Romance auto-édité

Rien ne sert de (se) mentir, il faut aimer à point

Rien ne sert de (se) mentir, il faut aimer à point de Sophie Rouzier

  • Auteur : Sophie Rouzier
  • Titre : Rien ne sert de (se) mentir, il faut aimer à point
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 430
  • Parution : 15 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Julie et Liam sont inséparables. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance et protègent leur amitié coûte que coûte. Enfants, ils étaient intarissables sur l’Afrique et songeaient à y habiter en grandissant.

Avec les années, les projets de Julie ont évolué. Cette jeune divorcée est devenue une casanière maladive et une menteuse invétérée. Elle fait croire à son entourage qu’elle voyage comme elle respire. Celle-ci a même été jusqu’à créer une association de globementeurs, fournissant photomontages et itinéraires détaillés aux faux-baroudeurs comme elle.

Liam, quant à lui, aventurier hors pair, réalise son rêve et s’installe au Botswana dans un lodge. Etrangement, Julie a toujours une bonne excuse pour ne pas lui rendre visite. Il doute quant au bien-fondé de leur amitié. Le jour où Liam lui annonce qu’elle sera témoin à son mariage, tout son monde s’écroule.

L’amitié homme femme existe-t-elle vraiment ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement l’auteure Sophie Rouzier pour sa confiance.

Julie et Liam sont amis depuis l’enfance. Alors que la jeune femme doit faire face à un divorce, son meilleur ami est sur le point de se marier au Bostwana. Lorsqu’il l’invite à assister à son mariage, pour Julie, c’est une véritable épreuve. En effet, si tout le monde autour d’elle, y compris Liam bien sûr, pense que la jeune femme est une grande globe-trotteuse, elle n’est en réalité qu’une globe-menteuse. Elle fait croire à tous qu’elle n’arrête pas de voyager, alors qu’en réalité, elle ne sort pas de chez elle. Elle a même réussi à rallier plusieurs personnes dans son club. Dès lors, lorsqu’en plus son patron lui propose de la muter quelques temps en Afrique, c’est le désespoir qui l’envahit.

En voilà un roman dépaysant à souhait. J’avais découvert la plume de Sophie avec son roman précédent, qui était bien plus court, et elle m’avait déjà convaincue. Ici, j’ai apprécié le fait d’avoir une plus grande perspective de son talent. Elle sait instaurer fraîcheur et rires dans ses récit, et surtout, c’est un véritable moment d’évasion qu’elle nous propose.

J’ai totalement accroché aux deux personnages principaux, Julie et Liam. J’ai particulièrement aimé le caractère de Julie, qui malgré les adversités, ne tombe jamais dans le pessimisme et garde toujours son humour. Mais surtout, j’ai apprécié de voir évoluer la relation entre eux. Ils ne sont pas statiques. Ils évoluent. Sophie passe par quelques retours en arrière dans le temps, afin de bien expliquer les tenants et aboutissants de cette relation particulière qu’entretiennent ces deux personnages. J’ai été touchée à plusieurs reprises, mais surtout, j’ai trouvé que certains passages étaient emplis d’humour.

L’autre gros point fort de cette histoire, c’est ce dépaysement unique que nous propose Sophie. Les descriptions de l’Afrique sont d’un réalisme surprenant et le lecteur a vraiment la sensation de se retrouver dans ces paysages rien qu’avec l’évocation des mots choisis par l’auteure.

La plume de l’auteure est d’une grande qualité. C’est vraiment agréable de trouver des romans auto-édités avec une écriture si soignée. Les chapitres sont de taille moyenne. Les dialogues sont très bien réalisés, avec parfois une grande pointe d’humour. Je ressors conquise par le style de Sophie.

Un roman rafraîchissant, aux allures de petit bonbon littéraire, qui est une véritable invitation au voyage, et servi par deux personnages principaux attachants et touchants. Une véritable réussite à découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Léon et Gustave au cœur de la mine

Léon et Gustave au cœur de la mine de Sophie de Mullenheim

  • Auteur : Sophie de Mullenheim
  • Titre : Léon et Gustave au cœur de la mine
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Fleurus
  • Nombre de pages : 232
  • Parution : 12 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Nord de la France, juin 1888.

Léon va bientôt avoir douze ans. Il est fils et petit-fils de mineur. Pour lui, l’avenir est tout tracé : il sera mineur. Mais Léon va à l’école et, contrairement à ses parents et grands-parents, il sait lire et écrire. Il lit beaucoup d’ailleurs : les livres que lui prête son instituteur et le journal dans lequel il suit avec passion l’avancée des travaux de la Tour Eiffel. A mesure que l’immense tour s’élève, le rêve de Léon grandit : il veut devenir apprenti dans les ateliers du grand Gustave Eiffel. Il veut construire des tours, des ponts, des bâtiments… La famille de Léon, pourtant, est loin de partager son enthousiasme. Plus vite le garçon travaillera à la mine et plus vite il rapportera des sous à la maison. Un jour, son père lui lance un ultimatum : soit il descend à la mine soit il vend sa jument Cachou pour qu’elle aille travailler à sa place. Léon est très attaché à Cachou. Il ne veut surtout pas qu’elle descende dans le puits car il sait qu’elle n’en remontera certainement jamais. La mort dans l’âme, il décide d’aller au fond pour sauver sa jument, tout en continuant de rêver de la Tour Eiffel et de constructions inouïes.

Jusqu’au jour où, malgré les promesses de son père, Cachou descend elle aussi dans la mine…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fleurus pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1888. Alors qu’à Paris la construction de la Tour Eiffel avance à grands pas, dans une ville du nord le jeune Léon rêve de rejoindre l’équipe de Gustave Eiffel. L’adolescent est brillant dans ses études. Pourtant, les parents du jeune homme décident une toute autre trajectoire pour lui. Il sera mineur, comme son père, afin de pouvoir contribuer à l’économie familiale. Comment Léon pourra-t-il rallier les équipes de Gustave Eiffel ?

Quel excellent roman jeunesse. J’aime beaucoup les récits de Sophie de Mullenheim qui bien souvent place ses intrigues dans une période historique spécifique et permet ainsi aux plus jeunes d’en apprendre beaucoup sur divers sujets.

Ici, c’est surtout le travail de mineur qui est mis en avant. Au travers du jeune Léon, le lecteur pourra en apprendre davantage sur ce métier. Les explications sont claires et Sophie veille bien à placer un lexique afin de donner la définition de certains mots particuliers.

Mais ce roman, c’est avant tout une belle histoire d’amitié. Léon fera la rencontre de Marie et entre les deux, une complicité va peu à peu s’installer. J’ai trouvé cela très touchant. La jeune fille aidera son ami tout au long du récit.

La plume de l’auteure est très fluide et idéale pour rythmer son récit. Avec des chapitres courts, le tout reste très aisé à lire. Sophie veille à bien expliquer les mots qui peuvent être compliqués et j’ai trouvé cela très judicieux.

Un excellent roman jeunesse avec pour toile de fond le travail de mineur, et servi par deux personnages principaux touchants et qui partagent une belle amitié. À découvrir.

Ma note : 18/20

Thriller

La chasse

La chasse de Gabriel Bergmoser

  • Auteur : Gabriel Bergmoser
  • Titre : La chasse
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 18 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Frank s’occupe d’une petite station-service paumée au milieu de l’immensité sauvage australienne. Un jour, une jeune femme arrive en trombe, blessée. Aidé par un couple de voyageurs, Frank tente de soigner les blessures de l’inconnue lorsque de mystérieux assaillants arrivent sur les lieux. Coupés du monde, les occupants de la station-service vont devoir alors faire face à un véritable siège.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Australie, en plein centre du bush. Une maison isolée et une station-service. Aucune autre habitation aux alentours. C’est dans cet endroit hostile que vit Frank. Lorsque son fils fait appel à lui pour lui confier Allie, sa petite-fille, une jeune adolescente avec beaucoup de problèmes, Frank voit son quotidien bouleversé. Lui qui est habitué à être seul, il va devoir maintenant vivre avec sa petite-fille qu’il connaît si mal. Un jour, alors qu’ils sont en train de travailler dans la station-service, une jeune femme arrive. Blessée, elle a besoin d’être soignée. C’est le début du cauchemar qui commence pour Frank et Allie.

Autant le dire d’emblée, ce roman est excellent dans son genre. J’ai accroché dès le prologue et plus je tournais les pages, plus il m’était difficile de lâcher ce livre. Je voulais savoir, j’ai angoissé pendant toute ma lecture et je n’ai pas vu les pages défiler. En voilà un excellent thriller.

L’auteur n’a pas son pareil pour créer une atmosphère hautement anxiogène. Dès le départ, je me suis interrogée sur l’identité de la jeune femme qui arrive blessée dans la station-service. Avec une narration à deux temps, l’auteur répond peu à peu aux interrogations du lecteur, et c’est réalisé avec brio.

Le récit va à toute vitesse, et pour cause, les actions tiennent en une nuit. Il n’y a aucun moment de répit et l’auteur a su maintenir la tension jusqu’au dénouement. C’est un véritable page-turner au grand suspense.

La plume de l’auteur est addictive. Avec un style fluide et très cinématographique, il réussit à rendre son récit très difficile à lâcher avant d’arriver au dénouement. Le schéma narratif est particulier, puisque le lecteur suivra l’action au présent et ce qu’il s’est passé auparavant. J’ai trouvé cela très judicieux, permettant ainsi de savoir comment les faits ont évolué.

Un roman où les actions s’enchaînent sans cesse et où le suspense monte peu à peu. Cet excellent thriller est très difficile à lâcher. À découvrir.

Ma note : 18/20

Historique

Hamnet

Hamnet de Maggie O’Farrell

  • Auteur : Maggie O’Farrell
  • Titre : Hamlet
  • Genre : Historique
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 1 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un jour d’été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l’aide car aucun de leurs parents n’est à la maison…

Agnes, leur mère, n’est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.

Porté par une écriture d’une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O’Farrell est la bouleversante histoire d’un frère et d’une sœur unis par un lien indéfectible, celle d’un couple atypique marqué par un deuil impossible. C’est aussi l’histoire d’une maladie « pestilentielle » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c’est avant tout une magnifique histoire d’amour et le tendre portrait d’un petit garçon oublié par l’Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Stratford, 1596. Hamnet, onze ans, est très inquiet. Sa sœur jumelle Judith est gravement malade. Il part alors à la recherche d’aide. Il n’arrive pas à trouver sa mère, ni sa grande sœur Susana. Son père est à Londres. Lorsque finalement il arrive à trouver sa famille afin de venir en aide à Judith, cette dernière voit son état empirer.

Que roman. Je ressors bouleversée par cette lecture qui m’a chamboulée à plusieurs reprises. S’inspirant du drame qu’a vécu Shakespeare, ce roman retrace avec beaucoup d’émotions l’histoire du petit Hamnet, le petit garçon du dramaturge décédé à l’âge de onze ans.

J’ignorais totalement ce fait, et ce roman m’a donné l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’histoire personnelle de cet écrivain. J’ai pu découvrir l’homme et non pas seulement le dramaturge. Au travers de cette histoire, Maggie nous propose une incursion historique et une histoire d’amour somptueuse entre l’écrivain et Agnes.

Ce roman est un bouleversement du début à la fin. Diverses thématiques sont abordées, et je trouve que Maggie nous en parle avec une sensibilité rare. La figure de Shakespeare n’est jamais clairement mentionnée mais persiste en filigrane tout au fil des pages. Le roman va davantage se centrer sur Agnes, et sur l’amour indéfectible qui unit Hamnet et Judith, les deux jumeaux.

La plume de l’auteure est somptueuse et élégante. Avec un vocabulaire imagé, Maggie réussit à faire passer toutes les émotions qui jalonnent ce récit à son lecteur. J’ai été très émue en découvrant ce récit. Le roman est divisé en deux parties bien distinctes. La deuxième se centrera principalement sur la reconstruction des personnages après le drame terrible auquel ils seront confrontés.

Un roman d’une sensibilité rare, servi par une plume élégante et qui aura été un véritable bouleversement, tant l’auteure aura réussi à retransmettre les émotions tout au fil des pages. À découvrir.

Ma note : 17/20



Contemporain

La lumière était si parfaite

La lumière était si parfaite de Carène Ponte

  • Auteur : Carène Ponte
  • Titre : La lumière était si parfaite
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fleuve
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 15 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point?? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Fleuve pour leur confiance.

Megg est une femme mariée et maman de deux enfants, Lalie de seize ans et le petit Malone. Elle a perdu sa maman il y a six mois, et la jeune femme est profondément bouleversée. Depuis un certain temps, elle aperçoit des signes avant-coureurs d’un profond mal-être. Elle se met à pleurer pour tout, elle se sent à l’étroit dans sa vie de famille et ne trouve plus sa place afin de s’épanouir. Sa meilleure amie Romy, qui est aussi sa voisine, va tout faire pour aider Megg. Lorsque cette dernière retrouve une pellicule de photos et qu’elle décide de la faire développer, ce qu’elle va y découvrir va changer le cours de son quotidien et l’amener dans un road trip étonnant.

Autant le dire tout de suite, ce roman a été un énorme coup de cœur pour ma part. Carène a réussi en peu de pages à m’entraîner dans un troubillon émotionnel. Je ressors de cette lecture émue et bouleversée. Carène a énormément de talent pour rendre ses personnages crédibles, et analyser avec beaucoup d’acuité les sentiments de chacun.

Dès les premières lignes, j’ai accroché à Megg, personnage très attachant et d’une simplicité authentique. C’est la jeune femme qui va porter cette histoire et le lecteur va vite s’apercevoir comment peu à peu elle va s’enliser dans une situation qui ne lui convient plus. Elle se rend compte qu’elle a tendance à s’effacer pour s’occuper de sa famille. Elle a laissé ses rêves de devenir photographe de côté.

Au fil des pages, on découvrira aussi la relation tendue qu’elle entretient avec sa fille Lalie. En pleine adolescence, cette dernière se referme sur elle-même. J’ai été très émue par certains passages, et j’ai trouvé que Carène donnait une véritable épaisseur à ses personnages. Tout sonne juste, que ce soit en ce qui concerne les personnages comme les sentiments de chacun.

J’ai beaucoup aimé le road trip qui survient dans ce roman. Je ne vous en dirai pas plus quant aux circonstances dans lesquelles il survient, afin de ne rien vous spoiler. C’est un véritable dépaysement que propose l’auteure.

La plume de l’auteure est addictive. Avec un style simple mais authentique, Carène réussit à retransmettre les émotions qu’elle veut faire passer. Les chapitres sont de taille moyenne. Le choix de la première personne, l’histoire étant narrée sous le point de vue de Megg, m’a paru très judicieux.

Un roman empli de sensibilité, d’émotions, servi par une héroïne touchante et attachante. C’est une réussite totale. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller

Noir

Noir de Koz

  • Auteur : Koz
  • Titre : Noir
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Fleuve
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 1 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Au moment où les dix-huit transformateurs alimentant Paris et sa banlieue en électricité explosent simultanément, le noir tombe sur la capitale et ses environs. La nuit est totale, le danger inédit. En quelques heures à peine, les rues sombrent dans le chaos. Les scènes de pillages et de violence se multiplient. La tension monte.

Immédiatement, Hugo Kezer, chef de groupe à la brigade criminelle, prend le commandement de la cellule de crise mise en place pour répondre à l’urgence de la situation. Il doit avant tout comprendre qui se cache derrière cet acte criminel, cette organisation aussi élaborée. Et les raisons pour lesquelles ce black-out a été si minutieusement orchestré.

Une course contre la montre s’engage alors pour Kezer, d’autant plus éprouvante que les menaces sont nombreuses et pourraient bien mettre en danger celles et ceux qu’il aime…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Fleuve pour leur confiance.

Imaginez que les dix-huit transformateurs qui alimentent la région parisienne en électricité tombent hors-service en même temps. Paris est alors livrée à l’obscurité la plus totale et par conséquent aux pillages et aux saccages. C’est dans ce décor dantesque que le lieutenant Kezer va devoir mener l’enquête afin de découvrir les causes exactes de de black-out.

Quel thriller captivant. Je dois dire que dès la première page, l’auteur a su retenir mon attention pour ne plus la lâcher pendant toute la durée de l’intrigue. Je ressors conquise par ce roman différent et original. L’intrigue est rondement menée.

L’atmosphère de ce thriller est anxiogène au possible, d’autant plus que le postulat de départ faisant référence à un black-out sans précédent semble probable. Autour de cette panne d’électricité dans Paris, le lieutenant Kezer va devoir mener d’une part une enquête pour découvrir ce qu’il s’est passé, et d’une autre part une autre enquête, dont je préfère ne rien vous dire afin que vous le découvriez au fil des pages.

Cette enquête ne m’a pas laissée un moment de répit. Le roman va à toute vitesse et j’ai eu énormément de mal à lâcher ma lecture tant je voulais savoir où tout cela aboutirait. C’est un véritable page-turner que nous propose ici l’auteur.

J’ai apprécié le personnage de Kezer, que j’ai trouvé tourmenté. Le lecteur apprendra le drame terrible auquel le lieutenant a dû face. J’ai trouvé ce personnage très bien esquissé, jamais linéaire. J’ai très envie de découvrir ce qu’il devient dans le deuxième tome de ses aventures.

L’intrigue va de rebondissements en rebondissements. Je n’ai pas ressenti une seule page d’ennui. Je voulais à chaque fois en savoir plus, et j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ma lecture. De fausses pistes en révélations étonnantes, l’auteur sait manier son suspense sans trop en faire. C’est une vraie réussite.

La plume de l’auteur est entraînante. Sous un style clair et précis, les pages défilent. À chaque début de chapitre, une indication spatio-temporelle permet au lecteur de suivre au mieux l’évolution de l’intrigue. L’histoire est très rythmée.

Un thriller original et anxiogène, rondement mené auprès d’un personnage principal très bien esquissé. Un suspense et des rebondissements à foison. C’est une réussite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Les somnambules

Les somnambules de Chuck Wendig

  • Auteur : Chuck Wendig
  • Titre : Les somnambules
  • Genre : Science-fiction
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 1174
  • Parution : 4 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un nouveau monde, le nôtre ?

Dans un petit village de Pennsylvanie, Shana surprend sa soeur, Nessie, quittant d’un pas résolu leur maison. Lorsqu’elle tente de l’intercepter, la petite fille ne réagit pas à sa présence. Mutique, absente, le regard vide, elle avance… Croyant à une crise de somnambulisme, Shana commence à la suivre. Rapidement, elles sont rejointes par un deuxième errant, frappé des mêmes symptômes que Nessie. Puis un autre. Bientôt, ils sont des centaines à converger vers la même destination inconnue, tandis que leurs proches, impuissants, leur emboîtent le pas. Très vite, cette mystérieuse épidémie enflamme le pays.

Chuck Wendig tend à notre monde un miroir dans lequel se reflètent ses hantises les plus contemporaines : l’irruption de l’inconnu, la peur de l’autre, la défiance envers le gouvernement, la force rampante des discours religieux et extrémistes… Rappelant autant Le Fléau que The Leftovers, Les Somnambules est un portrait humain mais sans concession d’une société au bord de l’extinction.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Pennsylvanie. Inquiète de ne pas trouver sa sœur Nessie, Shana part à sa recherche. Elle la retrouve quelques pas plus loin de leur maison, où elles y habitent auprès de leur père, leur mère les ayant abandonnés. Shana a beau appeler sa sœur, cette dernière ne réagit pas et continue son chemin. Elle semble dans un état étrange, ne parlant pas et n’écoutant rien autour d’elle. Elle a pour seul but de continuer sa route. Bientôt, elle sera rejointe par d’autres personnes dans le même état. Que s’est-il donc passé ?

Quel livre. Il m’est impossible de vous faire un résumé succinct de ce grand roman. Ce n’est que le postulat de départ que je vous ai commenté ici, puisque ce roman ne se résumera pas à ce phénomène étrange qui assaillit certains personnages. Ici, énormément de thématiques seront abordées tout au fil des pages.

À l’aide d’une galerie de personnages tous plus différents les uns que les autres, l’auteur va déployer une intrigue audacieuse et ambitieuse. Plusieurs thématiques vont être mises en exergue. Si au début, je dois avouer avoir été effrayée par le nombre conséquent de pages, je dois dire que l’auteur a un vrai talent pour maintenir l’attention de son lecteur.

Tout au fil des pages, l’auteur sait renouveler son suspense et le postulat de départ n’est qu’un petit pan, une sorte de fil rouge, d’une intrigue qui prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que les pages défilent.

La plume de l’auteur est accessible. Malgré quelques explications qui peuvent parfois paraître un peu techniques, le style est clair. Ce roman est un véritable page-turner qui réserve des surprises et beaucoup de rebondissements.

Un roman audacieux et ambitieux, dans lequel l’auteur sait se renouveler plus d’une fois afin de maintenir l’intérêt de son lecteur. Une très bonne lecture. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Murder game

Murder game de Rachel Abbott

  • Auteur : Rachel Abbott
  • Titre : Murder game
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 25 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après Ce qui ne tue pas, la reine du suspense à l’anglaise déploie l’éventail de son talent dans un roman à énigmes digne d’Agatha Christie. Angleterre, de nos jours. La première fois que Jemma s’est rendue dans le manoir de Polskirrin, c’était en compagnie de Matt, son époux, pour célébrer le mariage du richissime Lucas JarrettJamais Jemma n’oubliera la vue saisissante de cette demeure dominant la mer, perchée sur un éperon de Cornouailles.
Jamais, non plus, n’oubliera-t-elle la vue du corps d’Alex, la sour tant aimée du marié, flottant sans vie le jour des noces, sur cette plage de galets… Un an après, Jemma et Matt sont de retour à Polskirrin, à la demande expresse de Lucas. Pourquoi ce dernier tient-il tant à célébrer le premier anniversaire de ses noces funestes ? La question est sur les lèvres de tous les invités. Car ce que Lucas a en tête n’a rien d’une gentille réunion entre amis.
Non, c’est à une fête macabre qu’il les a tous conviés, un murder game visant à faire rejouer à chacun son rôle de l’an passé et révéler ainsi la vérité sur la mort d’Alex. Mêmes personnes, mêmes tenues, même repas, mêmes discussions, la nuit qui a vu mourir la jeune femme se répète dans une mise en scène terrifiante. Jemma sait bien qu’elle n’est pas coupable. Mais qu’en est-il de Matt ? Détient-elle réellement toutes les cartes de ce jeu mortel, dont nul ne semble connaître l’issue ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Polskirrin, un manoir dans les Cornouailles. L’ambiance est à la fête, et pour cause, Lucas est sur le point de célébrer son mariage avec Nina. Pour l’occasion, il a invité ses plus proches amis, Nick et sa sœur Isabel, Andrew et sa compagne Chandra, Matt et sa femme Jemma. Alex, la sœur du marié est également présente. Lorsque le corps d’Alex est retrouvé, la jeune fille s’étant noyée, c’est le choc. Un an plus tard, Lucas décide de tous les réunir à nouveau pour se livrer à un jeu étrange. Il veut leur faire revivre la même journée d’il y a un an à ses invités, afin de découvrir qui aurait pu vouloir du mal à Alex, puisqu’il en est convaincu, sa sœur a été assassinée, et il veut découvrir le coupable.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller de facture classique, qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui pourtant réserve bien des surprises à son lecteur. J’aime beaucoup les huis-clos, et ici je me suis retrouvée plongée dans une ambiance pesante, où chaque personnage a bien des choses à cacher, et où j’ai soupçonné presque tout le monde.

Le récit est davantage vu sous la perspective de Jemma et j’ai beaucoup apprécié cela. Il s’agit d’un personnage attachant et elle se retrouve finalement perdue dans les relations qu’entretiennent les autres personnages entre eux, puisque finalement, elle ne connaît que très mal Lucas et ses amis. Elle rencontre ce jeune homme grâce à son mari, et très vite elle va s’apercevoir de l’immense influence qu’il va exercer sur chacun d’eux.

Je me suis posée une multitude de questions et j’ai suivi avec intérêt le déroulé de l’enquête. Le dénouement m’a totalement surprise, je ne m’y attendais pas du tout. Au fil des pages, les secrets des personnages se dévoilent avec parcimonie. Cela permet de se faire une idée de leur passé et des liens qui les unit. Malgré tout, j’étais très loin d’imaginer une telle fin. L’auteur m’aura totalement baladée.

J’ai également beaucoup apprécié l’enquêtrice Stéphanie, ainsi que son collègue et compagnon Gus. J’ai aimé voir leur relation évoluer. Bien qu’il s’agisse du second tome des enquêtes de Stéphanie , soyez rassurés, les tomes peuvent bien évidemment se lire indépendamment.

La plume de l’auteure est addictive. J’ai trouvé judicieux le choix de la narration à la première personne, sous le point de vue de Jemma, dans certains chapitres. Cela permet de mieux appréhender les pensées de la jeune femme. Les chapitres sont très courts, et cela rythme l’histoire.

Un très bon huis-clos, où la psychologie des personnages est approfondie, et où tout le monde est suspect. Cela a été un très bon moment de lecture. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Défriche coupe brûle

Défriche coupe brûle de Claudia Hernández

  • Auteur : Claudia Hernández
  • Titre : Défriche coupe brûle
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Métailié
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 4 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Trois générations de femmes, une guérilla populaire, des forêts reculées. Elle a survécu à la guerre, abandonné les armes, mais conservé le vertige, maintenant que sa lutte est de protéger ses filles dans une après-guerre où la paix, la justice et la dignité sont plus que relatives.

Pas de noms propres, on est la mère ou la fille, de la première à la cinquième, ou la mère de la mère, ou la tante, ou celle qui… À travers ces femmes sans nom, avec une écriture brute, précise et élégante, c’est le point de vue de celles qu’on entend rarement, femmes du peuple qui se sont retrouvées propulsées dans l’Histoire et doivent ensuite retrouver la vie «?normale?» : le patriarcat, le harcèlement, le ménage. Des destins précis, une portée universelle.

Si le monde était bien fait, c’est à ce premier roman puissant que ressemblerait le meilleur de la littérature féminine : l’histoire des femmes, depuis toujours gardiennes et garantes de la famille, de la transmission, depuis toujours flouées et reléguées dans l’obscurité de leurs cuisines, même quand elles ont pris part aux durs combats des hommes.

Défricher, couper, brûler : une manière de survivre quand tout est à reconstruire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Métailié pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Des femmes sans nom mais avec une grande histoire. Tel est le point de départ de ce récit touchant. Après une guerre qui a ravagé le pays, le lecteur aura l’occasion de suivre le quotidien de ces battantes, celles qui ont lutté pour leurs familles, comme celles qui ont lutté pour leur partie. Des femmes en reconstruction et qui ne cesseront jamais de se battre.

C’est un très beau récit que j’ai découvert ici. Il est vrai que le système narratif m’a énormément surprise au départ, puisqu’ici il n’y a aucun prénom pour différencier les personnages féminins, aucun nom de ville mentionné, à part celui de Paris. Je dois dire que ce procédé m’a parfois déroutée mais que j’ai également trouvé que c’était cela qui octroyait la force nécessaire à ce récit.

Ici, c’est une histoire féminine et une véritable ode à la femme que nous propose l’auteure. J’ai été très touchée en suivant l’histoire de chacune d’elles. Si le personnage principal est l’une d’elles, le récit ne se focalisera pas uniquement sur ce personnage, mais également sur sa famille, composée de filles également.

On assiste à la reconstruction du personnage principal qui devra se battre pour ses filles. D’une part, on découvre comment la jeune femme doit survivre en pleine guerre. Ensuite, c’est la manière dont elle devra aller de l’avant une fois la guerre finie qui est abordée. C’est d’une grande intensité émotionnelle.

La plume de l’auteure est particulière. Avec des phrases longues, l’auteure déroule son intrigue. Pourtant, malgré cette longueur, j’ai trouvé que la lecture était vraiment fluide. Il est vrai qu’il faut rester très concentré afin de pas perdre le fil, de par le manque de prénoms. Le style est percutant. Avec des mots simples, l’auteure sait maintenir l’attention du lecteur tout au fil des pages.

Un très belle histoire qui est une véritable ode aux femmes, servi par une narration particulière et originale. C’est une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Scarlett et Novak

Scarlett et Novak d’Alain Damasio

  • Auteur : Alain Damasio
  • Titre : Scarlett et Novak
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 3 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Novak court. Il est poursuivi et fuit pour sauver sa peau. Heureusement, il a Scarlett avec lui. Scarlett, l’intelligence artificielle de son brightphone. Celle qui connaît toute sa vie, tous ses secrets, qui le guide dans la ville, collecte chaque donnée, chaque information qui le concerne. Celle qui répond autant à ses demandes qu’aux battements de son cœur. Scarlett seule peut le mettre en sécurité. A moins que… Et si c’était elle, précisément, que pourchassaient ses deux assaillants ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Novak court. Et pour cause, il est poursuivi par deux voyous, qui vont finir par lui voler son portable. Novak se sent alors perdu. En effet, sans son assistante virtuelle Scarlett, il ne sait plus ni se diriger dans sa ville, ni rien faire. Tout était enregistré dans son téléphone. Il doit réapprendre à se débrouiller seul.

Alain Damasio propose ici une nouvelle percutante, et bien que ce soit un format très court, l’auteur a réussi à accrocher mon attention. Avec ce genre littéraire, il faut être capable de trouver un bon postulat de départ et je dois dire qu’ici, cela a été le cas.

En partant de la thématique des nouvelles technologies, l’auteur nous incite à nous interroger et à réfléchir. Il est vrai que l’intrigue se déroule peut-être un peu trop rapidement, de par le format court proposé. Pourtant, j’ai trouvé que tous les ingrédients pour en faire un très bon récit étaient présents.

La plume de l’auteur est incisive et va droit à l’essentiel. Les chapitres sont très courts et cette histoire se lit d’une traite.

Une nouvelle qui prête à réfléchir, à nous interroger. Bien que le format soit très court, j’ai trouvé que l’auteur réussissait à aller à l’essentiel. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Gamine Guerrière Sauvage

Gamine Guerrière Sauvage d’Éric Cherrière

  • Auteur : Éric Cherrière
  • Titre : Gamine Guerrière Sauvage
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Plon
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 18 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le bras de fer qu’une jeune fille entame avec le monde.
« La vie, c’est comme la guerre, ma petite Maud, les seuls vainqueurs sont ceux qui survivent. N’oublie pas : il n’y a ni bonnes ni mauvaises armes. Au bout du compte, une seule chose importe. Rendre les coups. »

Maud, 15 ans, n’oublie rien de ce que lui dit son grandpère. Elle préfère Albert Einstein à Rihanna, elle use de son ordinateur comme d’une arme mais uniquement de la main gauche, la droite est tranchée à hauteur du poignet. Aux côtés de son frère tant aimé, elle grandit entre un père ex-champion d’athlétisme et une mère exchampionne de bodybuilding. Avec le grand-père, les cinq sont comme les doigts de la main qui manque à Maud.
À la suite d’un délit mineur commis par l’un d’eux, la famille est plongée dans la précarité. Maud sera prête à tout pour les sortir de la misère. Rien ne l’arrêtera et son implacable détermination les conduira au-delà des frontières…
D’une petite ville française jusqu’aux étendues glacées de l’Antarctique, en passant par la Cour pénale internationale de La Haye et un mystérieux think tank norvégien, Gamine Guerrière Sauvage est le portrait d’une enfant du siècle. Le bras de fer qu’une jeune fille entame avec le monde.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Plon et l’auteur pour leur confiance.

Maud a quinze ans. Elle vit avec son grand frère Alban et leurs parents. Suite à un événement qui va bouleverser l’équilibre familial, Maud va prendre en main le quotidien de toute la maison. Elle va devenir une véritable battante afin d’aider les siens à sortir de la précarité. Malgré sa main manquante et son jeune âge, Maud va s’avérer être une véritable guerrière.

Autant le dire tout de suite, ce roman s’est avéré être un véritable coup de cœur. En plongeant dans les premières pages, je ne m’attendais pas à découvrir un récit de cette envergure. L’auteur a su me captiver du début à la fin, et je suis passée par une multitudes d’émotions.

Tout le roman est porté par Maud, et par son obstination afin de protéger les siens et de les aider. La jeune fille va perdre pied à plus d’une reprise et aller trop loin. Ce personnage féminin est sans aucun doute la force de ce récit. Il y a une réelle dualité qui se crée entre l’adolescente touchante et prête à tout pour protéger sa famille, et celle au contraire excessive dans ses actions et qui n’hésite pas à commettre des actes répréhensibles. La personnalité de Maud est très travaillée, et le personnage n’est jamais manichéen.

L’auteur va mettre en avant la famille et l’entraide qui règne au sein de ce cercle afin de survivre et de s’en sortir. C’est Maud qui va s’avérer être l’équilibre et la force des siens. L’auteur nous emmène de périples en aventures aux côtés de la jeune adolescente et c’est digne de l’un des meilleurs scénarios de films.

Il est impossible de ne pas s’attacher à cette famille atypique composée d’un père ex-champion d’athlétisme et d’une mère ex-championne de bodybulding. Par la suite, le grand-père va se retrouver impliqué au plus près de sa famille, et il sera sans aucun doute la source d’inspiration de Maud. Cette famille est soudée jusqu’au bout, et j’ai trouvé cela très touchant.

La plume de l’auteur est très cinématographique. J’ai eu la sensation de lire un scénario de film et c’est réellement agréable de se retrouver face à un texte de cette qualité. Les petits chapitres appellent toujours à la lecture des suivants et il m’a été très difficile de stopper ma lecture.

Un roman servi par une jeune héroïne intrépide et qui porte presque à elle seule sa famille dans une intrigue riche en aventures et en rebondissements. C’est une réussite totale et je vous recommande ce roman sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller

Les sœurs Van Apfel ont disparu

Les sœurs Van Apfel ont disparu de Felicity McLean

  • Auteur : Felicity McLean
  • Titre : Les sœurs Van Apfel ont disparu
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 28 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1992, dans une lointaine banlieue de Sydney, en lisière du bush. Un été caniculaire durant lequel une puanteur infecte se dégage du lit de la rivière. Un été que Tikka, onze ans et deux mois, n’a jamais oublié : celui où les soeurs Van Apfel ont disparu.

Les trois filles du pasteur — Hannah, l’aînée, Cordelia, la fantasque, somnambule à ses heures, et la petite Ruth avec son bec-de-lièvre — profitent de l’entracte du spectacle de l’école pour se faire la belle et s’évanouir dans la nature. Le corps de la plus jeune sera retrouvé coincé entre deux rochers…

Vingt ans plus tard, Tikka retourne chez ses parents pour prendre soin de sa grande soeur, malade. Un séjour qui sera l’occasion d’affronter avec elle les fantômes qui les hantent. Leurs amies se sont-elles enfuies pour échapper au joug de leur père ou ont-elles été victimes d’un prédateur ? Y a-t-il la moindre chance pour qu’Hannah et Cordelia soient aujourd’hui toujours en vie ?

Entre désir de liberté et rêves étouffés, un texte qui capture avec justesse, humour et intensité l’essence même de l’adolescence. Et s’il y est question du spleen des soeurs Van Apfel, ce roman résonne aussi des rires de ses héroïnes et se dévore comme un page-turner.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Hannah, Cordelia et Ruth sont les sœurs Van Apfel. Un jour, les trois filles disparaissent. Leurs deux amies, Laura et Tikka, sont bouleversées. Quelques années plus tard, Tikka revient sur les lieux de son enfance. Elle va ainsi retracer le parcours des sœurs Van Apfel afin d’en savoir plus sur leur disparition.

Je ressors conquise par ce roman profond, dans lequel tout est amené finement. Pourtant, je dois bien avouer qu’au début, j’ai eu quelque peu de mal à rentrer dans l’histoire. Une fois que cela a été chose faite, je me suis intéressée de plus en plus à cette histoire.

Il faut dire que la force de roman réside avant tout dans ses personnages, qui sont remarquablement esquissés et d’une grande profondeur. Toute l’intrigue va tourner autour d’eux et l’auteure va prendre le temps de camper son décor et les liens qui les unissent.

Ce n’est pas la disparition des filles et le mystère qui englobe cet événement qui primera dans ce récit. C’est plutôt l’atmosphère pesante qui sera au premier plan. La tension montera peu à peu et il devient très difficile d’arrêter sa lecture.

J’ai beaucoup apprécié les descriptions des paysages qui rendent à la perfection cette ambiance pesante. L’auteure a un vrai talent pour retenir l’attention de son lecteur.

La plume est réaliste et très fluide. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif, alternant les passages au présent et ceux au passé. J’ai trouvé cela très judicieux, apportant ainsi une grande perspective au récit. Les chapitres sont de taille moyenne.

Un très bon roman qui prend le temps de dérouler une intrigue au suspense très présent. Je ressors conquise de cette lecture. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Contemporain

Âme stram gram

Âme stram gram de Christiane Legris-Desportes

  • Auteur : Christiane Legris-Desportes
  • Titre : Âme stram gram
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : L’Avallon
  • Nombre de pages : 142
  • Parution : 11 février 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« C’est de ta faute si Marie est morte.
Et tu serais en train de crever d’une même hémorragie interne ?
Cette analogie entre ton mal et celui qui a causé sa mort m’apparaît lourde de sens, un peu comme si la vie se chargeait d’une certaine justice. À moins qu’hémorragie interne n’ait été pudiquement employé par tes filles pour masquer la cause réelle de ton agonie : l’alcool.
En fait, l’idée d’un rapprochement, d’une similitude entre Marie et toi, m’est insupportable.
Il ne peut et ne doit plus jamais rien y avoir de commun entre vous, même dans ta mort.
Je te déteste. »

François n’a jamais pu oublier Marie, son amour de jeunesse, décédée dans des circonstances dramatiques. Depuis, il a rompu avec sa famille, et surtout avec sa sœur, qu’il tient en partie pour responsable de la mort de la jeune fille. Mais que s’est-il réellement passé ? Et comment vivre quand la vérité se fait jour, balayant douloureusement les certitudes passées ?

Roman bouleversant sur la violence des secrets de familles, Âme Stram Gram traite avec délicatesse et originalité de thèmes universels comme la rancœur, la culpabilité, l’amour et l’oubli.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions de l’Avallon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

François déteste sa sœur. Et pour cause, il la tient pour responsable de la mort de Marie, la femme de sa vie. Pourtant, il va bientôt s’apercevoir que la vérité n’était pas celle qu’il tenait pour acquise depuis si longtemps. En effet, il va comprendre sa méprise, et dès lors, ce sera un chemin sinueux que devra entreprendre le jeune homme afin de se reconstruire.

Je ressors bouleversée par ce roman court mais d’une grande intensité émotionnelle. Mais surtout, quelle originalité de la part de l’auteure dans la manière de présenter son schéma narratif. J’ai trouvé cela très réussi.

Sous forme d’échanges téléphoniques, de lettres, mais sans jamais faire appel aux dialogues, l’histoire de François prend forme peu à peu. Chaque chapitre est en quelque sorte composé d’un monologue de l’un des personnages, le mettant en scène au téléphone ou face à un interlocuteur dont on ne connaîtra pas les réponses.

Si cette façon de faire peut paraître risquée, je dois dire que l’auteure a parfaitement réussi son pari. Cela donne une grande perspective au récit, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Même s’il n’y a pas de réponses, les protagonistes ne s’en livrent pas moins au lecteur.

L’histoire de François est bouleversante de par les épreuves qu’il a dû traverser. C’est un long parcours de résilience et de reconstruction qui va commencer pour lui. Sur son chemin, pour l’aider, il fera de belles rencontres. Beaucoup d’émotions passent au travers de ce récit. J’ai apprécié de suivre comment François, peu à peu, réussit à reprendre son quotidien en main.

La plume de l’auteure est sensible et émotionnelle. Christiane réussit à faire passer ce qu’elle veut nous dire avec des mots simples mais percutants. J’ai trouvé l’épilogue particulièrement original et réussi.

Un court roman abordant des thématiques telles que la résilience et la reconstruction après un drame. L’auteure place ses mots avec justesse et délicatesse et sous forme d’un schéma narratif très original, fait passer son lecteur par une multitude d’émotions. À découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Quatre sœurs à Tokyo

Quatre sœurs à Tokyo de Sophie Rigal-Goulard

  • Auteur : Sophie Rigal-Goulard
  • Titre : Quatre sœurs à Tokyo
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 10 février 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ébahies et ravies, les Quatre sœurs atterrissent à Tokyo, la métropole la plus fascinante d’Asie ! Elles qui adorent les mangas, les peluches kawaï et le hanami – la fête des Cerisiers en fleurs -, vivent un rêve ! Dans une école de danse traditionnelle, Laure rencontre Sakura, une jeune Franco-Japonaise, qui la guide. Grâce à elle, les quatre sœurs apprennent à saluer à la nippone, à manger du poisson au petit-déjeuner, à s’orienter dans le quartier très animé de Shibuya et à maîtriser l’art des idéogrammes. Sakura les invite chez elle afin qu’elles découvrent les manières de vivre des Japonais. Mais pourquoi le voisin de la jeune fille intrigue-t-il tant Laure ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Justine, la meilleure amie de Laure, lui manque énormément suite à son départ pour Tokyo. L’adolescente va alors convaincre ses sœurs Lou, Lisa et Luna, ainsi que leur grand-mère et une amie de ses amies, d’effectuer un voyage au Japon. C’est le début de nouvelles aventures pour les quatre sœurs.

Même si j’avais déjà découvert la plume de l’auteure, je n’avais pas encore lu un roman de cette série mettant en scène quatre sœurs, toutes plus attachantes les unes que les autres. Je ressors tout simplement conquise. J’ai passé un très bon moment de lecture, fait de rebondissements et d’émotions.

L’auteure offre à son lecteur un véritable dépaysement et une immersion totale dans le Japon. J’ai trouvé que les informations étaient très ludiques et surtout, accessibles à tous les publics. Avec simplicité, Sophie nous décrit les paysages. J’ai trouvé cela très réussi.

Les sœurs sont vraiment hautes en couleurs. L’entente entre elles est au beau fixe, et elles restent solidaires les unes avec les autres. Même si l’histoire semble davantage centrée sur Laure, les autres ne sont pas en reste et leurs péripéties nous sont contées.

La plume de l’auteure est d’une grande fraîcheur et très fluide. Le récit est narré à la première personne, sous le point de vue de Laure, et j’ai trouvé cela plutôt judicieux. Les petites illustrations qui parsèment le texte sont très réussies.

Un roman rafraîchissant, qui plaira à tous les publics et qui offre un véritable dépaysement. Les personnages sont attachants. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Policier

Une arête dans la gorge

Une arête dans la gorge de Christophe Royer

  • Auteur : Christophe Royer
  • Titre : Une arête dans la gorge
  • Genre : Policier
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 370
  • Parution : 11 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place…
Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises…
Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lyon. Nathalie Lesage, qui est maintenant commandant au sein de la police, décide de s’installer dans cette ville, après avoir résolu une affaire importante à Paris. En effet, la jeune femme a besoin de changer d’air. Dès son arrivée, elle va être confrontée à plusieurs meurtres qui semblent tous être le fait du même assassin. Aux côtés de Cyrille, son coéquipier, c’est une enquête périlleuse qui va débuter pour elle, et qui va l’amener jusque dans les endroits les plus secrets de Lyon.

J’ai tout simplement passé un excellent moment de lecture avec ce polar que j’ai trouvé original et très immersif. En effet, l’auteur va proposer ici une véritable balade dans Lyon, et les descriptions de la ville sont rendues avec beaucoup de réalisme.

Je préfère ne pas vous dévoiler quelle direction va prendre l’intrigue, pour ne vraiment rien spoiler, mais j’ai trouvé que l’idée était très originale. Cependant, vers le milieu du roman, il semblerait que l’enquête est résolue, puisque le coupable est arrêté. À partir de ce moment, j’ai eu peur de tourner en rond, puisqu’il restait encore beaucoup de pages à découvrir. C’est sans compter sur l’ingéniosité de Christophe, qui a su se renouveler et offrir un pan inattendu à son intrigue.

En effet, cette deuxième moitié, bien qu’elle soit bien évidemment une continuation de la première, offre une nouvelle perspective de l’intrigue et il devient très difficile de lâcher sa lecture. Le récit prend des tournures intéressantes et le suspense est à son comble. À un moment donné, je dois avouer avoir soupçonné tout le monde, et pourtant, l’auteur a tout de même réussit à me surprendre.

La plume de l’auteur est percutante et addictive. Sous un style clair et précis, Christophe nous entraîne dans la ville de Lyon. Il a dû faire un travail de recherches énorme, qui se ressent à chaque page. Les chapitres sont de taille moyenne, et le rythme est soutenu.

Un excellent roman policier qui nous entraîne dans la ville de Lyon, avec de multiples rebondissements et une intrigue surprenante. Cela a été un excellent moment de lecture pour ma part. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Les femmes n’ont pas d’histoire

Les femmes n’ont pas d’histoire d’Amy Jo Burns

  • Auteur : Amy Jo Burns
  • Titre : Les femmes n’ont pas d’histoire
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 18 février 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans cette région désolée des Appalaches que l’on appelle la Rust Belt, la vie ressemble à une damnation. C’est un pays d’hommes déchus où l’alcool de contrebande et la religion font la loi, où les femmes n’ont pas d’histoire. Élevée dans l’ombre de son père, un prêcheur charismatique, Wren, comme sa mère avant elle, semble suivre un destin tout tracé. Jusqu’au jour où un accident lui donne l’occasion de reprendre sa vie en main.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Trap, dans les Appalaches. C’est dans une petite ferme reculée de cette localité que vivent Briar, un prêcheur, sa femme Ruby et leur fille Wren. Un peu plus loin, Ivy, la meilleure amie de Ruby, vit auprès de son mari et de leurs fils. Wren et sa mère sont totalement isolées du monde, de par la décision de Briar. Pour quelles raisons cet homme vit-il ainsi isolé auprès de sa famille ?

C’est un roman très puissant que j’ai découvert ici. Je ne m’attendais pas à un récit aussi fort, que ce soit au niveau des personnages comme au niveau de l’intrigue. Pourtant, le début m’a paru compliqué à aborder, l’auteure prenant vraiment le temps de camper le décor et d’esquisser ses personnages avec brio.

Ce roman met en avant des personnages forts. J’ai beaucoup apprécié le changement temporel que propose l’auteure vers le quart de son récit. Avec des retours en arrière, le passé des personnages prendra forme, et les secrets pourront s’éclaircir.

Ce récit, c’est avant tout une histoire de femmes. J’ai apprécié avoir des personnages féminins forts, qui doivent se battre pour s’émanciper. Les personnages de Ruby et Ivy sont bouleversants, et Wren n’est pas en reste.

La plume de l’auteure est très élégante. J’ai apprécié le style percutant, qui permet de créer un roman d’atmosphère. Les chapitres sont de taille moyenne et le roman est divisé en plusieurs parties, abordant chacune une époque dans le quotidien des personnages.

Un roman très profond, servi par une belle plume. Une histoire bouleversante. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Thriller

Le sang des Belasko

Le sang des Belasko de Chrystel Duchamp

  • Auteur : Chrystel Duchamp
  • Titre : Le sang des Belasko
  • Genre : Thriller
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 14 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezCinq frères et sœurs se réunissent dans la maison de leur enfance, la Casa Belasko, une imposante bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole au sud de de la France. 

Leur père, vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, dans laquelle sont dévoilés nombre de secrets. 

Le plus terrible de tous, sans doute : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée…

Au cours de cette nuit fatale, les esprits s’échauffent. Colères, rancunes et jalousies s’invitent à table. Mais le pire reste à venir. D’autant que la maison – coupée du monde – semble douée de sa propre volonté.

Quand, au petit matin, les portes de la Casa se rouvriront, un membre de la fratrie sera-t-il encore en vie pour expliquer la tragédie ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Philippe, Mathieu, Garance, Solène et David. Ce sont les cinq membres de la fratrie Belasko. Suite au décès de leur père, ils se retrouvent tous à la Casa, la demeure où ils ont grandi auprès de leurs parents. Après la lecture d’une lettre laissée par leur père, c’est le choc. En effet, l’homme affirme que leur mère, décédée quelques mois plus tôt, a été assassinée. Dès lors, enfermés dans cette maison, les soupçons vont se porter sur chaque membre de la fratrie.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller qui est entièrement psychologique. Il ne faudra pas s’attendre à des rebondissements et de l’action. Ici, au contraire, l’auteure prend le temps d’instaurer une atmosphère pesante et réussit un excellent huis-clos, où j’ai soupçonné tout le monde.

Dès le départ, le lecteur sait qu’il s’est passé un drame pendant le séjour de la fratrie dans la maison. L’un d’entre eux s’en est sorti, mais il est impossible de savoir qui, puisque Chrystel maintient le suspense jusqu’au bout. C’est à partir de ce postulat de départ que l’intrigue prend forme et que l’on suit les événements qui ont mené les personnages à ce dénouement.

Le suspense monte peu à peu. Les personnages nous sont présentés au fur et à mesure, et très vite, je me suis rendue compte que l’harmonie était loin d’être au rendez-vous et que chaque membre avait des secrets à cacher. Tout passe dans les dialogues et dans les relations entre les frères et sœurs. Tout au long de ma lecture, j’ai découvert tous les reproches et les non-dits qui assaillent cette famille.

La plume de l’auteure est très fluide. Avec un style addictif, Chrystel manie les codes du thriller psychologique. Elle mise tout sur les personnages. J’ai apprécié le schéma narratif, dans lequel chaque chapitre est consacré à l’un des personnages.

Un thriller psychologique où l’auteure réussit à maintenir le suspense au travers d’un huis-clos pesant. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le cas Victor Sommer

Le cas Victor Sommer de Vincent Delareux

  • Auteur : Vincent Delareux
  • Titre : Le cas Victor Sommer
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 187
  • Parution : 2 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister.
Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Vincent Delareux ainsi que les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Victor est un jeune homme qui vit avec sa mère. Tout tourne autour d’elle et Victor n’arrive pas à s’épanouir. Il vit sous son emprise constante. Pourtant, un jour, sa mère va mystérieusement disparaître. Dès lors, comment Victor réussira-t-il à s’adapter à cette nouvelle situation ?

En voilà un excellent roman auto-édité. Quelle écriture ! C’est un roman de qualité que nous offre Vincent. Il m’a totalement bluffée de par sa maturité dans sa plume et par son intrigue profonde et très psychologique.

Dès les premières pages, j’ai senti une tension sous-jacente. Vincent a su créer une intrigue prenante. En très peu de pages, il a réussi à installer une véritable atmosphère et à brosser des personnages qui vont porter un récit qui va devenir de plus en plus pesant au fil des pages.

Ici, ce n’est pas l’action qui primera mais plutôt l’aspect psychologique. Vincent a su retranscrire à la perfection cette relation entre la mère et le fils. Peu à peu, la tension montera, jusqu’au dénouement totalement inattendu.

La plume de l’auteur est bluffante. Avec un style très mature, Vincent m’a totalement bluffée. J’ai été conquise par cette écriture toute en précision et très soignée. Aucune faute, aucune coquille ne subsiste.

Un roman psychologique, servi par une plume étonnante. La tension est présente à chaque page. Une véritable pépite de noirceur et un roman à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

Transalpin

Transalpin de Vincent Jolit

  • Auteur : Vincent Jolit
  • Titre : Transalpin
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 26 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Est-ce fou de vouloir fixer par la peinture un paysage qui ne cesse de changer, ou est-ce le propre de l’art ?
Est-ce fou d’aimer une femme avec d’autant plus de sensualité qu’on est soi-même hanté par la disparition de la chair, ou est-ce le propre de l’amour ?
Dans les salins d’Hyères, dans l’aveuglement de la lumière méditerranéenne, le descendant d’une chaotique lignée de paysans et d’ouvriers du Piémont italien, confondant bientôt les montagnes de sel avec les Alpes de ses ancêtres, marche sur une étroite ligne de crète entre passion et déraison.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

C’est l’histoire d’une famille d’émigrés italiens. L’arrière-grand-père décide de quitter l’Italie, en compagnie de sa femme et de son fils malade. Il est à la recherche de meilleures conditions de vie pour son fils. C’est en France qu’il va trouver un travail dans les salins. Le lecteur suivra l’arrière-petit-fils de cet homme, qui lui, est devenu peintre. Marié a Aimée et afin de pouvoir vivre plus confortablement, il se rendra compte que sa passion pour la peinture ne suffira pas et il décidera à son tour d’aller travailler dans les salins.

Ce roman est éclatant de couleurs, mais que c’était particulier à lire. Une chose est certaine, Vincent a su se démarquer et créer un récit original, mais dont je ne suis pas sûre d’avoir su apprécier toutes les nuances.

Il faut dire que ce récit est étrange. Aucun nom pour les personnages. Le lecteur ne les découvrira que par rapport à leurs liens de parenté. Ainsi, toute ces générations masculines qui se succèdent demeurent anonymes en quelque sorte. Dès lors, il m’a été un peu compliqué de m’attacher pleinement à ces personnages, même si ce n’est pas le but premier de ce roman.

Ici, ce qui va primer, ce sont les descriptions colorées des paysages, qui sont rendues à la perfection grâce au maniement habile du mot de la part de Vincent. Les phrases s’enchaînent avec beaucoup de couleurs et de nuances. C’est réalisé habilement.

Malgré tout, j’ai trouvé que certains passages étaient peut-être trop longs et je n’ai pas ressenti un intérêt égal au fur et à mesure de ma lecture. J’ai davantage préfère le côté sentimental de l’histoire, que le côté descriptif.

La plume de l’auteur est très originale. Ici, presque pas de points, mais uniquement des phrases coupées de virgules. Cela donne donc des phrases très longues et c’est là où le talent de l’auteur entre en jeu. Je ne me suis jamais perdue, ce qui peut sembler paradoxal avec ce schéma narratif. Il faut avoir une plume audacieuse et talentueuse pour cet exercice de style et c’est le cas de l’auteur.

Un récit à découvrir pour la plume lumineuse de l’auteur. C’est un roman original qui vaut le détour.

Ma note : 15/20

Historique

La cité de larmes

La cité de larmes de Kate Mosse

  • Auteur : Kate Mosse
  • Titre : La cité de larmes
  • Genre : Historique
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 672
  • Parution : 21 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezUne famille plongée dans l’enfer de la Saint-Barthélemy : l’Histoire de France comme vous ne l’avez jamais lue !

1572. Depuis dix ans, les guerres de Religion ravagent la France. Aujourd’hui, enfin, un fragile espoir de paix renaît : Catherine de Médicis a manoeuvré dans l’ombre et le royaume s’apprête à célébrer le mariage de la future reine Margot et d’Henri, le roi protestant de Navarre.
Minou Joubert et son époux Piet quittent le Languedoc pour assister à la cérémonie. Alors que la tension est déjà à son comble dans les rues de Paris, on attente à la vie de l’amiral de Coligny. C’est le début du massacre de la Saint-Barthélemy. Précipités dans les chaos de l’Histoire, Minou et Piet sont sur le point de prendre la fuite quand ils découvrent la disparition de Marta, leur fillette de sept ans…

Après La Cité de feu, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque historique et familiale pleine de rebondissements. Du Paris de la Saint-Barthélemy à Amsterdam en passant par Chartres, elle tisse sa toile et le lecteur, captivé, regarde s’écrire l’Histoire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1572. Alors que les guerres de religion font rage et dévastent la France, Minou, Piet et leurs enfants sont conviés à Paris pour le mariage de Margot et d’Henri de Navarre. Cette union aura pour but de réconcilier les deux camps. Tout va basculer pour Minou et Piet, lorsque leur fille Marta disparaît subitement dans les rues de Paris.

Quel roman ! J’ai été captivée de la première à la dernière page, et je n’exagère pas. C’est un livre qui peut faire peur de par sa taille, et pourtant, cela ne m’aurait pas gênée d’en lire davantage. C’est dire si l’auteure n’a pas son pareil pour créer des intrigues prenantes et riches en émotions. Je ne me suis pas ennuyée à un seul moment. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture. Personnages forts, secrets, trahisons, mystères, enquêtes, amour et amitié s’entremêlent dans cette fresque historique unique.

Avant toute chose, je dois vous préciser qu’il s’agit d’un second tome. Le lecteur retrouve donc les personnages phares du premier tome, notamment Minou et Piet. Je ne vois pas d’inconvénient majeur à lire ce tome si vous n’avez pas encore découvert le premier. Malgré tout, vous y perdrez certains éléments essentiels et quelques tenants et aboutissants importants au déroulé de l’action. Je ne peux donc que vous conseiller de lire la saga dans l’ordre.

Kate Mosse est une auteure talentueuse, qui dès les premières pages, a su m’attraper dans son intrigue et me captiver à chaque moment. Le contexte historique est très présent, mais toujours très bien expliqué. L’auteure ne perd pas son lecteur avec des digressions. Ici, l’action est vraiment centrale et les rebondissements sont très présents.

Les personnages sont très bien esquissés et il est impossible de ne pas s’attacher à Minou et Piet. J’ai ressenti beaucoup d’émotions pendant ce livre. Kate a le sens du détail et le quotidien de l’époque est retranscrit avec beaucoup de réalisme. Le travail de recherches qu’elle a dû effectuer transparaît à chaque page.

La plume de l’auteure est soutenue mais tout à la fois d’une grande fluidité. Kate a opté pour des petits chapitres, ce qui rythme l’histoire. Les indications spatio-temporelles au début de certains chapitres est très judicieuse. Elles permettent au lecteur de se situer.

Un second tome qui offre une fresque historique où tous les ingrédients sont réunis afin de captiver le lecteur. L’histoire est très bien rythmée et il est impossible de s’ennuyer. Je ressors totalement conquise par ce roman. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller

Ils n’auraient pas dû

Ils n’auraient pas dû de Katell Curcio

  • Auteur : Katell Curcio
  • Titre : Ils n’auraient pas dû
  • Genre : Thriller
  • Éditions :
  • Nombre de pages : 234
  • Parution : 1 décembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le même jour, cinq amis disparaissent…

Tous ont laissé une lettre à leur famille respective dans laquelle ils évoquent une absence d’un an. Quel évènement a pu provoquer ce départ si soudain ?

Sans aucune nouvelle, leurs proches s’inquiètent. Mais dix-huit mois plus tard, l’un d’eux réapparaît, victime d’amnésie dissociative. Le détective chargé de l’affaire va se confronter à une personnalité énigmatique.

Quelle est la part de vérité ? Que sont devenus les autres ?

Ce quatrième roman de Katell Curcio vous plonge dans une histoire où les instincts les plus noirs se dissimulent derrière les apparences les plus anodines.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Katell Curcio pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ils sont cinq amis. Ludovic, Gabriel, Lucas, Olivia et Julie. Soudainement, ils vont décider de tout quitter pour vivre une aventure unique. Pendant un an, ils demeurent introuvables, jusqu’à ce que l’un des jeunes réapparaisse. Cependant, ce jeune sera incapable d’expliquer à la police ce qu’il s’est passé, ne se souvenant de rien.

Difficile de vous en dire plus sur cette intrigue, de peur de vous spoiler des événements, d’autant plus que le roman est court. Je préfère donc ne pas trop en dévoiler, mais j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce thriller.

J’ai énormément apprécié ma lecture et pourtant, au début, j’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. En effet, j’avais la sensation que le temps de présentation des personnages était un peu long. Pourtant, avec du recul, j’ai trouvé cela très judicieux de la part de Katell. En effet, elle prend le temps de tisser une intrigue qui monte crescendo et dont le suspense est parfaitement dosé.

Les présentations sont nécessaires, puisqu’elle permettront d’avoir un aperçu du caractère de ces jeunes et des relations qu’ils entretiennent entre eux. Je peux vous dire qu’une fois l’histoire mise en place, j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman.

Katell a su créer une intrigue terrifiante et j’ai commencé à comprendre où elle voulait emmener son lecteur vers la moitié. Si je pensais avoir tout compris, elle a su me surprendre à plusieurs reprises, notamment avec un dénouement totalement inattendu.

Je n’aurais qu’un seul petit bémol à émettre. Ce roman est trop court. Finalement, ce n’est pas un véritable bémol, puisque j’aurais aimé en lire davantage. Je pense que cela aurait permis à Katell de mieux camper ses personnages et de faire durer encore plus le suspense. J’ai eu l’impression que tout s’enchaînait trop rapidement après les présentations des personnages. Malgré tout, comme je l’ai dit, ce n’est pas un réel bémol.

La plume de l’auteure est très fluide. Les chapitres courts donnent un très grand rythme à l’histoire. L’auteure ne nous perd jamais, puisqu’a chaque amorce de chapitre, elle nous indique de quel personnage il s’agit.

Un thriller court mais percutant. L’auteure a su doser son suspense et créer une intrigue qui m’a tenue en haleine jusqu’au dénouement. À découvrir.

Ma note : 17/20

Historique

Amoureuses

Amoureuses de Frédéric Baptiste

  • Auteur : Frédéric Baptiste
  • Titre : Amoureuses
  • Genre : Historique
  • Éditions : Julliard
  • Nombre de pages : 270
  • Parution : 11 juin 2020 ici
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Printemps 1939. Claire est l’épouse d’un riche industriel peu présent et volage. Sa seule joie réside dans les moments passés avec sa fille. Apprenant qu’elle est enceinte, elle quitte la ville pour accoucher loin de chez elle et faire adopter ce bébé non désiré. Dans un univers rural qui lui était jusque-là étranger, elle découvre une autre vie, et fait la connaissance d’une femme, Marthe, la rebouteuse du village. Cette rencontre va la bouleverser au-delà de ce qu’elle aurait imaginé.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Julliard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1938, Le Havre. Claire, mariée à René, et maman d’une petite Charlotte, se sent à l’étroit dans un mariage qui la tourmente. Son mari est volage et elle ne supporte plus cette situation. Aussi, lorsqu’elle tombe enceinte, elle prendra une décision qui va bouleverser ses certitudes. En effet, suite à la rencontre de Marthe, une jeune femme habitant dans la campagne, c’est un nouveau départ pour Claire qui semble l’attendre.

Ce roman a été un énorme coup de cœur pour ma part. Tout y est, que ce soit au niveau des personnages, comme un niveau de l’intrigue. C’est vibrant, tendre, beau, sensible et émouvant. Je ne m’attendais pas à ressortir aussi bouleversée de ce roman.

Au travers de ce récit, l’auteur livre un portrait féminin très touchant. Claire est émouvante et j’ai beaucoup aimé la dualité de son caractère, puisqu’on la retrouve tour à tour forte, mais aussi emplie de sensibilité et de tendresse.

Au fil des pages, le roman gagne en émotion. J’ai trouvé que c’était d’une grande tendresse et j’ai été profondément touchée en découvrant cette belle histoire qui prend forme. Je n’ai aucun bémol à émettre.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Avec un style clair mais où les émotions transparaissent sans aucune difficulté, je me suis laissée entraîner peu à peu dans ce carrousel d’émotions.

Un roman vibrant, émouvant et très touchant. L’auteur livre un récit qui m’a bouleversée. C’est une réussite totale et c’est à découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Policier

Le mystère des Morokons

Le mystère des Morokons d’Éric Eydoux

  • Auteur : Éric Eydoux
  • Titre : Le mystère des Morokons
  • Genre : Policier
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 27 juillet 2020
  • Parution : 200
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezEstelle, jeune diplômée de l’école de police, fait ses débuts de lieutenant au commissariat de Caen. Alors qu’elle rend visite à Gérard Sorbet, un vieil ami de ses soixante-huitards de parents, une luxueuse voiture vient s’encastrer dans la maison de ce dernier. Mais alors que le conducteur rend son dernier soupir, la jeune enquêtrice, qui a tout juste le temps d’appeler les renforts, doit s’enfuir, tandis que Sorbet disparaît inexplicablement.

L’histoire aurait pu en rester là mais Estelle n’en démord pas, l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît, et la jeune femme est bien décidée à faire toute la lumière sur ce mystère. Des indices la mènent tout droit vers les Morokons, une peuplade chinoise aux mœurs surprenantes, longtemps ignorée du reste du monde. S’enchaînent alors de nombreuses péripéties rocambolesques pour la jeune lieutenant en quête de vérité.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Caen. Alors qu’Estelle fait ses débuts dans la police, elle décide de rendre visite à Gérard, un ancien ami de ses parents. En pleine visite, un drame va survenir. C’est le début d’une enquête pour la jeune inspectrice, qui va la mener dans plusieurs contrées lointaines et où elle devra faire preuve d’efficacité afin de résoudre tous les mystères.

C’est avec une petite déception que j’ai refermé ce roman, et pourtant, cette lecture m’avait accrochée au début. Malheureusement, au fur et à mesure, je dois dire que l’auteur m’a fait perdre le fil de l’enquête au fil des pages. J’ai trouvé l’enquête quelque peu brouillonne et pas assez aboutie.

J’en ressors d’autant plus déçue parce que j’ai ressenti un vrai potentiel de la part de l’auteur, que ce soit au niveau de l’écriture, comme au niveau de son personnage principal. Ce qui a vraiment fait défaut de mon point de vue, c’est l’intrigue dans sa globalité. J’ai perdu l’intérêt au fil des pages.

Malgré tout, j’ai trouvé de très bons éléments dans ce livre. Notamment le personnage principal, que je ne serais pas contre de retrouver dans une prochaine enquête. Estelle est attachante, haute en couleurs. J’ai trouvé ce personnage particulièrement réussi.

La plume de l’auteur m’a conquise. Avec un style frais et pétillant, Éric a su me convaincre de par sa manière d’écrire. La syntaxe est très bonne et l’orthographe est soignée. C’est pour cette raison que j’aimerais beaucoup réessayer un autre roman de l’auteur.

Une déception au niveau de l’intrigue, mais une plume qui m’a plu. Le personnage principal est très réussi. Une lecture en demi-teinte pour ma part.

Ma note : 14/20

Contemporain

La brûlure – Rentrée littéraire

La brûlure de Christophe Bataille

  • Auteur : Christophe Bataille
  • Titre : La brûlure
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 13 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Tu te souviens ? Cet été-là si chaud, on le sentait à nos pieds sur les carreaux devant la prairie, à tes jambes campées, fines et transpirantes. Depuis octobre tout était doux. Pas d’automne, pas d’hiver, et ce vent tiède comme dans les contes… » En cette fin d’été, un homme grimpe à trente mètres dans un hêtre qui domine la campagne. Il est élagueur, puissant et concentré. Là-haut, il observe les plaines, la tour de la cathédrale, son enfance aussi.

Mais un ennemi l’attend, qu’il n’avait jamais rencontré : des frelons par milliers, nouveaux venus en cette saison interminable. Dans sa descente vers la terre où l’attend son équipe, terrifiée, il est piqué plus de cent fois et tombe dans la douleur…

La brûlure est le roman de cette chute et de cette traversée, racontées tour à tour par l’homme et la femme – rencontrée vingt ans avant, qui le soigne, l’attend, et ne cesse de l’aimer en images, souvenirs et gestes.

Dans une langue somptueuse et tendre, Christophe Bataille dit la souffrance et le retour à la vie. C’est un conte mais aussi notre condition nouvelle : les prairies et les arbres sont brûlés par le soleil, la femme aimée contemple comme nous ce paysage. La voix du grimpeur d’arbre, qui a survécu et vit près de Bourges, clôt magnifiquement ce livre – car toute fiction a sa cause, offrant ici un diptyque audacieux.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le narrateur est élagueur. Lorsqu’un jour il est en plein travail, il va se faire piquer par des frelons asiatiques. Cela va changer radicalement son rapport à la nature et il va commencer à éprouver de la peur. Sa compagne prendra soin de lui pendant qu’il se remettra.

Ce petit récit, aux allures de nouvelle ou même de conte, m’a laissé un sentiment difficile à exprimer. En effet, je ne sais pas vraiment si j’ai été en mesure de bien saisir tous les messages que l’auteur a voulu faire passer et pourtant, je me suis laissée intéresser peu à peu par ce roman.

J’ai eu beaucoup de mal au départ à m’immerger totalement. J’ignorais totalement où l’auteur voulait en venir, et j’y ai finalement vu une ode à la nature. C’est peut-être trop court pour être en mesure de vraiment saisir tous les tenants et aboutissants. J’aurais apprécié quelques pages de plus.

D’autant plus que les thématiques abordées sont nombreuses et le tout ne suit pas forcément un fil rouge, passant d’un sujet à l’autre sans véritable transition. Même si le thématique de la nature et le travail d’élagueur prédominent dans ce récit, il y est également question d’amour et de couple.

La plume est sensible et très fluide. Malgré tout, je dois émettre un bémol quant à la forme qui m’a posée problème. Peu d’aération dans le texte et surtout, aucune indication pour nous mentionner que le narrateur change de route en plein récit. En effet, si au départ c’est l’homme qui parle, d’un coup, ce sera sa femme qui prendra la parole. J’aurais apprécié une délimitation plus claire.

Un roman qui constitue une véritable ode à la nature, mais qui est peut-être trop court pour approfondir toutes les thématiques dont il est question. Une belle plume fait de cette lecture une belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Occasions tardives

Occasions tardives de Tessa Hadley

  • Auteur : Tessa Hadley
  • Titre : Occasions tardives
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : 10/18
  • Nombre de pages : 312
  • Parution : 21 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alexandr et Christine, Lydia et Zachary partagent une amitié très intime depuis leur rencontre alors qu’ils avaient 20 ans. Trente ans plus tard, Alex et Christine reçoivent un appel bouleversé de Lydia : Zach est mort. Ce décès les touche profondément : tous s’accordent pour dire que Zach était le plus sain et le plus gentil d’entre eux, celui qu’ils ne pouvaient se permettre de perdre. Plutôt que de les rapprocher, la perte de Zach déforme leur relation, faisant remonter à la surface les enchevêtrements passés, les griefs tus. Ce qui aurait pu les réunir se transforme alors en colère et amertume.

Occasions tardives explore les entrelacs des relations les plus intimes. Sous la surface des arrangements et compromis de l’existence reposent d’autres configurations, différentes, insondables, qui, bien que semblant appartenir au passé, demeurent la trame essentielle des amitiés et des amours unissant ces quatre protagonistes. Et quand un fil rompt, tout se détricote, la trame réaffirme sa présence.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions 10/18 pour leur confiance.

Alex et Christine, Zachary et Lydia. Deux couples, quatre amis de longue date. Ils forment un groupe uni mais qui va voler en éclats lorsque Zachary décède. Dès lors, le groupe va devoir réapprendre à vivre ensemble et chacun va voir affectée sa relation avec les autres.

C’est un récit d’une grande profondeur, mais également d’une grande exigence que j’ai découvert. Je dois bien avouer avoir eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire au début, tant la densité proposée m’empêchait d’avancer avec une certaine fluidité dans ma lecture, et pourtant, une fois que j’ai réussi, je me suis laissée intriguer par ce roman.

Beaucoup de densité dans ce récit. L’auteure va décortiquer les sentiments et les états d’âme des quatre personnages principaux, à l’aide de retours en arrière et d’explications sur la manière dont les liens se sont tissés peu à peu. Tessa a réussit à instaurer beaucoup de relief dans son intrigue.

Malgré tout, il ne faudra surtout pas vous attendre à de l’action sous peine de vous retrouver très déçus. Ici, tout passe par la psychologie des personnages, par l’évolution de leurs relations les uns avec les autres, de cette amitié qui se crée, des ces amours qui prennent forme peu à peu.

La plume de l’auteure est élégante et sobre. Le style est loin d’être fluide et ce n’est pas une lecture que l’on pourrait qualifier d’aisée. Les chapitres sont très longs. Beaucoup de digressions parsèment les pages. Malgré tout, il faut s’accrocher. Une fois passés les premiers passages et à partir du moment où je me suis habituée à la manière d’écrire de Tessa, cela est devenu très intéressant à suivre.

Un roman dense, empli de beaucoup de profondeur, dans lequel l’auteure va analyser les sentiments et l’évolution d’un groupe d’amis. Le manque d’action se fait parfois ressentir, mais cela n’en reste pas moins une lecture intéressante.

Ma note : 16/20

Non classé

L’homme de la situation

L’homme de la situation de Lou Lubie

  • Auteur : Lou Lubie
  • Titre : L’homme de la situation
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 8 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ? Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au coeur de ses pires angoisses… Dans une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ? Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Manu est un instituteur très impliqué. Lorsque le poste de référent qu’il convoite depuis longtemps se libère, c’est tout naturellement qu’il postule afin d’obtenir cette nouvelle fonction. Pourtant, il ne sera pas choisi pour occuper le poste. Suite à ses humeurs changeantes, on lui conseille de prendre quelques jours pour lui. C’est alors qu’il fera la rencontre de Rusine et de sa famille. La jeune fille et ses frères et sœurs sont déscolarisés. Manu leur viendra en aide, mais malheureusement tout ne se passera pas comme prévu.

J’ai été captivée par ce roman graphique qui a su m’accrocher dès les premières planches. Sous un postulat de départ assez simple, Lou va tout de même réussir à bien doser le suspense et les mystères. J’ai été intriguée par Manu, que l’on apprend à connaître par petites touches.

Tout au fil des vignettes, j’ai été prise dans l’histoire et je dois dire que le dénouement m’a donné très envie d’en savoir plus. L’histoire est prenante.

Les graphismes sont colorés et clairs. Les dialogues sonnent juste et sont bien conçus. Le tout est facile à lire et le scénario se tient.

Un très bon roman graphique, qui donne envie de découvrir la suite. C’est une vraie réussite.

Ma note : 18/20

Jeunesse

14 jours en mode survie

14 jours en mode survie de Sophie Rigal-Goulard

  • Auteur : Sophie Rigal-Goulard
  • Titre : 14 jours en mode survie
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 176
  • Parution : 13 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Prêts pour une aventure extrême ? Amaury, 12 ans, Ahé, 11 ans et Alanis, 6 ans, ont peur de vivre des vacances cauchemardesques avec leur père. Ils vont randonner 14 jours dans le parc naturel du Queyras en renonçant à toute connexion, ployer sous leur lourd barda, se nourrir de ce que la nature leur offrira et se laver à l’eau glacée des torrents. La montagne, sauvage, va-t-elle les protéger ou… les défier ? Qui franchira le vertigineux pont de singe ? Qui perdra son sang-froid à la nuit tombée, en entendant de dangereux grognements ? Quand leur père se blesse au bras, les aînés paniquent…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Marc a décidé de partir à l’aventure avec son fils Amaury, et ses deux filles, Ahé et Alanis. En effet, pour les futures vacances des enfants, il décide de leur proposer une randonnée exceptionnelle dans le parc naturel du Queyras.

Voilà un petit roman empli de fraîcheur et idéal pour tous les publics. Avec un style clair et de belles valeurs, l’auteure déroule une intrigue pas très longue, mais où tout est réuni pour passer un excellent moment de lecture.

D’emblée, je me suis attachée à cette famille. Les frères et sœurs sont vraiment d’une grande spontanéité et attendrissants. Le père n’est pas en reste. Les personnages sont bien brossés, chaque enfant ayant sa particularité au niveau de son caractère. Cela donne des situations hautes en couleurs et je n’ai pas vu défiler les pages.

Mais avant tout, j’ai apprécié les belles valeurs que retranscrit ici l’auteure. En effet, entraide, solidarité et empathie seront de mise. C’est finement amené et j’ai trouvé cela très judicieux.

Les descriptions sont très bien réalisées. Sophie a prit soin de rendre les aventures de la famille vraiment dépaysantes pour son lecteur. Ainsi, c’est une invitation au voyage qui est proposée dans ce récit.

La plume de l’auteure est emplie de fraîcheur et d’une grande fluidité. À l’aide d’un style simple mais tout de même recherché, ce roman pourra plaire à tous les publics. Les chapitres alterneront entre les points de vue de Ahé et Amaury. Les petites illustrations en début de chapitre donnent une petite touche spéciale au livre.

Un très bon roman où les belles valeurs seront de mise. Un excellent moment de lecture, notamment servi par des personnages hauts en couleurs. Je recommande sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

À pas de loup

À pas de loup d’Isabelle Villain

  • Auteur : Isabelle Villain
  • Titre : À pas de loup
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 14 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barbarie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien trop pesant. pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l’équilibre de cette nouvelle vi va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.
Et ce très beau rêve ça se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman,

La Barberie, Alpes-de-Haute-Provence. C’est dans ce petit hameau qu’un groupe de personnes ont décidé de prendre un nouveau départ. Ici, tous sont solidaires et les décisions se prennent en groupe. Tout semble idyllique, et pourtant, le danger guette.

Quel excellent roman je viens de découvrir. J’ai eu énormément de mal à lâcher ma lecture tant elle était prenante. Isabelle signe ici un roman psychologique au suspense maîtrisé du début à la fin, grâce à ses talents de conteuse et à son habilité à créer une atmosphère pesante.

Dans ce récit, plusieurs thématiques sont abordées. Bien évidemment, je préfère ne pas vous mentionner lesquelles afin de ne rien spoiler. Il faut dire qu’au départ, j’avais beaucoup de mal à savoir quelle direction le roman prendrait. Et c’est donc là qu’il faut reconnaître le talent d’Isabelle. Elle a su composer une intrigue peu à peu, en dosant le suspense avec justesse.

La dimension psychologique du récit est forte et maîtrisée. Il ne faut pas se décourager pendant les premières pages. L’auteure prend son temps pour tisser un suspense qui montera crescendo.

La plume de l’auteure est fluide et très addictive. J’ai été conquise par le style simple mais efficace et la manière d’Isabelle de raconter son histoire. Les chapitres sont courts. Il faudra rester bien concentré au début, puisque les personnages sont très nombreux et il faut quelques pages pour tous les présenter.

Un roman au suspense parfaitement maîtrisé. Une fois débuté, ce thriller deviendra très compliqué à lâcher. À découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Non classé

La boîte à musique, tome 4

La mystérieuse disparition de Carbone et Gijé

  • Auteur : Carbone et Gijé
  • Titre : La boîte à musique, tome 4 : La mystérieuse disparition
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 30 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Grâce à la visite surprise de Siloé et de ses frères dans l’Hexomonde, Nola a appris beaucoup de choses sur Pandorient et sa maman.
Mais les questions sans réponse se multiplient avec la découverte d’une drôle de clé, que Nola a déjà vue dans le livre d’Annah.
Que peut-elle bien ouvrir ? Pour le savoir, Nola retourne aussitôt à Pandorient.
Mais rapidement, une disparition inquiétante mène Nola, Igor et Andréa dans une enquête, qui risque peut-être de bouleverser la vie de Pandorient…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Nola va trouver une clé mystérieuse dans les affaires de sa maman. Elle ne trouve pas ce qu’elle pourrait ouvrir avec cet objet. Elle décide alors de se rendre à Pandorient pour rendre visite à ses amis Igor et Andréa. Là, les trois amis vont tomber sur Willow qui est très inquiète. En effet, Serena demeure introuvable. Ils vont donc décider tous ensemble de partir à sa recherche.

Ce quatrième tome est encore une fois aussi bon que les précédents opus de cette saga. C’est avec énorme plaisir que j’ai retrouvé les personnages phares de cette bande-dessinée et que j’ai appris à en connaître d’autres.

J’ai beaucoup aimé ce volet qui rajoute un mystère de plus, et qui augure un cinquième tome. Les personnages gagnent en épaisseur au fur et à mesure et ils demeurent vraiment très attachants. Bien évidemment, je vous conseille de lire les tomes dans l’ordre afin de ne pas vous retrouver perdus par rapport à certains éléments.

Les graphismes sont fidèles aux précédents tomes. Avec des couleurs vives, le tout est vraiment très agréable. Les dialogues sont faciles à suivre.

Un quatrième tome très réussi, où aventures et amitié vont s’entremêler tout au fil des pages. À découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Parler comme tu respires

Parler comme tu respires d’Isabelle Pandazopoulos

  • Isabelle Pandazopoulos
  • Titre : Parler comme tu respires
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 6 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sibylle a 15 ans. Depuis son entrée au CP, elle bégaie, ce qui ne l’empêche pas d’être une excellente élève, très douée en dessin. Rien n’y a fait, ni les visites chez les orthophonistes ni l’aide de ses parents qui l’entourent avec affection. Alors que son orientation de fin de troisième doit bientôt se décider, Sibylle se révolte soudain contre ses parents qui souhaitent qu’elle fasse des études longues et impose son désir : elle deviendra tailleuse de pierre.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Sybille est une jeune adolescente de quinze ans et qui est bègue depuis presque toujours. Après en avoir cherché la cause auprès de beaucoup de spécialistes, il s’avère que personne n’y trouve aucune explication. Malgré tout, la jeune fille se battra pour tenter d’avancer. Mais bientôt, elle va s’apercevoir que le chemin tout tracé pour elle par ses parents est loin de la convaincre. Elle va décider de travailler la pierre.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé très bien amené et très divers de par les différentes thématiques que l’auteure va aborder, toujours avec une grande délicatesse et beaucoup de sensibilité.

D’emblée, je me suis attachée à Sybille. J’ai trouvé ce personnage très abouti, et l’auteure a su lui accorder une bonne gamme de nuances. La jeune fille va devoir se battre, que ce soit contre son bégaiement, ainsi que contre les adversités, à plusieurs niveaux. Elle va vite s’affirmer en refusant les études proposées par ses parents, et elle va se diriger vers la pierre.

L’auteure s’est renseignée sur ce métier et cela transparaît tout au fil des pages. Je connaissais mal cet univers, et Isabelle a su en parler avec des mots abordables et beaucoup de simplicité, afin de pouvoir intéresser son lecteur sans le perdre dans des explications trop techniques.

Ce qui m’a réellement plu dans ce roman, c’est la diversité des thématiques abordées par l’auteure. Je ne voudrais pas vous en dire plus, afin de rien vous spoiler à l’histoire. Par contre, je dois avouer que les thèmes composant ce récit sont si nombreux, que l’auteure n’a pas forcément réussi à tous les approfondir. C’est le seul bémol que j’ai trouvé à cette lecture.

La plume de l’auteure est simple, directe et empreinte de beaucoup de sensibilité. J’ai beaucoup aimé le choix narratif de la première personne afin de mieux comprendre ce que ressent Sybille. Les chapitres sont plutôt courts et cela donne un bon rythme à l’histoire.

Un roman empli de sensibilité et servi par une héroïne touchante. Une multitude de thématiques sont abordées et j’ai trouvé ce récit très intéressant. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Thriller

La route 117

La route 117 de James Anderson

  • Auteur : James Anderson
  • Titre : La route 117
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La neige et la glace ont envahi la route 117. Au milieu de ce décor lunaire, Ben, chauffeur routier, s’accroche à son volant comme à une planche de salut, pour oublier la disparition brutale, quelques semaines plus tôt, de la femme qu’il aimait.
Mais un matin, à la station-service, un étrange colis l’attend… Un gamin et son chien, laissés là avec ce mot : « S’IL TE PLAÎT, BEN. GROSSE GALÈRE. MON FILS. EMMÈNE-LE AUJOURD’HUI. CONFIANCE À TOI SEULEMENT. PEDRO. »
Pourquoi ce Pedro, un quasi-inconnu qu’il n’a pas revu depuis des mois, tient-il tant à lui confier son enfant mutique ?
Tandis que Ben reprend la route en quête de réponses, accompagné de ses improbables passagers, un drame l’oblige à interrompre ses recherches : son ami John, prédicateur qui arpente la 117 avec une croix sur le dos, vient d’être laissé pour mort sur le bord de la chaussée.
Dans ce coin perdu de l’Utah, les mystères et les dangers collent à l’asphalte. Pour Ben, c’est le début d’une enquête ahurissante, aux troublantes ramifications…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Utah, en plein désert sur la route 117. Ben, camionneur à son compte, sillonne cette étendue dans le but de livrer les rares habitants. Un jour, alors qu’il s’apprête à débuter sa journée de travail, il va se voir obligé de prendre soin d’un enfant appelé Juan, et d’un bébé. Leurs parents respectifs ont demandé à Ben de les dépanner et de bien vouloir s’en occuper. Il va alors débuter son périple avec ses nouveaux passagers et découvrir des éléments qui vont le mener au devant d’une véritable enquête.

Je ne veux pas vous dire de quel événement il s’agit, puisque ce pan prend plusieurs chapitres à se mettre en place et j’aurais la sensation de vous dévoiler un élément important dès le départ. En faisant cette découverte littéraire, je dois dire que j’ai trouvé dommage de ne pas avoir lu le précédent volet des aventures de Ben, ce qui indubitablement m’aurait donné l’occasion de mieux appréhender ce personnage.

L’histoire prend énormément de temps à se mettre en place, et j’ai bien failli abandonner à plusieurs reprises. Et pourtant, une fois la première partie de présentation faite, la deuxième devient nettement plus prenante. Il ne faut donc pas se décourager et ne pas lâcher le roman en cours de route.

Il faut dire que l’auteur n’a pas son pareil pour créer une atmosphère pesante, particulière et semblable à nulle autre. J’ai été captivée par ce décor que nous propose ici James. En plein désert, le lecteur aura presque la sensation d’être en plein huis-clos tout en ayant l’impression de se retrouver en même temps dans un paysage immense.

Les personnages sont bien esquissés. J’ai eu beaucoup de mal à cerner Ben, et j’ai eu la constante impression d’avoir perdu des éléments importants de son histoire personnelle, n’ayant pas lu le précédent opus. La galerie des personnages secondaires est intéressante et bien dépeinte.

La plume de l’auteur est fluide. C’est principalement un roman d’atmosphère et James a su maîtriser ce pan de son récit à la perfection. Sous forme de petits chapitres, l’historie se met en place de manière très lente, et c’est sans doute le bémol que je trouve à ce récit.

Un roman dont l’intrigue prend beaucoup de pages à se mettre en place, mais à l’atmosphère particulière et bien rendue. Même si je ressors plutôt mitigée de cette lecture, la deuxième partie m’a davantage captivée.

Ma note : 15/20

Thriller

Reine de beauté

Reine de beauté d’Amy K. Green

  • Auteur : Amy K. Green
  • Titre : Reine de beauté
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 28 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezDans la lignée de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, un premier roman noir d’une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l’innocence de la jeunesse.

La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d’être retrouvé à l’orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main.
Le coupable ? Tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss.

Seule Virginia, la demi-sœur de la victime, récuse cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu’elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n’en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles…

Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s’accorder sur un coupable ? Pourquoi prendre le risque de souffrir, encore ?

Mais Virginia veut savoir. À tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible. Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Wrenton. Lorsque Jenny, treize ans, est retrouvée assassinée, c’est toute cette petite ville des État-Unis qui est sous le choc. Virginia, la demi-sœur de Jenny, se sent coupable. Elle aurait dû protéger la jeune fille. Elle va alors décider de mener son enquête de son côté et elle va vite s’apercevoir que tout son entourage semble cacher des secrets.

C’est un thriller très intéressant que je découvre ici. Si j’ai été prise dans l’enquête et dans l’intrigue, je dois pourtant avouer que les personnages resteront un bémol dans cette lecture, les ayant presque tous trouvés peu attachants, voire détestables.

L’auteure va se livrer ici à une intrigue caustique et noire. En effet, peu de place à l’espoir sera permis, bien au contraire. Les découvertes m’ont ulcérée et il émane de cette récit énormément de tristesse et beaucoup de révolte face aux événements narrés.

Les révélations vont se faire petit à petit. Malgré une grande fluidité et des pages qui défilent, il faudra être patient avant de commencer à apercevoir un début de résolution à cette enquête. Cela ne m’a pas posée problème, au contraire. Je pense que l’auteure a voulu d’abord bien présenter ses personnages et nous expliquer les interactions entre eux.

Au niveau des personnages, j’avoue que l’auteure a brossé un portrait très noir de presque chacun d’eux. Par exemple, Virginia ne m’a pas convaincue. La mère de Jenny non plus. Il est impossible de s’attacher à toute cette galerie de caractères, ayant tous une trop grand part de noirceur. L’auteure a tout de même réussi à bien exposer la personnalité de chacun.

La fin m’a totalement surprise. Je ne m’attendais pas à ces réactions de la part de certains personnages. Je ne vous dirai bien évidemment pas de quels personnages il s’agit, mais j’ai eu la sensation que l’auteure n’avait pas assez approfondi son dénouement, malgré tout.

La plume de l’auteure est d’une très grande fluidité. D’emblée, j’ai accroché à cette plume et au schéma narratif. En effet, les chapitres alternent entre le présent avec Virginia, et le passé avec l’histoire de Jenny. Cela permet d’avoir peu à peu les éléments qui composent cette intrigue.

Un thriller noir, dans lequel l’auteure, avec un schéma narratif efficace, déroule une intrigue surprenante. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

La petite fille qui peignait sur les pianos

La petite fille qui peignait sur les pianos de François Le Tertre

  • Auteur : François Le Tertre
  • Titre : La petite fille qui peignait sur les pianos
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 221
  • Parution : 23 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Maïna, jeune virtuose du piano, est rejetée par sa mère, une femme égoïste et alcoolique. Son père Domingo, maçon de métier, pétri de qualités mais à la santé fragile, enchaîne les chantiers pour subvenir aux besoins de sa famille. Un jour malheureux, il disparaît…
Tout autour de la petite Maïna, le monde s’effondre. Pourquoi n’a-t-il pas tenu sa promesse de rentrer à la maison ? Du haut de ses sept ans, jetée dans un orphelinat mais guidée par l’amour et sa passion pour la musique, elle entreprend de le retrouver et de le sauver.
Laissez-vous happer par le destin poignant d’une jeune fille devenue sourde-muette à la suite d’un terrible traumatisme et qui, coup de pouce de la divine providence, voit la musique en couleurs !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

La petite Maïna est encore une enfant lorsque son père disparaît suite à un accident. Elle en était très proche et dès lors, elle reste avec une mère absente et peu stable. Finalement, Caroline décide de laisser Maïna dans un orphelinat et c’est là qu’elle se consacrera pleinement à sa grande passion, la musique. Pourtant, l’enfant est sourde et muette suite à un traumatisme, mais rien ne l’arrêtera dans sa volonté de se surpasser.

C’est une belle découverte littéraire que j’ai faite même si je dois avouer ne pas toujours avoir réussi à m’immerger totalement dans ce roman. Il faut dire que j’ai eu quelques soucis avec le style de l’auteur, que j’ai trouvé parfois quelque peu ampoulé.

Malgré un début peu engageant pour ma part, je me suis peu à peu laissée entraîner dans cette histoire riche en émotions et j’ai suivi le parcours de Maïna avec beaucoup de curiosité. D’emblée, j’ai réussi à m’attacher à elle.

Le roman est un beau message d’espoir de la part de l’auteur. Malgré toutes les adversités qui adviennent dans le quotidien de Maïna, elle ne baissera pas les bras. Beaucoup de tristesse et d’émotions transparaissent dans ce récit.

La plume de l’auteur ne m’a pas vraiment convaincue. J’ai apprécié les couleurs qu’il a su donner à son récit, mais j’ai trouvé que parfois, le style était quelque peu alambiqué, voire maladroit. Il subsiste quelques petites coquilles au fil des pages. Malgré ma réticence quant à la forme du récit, je dois dire que le fond vient rattraper le tout.

Une histoire riche en émotions, où la musique tiendra une place importante. Malgré ma réticence quant au style de l’auteur, j’ai été très touchée par cette histoire. À découvrir.

Ma note : 15/20

Non classé

La boîte à musique, tome 3

À la recherche des origines de Carbone et Gijé

  • Auteur : Carbone et Gijé
  • Titre : La boîte à musique, tome 3 : À la recherche des origines
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 4 octobre 209
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ayant découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola, Cyprien décide de l’emprunter mais il est rattrapé par Igor et Andrea. Cependant, des Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait. C’est ainsi que Nola voit arriver trois mystérieux inconnus en Pandoccident.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Nola rentre de Pandorient et se retrouve seule à la maison, son père étant absent. Elle décide alors de manger quelques crêpes, lorsque soudainement, elle entend des bruits dans sa maison. Elle découvre que Cyprien l’a suivie dans son monde. Igor et Andréa vont donc être de la partie afin d’offrir leur aide à Nola et Cyprien.

C’est là le troisième opus de la saga que je découvre et je dois dire que même si j’apprécie toujours autant cet univers, ce tome m’a un peu moins convaincue. Peut-être de par un scénario qui ne m’a pas forcément attirée.

Pourtant, j’ai apprécié d’en apprendre davantage sur les origines de Pandorient et d’avoir certaines explications. Mais l’intrigue peinait à m’entraîner. C’est davantage un tome explicatif, presque de transition à de nouvelles aventures.

Les graphismes sont toujours aussi beaux et féeriques. La petite ambiance hivernale qui parsème ce tome est un vrai plus, servie par de belles illustrations enseignées.

Un troisième tome qui sert davantage à fournir les explications nécessaires des origines de l’univers crée par les auteurs. L’intrigue m’a un peu moins convaincue. Malgré tout, je découvrirai la suite avec plaisir.

Ma note : 16/20

Contemporain

Des milliers de petites étoiles flottantes

Des milliers de petites étoiles flottantes de Claire Devillers

  • Auteur : Claire Devillers
  • Titee : Des milliers de petites étoiles flottantes
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 9 décembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Charlotte, 16 ans, mène une vie d’ado pas vraiment simple, entre difficultés scolaires, mère dépressive et père absent. Pour couronner le tout, sa meilleure amie change de lycée…
Sa rencontre avec Adam, un garçon plus âgé, va bouleverser sa vie.
Aux yeux de Charlotte, Adam est le premier amour rêvé. C’est évident : il n’a aucun défaut !
Mais au fil du temps, Adam se dévoile. Et le jeune homme parfait se révèle un peu trop curieux. Un peu trop possessif. Un peu trop jaloux.
Un peu ? Ou beaucoup trop ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Claire Devillers pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Charlotte est une adolescente qui manque d’assurance. Victime des moqueries des autres, la jeune fille se replie peu à peu sur elle-même. Lorsque l’une de ses amies doit changer de lycée, elle se retrouve seule. C’est alors qu’apparaît Adam, un jeune homme plus âgé que Charlotte. L’étincelle du premier amour va surgir, mais pourtant, le jeune homme va se révéler loin d’être la personne idéale dont rêvait charlotte.

Je ressors très émue de ce roman qui aborde une thématique très douloureuse et finalement assez peu présente dans la littérature young adult. Claire a su aborder le sujet des violences de manière franche, au travers du regard de Charlotte.

En effet, Adam va se révéler être un véritable manipulateur et j’ai été bouleversée par la situation de la jeune fille qui subit ces violences. Claire a voulu sensibiliser tous les publics, et j’ai trouvé son roman très réussi à ce niveau.

On ne peut qu’être touchés par Charlotte. J’ai trouvé que l’auteure avait réussi à brosser ses personnages de manière remarquable. La jeune fille est très touchante, emplie d’une grande sensibilité. J’ai été révoltée par la situation, et j’ai ressenti énormément d’empathie pour elle.

La plume de l’auteure est douce mais incisive à la fois. Le récit est narré à la première personne sous le point de vue de Charlotte. J’ai beaucoup apprécié ce schéma narratif qui permet au lecteur de mieux appréhender le caractère de la jeune fille.

Un excellent roman qui aborde une thématique très difficile et qui permettra de sensibiliser tous les lecteurs. À découvrir.

Ma note : 18/20

Thriller

Le silence de la ville blanche

Le silence de la ville blanche de Eva García Saénz de Urturi

  • Auteur : Eva García Saénz de Urturi
  • Titre : Le silence de la ville blanche
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Fleuve
  • Nombre de pages : 560
  • Parution : 10 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand le passé vient à nouveau hanter une ville…

Dans la cathédrale de Sainte-Marie à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie macabre : ils sont nus et se tiennent la joue dans un geste amoureux alors que les deux victimes ne se connaissaient pas.
Détail encore plus terrifiant : l’autopsie montrera que leur mort a été provoquée par des abeilles mises dans leur bouche. L’ensemble laisse croire qu’il existe un lien avec une série de crimes qui terrorisaient la ville vingt ans auparavant. Sauf que l’auteur de ces actes, jadis membre apprécié de la communauté de Vitoria, est toujours derrière les barreaux. Sa libération conditionnelle étant imminente, qui est le responsable de ces nouveaux meurtres et quel est vraiment son but ?
Une certitude, l’inspecteur Unai López de Ayala, surnommé Kraken, va découvrir au cours de cette enquête un tout autre visage de la ville.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Fleuve pour leur confiance.

Vitoria. C’est dans cette ville qu’une série de meurtres ayant eu lieu il y a vingt ans, reprennent. Tout porte à croire qu’il s’agirait du même assassin. Pourtant, ce dernier a été arrêté et est toujours en prison. À quelques jours de sa libération, cette enquête demeure un mystère. Les inspecteurs Unai et Estibaliz vont tout mettre en œuvre pour tirer cette affaire au clair.

Voilà bien longtemps qu’un thriller ne m’avait pas tenue autant en haleine. Le nombre de pages conséquent m’effrayait pourtant. Et bien je dois avouer ne pas m’être ennuyée un seul instant avec cette lecture. Eva a su maîtriser son récit à la perfection et a su construire une intrigue qui se dévoilera peu à peu au lecteur.

Dès les premières pages, j’ai su que ce thriller serait très difficile à lâcher. Beaucoup de mystères parsèment les pages, et Eva veille à bien laisser des indices sans jamais trop en dévoiler, afin de maintenir le suspense jusqu’au bout.

J’ai été réellement surprise par plusieurs rebondissements, qui sont justement dosés, afin de ne pas avoir cette impression de trop tout au fil des pages. Le dénouement est très réussi et peu à peu, j’ai compris comment les pans de cette intrigue allaient s’imbriquer.

Les personnages sont très bien construits. Par contre, je dois dire que j’aurais aimé avoir davantage d’explications quant au passé des deux inspecteurs. L’auteure n’a pas forcément approfondi cela, et je n’aurais pas été contre d’en savoir un peu plus sur eux.

Découvrir ce roman, c’est aussi une invitation au voyage. En effet, Eva nous promènera dans Vitoria et intègrera à son histoire plusieurs lieux. J’ai trouvé cette manière de faire très originale.

La plume de l’auteure est percutante et d’une grande fluidité. Les chapitres sont de taille moyenne, et en même temps que l’enquête actuelle, nous suivons une histoire parallèle surgie dans le passé. J’ai trouvé que Eva avait parfaitement su manier ces changements de temporalité.

Un excellent thriller, avec lequel j’ai passé un moment de lecture riche en rebondissements. Les pages ont défilé. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller

Prendre un enfant par la main

Prendre un enfant par la main de François-Xavier Dillard

  • Auteur : François-Xavier Dillard
  • Titre : Prendre un enfant par la main
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 1 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Lorsque vous lâchez la main de votre enfant, êtes-vous certain de pouvoir la serrer de nouveau un jour ?

Quatre ans après la disparition de leur fille Clémentine dans le naufrage d’un voilier, Sarah et Marc sont rongés par la culpabilité et la tristesse.

Jusqu’à ce que de nouvelles voisines emménagent sur le même palier avec leur enfant, Gabrielle, dont la ressemblance avec Clémentine est troublante. Au contact de cette adolescente vive et enjouée, Sarah reprend peu à peu goût à la vie.

Mais lorsque le destin de Gabrielle bascule dans l’indicible, les démons que Sarah avait cru pouvoir retenir se déchaînent une seconde fois.

Prends ma main, mon cœur. Ne la lâche pas, quoi qu’il arrive. Serre-la fort !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors qu’ils sont en train de naviguer avec leurs deux enfants, Marc et Sarah vont devoir faire face à une tempête terrifiante. Sarah demande à sa petite Clémentine de prendre soin de son petit frère Gaspard. Lorsque la petite fille disparaît tragiquement en mer, la culpabilité va alors ronger ce couple qui partira à la dérive. Pourtant, quelques années plus tard, lorsque de nouvelles voisines et leur fille Gabrielle viennent emménager dans l’immeuble, Sarah reprend peu à peu espoir. Gabrielle ressemble de manière troublante à Clémentine.

J’ai tout simplement été conquise par ce thriller qui est purement psychologique. L’auteur a su dépeindre une galerie de personnages qui sont tous fragiles et avec leurs blessures respectives, et cela donne un roman fort, bouleversant.

Ici, ce sont davantage les caractères des personnages qui prennent place dans cette intrigue. J’ai senti tout au fil des pages que chacun d’eux pouvait craquer à tout moment. C’est une lecture presque anxiogène et qui sort des sentiers battus. J’ai craint tout au long du roman pour toutes ces personnalités malmenées par des événements tragiques.

François-Xavier a réussi à instaurer beaucoup de réalisme dans son récit et à retranscrire les émotions avec beaucoup de justesse. Ce n’est pas un thriller conventionnel, dans le sens où les actions ne vont pas à toute vitesse. Ici, l’auteur prendra le temps d’instaurer un suspense qui monte crescendo.

Plusieurs histoires vont s’entrecroiser. L’auteur a su les décrire à la perfection. Lorsqu’un événement se produit vers la moitié du roman, j’avoue avoir soupçonné à peu près tout le monde et c’est ce qui fait pour moi un excellent thriller. Je ne vous dirai pas de quel événement il s’agit afin de ne rien vous spoiler.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité et les pages ont défilé. À l’aide de petits chapitres, le rythme est soutenu et j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman. J’ai trouvé judicieux le changement de narration dont fait usage l’auteur lorsque les chapitres concernent Gabrielle. En effet, nous passons à une narration à la première personne et c’est interessant.

Un excellent thriller dans lequel l’auteur a su décortiquer les émotions des personnages, afin de faire monter le suspense. Je ne peux que vous recommander de découvrir ce roman, qu’il vous sera très difficile de lâcher.

Ma note : 18/20

Science-fiction auto-édité

Jonas

Jonas de Thomas Baptiste

  • Auteur : Thomas Baptiste
  • Titre : Jonas
  • Genre : Science-fiction
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 514
  • Parution : 25 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livres, c’est ici

Résumé

États-Unis, septembre 2022. Le pays étouffe sous une fin d’été caniculaire.

Marck, météorologue en fin de course, végète sur une chaîne d’info en continu de Floride depuis son départ précipité du National Weather Service, neuf ans plus tôt.

Adepte de scoops racoleurs, il s’est mis à dos son ancienne administration en devançant leurs prévisions lors d’ouragans majeurs.

Malheureusement pour lui, cette saison cyclonique est particulièrement faible et ne lui offre aucun évènement à couvrir. Conspué par ses pairs et sous la pression de ses employeurs, il se retrouve plus isolé que jamais.

La chance semble enfin lui sourire lorsqu’il détecte la formation d’un ouragan que les services météo n’ont pas annoncé. Bien décidé à décrocher la dernière exclu de sa carrière, il fonce tête baissée…

À mesure qu’il découvrira la vérité, toutes ses certitudes seront balayées par l’intensité hors-norme du phénomène et le cynisme incroyable des autorités.

Tandis que la tempête du millénaire se dirige vers le pays, Marck doit faire un choix terrible : déterminer ceux qui vont vivre et ceux qui vont mourir.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Thomas Baptiste pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Miami, 2022. Alors qu’une vague de chaleur presque sans précédent sévit, Marck, un météorologue blasé, ne trouve pas de sujet de travail et voit son emploi sérieusement en péril. Il étudie les arrivées des ouragans, pourtant cette année est relativement pauvre en ce qui concerne ce phénomène météorologique. Pourtant, lorsqu’il va en détecter un, il est loin de se douter des conséquences terribles que cela va engendrer.

Je ne suis pas forcément une adepte des romans de ce style, et pourtant je dois dire que dans ce cas, cela a bien marché pour ma part. J’avais très peur de me retrouver face à un jargon très spécifique et de me sentir perdue, et finalement, il n’en fut rien.

Il faut dire que Thomas a fait un excellent travail de recherche et que son aisance à retranscrire des événements compliqués afin de les rendre abordables par tous n’est pas étranger au fait que je me suis totalement laissée prendre par une intrigue riche en rebondissements.

J’ai trouvé le postulat de départ assez commun, puisque finalement, on le retrouve souvent dans les films. Mais ici, Thomas a réussi à donner le ton juste à son histoire et à la démarquer des autres.

Marck est un personnage très complexe, et même si parfois je l’ai trouvé bougon, il devient difficile de ne pas ressentir de frayeurs pour les choix et les combats auxquels il devra faire face. Je ne veux pas vous en dire plus, sous peine de vous dévoiler un pan de l’histoire, qui prend le temps de se mettre en place avec parcimonie.

Si au début, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit, le temps d’apprivoiser les personnages et les événements, une fois que cela a été chose faite, je n’ai pas su lâcher ce roman. Thomas a su mêler habilement explications abordables et suspense.

La plume de l’auteur est simple et fluide. Malgré les termes techniques qui parsèment cette intrigue, il ne faut pas s’inquiéter. Thomas use d’un style clair. Les chapitres sont d’une taille moyenne et le tout est bien écrit.

Un roman au postulat de départ maintes fois visité, mais avec lequel l’auteur s’en sort très bien. Grâce à un suspense savamment dosé et qui montera crescendo, le roman devient très difficile à lâcher.

Ma note : 17/20

Romance

Un Noël avec Caro M. Leene

Un Noël avec Caro M. Leene de Caro M. Leene

  • Auteur : Caro M. Leene
  • Titre : Un Noël avec Caro M. Leene
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 507
  • Parution : 12 novembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Même si les fêtes de fin d’année s’annoncent mouvementées pour Aly et Andie, rien ne viendra à bout de leur optimisme sans faille !

Je te ferai aimer Noël !  
Quand le patriarche de la famille Sullivan a proposé à Andie de l’embaucher pour qu’elle recrée l’esprit de Noël dans son foyer, elle n’a pas hésité une seconde. Après tout, c’est sa fête préférée ! Sauf que son client n’a pas précisé que Josh, son fils trentenaire et râleur hors pair, faisait une crise d’urticaire à la vue de la moindre guirlande et qu’il n’était en aucun cas disposé à lui faciliter la tâche. La mission s’annonce un peu plus compliquée que prévu…

Cher père Noël, je voudrais un mec !
C’est la dernière fois qu’Aly écoute les conseils foireux de sa meilleure amie ! Écrire sa liste au père Noël ? D’accord, c’était drôle comme idée, jusqu’à ce qu’Aly envoie par erreur ladite liste par mail à… son patron, Evan Sanders. Non seulement il va savoir que son vœu le plus cher est de se trouver un mec mais, en plus, il va apprendre qu’elle fantasme sur lui… Tout compte fait, Aly ne souhaite plus qu’une seule chose pour Noël : un miracle.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Dans ce livre, ce sont deux romances de Noël de Caro M. Leene que le lecteur pourra retrouver. J’ai passé un excellent moment de lecture avec ces deux récits emplis d’amour et d’humour.

Dans le premier roman, intitulé « Je te ferai aimer Noël ! », on retrouve Andie, une jeune femme qui a été engagée dans le cadre de son travail par les Sullivan pour recréer au mieux une ambiance de fêtes dans ce foyer. Pour elle qui aime énormément Noël, c’est un plaisir de pouvoir organiser cela. Pourtant, dans la famille Sullivan, il y a Josh, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est franchement bougon. Andie réussira-t-elle à lui redonner le sourire ?

Dans le second roman, intitulé « Cher père Noël, je voudrais un mec !« , nous retrouvons cette fois Aly, une jeune femme pour le moins maladroite. En effet, sous les conseils sa meilleure amie, elle va écrire une liste au Père Noël. Elle va y demander notamment un homme. La jeune femme va pourtant se tromper et envoyer cette liste à son patron Evan. Comment va-t-elle rattraper sa maladresse ?

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ces deux romances et avec lesquelles, par la même occasion, j’ai pu découvrir cette auteure. Je dois dire que Caro mêle habilement romantisme et humour pour nous offrir des récits frais et pétillants.

Les personnages sont très attachants et bien esquissés. Les situations sont parfois rocambolesques et donnent lieu à un effet comique maîtrisé par l’auteure.

La plume de l’auteure est dynamique et tout en douceur. Sous un style très fluide, la lecture devient vite addictive et les pages défilent rapidement. J’ai apprécié la manière d’écrire de Caro.

Deux très bonnes romances et avec lesquelles j’ai passé un excellent moment de lecture. J’y ai retrouvé tous les ingrédients propres à ce genre littéraire et cela a été une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Policier

Fallait pas

Fallait pas de Jocelyne Bacquet

  • Auteur : Jocelyne Bacquet
  • Titre : Fallait pas
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Hervé Éditions
  • Nombre de pages : 342
  • Parution : 16 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quel écrivain en mal d’éditeur ne s’est pas dit à lui-même ou sur le ton de la blague au cours d’une conversation entre amis, qu’il ne comprenait vraiment pas que l’on refuse partout son manuscrit, pourtant si parfait ? Ou qu’il irait personnellement étrangler le prochain éditeur qui oserait lui envoyer une réponse négative ?

Mais de là à passer à l’acte, il y a un fossé aux tailles abyssales, que le personnage de ce livre ne va pas hésiter à franchir.

Comment passer du statut d’écrivain à celui d’ennemi public numéro un ? Beaucoup plus simple qu’on ne pourrait le croire…

Le méchant de service emmènera dans son sillage deux inspecteurs qui vivaient jusque-là aux antipodes l’un de l’autre, une libraire à la mémoire étonnante, un agent peu banal, mais aussi un chien attentif, quelques chats psychopathes, des boîtes de biscuits, un bébé émouvant et une réceptionniste aux facettes multiples, le tout évoluant au milieu de relents de vengeance et de rancœur.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Jocelyne Bacquet pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Dans ce récit, le lecteur fera la connaissance d’un écrivain en mal de reconnaissance. Aussi, après avoir envoyé son roman à plusieurs éditeurs et avoir essuyé refus sur refus, cet écrivain échafaudera une vengeance.

Voilà un roman policier qui va à toute allure et avec lequel je ne me suis pas ennuyée. La trame principale est assez originale, et ce qu’en fait Jocelyne est plutôt réussi. Tout au fil des pages, je me suis laissée entraîner dans cette histoire qui m’a faite frissonner.

Jocelyne a bien brossé ses personnages. L’écrivain, dont on ne saura le nom que plus tard dans le récit, est torturé et l’auteure a su dévoiler les facettes sombres de sa personnalité par petites touches. Les policiers sont, quant à eux, bien travaillés également.

Beaucoup de rebondissements sont présents dans ce récit. Si l’on peut penser que la trame de départ est finalement assez classique, j’ai pourtant trouvé que Jocelyne réussissait à apporter une vraie touche qui démarque ce récit des autres.

La plume de l’auteure m’a beaucoup plu. Sous un style incisif et parfois caustique, ce texte se lit vraiment rapidement et les pages défilent. Les dialogues sont soignés et bien dosés. La temporalité est bien indiquée au début de chaque chapitre.

Un roman policier avec lequel j’ai passé un très bon moment de lecture et qui apporte une petite touche d’originalité de par le talent de l’auteure à créer quelque chose de différent.

Historique

La liberté au pied des oliviers

La liberté au pied des oliviers de Rosa Ventrella

  • Auteur : Rosa Ventrella
  • Titre : La liberté au pied des oliviers
  • Genre : Historique
  • Éditions : Les Escales
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 4 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans le sud de l’Italie, deux fillettes grandissent à la merci des sursauts de l’histoire et des injustices liées à leur condition.

Teresa et Angelina sont deux sœurs que tout oppose : Teresa est délicate et silencieuse tandis qu’Angelina, sa sœur cadette, est impertinente et curieuse. Toutes deux grandissent dans l’Italie des années1940, au cœur des Pouilles, entourées de leur père et de leur mère Caterina, à la beauté incomparable.

Lorsque leur père part à la guerre, leur mère comprend que cette beauté sera sa principale arme pour subvenir à leurs besoins. Elle cède alors à un terrible compromis, sans savoir que celui-ci viendra réveiller la malalegna : ce bavardage incessant et empoisonné des commères, véritable malédiction qui tourmente le village depuis la nuit des temps.

Le concert de chuchotements qui serpente de porte en porte se propagera alors jusqu’à atteindre ses filles, Teresa et Angelina, déterminant à jamais leur destin.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Les Escales pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Copertino, Italie. C’est dans ce petit village que vit Teresa, auprès de ses parents et de sa sœur Angelina. Le lecteur suivra le parcours de cette famille, en particulier celui de Teresa, sur plusieurs années. De l’enfance à l’âge adulte, les deux sœurs feront face à une multitude d’épreuves.

C’est un bon roman que j’ai découvert et pourtant, je ne peux m’empêcher de ressortir légèrement déçue de cette saga familiale qui semblait prometteuse au départ, mais qui ne m’a finalement pas convaincue de par la manière d’aborder l’histoire de la part de l’auteure.

Pourtant, au début, j’ai été conquise d’emblée par la description très réaliste de la vie dans ce petit village. L’auteure a su dépeindre avec beaucoup de subtilité le quotidien âpre de ces habitants. J’ai été très touchée et cela m’a bouleversée à maintes reprises.

Ce qui m’a finalement déçue, c’est l’absence de continuité dans le fil rouge instauré par l’auteure au départ. En effet, j’ai pensé que cette saga serait davantage centrée sur le quotidien des deux sœurs, Teresa et Angelina, mais tout au fil des pages, j’ai eu l’impression que cela partait dans d’autres directions. Malgré cette légère déconvenue, cela reste tout de même une très belle lecture.

Les personnages sont bien dépeints, et la dualité entre les deux sœurs est présente tout au long du roman. Leur relation est complexe, la jalousie souvent présente. Elles sont au centre du récit, mais la galerie de personnages secondaires prend également une part importante à l’histoire.

La plume de l’auteure est tout en douceur. Beaucoup de descriptions jalonnent cette saga, et l’immersion dans ce village est réussie. Le récit est narré à la première personne, sous le point de vue de Teresa, et ce choix de narration est particulièrement judicieux.

Une belle saga familiale que j’aurais aimée davantage centrée sur les deux sœurs, mais qui n’en reste pas moins émouvante et narrée avec brio. À découvrir.

À note : 16/20

Contemporain

Pater Monster

Pater Monster de François Blistène

  • Auteur : François Blistène
  • Titre : Pater Monster
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 11 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezJe viens de commettre un crime, j’ai fait un enfant la nuit dernière.

Pourtant, je suis toujours parvenu, tant bien que mal, à me soustraire à la problématique de la paternité.

Rien à léguer, ni argent, ni culture, ni maladie héréditaire. Le peu que j’ai me sert à acheter du Voltarène, des croissants au beurre, du Coca light, des gants en pécari de toutes les couleurs, et un jour peut-être une surface habitable dans une région chaude où vieillir confortablement.

L’homme dont il s’agit n’a que faire de l’enfant qui naît malgré lui. Neuf ans plus tard, il croise son fils par hasard. Et s’il essayait de jouer au père, ne serait-ce qu’une semaine ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche-Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque le narrateur apprend par sa compagne du moment qu’il va être père, il décide de ne pas s’impliquer dans cette future paternité, allant même jusqu’à accepter que le nouveau mari de son ex-compagne adopte le petit garçon. Pourtant, des années plus tard, le narrateur voudra établir un contact avec ce fils qu’il ne connaît pas du tout, et passera ainsi une semaine à ses côtés.

Si vous aimez les romans totalement déjantés, décalés et à l’humour caustique, je dois vous dire que ce livre réunit tous ces éléments. Quelle lecture je découvre ici avec ce récit complètement différent par rapport à ceux que j’ai pu lire sur cette thématique.

Il faut dire que le narrateur est vraiment un personnage haut en couleurs. C’est peut-être même trop, par certains moments. J’ai trouvé parfois cet humour un peu trop décalé et l’on frôle le trop-plein de cynisme à plusieurs reprises.

Et pourtant, la recette fonctionne, puisque François a réussi à créer un roman qui indubitablement se démarquera, tout en abordant une thématique maintes fois revisitée en littérature. Ici, le narrateur va se retrouver totalement perdu face à cette paternité totalement inattendue et il lui faudra beaucoup de temps pour l’accepter.

François a décidé d’aborder ce sujet sous une perspective humoristique et si c’est réussi, je n’aurais pas été contre de découvrir une sorte d’évolution chez le narrateur, ou même quelques passages plus sérieux. Il y a une sorte de linéarité dans le ton du récit proposé par l’auteur.

La plume est vivace et dynamique. Pas d’ennui possible à la lecture. Les pages defilent. J’ai beaucoup aimé le partage du schéma narratif proposé par l’auteur. Il y a deux parties dans ce roman, en quelque sorte. La première servant davantage à présenter le narrateur, et la deuxième permettant la rencontre entre ce dernier et son fils.

Un roman décalé, différent et très difficile à classer. L’originalité est indéniable et même si parfois cela donne une effet d’exagération, l’auteur a réussi à faire un récit qui sort de l’ordinaire. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain auto-édité

Pour autrui

Pour autrui de Virginie Fyl

  • Auteur : Virginie Fyl
  • Titre : Pour autrui
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 11 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

BONSon frère et son beau-frère rêvent d’avoir un enfant, mais c’est compliqué pour un couple d’hommes. Dans le même temps, son mari refuse de faire le petit troisième qui, croit-elle, redonnerait un sens à sa vie. Alors pourquoi Sophie ne porterait-elle pas le bébé de son frère ?

Bravant les réticences de sa famille conservatrice, la froide résistance de son mari et le scepticisme de son employeur et de ses enfants, Sophie va se lancer dans cette aventure de « tante porteuse », un chemin de neuf mois jalonné de moments cocasses, de révélations et de quête de sens. Comment sauver sa propre famille quand on aide les autres à construire la leur ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Virginie Fyl pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que Sophie, mariée et deux enfants, rêve d’avoir un petit dernier, son époux s’y oppose farouchement. Dès lors, la solution lui apparaît comme une évidence. Et si elle portait le bébé de son frère et de son beau-frère, qui sont mariés, et qui désirent avoir un enfant ? Sophie devra faire face à beaucoup d’adversités pour se tenir à cet objectif.

Avec ce roman ultra-contemporain, l’auteure a décidé d’aborder une thématique sensible et elle a réussi son pari. Je ressors réellement touchée et conquise par ce très beau récit. En peu de pages, Virginie a réussi à faire passer un beau message.

Sophie m’a totalement touchée. Je l’ai trouvée très courageuse et ce qu’elle décide de faire pour son frère et son beau-frère sera un véritable chamboulement pour toute la famille, mais aussi un acte d’amour et de générosité.

L’auteure a su aborder son récit avec beaucoup de sensibilité, sans jamais tomber dans les clichés. Avec beaucoup de sobriété et une parfaite maîtrise des caractères de ses personnages, elle offre à son lecteur une véritable parenthèse littéraire.

Les thématiques sont diverses, mais il ne faut pas s’attendre à une étude approfondie de la part de Virginie, puisque son roman est finalement assez court. Malgré tout, elle a su faire passer de belles émotions. Ses personnages sont bien dépeints et complexes.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. Avec un style clair et sobre, les pages ont défilé. J’ai beaucoup aimé l’écriture de Virginie, qui n’exagère jamais les émotions et réussit à ne pas caricaturer ses personnages, ni tomber dans les clichés.

Un très beau récit, abordant une thématique sensible. L’auteure a réussi à créer un récit riche en émotions. À decouvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

C’est ainsi que tout s’achève

C’est ainsi que tout s’achève de Caroline Eriksson

  • Auteur : Caroline Eriksson
  • Titre : C’est ainsi que tout s’achève
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 12 novembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezToute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, n’est peut-être pas pure coïncidence…

Elena, auteure de romans à succès dont le mariage bat de l’aile, se réfugie dans une petite maison de banlieue, quelque part en Scandinavie, pour écrire et réfléchir à l’avenir de son couple. Profondément déprimée, en manque d’inspiration, la romancière prend l’habitude d’observer ses nouveaux voisins depuis la fenêtre de sa cuisine.

Les Storm ont tout d’une famille heureuse. Pourtant, plus Elena les épie, plus elle a l’impression qu’il se trame quelque chose de terrible chez eux. Imaginant le pire, elle décide de recueillir les confidences de leur fils, un adolescent nommé Leo, afin de sauver le couple d’un destin tragique. Mais alors que la tension monte, la frontière entre réel et fiction se fait trouble…

Paranoïa, obsession et faux-semblants sont les maîtres-mots de ce thriller psychologique troublant, servi par une habile mise en abîme.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Elena est une écrivaine en panne d’inspiration et à la dérive depuis que son mari Peter et elle ont décidé, d’un commun accord, de se séparer temporairement. La jeune femme va alors s’installer dans une nouvelle maison. Elle va se mettre à observer la famille qui habite juste en face de chez elle. Il semblerait que le couple et leur fils cachent bien des secrets.

C’est un excellent thriller domestique que j’ai découvert ici. J’ai vraiment passé un excellent moment de lecture en compagnie d’une protagoniste qui m’a beaucoup intriguée.

Si ce genre littéraire et surtout ce postulat de départ a été maintes fois exploité, je dois pourtant dire que l’auteure a réussi à maintenir mon intérêt tout au fil des pages, grâce à une maîtrise en ce qui concerne le suspense qui montera crescendo, ce qui a rendu ce roman très difficile à lâcher.

Tout au long des chapitres, je me suis posée une multitude de questions et j’ai cherché la réponse à toutes les énigmes. Il m’avait semblé avoir trouvé le dénouement en plein dans ma lecture, et je dois dire qu’en fait, je m’étais totalement trompée. L’auteure m’a baladée et je n’avais même pas imaginé une telle explication. Ce sera tout de même mon seul petit bémol. En effet, j’ai trouvé cette fin un brin décevante par rapport à tout le récit dans son ensemble.

Malgré tout, cela n’a absolument pas gâché mon plaisir de lecture. J’ai trouvé que la psychologie des personnages était amenée finement par l’auteure. J’ai beaucoup aimé la relation de confiance que Léo, le fils du couple, réussit à tisser avec Elena. Les personnages sont complexes et bien esquissés.

La plume de l’auteure est très addictive. Une fois commencé, ce roman est très difficile à lâcher. J’ai trouvé le schéma narratif particulièrement réussi, donnant ainsi la parole à trois personnages différents pour appréhender l’histoire au mieux. C’est Elena qui aura plus de voix dans cette histoire. Le choix de la première personne du singulier est très judicieux.

Un excellent thriller domestique, qui malgré une fin bien qu’inattendue mais qui m’a tout de même légèrement déçue, n’en reste pas moins une lecture prenante que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

Lumière

Lumière de Christelle Saïani

  • Auteur : Christelle Saïani
  • Titre : Lumière
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 189
  • Parution : 18 février 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Ambre et Olivier sont voisins : elle se débat dans les difficultés, il a le bonheur insolent, une famille unie, des amis présents. Ce déséquilibre, trop difficile à supporter, devient un véritable point de crispation pour Ambre qui nourrit peu à peu un ressentiment tenace à l’égard de son voisin. Un jour, elle s’en prend à lui, pour déverser sa douleur, avant de venir lui présenter ses excuses. Elle découvre alors une faille dans la vie parfaite d’Olivier et le bonheur auquel elle aspire se lie curieusement au destin de cet homme si longtemps détesté…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Christelle Saïani pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Léo quitte Ambre, c’est un véritable chamboulement pour la jeune femme. Elle va alors peu à peu se refermer sur elle-même. En apercevant son voisin qui semble vivre un quotidien des plus doux, Ambre va ressentir de la jalousie. Un jour, après lui avoir mal parlé, elle décide de se rendre chez lui pour s’excuser. Là, elle s’apercevra que tout n’est pas aussi idyllique qu’elle le croyait pour le jeune homme.

Que roman touchant et bouleversant j’ai découvert. Ce récit m’a chamboulée et je l’ai trouvé remarquablement bien écrit. Christelle a su créer une histoire pleine d’émotions, servie par deux personnages principaux très bien dépeints et nuancés.

Ambre et Olivier sont deux personnages très attachants. J’ai été très touchée par l’amitié qui va se créer entre eux deux. Olivier m’a particulièrement bouleversée. Christelle a su aborder plusieurs thématiques avec beaucoup de sensibilité.

La plume de l’auteure est lumineuse et recherchée. Le style de Christelle est beau, les phrases sont remarquablement construites. Je ressors conquise par ces lignes dans lesquelles l’auteure a su faire passer tant d’émotions.

Un roman bouleversant, servi par une plume riche et remarquable. Je suis ressortie chamboulée par ce récit. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Norma

Norma de Maïa Brami

  • Auteur : Maïa Brami
  • Titre : Norma
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Avallon
  • Nombre de pages : 140
  • Parution : 26 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Norma, 7 ans, atterrit en foyer d’accueil sur fond de procès médiatique. Aussitôt, sa fragilité, son crâne nu, focalisent l’attention. Il émane quelque chose de spécial de cette fillette, mais quoi ? Sa présence, tel un révélateur, va bouleverser la vie du foyer, exacerber tensions et passions, précipiter les destins, notamment celui de Léo, adolescent brisé, violent, poursuivi par la poisse et l’incompréhension des adultes.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions d’Avallon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Norma, une petite fille de 7 ans, arrive dans un foyer d’accueil, c’est le quotidien de Léo, qui est là depuis des années, qui va se retrouver bouleversé. Entre les deux enfants va se tisser un lien indéfectible. La petite Norma doit se reconstruire suite à un drame familial qui a amené à l’arrestation de ses parents. Que s’est-il donc passé ?

C’est avec beaucoup d’émotions que je referme ce court roman d’une grande intensité. J’ai vraiment été chamboulée tout au fil des pages et ce récit a su me toucher d’une manière forte.

L’auteure a abordé une multitude de thématiques. Je préfère ne pas vous les citer, afin de ne rien spoiler du récit. L’intrigue se dévoile par petites touches, et lorsque j’ai compris de quoi il en retournait, j’ai été chamboulée. Maïa fait preuve d’une grande acuité au moment de retranscrire les émotions de ses personnages.

J’ai été touchée par la belle relation d’amitié qui se tisse en les deux enfants au fur et à mesure des pages. Entre ces deux personnages blessés par un quotidien douloureux, les liens indéfectibles qui les unissent sont une véritable lueur d’espoir.

Les histoires respectives de Norma et Léo se dévoilent peu à peu. Les personnages secondaires ont également des secrets que le lecteur découvrira tout au fil des pages.

La plume est belle et d’une grande douceur. Avec beaucoup de sensibilité, l’auteure a réussit à retranscrire les émotions sans jamais trop en faire. Les petits chapitres permettent d’octroyer un très bon rythme à l’histoire.

Un récit empli de sensibilité, tendre et bouleversant. Avec une plume tout en délicatesse et des personnages attachants, l’auteure propose un petit récit qui a su me toucher. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Romance

Un Noël avec Juliette Bonte

Un Noël avec Juliette Bonte de Juliette Bonte

  • Auteur : Juliette Bonte
  • Titre : Un Noël avec Juliette Bonte
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 1075
  • Parution : 12 novembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Qui fera fondre leur coeur : un ami, un ennemi ou un inconnu ?

Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi 
Exilée au fin fond de la Savoie par son patron, Chloé a retrouvé par hasard sur place son ex… avec sa fiancée. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle est désormais dépendante de Nick, un inconnu arrogant et ronchon, qui s’est autoproclamé petit ami officiel pour la sortir d’une situation gênante. Ce séjour s’annonce très, très agité…

Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige
Depuis qu’elle a menacé Luke avec une fourchette lors de leur première rencontre, Allison le considère comme son meilleur ami. Mais, plus ils passent de temps ensemble, plus Allison prend conscience que la présence de Luke lui est devenue indispensable : à ses côtés, elle découvre des sentiments qu’on ne devrait pas éprouver pour un ami…

Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite !
Charlie déteste Blade, et c’est réciproque. Pourtant, ils sont obligés de se tolérer : leurs meilleurs amis sont en couple. Mais, quand un projet de vacances s’organise pour les fêtes de fin d’année, Charlie comprend qu’elle est fichue. Car, si Blade apprend qu’elle déteste Noël, il va tout faire pour que ce séjour en Laponie devienne son pire cauchemar.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Dans ce livre, Juliette Bonte nous propose trois de ses romances de Noël, réunies pour faire passer un excellent moment de lecture et idéal pour se laisser porter par l’humour et l’amour.

Dans le premier roman, intitulé « Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi », on retrouvera Chloé, qui est conseillère en voyage. La jeune fille est maladroite à souhait et enchaîne les gaffes et les méprises. Lorsque son patron lui propose de se rendre en Savoie dans le cadre professionnel, cela va vraiment se gâter pour Chloé. Elle y retrouvera son ex et sa nouvelle amie, et en plus, elle fera la connaissance de Nick, ce qui laisse présager des situations cocasses.

Dans le deuxième roman, intitulé « Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige », ce sera cette fois la connaissance de Allison et Luke, qui sont deux meilleurs amis n’ayant jamais franchi le pas pour débuter une relation amoureuse. Pour eux, c’est une amitié qui les unit, et cela ne va pas plus loin. Pourtant, la jeune fille va peu à peu commencer à éprouver des sentiments différents pour lui.

Et enfin, dans le troisième roman intitulé « Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! », nous ferons la connaissance de Charlie et de Blade, deux personnages qui semblent voués à se détester cordialement. Pourtant, il s’avère qu’ils vont se retrouver à devoir passer les fêtes de fin d’année ensemble. Cela augure des moments hauts en couleur.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ces trois romances aux airs de fêtes. J’avais beaucoup entendu parler des deux derniers romans de ce triptyque et j’ai donc été ravie de pouvoir enfin les découvrir.

Juliette sait manier sentiments et humour à la perfection. Ses romances sont fraîches et pétillantes. Les personnages qu’elle crée sont attachants et sympathiques.

La plume est fluide. Ces trois romances deviennent rapidement très addictives, et je dois dire que cela a été très dur de lâcher ce livre. De préférence, je pense qu’il vaut mieux ne pas les lire forcément à la suite, pour maintenir le plaisir de lecture.

Un roman réunissant trois romances hautes en couleurs et emplies d’humour. Une belle occasion de découvrir la plume très addictive de cette auteure. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Contemporain

L’île de Jacob – Rentrée littéraire

L’île de Jacob de Dorothée Janin

  • Auteur : Dorothée Janin
  • Titre : L’île de Jacob
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 19 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Christmas Island, territoire australien, au large de Java.
Isolé depuis des centaines de millénaires, ce petit bout de jungle semble depuis peu subir en accéléré le destin de la planète toute entière, entre errances migratoires et crise écologique. Et c’est là qu’un garçon se trouve aux prises avec les vertiges et les éblouissements de l’adolescence, cette période où là aussi tout s’accélère.
Que pèsent alors les angoisses collectives lorsqu’on explore l’amour, le désir, l’amitié, et que l’on rencontre l’homme solaire et blessé qui fera basculer votre vie ?Dans la chaleur tropicale suffocante, le jeune homme est initié à la puissance des sentiments.
Mais depuis John Donne on sait que nul homme n’est une île.
Si Christmas Island elle-même s’est fait rattraper par l’inexorable marche du monde, comment lui pourrait-il y échapper ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le récit s’ouvre sur le narrateur qui va retrouver par hasard une amie d’école, Vicky. Avec elle, il va se souvenir de l’année scolaire passée à Christmas Island, lorsqu’il avait décidé de suivre son père dans le cadre de son travail. C’est là qu’il fera la rencontre de Jacob, un jeune homme un peu plus âgé que lui et avec lequel il entretiendra des liens étroits d’amitié.

C’est un roman d’atmosphère qu’a voulu créer Dorothée, et en ce sens, je peux affirmer qu’elle a réussi son pari aisément. Malgré tout, l’ambiance ne me suffit pas toujours pour me convaincre et j’avoue que l’histoire en elle-même a beaucoup peiné à démarrer.

Pourtant, je dois dire en avoir appris énormément sur cette petite île où l’auteure plante son décor. J’ignorais tout de la faune qui habite Christmas Island. Le père du narrateur est avant tout convoqué pour tenter de trouver une solution aux fourmis qui déciment les populations de crabes, lors de leur migration. J’ignorais totalement cela, et c’est donc une véritable immersion que propose Dorothée.

Quant au fond de l’histoire, le lecteur suivra surtout le narrateur, dont on ne connaîtra pas le nom. Pendant toute son année scolaire, j’ai pu observer son évolution. Au fil de ses rencontres et de ses expériences, notamment amoureuses, le jeune homme va se forger un caractère, jusqu’au moment où il fera la rencontre de Jacob.

Le rythme est lent et je ne peux pas dire que ce soit forcément pour l’intrigue que je vous conseille ce roman. Ce serait davantage pour une atmosphère, presque en huis-clos, et qui est très bien rendue.

La plume de l’auteure est très particulière. Je ne suis pas sûre d’avoir été en mesure d’en apprécier pleinement sa qualité indéniable. Certes, c’est remarquablement écrit mais je me suis parfois perdue dans la longueur du phrasé et j’y ai trouvé beaucoup de digressions, en plein milieu de certains paragraphes.

Un roman d’atmosphère, pour lequel l’intrigue passe presque en second plan. La plume est de qualité, même si parfois j’ai eu du mal à totalement m’adapter au style de l’auteure. Une lecture intéressante.

Ma note : 16/20

Contemporain

Dernière cartouche – Rentrée littéraire

Dernière cartouche de Caroline de Bodinat

  • Auteur : Caroline de Bodinat
  • Titre : Dernière cartouche
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 216
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Il m’a appris à éviter les au revoir, à détester les quais de gare.
Quand il m’y accompagnait, il faisait semblant d’oublier l’horaire. Une demi-heure avant le départ, il disparaissait, je m’inquiétais.
Ma mère, compatissante, disait : ‘‘Tu sais, ton père, ses promesses…’’
La voiture qui se garait devant la maison, sur le trottoir, la faisait taire. Il ouvrait la porte d’entrée, passait une tête et demandait : ‘‘Alors, qu’est-ce que tu bouines ? T’es prête ?’’ […]
Paul des Tures est mort aux alentours de 11h15. En février 1993, le premier mercredi du mois. J’avais vingt-trois ans, je fumais des blondes, lui des brunes sans filtre.
Je suis sa fille aînée.
J’aurai bientôt son âge.
Il venait d’avoir cinquante et un ans.
Chez les des Tures, on ne pose pas de questions. […]

Dans ses effets personnels, remis aux ayants droit, il n’y avait qu’un briquet jetable, un trousseau de deux clés de voitures, un autre d’appartement et un petit sachet transparent avec son alliance et sa chevalière, couvertes de sang coagulé. »  

Il a cru qu’il ferait mieux que les autres.
Il pensait que tout allait lui réussir…
Il a fini par appeler son labrador chien de con.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Louise, la narratrice, va raconter son histoire de famille. Elle est la fille de Paul et de Suzanne, et elle mène un quotidien haut en couleurs auprès de sa sœur Jeanne et de son frère Gabriel. Son histoire va surtout se focaliser sur son père, et avec ses mots, le lecteur va peu à peu apprendre à connaître cet homme.

C’est un beau roman que nous offre ici Caroline. Teinté de franc-parler, mais également d’une forme de pudeur, ce récit intimiste a su me toucher énormément, et j’ai suivi cette famille tout au fil des pages avec émotion.

Louise va raconter au fur et à mesure son quotidien auprès d’un père parfois fantasque. J’ai senti tout au long des pages la tension monter et le drame arriver. De nombreux secrets de famille feront partie de cette histoire. J’ai été très touchée par les personnages, que j’ai trouvés remarquablement dépeints.

La plume de l’auteure est très fluide. Maniant le franc-parler et la sensibilité tout à la fois, Caroline a un style particulier. Le récit est narré à la première personne sous le point de vue de Louise. J’ai trouvé ce choix très judicieux, permettant ainsi de mieux suivre les pensée de cette protagoniste.

Un récit sensible et intimiste qui retracera le quotidien d’une famille dans laquelle beaucoup de secrets seront abordés. Un roman à découvrir.

Ma note : 17/20

Historique

Les villes de papier – Rentrée littéraire

Les villes de papier de Dominique Fortier

  • Auteur : Dominique Fortier
  • Titre : Les villes de papier
  • Genre : Historique
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 9 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Si, comme elle l’écrit, l’eau s’apprend par la soif et l’oiseau par la neige, alors Emily Dickinson, elle, s’apprend par la mer et par les villes. Figure mythique des lettres américaines, celle que l’on surnommait «?la dame en blanc?» demeure encore aujourd’hui une énigme. Elle a toujours refusé de rendre sa poésie publique et a passé les dernières années de sa vie cloîtrée dans sa chambre ; on s’entend pourtant maintenant à voir en elle un des écrivains les plus importants du dix-neuvième siècle. Les villes de papier explore son existence de l’intérieur, en mode mineur, à travers ses livres, son jardin et ses fantômes. Autour de moments de la vie d’Emily, Dominique Fortier trace un roman à la fois grave et cristallin, et nous offre une réflexion d’une profonde justesse sur les mondes qui nous construisent, sur les lieux que nous habitons et qui nous habitent aussi.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Emily Dickinson était une célèbre poétesse américaine. Pourtant, on connaît peu de choses sur elle. Beaucoup de mystères échelonnent son parcours. Par exemple, pourquoi a-t-elle décidé de vivre recluse dans sa chambre pendant toute la seconde partie de son existence ?

Dominique Fortier va livrer un bel hommage à Emily. Elle tentera de retracer les événements charnières de la vie de cette poétesse, sous forme de petit roman poétique. Presque à la manière d’un kaléidoscope, Dominique nous livrera des tranches de vie. Bien évidemment, elle aura dû imaginer certains moments.

C’est vraiment un très bel essai que j’ai découvert. Avec beaucoup de sensibilité et d’émotions, Dominique retrace les grands événements de la vie d’Emily. Même si certains moments resteront sans réponse, j’en ai appris énormément sur cette écrivaine.

La plume de l’auteure est tout en délicatesse. Sous forme de chapitres courts et avec beaucoup de poésie, Dominique propose une promenade au lecteur dans l’univers d’Emily. Elle entrecoupera les passages faisant référence à la poétesse, avec des passages personnels. Dominique retracera ainsi son parcours au fil des déménagements qu’elle a dû effectuer.

Un très beau récit, où poésie et délicatesse s’entremêlent. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20