Jeunesse

La vie compliquée de Léa Olivier

La vie compliquée de Léa Olivier de Catherine Girard-Audet

  • Auteur : Catherine Girard-Audet
  • Titre : La vie compliquée de Léa Olivier
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Kennes
  • Nombre de pages : 48
  • Parution : 5 avril 2017
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ce premier tome de « La Vie compliquée de Léa Olivier » nous emmène à Montréal, en compagnie de Léa, 14 ans, qui vient tout juste d’y emménager avec ses parents. Séparée de sa meilleure amie Marilou et de son amoureux Thomas, elle peine un peu à se faire à son nouvel environnement. Il faut dire qu’entre les maladresses de Thomas, pas très doué pour les relations à distance, les filles du lycée qui la prennent de haut et son frère Félix qui joue les beaux gosses, Léa se sent parfois un peu seule. Heureusement, il y a Marilou, à qui elle raconte tout, par mail et par chat. Laquelle la tient au courant de la vie de leur village, des faits et gestes de Thomas et des aléas de sa vie amoureuse…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Kennes pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Léa, jeune adolescente, est contrainte de déménager à Montréal, ses parents devant s’y rendre pour le travail. Elle est très angoissée puisqu’elle laisse derrière elle et à plus de 400 kilomètres son petit ami Thomas et sa meilleure amie Marilou. Elle se sait timide et elle pressent qu’elle aura beaucoup de mal à s’intégrer dans son nouvel établissement scolaire.

Il s’agit ici de la version bande-dessinée des aventures de Léa et j’ai passé un excellent moment de lecture. L’auteure nous propose un scénario assez simple et banal, mais d’emblée j’ai ressenti beaucoup d’attachement pour Léa et j’ai eu beaucoup d’empathie pour elle lors de ses nombreuses déconvenues.

L’auteure a su mettre en exergue des thématiques qui font le quotidien de tout adolescent, ainsi que de belles valeurs, telles que l’amitié et la loyauté. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Marilou également. La belle amitié qui unit les jeunes filles malgré la distance est touchante.

Les graphismes sont bien réalisés. Beaucoup de couleurs et de luminosité transparaissent au travers de ces planches, et le confort de lecture est indéniable. Il y a quelques expressions québécoises accompagnées de leurs significations en bas de page.

Une bande-dessinée qui permet de découvrir le personnage principal récurrent d’une saga. J’ai fortement apprécié cette lecture et je découvrirai la suite des aventures de Léa avec plaisir. À découvrir.

Ma note : 17/20

Jeunesse

31 lettres

31 lettres d’Élodie Wang

  • Auteur : Élodie Wang
  • Titre : 31 lettres
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : HLAB
  • Nombre de pages : 103
  • Parution : 18 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cher lecteur,

Un matin en me réveillant, je me suis dit : « J’aimerais avoir une correspondance avec quelqu’un. »

Une vraie de vrai, avec des mots griffonnés sur des couches de papier, le stylo grattant l’encre et le bonheur de sentir le froissement de la feuille que l’on plie.

Alors je me suis lancée. J’ai rédigé trente et une lettres pour les trente et un élèves de ma classe de terminale. J’ignore s’ils me répondront, mais je suis fière d’avoir fait le premier pas.

Ce livre, c’est une autre lettre. Une lettre que je t’adresse, lecteur.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Édition HLAB pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

S., une jeune adolescente dont on connaîtra le prénom à la toute fin, est en terminale et sur le point de passer son baccalauréat. Elle va alors décider d’écrire 31 lettres, une pour chacun des élèves qui partagent sa classe.

J’avoue que même si je n’ai pas toujours compris la démarche de l’auteure, j’ai tout de même beaucoup aimé ce roman qui est épistolaire. Les lettres sont intéressantes, c’est bien écrit et j’ai apprécié de découvrir au travers de lettres le microcosme que constitue une classe de terminale.

Au fil de ces missives, la rédactrice va peu à peu révéler les tenants et aboutissants des relations entre ces adolescents. Elle va adresser à chacun d’entre eux des mots très personnels, et Élodie Wang va au travers de ce biais aborder une multitude de thématiques importantes et qui tracassent bien souvent les adultes en devenir.

Cependant, si le procédé initial m’a séduite, j’ai fini par me lasser parfois de ce système de narration. Il faut savoir qu’ici, cette lecture va se résumer à des lettres. Il n’y a aucune autre forme de narration et j’aurais bien aimé voir entrecoupées ces lettres qui donnent une sensation de statisme avec un récit plus vif et des dialogues, et ainsi voir évoluer les personnages entre eux.

La plume est fluide et très douce. Les lettres sont bien écrites, et l’on ressent beaucoup de sincérité de la part de la rédactrice. J’ai eu des moments d’émotions mais j’ai parfois eu l’impression de ne pas réussir m’impliquer davantage dans ce que je lisais. Il faut dire qu’une multitude de personnages nous sont présentés et que l’on a très peu de temps pour s’attacher à eux, puisqu’à chaque nouvelle missive, c’est un nouveau personnage qui fait son entrée.

Un roman épistolaire par lequel l’auteure aborde des thématiques importantes. Si j’ai apprécié ma lecture, il y a eu des moments où je me suis lassée de me retrouver avec simplement des lettres écrites, à la suite, ce qui a créé peu d’attachement avec les personnages.

Ma note : 15/20

Jeunesse

L’évasion

L’évasion de Benoît Toccacieli

  • Auteur : Benoît Toccacieli
  • Titre : L’évasion
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Bookelis
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 15 octobre 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dès qu’Alice ouvre un livre, les personnages qu’il contient prennent vie dans la réalité.

Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent son premier roman policier. Au même moment, un mystérieux tueur en série commence à sévir. Quand Alice découvre ça, c’est la panique ! Elle décide alors de partir à sa recherche pour le neutraliser.

Pourra-elle compter sur Pompon, son chat qui rêve de conquérir le monde ? Comment réagiront ses parents, deux adultes enfermés dans leur quotidien ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Benoît Toccacieli pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, neuf ans, est une petite fille espiègle et passionnée de lecture. Son imagination est si débordante qu’elle est convaincue que les personnages qu’elle rencontre dans ses lectures s’échappent des pages pour devenir réels. Tout ceci pourrait paraître une lubie d’Alice, mais alors, que penser lorsque la petite fille est convaincue que s’est échappé un méchant des pages de son roman ? Elle va alors mener une enquête.

Lorsque j’ai eu envie de découvrir ce roman, je ne pensais pas forcément aller dans la direction que m’a fait prendre Benoît. Je dois dire que je ressors finalement conquise. Je ne saurais pas vraiment classer ce roman, puisque c’est un mélange de genres à lui tout seul. La frontière entre roman jeunesse, polar et imaginaire est mince et il faut avouer que c’est ce qui fait le charme indéniable de ce roman.

Benoît livre ici une véritable réflexion sur ce besoin d’évasion qui est susceptible de guetter tout un chacun. La petite Alice va ainsi s’évader de son quotidien grâce à la lecture. En effet, c’est parfois morose chez elle. Yann, son père, n’a pas toujours le temps de s’occuper de sa famille, étant très pris au travail. Quant à Sophie, sa mère, elle semble davantage préoccupée par les préjugés des gens sur l’éducation d’Alice, qu’aux réels besoins de sa fille.

Ce roman m’a enveloppée de tendresse et de douceur. On peut presque parler de conte moderne. Il est totalement impossible de ne pas s’attacher à Alice. J’ai crains tout au fil des pages ses choix dangereux et risqués. J’ai trouvé son espièglerie très réaliste et Benoît a su en faire un personnage très touchant.

La plume de l’auteur est addictive. Dans un style simple et fluide, l’auteur utilise les mots justes pour décrire les actions. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif. En effet, Benoît va alterner entre les pensées d’Alice, de Yann et de Sophie. Cela s’assemble à la perfection et donne droit à un récit des plus harmonieux.

Une très belle lecture, servie par un personnage féminin des plus attachants. Sous couvert de douceur et de tendresse, l’auteur nous livre une intrigue à suspense et qui prêtera sans aucun doute à la réflexion. À découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Lady Elliot Island

Lady Elliot Island de Christophe Guillaumot

  • Auteur : Christophe Guillaumot
  • Titre : Lady Elliot Island
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 18 mars 2020
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Résumé

Jeune influenceuse, Clara reçoit pour son anniversaire 6 billets d’avion. Destination : Lady Elliot Island, une île paradisiaque au large de l’Australie parsemée de terres aborigènes inviolables. C’est un Eden ceinturé par la barrière de corail, où pullulent tortues, raies et requins. Elle invite ses meilleurs amis et, pour corser leurs vacances, deux inconnus… Mais des incidents se multiplient. Sa vision défaille. Ce petit paradis lui réserve-t-il l’enfer ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Toulouse. Clara est une adolescente hautaine et tout ce qui lui importe, c’est d’avoir toujours plus de followers sur ses réseaux sociaux. Elle vit dans une monde superficiel, fait de mode et de tendance. Pour ses dix-sept ans, son père va lui offrir un billet pour elle et cinq autres personnes de son choix pour se rendre à Lady Elliot Island, une île au large de l’Australie. Elle choisit trois amis et lance un concours pour attribuer la place à deux autres personnes. Une fois sur place, tout sera loin d’être aussi idyllique qu’elle le présumait.

Voilà un roman young adult qui constitue à lui-seul un véritable mélange des genres. J’en ressors réellement conquise. J’ai navigué entre thriller, roman engagé et roman initiatique, et l’auteur réussit à faire passer un message fort s’adressant aux adolescents d’aujourd’hui.

L’auteur s’est indéniablement compliqué la tâche et a prit de gros risques en mélangeant ainsi divers genres. Je dois dire qu’il l’a fait avec brio et que pour le coup, ce roman se renouvelle page après page.

Christophe nous livre une véritable critique sur la société actuelle, où les jeunes semblent passer à côté des choses les plus simples. Il va décortiquer cette tendance à surfer sur les réseaux et à ne plus savoir profiter de ce qui nous entoure. C’est fait sans aucun ton moralisateur et avec beaucoup de tact.

Les personnages sont très bien dépeints. J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec Clara au début, la trouvant particulièrement hautaine. Les personnages secondaires sont forts également, et dans la part thriller du roman, je me suis surprise à tous les soupçonner.

Le gros point en plus, c’est le décor somptueux et les descriptions immersives que nous propose l’auteur. C’est d`un grand réalisme et page après page, ce roman est une véritable invitation au voyage.

La plume de l’auteur est très fluide. Dans un style addictif, Christophe nous entraîne et nous incite à lire ce roman d’une seule traite. Les chapitres sont courts et cela donne un bon rythme au récit.

Un roman au message fort, servi par un décor idyllique, où mystères et secrets côtoieront les remises en question des personnages. Ce récit abordera beaucoup de sujets d’actualité et je ne peux que vous le conseiller, d’autant plus que la plume est addictive. À découvrir.

Ma note : 17/20

Jeunesse

Ce que diraient nos pères

Ce que diraient nos pères de Pascal Ruter

  • Auteur : Pascal Ruter
  • Titre : Ce que diraient nos pères
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Didier Jeunesse
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 18 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La vie d’Antoine a basculé le jour où son père, chirurgien, s’est laissé accusé à tort d’une erreur médicale. Depuis, sa mère est partie et le quotidien est devenu plutôt morose. Peu à peu, le garçon se laisse entraîner malgré lui par une bande d’ados accros à l’adrénaline : il est complice de vandalisme, de cambriolage… jusqu’à un braquage, où tout bascule. Dans ce crescendo de violence, il ne se reconnait plus. Pourtant, il peut encore se battre pour sortir de cette situation infernale et retrouver le goût d’avoir la tête haute.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Didier Jeunesse pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Antoine, jeune adolescent, a grandi trop vite. En effet, son quotidien a été totalement bousculé lorsque son père, chirurgien renommé, est accusé à tort d’une erreur médicale. Les parents d’Antoine vont se déchirer et la mère va décider de s’en aller et de s’éloigner d’eux. Depuis, Antoine est seul avec son père et prend soin de lui du mieux qu’il peut, même si c’est loin d’être facile. C’est alors qu’il va commencer à faire de mauvaises rencontres qui vont l’entraîner dans le monde de la délinquance, jusqu’au braquage qui dérape totalement. Heureusement, Antoine a le soutien de Lucia, une jeune fille qu’il connaît depuis très longtemps.

Je ressors tout simplement conquise de ce roman. L’histoire d’Antoine et de son drame familial m’a énormément touchée. Voir comment son père sombre peu à peu dans une dépression pour une fausse accusation m’a vraiment chamboulée. L’auteur a maîtrisé son roman du début à la fin.

Pascal Ruter va aborder plusieurs thématiques sensibles et actuelles. Il va nous montrer comment un adolescent peut tout à coup perdre le nord, se retrouver totalement déboussolé face à un événement familial.

J’ai trouvé le personnage d’Antoine particulièrement bien réussi. Mais je dois dire que celui de Lucia est également bien construit. Ils sont touchants et j’ai eu envie d’aider Antoine à s’en sortir tout au fil des pages.

La plume de l’auteur est fluide. Certes, il s’adresse à un public jeune, mais l’écriture est mature et très soignée. J’ai trouvé ce roman très bien écrit. Il n’est pas trop long et donc idéal pour ceux qui n’ont pas l’habitude de lire beaucoup.

Un roman jeunesse très mature, où le personnage principal est totalement déboussolé suite à un événement familial. L’auteur aborde beaucoup de thématiques, et le fait en utilisant un ton qui sonne juste tout au fil des pages. Je recommande.

Ma note : 17/20

Jeunesse

PS : Je ne t’ai jamais dit

PS : Je ne t’ai jamais dit de Brigid Kemmerer

  • Auteur : Brigid Kemmerer
  • Titre : PS : Je ne t’ai jamais dit
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Hachette Romans
  • Nombre de pages : 440
  • Parution : 23 octobre 2019
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Résumé

Deux lycéens qui auraient pu ne jamais se croiser. Qui ne savaient pas ce qu’est être aimé. Et qui pourtant se sont trouvés. Rev gardera toujours dans sa chair les cicatrices des sept années qu’il a subies sous les coups de son père. Quant à Emma, c’est dans son coeur qu’elle porte les siennes : elle n’existe pas aux yeux de son père, et sa mère veut tout contrôler. Rev et Emma ne se sont jamais vus que de loin.
Pourtant, le hasard les réunit, un soir. Petit à petit, les deux ados blessés s’apprivoisent, et, chaque jour, partagent leurs doutes et leurs peines. Malheureusement, ce moment de grâce ne pouvait pas durer. Rev est parti rendre visite à son père, qui a refait surface. Sauf qu’Emma a besoin d’aide. Harcelée par un gamer appelé Nightmare, elle s’adresse à la mauvaise personne – un garçon qui fréquente le jeu vidéo en ligne qu’elle a créé pour s’évader.
Rev rejoindra-t-il Emma à temps pour la sauver ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Hachette Romans pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Emma est une jeune lycéenne passionnée par l’informatique. Elle a d’ailleurs créé son propre jeu. Malheureusement, elle va se faire harceler par un joueur. Elle se retrouve déboussolée, ne sachant pas à qui s’adresser. Son père fait peu de cas d’elle et sa mère ne sait que lui faire des reproches. Rev, jeune lycéen dans le même établissement que celui d’Emma, a un lourd passé. Maltraité par son père pendant les sept premières années de sa vie, il se voit finalement placé dans une famille d’accueil aimante. Il doit apprendre à se reconstruire et ce ne sera pas facile. Lorsque les deux jeunes font connaissance un soir et par hasard, des liens indéfectibles vont naître entre eux.

Je ressors totalement conquise de ce roman jeunesse qui aura su m’enchanter tout au long des pages. J’ignorais totalement qu’il s’agissait d’un deuxième volet. Le premier est consacré au meilleur ami de Rev et à sa copine Juliet. C’est en lisant les avis d’autres personnes que j’ai appris cela. Malgré tout, je tiens à vous rassurer. Si vous n’avez pas découvert le premier tome, vous pouvez vous lancer sans problème sur celui-ci, les histoires étant indépendantes.

L’auteure a su créer une histoire d’une rare sensibilité qui ravira les plus jeunes et qui leur transmettra de belles valeurs et des messages importants. Au travers de personnages cabossés, notamment celui de Rev, elle va mettre en exergue l’importance de l’amitié, l’amour, la solidarité, la générosité.

L’histoire m’a tout simplement captivée. Je suis immédiatement rentrée dedans et je n’avais plus envie d’en sortir. Les personnages sont si touchants et si écorchés par leur passé et leur présent qu’ils est impossible de ne pas ressentir d’emblée de l’affection et de l’empathie pour eux. Ils sont tous très bien brossés, avec une grande part de complexité, mais je dois avouer que Rev m’a particulièrement touchée tant j’ai trouvé que son histoire personnelle était lourde à porter.

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure amène les choses, sans tout brusquer. Elle prend le temps de faire évoluer les relations entre les divers protagonistes et cela reste pour le coup crédible et réaliste. Les sentiments naissent petit à petit et c’est très touchant.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. Ce roman de plus de 400 pages se dévore littéralement. Chaque chapitre alterne entre les points de vue d’Emma et de Rev, et sont à chaque fois narrés à la première personne, ce qui permet au lecteur une immersion totale.

Un roman d’une grande sensibilité qui aborde des thématiques difficiles, le tout vu au travers des yeux de deux adolescents très bien dépeints et touchants au possible. J’ai dévoré ce roman qui fait passer de très beaux messages d’espoir. Une excellente découverte.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Les Enfants-Clefs

Les Enfants-Clefs de Fanny Vandermeersch

  • Auteur : Fanny Vandermeersch
  • Titre : Les Enfants-Clefs
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 120
  • Paution : 22 janvier 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Trois enfants nés le même jour, à la même heure.

Trois enfants qui se rencontrent et qui partagent le même tatouage.

Trois Enfants-Clefs, lien entre le monde des hommes et l’Autre Monde.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Clara, jeune adolescente sur le point de rentrer dans un tout nouveau collège, a très peur de ne pas se faire d’amis. Pourtant, elle va se rendre compte qu’elle s’est fourvoyée. Dès les premiers instants, elle se lie d’amitié avec Gabrielle et Mathys. Très vite, elle va s’apercevoir qu’ils ont beaucoup en commun et va alors débuter une incroyable aventure.

j’ai beaucoup apprécié ce roman, même si je lui trouve certains défauts. J’ai trouvé l’idée de l’auteure très originale. Ce lien entre ces Enfants-Clefs est un postulat de départ des plus intéressants, mais je ne l’ai pas forcément trouvé très abouti.

Je suis bien consciente qu’il s’agit du premier tome et qu’il va probablement servir de base pour mettre en place les personnages et l’univers. Mais pour ma part, il m’a manqué un petit quelque chose. Peut-être plus d’explications. Tout va trop vite. Si j’émets ce bémol, c’est parce que justement ce roman m’a plu et que je n’aurais pas été contre quelques pages de plus pour apporter de la densité.

Les personnages sont bien dessinés et je me suis attachée à eux. Cependant, j’ai trouvé que leurs réactions manquaient parfois de réalisme, ainsi que leurs actions que je n’ai pas forcément toujours comprises. Je pense que si l’auteure a décidé d’en faire plusieurs tomes, les personnages prendront immanquablement plus de relief.

La plume est parfaite pour ce genre d’histoire. Elle est simple, fluide, sans fioritures et va droit à l’essentiel. Quelques coquilles légères persistent dans le texte mais cela n’a en rien émaillé mon plaisir de lecture.

Un premier tome qui s’apparente vraisemblablement à un prequel, en vue de la suite, que je lirai avec plaisir. J’aurais aimé avoir plus de densité, de profondeur. Cela reste une très belle découverte.

Ma note : 16/20