Policier

Ne te perds pas en chemin

Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima

  • Auteur : Margaret Mizushima
  • Titre : Ne te perds pas en chemin
  • Genre : Policier
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

MOYENDans les étendues sauvages du Colorado, une jeune flic enquête sur une mystérieuse disparition et de sombres trafics. Un décor envoûtant pour un roman au suspense psychologique prenant. Agent de police dans l’unité cynophile de Denver, Mattie Cobb est appelée en urgence dans sa ville natale de Timber Creek : Adrienne Howard, la petite amie du shérif adjoint, a disparu. La jeune femme travaille dans le luxueux spa local, mais aussi dans les ranchs alentour, où elle prodigue des soins aux chevaux de course.

Accompagnée de son fidèle berger allemand, Robo, Mattie peut compter sur l’aide de Cole Walker, un ami vétérinaire fraîchement divorcé. Mais l’enquête est plus périlleuse qu’elle n’y parait et, en plongeant dans le passé d’Adrienne, Mattie réalise bientôt que ce sont ses propres démons qu’elle va devoir affronter. Les épaisses forêts enneigées du Colorado n’ont pas fini de livrer leurs secrets. Et le danger guette ceux qui s’aventurent trop près de la vérité…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici du second tome des enquêtes de Mattie. Cette dernière est agent de police dans une unité cynophile. Elle est toujours accompagnée de son chien Robo, fidèle compagnon lors de ses enquêtes. Ici, c’est la disparition d’Adrienne, la petite amie du shérif adjoint, qui sera au centre des recherches.

J’avoue avoir passé un bon moment de lecture, malgré une enquête policière beaucoup trop classique et surtout un brin trop prévisible. Malgré tout, cela se lit bien et c’est intéressant à suivre, de par le personnage principal féminin auquel j’ai accroché d’emblée.

L’auteure prend énormément de temps à faire démarrer une histoire qui débute donc avec un rythme trop lent. Il n’est pas obligatoire d’avoir lu le premier tome, mais je ne peux que vous recommander de le faire, afin de suivre au mieux l’évolution des personnages.

L’enquête n’est pas forcément le point fort de ce roman. Je l’ai trouvée par moments un peu trop prévisible et le dénouement n’est pas vraiment surprenant. Ce qui m’a surtout plu, c’est le personnage de Mattie, et la relation qu’elle entretient avec son berger allemand, Robo. C’est décrit avec beaucoup de réalisme et c’est vraiment intéressant et original.

La plume de l’auteure est fluide. Le style n’est pas forcément entraînant, et s’il est vrai que le début est quelque peu lent, la dernière partie s’accélère davantage et gagne en rythme. L’auteure sait également créer un ambiance particulière.

Un roman policier classique de par son enquête, mais relevé par un personnage principal féminin auquel j’ai beaucoup accroché. Une lecture intéressante.

Ma note : 15/20

Policier

L’année du gel – Rentrée littéraire

L’année du gel d’Agathe Portail

  • Auteur : Agathe Portail
  • Titre : L’année du gel
  • Genre : Policier
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le crime s’invite dans un château du Bordelais.

Été 2017. Après un épisode de gel qui a dévasté ses vignes, Bernard Mazet se range à l’idée de sa femme d’ouvrir des chambres d’hôtes pour sauver la propriété familiale de Haut Méac. Le château affiche complet avec la venue d’un groupe de trentenaires pour une semaine. La fantasque Olivia, Vincent, le célibataire volage, Clara, si discrète, et leurs deux couples d’amis semblent heureux de se retrouver. Mais dans la chaleur écrasante, les esprits s’échauffent et les drames personnels refont surface.
À l’aube du quatrième jour, un cadavre est découvert dans la chambre froide du château. Le major Dambérailh, chef de la brigade locale, est chargé de l’affaire. Tandis que les conflits d’intérêt émergent au sein de son équipe, sa tante Daphné, vieille fille loufoque, s’invite dans l’enquête. Il faudra exhumer bien des secrets honteux ou douloureux pour que la lumière se fasse.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Haut Méac, 2017. Bernard Mazet, vigneron, subit une année néfaste au niveau de sa récolte, pour cause de gel. C’est alors qu’il va se décider aux côtés de sa femme Alexane d’ouvrir des chambres d’hôtes sur leur propriété. Ils accueilleront une bande de jeunes amis aux caractères très particulier chacun. Quelques jours plus tard, un cadavre sera retrouvé dans la chambre froide de la propriété. Que s’est-il donc passé ?

Quelle belle découverte que ce roman du terroir à la mécanique très classique mais pourtant très bien huilée. Pas de fausses notes dans ce récit qui m’a captivée du début à la fin. J’ai trouvé que l’auteure maîtrisait parfaitement son affaire.

S’il est vrai que le tout reste très classique et que l’on est face à un roman policier empreint de simplicité, celui-ci apporte tout de même un petit plus, notamment grâce à ses personnages et à l’alliage totalement réussi entre enquête et vignobles.

L’auteure a su ménager son suspense. Il est vrai que le temps d’installer son décor peut paraître long, mais il est malgré tout nécessaire pour nous présenter au mieux les divers personnages et les divers caractères. Le lecteur se rendra vite compte que chacun a son petit secret et les révélations fusent peu à peu. Personnellement, je n’ai rien vu venir.

Je me suis fortement attachée à cette bande de jeunes et j’ai soupçonné tout le monde, à vrai dire, tant l’auteure m’a baladée dans les mystères que chacun cache. Malgré tout, j’ai parfois retrouvé une espèce de côté caricatural des caractères. Ils m’a semblé que par moments, les caractères étaient quelque peu exacerbés.

La plume de l’auteure est addictive, incontestablement. C’est très fluide. J’aurais peut-être apprécié des chapitres un peu plus courts ou égaux entre eux, caractéristique qui se prête davantage à ce genre littéraire. Néanmoins, c’est une franche réussite et je me suis laissée entraîner.

Un roman qui allie terroir et enquête, avec sa part de mystères, de secrets et de révélations inattendues. L’auteure maîtrise son récit, et même si le tout suit un schéma assez classique, cela n’en reste pas moins prenant. À découvrir.

Ma note : 17/20

Policier

Congés mortels

Congés mortels de Didier Fossey

  • Auteur : Didier Fossey
  • Titre : Congés mortels
  • Genre : Policier
  • Éditions : Flamant Noir
  • Nombre de pages : 296
  • Parution : 12 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Juillet 1936. Corbigny, dans la Nièvre.

Paul Perrin, alias «?Le Bredin?», un paysan, sillonne la campagne en quête de femmes qu’il agresse et tue. Peu cultivé, mais rusé, il échappe aux enquêtes de gendarmerie. La mobilisation de 1939 va lui éviter beaucoup d’ennuis…

Juillet 2006.

Un couple de randonneurs est retrouvé décapité sur un chemin, près de Clamecy, dans la Nièvre. L’une des victimes est le fils d’un magnat de la presse parisienne. Une autre femme disparait peu de temps après. L’affaire est confiée au commandant, Boris le Guenn, de la BAC parisienne, qui se rend sur place. Mais après quelques jours l’enquête ralentit. Les éléments trouvés ne correspondent à rien. C’est alors que Boris rencontre Fernand, l’ancien du village, celui qui perd la tête. Le vieil homme lui assure que «?Le Bredin?» est revenu et qu’il est le meurtrier. Le commandant va tenter d’établir un lien entre le passé sombre de la France de 1940 et l’affaire actuelle, sans imaginer jusqu’où cette enquête hors de Paris le mènera.

Et si les propos du vieillard avaient un sens??

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Flamant Noir pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nièvre, 2006. Un couple est retrouvé assassiné dans des conditions atroces. Quelques temps plus tard, c’est un deuxième couple qui apparaît, assassiné dans d’étranges conditions. Encore quelques jours plus tard, c’est une jeune femme qui disparaît alors qu’elle faisait du vélo. Tous ces événements font curieusement penser à une série de meurtres surgis en juillet 1936, perpétrés par Paul, dit « Le Bredin ». Boris Le Guenn, commandant de la BAC parisienne, va se rendre sur les lieux des disparitions et commence alors une enquête des plus compliquées.

Voilà un roman policier remarquablement construit et qui m’a tenue en haleine tout au fil des pages. Il faut savoir que l’auteur a en quelque sorte sauvé cette enquête de son commandant phare, puisqu’il a bien failli la laisser aux oubliettes et ne jamais la publier. Il aurait eu tort, tant le roman est maîtrisé et le suspense présent tout au long de la lecture.

J’ai beaucoup aimé cette idée des deux arcs narratifs, l’un qui débute en 1936, et l’autre en 2006. Cela donne une bonne consistance au récit, et les parallélismes sont intrigants. L’auteur a maîtrisé ses deux parties du récit, et a su maintenir le rythme tant pour l’une que pour l’autre. J’ai presque eu l’impression de lire deux récits en un.

J’avoue que pour ma part, c’est la première enquête du commandant Le Guenn que je découvre. J’ai beaucoup accroché à ce personnage, et je vais donc m’informer sur les autres romans de l’auteur, que je lirai avec plaisir. Les personnages sont bien construits et ont leur part de mystère. J’ai beaucoup aimé l’équipe qui accompagne Le Guenn.

La plume est très fluide. Pas d’ennui dans ce polar qui est finalement assez court. L’auteur a su alterner avec maîtrise les chapitres entre les deux époques. Les petits chapitres donnent beaucoup de rythme à ce récit et les pages défilent.

Un très bon polar. Je ne connaissais pas du tout l’auteur, mais nul doute que sa maîtrise dans l’intrigue et ses personnages bien construits, m’ont donnée l’envie de découvrir d’autres titres. Je recommande.

Ma note : 17/20

Policier

L’art du meurtre – Rentrée littéraire

L’art du meurtre de Chrytel Duchamp

  • Auteur : Chrystel Duchamp
  • Titre : L’art du meurtre
  • Genre : Policier
  • Éditions : l’Archipel
  • Nombre de pages : 220
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

BONQuatre victimes. Et aucun coupable.

Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.

En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.

Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.

Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Audrey, inspectrice de police quelque peu borderline, est dépêchée avec son équipe dans une luxueuse villa. Tardy, avocat renommé, a été assassiné et son corps est retrouvé dans une mise en scène macabre qui n’est pas sans rappeler certaines références artistiques. Audrey, qui semble s’y connaître en matière de peinture, ne tarde pas à faire des rapprochements pour le moins terrifiants. Il faut agir vite avant que d’autres victimes ne fassent leur apparition.

Ce roman policier m’a tout simplement maintenue en alerte tout au long de ma lecture. Quelle belle découverte. Le schéma est parfaitement construit et le suspense est distillé par petites doses et totalement maîtrisé. Voilà bien longtemps que je n’avais pas dévoré de la sorte un roman, ayant constamment envie de savoir où tout cela me mènerait.

Chrystel réussit à nous dépeindre un personnage féminin qui est toujours à la limite, mais pourtant si attachante. On sait qu’Audrey a énormément souffert, qu’une grosse désillusion dans sa vie sentimentale l’empêche de se donner totalement et de se laisser aller à pouvoir retomber amoureuse. Elle boit, elle fume, elle est réellement borderline. Je l’ai trouvée extrêmement bien brossée, avec un caractère fort malgré tout et une volonté de réussir, notamment dans son travail.

L’intrigue est vraiment des plus réussies. Le suspense se maintient jusqu’au bout. Par contre, malgré tout, je dois avouer avoir ressenti une petite pointe de déception concernant la fin. J’ai trouvé qu’elle ne correspondait pas forcément à la qualité de l’intrigue que nous avait proposé Chrystel. Je suis un peu restée sur ma faim, même si je dois lui reconnaître une grande originalité. Disons que cette fin est en deux parties. La première m’a un peu déçue, mais le dernier chapitre qui explique vraiment tout a su me convaincre. Ce n’est réellement qu’un détail puisque je ne juge pas un roman à sa seule fin.

La plume est très dynamique et fluide. Les petits chapitres vont contribuer à rythmer l’histoire et il est très difficile de lâcher ce thriller une fois dedans. Le style est addictif. Cela fait de ce roman un véritable page-turner.

Un thriller qui marie suspense, art, mystères, enquêtes. C’est très réussi, ce roman se dévore, et le personnage principal, Audrey, est très attachante. Une excellente découverte que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Policier

Un havre de paix

Un havre de paix de Stanislas Petrosky

  • Auteur : Stanislas Petrosky
  • Titre : Un havre de paix
  • Genre : Policier
  • Éditions : French Pulp
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 16 mai 2018

Résumé

Quand l’Embaumeur va pour récupérer un corps dans le centre pénitentiaire du Havre, et que le suicidé lui paraît suspect, il ne peut s’empêcher de remuer la fange à ses risques et périls. Surtout si le taulard décédé est un policier incarcéré pour faire tomber un monstre…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions French Pulp pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le Havre. Luc, embaumeur de sa profession, se retrouve dépêché à la prison pour récupérer le corps d’un détenu qui se serait suicidé. Il va s’ensuivre un coup de fil du commissariat où l’on va l’informer que ce détenu était en réalité un policier en planque et ayant pour but de soutirer des informations à son compagnon de cellule. Ce dernier est sur le point de se faire relâcher, et Luc va donc mener l’enquête pour savoir ce qu’il s’est réellement passé.

Beaucoup de fraîcheur, de franc-parler et d’humour dans ce polar totalement déjanté et qui m’a plutôt bien plu. Stanislas Petrosky va rester dans le classique mais apportera sa petite touche personnelle. J’ai trouvé le ton très léger, et l’humour est très présent.

L’intrigue va à plein régime et vraiment, il est impossible de ne pas s’attacher à Luc et à ses amis. Tout au fil des pages, je n’arrêtais pas de me demander ce qu’ils pourraient inventer. Beaucoup d’ingéniosité dans ce polar qui a pour vocation de ne pas se prendre au sérieux.

L’humour marche bien, les répliques sont cinglantes, avec beaucoup de franc-parler et sans fards. L’intrigue est très bien menée, mais passe parfois en second plan, le tout étant principalement focalisé sur les frasques de nos protagonistes.

La plume est directe et sans fioritures. Les chapitres courts rythment l’histoire. Par contre, et là, ce n’est que mon avis personnel, je dois avouer avoir eu un énorme souci au niveau de la ponctuation et cela m’a gênée à plus d’une reprise. Elle n’a pas été utilisée à bon escient et cela a fini par devenir un vrai bémol.

Un polar rondement mené, qui, s’il ne révolutionne pas le genre, apporte tout de même un petit vent de fraîcheur grâce à un personnage principal truculent. L’auteur a su faire preuve de beaucoup d’humour et les dialogues sont très réussis. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Policier

Chambre 413

Chambre 413 de Joseph Knox

  • Auteur : Joseph Knox
  • Titre : Chambre 413
  • Genre : Policier
  • Éditions : J. C. Lattès/Le Masque
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Tournant le dos à sa vie d’avant, indifférent à son avenir, l’inspecteur Aidan Waits s’est résigné à intégrer la patrouille de nuit – cycle sans fin d’appels insignifiants et de solitudes insolubles. Jusqu’à ce que lui et son coéquipier, l’inspecteur principal Peter Sutcliffe, soient dépêchés au Palace, un immense hôtel désaffecté au cœur d’une ville en ébullition. Sur les lieux, dans la chambre 413, ils découvrent un homme. Il est mort. Et il sourit. On a retiré toutes les étiquettes de ses vêtements. On a limé et remplacé ses dents. Même ses empreintes digitales ne sont pas les siennes. Seule une pièce cousue à l’intérieur de son pantalon donne un indice sur son ultime acte désespéré…

Tandis qu’Aidan s’immerge dans le passé de l’inconnu, il se rend compte qu’un fantôme surgi du sien hante le moindre de ses faits et gestes. Mystérieux incendies, appels anonymes et menaces pures et simples : Aidan va devoir affronter ses démons avant de découvrir la véritable identité de l’homme de la chambre 413.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès/Le Masque pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Manchester. Alors que l’inspecteur Aidan Waits est en patrouille de nuit avec son supérieur, l’inspecteur Peter Sutcliffe, ils vont recevoir un appel d’urgence de l’hôtel désaffecté le Palace. Là-bas, ils vont découvrir un homme dans la chambre 413, qui a été assassiné. Aucune piste de va permettre de l’identifier. Tandis qu’Aidan va enquêter sur ce meurtre, il va lui aussi être confronté à son passé.

J’ai beaucoup aimé ce roman policier, qui, s’il reste classique et ne révolutionnera pas le genre, apporte tout de même un petit vent de fraîcheur dans l’horizon polar. J’ai retrouvé beaucoup de noirceur et un personnage principal torturé et sous l’emprise d’un passé duquel il devra se relever pour avancer.

Il s’agit apparemment du second volet des aventures d’Aidan, et n’ayant pas lu le premier, même si cela ne m’a pas posé de problèmes de compréhension, je pense tout de même avoir perdu une part importante de l’essence de ce personnage. C’est lui qui va porter cette histoire, et il faut dire qu’il est extrêmement bien brossé et d’une grande complexité. L’auteur a su en créer un personnage d’une grande noirceur et en totale adéquation avec le monde dans lequel il évolue.

L’intrigue est classique, mais n’en reste pas moins efficace. J’ai eu envie de savoir tout du long le fin mot de cette enquête. Il est vrai que parfois l’auteur a eu tendance à se disperser et que pendant quelques pages, j’ai eu l’impression de piétiner sans vraiment avancer. Pourtant, je n’ai jamais perdu mon intérêt pour cette enquête.

J’ai beaucoup aimé la complexité des rapports entre Aidan et Peter, ce rapport de force qui s’installe entre eux. Les réactions des personnages sont bien rendues et je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à Aidan.

La plume est idéale pour ce genre de roman. J’y ai retrouvé beaucoup de dynamisme et de fluidité dans l’écriture. Les chapitres courts insufflent un très bon rythme à cette enquête.

Une enquête classique mais servie par un personnage très complexe, qui portera cette intrigue. L’auteur a su maintenir mon intérêt tout au fil des pages. Une bonne lecture.

Ma note : 16/20

Policier

Les mânes de l’ombre

Les mânes de l’ombre de Katell Curcio

  • Auteur : Katell Curcio
  • Titre : Les mânes de l’ombre
  • Genre : Policier
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 14 octobre 2019

Résumé

À la Villa Montmorency, quartier chic du 16e, un homme est retrouvé pendu dans sa propriété. Meurtre ou suicide ? Chez lui, un manuscrit a disparu. Marc Sevin, flic au 36, s’intéresse à la victime. Cette personnalité aux multiples facettes le trouble et l’interroge. Qui était réellement Jean Dumon ? Que cachait-il ? Des révélations déroutantes, des secrets bien gardés vont plonger l’enquêteur au cœur d’une affaire bien plus sombre qu’il n’y paraît. Le manuscrit est-il la clé d’une effroyable machination ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Katell Curcio pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris, villa Montmorency. Lorsque Jean Dumon est retrouvé pendu dans propriété, une enquête des plus compliquées va alors débuter. S’agit-il d’un suicide ou d’un meurtre ? Mais surtout, qui était réellement Jean Dumon, cet homme aux multiples personnalités ? Alors que ses voisins le cataloguent de taiseux, ses employés voyaient en lui un homme avenant et ouvert.

J’ai totalement accroché à ce roman, et pourtant, au début, j’ai été quelque peu réticente, j’avoue. J’ai pensé pouvoir résoudre le mystère dès le départ et la déception m’a gagnée. Force m’est de reconnaître que non seulement je m’étais totalement trompée, mais qu’en plus, l’auteure m’a totalement baladée.

La construction du roman est parfaite. Le récit se déroule au présent avec quelques coupures sur le passé afin de mieux appréhender ce qu’il s’est passé. Le suspense est maintenu tout au long des pages. Certes, il subsiste quelques maladresses, mais qui ne font pas du tout ombrage à la qualité de cette enquête menée tambour battant.

Les personnages sont totalement réussis. Katell a prit le pari de sortir des sentiers battus et de ne pas tomber dans la facilité. J’ai adoré le personnage de Marc, et retrouver un policier équilibré et sensé dans un roman policier n’est pas pour me déplaire. En effet, j’ai en général tendance à retrouver des policiers borderlines et déstructurés. Cela m’a donné l’occasion de souffler un peu et de voir évoluer un policier ayant une bonne situation familiale. Jules, son collègue, m’a énormément touchée. Katell a su créer des personnages forts mais tout en sensibilité, et surtout, profondément humains.

La plume de Katell est parfaite. Je l’ai trouvée dynamique et fluide. Les pages ont défilé tant l’auteure a réussi à me happer. Le roman n’est pas très long et il peut se lire d’une traite pour être en immersion totale avec cette enquête. Je tiens à souligner le travail de qualité que nous propose Katell. En effet, l’orthographe et la syntaxe sont impeccables.

Un roman policier qui m’a surprise et prise dans ses filets. J’ai cherché, j’ai émis des suppositions pour me faire totalement avoir. Une écriture soignée et des personnages très attachants viennent parfaire cette très belle découverte que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20