Contemporain

Mes vacances à Morro Bay

Mes vacances à Morro Bay de Paul Jorion

Auteur : Paul Jorion
Titre : Mes vacances à Morro Bay
Genre : Contemporain
Éditions : Fayard
Nombre de pages : 144
Parution : 15 mai 2019

Résumé

On ne s’attendrait pas, spontanément, sous le soleil du littoral californien, à trouver une crêperie picarde où un spécialiste mondial de Baudelaire serait en charge de préparer la soupe à l’oignon. En Amérique, tout est possible, dit-on. Ou serait-ce que, en vacances plus ou moins forcées, l’esprit libre et l’œil ouvert, Paul Jorion se soit simplement rendu disponible aux rencontres les plus étonnantes, aux situations les plus inattendues ?
Car sans doute jamais le mot « vacances » ne retrouve-t-il un sens plus proche de son origine étymologique que quand on est contraint de les prendre sans les avoir planifiées, dans un pays de rêve, certes, mais sans projet. On s’invente des aventures, on magnifie des conversations sans lendemain, mais on mesure chaque jour un peu mieux le peu de place qu’on occupe dans le vaste monde.
A moins que, bien sûr, au hasard d’une séance chez une dentiste…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous suivons ici Paul Jorion, lors de ses vacances à Morro Bay en 2003. Ce sont ses premiers pas en tant que romancier, puisqu’à la base, il est surtout réputé pour avoir écrit des essais, notamment sur l’économie.

Dans ce court roman, le lecteur suivra par le menu détail les quelques jours que Paul Jorion aura passé à Morro Bay, le tout décrit avec beaucoup d’humour et d’autodérision. J’ai accroché au franc-parler de l’auteur, qui ne mâche pas ses mots et qui nous dit les choses telles qu’il les ressent.

Le gros plus dans ce roman réside probablement dans toutes les références très intéressantes auxquelles l’auteur fait appel. Un panel très varié concernant tout aussi bien la musique, le cinéma comme la littérature. C’est un récit curieux et intelligent.

Mais avant tout, Paul Jorion est un anthropologue et cela transparaît dans les portraits qu’il trousse et les relations humaines qu’il dépeint avec beaucoup de profondeur. Le récit est parsemé de réflexions qui ne laissent pas indifférent le lecteur et qui portent à réfléchir, que l’on soit d’accord ou pas.

Sous forme de récit intimiste, ce livre a toutes les allures de roman initiatique. L’auteur fait pas mal d’introspection et toujours avec beaucoup d’humour. Cependant, je regrette que le tout ne soit pas davantage romancé. J’ai l’impression d’être plus proche de l’essai, genre dont a plus l’habitude Paul Jorion, au final. Mais cela ne pose pas vraiment de réel problème. Le tout se lit très bien, et la plume est accrocheuse, fluide et emplie de verve.

Ma note : 16/20

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Thriller

Alice

Alice de Heidi Perks

Auteur : Heidi Perks
Titre : Alice
Genre : Thriller
Éditions : Préludes
Nombre de pages : 448

Résumé

Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Préludes pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Harriet, jeune maman d’une petite Alice de quatre ans, avec qui elle entretient une relation fusionnelle. En effet, elle ne s’en sépare jamais. Mais un jour, alors qu’Harriet souhaite participer à un cours de comptabilité, elle se voit obligée de laisser sa fille à sa meilleure amie, Charlotte. Cette dernière décidera d’emmener Alice et ses propres enfants à la kermesse de l’école, mais Alice va disparaître. Que s’est-il passé ?

Heidi Perks a choisi ici pour son intrigue un postulat de départ maintes fois revisité dans les thrillers d’aujourd’hui. Et pourtant, son talent a réussi à faire démarquer son roman des autres que j’ai pu lire sur le même sujet.

J’ai beaucoup apprécié le schéma narratif. Le lecteur suit ici à tour de rôle les points de vue de Charlotte et Harriet, et cela est très intéressant, dans la mesure où l’on s’attache réellement à ces deux personnages. Il m’a juste fallu les premiers chapitres pour m’adapter, puisque l’auteure décrit tour à tout les événements avant le drame et ceux d’après. Après avoir bien intégré toutes les temporalités, j’ai vraiment accroché avec ce procédé.

Ici, l’angoisse monte crescendo et la tension psychologique est omniprésente. L’auteure distille son suspense d’une main de maître. Elle nous livre les révélations de manière très habile, ce qui permet de tenir le lecteur, et ce, jusqu’à la dernière page.

J’ai été totalement prise au piège vers la moitié du roman, avec un rebondissement auquel je ne m’y attendais pas du tout et qui, pour moi, a vraiment rendu ce livre difficile à poser, tant je voulais savoir où tout cela allait nous mener.

Je ne peux que vous conseiller ce thriller psychologique très réussi, à plus forte raison si vous êtes amateurs du genre. Certes, le sujet a été maintes fois abordé, mais Heidi Perks le fait d’une manière différente.

Ma note : 18/20

Romance

Tous pour elle

Tous pour elle de Laurent Malot

Auteur : Laurent Malot
Titre : Tous pour elle
Genre : Romance
Éditions : French Pulp éditions
Nombre de pages : 276

Résumé

Clémence est une femme moderne, drôle et pétillante, mais elle ne croit plus au romantisme depuis que sa vie amoureuse est au point mort. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue lui offre le pouvoir de séduire qui elle veut, à condition de trouver l’homme de sa vie avant d’avoir trente ans. Si elle n’y croit pas au début, force est de constater qu’elle attire les regards. Et même plus. Mais si l’open-bar de l’amour lui semble promis, les difficultés ne font que commencer. Elle a trois semaines pour trouver l’homme de sa vie.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions French pulp éditions pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Clémence, jeune femme à l’aube de ses trente ans et qui désespère de trouver le grand amour. Un soir, en rentrant chez elle et au détour d’une rue, elle va rencontrer une femme qui lui accorde le pouvoir de séduire n’importe qui. Mais attention, ce pouvoir a une durée de péremption et une contrepartie. En effet, d’ici trois semaines, lors de l’anniversaire de ses trente ans, Clémence devra trouver son âme sœur, sous peine de finir vieille fille.

Le postulat de départ est excellent et très original. Des les premières lignes, le ton est donné. J’ai su que j’allais passer un bon moment de lecture et tel a été effectivement le cas. Naturellement, Clémence va profiter de ce pouvoir et ne saura plus s’arrêter. Cela donne des scènes très comiques et notre héroïne va subir tout au fil des pages des situations véritablement rocambolesques.

L’auteur a su créer un personnage auquel il est impossible de ne pas s’attacher. Clémence est haute en couleurs et désopilante. Elle garde sa bonne humeur constamment, et ce, malgré les imprévus subis à cause de son pouvoir inespéré. J’ai beaucoup ri avec elle, mais ce que j’ai fortement apprécié, c’est qu’il y a un message tacite sous cette comédie romantique. Des sujets importants sont abordés, tels que la famille, l’amitié. J’ai même été émue lors du dénouement, par un événement qui surgira pour Clémence.

Le seul petit bémol que je pourrais émettre, c’est peut-être la présence constante de l’humour. Effectivement, il y en a trop et cela peut décrédibiliser l’histoire ou même peut-être lasser le lecteur. Le mélange n’a pas forcément été savamment dosé, et il y a des moments où j’aurais voulu voir une Clémence plus sérieuse, face aux déboires qui surgissent dans son quotidien.

En allant me renseigner sur la bibliographie de Laurent Malot, j’ai constaté qu’il avait écrit également des thrillers. Au vu de sa plume dynamique et fluide, nul doute que je m’y essaierai à la lecture de ceux-là.

En attendant, je vous recommande cette comédie romantique pétillante et pleine de verve. J’ai passé un très bon moment de lecture.

Ma note : 16/20

Romance

Un petit grain de sable

Un petit grain de sable de Petra Hülsmann

Auteur : Petra Hülsmann
Titre : Un petit grain de sable
Genre : Romance
Éditeur : Editions de l’Archipel
Nombre de pages : 400

Résumé

La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Isabelle, 27 ans, aime que chaque chose soit à sa place.

Voilà dix ans qu’elle travaille chez une fleuriste, déjeune chaque jour dans le même restaurant et regarde chaque soir un épisode de son feuilleton favori.

Alors, quand Isabelle rencontre l’homme de ses rêves, Alex, aussi charmant qu’intelligent et attentif, plus rien ne manque au tableau de sa vie rêvée.

Pourtant, il suffit d’un rien pour craqueler ce joli vernis… La boutique pour laquelle elle travaille va fermer pour cause de faillite. Elle se met à douter d’Alex. Et, pire que tout, son restaurant préféré a un nouveau patron – un sale type arrogant… C’en est trop.

Sa vie si parfaite s’écroule et Isabelle devra alors se réinventer. Pour le pire… ou le meilleur ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Editions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous retrouvons ici Isabelle, jeune femme de 27 ans, dont le quotidien se résume à une routine à la mécanique bien huilée et qui ne saurait souffrir aucun changement, même minime. En effet, voilà plus de dix ans qu’elle travaille chez la même fleuriste, et qu’elle déjeune tous les midis au restaurant d’en face. Pourtant, celui-ci va fermer ses portes et laisser ainsi la place à Jens, qui s’occupera d’un nouveau restaurant. Isabelle devra alors faire face à ce petit grain de sable qui viendra enrayer la machine, et qui sera le premier d’une longue série de contrariétés.

J’ai tout simplement été séduite par ce roman. L’auteure a su créer une héroïne authentique et truculente à souhait. Au travers de toutes les failles d’Isabelle, il y a un personnage attachant et réel. Son quotidien pourrait ressembler à celui de n’importe qui et cela a créé une grande proximité avec elle. J’ai ri avec elle, j’ai été émue par les événements qui se succèdent au fil de son quotidien.

Si c’est Isabelle qui porte le roman au fil des pages, les personnages secondaires ne sont pas en reste. Il y a une grande palette de caractères qui m’ont tour à tour émue, exaspérée, et avec qui j’ai énormément ri.

La plume de l’auteure est simple, sans fioritures et très addictive. Les pages défilent sans même s’en rendre compte, et à la fin, je n’avais pas envie de quitter ces personnages si attachants.

Ce roman feel good est un véritable bonbon, où chaque page tournée est un pur moment de bonheur, un concentré de bonne humeur et un tourbillon d’émotions.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller ce roman, même si vous pensez que vous n’êtes pas adeptes du genre. Celui-ci a vraiment ce quelque chose de spécial qui le fait sortir du lot.

Ma note : 18/20

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Policier

Le gang de la Tamise

Le gang de la Tamise de Jessica Fellowes

Auteur : Jessica Fellowes
Titre : Le gang de la Tamise
Genre : Policier historique
Éditeur : J.C. Lattès/Le Masque
Nombre de pages : 400


Résumé

À la fin d’un bal masqué donné à Asthall Manor pour les dix-huit ans de Pamela Mitford, quelques-uns des Bright Young Things, cette jeunesse dorée et débridée dont les journaux commentent avidement les nombreuses frasques, organisent l’une de leurs fameuses chasses au trésor. Mais la partie se termine tragiquement : l’un des invités est poussé du haut du clocher de l’église.

Convaincue de sa culpabilité, la police arrête alors Dulcie, une domestique, qui fait partie du gang des Quarante Voleuses dirigé par Alice Diamond.

Mais Louisa Cannon, chaperon des sœurs Mitford, croit Dulcie innocente. Avec Pamela et Nancy Mitford, elle est bien décidée à disculper la jeune fille….tandis que le véritable assassin rôde peut-être non loin de là.

S’inspirant d’un fait réel – le gang des Quarante voleuses ou les Quarante Éléphantes, qui organisaient des grandes razzias dans les plus grandes enseignes londoniennes – Le Gang de la Tamise est une véritable plongée dans le Londres des années folles et dans des lieux interlopes où se côtoient la pègre et la bourgeoisie anglaise.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions J.C. Lattès/Le Masque pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici à Londres, avec les sœurs Mitford, issues d’une famille bourgeoise. Pamela, l’une des sœurs, va fêter son entrée dans la société lors de ses dix-huit ans, et à cette occasion, Nancy, sa sœur aînée, a l’idée d’organiser une chasse au trésor qui tournera au drame, puisque l’un des participants se fera assassiner. D’emblée, les soupçons se porteront sur Dulcie, femme de chambre de l’un des invités et qui de surcroît fait partie d’un gang de voleuses. Dès lors, Louisa, femme de chambre des sœurs Mitford, n’aura de cesse à essayer de disculper Dulcie qui selon elle, est accusée à tort, et à trouver le véritable coupable.

J’ai été séduite par cette immersion totale dans le Londres des années folles. L’auteure a su rendre cette ambiance de manière remarquable. Ici, la bourgeoisie et la jeunesse dorée se mêleront avec le monde de la domesticité et le tout est très bien rendu. Nous sommes vraiment dans un roman d’ambiance.

L’intrigue est quant à elle assez classique, mais n’en reste pas moins efficace. Je n’ai effectivement pas appréhendé une seule seconde le coupable lors de ma lecture et l’auteure a réussi à maintenir le suspense. Le seul petit bémol serait que j’ai pensé, tout au long des pages, que les enquêtrices seraient les sœurs Mitford, mais il n’en est rien, puisque ce mystère sera en fait sondé par Louisa, leur femme de chambre. Cela m’a perturbée quelque peu au début au vu du titre de la saga, mais je me suis finalement laissée emporter, d’autant plus que j’ai trouvé Louisa très bien dépeinte par l’auteure. Elle a su en faire un personnage fort, auquel il est impossible de ne pas s’attacher.

Le point fort de ce roman policier réside incontestablement dans le pan historique que l’auteure a su mêler avec brio à son intrigue. Effectivement, il est fait ici référence au gang d’Alice Diamond et les quarante voleuses, gang qui a réellement existé. J’en ai beaucoup appris sur un sujet que je ne connaissais pas du tout, et j’ai vraiment apprécié cela.

Je ne peux que vous conseiller cette lecture, en particulier pour cette plongée dans le Londres des années 20. Un roman d’atmosphère avec une enquête imprévisible.

Ma note : 17/20

Fantastique

Élévation

Élévation de Stephen King

Auteur : Stephen King
Titre : Élévation
Genre : fantastique
Editions : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 160

Résumé

À Castle Rock, Scott Carey est affecté par un mal étrange. Il perd rapidement du poids tout en conservant extérieurement la même masse corporelle. Avec l’aide du docteur Bob Ellis, il tente de comprendre cet inquiétant phénomène. Parallèlement à cela, Carey a un litige avec ses voisines concernant le chien de celles-ci. Si l’une de ces voisines, Missy, est très amicale, l’autre, Deirdre, est glaciale. Toutes deux essaient de lancer un restaurant mais le fait qu’elles soient ouvertement mariées provoque l’hostilité d’une bonne partie des habitants de la ville. Apprenant leur problème et confronté au sien, Carey décide de les aider à vaincre les préjugés de la population locale.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Le Livre de Poche pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici à Castle Rock, ville où Stephen King a établi bon nombre de ses intrigues. Nous retrouvons Scott, qui est sujet à un étrange phénomène. Effectivement, jour après jour, à chaque fois qu’il monte sur la balance, il se rend compte qu’il perd inexplicablement du poids. Pourtant, son apparence extérieure reste inchangée.

Ce sont en premier lieu les nombreux bons avis que j’ai pu lire qui m’ont donnée l’envie de découvrir ce roman. Je ne connais pas forcément la bibliographie de King, mais pour avoir lu certains de ses romans, j’avoue avoir un rapport en dent de scie avec ce qu’il nous propose. En effet, si j’avais été conquise par « 22/11/63, tel fut loin d’être le cas avec « Insomnie ». J’ai donc pensé que ce tout petit roman allait me permettre de me réconcilier avec l’auteur et je ne me suis pas trompée.

Comment, en si peu de pages, King réussit-il à faire passer autant d’émotions ? Ce petit roman, aux allures de conte philosophique, est un véritable hymne à la tolérance. Effectivement, l’auteur n’hésitera pas à faire une véritable satire des préjugés lamentables qui subsistent encore dans certaines localités.

Au travers de personnages forts et très bien dépeints, c’est de l’émotion à l’état brut que nous livre ici Stephen King. Impossible de ne pas s’émouvoir en lisant cette histoire et de ne pas s’attacher aux personnages, tant les principaux que les secondaires.

Bien évidemment, si vous recherchez l’horreur qui est si propre à King, passez vite votre chemin. Ici, rien ne fait peur, si ce n’est la bêtise et les préjugés. L’auteur signe ici une petite pépite accessible à tous, même si vous pensez ne pas accrocher avec son style. N’hésitez donc pas à découvrir ce court roman.

Ma note : 19/20

Contemporain

L’insurgé de Montaigu

L’insurgé de Montaigu de Pierre Drochon

Auteur : Pierre Drochon
Titre : L’insurgé de Montaigu
Genre : Contemporain
Éditions : Librinova
Nombre de pages : 255

Résumé

Ce 16 septembre 1984 est pour Louis Gaboriau une date emplie de crainte, celle où le mystérieux syndrome des « mains gelées » le frappe à nouveau. Quoi de plus terrible pour un ébéniste ? Lors de la fête familiale de Noël, il apprend que ce mal se transmet toujours de génération en génération, dans la lignée Gaboriau.

Brûlant de connaître la cause de cet héritage maudit, Louis entame des recherches sur ses ancêtres. Très vite, les de Mortemard, aristocrates de Montaigu, entrent en scène.

Les familles Gaboriau et de Mortemard, que d’apparence tout sépare, seraient liées par un passé commun, vieux de deux siècles. L’enquête de Louis va le précipiter vers des horizons insoupçonnés et la découverte de secrets familiaux dont la révélation pourrait nuire à certains…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici à Montaigu, avec Louis Gaboriau, jeune ébéniste, qui subit depuis plusieurs années de suite, et ce, toujours au mois de septembre, un étrange phénomène qui l’empêche pendant quelques jours d’exercer sa profession. En effet, il se retrouve avec le syndrome des mains gelées. Intrigué, il décidera de mettre en exergue le passé de ses ancêtres. Ses recherches le mèneront à devoir collaborer auprès d’une famille de châtelains, les de Mortemard, qui sont ses voisins et avec qui semble-t-il, il a plus de passé en commun qu’il ne l’aurait cru.

D’emblée, c’est le résumé qui m’a attirée. J’aime énormément les romans avec des secrets de famille et ici, j’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée. Le passé de ces deux familles est passionnant et a su me captiver jusqu’au dénouement. Certes, le tout est simple, mais efficace. J’ai vraiment trouvé que cette enquête sur le passé de Louis était intéressante à suivre. Les pièces finissent par s’assembler comme dans un puzzle et l’effet de surprise est réussi.

J’ai énormément apprécié le côté historique de ce roman. Effectivement, Pierre Drochon abordera ici un pan de l’histoire que je connaissais finalement assez mal, à savoir l’insurrection vendéenne. L’auteur le fait avec brio, sans aucune lourdeur et c’est si bien romancé, que sans même m’en rendre compte, j’ai appris plusieurs choses. Il a su savamment doser le côté historique avec le côté enquête.

La plume est très fluide et agréable à lire. Les pages ont défilé et j’ai adoré le personnage de Louis, à qui j’ai eu envie de proposer mon aide à maintes reprises pour démêler les fils du passé et comprendre pourquoi cet étrange phénomène le frappe. L’auteur a parsemé son texte de réflexions très intéressantes. Pour moi, c’est une réussite. J’ai passé un excellent moment de lecture.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les fleurs sauvages

Les fleurs sauvages de Holly Ringland

Auteur : Holly Ringland
Titre : Les fleurs sauvages
Genre : Contemporain
Éditions : Fayard/Mazarine
Nombre de pages : 408



Résumé

Lorsqu’une tragédie change à jamais sa vie, la jeune Alice Hart, âgée de neuf ans, part vivre chez sa grand-mère qu’elle ne connaît pas. Quittant le bord de l’océan où elle a grandi, elle trouve refuge dans la ferme horticole de June, où celle-ci cultive des fleurs sauvages d’Australie.

 Mais l’histoire des Hart est hantée par de nombreux secrets que June cache à sa petite-fille. Une sorte de fatalité semble accabler les femmes de leur famille, aussi June préfère-t-elle tenir Alice à l’abri de la vérité, quitte à la tenir à distance de l’amour.

Au fil du temps, Alice oublie les démons du passé et apprend à perpétuer la tradition familiale en utilisant le langage des fleurs pour remplacer les mots lorsqu’ils se font trop douloureux. 

Une fois adulte, révoltée par ce silence et trahie par celles qui lui sont le plus chères, Alice se rend compte qu’il y a des histoires que les fleurs seules ne peuvent raconter. Si elle veut être libre, elle doit partir et inventer l’histoire la plus importante de toutes : la sienne…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Fayard/Mazarine pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce magnifique roman.

D’emblée, j’ai été séduite par la magnifique couverture, chose qui ne m’arrive pas souvent. Ensuite, la quatrième de couverture m’interpellait tant qu’il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de me plonger dans cette lecture.

Nous sommes ici en Australie avec la petite Alice, neuf ans, qui suite à un terrible drame familial, sera recueillie par June, sa grand-mère. Cette dernière possède un domaine horticole qui se transmet de génération en génération. Si un lien indéfectible entre la petite-fille et la grand-mère se tisse, très tôt nous nous rendons pourtant compte que June cache bien des choses à Alice au sujet de sa famille.

J’ai été totalement dépaysée par les magnifiques descriptions de l’auteure. C’était une profusion de couleurs et des paysages somptueux tout au long de ma lecture. L’auteure a su retranscrire à la perfection au travers de ses mots le bush australien. J’avais l’impression d’y être, de me promener au milieu de cette terre ocre. Certes, j’ai pu malgré tout dénoter quelques petites longueurs, mais cela n’a en rien émaillé le plaisir que j’ai ressenti.

Quant à l’intrigue, elle est rondement menée. Il est impossible de ne pas s’attacher à Alice, avec toutes les épreuves qu’elle subit. Toutefois, en ce qui concerne le secret familial, il ne faut pas s’attendre à une révélation choc. Il s’agira plutôt d’un prétexte dont l’auteure s’est servie pour nous dépeindre un personnage fort, qui ne se laissera pas abattre au fil des années. J’ai été très émue pendant une bonne partie de l’histoire, j’avais envie d’aider Alice à faire les bons choix et j’ai eu peur pour elle à plusieurs reprises.

Pour terminer, je tiens à accorder une petite mention spéciale pour la mise en place des chapitres, que j’ai trouvée très particulière. En effet, chacun d’eux porte le titre d’une fleur sauvage endémique d’Australie, de sa signification, de son nom latin, de ses particularités et enfin de son illustration. J’ai trouvé ce procédé très original et cela m’a énormément plu.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander cette lecture. Alice est un personnage qui me restera sans aucun doute en tête pendant mes prochaines lectures.

Ma note : 18/20

Thriller

American girl

American girl de Jessica Knoll

Auteur : Jessica Knoll
Titre : American Girl
Editions : Babel
Nombre de pages : 480




Résumé

Sa vie parfaite est un parfait mensonge. Adolescente, TifAni FaNelli a connu, à la prestigieuse Bradley School, une terrible humiliation publique qui l’a contrainte à se réinventer totalement. Aujourd’hui, elle a un boulot glamour, une garde-robe hors de prix et un fiancé beau et riche. Elle est à deux doigts de cette vie parfaite qu’elle a tant travaillé à obtenir. Mais TifAni a un secret. Son passé, qui n’a cessé de la hanter, menace de resurgir et de tout détruire sur son passage. Premier roman de Jessica Knoll, American Girl est un page-turner implacable et sexy.

Mon avis

Cette quatrième de couverture avait tout pour me plaire. Lorsque j’ai lu les mots tels que page-turner implacable et secret, j’ai pensé que ce roman avait tous les ingrédients pour me faire passer un très bon moment de lecture. Malheureusement, je dois bien admettre que non seulement j’en suis loin du compte, mais qu’en plus, je me suis plutôt ennuyée tout au long de plus 400 pages.

Le tout commence comme un véritable conte de fées. Nous suivons TifAni, à qui absolument tout réussi, que ce soit au niveau de sa vie amoureuse, au niveau de son travail ou au niveau financier. Pourtant, sous ce vernis de façade, TifAni a subi une rude épreuve plus jeune, au lycée. C’est ce que le lecteur découvrira au fil des pages.

J’ai tout d’abord eu un peu de mal avec le procédé narratif. En effet, l’auteure va alterner les chapitres entre TifAni adulte et TifAni adolescente, pour égrener peu à peu les raisons de son caractère actuel. Je me suis quelque peu perdue au début, puisque l’auteure, en début de chapitre, n’a inséré aucune indication temporelle. Une fois passée la surprise, c’est bien évidemment simple à saisir, mais malgré tout, cette indication aurait été appréciable.

Malheureusement, là où je n’ai absolument pas accroché, c’est avec cette héroïne en tant qu’adulte. Que de superficialité. Je n’ai pas cru une seule seconde en ce personnage très peu profond, à mon goût. Il y avait matière à la dépeindre de manière plus crédible. J’ai eu l’impression de cliché, de poncif propres à la superficialité tout au long de ces pages. Aucun attachement provoque donc un détachement pour l’histoire du personnage. Les personnages secondaires sont tout autant survolés.

J’ai également eu énormément de mal avec les nombreuses longueurs. Je n’ai pas eu cette impression de fluidité, je ne reprenais pas mon roman avec plaisir. C’était long, beaucoup trop long. Les chapitres faisant référence à l’héroïne adulte étaient interminables. J’ai davantage préféré ceux du passé, principalement pour la part de mystère. Malgré tout la plume est agréable à lire.

J’imagine que j’en attendais beaucoup trop de ce roman. J’ai sans doute été lésée par cette quatrième de couverture trop accrocheuse. Cela n’aura pas été un page-turner pour ma part, loin de là. Je ne saurai conseiller ce roman.

Ma note : 8/20


Thriller

Passager 23

Passager 23 de Sebastian Fitzek

Résumé

Un paquebot, des disparitions mystérieuses…Depuis de longues années, des passagers du Sultan des mers – souvent une mère et son enfant – disparaissent après s’être vraisemblablement jetés par-dessus bord. C’est ce qui est arrivé à la femme et au fils de Martin Schwartz, Tim, alors qu’ils effectuaient une croisière sur ce paquebot.Depuis la mort de sa femme et de son fils Tim, Martin a perdu goût à la vie et assume, au sein de la police où il officie comme psychologue, des missions dangereuses, notamment au contact de pédophiles sans scrupules.Cinq années ont passé quand une femme mystérieuse, qui se prétend auteure de thrillers, l’invite à retourner sur Le Sultan des mers. Elle aurait des révélations à lui faire sur la disparition de sa famille.Une fois sur place, il reconnaît avec stupeur l’ours en peluche de Timmy dans les bras d’Anouk, une enfant disparue qui vient de refaire surface. Il comprend alors qu’il a été sollicité pour découvrir ce qu’a vécu la fillette que l’on cache dans la cabine 23.Au fil de son enquête, il mettra au jour le mobile de ces mystérieuses disparitions. Et découvrira que les disparus ne sont peut-être pas tous morts…

Mon avis

Chaque auteur a plus ou moins sa manière d’écrire et sa façon de procéder, qui est reconnaissable entre mille. J’ai reconnu dans ce thriller la patte de Fitzek à presque tous les chapitres. Effectivement, pour sa part, ce sont toujours beaucoup de chapitres qu’il propose à son lecteur, avec au bout de presque chacun d’entre eux, une révélation qui le pousse à tourner les pages.

Si c’est un procédé qui m’a énormément plu dans ses précédents romans, et je pense ici à l’excellent « Thérapie », que je ne peux que vous conseiller, il est vrai qu’ici j’ai eu tendance à ressentir de l’exaspération. Il y avait trop de rebondissements et de révélations qui finissaient par octroyer peu de crédibilité à la lecture. Je me suis souvent perdue, ne me souvenant plus d’un mystère qui avait surgi cinquante pages avant et dont j’avais après toutes ces pages enfin la révélation.

Et pourtant, ce huis-clos oppressant, puisque presque toute l’aventure se déroule sur le paquebot, est parfaitement huilé. Malgré l’exaspération que j’ai pu ressentir, j’avais justement envie de tourner les pages rapidement pour savoir, et cela est bon signe.

Fitzek abordera ici une thématique très dure, dont je ne dirai rien, pour ne rien spoiler. Je n’ai pas vu venir le dénouement et pourtant, les indices étaient sous mon nez. Petit bémol néanmoins sur une fin qui apporte le rebondissement de trop, à mon sens.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Alfie

Alfie : Le chat du bonheur de Rachel Wells

Résumé

Alfie est un chat errant. Sans foyer depuis que son ancienne maitresse est décédée, il erre de rue en rue jusqu’au moment où il arrive dans Edgar Road. Là, Alfie sait immédiatement qu’il a trouvé son nouveau quartier. Mais les habitants ne sont pas franchement d’accord : la dernière chose dont ils ont besoin, c’est d’un chat qui passe de maison en maison ! Alfie est donc regulierement chassé. Jusqu’au jour où plusieurs familles acceptent de le nourrir et de l’héberger à tour de rôle. Et quand l’adversité frappe, tous réalisent à quel point ils ont besoin du petit félin. Alfie ? Un chat qui apporte de l’espoir, de la sagesse et qui rend la vie plus douce. Les aventures d’un chat errant qui change la vie de tout un quartier.

Mon avis

Voilà un roman tout simple mais qui pourtant m’a énormément plu.

Toute cette aventure sera racontée par Alfie, le chat protagoniste de cette histoire. Ce sera donc un récit narré à la première personne et vu à travers les yeux de ce chat haut en couleurs. J’ai beaucoup aimé cette idée de départ.

Il s’agit vraiment d’un roman feel good par excellence, puisque l’histoire est pleine de bons sentiments. Les personnages sont tous très attachants, et chacun à leur manière aura besoin de réconfort à un moment donné. Alfie sera là pour les aider à se sentir mieux et du coup, par la même occasion faire passer un excellent moment à ses lecteurs.

Si le tout reste très simple, je ne me suis pas moins attachée à ce chat avec lequel j’ai passé un très bon moment de lecture. Bien évidemment, certaines situations sont faciles et un peu stéréotypées, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est un roman classé dans le genre jeunesse.

La plume est agréable et facile à lire. Les pages défilent. Un roman que j’ai beaucoup aimé découvrir et que je conseille entre deux lectures plus lourdes.

Ma note : 15/20

Contemporain

Sur la route de ses rêves

Sur la route de ses rêves de Marie-Laure Bigand


Résumé

Cyril découvre dans un chantier une valise abandonnée depuis près de 5 ans. Un peu perdu dans sa vie, il décide de partir à moto jusqu’en Normandie pour livrer lui-même cet objet à Gabrielle, sa propriétaire. Celle-ci n’est pas la vieille dame à laquelle il s’attendait, mais une jeune correctrice de romans à qui sa grand-mère, dont elle ne soupçonnait pas l’existence, a laissé un témoignage poignant de sa vie : des objets de modiste et un Journal d’espérance. S’annonce alors un dialogue émouvant entre cette grand-mère si tendre qui conte sa vie depuis son enfance dans le Cotentin, et la jeune femme qui va, pour essayer de la comprendre et de la rejoindre, parcourir la “route de ses rêves”…

Mon avis

Voilà un roman que j’ai tout simplement adoré. Tout au long de ma lecture, j’ai été conquise par une histoire emplie d’une tendresse infinie.

J’ai énormément apprécié le schéma narratif, qui alterne les chapitres traitant du quotidien de Cyril et Gabrielle, les protagonistes, et l’écriture du Journal d’espérance par la grand-mère de Gabrielle et dont cette dernière ignore totalement l’existence.

J’ai été touchée par cette histoire toute douce proposée par l’auteure. Les personnages sont très attachants. Et le récit que fait la grand-mère à Gabrielle est très réussi. Je me suis laissée porter par l’écriture fluide et simple de l’auteure. Cyril et Gabrielle m’ont énormément plu.

D’autre part, j’ai adoré le dépaysement proposé par ce roman. Cela m’a donné fortement envie de découvrir la Normandie, le Cotentin, Étretat, et d’autres endroits qui sont décrits avec de très beaux mots.

Ce roman est pour ma part une véritable réussite. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir et de vous laisser porter par une histoire qui vous touchera, sans aucun doute.

Ma note : 18/20

Contemporain

Un soir de décembre

Un soir de décembre de Delphine de Vigan

Résumé

Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l’envie d’écrire, le premier roman, le succès, les lettres d’admirateurs… Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d’une passion ancienne qu’il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l’écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive et trompeuse.

Mon avis

Voici mon tout premier roman de Delphine de Vigan, et apparemment je n’ai pas dû choisir le bon. Je n’ai absolument pas accroché à cette lecture qui m’a été très pénible.

Nous sommes ici avec Matthieu, marié et deux enfants, qui rencontre un succès fulgurant à la suite de la publication de son premier roman. Il va recevoir des lettres d’une admiratrice, jusqu’au moment où il se rend compte que celle qui lui écrit n’est autre qu’une de ses anciennes aventures.

J’ai tout d’abord eu énormément de mal avec la plume de Delphine de Vigan. En effet, ce texte est une suite d’énumérations et d’assertions, tout justes séparées par quelques virgules. C’était particulièrement pénible. Certes, l’écriture est très belle, nette, sans bavures, mais je me demande où est l’émotion dans tout cela. Je n’ai rien ressenti, j’ai lu ce texte en spectatrice non impliquée par les questionnements internes de Matthieu.

Delphine de Vigan n’a pourtant pas son pareil pour disséquer la vie amoureuse sur le déclin d’un quadragénaire qui se pose beaucoup de questions, trop peut-être, mais qui pourtant, justement, ne se remettra pas en question. Ce personnage m’a exaspérée. Cela n’aura été qu’une longue introspection de la vie amoureuse de Matthieu, et franchement, ce fut un réel ennui. Il ne se passera strictement rien.

Je suis donc restée de marbre devant ce texte, je n’ai rien ressenti. Je voulais juste terminer ce livre pour passer à autre chose. Pour ma part, cela aura donc été une véritable déception. J’en attendais peut-être beaucoup trop. Je tenterai sûrement un autre roman de l’auteure, mais j’avoue que je ne me précipiterai pas, malgré tout.

Ma note : 8/20

Policier

Le signe des quatre

Le signe des quatre de Arthur Conan Doyle

Résumé

Quarante-trois diamants de la plus belle eau dont le « Grand Mongol », émeraudes, saphirs, rubis… Le trésor d’Agra !
Pris entre les féroces Cipayes et la compagnie des Indes, un rajah avisé a, bien sûr, tenté de mettre à l’abri tant de merveilles ! Ce qui n’était guère difficile : le fort d’Agra recèle mille cachettes…
Retrouver la bonne est moins aisé. Codes, cartes et parchemins secrets… Celui qu’on soumet à Holmes, couvert de croix, de sigles et de rébus, est paraphé du « signe des Quatre » ! Le chemin de l’Initié ? La route de l’aventure…
La piste part de Pondichery Lodge, disparaît dans la Tamise… Mais Sherlock ne perd pas le nord ! Et Watson y gagne même un plus grand trésor en suivant la trace d’une belle inconnue…

Mon avis

Voici le deuxième volet des enquêtes de Sherlock Holmes et de son acolyte Watson. Si j’avais adoré le premier tome, et fortement apprécié un recueil de nouvelles lu récemment, je vais devoir me montrer nettement moins enthousiaste à la lecture de celui-ci.

En effet, je dois avouer m’être passablement ennuyée à la lecture de cette enquête, que j’ai trouvée quelque peu embrouillée. Le postulat de départ ainsi que le dénouement sont intéressants, mais tout le développement intermédiaire est un peu lent à mon goût et manque de dynamisme.

Je n’ai pas réussi à accrocher à cette enquête. Certes, le style est toujours aussi plaisant et le tout se lit très facilement, mais je n’ai pas été subjuguée. Alors oui, j’avais envie d’avoir le fin mot de l’histoire, et donc j’étais curieuse d’arriver au dénouement. Et là, franchement, je suis restée quelque peu pantoise devant un dernier chapitre interminable. Cela n’en finissait pas. J’ai trouvé cela beaucoup trop long, et dans un tout petit roman comme celui-ci, ce n’est pas forcément une bonne chose.

Je conseille néanmoins de lire ce tome avant d’appréhender la suite, puisqu’il y a un petit chamboulement dans la vie de Watson qui est intéressant à suivre. Je continuerai pour ma part, bien évidemment, la suite des enquêtes de Sherlock Holmes.

Ma note : 12/20



Classique

La conquête de Plassans

La conquête de Plassans de Emile Zola



Résumé

Elle sanglotait.
L’abbé Faujas avait redressé sa haute taille, il s’approcha de Marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme. – Ah ! misérable chaire ! dit-il. Je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n’en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures… Oui, c’est l’éternelle lutte du mal contres les volontés fortes. Vous êtes la tentation d’en bas, la lâcheté, la chute finale. Le prêtre n’a pas d’autre adversaire que vous, et l’on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites.
– Je vous aime, Ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.

Mon avis

Ce roman s’est avéré pour ma part une véritable réussite. Et pourtant, mes aventures romanesques avec Zola ne laissaient pas présager ces mots. Effectivement, les deux premiers tomes de la saga des Rougon-Macquart furent pour moi très difficiles à la lecture. A partir du troisième tome, j’ai été séduite. Et avec ce tome, je peux affirmer que je suis finalement conquise.

Nous sommes ici de nouveau à Plassans, en compagnie de la famille Mouret qui sera mise à mal par l’arrivée de l’abbé Faujas, qui louera le deuxième étage de leur maison. Ici, Zola a laissé de côté les descriptions et nous livre plutôt une peinture de caractères magistralement réussie.

D’emblée, je me suis attachée à Marthe et à Mouret, trouvant ce couple nettement plus avenant que les autres personnages que j’ai pu croiser dans les tomes précédents de la saga.

Sous fond de manipulations et d’alliances, avec en toile de fond la religion et la politique, Zola nous livre ici un tome très noir à mon goût. On se rend bien compte que l’abbé Faujas va tout bouleverser sur son passage, et on lit, en spectateur impuissant, la déchéance qui arrivera chez les Mouret. Je n’ai pu éviter de ressentir de la peine pour cette famille, mais j’avoue avoir été également exaspérée à maintes reprises devant le comportement passif de Marthe. Je peux dire que je suis passée par beaucoup d’émotions.

Les personnages secondaires sont certes nombreux, mais très importants à l’intrigue eux aussi. Il est vrai qu’au début, je me suis retrouvée quelque peu perdue avec tous ces caractères différents, et la fonction différente de chacun. Malgré tout, je m’y suis retrouvée rapidement.

J’ai beaucoup apprécié les petites touches d’humour que Zola a su parsemer au fil de ses pages, et qui permettent de faire, l’espace de quelques lignes, une pause dans cette histoire si noire, qui m’a laissée un grand sentiment d’amertume.

Vous l’aurez compris, ce tome ne peut laisser indifférent, et je ne peux que vous le conseiller.

Ma note : 18/20

Contemporain auto-édité

Identité

Identité de Marjorie Tixier



Résumé

Un soir de remise en question, Garance, ophtalmologiste de trente-neuf ans, découvre un tableau qui la bouleverse parce qu’il lui ressemble étrangement.
Elle se met en tête de peindre le portrait mais, paralysée devant la toile blanche, décide plutôt de l’acheter. Quand elle rencontre le propriétaire, celui-ci voit en elle une autre femme, Nicole…
Troublée, elle décide de se rendre à Lille pour rencontrer le peintre du tableau et en savoir davantage sur cette femme qui lui ressemble à s’y méprendre.
Elle ignore encore que son voyage va la replonger dans ses souvenirs d’enfance pour mettre au jour une histoire familiale tissée de secrets.

Mon avis

C’est vraiment par hasard que ce roman auto-édité a croisé ma route. Le synopsis m’a attirée et j’ai donc décider de tenter l’expérience avec cette auteure.

Et bien cela aura été une véritable déconvenue. Je n’ai vraiment pas accroché à cette histoire rocambolesque.

J’ai tout d’abord eu énormément de mal avec le style de Marjorie Tixier. Effectivement, je l’ai trouvé brut, rapide, ampoulé et par moments, parfois, pompeux si j’ose dire. Certes, la qualité de l’écriture est indéniable, mais j’avais plutôt l’impression de lire un exercice de style, plutôt qu’une histoire. J’ai eu droit à beaucoup trop de descriptions interminables qui n’apportaient pas grand chose à l’intrigue.

Quant à l’histoire, je l’ai trouvée assez incohérente et très peu crédible. Je ne peux malheureusement pas argumenter mon propos, sous peine de vous spoiler l’intrigue. Il y avait pourtant une thématique très intéressante, à savoir les secrets de famille et la recherche d’identité. J’ai trouvé pour ma part que le tout était mal exploité.

Ce sera donc une déconvenue. Ce roman tout court n’aura pas su me convaincre, mais bien évidemment, je tenterai un autre roman de l’auteure pour me faire une véritable idée.

Ma note : 10/20

Romance auto-édité

Une histoire d’amour sans caribou

Une histoire d’amour sans caribou de Charlie Wat



Résumé

Un roman qui va vous rendre heureux… Le quotidien de Fanny n’est pas simple : veuve depuis 3 ans, elle court sans cesse entre ses obligations de maman et son métier d’aide-soignante dans une maison de retraite où elle s’efforce d’apporter un peu de bonheur aux pensionnaires. Au fil du temps, elle a développé avec l’un d’eux une véritable amitié. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’il est au crépuscule de son existence et qu’il a besoin d’elle pour retrouver son amour perdu, elle n’hésite pas longtemps avant d’embarquer ses enfants dans un périple qui pourrait bien changer le cours de leur vie.

Mon avis

Voilà le quatrième roman de Charlie Wat que je lis, et j’avoue n’avoir jamais été déçue. Ce roman feel-good ne dérogera pas à la règle.

Tout d’abord, j’avoue avoir craqué pour la magnifique couverture. Cela ne m’arrive pas souvent, mais là, il faut dire qu’elle est magnifique.

J’ai adoré ce roman. Comme à son habitude, l’auteure a su créer une galerie de personnages, tous aussi attachants les uns que les autres et d’une tendresse infinie. J’ai totalement accroché au personnage de Fanny, qui m’a émue à plusieurs reprises.

Certes, l’histoire n’est pas forcément originale et l’on y retrouve les ficelles propres à ce genre de romans. Malgré tout, plusieurs surprises sont réservées au lecteur. L’écriture tout en douceur de l’auteure aura su me convaincre et j’ai été conquise tout au long de cette lecture.

Ce roman est un véritable bonbon, où tendresse et douceur se mêleront dans une fusion parfaite et propre aux romans feel-good. Si vous ne connaissez pas cette auteure, n’hésitez pas à la découvrir. Je tiens à signaler l’orthographe et la syntaxe parfaites du texte. Donc ne butez pas sur le fait que c’est un auto-édité.

Ma note : 17/20

Romance auto-édité

Love in Provence de Tamara Balliana

Love in Provence de Tamara Balliana



Résumé

Cassie est Américaine et travaille pour le groupe hôtelier Richmond. Son rêve ultime ? Diriger un jour un hôtel. Alors, quand ses patrons l’envoient en France pour une dernière mission avant de lui confier un établissement, elle saute dans le premier avion pour Marseille. 
Cassie a grandi à Chicago, beaucoup voyagé, mais lorsqu’elle se retrouve dans le Lubéron, au cœur de la Provence des cartes postales, l’expérience est très différente de ce à quoi elle s’attendait !
Elle va y faire de nombreuses rencontres à commencer par Olivia sa collègue de travail et sa grande famille : du cousin Vincent le grincheux, à la mignonne petite Rose. Sans oublier Damien le sexy directeur de la Bastide Richmond, Christelle la réceptionniste acariâtre, le Mistral et la gastronomie à la Française. 
Le plan de carrière bien huilé de Cassie restera-t-il intact suite à ses aventures lubéronnaises, mais surtout face à l’amour ?

Mon avis

Si vous partez du postulat de prendre ce livre pour ce qu’il est, à savoir une romance sans prise de tête qui n’a pas d’autre but que de faire passer un bon moment à son lecteur, il sera alors possible qu’il vous plaise.

Effectivement, ce n’est pas de la grande littérature et j’y ai retrouvé tous les clichés et tous les poncifs qui sont propres à ce genre littéraire.

Nous retrouvons ici Cassie, jeune américaine, fraîchement débarquée dans le Luberon, dans le cadre de son travail. Elle y fera la rencontre de nouveaux amis et bien évidemment, il y aura une romance à la clé. Le choc des cultures entre Cassie et la France donne lieu à des situations cocasses et des malentendus qui m’auront fait sourire plus d’une fois. Cependant, j’ai trouvé que tout était décrit avec trop de clichés. Les deux cultures sont abordées de manière supercificelle et caricaturale.

De plus, j’ai trouvé à beaucoup de reprises des situations totalement rocambolesques et qui manquaient de réalisme, ce qui, à mon sens, a décrédibilisé l’histoire.

Il ne faudra pas non plus s’attendre à de gros retournements de situation. A vrai dire, tout est prévisible. Mais le tout est abordé avec beaucoup d’humour, ce qui fait sans aucun doute la force de cette romance.

La plume est fluide mais j’y ai parfois dénoté un petit défaut de ponctuation. Cela ne m’aura pas gênée plus que cela, malgré tout.

C’est donc une petite romance toute simple, avec laquelle j’ai passé un bon moment de lecture. J’essaierai probablement un autre roman de cette auteure.

Ma note : 14/20


Contemporain auto-édité

Contemporain auto-édité

Josh de Alexis Arend



Résumé

« Mon père avait coutume d’appeler ce coin du Montana « la larme d’un ange ». Je crois, avec le recul, qu’aucun nom ne me semblera jamais plus beau, ni plus approprié aux événements de cette année-là… C’était l’été 1953, j’avais tout juste douze ans et mon frère Josh, dix ans. C’était quelques semaines avant qu’on ne le tue… Je repense souvent à ce lieu empreint d’un bonheur oublié. Mon âme d’enfant s’est gorgée de ce panorama, à en éclater, au point que même aujourd’hui, je parviens à me le remémorer très distinctement. Je suis encore capable d’en retracer les moindres contours dans ma tête, je retrouve ses rives accueillantes, je ressens à nouveau la fraîcheur de son eau claire sur ma peau, et la douce tiédeur du soleil qui s’y reflétait. Je revois nos peaux dorées après des heures de baignade. Je revois mon père, je revois Josh. Et, à présent que me voilà bien âgé, lorsque parfois j’éprouve des difficultés à trouver le sommeil, lorsque, la nuit venue, le passé revient me hanter, c’est à Swan Lake que je songe. À cette larme d’un ange… Ces souvenirs lointains, enfouis en moi, me sont à la fois infiniment beaux, et infiniment douloureux… Swan Lake, et cet été 1953… »

Mon avis

Dès la lecture du résumé, j’ai su que je tenais entre les mains un livre émouvant et bouleversant. Je ne me suis pas trompée. J’ai adoré cette histoire, qui a provoqué en moi un gros flot d’émotions.

Nous suivons ici l’histoire de deux frères, obligés à grandir trop vite de par les coups durs qu’ils subissent. Très vite, il commence à se passer des choses étranges dans la petite ville où ils résident. Je n’en dirai bien évidemment pas plus, de peur de spoiler. Je préfère que vous le découvriez lors de votre lecture. Je n’ai pas pu faire autrement que de m’attacher à ces deux frères. J’ai trouvé leur relation fraternelle tellement touchante, si belle. Alexis Arend a su nous la retranscrire à la perfection.

L’auteur a su planter un superbe décor et rendre une atmosphère pesante tout au long de son roman. Il a rendu à la perfection les médisances et les ragots qui sont propres aux petites villes. Tout au long de ma lecture, j’ai été parfois ulcérée par le comportement de certains habitants. Rassurez-vous, tous ne sont pas détestables. Je me suis beaucoup attachée à certains.

Je tiens à préciser qu’une part de fantastique est intégrée à cette histoire. J’avoue avoir été déroutée au début, puisque je ne m’y attendais pas, mais une fois habituée, cela a donné tout son charme à l’histoire.

Je voudrais également mettre en avant le travail fait par l’auteur, tant au niveau de l’écriture qu’au niveau de l’intrigue. J’ai adoré sa plume, qui certes peut être qualifiée de classique, mais qui nous change des styles plus incisifs et percutants que l’on a tendance à croiser. Ici, c’est plutôt une écriture tout en délicatesse et empreinte de sensibilité. Si les auto-édités peuvent vous faire freiner, de peur d’y trouver des fautes ou autre coquilles, aucun souci de ce côté. C’est un travail parfait que nous offre l’auteur, digne des plus grandes maisons d’édition. N’hésitez donc surtout pas à cause de ce détail.

Cela aura donc été une très belle découverte. Alexis Arend aura su proposer à son lecteur une belle palette d’émotions avec son histoire magnifique. Une petite pépite de l’auto-édition à découvrir.

Ma note : 18/20

Fantasy

Stardust de Neil Gaiman


Résumé

D’un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d’une calme forêt anglaise. De l’autre, le Pays des Fées, univers d’enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Entre les deux, il y a le mur, l’infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de Féerie. Infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neuf ans s’ouvre la Foire des Fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer. Dans certaines circonstances, cependant, attendre si longtemps pour pénétrer en Féerie est impossible. Car quand on s’appelle Tristran Thorn et que l’on a promis à sa belle l’étoile filante tombée du firmament de l’autre côté du Mur, aucun obstacle ne saurait s’élever contre l’amour…

Mon avis

Voilà bien longtemps que j’avais envie de découvrir la plume de Neil Gaiman, auteur maintes fois primé pour ses écrits, et adapté très souvent en télévision ou au cinéma.

Je me suis finalement décidée pour ce roman, puisque n’étant pas trop long, j’ai pensé avoir une bonne occasion de découvrir l’univers de l’auteur.

C’est une réussite puisque j’ai beaucoup aimé cette lecture. Il s’agit tout simplement d’un conte pour adultes, et j’ai adoré me laisser entraîner et me promener dans ce monde féerique en compagnie du protagoniste et des autres personnages.

Neil Gaiman a su créer un monde avec ses enchantements, ses codes et toute sa féerie qui sont propres aux contes. Il a su mêler avec brio ce monde à l’époque victorienne, période à laquelle se déroule son intrigue.

L’histoire est plus complexe qu’il n’y parait avec ses rebondissements et ses aventures, et émerveillera à coup sûr le lecteur, qui se laissera immanquablement bercer par l’écriture poétique et soignée.

S’il est vrai que j’ai lu à plusieurs reprises que ce n’est de loin pas le meilleur de Neil Gaiman, pour ma part, et peut-être dû au fait qu’il s’agissait d’une totale découverte, j’ai beaucoup apprécié cette lecture que je recommande.

C’est un maginifique conte pour adulte, où merveilleux et magie se marieront pour enchanter le lecteur au fil des pages. À découvrir.

Ma note : 16/20


Contemporain

La prochaine fois de Marc Levy


Résumé

Parti à la recherche d’un tableau mystérieux, Jonathan croise la route de Clara. Tous deux sont convaincus de s’être déjà rencontrés. Mais où et quand ? A Londres, il y a plus d’un siècle… Le quatrième roman de Marc Lévy entraîne ses lecteurs de Saint-Pétersbourg à Boston, de Londres à Florence et Paris, dans une histoire où amours et énigmes défient le temps.

Mon avis

C’est un avis particulièrement difficile à rédiger. J’aurais vraiment eu deux opinions totalement divergentes au cours de cette découverte. Si la première partie m’a parue très ennuyante, j’ai cependant adoré la deuxième partie.

Effectivement, cette histoire met beaucoup trop de temps à se mettre en place et il faut réellement s’accrocher jusqu’à un peu plus de la moitié. J’avoue avoir compté les pages, ce qui n’est pas très bon signe dans une si courte lecture, qui fait moins de 300 pages. À maintes reprises, j’ai ressenti un profond ennui et une envie irrépressible d’abandonner Jonathan, Peter et Clara dans les méandres d’une histoire qui n’arrivait pas à me séduire une seule seconde et qui avait bien du mal à démarrer.

Et soudain, la deuxième partie est arrivée et là, j’ai totalement accroché. Elle était certes plus rythmée mais j’avais surtout l’impression que tout prenait enfin sens et que les pièces de puzzle s’emboîtaient à la perfection. Le tout s’accélère et enfin j’ai commencé à ressentir des émotions autres que l’ennui.

Les personnages sont assez antipathiques et j’ai eu du mal à m’accrocher à eux, ce qui a rendu cette lecture quelque peu laborieuse à certains égards. Mais Marc Lévy a su nous proposer un dénouement soigné qui aura su me convaincre.

Certes, l’histoire peut paraître rocambolesque à bien des égards, puisque l’ingrédient du fantastique se mêlera à cette romance. Pourtant, j’ai trouvé que l’auteur a assez bien su marier les deux genres.

Un gros plus de cette histoire réside sans doute dans cette incursion dans l’art que nous propose l’auteur, avec pour fil rouge le peintre Vladimir Radskin, peintre tout droit sorti de l’imagination de Marc Lévy. Il faut reconnaître le grand travail de recherche effectué par l’auteur, notamment en ce qui concerne l’authentification des tableaux.

Un roman en demi-teinte pour ma part, donc, mais avec lequel je ne serais pas sévère, ayant été conquise par cette deuxième partie.

Ma note : 15/20

Classique

L’Avare de Molière


Résumé

Harpagon n’a jamais quitté l’affiche. Il a endossé tous les costumes, pris les traits les plus divers, changé d’emploi bien souvent. On l’a vu pathétique, bouffon, tragique, méchant, shakespearien, halluciné, délirant, clownesque, parfois. Au prodigieux spectacle de ce bourg affairiste richissime, de cet usurier possédé tyrannisant une famille charmante, faut-il rire ou pleurer ? Faut-il plaindre ou haïr ce forcené qui enterre son or et ne donne jamais mais  » prête  » le bonjour ? Molière était le meilleur, le plus aimable et généreux des hommes. Son public lui réclamait des farce bouffonneries. Mais son génie comique cache mal un des auteurs les plus noirs et les plus féroces de tous les temps, l’inventeur de ces monstres d’égoïsme, névrosés d’Alceste, Don Juan, Arnolphe, et de cet Harpagon, nos semblables, nos frères.

Mon avis

Sans aucun doute, il s’agit ici de l’une des meilleures pièces du théâtre de Molière, de par son accessibilité d’une part, et de ses scènes si drôles d’autre part.

J’ai tout simplement adoré détester le personnage de Harpagon, qui malgré sa grande tare qu’est son avarice persistante, est à la fois odieux et désopilant. Molière n’a pas son pareil pour railler les travers humains, et cette pièce le prouve.

J’ai beaucoup aimé les autres personnages également, et surtout, les situations cocasses offertes par Harpagon à cause de sa radinerie. Il y a eu des scènes avec des quiproquos qui m’auront beaucoup fait rire.

Je ne peux que vous conseiller cette pièce de théâtre et à plus forte raison si vous êtes novices dans ce genre littéraire. Elle est vraiment très facile à lire, on ne s’emmêle pas avec les personnages et les dialogues sont certes de l’époque, mais parfaitement compréhensibles et accessibles à tous.