme l’acceptation de soi. Mélanie Taquet aborde l’amour et l’amitié avec énormément de justesse et de délicatesse. Elle ne tombe jamais dans le pathos, malgré la situation parfois difficile d’Emma.

La plume de l’auteure est douce et très immersive. J’ai beaucoup apprécié de retrouver des descriptions justes, que ce soit sur le plan environnemental ou émotionnel. Effectivement, Mélanie nous immerge totalement dans Londres et nous fait ressentir les émotions avec beaucoup de réalisme.

Un roman feel-good, qui sous des allures légères, aborde énormément de thématiques délicates qui ne sont pas toujours faciles aborder, et pousse à des réflexions profondes. Je suis conquise et je vous conseille fortement de découvrir ce récit.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les contours de la mélancolie – Rentrée littéraire

Les contours de la mélancolie de Léa Herbreteau

  • Auteur : Léa Herbreteau
  • Titre : Les contours de la mélancolie
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 2 janvier 2020
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Résumé

Avant, Elena était consultante en philosophie et rédigeait une thèse, jusqu’au jour où tout s’est effondré.
Depuis, elle passe ses journées enroulée dans sa couette, un café au sauvignon à portée de main, et pense à Théo.
Théo qui est parti, mais qui est encore partout.
Un matin, sa voisine Madeleine frappe à sa porte.
Ses cheveux sont longs et gris, ses vêtements sont noirs.
Sa peau est constellée de taches de vieillesse et elle pue le médicament. Elle dit qu’elle vient juste pour le café.
Juste pour discuter.
Mais les jours passent et Madeleine est toujours là, bien décidée à s’insinuer dans la vie d’Elena, à lui chuchoter des pensées de plus en plus sombres.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Elena est une jeune femme brillante. Elle est consultante en philosophie et en pleine rédaction d’une thèse sur le bonheur. Mais un jour, tout s’effondre. Elle demande à Théo, son compagnon avec qui elle vit, de partir de chez eux. Elle perd également son travail et se replie sur elle-même, sombrant peu à peu dans les affres de la dépression. Un jour, sa voisine Madeleine vient s’immiscer dans son quotidien. Peu a peu, elle va insinuer des pensés de plus en plus sombres dans l’esprit d’Elena.

Il est inutile de tergiverser plus longtemps. J’ai tout simplement eu un énorme coup de cœur pour ce roman d’une puissance rare, mais empreint d’une douceur latente. L’auteure m’a attrapée dès les premières pages et l’histoire d’Elena m’a émue, touchée, bouleversée, remuée.

Léa Herbreteau va aborder la dépression d’une manière très originale. Je ne peux évidemment pas vous en dire plus sous peine de vous spoiler. Mais je peux affirmer que l’auteure va aborder cette thématique avec énormément de justesse. C’est bouleversant de suivre ce mal qui touche Elena. On veut juste lui tendre la main pour l’aider.

Léa va également aborder des thématiques très actuelles, telles que le burn-out au travail, l’harcèlement laboral et la recherche constante de performances dans une société toujours plus exigeante. L’auteure le fait avec beaucoup de sensibilité et à l’aide d’allégories et de beaucoup d’humour aussi.

Le personnage d’Elena est abouti au possible. La jeune fille m’a totalement bouleversée de par les événements qui la touchent et la malmènent. J’ai tout aimé dans ce roman. Aborder une thématique aussi dure que la dépression n’est pas une chose évidente. Il en ressort beaucoup de messages et une véritable réflexion.

La plume de l’auteure est caractérisée par son franc-parler, mais surtout par son authenticité. J’ai trouvé crédible ce que j’ai lu, du début à la fin. Cela sonne juste, vrai. Les chapitres ne sont pas très longs, ce qui rythme l’histoire. Le récit est narré à la première personne, et ce choix est plus que judicieux.

Un roman qui abordera beaucoup de thématiques difficiles, d’actualité, au travers des traits d’un personnage féminin fort dans ses faiblesses et incroyablement attachant. Ce roman est une petite pépite à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

À l’ombre du baobab

À l’ombre du baobab d’Alexandra Fuller

  • Auteur : Alexandra Fuller
  • Titre : À l’ombre du baobab
  • Genre : Contemporain
  • Editions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 300
  • Parution : 5 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

C’était dans la petite ferme piscicole et bananière d’une chaude vallée qu’ils s’étaient enfin fixés, après des décennies d’errance en Afrique australe et centrale, séduits par la forêt de mopanes, les étangs à poissons dominés par les baobabs à l’écorce rose-argent, et le large fleuve Zambèze coulant paresseusement vers le sud.

Ainsi vivait Tim Fuller, un mouton noir anglais qui s’est exilé en Afrique où il s’est battu lors de la guerre du Bush rhodésienne avant de s’établir en Zambie avec sa famille. Maintenant qu’il n’est plus, l’autrice et sa mère dispersent ses cendres au pied des baobabs qui règnent sur leur propriété et affrontent son absence écrasante. Le résultat est un récit débordant de joie, de vitalité et de résilience dans lequel Alexandra Fuller intériorise les leçons de son père et célèbre la mémoire d’un homme qui dévorait la vie à pleines dents.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Budapest. Alors que Tim Fuller, le père de la narratrice, se retrouve dans cette ville pour des vacances, en compagnie de sa femme Nicola et de leur fille Alexandra, surnommée Bobo, le drame va surgir. Tim doit être hospitalisé et ne s’en sortira pas. Dès lors, se retrouvant dans une ville qu’elles ne connaissent pas, ce sera Bobo qui prendra les choses en mains, sa mère en étant visiblement incapable.

Je ne lis pas beaucoup d’auto-fictions, mais ici, le titre m’a fortement interpellée. Et bien, finalement, j’ai beaucoup apprécié cette lecture, emplie de sensibilité. Pourtant, j’ai eu peur qu’au début, cela devienne trop embrouillé. Il n’en est rien.

L’auteure va aborder diverses thématiques. Comment se débrouiller dans un pays qui n’est pas le sien, dont on ne parle même pas la langue et dont on ignore tout des procédures administratives ? C’est à tout cela que devront faire face Nicola et Bobo, suite au drame terrible qui vient les bouleverser.

Alexandra Fuller nous offre une saga familiale et pas n’importe laquelle, puisque c’est de la sienne dont il s’agit. Ainsi, au moyen de flash-backs, elle fera son possible pour nous narrer son passé, l’amour qui ont unit ses parents, et c’est un hommage à son père.

Elle va également nous narrer à quel point il est difficile pour Nicola de regarder en avant et d’être forte. L’auteure narre les sentiments et les émotions avec beaucoup de pudeur, mais sans rien cacher. C’est un récit empli de sensibilité.

La plume de l’auteure est particulière. Il en ressort parfois beaucoup de fluidité, mais à d’autres moments, le style est ralenti. Il faut rester concentré dans sa lecture, sous peine de perdre le fil parfois. Bien évidement, le texte est narré à la première personne.

Un roman sensible, fort et profond, où l’auteure se livre à son lecteur et nous raconte sa famille.

Ma note : 16/20

Romance auto-édité

Un amour de sacrifice

Un amour de sacrifice de Valérie Bel

  • Auteur : Valérie Bel
  • Titre : Un amour de sacrifice
  • Genre : Romance
  • Editions : Auto-Édité
  • Nombre de pages : 35

Résumé

Marie aura 50 ans dans quelques jours. Paul, l’homme avec lequel elle entretient une relation depuis 3 ans, est beaucoup plus jeune qu’elle. Il est en âge de devenir père, elle ne peut plus être mère.

Et si, par amour, elle décidait de faire le plus difficile des sacrifices ?
Et si Paul réagissait de façon inattendue ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Valérie Bel pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Marie, tout juste la cinquantaine, et en couple avec Paul, bien plus jeune qu’elle, apprend qu’elle n’est plus en âge de concevoir. Pour elle, c’est le drame, sachant que Paul veut absolument former une famille. Elle va alors prendre une décision qui va représenter un véritable sacrifice pour son propre bonheur. C’est sans compter sur l’obstination de Paul.

Ce court récit, qui est en fait une nouvelle, est empli de tendresse, d’amour et de bons sentiments. J’ai beaucoup aimé le fond de cette histoire et je me suis laissée entraîner dès les premières pages. L’auteure réussit à aborder plusieurs thématiques en peu de pages.

Le risque des nouvelles, c’est que parfois le lecteur a tendance à rester sur sa faim. En très peu de pages, il faut poser un décor, présenter ses personnages et leur donner un certain relief et de la densité. Ce n’est pas facile, et pourtant Valérie réussit à le faire ici.

Certes, il ne faut pas s’attendre à des retournements de situations totalement inattendus, puisqu’il faut tout de même reconnaître que l’histoire est quelque peu cousue de fil blanc. Malgré tout, l’auteure a su instaurer un climat de sensibilité et de douceur qui m’ont convaincue. Je n’ai pas toujours été en accord avec les choix de Marie, mais l’auteure étoffe son personnage principal féminin, et on arrive finalement à la comprendre et avoir beaucoup d’empathie pour elle.

La plume de l’auteure est tout en douceur. Le style est en parfaite adéquation avec le ton de l’histoire narrée. Bien évidemment, cette nouvelle se lit d’une traite, pour pouvoir être en immersion totale.

Une nouvelle douce et sensible. Si certains rebondissements sont prévisibles, elle n’en reste pas moins interessante à découvrir, sous bien des aspects. Je recommande,

Ma note : 16/20

Contemporain

Disparaître

Disparaître de Mathieu Menegaux

  • Auteur : Mathieu Menegaux
  • Titre : Disparaître
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 216
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée. Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir disparaître ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Une femme se jette dans le vide. Quels sont les événements qui l’ont conduite à un si tragique acte. À Saint-Jean Cap Ferrat, c’est un homme qui est retrouvé noyé. Impossible de l’identifier. Y a-t-il un lien entre ces deux affaires ?

Les romans de Mathieu Menegaux ne laissent pas leurs lecteurs indifférents. C’est le moins que l’on puisse dire. Ici, nous suivrons Étienne, un dirigeant de la banque Richter & Co. C’est un perfectionniste qui donne le meilleur de lui-même au travail. Esther est une jeune recrue, fraîchement arrivée de province, qui elle aussi devra tout donner pour évoluer et garder son poste. Le décor est planté.

Avec ses deux personnages, Mathieu Menegaux va aborder une multitude de thématiques d’actualité et les aborder avec beaucoup de profondeur. Si j’ai d’abord pensé que nous partions dans la direction du thriller, je me suis vite rendue compte que ce n’était pas le fond de l’intrigue.

Il ne faut pas lire ce roman pour son côté mystérieux, sous peine d’être déçu. Il faut vraiment l’aborder sous son aspect psychologique. J’ai suivi les choix des personnages avec beaucoup d’angoisses. La palette des thématiques abordées va de la difficulté dans certains milieux du travail, notamment à éviter le fameux burn-out, à la passion amoureuse et ses conséquences.

Les deux personnages principaux sont décrits de manière très profonde. Mathieu Menegaux ne reste jamais en surface et décortique les émotions avec brio et beaucoup de réalisme. Cela donne des personnages torturés.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Mathieu Menegaux alterne les chapitres entre la capitale et Saint-Jean Cap Ferrat. C’est un roman qui peut se lire d’un traite. Une fois commencé, il est très difficile de le lâcher.

Un roman psychologique empli de profondeur et abordant des thématiques variées, le tout servi par des personnages aboutis. C’est une réussite.

Ma note : 17/20

Non classé

Après le monde

Après le monde d’Antoinette Rychner

  • Auteur : Antoinette Rychner
  • Titre : Après le monde
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Buchet Chastel
  • Nombre de pages : 281
  • Parution : 3 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Novembre 2022. Un cyclone d’ampleur inédite ravage la côte ouest des États-Unis. Incapables de rembourser les dégâts, les compagnies d’assurance font faillite ; à leur suite, le système financier américain s’effondre, entraînant dans sa chute le système mondial. Plus d’argent disponible, plus de sources d’énergie, des catastrophes climatiques en chaîne, plus de communications… En quelques mois, le monde entier tel que nous le connaissons est englouti.

Antoinette Rychner s’est inspirée des théories de la « collapsologie » pour bâtir ce roman. S’y déroulent en alternance les aventures de quatre personnages qui tentent de survivre dans une société condamnée à réinventer ses propres logiques, parfois au prix de la barbarie ; et une « épopée » chantée par deux femmes, le soir à la veillée.

Ce récit des origines raconte l’avant et l’après-catastrophe, soulevant concrètement des interrogations politiques, humaines et sociales : l’humanisme est-il l’apanage des sociétés qui vont bien ? Ou est-il possible d’inventer, au cœur même du désastre, de nouvelles façons de vivre ensemble et d’habiter le monde ?

Un roman visionnaire et inspirant, alors que les questions environnementales sont devenues incontournables.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Buchet Chastel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

2022. À la suite d’un cyclone qui ravage tout sur son passage, les compagnies d’assurance vont se voir dans l’impossibilité de rembourser les dégâts, et se retrouvent ainsi en banqueroute. C’est tout le système économique qui s’en ressent. C’est dans ces conditions que nous allons suivre les aventures de plusieurs femmes, obligées de faire face à cette nouvelle situation.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que l’on peut qualifier de dystopie, mais je dois bien avouer que j’ai eu beaucoup de réticences au début de ma lecture. En effet, l’auteure va débuter sa narration d’une manière très particulière, en faisant usage du pronom personnel nous, et c’est vraiment déroutant comme amorce. Une fois passée la première surpise, je me suis finalement laissée entraîner par ces pages.

Antoinette va dans la direction du roman catastrophe et pour cela, elle s’inspire de la théorie de la collapsologie. Elle imagine un effondrement de la société industrielle, aux conséquences dévastatrices. Je ne connaissais pas cette théorie, et j’ai trouvé cela très intéressant. C’est une dystopie qui sort des sentiers battus.

L’auteure va donner la parole aux femmes, et narrer le quotidien de certaines d’entre elles en particulier. C’est dans ce contexte dévastateur que l’on va suivre les aventures de ces femmes, sous une forme narrative des plus originales. Chaque chapitre se consacre à l’une d’elles, et est entrecoupé par des chants.

Dans ce roman, les questionnements seront divers et bien évidemment, cette lecture ne laisse pas indifférent. On lit ces pages en réfléchissant. L’auteure soulève des réflexions très intéressantes.

La plume de l’auteure est simple et très accessible, malgré un sujet parfois pointu. Le style est concis, vif et clair. Les chapitres ne sont pas trop longs, et il faut simplement rester bien concentré au début, puisque l’auteure change souvent de perspective.

Un roman dystopique très original et bien amené. Si c’est quelque peu déroutant au début, une fois la surpise initiale passée, c’est une très bonne découverte littéraire.

Ma note : 16/20

Thriller

Un tigre dans la maison

Un tigre dans la maison de Jacqueline Sheehan

  • Auteur : Jacqueline Sheehan
  • Titre : Un tigre dans la maison
  • Genre : Thriller
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 350
  • Parution : 12 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Delia Lamont a pris sa décision. Même si elle aime son travail au service de la protection de l’enfance du Maine, ses frustrations ont fini par avoir le dessus. Elle est sur le point d’ouvrir avec sa soeur Juniper un café-boulangerie, pour profiter de la douceur de l’existence.
Mais la nouvelle tombe : une enfant de cinq ans a été retrouvée au bord d’une route près d’une voiture où gisent deux cadavres. La fillette n’a donné que son prénom – Hayley.
Refusant d’abandonner cette petite qui n’a plus personne, Delia s’investit dans cette dernière mission. Tout en démêlant le dangereux mystère autour d’Hayley, Delia va revisiter sa propre histoire et enfin comprendre les drames de son enfance.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Delia travaille au service de la protection de l’enfance du Maine. Bien qu’elle soit passionnée par son travail, elle se rend compte que celui-ci lui crée une multitude de frustrations. Elle va alors décider de quitter cet emploi pour ouvrir une boulangerie avec sa sœur Juniper. Pourtant, la jeune femme se verra confrontée à une dernière affaire. Une petite fille de cinq ans est retrouvée au bord de la route. Elle s’appelle Hayley, et Delia mettra tout en œuvre pour découvrir la vérité sur elle, et les événements qui l’ont conduite là. Elle est loin de se douter qu’en explorant le passé de Hayley, c’est sa propre histoire qu’elle va revisiter.

Jacqueline Sheehan m’a littéralement bluffée avec une intrigue que j’ai trouvée très intelligente et riche en suspense et rebondissements. Pourtant, au début de ma lecture, je ne pensais pas être si captivée. Cela démarre en effet tout en douceur, et le temps de mise en place m’a quelque peu effrayée au départ.

L’auteure va prendre le temps de bien poser les bases d’une intrigue très complexe et particulièrement emmêlée. Elle va aborder une multitude de thématiques, quelques unes assez noires, et ne va rien épargner à son lecteur. J’ai beaucoup aimé les parallélismes entre l’histoire de la petite fille retrouvée et notre héroïne.

L’intrigue est menée de main de maître et le suspense est maintenu tout du long. C’est vraiment un roman remarquable de par sa construction, mais aussi de par ses personnages. J’ai beaucoup aimé celui de Delia, tout en générosité et altruisme.

La plume de l’auteure est particulière. Il est vrai qu’en lisant ce thriller, j’avais parfois l’impression de ne pas me retrouver face à un roman appartenant à ce genre littéraire. C’est presque poétique par moments, et l’écriture est parfois douce. C’est en tout cas très fluide, et une fois commencée, la lecture devient très difficle à lâcher.

Un thriller psychologique abordant des thématiques très variées, et servi par des personnages très bien construits, le tout agrémenté d’une plume très belle. C’est vraiment une très bonne découverte.

Ma note : 17/20

Romance

Le destin d’une héritière

Le destin d’une héritière de Maisey Yates

  • Auteur : Maisey Yates
  • Titre : Le destin d’une héritière
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 1 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Les sœurs Holt ont tout pour elles. Pourtant, la passion va bouleverser leur vie bien tracée.

Une délicieuse provocation
Leah a toujours vécu dans l’ombre de sa sœur aînée, si belle, si sage, si parfaite. Mais, lorsque cette dernière disparaît le jour de son mariage, elle n’a d’autre choix que de prendre sa place et d’épouser Andreas Kouros. Andreas, qu’elle a aimé en silence pendant tant d’années… et qui n’a jamais vu en elle qu’une enfant dissipée. Leah est bouleversée. Car elle le sait : elle prend un risque insensé en liant aujourd’hui son destin à cet homme dont l’indifférence lui a autrefois brisé le cœur…

Une exquise trahison
Fille parfaite, sœur aimante, fiancée idéale… Rachel mène sa vie exactement comme on l’attend d’elle. Pourtant, le jour où son regard croise celui de l’homme le plus beau qu’elle ait jamais vu, un feu ardent s’allume en elle. Sur une folle impulsion, elle s’abandonne entre les bras du bel inconnu. Une parenthèse enchantée avant de s’engager dans un mariage sans amour… Hélas, quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre l’identité de son amant !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Leah et Rachel, deux sœurs très différentes, sont les riches héritières de l’empire Holt. Lorsque Rachel prend la fuite d’escampette alors qu’elle doit épouser Andreas, Leah va décider de prendre sa place. En effet, Rachel va décider d’épouser le plus gros ennemi de la famille et qui risquerait de faire perdre l’entreprise familiale promise à Andreas et à sa future épouse, pour autant qu’Andreas épouse l’une des sœurs Holt. Ils vont donc faire un mariage sans amour pour tenter de sauver cet empire familial. De son côté, Rachel va finalement faire la rencontre d’un bel inconnu qui va la faire chavirer au point de tout remettre en question. Mais connaît-elle vraiment cet homme ?

Maisey Yates nous offre un véritable chassé-croisé romanesque, avec son lot d’intrigues, de mystères, d’amour, et de romance naissante. Je me suis laissée entraîner dans ce roman qui a su me captiver. Certes, si j’ai préféré l’histoire de Leah, celle de Rachel n’est pas en reste.

Ce roman est divisé en deux histoires bien distinctes, chacune relatant les aventures amoureuses de l’une des deux sœurs. J’ai trouvé ce procédé très original et finalement, le plaisir de lecture est décuplé.

J’ai totalement été conquise par la belle romance naissante entre Leah et Andreas. Peu à peu, ils vont se laisser aller à l’amour, et s’octroyer le droit d’aimer, tout simplement. Les sentiments et les émotions sont bien rendus, et j’ai été en immersion totale. Je voulais tant que cela marche entre ces deux personnages.

L’histoire de Rachel m’a beaucoup plu, mais j’ai eu tendance à lui préférer le personnage de sa sœur. En effet, par moments, Rachel m’a parue un peu trop naïve. Leah vit dans son ombre depuis toujours, étant moins jolie et réussissant moins qu’elle. Mais finalement, Leah est tout en nuances, et la force qui émane d’elle est bien plus tangible que celle dont fait preuve Rachel.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. C’est réellement addictif et ce roman se dévore page après page. Maisey Yates a su retranscrire à la perfection deux histoires d’amour, avec leur touche de sensualité, et j’ai trouvé cela très réussi.

Ce roman offre un véritable chassé-croisé romanesque, narrant à tour de rôle les respectives histoires d’amour de deux sœurs, riches héritières d’un empire familial. C’est très fluide, entraînant et particulièrement addictif. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Déjeuner en paix

Déjeuner en paix de Charlotte Gabris

  • iciAuteur : Charlotte Gabris
  • Titre : Déjeuner en paix
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche-Midi
  • Nombre de pages : 176
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Paris, une terrasse de café ensoleillée. C’est l’heure du déjeuner, les gens font la queue. Les salades sont immangeables, une tasse de thé coûte huit euros, le personnel est abject. Mais les gens font la queue. Une jeune provinciale est attablée, seule. À ses côtés, une Parisienne attend son amoureux qui tarde à la rejoindre. Deux femmes qui n’ont a priori rien en commun. Si ce n’est que l’une et l’autre se regardent, se jaugent, se moquent. Peut-on parler fort, ne jamais sourire, et porter un panier en osier avec autant d’assurance et d’aplomb ? se demande la première. Peut-on boire un verre de vin en trinquant… avec soi-même, et sembler heureuse malgré tout ? se demande la seconde. Mais sont-elles si différentes ? Et qui sont-elles pour se juger si durement ? Charlotte Gabris s’amuse ici de la rivalité féminine avec malice. Et si nous essayions, nous aussi, de déjeuner en paix ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche-Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. À la terrasse d’un café, deux jeunes femmes vont chacune s’installer à une table pour déjeuner. L’une est seule, l’autre attend son compagnon Étienne, qui tarde à arriver. Pendant ce temps, elles se jaugent, elles s’observent et se livrent à une critique exacerbée de l’autre.

Charlotte Gabris est une comédienne et également humoriste. Pour ma part, c’est en tant qu’auteure que je découvre cette jeune femme. Et force m’est de constater que son roman m’a marquée, m’a conquise et m’a donné matière à réfléchir.

Le postulat de départ est osé. Je n’imaginais pas qu’avec pour simple décor une terrasse à Paris, Charlotte réussirait à donner autant de densité à son roman. C’est vraiment réussi. L’auteure apporte une multitude de pistes de réflexion, et donne une dimension psychologique unique à son court récit.

Les thématiques abordées dans ce roman sont d’actualité et touchent tout le monde. Les deux jeunes femmes vont se juger l’une et et l’autre, et cela, uniquement en se basant sur les apparences. Elles vont imaginer une vie idéale à l’autre, elles vont se jalouser, sans finalement savoir que rien n’est parfait pour l’autre.

Finalement, une chose en amenant l’autre, elles vont se rendre compte qu’au travers du prisme renvoyé par l’autre, ce sont elles-mêmes qu’elles vont remettre en question. En inventant une vie idéale à leur concurrente respective, elles vont oublier de se focaliser sur elles-mêmes et elles vont croire à leurs suppositions. Elles en arriveront vraiment à s’envier mutuellement, les apparences étant finalement très trompeuses.

La plume de l’auteure est très fluide. J’ai été conquise par la manière de raconter de Charlotte Gabris. Elle va donner la parole aux deux jeunes femmes, alternant ainsi leur point de vue un chapitre sur deux. C’est fait avec beaucoup de sensibilité et d’ingéniosité.

Un court roman, au décor simple et minimaliste, servi par deux personnages féminins en proie aux doutes et au manque de confiance en elles-mêmes. L’auteure nous livre une analyse sociétale des plus réussies. À découvrir.

Ma note : 18/20

Thriller

Angkar

Angkar de Christian Blanchard

  • Auteur : Christian Blanchard
  • Titre : Angkar
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 13 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Champey est une jeune mère courage qui tente de se reconstruire après la trahison ignoble de son ex-mari. À leur fille de 6 ans, elle invente un bon père, mort dans un accident de voiture, alors que Mau était bébé. Mentir plutôt que la laisser découvrir la vérité sur son géniteur.

Mais une nuit, Champey fait un cauchemar qui la transporte au Cambodge dans la peau d’une autre femme. Elle vit les bombardements, le sang, l’horreur. Les revit les nuits suivantes. Ses rêves sont si violemment réalistes que la jeune femme, bouleversée, décide de retourner dans le pays qui l’a vue naître, sous la dictature des Khmers rouges.

Au même moment et sans le savoir, mère et fille vont devoir se confronter à l’insoutenable et cruelle vérité de leurs origines.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Champey est une jeune femme affirmée qui élève seule sa petite fille Mau, de six ans. Elle a décidé de lui mentir sur l’identité de son père, préférant inventer un homme aimant et idéal au lieu de lui dire l’innommable vérité sur ce monstre. Champey est d’origine cambodgienne et adoptée par une famille française. Son quotidien va se retrouver bouleversé lorsqu’elle va commencer à faire des cauchemars étranges. Elle se retrouve au Cambodge pendant ses mauvais rêves, avant même d’être née, au milieu des bombardements et elle a l’impression prégnante d’avoir vécu ces événements. Que lui arrive-t-il ?

C’est encore une réussite que signe ici Christian Blanchard avec ce roman noir, puissant et incroyablement immersif. Je ressors essoufflée de ma lecture et cet auteur m’épate à chaque fois lorsqu’il s’agit de faire des constructions romanesques parfaites.

Ici, la mécanique est parfaitement huilée, et dès les premières pages, l’auteur m’a attrapée dans une intrigue complexe et riche en rebondissements. Christian Blanchard sait ménager son suspense et distiller les éléments au fur et à mesure. Ici, c’est particulièrement réussi. Je me suis demandée tout au long de ma lecture ce qui pouvait bien arriver à Champey, et le pourquoi de ses cauchemars.

L’auteur aborde une dimension psychologique unique dans son intrigue. Des thématiques peu croisées dans d’autres lectures font leur appararition, telles que la mémoire transgénérationnelle. J’ai trouvé cela vraiment passionnant et parfaitement intégré au fond de l’intrigue.

Le deuxième point qui m’a particulièrement plu, c’est le contexte historique peu connu pour ma part que va aborder Christian Blanchard. Il va s’arrêter sur une période noire du Cambodge. Il le fera avec beaucoup de réalisme. Le travail de recherches est bien là, et Christian Blanchard a tout fait pour nous restituer au mieux les événements historiques et les intégrer à son intrigue.

La plume de l’auteur est toujours aussi plaisante. Sous forme de petits chapitres et avec une alternance de points de vue, le style est fluide et les pages ont défilé. Ce roman peut aisément se lire d’une traite. Le suspense est maintenu jusqu’au bout.

Un roman noir et puissant, abordant des thématiques peu croisées généralement dans les lectures. Le suspense est maintenu et l’intrigue est menée tambour battant, le tout servi par une écriture immersive et fluide. Une réussite.

Ma note : 18/20

Contemporain

Festin sauvage

Festin sauvage d’Adrienne Brodier

  • Auteur : Adrienne Brodier
  • Titre : Festin sauvage
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 300
  • Parution : 15 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Par une chaude nuit d’août à Cape Cod, Adrienne, quatorze ans, est réveillée par Malabar, sa mère, avec ces cinq mots qui bouleverseront leurs vies pour toujours : « Ben Souther vient de m’embrasser. »
Adrienne devient alors la confidente et complice de sa mère durant toute sa liaison secrète avec le meilleur ami de son mari. Une liaison qui aura des conséquences terribles pour tous ceux qui y seront mêlés. Ce n’est que des années plus tard qu’Adrienne trouvera la force d’affronter Malabar et de commencer à vivre selon ses propres désirs.
Autofiction brillante et intemporelle, Festin sauvage est aussi une formidable histoire de résilience, qui rappelle que l’on peut être des parents différents de ceux qu’on a eus.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Cape Cod. Rennie, jeune adolescente de quatorze ans, vit avec Malabar, sa mère, avec son frère Peter, et avec son beau-père Charles. Malabar est tombée amoureuse de Charles, alors que tous les deux étaient mariés à ce moment. Pourtant, ils divorcent pour former dès lors une famille recomposée. Un soir, ils reçoivent à dîner Ben et Lily. Ben est l’un des meilleurs amis de Charles. Pendant la nuit, Malabar réveille sa fille en lui faisant une révélation troublante. Elle lui affirme que Ben l’a embrassée, et elle propose à sa fille de se faire la gardienne de ce secret et de l’aider à maintenir cette relation extra-conjugale. Elles sont loin de se rendre compte des conséquences.

Il faut savoir que ce récit est une auto-fiction, et que la narratrice a décidé de nous narrer du mieux qu’elle peut les événements qui ont tout bouleversé pour elle. Je ressors conquise de ce roman, et les émotions ressenties pendant cette lecture ont été très fortes.

La narratrice va raconter avec une rare acuité et beaucoup de justesse cet amour inconditionnel et pas loin de l’admiration sans bornes qu’elle voue à sa mère. Pour elle, ce sera un grand honneur que sa mère la choisisse pour garder un secret d’une telle envergure. Je me suis bien évidemment questionnée sur la manière de procéder de Malabar. Se rendait-elle compte que c’était peut-être trop lourd à porter pour sa fille ?

Adrienne va analyser la relation mère-fille suite à cette révélation. Tout ne sera pas rose, malheureusement. Ce secret sera lourd de conséquences dans le quotidien de la narratrice, lui faisant subir beaucoup de désastres émotionnels. Adrienne choisit de nous en parler avec beaucoup de pudeur, maus également beaucoup de transparence.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. Pourtant, j’y ai ressenti une grande part de poésie pendant cette lecture. Le style est parfois indolent, à l’image de l’ambiance qui se dégage de Cape Cod. Les mots sonnent très justes et Adrienne Brodier réussit à faire passer les émotions avec brio.

Un très beau roman, qui est en réalité une auto-fiction. L’auteure se livre à son lecteur avec beaucoup de justesse et d’émotions. Cela a été une très belle découverte littéraire.

Ma note : 17/20

Non classé

Vite !

Vite ! de Jonathan Curiel

  • Auteur : Jonathan Curiel
  • Titre : Vite !
  • Genre : Essai
  • Editions : Plon
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 6 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Tout va trop vite dans cette société qui célèbre l’instant aussi intensément qu’elle ne l’oublie. Il faut gagner du temps, chasser les temps morts, ne plus attendre. La vitesse impose une accélération de nos modes de vie de plus en plus déstabilisante. Politique, économie, entreprise, société, médias, relations humaines : nous ne vivons plus que dans l’instant avec la sensation d’être toujours dépassé, soumis au diktat de l’immédiateté.


Temps court valorisé au profit du temps long en politique ; société médiatique et réseaux sociaux obsédés par l’immédiateté cultivant le buzz, le clivage et l’absence de nuance ; prise de décisions économiques sous la contrainte étouffante de l’instant ; triomphe des grandes entreprises qui placent le raccourcissement du temps au cœur de leur développement ; pression constante de l’urgence et de la vitesse devenues avilissantes au sein du monde du travail ; relations humaines toujours plus expéditives et identités troublées.


A travers une réflexion plurisdisciplinaire ne s’interdisant aucune référence, de la télé-réalité aux chaînes d information en passant par la sociologie, la politique et la littérature, cet ouvrage se met au défi d’analyser le nouveau raz de marée de la vitesse et de l’immédiateté ainsi que ses manifestations dans notre quotidien, aussi surprenantes que multiples.


Il est encore temps d’adapter nos modes de vie et redonner du sens pour conjurer la vitesse. Pour éviter que le Vite nous fasse définitivement plonger dans le Vide. S’extraire de l’urgence, faire baisser la pression de la vitesse, s’imposer une certaine déconnexion, retrouver le sens du temps long et le goût de la lenteur.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Plon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Jonathan Curiel, diplômē de l’ESSEC et de Sciences-Po, va à travers cet essai dénoncer une société dans laquelle tout va désormais beaucoup trop vite. Nous ne prenons plus le temps, et nous vivons dans un schéma de l’immédiateté, nous créant ainsi beaucoup d’attentes et de frustrations.

Pour étayer ses propos, Jonathan va se baser sur plusieurs axes, tels que le monde la politique, l’économie, les médias, la société et notre quotidien. Il va nous offrir une réflexion exhaustive de ce qu’il dénonce en particulier, et au travers d’exemples simples, il va argumenter ses idées.

C’est vraiment intéressant à suivre, et cet essai m’aura bien évidemment fait énormément réfléchir. Certains points abordés par Jonathan sont vraiment passionnants et il nous propose une analyse emplie d’acuité, notamment sur le domaine politique. On le sent réellement passionné.

Si certaines idées sont intéressantes, je dois tout de même avouer ne pas avoir toujours été d’accord avec les propos de l’auteur. En effet, je ne pense pas forcément que c’était mieux avant. C’est le message que l’auteur semble vouloir faire passer par moments, et j’ai souvent eu un autre avis sur la question.

La plume de l’auteur est abordable. Jonathan Curiel s’exprime dans un style clair et fluide, et ne perdra pas son lecteur avec des explications trop compliquées. C’est donc un essai réservé à tous. Cela se lit de manière très fluide et ce n’est pas rébarbatif.

Un essai qui dénonce une société où tout va beaucoup trop vite. L’auteur aborde beaucoup de thématiques, cela reste intéressant à suivre, et permet au lecteur de se questionner à maintes reprises. Une lecture très intéressante.

Ma note : 16/20

Non classé

Le dictionnaire des vainqueurs

Le dictionnaire des vainqueurs de Jean-Luc Seguin

  • Auteur : Jean-Luc Seguin
  • Titre : Le dictionnaire des vainqueurs
  • Genre : Essai
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 581
  • Parution : 18 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le Tour de France rassemble chaque année près de 35 millions de téléspectateurs. De cet évènement sportif incontournable, Jean-Luc Seguin nous propose une étude approfondie du point de vue passionné qui est le sien. 

Dans son dictionnaire des vainqueurs, l’auteur nous livre le parcours sportif de chaque coureur ayant remporté l’étape du Tour à la date du 14 juillet.

Rapprochant une date nationalement symbolique et un évènement à la renommée internationale, il dépeint des figures telles que Jacques Anquetil, Warren Barguil ou encore Christopher Froome, de leur première victoire à leur ascension au Tour de France.

Découvrez un ouvrage aux allures d’anthologie qui nous invite à percer les mystères des grands champions du cyclisme !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Étant une véritable amatrice du Tour de France, c’est avec énormément d’attentes que je me suis plongée dans ce dictionnaire des vainqueurs. Ici, Jean-Luc seguin nous offre une palette de gagnants, mais pas n’importe lesquels. En effet, place aux vainqueurs d’une étape se déroulant le 14 juillet.

J’ai trouvé ce concept très original, d’autant plus que d’habitude, on a tendance à se focaliser sur les vainqueurs du Tour de France et à plutôt oublier les vainqueurs d’étapes. J’ai donc trouvé ce concept très original.

Il est certain que l’auteur est un véritable passionné, et qu’il a dû faire un travail remarquable de recherches pour pouvoir illustrer son ouvrage. Les vainqueurs sont classés par ordre alphabétique. Mais j’ai ressenti une pointe de déception à la découverte de ce dictionnaire. En effet, chaque cycliste est présenté sous la forme d’une mini-biographie, et l’auteur nous étale ensuite les palmarès de chacun d’entre eux. Je me suis retrouvée face à une liste sans fin et parfois rébarbative de classements et de compétitions auxquelles les cyclistes ont participé.

Je m’attendais vraiment à avoir des anecdotes sur ces cyclistes et pas juste une énumération de leurs exploits. J’ai donc eu un peu de mal à m’impliquer dans ce que je lisais. Je ne peux pas me sentir lésée malgré tout, puisque comme l’indique le titre, il s’agit d’un dictionnaire. Mais la déception a pris le pas, et je m’attendais probablement à autre chose.

Un dictionnaire exhaustif mais trop impersonnel, avec une sensation de juste lire une énumération de faits. Cela n’en reste pas moins intéressant et j’imagine le grand travail de recherche effectué par l’auteur pour nous fournir ainsi le palmarès de chaque coureur abordé dans cet ouvrage.

Ma note : 14/20

Thriller

Freeman

Freeman de Roy Braverman

  • Auteur : Roy Braverman
  • Titre : Freeman
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Hugo Publishing
  • Nombre de pages : 520
  • Parution : 6 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Deux millions de dollars disparaissent. Pendant un ouragan d’une rare violence. Dans la maison du boss de la mafia locale. 

La traque commence. Elle va faire se croiser et s’affronter un « parrain » amateur de cocktails, un fabuleux tandem de flics que tout oppose mais dont chacun poursuit une quête personnelle, une serveuse qui aime trop l’un des deux flics, le FBI, Freeman et sa fille Louise (celle-là même qui avait été retenue prisonnière quatorze ans dans un trou perdu des Appalaches dans Hunter), un collecteur de dettes arménien, et tout ce que La Nouvelle-Orléans compte de faune interlope, d’indics et de petites frappes… 

Cela pourrait être le début de beaucoup de polars. Sauf que c’est au coeur du bayou, et que c’est Roy Braverman qui est aux manettes. Et que la traque va être bercée par le rythme envoûtant de la zydeco, imprégnée des senteurs de la cuisine cajun, caressée par les parfums sensuels de la flore de Louisiane, et rendue plus haletante encore par la menace des crocs acérés des alligators…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Hugo Publishing pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Louisiane. En plein ouragan, un homme décide de cambrioler la maison d’un parrain mafieux local. Freeman, un ancien agent du FBI, depuis sa maison, va assister à toute la scène. Mais qui est donc cet homme qui n’hésite pas à braver les éléments et à prendre tous les risques pour pénétrer dans cette maison ?

Mais quel roman ! J’avoue que je découvre tout juste l’auteur et j’apprends que ce livre vient clore une trilogie. Apparemment, et même si j’ai cru comprendre que l’on retrouve dans cet opus des personnages des tomes antérieurs, cela n’altère en rien la compréhension de l’intrigue.

Voilà bien longtemps que je n’avais pas croisé la route d’un roman aussi dense, aussi noir et aussi poisseux. Peu de place à l’espoir ici et tous les ingrédients sont réunis pour en rajouter à l’ambiance pesante que l’auteur a su instaurer. Entre policiers corrompus, magouilles, secrets et révélations, j’ai passé un excellent moment de lecture.

Il faut tout de même que je vous prévienne sur un point. Il vous faudra rester très concentré pendant cette lecture. J’avoue que parfois, je m’y perdais quelque peu, avec tous les personnages, les relations entre eux. Il y a beaucoup de densité et ce n’est pas une lecture facile. Malgré tout, cela en vaut indéniablement la peine.

Le gros point positif en plus, c’est indéniablement le cadre géographique choisi par l’auteur et sa capacité à nous immerger dedans. Les descriptions sont très réalistes, et on a la sensation de se trouver vraiment en Louisiane. L’ouragan devient vite oppressant pour le lecteur. L’auteur a vraiment réussi à restituer cela avec brio.

La plume de l’auteur est entraînante et addictive. Roy Braverman a un style totalement immersif, et les pages défilent sans même s’en rendre compte. Il s’agit tout de même d’un petit pavé, mais je l’ai lu rapidement, étant prise dans l’intrigue haletante que nous propose l’auteur.

Un roman noir, puissant, qui propose à son lecteur une immersion totale en Louisiane. L’auteur a un talent incontestable pour rendre l’atmosphère pesante et rendre ses descriptions réalistes. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture.

Ma note : 17/20

Thriller

Au soleil redouté

Au soleil redouté de Michel Bussi

  • Auteur : Michel Bussi
  • Titre : Au soleil redouté
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 432
  • Parution : 6 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Au cœur des Marquises, l’archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, cinq lectrices participent à un atelier d’écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers.
Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d’elles, à portée de main ?
Au plus profond de la forêt tropicale,
d’étranges statues veillent, l’ombre d’un tatoueur rôde.
Et plein soleil dans les eaux bleues du Pacifique,
une disparition transforme le séjour en jeu… meurtrier ?
Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir… et mourir.
Yann, flic déboussolé, et Maïma, ado futée, trouveront-ils lequel des hôtes de la pension Au soleil redouté… est venu pour tuer ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Les Marquises. Clémence, Martine, Farèyne, Marie-Ambre et Eloïse, cinq lectrices, ont le privilège de gagner un séjour unique dans cet archipel pour participer à un atelier d’écriture. Elles vont y rencontrer Pierre-Yves François, un auteur renommé, et qui les incitera à donner le meilleur d’elles-mêmes pour écrire un roman. Pourtant, tout bascule le jour où Pierre-Yves est porté disparu, et où un premier meurtre a lieu sur l’île. Ce sont Naïma, la fille de Marie-Ambre, er Yann, le compagnon de Farèyne, qui vont mener l’enquête.

Michel Bussi est un auteur que l’on ne présente plus, et pour ma part, lire à chaque fois son nouveau crû, est un réel bon moment de lecture. Ici, ce n’est pas ce récit qui dérogera à la régle, même si j’ai eu tendance à le trouver quelque peu en deçà par rapport à d’autres de ses titres.

Cela reste tout de même une excellente lecture, et j’ai retrouvé avec plaisir la manière de procéder de Michel Bussi. En effet, il a le don pour offrir un cadre géographique exceptionnel à ses intrigues. Ici, ce sera direction les Marquises, et comme toujours, l’auteur réussit à immerger totalement son lecteur. On sent à chaque fois un grand travail de Michel pour coller au mieux avec la réalité et nous donner ainsi une palette détaillée des coutumes. C’est fait avec brio, et c’est un dépaysement garanti.

L’intrigue est quant à elle rondement menée. Elle m’a paru aboutie mais si je dois émettre un bémol, c’est que Michel prend trop de temps à en poser les bases. Il se perd parfois en digressions qui ont tendance à ralentir le suspense. Il est vrai tout de même que l’intrigue étant alambiquée, il est nécessaire de tout expliquer à son lecteur. Il ne faut donc pas se laisser décourager, puisque, une fois bien dedans, ce roman deviendra très difficile à lâcher.

Ce récit n’est pas sans rappeler le mécanisme de certaines intrigues d’Agatha Christie. Sous forme de huis clos, et sous une forme classique, Michel Bussi déroule une intrigue qui tiendra en haleine son lecteur. Lorsque toutes les bases sont posées, cela prend forme et Michel entraîne le lecteur dans des révélations surprenantes. La fin est très réussie, et je me suis vraiment fait avoir.

La plume de l’auteur est comme à son habitude fluide et entraînante. Les chapitres alternent les points du vue des personnages, et cela fait monter la tension au fur et à mesure. Clémence s’adresse à son lecteur comme si elle écrivait son propre roman, et Naïma s’exprime à la façon d’un journal intime. C’est très original.

Dans un décor somptueux, l’auteur nous livre une très bonne intrigue, qui, même si elle est parfois longue à se mettre en place, tiendra son lecteur en haleine, jusqu’à la révélation finale inattendue et surprenante. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Les étincelles

Les étincelles de Julien Sandrel

  • Auteur : Julien Sandrel
  • Tire : Les etincelles
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 324
  • Parution : 26 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La jeune Phoenix, 23 ans, a le goût de la provocation, des rêves bien enfouis, et une faille terrible : il y a trois ans, son père, un scientifique, s’est tué dans un accident de voiture en allant rejoindre une autre femme que sa mère. Depuis, Phoenix le déteste. À cause de lui, elle a abandonné études et passions et enchaîne les petits boulots. Mais un jour, dans un carton qui dort à la cave, elle découvre la preuve que son père se sentait en danger. Ainsi qu’un appel à l’aide énigmatique, écrit dans une langue étrangère. Et si elle s’était trompée ? Et si… la mort de son père n’avait pas été un accident ? Aidée de son jeune frère, un surdoué à l’humour bien ancré, Phoenix se lance à la recherche de la vérité. Mais que pourront-ils, tout seuls, face à un mensonge qui empoisonne le monde ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Phoenix est en apparence une jeune femme forte et sûre de ses choix. Pourtant, il y a trois ans, elle a dû faire face à une perte terrible. Alors que son père se trouvait en Colombie, il a subit un accident de voiture. Phoenix, ainsi que son frère César, leur maman Marianne et leur grand-mère Sandra ont tous pensé qu’il s’était rendu en Colombie rejoindre son amante. Et pourtant, un jour, en descendant à la cave récupérer des cartons, Phoenix va se rendre compte de sa méprise. Et si son père avait finalement été assassiné parce qu’il en savait trop sur un produit néfaste pour la santé et utilisé à foison par l’entreprise Lumière, afin de booster leurs productions ?

Je ressors captivée de ce roman qui a su me tenir en haleine du début à la fin. Je ne connaissais Julien Sandrel que de nom, n’ayant encore jamais lu son roman précédent, et bien évidemment, après cette lecture, je compte y remédier. Ce roman est totalement atypique de par son intrigue. Je pense que l’on peut le qualifier presque de thriller écologique par moments. N’étant pas forcément friande de cela dans mes lectures, j’avoue avoir ressenti une pointe d’appréhension lorsque j’ai compris où Julien comptait m’emmener.

Finalement, je me suis totalement prise au jeu. L’auteur a su construire une enquête impeccable et dont la tension monte crescendo au fil des pages. Je voulais vraiment savoir ce qui était arrivé au papa de Phoenix. J’ai été angoissée par l’esprit entrepreneur de la jeune fille, puisque j’ai craint à plusieurs reprises pour elle.

J’ai tout simplement été subjuguée par le personnage de Phoenix. Elle ne recule devant rien, et l’amour pour son père bouge des montagnes. J’ai eu énormément d’empathie pour elle. Elle a dû se battre contre une multitude de sentiments contradictoires. Elle est charismatique, forte et tout en sensibilité. Mais autour d’elle gravite également une galerie de personnages secondaires incroyablement attachants. En effet, la jeune fille pourra compter sur l’aide de son frère César, un geek au grand humour, ainsi que sur Victor, un employé renommé de l’entreprise Lumière et qui décidera de se ranger du côté de Phoenix, après avoir lui-même constaté les effets néfastes du Clear, ce produit utilisé par l’entreprise.

Cette intrigue réservera bien des rebondissements et tient en haleine son lecteur page après page. Julien a su se renouveler et ne pas faire traîner son récit. Il n’y a aucune impression de statisme. Chaque page a son importance. Et la révélation qui arrive aux presque trois quarts du roman est totalement surprenante. C’est vraiment réussi.

La plume de l’auteur est fluide, entraînante. Julien décidera d’alterner le point de vue de ses personnages, et fera l’usage pour chacun d’eux de la première personne. Cela permet une immersion totale. Les chapitres ne sont pas très longs, et cela rythme la lecture.

Un roman aux frontières du thriller écologique, servi par une héroïne attachante, charismatique et incroyablement inspirante, ainsi qu’une galerie de personnage secondaires très aboutis, le tout entremêlé à une intrigue qui tiendra en haleine son lecteur. C’est une réussite. À découvrir.

Ma note : 18/20

Non classé

L’effet Louise

L’effet Louise de Caroline Boudet

  • Auteur : Caroline Boudet
  • Titre : L’effet Louise
  • Genre : Essai
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 250
  • Parution : 29 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Vingt regards sont braqués sur moi. Ils m’écoutent, tous, et je me demande ce que je fous là, avec l’impression d’être une mauvaise comédienne dans le remake sans le sou d’une série judiciaire américaine.
Vingt personnes, des dossiers de vingt pages photocopiés trois fois, une heure de temps de vie multipliée par vingt individus multipliée par les heures de préparation desdits dossiers, les échanges par mail, par courrier et par téléphone.
Tout ça pour régler au millimètre les conditions d’entrée de ma fille à l’école de la République.
Ma petite Louise, trois ans, deux bras, deux jambes et toujours ce foutu chromosome en plus. »

Quatre ans après La vie réserve des surprises, Caroline Boudet prend de nouveau la plume et revient sur les mois qui ont précédé l’entrée en maternelle de sa fille Louise, porteuse de trisomie 21. Des mois lourds, difficiles, souvent ubuesques : un véritable parcours du combattant pour elle et ses proches.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Caroline Boudet est la maman d’une petite Louise de quatre ans et porteuse de trisomie 21. Au travers de ces pages, elle va nous narrer le véritable parcours du combattant auquel elle a dû faire face pour la scolarisation de sa fille. Caroline va aborder son quotidien avec son lecteur et tenter de retranscrire ses émotions de manière pure et transparente.

C’est un magnifique récit que nous livre ici Caroline. Elle s’est littéralement livrée, et l’émotion m’a submergée à plusieurs reprises. Elle va tenter de nous expliquer au mieux son quotidien, les difficultés qu’elle a rencontré avec certaines personnes de l’administration, le véritable parcours sans répit auquel elle a dû se confronter pour remplir les dossiers nécessaires pour l’admission de sa petite en maternelle.

Son chemin a été parsemé de personnes compréhensives souvent, mais pas toujours. Caroline aborde tout cela avec une intelligence émotionnelle incroyable. Elle y met l’émotion mais beaucoup d’humour également. J’ai été conquise par sa manière de raconter, par cette mère courage.

Elle ne va pas s’arrêter aux difficultés administratives. Elle va également aborder le sujet du couple quand un événement de cette envergure vient les frapper. Elle narrera également la place de l’autre enfant. En l’occurrence, la place de son petit garçon, l’ainé de Louise, pour qui, bien évidemment, cela n’a pas été facile non plus. Elle va aussi parler du choc post-traumatique que cette nouvelle lui a causé. Cela m’a bouleversée et j’ai admiré Caroline pour sa force.

La plume de l’auteure est lumineuse. Elle aborde un sujet dur, mais le fait avec une sensibilité aiguë, avec une transparence totale, et surtout, avec une pointe d’humour qui lui est essentielle. Ce récit est lumineux et Caroline a su retranscrire les émotions à la perfection.

Un récit poignant, où l’auteure va se livrer littéralement à son lecteur. Elle le fera avec des mots justes, sensibles et surtout, beaucoup d’humour. C’est un récit lumineux, tendre, émouvant. À découvrir.

Ma note : 18/20

Romance

Confronte-moi

Confronte-moi de Léna Forestier

  • Auteur : Léna Forestier
  • Titre : Confronte-moi
  • Genre : Romance
  • Editions : Harlequin
  • Nombre de pages : 65
  • Parution : 12 février 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Face au désir, peuvent-ils seulement lutter ?

Mallaury n’avait pas prévu de reprendre la salle de boxe de son père, à seulement vingt-deux ans. Mais, quand celui-ci se retrouve plongé dans le coma à la suite d’un accident, elle n’a pas le choix. Se battre sur un ring, elle sait faire. Gérer un club et son personnel, c’est une autre histoire, surtout quand elle rencontre Enzo, l’homme que son père a embauché pour l’épauler. Tatoué et tout en muscles, cet excellent boxeur devient très mystérieux dès lors qu’il s’agit de parler de son passé… Mallaury n’a aucune confiance en lui, et encore moins en ses propres réactions : la façon dont Enzo la regarde la trouble beaucoup trop…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que Mallaury est étudiante à Lyon, elle va devoir se rendre au chevet de son père à Marseille. Ce dernier est dans le coma à la suite d’un accident de voiture. Mallaury va alors devoir reprendre la salle de boxe que son père tenait. Elle comptera pour cela sur l’aide de Freddy, son frère, et sur le soutien du mystérieux Enzo, un jeune homme que le père de Mallaury avait engagé peu avant son accident. Pourtant, Enzo semble cacher un passé douloureux et malgré le coup de foudre entre Mallaury et lui, cela l’empêche de s’octroyer le droit d’aimer pleinement la jeune femme,

Ce roman peut être qualifié de nouvelle en raison de sa petite taille. Ce genre littéraire n’est pas des plus aisés, puisque l’auteure doit réussir très peu de pages à poser un décor, à créer une intrigue et à étoffer ses personnages. Je dois bien avouer qu’ici, elle a réussit tout cela avec brio et j’ai passé un excellent moment de lecture.

Le personnage de Mallaury m’a plu d’emblée. J’y ai vu une femme forte mais très sensible. Immédiatement, j’ai ressenti une profonde empathie pour elle. Elle va se retrouver débordée à maintes reprises par les événements auxquels elle va devoir se confronter.

Si le personnage féminin de cette histoire est très réussi, le personnage masculin n’est pas en reste. En très peu de pages, Léna a su créer un personnage étoffé, avec beaucoup de relief, et très mystérieux. Si j’ai senti les blessures d’Enzo, j’étais loin d’imaginer de quoi il pouvait bien s’agir exactement.

L’auteure a créé une intrigue qui allie romance, suspense et mystère. C’est réalisé avec brio, d’autant plus que tout tient la route. Je n’ai pas décelé d’invraisemblances ni d’incohérences. Les réactions des personnages semblent très réalistes.

La plume de l’auteure est addictive. C’est vraiment un petit roman, et le style de Léna Forestier incite à lire le récit d’une traite. J’ai beaucoup apprécié cette immersion réussie dans le monde de la boxe. C’est original et je me suis laissée entraîner par les aventures des deux personnages.

Un roman qui tient de la nouvelle et qui offre un moment d’évasion dans le monde de la boxe, en compagnie de deux personnages principaux charismatiques et touchants. L’auteure a su allier romance et suspense, sous une plume fluide. Une excellente découverte.

Ma note : 18/20

Contemporain

L’officier de fortune

L’officier de fortune de Xavier Houssin

  • Auteur : Xavier Houssin
  • Titre : L’officier de fortune
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 5 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

C’est un homme dont la vie embrasse le siècle. Engagé à 17 ans dans les années 20, il est envoyé en Allemagne, officier à 25 ans au Maroc et au Tonkin, chef de bataillon à Nouméa en 1939. Après l’appel du 18 juin, il est un des premiers à rejoindre la France libre. Sa carrière reprend à la tête de régiments en Indochine et en Algérie, jusqu’à un modeste crime de lèse-majesté qui lui coûte cher. Mais en ce début des années 1970, il n’est qu’un vieux militaire retraité, veuf d’un mariage calamiteux, père d’enfants qui le rejettent. Le monde pour lequel il s’est battu n’existe plus, pour lui tout est fini. Tout, sauf Jeanne peut-être. Elle fut le grand et secret amour de sa vie. Et ensemble ils ont eu un fils qui aujourd’hui doit avoir dix-huit ans…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1970. François, militaire à la retraite, fait le bilan. Tout juste veuf, il repensera au naufrage qu’a constitué son mariage avec Yvonne. Les deux fils qu’ils ont eus ne lui adressent presque plus la parole et ne veulent pas le voir. Il essaiera alors de donner une seconde chance à la liaison extra-conjugale qu’il a maintenue auprès de Jeanne, et avec qui il a eu un autre fils qu’il n’a encore jamais rencontré. Ce roman sonne comme un deuxième départ dans le quotidien de François.

C’est un roman très court, mais assez percutant que j’ai découvert. J’ai fortement apprécié cette lecture, qui, bien qu’elle aborde des thématiques très dures, laisse pourtant à son lecteur une impression de nouveau départ pour le personnage principal.

François s’est retrouvé totalement à l’étroit dans un mariage qui ne lui apportait que frustrations et peines. Il n’a jamais eu le courage de partir, et bien évidemment, on ne peut ressentir qu’empathie envers lui, et envers Jeanne, son amante, qui se sont constamment interdit le bonheur, François étant finalement trop lâche pour partir.

En filigrane, François nous narrera ses expériences de militaire, sa rencontre avec Jeanne, ses péripéties. C’est vraiment intéressant à suivre, et l’auteur sait garder un juste équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle de François.

La plume de l’auteur est douce. Xavier Houssin réussit à faire passer les émotions. Le texte est narré à la première personne, presque à la manière d’un journal intime. François se livre à son lecteur.

Un très beau roman, empli de douceur, sur un homme qui s’accorde la possibilité d’être à nouveau heureux maintenant qu’il est à la retraite. Les émotions sont parfaitement retranscrites. Une belle découverte,

Ma note : 16/20

Contemporain

L’horizon à mains nues

L’horizon à mains nues de Christophe Paviot

  • Auteur : Christophe Paviot
  • Titre : L’horizon à mains nues
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 300
  • Parution : 5 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Howard et Gary vivent à Sweetwater, au Texas. Les deux frères sont inséparables. Solitaires, ils n’aiment qu’une chose, les crotales, ces serpents venimeux qu’ils chassent à l’aide d’une pince, comme leur a appris leur père. Ils ont onze et douze ans quand leur père meurt. Ils ignorent que leur monde a pris fin, que leurs proches ne parleront plus ni de l’accident ni de leur père, que leur mère se taira, elle aussi. Dans ce bout de pays paumé, au milieu de rien, la blessure ne cessera d’enfler. Alors ils deviendront les frères Shelby.

L’horizon à mains nues est l’histoire de deux frères qui s’élèvent seuls, obéissent à leurs propres lois et deviennent libres, sans jamais oublier leur père. Un livre comme un coup de poing, une odyssée américaine.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Sweetwater, Texas. Howard et Gary viennent de perdre leur père. Ces deux frères, de onze et douze ans, vont devoir apprendre à vivre avec ce drame. Ils voueront un amour indéfectible à leur mère. Ils éprouveront également une admiration sans bornes aux crotales, serpents que leur père leur avait appris à chasser. Dès lors, les deux garçons vont devenir les frères Shelby.

Ce roman m’a beaucoup touchée, de par la dualité évoquée tout au long du récit. Je peux dire que c’est une histoire éprouvante. Si je me suis laissée entraîner dans ces pages, je dois tout de même avouer que par moments, je me suis sentie également très mal à l’aise.

L’auteur a su créer une dualité unique dans le caractère de ces deux frères. Certains passages m’ont ulcérée de par leur cruauté, et d’autres m’ont touchée de par l’amour et le respect que Gary et Howard vouent à leur mère.

L’auteur a su dépeindre des personnages principaux totalement torturés, et a su retranscrire les émotions à la perfection. Il s’est compliqué la tâche, puisqu’il n’y a aucun moment où il soit resté en surface. Il a instauré beaucoup de densité aux caractères et cela, sans aucun manichéisme.

J’ai également fortement apprécié le décor choisi par l’auteur. Les descriptions sont parfaitement réalistes. L’auteur nous parle également de cette passion des crotales que partagent les deux frères. Cette passion apparaît en filigrane pendant tout le récit, du début à la fin.

La plume de l’auteur est très dense. Christophe Paviot a le souci du détail, et fait preuve de beaucoup de réalisme lors de ses descriptions. C’est intéressant, mais j’avoue que parfois cela a freiné ma lecture. Malgré tout, je dois bien admettre que cela est remarquablement bien écrit.

Un roman dense, à l’écriture tout en détails, qui mettra en exergue le quotidien de deux frères face au drame auquel il vont se voir confrontés. La dualité des deux personnages principaux est bien décrite. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Romance

Bury my heart

Bury my heart de Sophie-Hélène Martin

  • Auteur : Sophie-Hélène Martin
  • Titre : Bury my heart
  • Genre : Romance
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 228
  • Parution : 7 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

May Phelan a abandonné une carrière prometteuse pour s’occuper du domaine équestre familial de Green Alley en Géorgie, dans le sud-est des États-Unis. À la mort de ses parents, elle a hérité de cette plantation qui appartient à ses ancêtres depuis plusieurs générations. Ce lieu riche de mystères, de drames irrésolus, d’injustices, est marqué par l’Histoire. Le fardeau de l’esclavage et les secrets de famille y ont laissé leur empreinte.
Peu après son retour, May ressent un malaise grandissant. Le domaine est au bord de la ruine ; de plus, un danger couve, la jeune femme en perçoit la menace.
Tout l’oppresse et l’arrivée d’Aden Templar, un séduisant millionnaire dont elle monte la jument, ne lui rend pas la vie plus facile. Cet homme énigmatique l’attire autant qu’il la décontenance. Que cherche-t-il, avec son regard de braise et ses questions ? Est-il digne de confiance ?
Pour ne rien arranger, des manifestations étranges semblent indiquer que le vaudou noir sévit encore à Green Alley. Qui en veut à May ?
Aden saura-t-il apprivoiser cette âme rebelle ? Ces deux êtres éperdus arriveront-ils à trouver la voie du bonheur ?
Une histoire de passion où se mêlent amour, quête d’identité et suspense.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

May a décidé de changer de vie. Ayant hérité du domaine équestre familial, elle va alors décider de le reprendre en main et de partir vivre en Géorgie. Très tôt, des événements mystérieux vont y avoir lieu. L’arrivée d’Aden, un homme séduisant et millionnaire, ne va rien arranger. Est-ce que May réussira à percer les secrets du domaine Green Alley ? Est-ce qu’elle se verra capable d’éprouver des sentiments pour Aden, qu’elle soupçonne sans cesse ?

Je ressors vraiment captivée de ce roman. En le débutant, j’ai pensé que tout serait centré sur la possible histoire d’amour entre May et Aden, et j’ai très vite compris qu’il n’en serait rien. Cette romance ne sera pas le point d’orgue. Ce récit est très intéressant, puisqu’il réussit un mariage de genres littéraires complètement à l’opposé.

Certes, l’histoire d’amour a toute sa place, mais les mystères auxquels devra se confronter May ajoutent une pointe de suspense unique, que l’on ne retrouve pas forcément dans les romances. J’ai beaucoup aimé cette immersion totale que nous propose l’auteure dans ce domaine familial et j’ai été intéressée par la manière dont May va devoir faire face à des événements des plus étranges.

L’histoire d’amour passera au second plan. Les deux protagonistes devront apprendre à s’apprivoiser, à se faire confiance. Ils avancent donc très doucement. C’est parfois avec frustration que j’ai tourné les pages et une chose est certaine, ce roman ne peut laisser indifférent.

Les deux personnages principaux sont très bien dépeints. J’ai beaucoup aimé la part de sensibilité de May, mais également sa force de caractère. Quant à Aden, il y a eu des moments où je ne savais plus trop s’il était digne de confiance, et l’auteure a donc réussit à instaurer une grande part de mystère,

La plume de l’auteure est addictive. Le style est très fluide, et les pages ont défilé. Une fois commencé ce livre, il sera très difficile de ne pas le lire d’une traite.

Une romance qui alliera une grande part de mystère, et qui marie des genres littéraires très divers. L’auteure a su se renouveler tout au fil des pages, et propose une belle histoire, originale et pleine d’intrigues diverses. Une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Pour Luky – Rentrée littéraire

Pour Luky d’Aurélien Delsaux

  • Auteur : Aurélien Delsaux
  • Titre : Pour Luky
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Noir sur Blanc
  • Nombre de pages : 280
  • Parution : 3 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pour Luky, c’est une année scolaire dans la vie de Luky, Abdoul et Diego, trois adolescents d’une petite ville de province. Comme un talisman face à une enfance qui s’éloigne, Abdoul, le philosophe de la bande, nous livre le récit d’une fraternité choisie.
Aurélien Delsaux est né en 1981. Il a enseigné pendant dix ans en colleges et en lycées.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Noir sur Blanc pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

C’est l’histoire de trois amis. Il y a Luky, Abdoul et Diego. Ces trois adolescents, résidant dans une petite ville de province, vont partager avec le lecteur une année scolaire. Au fil des pages, ils vont faire l’apprentissage parfois douloureux de grandir.

Ce roman a été un véritable coup de cœur pour ma part. C’est un vrai bonbon littéraire, sucré mais acidulé par moments. Ces trois jeunes m’ont profondément touchée, et dès les premières pages, l’auteur a su me happer dans le tourbillon de ses mots, qui formeront une histoire émouvante et touchante.

Quel roman magnifique. Pourtant, le postulat de départ est des plus simples. Suivre trois adolescents pendant toute une année scolaire, cela ne révolutionne pas le genre, me direz-vous. Et pourtant, Aurélie Delsaux a su, par la sensibilité de son récit, sortir du lot. Ce texte est lumineux, empli d’amitié, mais il a aussi sa part de noirceur. L’auteur ne va rien nous épargner, jusqu’aux petits détails.

J’ai trouvé le ton de ce roman juste, et cela de la première à la dernière page. Les trois amis sont parfaitement dépeints, avec un caractère qui leur est propre. J’ai été en immersion totale et j’en aurais bien lu beaucoup plus, tant je me suis attachée à Luky, Abdoul et Diego.

La plume de l’auteur est très particulière. J’aime autant vous prévenir, c’est à mon avis un style qui n’accepte pas la demi-mesure. Soit vous réussissez à adhérer dès la première page, soit cette lecture sera synonyme pour vous d’agacement. En effet, l’auteur fait le choix d’un narrateur qui conte toutes les aventures en adoptant le langage propre des adolescents. La concordance des temps n’est pas vraiment toujours respectée, le langage est très familier. Il faut savoir faire cela avec talent, sous peine de lasser le lecteur. Pour ma part, je peux affirmer qu’Aurélien Delsaux a réussi cela avec brio. Je me suis laissée entraîner et les pages ont défilé.

Une histoire d’amitié d’une grande tendresse, vue sous le regard de trois adolescents. Ce roman est un petit bonbon littéraire, sucré et acidulé à la fois. C’est une lecture qui m’a totalement conquise. À découvrir.

Ma note : 18/20

Non classé

T’as pensé à… ?

T’as pensé à… ? de Coline Charpentier

  • Auteur : Coline Charpentier
  • Titre : T’as pensé à… ?
  • Genre : Essai
  • Éditions : Le Livre de Poche
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

J’ai lancé le compte “T’as pensé à… ?” sur Instagram un mardi matin de novembre, entre le biberon de mon fils et mon café. Après la participation de copines épuisées, des milliers de femmes sont venues témoigner. Avec une seule et même question : pourquoi, alors que nous avions fait un enfant à deux, nous nous retrouvions à gérer seules la suite ? Et que faire une fois que nous avions dénoncé ? Ce livre apporte un début de réponse pour aller vers l’action. »

Coline Charpentier propose une ouverture au dialogue sur la charge mentale. Comment en mesurer l’importance dans son propre couple ? Comment répondre aux sceptiques qui pensent que les femmes « n’ont qu’à mieux s’organiser » ? Comment s’en sortir et retrouver un équilibre, dans son couple et dans la société ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Le Livre de Poche pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Tout a commencé une matinée de novembre, lorsque Coline Charpentier lance de manière anodine une simple question sur son compte Instagram. Elle était loin d’imaginer qu’avec un banal « T’as pensé à… ? », cela allait créer un tel engouement. En effet, ce sont d’abord ses amies qui y répondent, mais par la suite, ce sont milliers de femmes débordées qui racontent leur expérience.

Dans ce livre qui a un petit côté développement personnel, l’auteure va s’interroger sur la charge mentale. Il est vrai que si la charge physique est un concept visible, il n’en va pas de même pour celle mentale. Je ne m’étais finalement jamais posée la question.

Tout au fil de la journée, nous accomplissons une multitude d’actions dans notre quotidien, et c’est donc une charge physique. Mais avant de s’y adonner, il a probablement fallu tout planifier, tout organiser, et finalement, cela est tout aussi épuisant, parfois, d’où le concept de charge mentale que l’auteure tente de nous expliquer au mieux.

Coline va pour cela se placer davantage du côté des femmes, puisque, semble-t-il, ce sont justement elles qui subissent le plus ce problème. Elles va confronter son lecteur face à des situations de couple, et analyser les situations. Elle tentera d’apporter une amorce de réponse. Bien évidemment, cela reste léger et aucune idée évoquée ne sera révolutionnaire, mais malgré tout, cela prête à réfléchir.

La plume de l’auteure est très agréable. Chaque question en début de chapitre est illustrée par l’évoquation de mini-témoignages laissés par des femmes débordées sur son compte Instagram. Le style est très fluide, et cela reste accessible à tous.

Un récit dans lequel l’auteure nous expliquera en quoi consiste la charge mentale, et où elle nous proposera une amorce de solution. Le ton est léger, mais malgré tout, cela m’a fait réfléchir tout au long de ma lecture. Une jolie découverte.

Ma note : 16/20

Non classé

Shelton et Felter

Shelton et Felter, tome 1 de Jacques Lamontagne

  • Auteur : Jacques Lamontagne
  • Titre : Shelton et y Felter, tome 1
  • Genre : Roman graphique
  • Éditions : Kennes
  • Nombre de pages : 48
  • Parution : 23 août 2017
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Boston, 1924. S’il ne s’était un jour méchamment déboîté l’épaule pendant un combat de boxe, Isaac Shelton exercerait probablement aujourd’hui encore son métier de débardeur sur les quais. Mais contraint à se reconvertir, c’est en qualité de journaliste à la pige qu’il fait la connaissance de Felter, petit libraire passionné de littérature policière. Le premier est athlétique et plutôt beau garçon (si ce n’est un vilain nez cassé, autre souvenir de combat); le second est doté d’un puissant sens de l’observation et d’un esprit d’analyse hors du commun (qualités contrebalancées par un tempérament hypocondriaque et une multitude de tocs). Animés pour l’un par le besoin de décrocher un scoop rémunérateur et pour l’autre par l’envie de ressembler à ses héros littéraires, les deux compères vont s’associer afin de tenter de faire la lumière sur une série de meurtres insolites.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Kennes pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Shelton est un ancien boxeur, qui suite à une blessure pendant un combat, s’est reconverti dans le journalisme. Il va décider de s’associer à Felter, un libraire passionné de littérature policière. Ensemble, ils vont faire la lumière sur les meurtres possibles de plusieurs personnes. Que s’est-il passé ?

Je n’ai pas l’habitude de lire des romans graphiques et pourtant, je me dis que suite à la lecture de celui-ci, je devrais en découvrir davantage. J’ai beaucoup aimé, que ce soit au niveau des graphismes, tout comme au niveau de l’intrigue intelligente créée par Jacques Lamontagne.

J’ai fortement apprécié le contexte historique de l’histoire, puisque dans ce roman graphique, l’auteur situe son récit en plein Boston et dans les années 20. Il a réussi à instaurer une ambiance très crédible et j’ai été en immersion totale. L’intrigue est rondement menée, avec son lot de rebondissements et de mystère.

J’ai fortement apprécié les deux personnages principaux, qui sont très differents l’un de l’autre. Pourtant, ils vont réussir à s’entendre et à faire equipe ensemble, donnant droit à des situations rocambolesques. J’ai trouvé ces deux héros très bien décrits.

Les planches sont vraiment belles. Le dessin est précis et parfois, avec une pointe de sombre qui colle bien à l’histoire. Je découvrirai les prochains tomes avec plaisir.

Un roman graphique qui allie deux personnages hauts en couleurs, et des dessins réalisés avec précision. Un très bon moment de lecture.

Ma note : 17/20

Contemporain

La couleur du trois

La couleur du trois de Leni Zumas

  • Auteur : Leni Zumas
  • Titre : La couleur du trois
  • Genre : Contemporain
  • Editions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 352
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Il fut un temps, ils étaient cinq… Quinn, la trentaine passée, est célibataire, sans enfant, et sur le point de perdre son emploi. Comme si sa précarité financière n’était pas suffisamment angoissante, elle doit faire face au retour en ville de Cam, son premier petit ami, dont elle s’est brutalement séparée dans des circonstances qu’elle préférerait oublier. Cette réapparition fait remonter à la surface le traumatisme de ses années adolescentes ? la mort violente de sa soeur cadette ? , qu’elle croyait pourtant avoir enfoui au plus profond d’elle-même par des tactiques toutes personnelles…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Quinn est une jeune trentenaire totalement perdue. Elle est sur le point de perdre son emploi, travaillant dans une librairie dans laquelle les clients se font de plus en plus rares. Des rumeurs sur le fait que Cam, un ancien grand amour, est de retour en ville la perturbe également. Elle va alors de souvenir des concerts qu’elle donnait en sa compagnie ainsi que d’autres amis, il y a bien longtemps. Tout cela fait remonter à la surface un événement très douloureux. Quinn a perdu sa sœur cadette, alors que cette dernière n’était qu’une adolescente.

C’est un très beau roman que propose ici l’auteure, et qui a finalement réussi à me convaincre. Pourtant, je dois bien avouer qu’au début, cela n’a pas été une lecture aisée, bien au contraire. Il faut se préparer à faire une expérience littéraire des plus particulières pour être en mesure de se laisser porter par ce récit.

La faute revient indubitablement à un schéma narratif qui m’a paru brouillon pendant un bon quart du roman, il faut bien le dire. Ici, le lecteur se retrouve spectateur des errances de Quinn, mais j’ai dénoté juaqu’à trois époques bien distinctes. La place est donc donnée à Quinn adolescente, lorsque sa sœur était toujours en vie, à Quinn dans ses premiers pas d’adulte, lorsqu’elle donnait des concerts en compagnie de son grand amour de l’époque, et à Quinn adulte, totalement perdue et perturbée.

Ce qui m’a fait défaut, c’est le manque de dates pour situer une intrigue complexe. J’ai pris un petit moment avant de m’y habituer totalement, mais une fois chose faite et à partir du moment où j’ai vraiment saisi le mécanisme narratif, cela a été une très bonne lecture,

J’ai trouvé le personnage de Quinn très bien dessiné et d’une grande densité. Elle est totalement torturée, et plusieurs sentiments l’assaillent, tels que la tristesse et la culpabilité. L’auteure a su décrire les émotions qui la prennent d’assaut à tout moment, et elle le fait avec beaucoup d’acuité. Il faut dire que Quinn va porter cette histoire à bout de bras, les personnages secondaires ayant un rôle moins défini.

La plume de l’auteure est addictive et d’une énorme fluidité. Leni Zumas a décidé de découper en tout petits chapitres son histoire. Certes, le lecteur se retrouve en face d’un nombre considérable de chapitres, mais cela rythme indéniablement l’histoire.

Un très beau roman servi par une héroïne touchante et torturée au possible. L’auteure réussi à décrire les émotions de sa protagoniste avec beaucoup de justesse et de sensibilité. Une belle découverte à laquelle il faudra s’accrocher aux premiers chapitres, le temps de s’habituer au schéma narratif particulier.

Ma note : 16/20

Non classé

Mon cœur restera de glace

Mon cœur restera de glace d’Éric Cherrière

  • Auteur : Éric Cherrière
  • Titre : Mon cœur restera de glace
  • Genre : Drame
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020 peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand.

Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Corrèze, 1918. Un jeune garçon s’engouffre dans les bois de ce département, en compagnie de son frère, revenu de la guerre et qui est maintenant « une gueule cassée ». En 1944, ce sont des soldats allemands qui parcourent ces mêmes bois à la recherche de leur unité. Ce seront exactement ces bois, avec les mêmes arbres et les mêmes feuilles que l’on retrouvera dessinés dans une chambre d’hôpital en 2020, par un vieil homme qui cache bien des secrets. Que s’est-il donc passé au sein de la Corrèze, à cette époque ?

Il est parfois de ces romans qui nous laissent sans mots, sans amorce pour débuter la rédaction d’un avis. Celui-ci en fait partie et vous aurez donc compris que c’est un coup de cœur. Je ressors totalement chamboulée, bouleversée et avec les émotions à fleur de peau suite à la lecture de ce court récit, intense, noir et terriblement dramatique.

L’auteur propose une intrigue qui se déroulera sur trois époques differentes, même s’il faut bien le dire, celle de 1918 est à peine abordée. Ici, c’est plutôt 1944 et 2020 qui sont en corrélation, le tout au travers des yeux d’un vieillard qui semble cacher des vérités indicibles sur les faits qui se sont produits lors de la seconde guerre mondiale.

Je reste pantoise sur le comment Éric Cherrière a réussi, en si peu de pages, à nous proposer une telle densité dans son récit. C’est très noir, c’est profondément bouleversant et c’est totalement dramatique. Je suis passée par un carrousel d’émotions et j’ai ressenti une tristesse indicible lors des événements tragiques relatés dans ce roman.

Éric Cherrière a su créer une intrigue noire dans un cadre historique. C’est réussi. L’alternance entre les époques est vraiment judicieuse, et peu à peu, le mystère que l’on croyait avoir résolu au début s’épaissit à nouveau pour finalement laisser place à une autre vérité surprenante.

Cependant, ce n’est pas forcément un récit que l’on lit pour ce retournement final, bien au contraire. Ici, ce sont sans aucun doute les personnages qui vont porter cette histoire à bout de bras. Que de densité, de relief et de réalisme chez eux. C’est d’une crédibilité totale et sans aucun manichéisme.

La plume de l’auteur est vraiment parfaite. Tout à la fois poétique, mais également très visuelle, elle offre un énorme contraste lors de la lecture et c’est presque original. C’est un style très cinématographique parfois, et quand je sais que l’auteur est scénariste, je comprends mieux.

Un roman bouleversant qui laissera son lecteur sonné, chamboulé et profondément ému. L’auteur va tisser une intrigue sous trois époques différentes et qui sont étroitement liées, créant ainsi un récit d’une noirceur et d’une densité incroyables en si peu de pages. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

Victime 55

Victime 55 de James Delargy

  • Auteur : James Delargy
  • Titre : Victime 55
  • Genre : Thriller
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une petite ville perdue en Australie. Un officier de police habitué à régler des petits problèmes de vie domestique et querelles de voisinage.
Un jour de canicule débarque un homme, couvert de sang. Gabriel déclare avoir été séquestré dans une cabane par un serial killer. Le dénommé Heath a déjà tué 54 personnes. Gabriel est sa prochaine victime.
Quand la chasse à l’homme commence, ce même jour de canicule, débarque un deuxième homme. Heath est couvert de sang. Heath déclare avoir été séquestré dans une cabane par un serial killer, un certain Gabriel. Gabriel a déjà tué 54 personnes. Heath est sa prochaine victime.
Qui est le numéro 55 ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Australie. Gabriel arrive au poste de police, couvert de sang. Il affirme avoir été séquestré par Heath, qui a déjà tué 54 personnes avant lui, voulant faire de Gabriel sa victime 55. Quelques heures plus tard, c’est au tour de Heath d’arriver lui aussi couvert de sang au poste de police, et voilà qu’il affirme que Gabriel l’a séquestré, qu’il a tué 54 personnes et qu’il voulait faire de Heath sa victime 55. Le policier, Chandler, se retrouve totalement dépassé. Il fera donc appel à Mitch pour découvrir la vérité. Mais entre ces deux hommes, l’harmonie ne règne pas vraiment.

C’est un excellent thriller que j’ai découvert. S’il est vrai que le résumé est percutant, et que cette histoire de victime 55 est bien entendu le fil rouge du roman, tout ne tournera pas autour de ce seul mystère. L’auteur a su se renouveler page après page, et cela a contribué à maintenir mon intérêt jusqu’au dénouement.

Il faudra se montrer patient au cours de la lecture. L’auteur va prendre le temps de poser les bases de son intrigue, et je ne vous cache pas que le rythme est parfois lent et tout en langueur. Malgré tout, j’ai été en immersion totale et cela, grâce au décor choisi pour l’intrigue. L’auteur a décidé de la placer en Australie, et c’est très réussi. J’ai fortement apprécié ce cadre et les descriptions m’ont fait entrevoir un paysage très réaliste.

Outre un suspense efficace, j’ai beaucoup aimé la relation entre les deux policiers, qui sont aux antipodes l’un de l’autre niveau caractère. James Delargy a su les dépeindre avec beaucoup de nuances, et si j’ai eu beaucoup d’empathie pour Chandler, j’avoue que cela n’a pas vraiment été le cas en ce qui concerne Mitch, qui est hautain au possible. Les prises de bec sont nombreuses, et le seul petit reproche que je peux faire à l’auteur, c’est d’en avoir trop fait à ce niveau par moments. Mais cela n’émaille en rien le plaisir de lecture.

La plume de l’auteur est efficace. D’un style très fluide et addictif, il nous propose une intrigue pleine de rebondissements et de mystères, tout en prenant le parti de le faire avec parcimonie, et avec une certaine lenteur qui n’est pas forcément propre à ce genre littéraire. Cela a pour ma part fonctionné et je me suis totalement laissée happer.

Une intrigue habilement ficelée, en immersion totale en Australie et servie par deux policiers aux caractères si diamétralement opposés, que cela créera des tensions supplémentaires. Ce thriller est une véritable réussite aux multiples rebondissements. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Contemporain

Conservez comme vous aimez

Conservez comme vous aimez de Martine Roffinella

  • Auteur : Martine Roffinella
  • Titre : Conservez comme vous aimez
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : François Bourin
  • Nombre de pages : 105
  • Parution : 6 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sibylle guette le carillonnement des cloches pour rythmer les moments où elle doit prendre ses cachets blancs. Il n’y a pas si longtemps, elle était encore – ainsi sacrée par son boss Sa Sainteté P.Y. – la «Reine de la pub ». N’a-t-elle pas reçu un grand prix pour son slogan: «Conservez comme vous aimez», destiné à promouvoir des boîtes en plastique?…
Un temps portée aux nues par toute l’agence, elle est un jour supplantée par la jeune et Belle Capucine, alias «Princesse Commerciale», aux dents longues et affûtées. Placardisée puis licenciée, Sibylle vacille, devenant la proie des TOCS. But the show must go on. Éjectée du système, entre irrépressible besoin de vengeance et négation de soi, elle est aspirée par la violence exercée contre elle et commet l’irréparable.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions François Bourin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Sibylle a été licenciée. Et pourtant, elle était considérée comme la reine du slogan, dans l’agence de publicité pour laquelle elle travaillait. Mais tout cela, c’était avant l’arrivée de Capucine, mieux connue comme la « Princesse Commerciale ». Dès lors, Sybille se retrouve totalement perdue et va tomber peu à peu dans la spirale sans fin des TOCS.

C’est avec déception que j’ai refermé ce court roman dont j’attendais peut-être trop. Le sujet m’intéressait fortement, et j’ai trouvé que l’auteure n’a pas su en parler avec justesse. Ici, c’est presque un roman qui pourrait être qualifié de nouvelle, de par le peu de pages dont il est composé. C’était peut-être bien trop peu pour pouvoir aborder tous les sujets qu’elle évoque, d’où un manque de profondeur certain.

L’auteure a choisi de parler des troubles obsessionnels compulsifs de Sybille et de la manière dont elle va partir à la dérive suite à son licenciement. Le postulat de départ était fort intéressant, mais de par la narration choisie par Martine Roffinella, j’ai eu la sensation de tomber à la limite de la caricature. J’ai vu peu de justesse dans la douleur de Sybille, mais plutôt vu ses TOCS étalés aux yeux du lecteur, sans aucune sensibilité et avec peu d’égard pour sa souffrance. En tant que lectrice, j’ai eu beaucoup de mal à appréhender les émotions de Sybille, ayant plutôt la sensation de lire une énumération sans fin des problèmes de Sybille.

Ce qui a fait défaut, c’est principalement le schéma narratif auquel je n’ai absolument pas adhéré, je dois bien l’avouer. L’auteure va intégrer dans son récit une multitude d’anglicismes et de phrases en anglais. Le problème, c’est que Martine Roffinella va user a outrance de ce procédé, et si au début, j’ai trouvé cela original, cela a fini par me lasser considérablement.

Malgré tout, j’ai fortement apprécié le côté satyrique évoqué à l’encontre de la société de consommation. Il y a donc tout de même un fond intéressant et un fil rouge intriguant et qui fera réfléchir le lecteur à coup sûr. À ce niveau, c’est réussi, et c’est pour cette raison que ma déception n’est pas entière.

La plume de l’auteure est fluide. C’est vrai que les pages défilent. Ce sont toutes les expressions autour de la narration qui ont perturbé considérablement mon avancée dans ces pages.

Un court roman pour lequel j’ai l’impression d’être passée totalement à côté. Il m’a manqué de l’émotion. J’ai été détachée tout au long de cette lecture, submergée par une narration à laquelle je n’ai pas franchement adhéré. C’est une déception pour ma part.

Ma note : 12/20