Science-fiction

Les Larmes du destin

Les Larmes du destin de Nicolas Vignes

  • Auteur : Nicolas Vignes
  • Titre : Les Larmes du destin
  • Genre : Science-Fiction
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 79
  • Parution : 1 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Maria est une jeune femme hantée par des cauchemars récurrents. En compagnie de ses enfants, elle décide un jour de rendre visite à une vieille tante dont les talents obscurs pourraient lui permettre d’obtenir des explications. Maria est loin de se douter que les révélations de la vieille femme vont bouleverser son existence…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Maria commence à avoir des cauchemars angoissants et inquiétants au sujet de son mari Arthur, elle se résout à se rendre chez sa tante Alice, accompagnée de ses deux enfants. En effet, Alice posséderait des pouvoirs qui lui permettraient d’aider les gens à affronter leurs peurs. Pourtant, Alice a une apparence très peu avenante et Arthur préfèrerait que Maria ne lui rende pas visite.

Ce court roman qui a toutes les allures d’une nouvelle est très particulier. Si au niveau de la plume, je n’ai pu qu’admirer le travail d’écriture de l’auteur, je ne peux pas vraiment en dire autant en ce qui concerne le scénario que j’ai eu tendance à trouver trop peu approfondi.

Pourtant, je dois avouer que Nicolas a su maintenir mon attention jusqu’au dénouement et que j’avais vraiment envie de savoir ce qui tourmentait Maria. Je pense que ma déception vient d’une fin, qui justement, me laisse sur ma faim.

Avec un telle qualité au niveau de la plume, j’ai trouvé vraiment dommage que l’auteur ne donne pas davantage de profondeur et ne donne pas plus de caractère à son intrigue. Le postulat de départ est bon, l’univers crée est original, et Nicolas aurait très bien pu faire le choix d’un roman un peu plus long pour octroyer plus de perspective à son récit.

J’ai beaucoup aimé les personnages, notamment celui de Jules, le petit garçon de Maria et Arthur. Je l’ai trouvé très attachant. Alice m’a beaucoup intriguée également, et je l’ai trouvée bien esquissée.

La plume de l’auteur est extrêmement soignée. Certes, il subsiste quelques petits travers, mais j’ai pressenti un énorme potentiel qualitatif et je suis ressortie enchantée de ce récit, ne serait-ce que grâce à ce point. Pas un seule coquille n’est à dénoter. Avec un style clair et des phrases très belles, l’auteur a su m’immerger dans son roman.

Un court roman que j’aurais aimé plus long, ne serait-ce que pour la qualité de la plume de l’auteur, mais aussi afin d’avoir une intrigue avec davantage de profondeur. Cela reste une belle découverte d’un auteur très prometteur.

Ma note : 15/20

Science-fiction

MotherCloud

MotherCloud de Rob Hart

  • Auteur : Rob Hart
  • Titre : MotherCloud
  • Genre : Science-Fiction
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 5 mars 2010
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?

La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.

Dans cet univers où tout est calculé, paramétré, surveillé, où l’humain disparaît au profit de la rentabilité, où l’individu n’est qu’un algorithme, Zinnia et Paxton réalisent bientôt qu’il est impossible de dévier. À moins d’être prêt à se sacrifier ?

Car derrière sa façade d’entreprise idéale, MotherCloud est une machine à broyer, impitoyable à l’égard de ceux qui oseraient se rebeller.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

MotherCloud est une superstructure de l’e-commerce qui a englouti une bonne partie de l’économie mondiale. Son patron, Gibson, et atteint d’une maladie incurable, va décider de se rendre dans un maximum de structures pour visiter ses employés. Zinnia, quant à elle, va tout faire pour se faire engager, mais elle semble avoir une mission bien particulière. Pour compléter le tableau, Paxton va également intégrer MotherCloud, cette même société qui l’a ruiné il y a peu.

Cela a été une très bonne lecture et je dois dire que le réalisme avec lequel dépeint cet univers l’auteur a favorisé une ambiance anxiogène tout au fil des pages. Sous forme de dystopie, Rob Hart va mettre en exergue un futur où tout est contrôlé.

Voilà un roman qui fera interroger son lecteur tout au long de son intrigue. Tout est contrôlé à MotherCloud, jusqu’au plus petit mouvement. Tout est observé, tous les déplacements sont mis sous surveillance. En contrepartie, les employés auront un toit sous la tête et un salaire. Mais quel prix ces derniers sont-ils prêts à payer pour obtenir un certain confort ? C’est bien de leur liberté individuelle dont il est question. C’est pour toutes ces raisons que j’ai ressenti une atmosphère particulièrement oppressante pendant cette lecture.

La force de ce roman réside également dans les personnages, qui vont porter l’histoire. Le schéma narratif est particulièrement bien choisi. En effet, ce roman choral va alterner entre les points de vue de Gibson, Paxton et Zinnia et j’ai trouvé que c’était un choix judicieux. Le lecteur pourra ainsi s’immerger à la perfection dans cette histoire et suivre pas à pas les pensées des personnages.

La plume de l’auteur est entraînante, fluide et très addictive. Une fois de plus, je mets en avant le fait que Rob Hart alterne avec les points de vue. Aucune monotonie n’est ressentie tout au fil des pages et cela dynamise beaucoup le récit. Les pages ont défilé rapidement et c’était très difficile de lâcher ce roman.

Un roman dystopique â l’ambiance anxiogène et au style immersif, qui fera sans aucun doute réfléchir. Le choix de narration est des plus judicieux. À découvrir.

Ma note : 16/20

Science-fiction

Allégeance

Allégeance de Megan Devos

  • Auteur : Megan Devos
  • Titre : Allégeance
  • Genre : Science-fiction
  • Editions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 340
  • Parution : 15 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans un monde où règne l’anarchie, la loyauté envers son camp est devenue primordiale à la survie, laissant peu de place aux sentiments. Difficile dans ces conditions pour Hayden et Grace de gérer leur relation naissante. Car en préférant rester à Blackwing auprès de Hayden plutôt que retourner chez elle, Grace a tiré un trait sur les siens. Si le choix a été difficile, elle sait qu’elle doit désormais l’assumer.
Quant à Hayden, il se trouve tiraillé entre ses responsabilités et ses attaches personnelles. En tant que jeune chef du clan Blackwing, il lui incombe de répondre aux demandes de la communauté. Saura-t-il protéger les siens de leurs violents rivaux ? Peuvent-ils encore s’en remettre à lui pour prendre les bonnes décisions ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Voici le deuxième tome de la saga dystopique de Megan Devos. Si cela faisait un bon moment que j’en avais découvert le premier tome, je ne me suis pas du tout retrouvée dépaysée, puisque l’auteure reprend là où elle s’était arrêtée. Je ne ferai pas de résumé sous peine de vous spoiler des éléments importants que je ne trouverai dommage de vous révéler, pour le cas où vous n’auriez pas découvert le premier tome.

Si j’avais trouvé que le premier tome servait principalement à poser les bases, il m’a semblé que celui-ci se concentrait davantage sur la psychologie des personnages et sur la part forte de romance entre Hayden et Grace, qui ont malgré tout bien du mal à laisser leurs émotions et leurs sentiments parler.

Ce deuxième tome m’a paru parfois quelque peu laborieux, mais j’avoue avoir passé un excellent moment de lecture. C’est plus monotone puisque l’auteure va se concentrer sur le quotidien à Blackwing. Le monde est parfois un peu complexe, et je n’aurais pas été contre plus d’explications de la part de l’auteure.

Les personnages sont le point fort de cette dystopie particulière. J’ai fortement apprécié suivre l’évolution de Hayden et de Grace. Je les ai trouvés très bien conçus et forts. Mais il ne faut pas oublier les personnages secondaires qui ne sont pas en reste.

La plume de l’auteure est identique au premier tome. Dans un style totalement addictif, elle déroule une intrigue prenante. J’ai fortement accroché à la manière d’écrire de Megan Devos. Les chapitres sont très rythmés.

Un deuxième tome davantage axé sur Hayden et Grace. C’est toujours aussi plaisant à lire et très addictif. Le monde est complexe et je n’aurais pas été contre quelques explications plus poussées de la part de l’auteure. Malgré tout, une très bonne lecture.

Ma note : 16/20

Science-fiction

Un peu de nuit en plein jour – Rentrée littéraire

Un peu de nuit en plein jour d’Erik L’Homme

  • Auteur : Erik L’Homme
  • Titre : Un peu de nuit en plein jour
  • Genre : Science-fiction
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 170
  • Parution : 14 août 2019

Résumé

« Il ne reste plus que ça aujourd’hui, la communion des caves, cette sauvagerie qui seule subsiste une fois quittée la grisaille de la surface où les clans survivent dans des boulots plus pourris qu’une charogne oubliée sur un piège. »

Ce pourrait être le monde de demain. Paris est envahi par une obscurité perpétuelle et livré aux instincts redevenus primaires d’une population désormais
organisée en clans. Dans ce monde urbain terriblement violent, Féral est un des derniers à avoir des souvenirs des temps anciens. Il est aussi un as de la « cogne»,
ces combats à mains nues qui opposent les plus forts des clans dans des sortes de grand-messes expiatoires. C’est lors d’une de ces cognes qu’il rencontre
Livie, qui respire la liberté, l’intelligence, la force. Leur amour est immédiat, charnel, entier. Mais le destin de Féral va se fracasser sur cette jeune femme qui n’est pas libre d’aimer.
Bijou littéraire, Un peu de nuit en plein jour parle de notre monde qui s’abîme, de la part de sauvagerie en l’homme, de l’inéluctabilité des destins . »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Féral dans un Paris où la lumière ne perce plus, où l’obscurité est constante, où le soleil n’a plus sa place. Le monde est divisé en clans et Féral devient un as des combats organisés dans les tréfonds des caves. C’est là qu’il fera connaissance de Livie, dont il va éperdument tomber amoureux.

C’est avec une pointe de déception que je débute cet avis. Pourtant, il faut dire que ce roman est sublime mais j’ai eu du mal parfois à adhérer totalement à l’univers proposé par l’auteur. Le tout est d’une grande originalité et surtout, remarquablement bien écrit, mais j’avoue avoir parfois décroché et ne pas être rentrée suffisamment dans ce récit.

Ce roman, aux frontières de la nouvelle puisqu’il est court, propose une véritable bouffée d’originalité. Le postulat de départ m’a séduite. Mais il m’a semblé qu’il me manquait un début à cette histoire. Comment en est-on arrivé là, pourquoi le soleil ne se lève plus ? Aucune explication et cela m’a gênée. J’aurais aimé plus de pages, pour étoffer cet univers proposé.

L’intrigue est bien menée et je me suis beaucoup attachée au personnage de Féral, que j’ai trouvé bien brossé et dépeint de manière très nuancée. Féral est très bestial mais pourtant d’une grande tendresse. Les autres personnages sont plutôt survolés et j’aurais une fois de plus aimé avoir plus de détails.

L’élément fort de ce roman réside sans aucun doute dans l’écriture sublime de l’auteur. La plume est belle, sauvage et poétique. Les mots bercent le lecteur et coulent naturellement. Le tout se lit facilement. Je ne connaissais pas du tout la manière d’écrire de l’auteur mais elle a su me séduire à bien des égards.

C’est donc une petite déception pour ma part au niveau de l’intrigue. Je l’aurais voulue davantage étoffée, j’ai l’impression qu’il m’a manqué beaucoup d’éléments pour m’impliquer totalement dans ce que je lisais. Malgré tout, c’est un roman à découvrir, ne serait-ce que pour la plume poétique et sublime de l’auteur.

Ma note : 14/20