Policier

Un pique-nique presque parfait

Un pique-nique presque parfait de Faith Martin

  • Auteur : Faith Martin
  • Titre : Un pique-nique presque parfait
  • Genre : Policier
  • Éditions : HaperCollins France
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 17 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1960. Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow. Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête. Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College. Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université ? Car une chose est sûre : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lors d’un pique-nique pour célébrer la fin des cours, le jeune Chadworth est retrouvé noyé. Pourtant, les étudiants prétendent tous ne pas avoir vu Chadwoth et l’instigateur de cette célébration, Littlejohn, affirme connaître à peine ce jeune homme. Après une première enquête menée par Clement Ryder, ce dernier va demander de l’aide à la jeune policière Trudy Loveday, qui n’hésitera pas à se faire passer pour une étudiante et tenter ainsi d’élucider ce mystère.

Il s’agit ici du deuxième tome des enquêtes de Loveday et Ryder. J’ai passé un excellent moment de lecture, et cette intrigue m’a souvent fait penser à celles d’Agatha Christie, de par son ambiance feutrée.

L’auteure prend le temps de poser les bases de son récit, nous présentant ainsi à tour de rôle les divers personnages et décrivant les divers caractères que le lecteur va rencontrer tout au fil des pages. Il ne faut donc pas partir avec l’idée que le rythme de ce roman sera effréné, sous peine d’être déçu.

J’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée et je dois dire que le suspense est maintenu jusqu’au bout. J’ai soupçonné à peu près tout le monde et j’ai trouvé les personnages particulièrement réussis.

Le duo de protagonistes est tout simplement attachant. J’ai beaucoup apprécié Loveday, avec son petit côté affirmé et sa volonté de s’imposer dans le milieu masculin dans lequel elle évolue. Quant à Ryder, il m’a beaucoup touchée.

La plume de l’auteure est douce et fluide. L’ambiance est très feutrée, tout passe principalement par la psychologie des personnages et c’est plutôt réussi.

Une enquête qui garde son suspense jusqu’au dénouement, servie par deux enquêteurs qui sont attachants et charismatiques. Une réussite.

Ma note : 17/20

Policier

Un vieille affaire

Une vieille affaire de Nicolas-Raphaël Fouque

  • Auteur : Nicolas-Raphaël Fouque
  • Titre : Une vieille affaire
  • Genre : Policier
  • Éditions : Les Éditions d’Avallon
  • Nombre de pages : 247
  • Parution : 23 avril 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Pas de fêtes de fin d’année en famille pour la journaliste Camille Trencavel. Sa rédaction l’envoie à Lille pour couvrir une affaire sordide : le viol et l’assassinat d’Élisa, abattue d’une balle dans la nuque dans le parc de son lycée. Un fait divers de plus pour les autorités, déjà accaparées par des meurtres décimant les plus hauts dignitaires de l’État. Des attentats provoquant une violente compétition entre leurs possibles successeurs. D’ailleurs, au fil des témoignages des proches d’Élisa, Camille découvre que la jeune fille avait subi des violences enfant. De la part d’un homme qui, à l’époque instituteur, côtoie désormais les plus hautes sphères de l’État…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Les Éditions d’Avallon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lille. Camille, journaliste, est envoyée sur le terrain pour écrire un article sur le meurtre d’Élise, une jeune lycéenne, assassinée dans le parc de son établissement scolaire. Au fil des témoignages, Camille va mettre les pieds dans un engrenage dont elle ne ressortira pas indemne.

Voilà un roman policier des plus efficaces. Sous format assez court, l’auteur a pourtant réussit à instaurer une tension qui monte crescendo, mais surtout à entremêler diverses facettes et pistes avec brio.

C’est ainsi qu’au fil des pages, on se retrouve plongés dans la sphère politique et dans un monde de magouilles, complots et trahisons. Virgile Acarmone est président de la République et vise un nouveau mandat. Avec son frère, Maximilien, les manipulations vont bon train afin d’arriver à leurs fins.

Si au début, je me suis demandée quel était le rapport avec le fil rouge de l’intrigue, qui pour moi demeurait la résolution du meurtre d’Élise, j’ai su me montrer patiente et bien évidemment, tout cela sera étroitement lié.

C’est qu’il faut dire qu’en à peine plus de 200 pages, Nicolas-Raphaël réussit le tour de force de partir sur plusieurs intrigues différentes, qui semblent ne rien avoir en commun et pourtant, peu à peu, tout se recoupe. Il faudra accepter l’idée de ne pas forcément comprendre où l’auteur voudra nous mener.

Bien évidemment, cette incursion dans le monde politique est inventée de toute pièce, à l’aide de personnages imaginaires. Et c’est à ce moment que je vais émettre un petit bémol. J’ai trouvé une trop grande profusion de noms et de personnages, et j’ai dû parfois revenir en arrière. Il faut rester bien concentré pour ne pas en perdre le fil.

La plume de l’auteur est très vivace. À ce propos, dans la préface écrite par l’acteur Nicolas Marié, il en fait lui-même mention en décrivant le style de Nicolas-Raphaël de cinématographique. J’ai forcément approuvé, trouvant une énorme fluidité dans la manière de raconter de l’auteur. Sous forme de courts chapitres, le roman est très bien rythmé et les pages défilent.

Un roman policier réussi, où s’entremêleront diverses intrigues, le tout servi par un rythme de narration effréné. En peu de pages, l’auteur arrive à intriguer son lecteur et il est très difficile de ne pas lire ce récit d’une traite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Policier

Le monde des anges

Le monde des anges de René le Gal

  • Auteur : René le Gal
  • Titre : Le monde des anges
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre des pages : 336
  • Parution : 11 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un homme, une femme et leur fils de dix ans sont retrouvés morts dans une chambre d’hôtes, louée pour des vacances dans le Var. La première hypothèse est celle d’un « suicide familial ». L’enquête est confiée au lieutenant Frédéric Belaïd, qui ne tarde pas à suivre une autre piste que celle du suicide.
Les crimes s’enchaînent et les questions, de plus en plus nombreuses, restent sans réponse. Puis un autre crime est commis. Et encore un autre.
Mais qui est le meurtrier ? Quel est son mobile ? Et s’il n’agissait pas seul ?
Le lieutenant Frédéric Belaïd et ses adjoints, la jeune lieutenante Ninon Fourier dont c’est le baptême du feu, et le major Thibault Silvere ne seront pas trop de trois pour élucider cette énigme qui les plongera dans un passé tragique et révélera de terribles secrets.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le Var. Dans une chambre d’hôtes, un couple et leur fils vont être retrouvés morts. La première hypothèse est d’emblée celle d’un suicide familial. Frédéric, le lieutenant en charge de l’enquête, va suivre d’autres pistes. Que s’est-il réellement passé ?

Voilà un roman qui ne permettra pas une seule page de répit. En effet, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer une seule fois, et même si parfois j’aurais apprécié que l’auteur s’arrête sur certaines explications, j’ai tout de même apprécié ce rythme dans l’enquête.

Si au départ j’ai pensé à un schéma très classique, il n’en est rien. L’intrigue est réellement complexe et j’y ai retrouvé tous les ingrédients nécessaires afin de passer un bon moment de lecture.

Je me suis énormément attachée à l’équipe d’enquêteurs et en particulier Ninon, qui est en est à ses tout débuts. J’ai trouvé les personnages très bien dépeints. Si parfois j’ai trouvé que la résolution des faits se faisait de manière trop rapide et trop simple, cela ne m’a pas dérangée, même si à certains moments j’avoue que j’aurais apprécié avoir davantages d’explications. Le rythme est si effréné que l’auteur ne prend pas forcément le temps de tout nous expliquer dans le détail.

Les secrets sont nombreux et le déroulé de l’intrigue est sans failles. J’ai été très surprise par certaines révélations et le suspense est intact jusqu’au bout.

La plume de l’auteur est entraînante. Sous un style vif et audacieux, l’auteur va attraper son lecteur dès le début et il sera très difficile de lâcher ce roman.

Une enquête policière complexe, prenante et surprenante, servie par une écriture entraînante et une équipe d’enquêteurs attachants. Une très bonne lecture.

Ma note : 17/20

Policier

Faute grave

Faute grave de Lucie Whitehouse

  • Auteur : Lucie Whitehouse
  • Titre : Faute grave
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

L’inspectrice Robin Lyons doit rentrer au bercail, contrainte et forcée. Mise à pied pour faute grave après avoir remis en liberté un suspect en dépit des ordres de sa hiérarchie, l’espoir de Scotland Yard n’a pas d’autres choix que de retourner vivre chez ses parents, à Birmingham, avec sa fille de 13 ans qu’elle élève seule. Pour éviter de subir les remontrances de sa mère et de son frère à longueur de journée, Robin accepte d’aider Maggie, une détective privée spécialisée dans les arnaques à l’assurance et l’aide aux femmes précarisées. C’est ainsi qu’elles commencent à enquêter sur la disparition de Rebecca, qui n’a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours… Seule Corinna, son amie de toujours, semble ravie de revoir Robin. Mais quand elle est retrouvée morte dans les décombres de sa maison, ravagée par un incendie criminel, et que son mari, Josh, devient le principal suspect, l’inspectrice ne peut rester les bras croisés. Sans se soucier des conséquences de ses actes, elle décide de mener l’enquête de son côté, et se heurte alors au chef de la police locale, Sami Jafferi, son amour de jeunesse. Une surprise parmi d’autres, venue droit du passé, qui obligera Robin à se demander jusqu’à quel point on connaît vraiment ceux que l’on aime, et jusqu’où on peut aller pour protéger les siens…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Robin, ancienne inspectrice à Londres, se voit dans l’obligation de rentrer à Birmingham avec Lennie, sa fille, pour vivre chez ses parents. En effet, elle a été évincée de Scotland Yard pour faute grave suite au relâchement d’un potentiel coupable dans une affaire. Grâce à Maggie, une amie de sa mère, elle va avoir l’occasion de travailler en tant que détective privée. Elles vont ainsi enquêter sur la disparition mystérieuse de Becca, une jeune fille sans histoires. En même temps, Robin va apprendre le décès de sa meilleure amie Corinna en raison d’un incendie dans sa maison, lors duquel Josh, son mari, a mystérieusement disparu, et leur fils se retrouve gravement blessé. Alors que tout semble accuser Josh, Robin ne va pourtant pas accepter si facilement cette version.

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman policier sans prétentions, mais j’y ai parfois dénoté certaines longueurs et certains éléments qui n’apportaient pas toujours quelque chose à l’intrigue. Malgré tout, et même si le rythme n’est pas toujours égal, j’ai tourné les pages avec curiosité et le dénouement m’a surpise.

Ici, ce sont en réalité deux enquêtes qui sont menées de front, et bien évidemment, l’une concerne directement Robin, puisqu’il s’agit de ses deux meilleurs amis, Corinna et Josh. J’ai malgré tout trouvé que c’était l’enquête autour de Becca qui prenait davantage de place.

La trame de ce roman policier est finalement assez classique. C’est un jeu de pistes et de pièces de puzzle qui vont finir par s’emboîter pour créer un tout. Au fil des rencontres, de nouveaux éléments font leur apparition au compte-goutte et c’est peut-être mon seul reproche par rapport à cette lecture. J’ai trouvé que parfois l’auteure avait tendance à s’enliser et à partir dans des directions qui n’apportaient pas forcément quelque chose d’important à l’intrigue. Cela a parfois eu tendance à casser le rythme de l’histoire.

Les personnages sont assez bien construits, notamment celui de Robin que j’ai beaucoup appréciée. Elle est tenace et ne lâche rien. Bien évidemment, elle est obligée de rester forte puisque c’est elle qui élève seule sa fille. Elle est tout en nuances et très attachante.

La plume de l’auteure est fluide. Les chapitres sont assez longs et immersifs. Je me suis retrouvée à chercher les indices avec Robin et je voulais vraiment savoir ce qu’il en était. Je peux donc dire que l’auteure a su maintenir un bon suspense et titiller ma curiosité.

Un roman policier où l’auteure a parfois eu tendance à s’éparpiller, mais qui n’en a pas moins été un très bon moment de lecture que j’ai beaucoup apprécié. Le suspense reste intact jusqu’au dénouement. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Policier

La fille du troisième

La fille du troisième de Danièle Saint-Bois

  • Auteur : Danièle Saint-Bois
  • Titre : La fille du troisième
  • Genre : Policier
  • Éditions : Julliard
  • Nombre de pages : 270
  • Parution : 3 octobre 2019
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Résumé

Une lieutenante de police doit toujours garder la tête froide et les idées claires ! Avant de résoudre les meurtres de vieilles dames qui mobilisent son équipe, Swany pourrait commencer par mettre un peu d’ordre dans sa vie : avouer à ses deux mères qu’elle est elle-même homosexuelle ; se pencher sur sa relation clandestine avec sa supérieure hiérarchique ; se tirer du bourbier dans lequel elle s’est fourrée en tombant amoureuse de  » la fille du troisième  » ; se méfier des séances de vaudou de sa voisine haïtienne, Bella. Alors, peut-être, enfin, percevrait-elle certains indices essentiels à l’élucidation de cette sombre affaire de tueurs en série…
Lesbiennes frondeuses, machos au grand coeur, spirites, Tontons macoutes et flics tout-terrain composent la galerie de personnages de ce polar jubilatoire qui fait la part belle aux femmes et dont l’intrigue tourne avec humour autour d’une cage d’escalier.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Julliard et l’auteure Danièle Saint-Bois pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Fête des voisins. Swany, jeune policière à la vie amoureuse totalement délitée, va faire la rencontre de la fille du troisième, Yaël. Sa voisine et grande amie Bella, une haïtienne, en est convaincue, les deux jeunes femmes sont faites pour être ensemble. Seulement voilà, Swany entretient déjà une relation sporadique et toxique avec Louise, sa supérieure au commissariat. Pendant ce temps, une série de meurtres va survenir et l’équipe de Swany aura beaucoup de mal à démêler tous ces mystères.

Avant toute chose, je me dois de vous préciser, et cela afin que ne sentiez pas de pointe de déception comme ce fut le cas pour ma part, que ce n’est pas un roman policier. La part enquête est très peu présente. J’ai donc été déroutée par ce roman totalement hybride, qui ne rentre finalement dans aucune case, et il faut bien avouer que finalement, c’est ce qui a fait tout son charme.

L’auteure va prendre le parti de plutôt nous décortiquer les sentiments amoureux qui étreignent la protagoniste. Swany est totalement perdue, elle va se laisser dévorer par une passion débordante. C’est vif, incisif, que ce soit dans les faits comme dans la plume. C’est un texte de toute beauté auquel m’a confrontée l’auteure.

J’ai totalement accroché au personnage de Swany, qui m’a bouleversée et réellement touchée. J’ai eu peur à maintes reprises pour elle, notamment à cause de Louise qui est toxique pour la jeune femme. Les personnages secondaires qui gravitent autour d’elle sont d’une originalité surprenante et tout aussi attachants. Danièle sort vraiment des sentiers battus avec ce récit pareil à nul autre.

La plume de l’auteure est de toute beauté. Je ne peux pas vous la décrire, mais elle est propre à Danièle. C’est une plume que l’on pourrait différencier des autres, et je peux vous dire que l’auteure a un style bien à elle. C’est saccadé, vif, puissant et beau. J’ai été déroutée, mais je me suis totalement laissée charmer. Après ma première déception quant à la petite place accordée à l’enquête, la beauté des mots est venue tout rattraper.

Un roman hybride et qui est très difficile à classer. Il ne faut pas le lire pour y découvrir une enquête prenante, mais plutôt pour la belle poésie des mots et de l’amour qui émane à toutes les pages. Un roman d’une grande originalité, servi par une plume qui m’a totalement conquise.

Ma note : 17/20

Policier

Ne te perds pas en chemin

Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima

  • Auteur : Margaret Mizushima
  • Titre : Ne te perds pas en chemin
  • Genre : Policier
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

MOYENDans les étendues sauvages du Colorado, une jeune flic enquête sur une mystérieuse disparition et de sombres trafics. Un décor envoûtant pour un roman au suspense psychologique prenant. Agent de police dans l’unité cynophile de Denver, Mattie Cobb est appelée en urgence dans sa ville natale de Timber Creek : Adrienne Howard, la petite amie du shérif adjoint, a disparu. La jeune femme travaille dans le luxueux spa local, mais aussi dans les ranchs alentour, où elle prodigue des soins aux chevaux de course.

Accompagnée de son fidèle berger allemand, Robo, Mattie peut compter sur l’aide de Cole Walker, un ami vétérinaire fraîchement divorcé. Mais l’enquête est plus périlleuse qu’elle n’y parait et, en plongeant dans le passé d’Adrienne, Mattie réalise bientôt que ce sont ses propres démons qu’elle va devoir affronter. Les épaisses forêts enneigées du Colorado n’ont pas fini de livrer leurs secrets. Et le danger guette ceux qui s’aventurent trop près de la vérité…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici du second tome des enquêtes de Mattie. Cette dernière est agent de police dans une unité cynophile. Elle est toujours accompagnée de son chien Robo, fidèle compagnon lors de ses enquêtes. Ici, c’est la disparition d’Adrienne, la petite amie du shérif adjoint, qui sera au centre des recherches.

J’avoue avoir passé un bon moment de lecture, malgré une enquête policière beaucoup trop classique et surtout un brin trop prévisible. Malgré tout, cela se lit bien et c’est intéressant à suivre, de par le personnage principal féminin auquel j’ai accroché d’emblée.

L’auteure prend énormément de temps à faire démarrer une histoire qui débute donc avec un rythme trop lent. Il n’est pas obligatoire d’avoir lu le premier tome, mais je ne peux que vous recommander de le faire, afin de suivre au mieux l’évolution des personnages.

L’enquête n’est pas forcément le point fort de ce roman. Je l’ai trouvée par moments un peu trop prévisible et le dénouement n’est pas vraiment surprenant. Ce qui m’a surtout plu, c’est le personnage de Mattie, et la relation qu’elle entretient avec son berger allemand, Robo. C’est décrit avec beaucoup de réalisme et c’est vraiment intéressant et original.

La plume de l’auteure est fluide. Le style n’est pas forcément entraînant, et s’il est vrai que le début est quelque peu lent, la dernière partie s’accélère davantage et gagne en rythme. L’auteure sait également créer un ambiance particulière.

Un roman policier classique de par son enquête, mais relevé par un personnage principal féminin auquel j’ai beaucoup accroché. Une lecture intéressante.

Ma note : 15/20

Policier

L’année du gel – Rentrée littéraire

L’année du gel d’Agathe Portail

  • Auteur : Agathe Portail
  • Titre : L’année du gel
  • Genre : Policier
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le crime s’invite dans un château du Bordelais.

Été 2017. Après un épisode de gel qui a dévasté ses vignes, Bernard Mazet se range à l’idée de sa femme d’ouvrir des chambres d’hôtes pour sauver la propriété familiale de Haut Méac. Le château affiche complet avec la venue d’un groupe de trentenaires pour une semaine. La fantasque Olivia, Vincent, le célibataire volage, Clara, si discrète, et leurs deux couples d’amis semblent heureux de se retrouver. Mais dans la chaleur écrasante, les esprits s’échauffent et les drames personnels refont surface.
À l’aube du quatrième jour, un cadavre est découvert dans la chambre froide du château. Le major Dambérailh, chef de la brigade locale, est chargé de l’affaire. Tandis que les conflits d’intérêt émergent au sein de son équipe, sa tante Daphné, vieille fille loufoque, s’invite dans l’enquête. Il faudra exhumer bien des secrets honteux ou douloureux pour que la lumière se fasse.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Haut Méac, 2017. Bernard Mazet, vigneron, subit une année néfaste au niveau de sa récolte, pour cause de gel. C’est alors qu’il va se décider aux côtés de sa femme Alexane d’ouvrir des chambres d’hôtes sur leur propriété. Ils accueilleront une bande de jeunes amis aux caractères très particulier chacun. Quelques jours plus tard, un cadavre sera retrouvé dans la chambre froide de la propriété. Que s’est-il donc passé ?

Quelle belle découverte que ce roman du terroir à la mécanique très classique mais pourtant très bien huilée. Pas de fausses notes dans ce récit qui m’a captivée du début à la fin. J’ai trouvé que l’auteure maîtrisait parfaitement son affaire.

S’il est vrai que le tout reste très classique et que l’on est face à un roman policier empreint de simplicité, celui-ci apporte tout de même un petit plus, notamment grâce à ses personnages et à l’alliage totalement réussi entre enquête et vignobles.

L’auteure a su ménager son suspense. Il est vrai que le temps d’installer son décor peut paraître long, mais il est malgré tout nécessaire pour nous présenter au mieux les divers personnages et les divers caractères. Le lecteur se rendra vite compte que chacun a son petit secret et les révélations fusent peu à peu. Personnellement, je n’ai rien vu venir.

Je me suis fortement attachée à cette bande de jeunes et j’ai soupçonné tout le monde, à vrai dire, tant l’auteure m’a baladée dans les mystères que chacun cache. Malgré tout, j’ai parfois retrouvé une espèce de côté caricatural des caractères. Ils m’a semblé que par moments, les caractères étaient quelque peu exacerbés.

La plume de l’auteure est addictive, incontestablement. C’est très fluide. J’aurais peut-être apprécié des chapitres un peu plus courts ou égaux entre eux, caractéristique qui se prête davantage à ce genre littéraire. Néanmoins, c’est une franche réussite et je me suis laissée entraîner.

Un roman qui allie terroir et enquête, avec sa part de mystères, de secrets et de révélations inattendues. L’auteure maîtrise son récit, et même si le tout suit un schéma assez classique, cela n’en reste pas moins prenant. À découvrir.

Ma note : 17/20

Policier

Congés mortels

Congés mortels de Didier Fossey

  • Auteur : Didier Fossey
  • Titre : Congés mortels
  • Genre : Policier
  • Éditions : Flamant Noir
  • Nombre de pages : 296
  • Parution : 12 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Juillet 1936. Corbigny, dans la Nièvre.

Paul Perrin, alias «?Le Bredin?», un paysan, sillonne la campagne en quête de femmes qu’il agresse et tue. Peu cultivé, mais rusé, il échappe aux enquêtes de gendarmerie. La mobilisation de 1939 va lui éviter beaucoup d’ennuis…

Juillet 2006.

Un couple de randonneurs est retrouvé décapité sur un chemin, près de Clamecy, dans la Nièvre. L’une des victimes est le fils d’un magnat de la presse parisienne. Une autre femme disparait peu de temps après. L’affaire est confiée au commandant, Boris le Guenn, de la BAC parisienne, qui se rend sur place. Mais après quelques jours l’enquête ralentit. Les éléments trouvés ne correspondent à rien. C’est alors que Boris rencontre Fernand, l’ancien du village, celui qui perd la tête. Le vieil homme lui assure que «?Le Bredin?» est revenu et qu’il est le meurtrier. Le commandant va tenter d’établir un lien entre le passé sombre de la France de 1940 et l’affaire actuelle, sans imaginer jusqu’où cette enquête hors de Paris le mènera.

Et si les propos du vieillard avaient un sens??

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Flamant Noir pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nièvre, 2006. Un couple est retrouvé assassiné dans des conditions atroces. Quelques temps plus tard, c’est un deuxième couple qui apparaît, assassiné dans d’étranges conditions. Encore quelques jours plus tard, c’est une jeune femme qui disparaît alors qu’elle faisait du vélo. Tous ces événements font curieusement penser à une série de meurtres surgis en juillet 1936, perpétrés par Paul, dit « Le Bredin ». Boris Le Guenn, commandant de la BAC parisienne, va se rendre sur les lieux des disparitions et commence alors une enquête des plus compliquées.

Voilà un roman policier remarquablement construit et qui m’a tenue en haleine tout au fil des pages. Il faut savoir que l’auteur a en quelque sorte sauvé cette enquête de son commandant phare, puisqu’il a bien failli la laisser aux oubliettes et ne jamais la publier. Il aurait eu tort, tant le roman est maîtrisé et le suspense présent tout au long de la lecture.

J’ai beaucoup aimé cette idée des deux arcs narratifs, l’un qui débute en 1936, et l’autre en 2006. Cela donne une bonne consistance au récit, et les parallélismes sont intrigants. L’auteur a maîtrisé ses deux parties du récit, et a su maintenir le rythme tant pour l’une que pour l’autre. J’ai presque eu l’impression de lire deux récits en un.

J’avoue que pour ma part, c’est la première enquête du commandant Le Guenn que je découvre. J’ai beaucoup accroché à ce personnage, et je vais donc m’informer sur les autres romans de l’auteur, que je lirai avec plaisir. Les personnages sont bien construits et ont leur part de mystère. J’ai beaucoup aimé l’équipe qui accompagne Le Guenn.

La plume est très fluide. Pas d’ennui dans ce polar qui est finalement assez court. L’auteur a su alterner avec maîtrise les chapitres entre les deux époques. Les petits chapitres donnent beaucoup de rythme à ce récit et les pages défilent.

Un très bon polar. Je ne connaissais pas du tout l’auteur, mais nul doute que sa maîtrise dans l’intrigue et ses personnages bien construits, m’ont donnée l’envie de découvrir d’autres titres. Je recommande.

Ma note : 17/20

Policier

L’art du meurtre – Rentrée littéraire

L’art du meurtre de Chrytel Duchamp

  • Auteur : Chrystel Duchamp
  • Titre : L’art du meurtre
  • Genre : Policier
  • Éditions : l’Archipel
  • Nombre de pages : 220
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

BONQuatre victimes. Et aucun coupable.

Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.

En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.

Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.

Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Audrey, inspectrice de police quelque peu borderline, est dépêchée avec son équipe dans une luxueuse villa. Tardy, avocat renommé, a été assassiné et son corps est retrouvé dans une mise en scène macabre qui n’est pas sans rappeler certaines références artistiques. Audrey, qui semble s’y connaître en matière de peinture, ne tarde pas à faire des rapprochements pour le moins terrifiants. Il faut agir vite avant que d’autres victimes ne fassent leur apparition.

Ce roman policier m’a tout simplement maintenue en alerte tout au long de ma lecture. Quelle belle découverte. Le schéma est parfaitement construit et le suspense est distillé par petites doses et totalement maîtrisé. Voilà bien longtemps que je n’avais pas dévoré de la sorte un roman, ayant constamment envie de savoir où tout cela me mènerait.

Chrystel réussit à nous dépeindre un personnage féminin qui est toujours à la limite, mais pourtant si attachante. On sait qu’Audrey a énormément souffert, qu’une grosse désillusion dans sa vie sentimentale l’empêche de se donner totalement et de se laisser aller à pouvoir retomber amoureuse. Elle boit, elle fume, elle est réellement borderline. Je l’ai trouvée extrêmement bien brossée, avec un caractère fort malgré tout et une volonté de réussir, notamment dans son travail.

L’intrigue est vraiment des plus réussies. Le suspense se maintient jusqu’au bout. Par contre, malgré tout, je dois avouer avoir ressenti une petite pointe de déception concernant la fin. J’ai trouvé qu’elle ne correspondait pas forcément à la qualité de l’intrigue que nous avait proposé Chrystel. Je suis un peu restée sur ma faim, même si je dois lui reconnaître une grande originalité. Disons que cette fin est en deux parties. La première m’a un peu déçue, mais le dernier chapitre qui explique vraiment tout a su me convaincre. Ce n’est réellement qu’un détail puisque je ne juge pas un roman à sa seule fin.

La plume est très dynamique et fluide. Les petits chapitres vont contribuer à rythmer l’histoire et il est très difficile de lâcher ce thriller une fois dedans. Le style est addictif. Cela fait de ce roman un véritable page-turner.

Un thriller qui marie suspense, art, mystères, enquêtes. C’est très réussi, ce roman se dévore, et le personnage principal, Audrey, est très attachante. Une excellente découverte que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Policier

Un havre de paix

Un havre de paix de Stanislas Petrosky

  • Auteur : Stanislas Petrosky
  • Titre : Un havre de paix
  • Genre : Policier
  • Éditions : French Pulp
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 16 mai 2018

Résumé

Quand l’Embaumeur va pour récupérer un corps dans le centre pénitentiaire du Havre, et que le suicidé lui paraît suspect, il ne peut s’empêcher de remuer la fange à ses risques et périls. Surtout si le taulard décédé est un policier incarcéré pour faire tomber un monstre…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions French Pulp pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le Havre. Luc, embaumeur de sa profession, se retrouve dépêché à la prison pour récupérer le corps d’un détenu qui se serait suicidé. Il va s’ensuivre un coup de fil du commissariat où l’on va l’informer que ce détenu était en réalité un policier en planque et ayant pour but de soutirer des informations à son compagnon de cellule. Ce dernier est sur le point de se faire relâcher, et Luc va donc mener l’enquête pour savoir ce qu’il s’est réellement passé.

Beaucoup de fraîcheur, de franc-parler et d’humour dans ce polar totalement déjanté et qui m’a plutôt bien plu. Stanislas Petrosky va rester dans le classique mais apportera sa petite touche personnelle. J’ai trouvé le ton très léger, et l’humour est très présent.

L’intrigue va à plein régime et vraiment, il est impossible de ne pas s’attacher à Luc et à ses amis. Tout au fil des pages, je n’arrêtais pas de me demander ce qu’ils pourraient inventer. Beaucoup d’ingéniosité dans ce polar qui a pour vocation de ne pas se prendre au sérieux.

L’humour marche bien, les répliques sont cinglantes, avec beaucoup de franc-parler et sans fards. L’intrigue est très bien menée, mais passe parfois en second plan, le tout étant principalement focalisé sur les frasques de nos protagonistes.

La plume est directe et sans fioritures. Les chapitres courts rythment l’histoire. Par contre, et là, ce n’est que mon avis personnel, je dois avouer avoir eu un énorme souci au niveau de la ponctuation et cela m’a gênée à plus d’une reprise. Elle n’a pas été utilisée à bon escient et cela a fini par devenir un vrai bémol.

Un polar rondement mené, qui, s’il ne révolutionne pas le genre, apporte tout de même un petit vent de fraîcheur grâce à un personnage principal truculent. L’auteur a su faire preuve de beaucoup d’humour et les dialogues sont très réussis. Une belle découverte.

Ma note : 16/20