Contemporain

Oh happy day

Oh happy day d’Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

  • Auteur : Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat
  • Titre : Oh happy day
  • Genre : Contemporain
  • Éditions , Fleuve
  • Nombre de pages : 336
  • Paurtion : 12 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après quatre ans de silence et ce qu’il appelle son  » grand malheur « , Pierre-Marie Sotto décide d’écrire à Adeline Parmelan au sujet d’un certain carnet qu’il aurait laissé chez elle. Est-ce un prétexte pour reprendre contact avec celle qu’il n’a jamais oubliée depuis leur rupture ? En ce cas, le moment paraît très mal choisi. Occupée par son prochain déménagement vers le Canada avec l’homme qui partage désormais sa vie, Adeline a bien d’autres projets en tête que de renouer avec lui.
Seulement, c’est sans compter sur le lien indéfectible qui les attache l’un à l’autre. De surprises en confidences, leur correspondance va les entraîner dans un tourbillon inattendu d’émotions.

Mon avis

Adeline et Pierre-Marie se sont séparés il y de cela quatre ans, suite à un grand malheur arrivé à ce dernier. Un jour pourtant, il va décider qu’il est temps de reprendre contact avec Adeline. Il prétexte être à la recherche de son petit carnet noir où il y avait inscrit une idée pour un futur roman. Mais voilà, il s’avère qu’Adeline à retrouvé l’amour auprès de Ben, et qu’elle s’apprête à tout quitter pour lui et ainsi l’accompagner à Toronto.

Je ressors tout simplement conquise de ce roman épistolaire des temps modernes. Il faut savoir qu’il s’agit ici du deuxième tome des aventures amoureuses des deux protagonistes. Je dois avouer que je l’ignorais totalement et je me suis donc lancée sans plus y réfléchir dans cette lecture. Sachez par conséquent que ce tome peut parfaitement se lire indépendamment, mais pour être tout à fait honnête, j’y ai perdu certains éléments.

Ce roman s’inscrit dans la lignée des feel-good, mais il sort indéniablement du lot, notamment de par sa grande part d’originalité. En effet, ici, Adeline et Pierre-Marie vont entretenir une correspondance au travers de mails et j’ai été captivée de suivre leurs échanges.

Les deux personnages principaux sont très touchants et attachants. J’ai particulièrement apprécié Adeline, que j’ai trouvée d’une grande sensibilité. Pierre-Marie n’est pas en reste. L’histoire est simple. Le postulat de départ a été vu maintes fois, mais là où réside le talent des auteurs, c’est dans leur habilité à en faire quelque chose de spécial.

J’ai lu ce roman comme on dévore un petit bonbon sucré. Je suis passée par beaucoup d’émotions et les touches d’humour souvent présentes, notamment en ce qui concerne la teneur des mails de Pierre-Marie, m’ont tout simplement charmée. Je me suis laissée porter par cette histoire parfois rocambolesque, pleine de rebondissements et surtout incroyablement pétillante.

La plume des auteurs est très fluide. J’ai vraiment adhéré au schéma narratif choisi, à savoir les mails échangés par nos deux protagonistes entrecoupés d’une narration classique. Cela devient vite addictif et permet d’avoir une meilleure vision sur les caractères et les sentiments des deux personnages.

Un roman feel-good qui aura su me captiver dès le début. Malgré un postulat de départ qui peut s’avérer des plus simples, les auteurs réussissent à rendre leur récit original et différent. Cela a été un excellent moment de lecture que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Contemporain

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny de Boris Lanneau

  • Auteur : Boris Lanneau
  • Titre : Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : XO
  • Nombre de pages : 348
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

-« Hôtel casino Barrière, Lille ¬— 3 h 57

On est trente, quarante à tout casser, réunis sur le parvis de l’hôtel, il fait froid. Le concert est terminé. Toute la nuit, on a fumé clope sur clope pour se réchauffer, jusqu’à ce qu’un fourgon noir débarque. Doucement je plonge la main dans mon sac à dos et sors le recueil de mes chansons… »

Pour Boris Lanneau, c’est le début d’une extraordinaire aventure.

Johnny, en un éclair, s’empare du recueil. Un matin, alors que Boris n’attend plus rien, un coup de fil le réveille : la star a aimé ses chansons, il en a choisi une, Tomber encore, et l’a enregistrée. La dernière du rockeur, la première écrite par un fan.

Ce livre est le récit d’un petit miracle. derrière la chanson défile la vie d’un amoureux des mots à qui Johnny apporte une force infinie. C’est aussi l’histoire bouleversante d’un fils et d’un père qui peinent à se dire les choses, sauf quand ils parlent de leur idole…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions XO pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny. C est la promesse que fait un jour Boris à son père. Être fan de Johnny Hallyday, cela se transmet de père en fils dans cette famille. Et c’est donc le parcours unique parcouru par Boris pour réussir à réaliser ce rêve qui va être narré page après page.

J’ai beaucoup aimé ce témoignage relaté sous forme de roman. L’auteur se livre littéralement à son lecteur et j’ai parfois eu la sensation de lire un journal intime. Il nous dévoile ses grands rêves, ses doutes, et crée une proximité inédite entre son lectorat et lui-même.

Bien évidemment, les références à l’univers de la chanson sont au centre de ce récit, mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que Boris ne s’en tient pas là. On le sent impliqué dans ce qu’il nous raconte, et non pas en retrait. Il n’hésitera pas à nous livrer des moments intimes de son quotidien, à analyser les relations qu’il entretient avec ses proches.

Le parcours qu’il a mené afin de réussir son rêve d’écrire une chanson pour son idole n’est pas banal, et parsemé d’embûches et de contrariétés. J’ai beaucoup aimé suivre Boris dans sa quête, d’autant plus qu’il nous la relate avec beaucoup de détails.

La plume de l’auteur est franche et captivante. Boris a le souci du mot juste et cela transparaît tout au long du récit. C’est teinté de douceur et j’ai senti le grand parolier qui se cache derrière l’écrivain. Boris a beaucoup de talent au moment de manier les mots.

Un très beau récit, sous forme de témoignage intimiste, qui relate le parcours de l’auteur pour réaliser son rêve, à savoir écrire une chanson pour son idole. C’est empli d’anecdotes et très bien écrit. Je recommande.

Ma note : 17/20

Contemporain

Quatre amours

Quatre amours de Cristina Comencini

  • iciAuteur : Cristina Comencini
  • Titre : Quatre amours
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 18 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Marta et Andrea. Laura et Piero. Deux couples. Quatre amis inséparables qui ont partagé chaque moment clef de leur vie : rencontre, mariage, enfants. Quand, à l’approche de la soixantaine, leurs mariages respectifs volent en éclats au même moment, c’est la sidération. Il y a d’abord Marta qui décide de partir, sans raison véritable, si ce n’est cette envie irrépressible d’être enfin seule. Puis c’est au tour de Piero, mari chroniquement infidèle, de quitter Laura, son épouse dévouée, sous prétexte qu’il ne se sent plus aimé.
Comment vit-on la séparation après vingt-cinq ans de vie commune ? Que reste-t-il de toutes ces années passées ensemble ? Comment apprivoiser et profiter de cette solitude nouvelle ?
Dans cette comédie douce-amère aux accents de Woody Allen, les quatre protagonistes prennent la parole à tour de rôle pour revisiter leur histoire, du mariage à la séparation et raconter cette nouvelle vie qui s’offre à eux et qu’il faut avoir l’audace de saisir.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Andrea et Marta. Piero et Laura. Deux couples. Quatre amis. Et c’est une amitié qui dure depuis des années entre eux. Pourtant, un jour, tout change. Lorsque Marta se rend compte qu’elle est mieux sans Andrea, et que Piero décide de prendre le large presque au même moment, c’est le quotidien de tous qui se retrouve chamboulé.

Je ressors conquise de ce roman, qui a réussi à m’offrir une bulle de douceur et de sensibilité. Sous une forme très introspective, l’auteure va disséquer le sentiment amoureux dans diverses situations et elle le fera avec beaucoup de réalisme.

Marta décide de quitter son mari parce qu’elle a un besoin inassouvi de solitude. Quant à Piero, il décidera de quitter Laura parce qu’il se sent à l’étroit et aspire à plus de liberté. Au travers de ces couples, nous allons suivre peu à peu l’évolution de leur relation amoureuse.

L’auteure nous invite à observer ces duos, à prendre part à leurs introspections respectives. On se sent presque privilégié de rentrer ainsi dans les méandres de ces couples qui s’essoufflent. Avec beaucoup de délicatesse, l’auteure va nous rendre des personnages vrais, avec leurs failles, leurs souffrances, mais surtout leur grande part d’humanité.

Les quatre personnages sont très bien dessinés. L’auteure a su leur insuffler une pointe énorme de réalisme et tout est crédible. Je me suis énormément attachée à eux, tout particulièrement aux personnages féminins. J’ai trouvé Marta affirmée et Laura très forte malgré les épreuves auxquelles elles devront faire face.

La plume de l’auteure m’a totalement conquise. Je ne m’attendais pas forcément à retrouver un style aussi fluide. Les pages ont défilé. J’y ai retrouvé beaucoup de sensibilité, de pudeur dans les propos des protagonistes. Le schéma narratif m’a paru très judicieux. L’auteure alterne les points de vue entre chacun des personnages.

Un roman d’une grande douceur, au travers duquel l’auteure nous livre, à l’aide de personnages forts, une véritable introspection et une réflexion sur l’amour. Le récit est emprunt d’une grande sensibilité. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Contemporain

L’homme qui pleure de rire

L’homme qui pleure de rire de Frédéric Beigbeder

  • Auteur : Frédéric Beigbeder
  • Titre : L’homme qui pleure de rire
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2.000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier…
Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d’Octave Parango sur les aliénations contemporaines.
Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Octave Parango signe ici son retour. Après avoir travaillé dans le monde de la publicité, dans celui de la mode, le voilà maintenant chroniqueur pour la radio France Publique. Il va malheureusement se faire évincer en plein direct, puisqu’il est venu sans son papier et s’est risqué à l’exercice compromis de l’improvisation. Bien évidemment, cela ne marchera pas de la manière escomptée.

Je dois avouer que c’est le premier opus de la saga Octave Parango que je découvre ici. J’en connaissais bien évidemment le principe, ce personnage littéraire étant en fait l’alter ego de Frédéric Beigbeder. Impossible de ne pas voir le parallélisme avec l’évincement de l’auteur auprès de la radio France Inter.

Je pensais que j’allais me retrouver en quelque sorte avec un roman critiquant le monde radiophonique et j’ai donc été surprise de me retrouver devant un pamphlet contre la démocratisation du rire.

L’auteur y dénonce cette volonté d’aujourd’hui à vouloir à tout prix fixer des heures fixes pour rire. En effet, c’est lors de la tranche horaire de son espace radiophonique qu’Octave devra tout faire pour faire rire ses auditeurs. La banalisation du rire le fait paraître anodin.

L’auteur a parsemé son récit de réflexions très intéressantes et surtout, le personnage d’Octave Parango est si haut en couleurs que cela donne, bien malgré lui, des moments de rires inopinés.

La plume de l’auteur est franche, directe et emplie d’une certaine fraîcheur. J’avais un peu peur de me retrouver devant un style alambiqué et finalement, cela a été loin d’être le cas. J’y ai retrouvé beaucoup de propos caustiques, et j’ai gardé en vue que derrière Octave, c’est souvent Frédéric qui s’exprimait. Ma première expérience littéraire avec cet univers a été une franche réussite.

Un très bon roman qui sort des sentiers battus, de par une plume acerbe et caustique, des propos emplis d’une vraie réflexion et surtout un personnage principal qui sert indubitablement un roman frais et entraînant.

Ma note : 17/20

Contemporain

Une vie entre les pages

Une vie entre les pages de Cristina Caboni

  • Auteur : Cristina Caboni
  • Titre : Une vie entre les pages
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 6 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sofia Bauer, ancienne bibliothécaire et relieuse à ses heures perdues, vit à Rome. Son couple bat de l’aile et la jeune femme sent peu à peu sa vie glisser entre ses doigts. Passionnée de livres anciens, elle rentre un jour dans une librairie et s’y voit offrir un vieil ouvrage contre la promesse de le remettre en état. Elle ignore alors qu’elle est à l’aube d’une aventure rocambolesque, qui va lui ouvrir les portes du passé et la réconcilier avec le présent. 

Tandis qu’elle s’attelle à la restauration de l’ouvrage, Sofia tombe en effet sur une lettre manuscrite, dissimulée entre les pages. Celle-ci est signée de la main de la relieuse originale du livre, une certaine Clarice von Harmel, ayant vécu à Vienne au début du XIXe siècle, à une époque où cette profession était encore réservée aux hommes. Une femme qui semble s’être battue pour son indépendance et sa liberté, la payant au prix fort, et a dissimulé son message telle une bouteille à la mer dans l’océan du temps. Elle y évoque un fascinant secret que Sofia n’aura alors de cesse que de mettre au jour, aidée en cela par Tomaso Leoni, fameux chasseur de livres rares et expert en graphologie… Page après page, indice après indice, le couple mène l’enquête à travers l’Europe et redonne une voix à Clarice, dont le courage et la détermination serviront de guides à Sofia pour reprendre sa vie en main…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Rome. Alors que le mariage de Sofia bat de l’aile, sa vie va prendre un tournant. Lors d’une balade en librairie, elle tombe sous le charme d’un ouvrage qu’elle ramène chez elle avec la promesse de le restaurer. En parcourant les pages, elle va découvrir des missives d’une certaine Clarice, la relieuse du livre qu’elle tient entre ses mains. Dès lors, Sofia n’aura de cesse à en découvrir davantage à propos de cette Clarice, qui a vécu à Vienne, et avec qui elle partage l’amour inconditionnel des livres. Pour cela, elle se fera aider par Tomaso, un graphologue.

Quel beau roman. Pour une fois et ce n’est pas coutume, c’est surtout la couverture magnifique qui m’a attirée d’emblée. Mais lorsque j’ai compris que ce roman tournerait autour des livres, je n’ai pas su résister et j’ai eu raison.

L’auteure a su créer un roman féminin et voué à l’amour de l’écriture. D’aucuns diront que ce n’est pas une intrigue de base bien originale, et pourtant, Cristina réussit à tisser un fil ténu de douceur et enfile les mots comme des perles sorties de leur écrin. Je ressors réellement conquise par la manière de raconter de l’auteure, par ce petit plus indéniable, qui fait que malgré un postulat assez commun, ce moment de lecture en devient finalement très spécial.

J’ai beaucoup aimé l’enquête que va décider de mener Sofia, sa volonté à percer les secrets de la vie de Clarice. L’auteure offre un véritable jeu de pistes à son lecteur et je me suis surpise à chercher la solution aux énigmes de mon côté aussi. C’est rondement mené.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est ce parallélisme indéniable entre nos deux protagonistes à deux siècles près. Les deux partagent un amour inconditionnel pour les livres. Elles sont bien dépeintes et charismatiques. Je me suis totalement attachée à Sofia.

La plume de l’auteure est d’une grande beauté. Simple, poétique par moments et toujours en rapport avec les livres, le style de Cristina Caboni est entraînant. J’ai été conquise par l’idée de retrouver des références à des grands classiques, présents lors des incipit de chaque chapitre. Les renvois à la littérature sont constants et cela a été un procédé des plus plaisants.

Un roman qui tournera autou de l’amour des lives, servi par deux protagonistes sensibles, passionnées et incroyablement inspirantes. C’est une lecture somptueuse qui m’a captivée. Je conseille ce livre sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Le village

Le village de Virginie Delage

  • Auteur : Virginie Delage
  • Titre : Le village
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Michel Lafon
  • Nombre de pages : 237
  • Parution : 13 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Finalement, je ne sais pas ce qui a déclenché tout ça. Son regard, à lui. Ses yeux, à elle. Ou le gosse ? Le gosse me demandant : « Tu viens nous aider ? »
J’ai la rage, soudain. Tout ça, c’est à cause de lui. Uniquement à cause de lui. Voilà pourquoi je m’apprête à faire une chose que je n’aurais jamais pensé faire, moi qui ne suis pas un violent. Dans quelques minutes, je vais tuer cet homme. « 
Les villages de l’adolescence sont parfois dangereux, quand on les revisite, des années plus tard, et qu’on se confronte à ses rêves de jeunesse…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Michel Lafon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ici, nous allons suivre une narration à deux voix. D’un côté, Oscar est en pleine ascension sociale. Il a tout donné pour y arriver. De l’autre, un homme se promène dans le village de son enfance et se livre à une longue introspection quant à son passé, se remémorant ainsi une multitude de souvenirs.

Il est vrai que j’ai apprécié cette lecture, mais il est vrai aussi que j’ai trouvé cela très particulier. J’ai bien évidemment imaginé que l’histoire d’Oscar et celle de l’homme qui revient dans son village d’enfance allaient forcément se rejoindre à un moment, mais j’ai trouvé le développement un peu longuet parfois.

Pourtant, le roman n’est pas très long. J’avoue avoir eu énormément de mal à m’attacher aux personnages principaux. Je suis restée très en retrait par rapport à ce qui leur arrivait. Cependant, j’ai eu une large préférence pour l’histoire de l’homme que pour celle d’Oscar.

L’auteure va disséquer les souvenirs, et va peu à peu instiller son suspense. C’est ce que je reproche finalement à ce récit. C’est lent, je n’ai pas forcément eu le sentiment d’avoir eu une accroche qui me pousserait à tourner frénétiquement les pages, avec cette envie de savoir. Virginie se perd parfois en digressions qui alourdissent le récit.

La plume de l’auteure est très agréable, et même si le tout reste contemplatif et très introspectif, cela demeure une belle découverte littéraire. J’ai été troublée au départ, puisque l’auteure prend le parti de narrer l’histoire d’Oscar à la troisième personne, et cette de l’homme à la première. Il y a eu des moments où je me suis un peu emmêlée, j’avoue.

Un récit introspectif, qui est peut-être un peu trop lent, mais qui de par la douceur de la plume de l’auteure s’avère être une belle découverte littéraire.

Ma note : 15/20

Contemporain

Les contours de la mélancolie – Rentrée littéraire

Les contours de la mélancolie de Léa Herbreteau

  • Auteur : Léa Herbreteau
  • Titre : Les contours de la mélancolie
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Avant, Elena était consultante en philosophie et rédigeait une thèse, jusqu’au jour où tout s’est effondré.
Depuis, elle passe ses journées enroulée dans sa couette, un café au sauvignon à portée de main, et pense à Théo.
Théo qui est parti, mais qui est encore partout.
Un matin, sa voisine Madeleine frappe à sa porte.
Ses cheveux sont longs et gris, ses vêtements sont noirs.
Sa peau est constellée de taches de vieillesse et elle pue le médicament. Elle dit qu’elle vient juste pour le café.
Juste pour discuter.
Mais les jours passent et Madeleine est toujours là, bien décidée à s’insinuer dans la vie d’Elena, à lui chuchoter des pensées de plus en plus sombres.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Elena est une jeune femme brillante. Elle est consultante en philosophie et en pleine rédaction d’une thèse sur le bonheur. Mais un jour, tout s’effondre. Elle demande à Théo, son compagnon avec qui elle vit, de partir de chez eux. Elle perd également son travail et se replie sur elle-même, sombrant peu à peu dans les affres de la dépression. Un jour, sa voisine Madeleine vient s’immiscer dans son quotidien. Peu a peu, elle va insinuer des pensés de plus en plus sombres dans l’esprit d’Elena.

Il est inutile de tergiverser plus longtemps. J’ai tout simplement eu un énorme coup de cœur pour ce roman d’une puissance rare, mais empreint d’une douceur latente. L’auteure m’a attrapée dès les premières pages et l’histoire d’Elena m’a émue, touchée, bouleversée, remuée.

Léa Herbreteau va aborder la dépression d’une manière très originale. Je ne peux évidemment pas vous en dire plus sous peine de vous spoiler. Mais je peux affirmer que l’auteure va aborder cette thématique avec énormément de justesse. C’est bouleversant de suivre ce mal qui touche Elena. On veut juste lui tendre la main pour l’aider.

Léa va également aborder des thématiques très actuelles, telles que le burn-out au travail, l’harcèlement laboral et la recherche constante de performances dans une société toujours plus exigeante. L’auteure le fait avec beaucoup de sensibilité et à l’aide d’allégories et de beaucoup d’humour aussi.

Le personnage d’Elena est abouti au possible. La jeune fille m’a totalement bouleversée de par les événements qui la touchent et la malmènent. J’ai tout aimé dans ce roman. Aborder une thématique aussi dure que la dépression n’est pas une chose évidente. Il en ressort beaucoup de messages et une véritable réflexion.

La plume de l’auteure est caractérisée par son franc-parler, mais surtout par son authenticité. J’ai trouvé crédible ce que j’ai lu, du début à la fin. Cela sonne juste, vrai. Les chapitres ne sont pas très longs, ce qui rythme l’histoire. Le récit est narré à la première personne, et ce choix est plus que judicieux.

Un roman qui abordera beaucoup de thématiques difficiles, d’actualité, au travers des traits d’un personnage féminin fort dans ses faiblesses et incroyablement attachant. Ce roman est une petite pépite à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20