Contemporain

Sur la route de ses rêves

Sur la route de ses rêves de Marie-Laure Bigand


Résumé

Cyril découvre dans un chantier une valise abandonnée depuis près de 5 ans. Un peu perdu dans sa vie, il décide de partir à moto jusqu’en Normandie pour livrer lui-même cet objet à Gabrielle, sa propriétaire. Celle-ci n’est pas la vieille dame à laquelle il s’attendait, mais une jeune correctrice de romans à qui sa grand-mère, dont elle ne soupçonnait pas l’existence, a laissé un témoignage poignant de sa vie : des objets de modiste et un Journal d’espérance. S’annonce alors un dialogue émouvant entre cette grand-mère si tendre qui conte sa vie depuis son enfance dans le Cotentin, et la jeune femme qui va, pour essayer de la comprendre et de la rejoindre, parcourir la “route de ses rêves”…

Mon avis

Voilà un roman que j’ai tout simplement adoré. Tout au long de ma lecture, j’ai été conquise par une histoire emplie d’une tendresse infinie.

J’ai énormément apprécié le schéma narratif, qui alterne les chapitres traitant du quotidien de Cyril et Gabrielle, les protagonistes, et l’écriture du Journal d’espérance par la grand-mère de Gabrielle et dont cette dernière ignore totalement l’existence.

J’ai été touchée par cette histoire toute douce proposée par l’auteure. Les personnages sont très attachants. Et le récit que fait la grand-mère à Gabrielle est très réussi. Je me suis laissée porter par l’écriture fluide et simple de l’auteure. Cyril et Gabrielle m’ont énormément plu.

D’autre part, j’ai adoré le dépaysement proposé par ce roman. Cela m’a donné fortement envie de découvrir la Normandie, le Cotentin, Étretat, et d’autres endroits qui sont décrits avec de très beaux mots.

Ce roman est pour ma part une véritable réussite. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir et de vous laisser porter par une histoire qui vous touchera, sans aucun doute.

Ma note : 18/20

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Contemporain

Un soir de décembre

Un soir de décembre de Delphine de Vigan

Résumé

Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l’envie d’écrire, le premier roman, le succès, les lettres d’admirateurs… Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d’une passion ancienne qu’il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l’écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive et trompeuse.

Mon avis

Voici mon tout premier roman de Delphine de Vigan, et apparemment je n’ai pas dû choisir le bon. Je n’ai absolument pas accroché à cette lecture qui m’a été très pénible.

Nous sommes ici avec Matthieu, marié et deux enfants, qui rencontre un succès fulgurant à la suite de la publication de son premier roman. Il va recevoir des lettres d’une admiratrice, jusqu’au moment où il se rend compte que celle qui lui écrit n’est autre qu’une de ses anciennes aventures.

J’ai tout d’abord eu énormément de mal avec la plume de Delphine de Vigan. En effet, ce texte est une suite d’énumérations et d’assertions, tout justes séparées par quelques virgules. C’était particulièrement pénible. Certes, l’écriture est très belle, nette, sans bavures, mais je me demande où est l’émotion dans tout cela. Je n’ai rien ressenti, j’ai lu ce texte en spectatrice non impliquée par les questionnements internes de Matthieu.

Delphine de Vigan n’a pourtant pas son pareil pour disséquer la vie amoureuse sur le déclin d’un quadragénaire qui se pose beaucoup de questions, trop peut-être, mais qui pourtant, justement, ne se remettra pas en question. Ce personnage m’a exaspérée. Cela n’aura été qu’une longue introspection de la vie amoureuse de Matthieu, et franchement, ce fut un réel ennui. Il ne se passera strictement rien.

Je suis donc restée de marbre devant ce texte, je n’ai rien ressenti. Je voulais juste terminer ce livre pour passer à autre chose. Pour ma part, cela aura donc été une véritable déception. J’en attendais peut-être beaucoup trop. Je tenterai sûrement un autre roman de l’auteure, mais j’avoue que je ne me précipiterai pas, malgré tout.

Ma note : 8/20

Policier

Le signe des quatre

Le signe des quatre de Arthur Conan Doyle

Résumé

Quarante-trois diamants de la plus belle eau dont le « Grand Mongol », émeraudes, saphirs, rubis… Le trésor d’Agra !
Pris entre les féroces Cipayes et la compagnie des Indes, un rajah avisé a, bien sûr, tenté de mettre à l’abri tant de merveilles ! Ce qui n’était guère difficile : le fort d’Agra recèle mille cachettes…
Retrouver la bonne est moins aisé. Codes, cartes et parchemins secrets… Celui qu’on soumet à Holmes, couvert de croix, de sigles et de rébus, est paraphé du « signe des Quatre » ! Le chemin de l’Initié ? La route de l’aventure…
La piste part de Pondichery Lodge, disparaît dans la Tamise… Mais Sherlock ne perd pas le nord ! Et Watson y gagne même un plus grand trésor en suivant la trace d’une belle inconnue…

Mon avis

Voici le deuxième volet des enquêtes de Sherlock Holmes et de son acolyte Watson. Si j’avais adoré le premier tome, et fortement apprécié un recueil de nouvelles lu récemment, je vais devoir me montrer nettement moins enthousiaste à la lecture de celui-ci.

En effet, je dois avouer m’être passablement ennuyée à la lecture de cette enquête, que j’ai trouvée quelque peu embrouillée. Le postulat de départ ainsi que le dénouement sont intéressants, mais tout le développement intermédiaire est un peu lent à mon goût et manque de dynamisme.

Je n’ai pas réussi à accrocher à cette enquête. Certes, le style est toujours aussi plaisant et le tout se lit très facilement, mais je n’ai pas été subjuguée. Alors oui, j’avais envie d’avoir le fin mot de l’histoire, et donc j’étais curieuse d’arriver au dénouement. Et là, franchement, je suis restée quelque peu pantoise devant un dernier chapitre interminable. Cela n’en finissait pas. J’ai trouvé cela beaucoup trop long, et dans un tout petit roman comme celui-ci, ce n’est pas forcément une bonne chose.

Je conseille néanmoins de lire ce tome avant d’appréhender la suite, puisqu’il y a un petit chamboulement dans la vie de Watson qui est intéressant à suivre. Je continuerai pour ma part, bien évidemment, la suite des enquêtes de Sherlock Holmes.

Ma note : 12/20



Classique

La conquête de Plassans

La conquête de Plassans de Emile Zola



Résumé

Elle sanglotait.
L’abbé Faujas avait redressé sa haute taille, il s’approcha de Marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme. – Ah ! misérable chaire ! dit-il. Je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n’en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures… Oui, c’est l’éternelle lutte du mal contres les volontés fortes. Vous êtes la tentation d’en bas, la lâcheté, la chute finale. Le prêtre n’a pas d’autre adversaire que vous, et l’on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites.
– Je vous aime, Ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.

Mon avis

Ce roman s’est avéré pour ma part une véritable réussite. Et pourtant, mes aventures romanesques avec Zola ne laissaient pas présager ces mots. Effectivement, les deux premiers tomes de la saga des Rougon-Macquart furent pour moi très difficiles à la lecture. A partir du troisième tome, j’ai été séduite. Et avec ce tome, je peux affirmer que je suis finalement conquise.

Nous sommes ici de nouveau à Plassans, en compagnie de la famille Mouret qui sera mise à mal par l’arrivée de l’abbé Faujas, qui louera le deuxième étage de leur maison. Ici, Zola a laissé de côté les descriptions et nous livre plutôt une peinture de caractères magistralement réussie.

D’emblée, je me suis attachée à Marthe et à Mouret, trouvant ce couple nettement plus avenant que les autres personnages que j’ai pu croiser dans les tomes précédents de la saga.

Sous fond de manipulations et d’alliances, avec en toile de fond la religion et la politique, Zola nous livre ici un tome très noir à mon goût. On se rend bien compte que l’abbé Faujas va tout bouleverser sur son passage, et on lit, en spectateur impuissant, la déchéance qui arrivera chez les Mouret. Je n’ai pu éviter de ressentir de la peine pour cette famille, mais j’avoue avoir été également exaspérée à maintes reprises devant le comportement passif de Marthe. Je peux dire que je suis passée par beaucoup d’émotions.

Les personnages secondaires sont certes nombreux, mais très importants à l’intrigue eux aussi. Il est vrai qu’au début, je me suis retrouvée quelque peu perdue avec tous ces caractères différents, et la fonction différente de chacun. Malgré tout, je m’y suis retrouvée rapidement.

J’ai beaucoup apprécié les petites touches d’humour que Zola a su parsemer au fil de ses pages, et qui permettent de faire, l’espace de quelques lignes, une pause dans cette histoire si noire, qui m’a laissée un grand sentiment d’amertume.

Vous l’aurez compris, ce tome ne peut laisser indifférent, et je ne peux que vous le conseiller.

Ma note : 18/20

Contemporain auto-édité

Identité

Identité de Marjorie Tixier



Résumé

Un soir de remise en question, Garance, ophtalmologiste de trente-neuf ans, découvre un tableau qui la bouleverse parce qu’il lui ressemble étrangement.
Elle se met en tête de peindre le portrait mais, paralysée devant la toile blanche, décide plutôt de l’acheter. Quand elle rencontre le propriétaire, celui-ci voit en elle une autre femme, Nicole…
Troublée, elle décide de se rendre à Lille pour rencontrer le peintre du tableau et en savoir davantage sur cette femme qui lui ressemble à s’y méprendre.
Elle ignore encore que son voyage va la replonger dans ses souvenirs d’enfance pour mettre au jour une histoire familiale tissée de secrets.

Mon avis

C’est vraiment par hasard que ce roman auto-édité a croisé ma route. Le synopsis m’a attirée et j’ai donc décider de tenter l’expérience avec cette auteure.

Et bien cela aura été une véritable déconvenue. Je n’ai vraiment pas accroché à cette histoire rocambolesque.

J’ai tout d’abord eu énormément de mal avec le style de Marjorie Tixier. Effectivement, je l’ai trouvé brut, rapide, ampoulé et par moments, parfois, pompeux si j’ose dire. Certes, la qualité de l’écriture est indéniable, mais j’avais plutôt l’impression de lire un exercice de style, plutôt qu’une histoire. J’ai eu droit à beaucoup trop de descriptions interminables qui n’apportaient pas grand chose à l’intrigue.

Quant à l’histoire, je l’ai trouvée assez incohérente et très peu crédible. Je ne peux malheureusement pas argumenter mon propos, sous peine de vous spoiler l’intrigue. Il y avait pourtant une thématique très intéressante, à savoir les secrets de famille et la recherche d’identité. J’ai trouvé pour ma part que le tout était mal exploité.

Ce sera donc une déconvenue. Ce roman tout court n’aura pas su me convaincre, mais bien évidemment, je tenterai un autre roman de l’auteure pour me faire une véritable idée.

Ma note : 10/20

Romance auto-édité

Une histoire d’amour sans caribou

Une histoire d’amour sans caribou de Charlie Wat



Résumé

Un roman qui va vous rendre heureux… Le quotidien de Fanny n’est pas simple : veuve depuis 3 ans, elle court sans cesse entre ses obligations de maman et son métier d’aide-soignante dans une maison de retraite où elle s’efforce d’apporter un peu de bonheur aux pensionnaires. Au fil du temps, elle a développé avec l’un d’eux une véritable amitié. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’il est au crépuscule de son existence et qu’il a besoin d’elle pour retrouver son amour perdu, elle n’hésite pas longtemps avant d’embarquer ses enfants dans un périple qui pourrait bien changer le cours de leur vie.

Mon avis

Voilà le quatrième roman de Charlie Wat que je lis, et j’avoue n’avoir jamais été déçue. Ce roman feel-good ne dérogera pas à la règle.

Tout d’abord, j’avoue avoir craqué pour la magnifique couverture. Cela ne m’arrive pas souvent, mais là, il faut dire qu’elle est magnifique.

J’ai adoré ce roman. Comme à son habitude, l’auteure a su créer une galerie de personnages, tous aussi attachants les uns que les autres et d’une tendresse infinie. J’ai totalement accroché au personnage de Fanny, qui m’a émue à plusieurs reprises.

Certes, l’histoire n’est pas forcément originale et l’on y retrouve les ficelles propres à ce genre de romans. Malgré tout, plusieurs surprises sont réservées au lecteur. L’écriture tout en douceur de l’auteure aura su me convaincre et j’ai été conquise tout au long de cette lecture.

Ce roman est un véritable bonbon, où tendresse et douceur se mêleront dans une fusion parfaite et propre aux romans feel-good. Si vous ne connaissez pas cette auteure, n’hésitez pas à la découvrir. Je tiens à signaler l’orthographe et la syntaxe parfaites du texte. Donc ne butez pas sur le fait que c’est un auto-édité.

Ma note : 17/20

Romance auto-édité

Love in Provence de Tamara Balliana

Love in Provence de Tamara Balliana



Résumé

Cassie est Américaine et travaille pour le groupe hôtelier Richmond. Son rêve ultime ? Diriger un jour un hôtel. Alors, quand ses patrons l’envoient en France pour une dernière mission avant de lui confier un établissement, elle saute dans le premier avion pour Marseille. 
Cassie a grandi à Chicago, beaucoup voyagé, mais lorsqu’elle se retrouve dans le Lubéron, au cœur de la Provence des cartes postales, l’expérience est très différente de ce à quoi elle s’attendait !
Elle va y faire de nombreuses rencontres à commencer par Olivia sa collègue de travail et sa grande famille : du cousin Vincent le grincheux, à la mignonne petite Rose. Sans oublier Damien le sexy directeur de la Bastide Richmond, Christelle la réceptionniste acariâtre, le Mistral et la gastronomie à la Française. 
Le plan de carrière bien huilé de Cassie restera-t-il intact suite à ses aventures lubéronnaises, mais surtout face à l’amour ?

Mon avis

Si vous partez du postulat de prendre ce livre pour ce qu’il est, à savoir une romance sans prise de tête qui n’a pas d’autre but que de faire passer un bon moment à son lecteur, il sera alors possible qu’il vous plaise.

Effectivement, ce n’est pas de la grande littérature et j’y ai retrouvé tous les clichés et tous les poncifs qui sont propres à ce genre littéraire.

Nous retrouvons ici Cassie, jeune américaine, fraîchement débarquée dans le Luberon, dans le cadre de son travail. Elle y fera la rencontre de nouveaux amis et bien évidemment, il y aura une romance à la clé. Le choc des cultures entre Cassie et la France donne lieu à des situations cocasses et des malentendus qui m’auront fait sourire plus d’une fois. Cependant, j’ai trouvé que tout était décrit avec trop de clichés. Les deux cultures sont abordées de manière supercificelle et caricaturale.

De plus, j’ai trouvé à beaucoup de reprises des situations totalement rocambolesques et qui manquaient de réalisme, ce qui, à mon sens, a décrédibilisé l’histoire.

Il ne faudra pas non plus s’attendre à de gros retournements de situation. A vrai dire, tout est prévisible. Mais le tout est abordé avec beaucoup d’humour, ce qui fait sans aucun doute la force de cette romance.

La plume est fluide mais j’y ai parfois dénoté un petit défaut de ponctuation. Cela ne m’aura pas gênée plus que cela, malgré tout.

C’est donc une petite romance toute simple, avec laquelle j’ai passé un bon moment de lecture. J’essaierai probablement un autre roman de cette auteure.

Ma note : 14/20


Contemporain auto-édité

Contemporain auto-édité

Josh de Alexis Arend



Résumé

« Mon père avait coutume d’appeler ce coin du Montana « la larme d’un ange ». Je crois, avec le recul, qu’aucun nom ne me semblera jamais plus beau, ni plus approprié aux événements de cette année-là… C’était l’été 1953, j’avais tout juste douze ans et mon frère Josh, dix ans. C’était quelques semaines avant qu’on ne le tue… Je repense souvent à ce lieu empreint d’un bonheur oublié. Mon âme d’enfant s’est gorgée de ce panorama, à en éclater, au point que même aujourd’hui, je parviens à me le remémorer très distinctement. Je suis encore capable d’en retracer les moindres contours dans ma tête, je retrouve ses rives accueillantes, je ressens à nouveau la fraîcheur de son eau claire sur ma peau, et la douce tiédeur du soleil qui s’y reflétait. Je revois nos peaux dorées après des heures de baignade. Je revois mon père, je revois Josh. Et, à présent que me voilà bien âgé, lorsque parfois j’éprouve des difficultés à trouver le sommeil, lorsque, la nuit venue, le passé revient me hanter, c’est à Swan Lake que je songe. À cette larme d’un ange… Ces souvenirs lointains, enfouis en moi, me sont à la fois infiniment beaux, et infiniment douloureux… Swan Lake, et cet été 1953… »

Mon avis

Dès la lecture du résumé, j’ai su que je tenais entre les mains un livre émouvant et bouleversant. Je ne me suis pas trompée. J’ai adoré cette histoire, qui a provoqué en moi un gros flot d’émotions.

Nous suivons ici l’histoire de deux frères, obligés à grandir trop vite de par les coups durs qu’ils subissent. Très vite, il commence à se passer des choses étranges dans la petite ville où ils résident. Je n’en dirai bien évidemment pas plus, de peur de spoiler. Je préfère que vous le découvriez lors de votre lecture. Je n’ai pas pu faire autrement que de m’attacher à ces deux frères. J’ai trouvé leur relation fraternelle tellement touchante, si belle. Alexis Arend a su nous la retranscrire à la perfection.

L’auteur a su planter un superbe décor et rendre une atmosphère pesante tout au long de son roman. Il a rendu à la perfection les médisances et les ragots qui sont propres aux petites villes. Tout au long de ma lecture, j’ai été parfois ulcérée par le comportement de certains habitants. Rassurez-vous, tous ne sont pas détestables. Je me suis beaucoup attachée à certains.

Je tiens à préciser qu’une part de fantastique est intégrée à cette histoire. J’avoue avoir été déroutée au début, puisque je ne m’y attendais pas, mais une fois habituée, cela a donné tout son charme à l’histoire.

Je voudrais également mettre en avant le travail fait par l’auteur, tant au niveau de l’écriture qu’au niveau de l’intrigue. J’ai adoré sa plume, qui certes peut être qualifiée de classique, mais qui nous change des styles plus incisifs et percutants que l’on a tendance à croiser. Ici, c’est plutôt une écriture tout en délicatesse et empreinte de sensibilité. Si les auto-édités peuvent vous faire freiner, de peur d’y trouver des fautes ou autre coquilles, aucun souci de ce côté. C’est un travail parfait que nous offre l’auteur, digne des plus grandes maisons d’édition. N’hésitez donc surtout pas à cause de ce détail.

Cela aura donc été une très belle découverte. Alexis Arend aura su proposer à son lecteur une belle palette d’émotions avec son histoire magnifique. Une petite pépite de l’auto-édition à découvrir.

Ma note : 18/20

Fantasy

Stardust de Neil Gaiman


Résumé

D’un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d’une calme forêt anglaise. De l’autre, le Pays des Fées, univers d’enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Entre les deux, il y a le mur, l’infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de Féerie. Infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neuf ans s’ouvre la Foire des Fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer. Dans certaines circonstances, cependant, attendre si longtemps pour pénétrer en Féerie est impossible. Car quand on s’appelle Tristran Thorn et que l’on a promis à sa belle l’étoile filante tombée du firmament de l’autre côté du Mur, aucun obstacle ne saurait s’élever contre l’amour…

Mon avis

Voilà bien longtemps que j’avais envie de découvrir la plume de Neil Gaiman, auteur maintes fois primé pour ses écrits, et adapté très souvent en télévision ou au cinéma.

Je me suis finalement décidée pour ce roman, puisque n’étant pas trop long, j’ai pensé avoir une bonne occasion de découvrir l’univers de l’auteur.

C’est une réussite puisque j’ai beaucoup aimé cette lecture. Il s’agit tout simplement d’un conte pour adultes, et j’ai adoré me laisser entraîner et me promener dans ce monde féerique en compagnie du protagoniste et des autres personnages.

Neil Gaiman a su créer un monde avec ses enchantements, ses codes et toute sa féerie qui sont propres aux contes. Il a su mêler avec brio ce monde à l’époque victorienne, période à laquelle se déroule son intrigue.

L’histoire est plus complexe qu’il n’y parait avec ses rebondissements et ses aventures, et émerveillera à coup sûr le lecteur, qui se laissera immanquablement bercer par l’écriture poétique et soignée.

S’il est vrai que j’ai lu à plusieurs reprises que ce n’est de loin pas le meilleur de Neil Gaiman, pour ma part, et peut-être dû au fait qu’il s’agissait d’une totale découverte, j’ai beaucoup apprécié cette lecture que je recommande.

C’est un maginifique conte pour adulte, où merveilleux et magie se marieront pour enchanter le lecteur au fil des pages. À découvrir.

Ma note : 16/20


Contemporain

La prochaine fois de Marc Levy


Résumé

Parti à la recherche d’un tableau mystérieux, Jonathan croise la route de Clara. Tous deux sont convaincus de s’être déjà rencontrés. Mais où et quand ? A Londres, il y a plus d’un siècle… Le quatrième roman de Marc Lévy entraîne ses lecteurs de Saint-Pétersbourg à Boston, de Londres à Florence et Paris, dans une histoire où amours et énigmes défient le temps.

Mon avis

C’est un avis particulièrement difficile à rédiger. J’aurais vraiment eu deux opinions totalement divergentes au cours de cette découverte. Si la première partie m’a parue très ennuyante, j’ai cependant adoré la deuxième partie.

Effectivement, cette histoire met beaucoup trop de temps à se mettre en place et il faut réellement s’accrocher jusqu’à un peu plus de la moitié. J’avoue avoir compté les pages, ce qui n’est pas très bon signe dans une si courte lecture, qui fait moins de 300 pages. À maintes reprises, j’ai ressenti un profond ennui et une envie irrépressible d’abandonner Jonathan, Peter et Clara dans les méandres d’une histoire qui n’arrivait pas à me séduire une seule seconde et qui avait bien du mal à démarrer.

Et soudain, la deuxième partie est arrivée et là, j’ai totalement accroché. Elle était certes plus rythmée mais j’avais surtout l’impression que tout prenait enfin sens et que les pièces de puzzle s’emboîtaient à la perfection. Le tout s’accélère et enfin j’ai commencé à ressentir des émotions autres que l’ennui.

Les personnages sont assez antipathiques et j’ai eu du mal à m’accrocher à eux, ce qui a rendu cette lecture quelque peu laborieuse à certains égards. Mais Marc Lévy a su nous proposer un dénouement soigné qui aura su me convaincre.

Certes, l’histoire peut paraître rocambolesque à bien des égards, puisque l’ingrédient du fantastique se mêlera à cette romance. Pourtant, j’ai trouvé que l’auteur a assez bien su marier les deux genres.

Un gros plus de cette histoire réside sans doute dans cette incursion dans l’art que nous propose l’auteur, avec pour fil rouge le peintre Vladimir Radskin, peintre tout droit sorti de l’imagination de Marc Lévy. Il faut reconnaître le grand travail de recherche effectué par l’auteur, notamment en ce qui concerne l’authentification des tableaux.

Un roman en demi-teinte pour ma part, donc, mais avec lequel je ne serais pas sévère, ayant été conquise par cette deuxième partie.

Ma note : 15/20

Classique

L’Avare de Molière


Résumé

Harpagon n’a jamais quitté l’affiche. Il a endossé tous les costumes, pris les traits les plus divers, changé d’emploi bien souvent. On l’a vu pathétique, bouffon, tragique, méchant, shakespearien, halluciné, délirant, clownesque, parfois. Au prodigieux spectacle de ce bourg affairiste richissime, de cet usurier possédé tyrannisant une famille charmante, faut-il rire ou pleurer ? Faut-il plaindre ou haïr ce forcené qui enterre son or et ne donne jamais mais  » prête  » le bonjour ? Molière était le meilleur, le plus aimable et généreux des hommes. Son public lui réclamait des farce bouffonneries. Mais son génie comique cache mal un des auteurs les plus noirs et les plus féroces de tous les temps, l’inventeur de ces monstres d’égoïsme, névrosés d’Alceste, Don Juan, Arnolphe, et de cet Harpagon, nos semblables, nos frères.

Mon avis

Sans aucun doute, il s’agit ici de l’une des meilleures pièces du théâtre de Molière, de par son accessibilité d’une part, et de ses scènes si drôles d’autre part.

J’ai tout simplement adoré détester le personnage de Harpagon, qui malgré sa grande tare qu’est son avarice persistante, est à la fois odieux et désopilant. Molière n’a pas son pareil pour railler les travers humains, et cette pièce le prouve.

J’ai beaucoup aimé les autres personnages également, et surtout, les situations cocasses offertes par Harpagon à cause de sa radinerie. Il y a eu des scènes avec des quiproquos qui m’auront beaucoup fait rire.

Je ne peux que vous conseiller cette pièce de théâtre et à plus forte raison si vous êtes novices dans ce genre littéraire. Elle est vraiment très facile à lire, on ne s’emmêle pas avec les personnages et les dialogues sont certes de l’époque, mais parfaitement compréhensibles et accessibles à tous.