Thriller

Le sang des Belasko

Le sang des Belasko de Chrystel Duchamp

  • Auteur : Chrystel Duchamp
  • Titre : Le sang des Belasko
  • Genre : Thriller
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 14 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezCinq frères et sœurs se réunissent dans la maison de leur enfance, la Casa Belasko, une imposante bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole au sud de de la France. 

Leur père, vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, dans laquelle sont dévoilés nombre de secrets. 

Le plus terrible de tous, sans doute : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée…

Au cours de cette nuit fatale, les esprits s’échauffent. Colères, rancunes et jalousies s’invitent à table. Mais le pire reste à venir. D’autant que la maison – coupée du monde – semble douée de sa propre volonté.

Quand, au petit matin, les portes de la Casa se rouvriront, un membre de la fratrie sera-t-il encore en vie pour expliquer la tragédie ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Philippe, Mathieu, Garance, Solène et David. Ce sont les cinq membres de la fratrie Belasko. Suite au décès de leur père, ils se retrouvent tous à la Casa, la demeure où ils ont grandi auprès de leurs parents. Après la lecture d’une lettre laissée par leur père, c’est le choc. En effet, l’homme affirme que leur mère, décédée quelques mois plus tôt, a été assassinée. Dès lors, enfermés dans cette maison, les soupçons vont se porter sur chaque membre de la fratrie.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller qui est entièrement psychologique. Il ne faudra pas s’attendre à des rebondissements et de l’action. Ici, au contraire, l’auteure prend le temps d’instaurer une atmosphère pesante et réussit un excellent huis-clos, où j’ai soupçonné tout le monde.

Dès le départ, le lecteur sait qu’il s’est passé un drame pendant le séjour de la fratrie dans la maison. L’un d’entre eux s’en est sorti, mais il est impossible de savoir qui, puisque Chrystel maintient le suspense jusqu’au bout. C’est à partir de ce postulat de départ que l’intrigue prend forme et que l’on suit les événements qui ont mené les personnages à ce dénouement.

Le suspense monte peu à peu. Les personnages nous sont présentés au fur et à mesure, et très vite, je me suis rendue compte que l’harmonie était loin d’être au rendez-vous et que chaque membre avait des secrets à cacher. Tout passe dans les dialogues et dans les relations entre les frères et sœurs. Tout au long de ma lecture, j’ai découvert tous les reproches et les non-dits qui assaillent cette famille.

La plume de l’auteure est très fluide. Avec un style addictif, Chrystel manie les codes du thriller psychologique. Elle mise tout sur les personnages. J’ai apprécié le schéma narratif, dans lequel chaque chapitre est consacré à l’un des personnages.

Un thriller psychologique où l’auteure réussit à maintenir le suspense au travers d’un huis-clos pesant. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le cas Victor Sommer

Le cas Victor Sommer de Vincent Delareux

  • Auteur : Vincent Delareux
  • Titre : Le cas Victor Sommer
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 187
  • Parution : 2 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister.
Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Vincent Delareux ainsi que les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Victor est un jeune homme qui vit avec sa mère. Tout tourne autour d’elle et Victor n’arrive pas à s’épanouir. Il vit sous son emprise constante. Pourtant, un jour, sa mère va mystérieusement disparaître. Dès lors, comment Victor réussira-t-il à s’adapter à cette nouvelle situation ?

En voilà un excellent roman auto-édité. Quelle écriture ! C’est un roman de qualité que nous offre Vincent. Il m’a totalement bluffée de par sa maturité dans sa plume et par son intrigue profonde et très psychologique.

Dès les premières pages, j’ai senti une tension sous-jacente. Vincent a su créer une intrigue prenante. En très peu de pages, il a réussi à installer une véritable atmosphère et à brosser des personnages qui vont porter un récit qui va devenir de plus en plus pesant au fil des pages.

Ici, ce n’est pas l’action qui primera mais plutôt l’aspect psychologique. Vincent a su retranscrire à la perfection cette relation entre la mère et le fils. Peu à peu, la tension montera, jusqu’au dénouement totalement inattendu.

La plume de l’auteur est bluffante. Avec un style très mature, Vincent m’a totalement bluffée. J’ai été conquise par cette écriture toute en précision et très soignée. Aucune faute, aucune coquille ne subsiste.

Un roman psychologique, servi par une plume étonnante. La tension est présente à chaque page. Une véritable pépite de noirceur et un roman à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

Transalpin

Transalpin de Vincent Jolit

  • Auteur : Vincent Jolit
  • Titre : Transalpin
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 26 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Est-ce fou de vouloir fixer par la peinture un paysage qui ne cesse de changer, ou est-ce le propre de l’art ?
Est-ce fou d’aimer une femme avec d’autant plus de sensualité qu’on est soi-même hanté par la disparition de la chair, ou est-ce le propre de l’amour ?
Dans les salins d’Hyères, dans l’aveuglement de la lumière méditerranéenne, le descendant d’une chaotique lignée de paysans et d’ouvriers du Piémont italien, confondant bientôt les montagnes de sel avec les Alpes de ses ancêtres, marche sur une étroite ligne de crète entre passion et déraison.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

C’est l’histoire d’une famille d’émigrés italiens. L’arrière-grand-père décide de quitter l’Italie, en compagnie de sa femme et de son fils malade. Il est à la recherche de meilleures conditions de vie pour son fils. C’est en France qu’il va trouver un travail dans les salins. Le lecteur suivra l’arrière-petit-fils de cet homme, qui lui, est devenu peintre. Marié a Aimée et afin de pouvoir vivre plus confortablement, il se rendra compte que sa passion pour la peinture ne suffira pas et il décidera à son tour d’aller travailler dans les salins.

Ce roman est éclatant de couleurs, mais que c’était particulier à lire. Une chose est certaine, Vincent a su se démarquer et créer un récit original, mais dont je ne suis pas sûre d’avoir su apprécier toutes les nuances.

Il faut dire que ce récit est étrange. Aucun nom pour les personnages. Le lecteur ne les découvrira que par rapport à leurs liens de parenté. Ainsi, toute ces générations masculines qui se succèdent demeurent anonymes en quelque sorte. Dès lors, il m’a été un peu compliqué de m’attacher pleinement à ces personnages, même si ce n’est pas le but premier de ce roman.

Ici, ce qui va primer, ce sont les descriptions colorées des paysages, qui sont rendues à la perfection grâce au maniement habile du mot de la part de Vincent. Les phrases s’enchaînent avec beaucoup de couleurs et de nuances. C’est réalisé habilement.

Malgré tout, j’ai trouvé que certains passages étaient peut-être trop longs et je n’ai pas ressenti un intérêt égal au fur et à mesure de ma lecture. J’ai davantage préfère le côté sentimental de l’histoire, que le côté descriptif.

La plume de l’auteur est très originale. Ici, presque pas de points, mais uniquement des phrases coupées de virgules. Cela donne donc des phrases très longues et c’est là où le talent de l’auteur entre en jeu. Je ne me suis jamais perdue, ce qui peut sembler paradoxal avec ce schéma narratif. Il faut avoir une plume audacieuse et talentueuse pour cet exercice de style et c’est le cas de l’auteur.

Un récit à découvrir pour la plume lumineuse de l’auteur. C’est un roman original qui vaut le détour.

Ma note : 15/20

Historique

La cité de larmes

La cité de larmes de Kate Mosse

  • Auteur : Kate Mosse
  • Titre : La cité de larmes
  • Genre : Historique
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 672
  • Parution : 21 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezUne famille plongée dans l’enfer de la Saint-Barthélemy : l’Histoire de France comme vous ne l’avez jamais lue !

1572. Depuis dix ans, les guerres de Religion ravagent la France. Aujourd’hui, enfin, un fragile espoir de paix renaît : Catherine de Médicis a manoeuvré dans l’ombre et le royaume s’apprête à célébrer le mariage de la future reine Margot et d’Henri, le roi protestant de Navarre.
Minou Joubert et son époux Piet quittent le Languedoc pour assister à la cérémonie. Alors que la tension est déjà à son comble dans les rues de Paris, on attente à la vie de l’amiral de Coligny. C’est le début du massacre de la Saint-Barthélemy. Précipités dans les chaos de l’Histoire, Minou et Piet sont sur le point de prendre la fuite quand ils découvrent la disparition de Marta, leur fillette de sept ans…

Après La Cité de feu, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque historique et familiale pleine de rebondissements. Du Paris de la Saint-Barthélemy à Amsterdam en passant par Chartres, elle tisse sa toile et le lecteur, captivé, regarde s’écrire l’Histoire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1572. Alors que les guerres de religion font rage et dévastent la France, Minou, Piet et leurs enfants sont conviés à Paris pour le mariage de Margot et d’Henri de Navarre. Cette union aura pour but de réconcilier les deux camps. Tout va basculer pour Minou et Piet, lorsque leur fille Marta disparaît subitement dans les rues de Paris.

Quel roman ! J’ai été captivée de la première à la dernière page, et je n’exagère pas. C’est un livre qui peut faire peur de par sa taille, et pourtant, cela ne m’aurait pas gênée d’en lire davantage. C’est dire si l’auteure n’a pas son pareil pour créer des intrigues prenantes et riches en émotions. Je ne me suis pas ennuyée à un seul moment. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture. Personnages forts, secrets, trahisons, mystères, enquêtes, amour et amitié s’entremêlent dans cette fresque historique unique.

Avant toute chose, je dois vous préciser qu’il s’agit d’un second tome. Le lecteur retrouve donc les personnages phares du premier tome, notamment Minou et Piet. Je ne vois pas d’inconvénient majeur à lire ce tome si vous n’avez pas encore découvert le premier. Malgré tout, vous y perdrez certains éléments essentiels et quelques tenants et aboutissants importants au déroulé de l’action. Je ne peux donc que vous conseiller de lire la saga dans l’ordre.

Kate Mosse est une auteure talentueuse, qui dès les premières pages, a su m’attraper dans son intrigue et me captiver à chaque moment. Le contexte historique est très présent, mais toujours très bien expliqué. L’auteure ne perd pas son lecteur avec des digressions. Ici, l’action est vraiment centrale et les rebondissements sont très présents.

Les personnages sont très bien esquissés et il est impossible de ne pas s’attacher à Minou et Piet. J’ai ressenti beaucoup d’émotions pendant ce livre. Kate a le sens du détail et le quotidien de l’époque est retranscrit avec beaucoup de réalisme. Le travail de recherches qu’elle a dû effectuer transparaît à chaque page.

La plume de l’auteure est soutenue mais tout à la fois d’une grande fluidité. Kate a opté pour des petits chapitres, ce qui rythme l’histoire. Les indications spatio-temporelles au début de certains chapitres est très judicieuse. Elles permettent au lecteur de se situer.

Un second tome qui offre une fresque historique où tous les ingrédients sont réunis afin de captiver le lecteur. L’histoire est très bien rythmée et il est impossible de s’ennuyer. Je ressors totalement conquise par ce roman. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller

Ils n’auraient pas dû

Ils n’auraient pas dû de Katell Curcio

  • Auteur : Katell Curcio
  • Titre : Ils n’auraient pas dû
  • Genre : Thriller
  • Éditions :
  • Nombre de pages : 234
  • Parution : 1 décembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le même jour, cinq amis disparaissent…

Tous ont laissé une lettre à leur famille respective dans laquelle ils évoquent une absence d’un an. Quel évènement a pu provoquer ce départ si soudain ?

Sans aucune nouvelle, leurs proches s’inquiètent. Mais dix-huit mois plus tard, l’un d’eux réapparaît, victime d’amnésie dissociative. Le détective chargé de l’affaire va se confronter à une personnalité énigmatique.

Quelle est la part de vérité ? Que sont devenus les autres ?

Ce quatrième roman de Katell Curcio vous plonge dans une histoire où les instincts les plus noirs se dissimulent derrière les apparences les plus anodines.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Katell Curcio pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ils sont cinq amis. Ludovic, Gabriel, Lucas, Olivia et Julie. Soudainement, ils vont décider de tout quitter pour vivre une aventure unique. Pendant un an, ils demeurent introuvables, jusqu’à ce que l’un des jeunes réapparaisse. Cependant, ce jeune sera incapable d’expliquer à la police ce qu’il s’est passé, ne se souvenant de rien.

Difficile de vous en dire plus sur cette intrigue, de peur de vous spoiler des événements, d’autant plus que le roman est court. Je préfère donc ne pas trop en dévoiler, mais j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce thriller.

J’ai énormément apprécié ma lecture et pourtant, au début, j’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. En effet, j’avais la sensation que le temps de présentation des personnages était un peu long. Pourtant, avec du recul, j’ai trouvé cela très judicieux de la part de Katell. En effet, elle prend le temps de tisser une intrigue qui monte crescendo et dont le suspense est parfaitement dosé.

Les présentations sont nécessaires, puisqu’elle permettront d’avoir un aperçu du caractère de ces jeunes et des relations qu’ils entretiennent entre eux. Je peux vous dire qu’une fois l’histoire mise en place, j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman.

Katell a su créer une intrigue terrifiante et j’ai commencé à comprendre où elle voulait emmener son lecteur vers la moitié. Si je pensais avoir tout compris, elle a su me surprendre à plusieurs reprises, notamment avec un dénouement totalement inattendu.

Je n’aurais qu’un seul petit bémol à émettre. Ce roman est trop court. Finalement, ce n’est pas un véritable bémol, puisque j’aurais aimé en lire davantage. Je pense que cela aurait permis à Katell de mieux camper ses personnages et de faire durer encore plus le suspense. J’ai eu l’impression que tout s’enchaînait trop rapidement après les présentations des personnages. Malgré tout, comme je l’ai dit, ce n’est pas un réel bémol.

La plume de l’auteure est très fluide. Les chapitres courts donnent un très grand rythme à l’histoire. L’auteure ne nous perd jamais, puisqu’a chaque amorce de chapitre, elle nous indique de quel personnage il s’agit.

Un thriller court mais percutant. L’auteure a su doser son suspense et créer une intrigue qui m’a tenue en haleine jusqu’au dénouement. À découvrir.

Ma note : 17/20

Historique

Amoureuses

Amoureuses de Frédéric Baptiste

  • Auteur : Frédéric Baptiste
  • Titre : Amoureuses
  • Genre : Historique
  • Éditions : Julliard
  • Nombre de pages : 270
  • Parution : 11 juin 2020 ici
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Printemps 1939. Claire est l’épouse d’un riche industriel peu présent et volage. Sa seule joie réside dans les moments passés avec sa fille. Apprenant qu’elle est enceinte, elle quitte la ville pour accoucher loin de chez elle et faire adopter ce bébé non désiré. Dans un univers rural qui lui était jusque-là étranger, elle découvre une autre vie, et fait la connaissance d’une femme, Marthe, la rebouteuse du village. Cette rencontre va la bouleverser au-delà de ce qu’elle aurait imaginé.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Julliard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1938, Le Havre. Claire, mariée à René, et maman d’une petite Charlotte, se sent à l’étroit dans un mariage qui la tourmente. Son mari est volage et elle ne supporte plus cette situation. Aussi, lorsqu’elle tombe enceinte, elle prendra une décision qui va bouleverser ses certitudes. En effet, suite à la rencontre de Marthe, une jeune femme habitant dans la campagne, c’est un nouveau départ pour Claire qui semble l’attendre.

Ce roman a été un énorme coup de cœur pour ma part. Tout y est, que ce soit au niveau des personnages, comme un niveau de l’intrigue. C’est vibrant, tendre, beau, sensible et émouvant. Je ne m’attendais pas à ressortir aussi bouleversée de ce roman.

Au travers de ce récit, l’auteur livre un portrait féminin très touchant. Claire est émouvante et j’ai beaucoup aimé la dualité de son caractère, puisqu’on la retrouve tour à tour forte, mais aussi emplie de sensibilité et de tendresse.

Au fil des pages, le roman gagne en émotion. J’ai trouvé que c’était d’une grande tendresse et j’ai été profondément touchée en découvrant cette belle histoire qui prend forme. Je n’ai aucun bémol à émettre.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Avec un style clair mais où les émotions transparaissent sans aucune difficulté, je me suis laissée entraîner peu à peu dans ce carrousel d’émotions.

Un roman vibrant, émouvant et très touchant. L’auteur livre un récit qui m’a bouleversée. C’est une réussite totale et c’est à découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Policier

Le mystère des Morokons

Le mystère des Morokons d’Éric Eydoux

  • Auteur : Éric Eydoux
  • Titre : Le mystère des Morokons
  • Genre : Policier
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 27 juillet 2020
  • Parution : 200
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezEstelle, jeune diplômée de l’école de police, fait ses débuts de lieutenant au commissariat de Caen. Alors qu’elle rend visite à Gérard Sorbet, un vieil ami de ses soixante-huitards de parents, une luxueuse voiture vient s’encastrer dans la maison de ce dernier. Mais alors que le conducteur rend son dernier soupir, la jeune enquêtrice, qui a tout juste le temps d’appeler les renforts, doit s’enfuir, tandis que Sorbet disparaît inexplicablement.

L’histoire aurait pu en rester là mais Estelle n’en démord pas, l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît, et la jeune femme est bien décidée à faire toute la lumière sur ce mystère. Des indices la mènent tout droit vers les Morokons, une peuplade chinoise aux mœurs surprenantes, longtemps ignorée du reste du monde. S’enchaînent alors de nombreuses péripéties rocambolesques pour la jeune lieutenant en quête de vérité.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Caen. Alors qu’Estelle fait ses débuts dans la police, elle décide de rendre visite à Gérard, un ancien ami de ses parents. En pleine visite, un drame va survenir. C’est le début d’une enquête pour la jeune inspectrice, qui va la mener dans plusieurs contrées lointaines et où elle devra faire preuve d’efficacité afin de résoudre tous les mystères.

C’est avec une petite déception que j’ai refermé ce roman, et pourtant, cette lecture m’avait accrochée au début. Malheureusement, au fur et à mesure, je dois dire que l’auteur m’a fait perdre le fil de l’enquête au fil des pages. J’ai trouvé l’enquête quelque peu brouillonne et pas assez aboutie.

J’en ressors d’autant plus déçue parce que j’ai ressenti un vrai potentiel de la part de l’auteur, que ce soit au niveau de l’écriture, comme au niveau de son personnage principal. Ce qui a vraiment fait défaut de mon point de vue, c’est l’intrigue dans sa globalité. J’ai perdu l’intérêt au fil des pages.

Malgré tout, j’ai trouvé de très bons éléments dans ce livre. Notamment le personnage principal, que je ne serais pas contre de retrouver dans une prochaine enquête. Estelle est attachante, haute en couleurs. J’ai trouvé ce personnage particulièrement réussi.

La plume de l’auteur m’a conquise. Avec un style frais et pétillant, Éric a su me convaincre de par sa manière d’écrire. La syntaxe est très bonne et l’orthographe est soignée. C’est pour cette raison que j’aimerais beaucoup réessayer un autre roman de l’auteur.

Une déception au niveau de l’intrigue, mais une plume qui m’a plu. Le personnage principal est très réussi. Une lecture en demi-teinte pour ma part.

Ma note : 14/20

Contemporain

La brûlure – Rentrée littéraire

La brûlure de Christophe Bataille

  • Auteur : Christophe Bataille
  • Titre : La brûlure
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 13 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Tu te souviens ? Cet été-là si chaud, on le sentait à nos pieds sur les carreaux devant la prairie, à tes jambes campées, fines et transpirantes. Depuis octobre tout était doux. Pas d’automne, pas d’hiver, et ce vent tiède comme dans les contes… » En cette fin d’été, un homme grimpe à trente mètres dans un hêtre qui domine la campagne. Il est élagueur, puissant et concentré. Là-haut, il observe les plaines, la tour de la cathédrale, son enfance aussi.

Mais un ennemi l’attend, qu’il n’avait jamais rencontré : des frelons par milliers, nouveaux venus en cette saison interminable. Dans sa descente vers la terre où l’attend son équipe, terrifiée, il est piqué plus de cent fois et tombe dans la douleur…

La brûlure est le roman de cette chute et de cette traversée, racontées tour à tour par l’homme et la femme – rencontrée vingt ans avant, qui le soigne, l’attend, et ne cesse de l’aimer en images, souvenirs et gestes.

Dans une langue somptueuse et tendre, Christophe Bataille dit la souffrance et le retour à la vie. C’est un conte mais aussi notre condition nouvelle : les prairies et les arbres sont brûlés par le soleil, la femme aimée contemple comme nous ce paysage. La voix du grimpeur d’arbre, qui a survécu et vit près de Bourges, clôt magnifiquement ce livre – car toute fiction a sa cause, offrant ici un diptyque audacieux.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le narrateur est élagueur. Lorsqu’un jour il est en plein travail, il va se faire piquer par des frelons asiatiques. Cela va changer radicalement son rapport à la nature et il va commencer à éprouver de la peur. Sa compagne prendra soin de lui pendant qu’il se remettra.

Ce petit récit, aux allures de nouvelle ou même de conte, m’a laissé un sentiment difficile à exprimer. En effet, je ne sais pas vraiment si j’ai été en mesure de bien saisir tous les messages que l’auteur a voulu faire passer et pourtant, je me suis laissée intéresser peu à peu par ce roman.

J’ai eu beaucoup de mal au départ à m’immerger totalement. J’ignorais totalement où l’auteur voulait en venir, et j’y ai finalement vu une ode à la nature. C’est peut-être trop court pour être en mesure de vraiment saisir tous les tenants et aboutissants. J’aurais apprécié quelques pages de plus.

D’autant plus que les thématiques abordées sont nombreuses et le tout ne suit pas forcément un fil rouge, passant d’un sujet à l’autre sans véritable transition. Même si le thématique de la nature et le travail d’élagueur prédominent dans ce récit, il y est également question d’amour et de couple.

La plume est sensible et très fluide. Malgré tout, je dois émettre un bémol quant à la forme qui m’a posée problème. Peu d’aération dans le texte et surtout, aucune indication pour nous mentionner que le narrateur change de route en plein récit. En effet, si au départ c’est l’homme qui parle, d’un coup, ce sera sa femme qui prendra la parole. J’aurais apprécié une délimitation plus claire.

Un roman qui constitue une véritable ode à la nature, mais qui est peut-être trop court pour approfondir toutes les thématiques dont il est question. Une belle plume fait de cette lecture une belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Occasions tardives

Occasions tardives de Tessa Hadley

  • Auteur : Tessa Hadley
  • Titre : Occasions tardives
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : 10/18
  • Nombre de pages : 312
  • Parution : 21 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alexandr et Christine, Lydia et Zachary partagent une amitié très intime depuis leur rencontre alors qu’ils avaient 20 ans. Trente ans plus tard, Alex et Christine reçoivent un appel bouleversé de Lydia : Zach est mort. Ce décès les touche profondément : tous s’accordent pour dire que Zach était le plus sain et le plus gentil d’entre eux, celui qu’ils ne pouvaient se permettre de perdre. Plutôt que de les rapprocher, la perte de Zach déforme leur relation, faisant remonter à la surface les enchevêtrements passés, les griefs tus. Ce qui aurait pu les réunir se transforme alors en colère et amertume.

Occasions tardives explore les entrelacs des relations les plus intimes. Sous la surface des arrangements et compromis de l’existence reposent d’autres configurations, différentes, insondables, qui, bien que semblant appartenir au passé, demeurent la trame essentielle des amitiés et des amours unissant ces quatre protagonistes. Et quand un fil rompt, tout se détricote, la trame réaffirme sa présence.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions 10/18 pour leur confiance.

Alex et Christine, Zachary et Lydia. Deux couples, quatre amis de longue date. Ils forment un groupe uni mais qui va voler en éclats lorsque Zachary décède. Dès lors, le groupe va devoir réapprendre à vivre ensemble et chacun va voir affectée sa relation avec les autres.

C’est un récit d’une grande profondeur, mais également d’une grande exigence que j’ai découvert. Je dois bien avouer avoir eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire au début, tant la densité proposée m’empêchait d’avancer avec une certaine fluidité dans ma lecture, et pourtant, une fois que j’ai réussi, je me suis laissée intriguer par ce roman.

Beaucoup de densité dans ce récit. L’auteure va décortiquer les sentiments et les états d’âme des quatre personnages principaux, à l’aide de retours en arrière et d’explications sur la manière dont les liens se sont tissés peu à peu. Tessa a réussit à instaurer beaucoup de relief dans son intrigue.

Malgré tout, il ne faudra surtout pas vous attendre à de l’action sous peine de vous retrouver très déçus. Ici, tout passe par la psychologie des personnages, par l’évolution de leurs relations les uns avec les autres, de cette amitié qui se crée, des ces amours qui prennent forme peu à peu.

La plume de l’auteure est élégante et sobre. Le style est loin d’être fluide et ce n’est pas une lecture que l’on pourrait qualifier d’aisée. Les chapitres sont très longs. Beaucoup de digressions parsèment les pages. Malgré tout, il faut s’accrocher. Une fois passés les premiers passages et à partir du moment où je me suis habituée à la manière d’écrire de Tessa, cela est devenu très intéressant à suivre.

Un roman dense, empli de beaucoup de profondeur, dans lequel l’auteure va analyser les sentiments et l’évolution d’un groupe d’amis. Le manque d’action se fait parfois ressentir, mais cela n’en reste pas moins une lecture intéressante.

Ma note : 16/20

Non classé

L’homme de la situation

L’homme de la situation de Lou Lubie

  • Auteur : Lou Lubie
  • Titre : L’homme de la situation
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 8 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ? Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au coeur de ses pires angoisses… Dans une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ? Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Manu est un instituteur très impliqué. Lorsque le poste de référent qu’il convoite depuis longtemps se libère, c’est tout naturellement qu’il postule afin d’obtenir cette nouvelle fonction. Pourtant, il ne sera pas choisi pour occuper le poste. Suite à ses humeurs changeantes, on lui conseille de prendre quelques jours pour lui. C’est alors qu’il fera la rencontre de Rusine et de sa famille. La jeune fille et ses frères et sœurs sont déscolarisés. Manu leur viendra en aide, mais malheureusement tout ne se passera pas comme prévu.

J’ai été captivée par ce roman graphique qui a su m’accrocher dès les premières planches. Sous un postulat de départ assez simple, Lou va tout de même réussir à bien doser le suspense et les mystères. J’ai été intriguée par Manu, que l’on apprend à connaître par petites touches.

Tout au fil des vignettes, j’ai été prise dans l’histoire et je dois dire que le dénouement m’a donné très envie d’en savoir plus. L’histoire est prenante.

Les graphismes sont colorés et clairs. Les dialogues sonnent juste et sont bien conçus. Le tout est facile à lire et le scénario se tient.

Un très bon roman graphique, qui donne envie de découvrir la suite. C’est une vraie réussite.

Ma note : 18/20