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Les sœurs Gremillet, tome 1

Le rêve de Sarah de Di Gregorio et Barbucci

  • Auteur : Di Gregorio et Barbucci
  • Titre : Les soeurs Gremillet, tome 1 : Le rêve de Sarah
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 72
  • Parution : 12 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Plonger dans l’histoire comme dans un rêve… Dans un turquoise lumineux et mélancolique apparaissent pour la première fois les trois soeurs Grémillet, guidées par des méduses qui flottent, jusqu’au grand arbre et son palais de verre. À l’intérieur, une petite méduse lévite au-dessus d’un lit. Sarah, l’aînée, ne s’explique pas ce rêve étrange. Obsédée par ce mystère, elle parviendra à l’élucider avec l’aide de ses deux soeurs.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

La famille Gremillet est résolument féminine. En effet, elle est composée de Magda, la mère, de Sarah, l’aînée, de Cassiopée, la cadette et de Lucille, la benjamine. L’harmonie est parfaite. Pourtant, Sarah est perturbée par un rêve étrange et récurrent qu’elle fait et ayant visiblement un rapport avec le passé de sa maman. Se rendant compte qu’elle en sait bien peu à ce sujet, elle va se décider à enquêter auprès de ses sœurs et de découvrir ainsi ce que pourrait bien leur cacher leur maman.

Voilà un roman graphique féminin dans sa totalité, très facile à suivre, et vraiment bien réalisé. J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de ces trois sœurs. Chacune a un caractère bien à elle, et elles sont toutes les trois très attachantes. Sarah est la plus sérieuse des trois, et elle a pour devoir de prendre soin de ses deux sœurs. Cassiopée est une véritable rêveuse et finalement, Lucille est une amoureuse des chats, leur prêtant ainsi parfois plus d’attention qu’aux personnes.

D’emblée, j’ai réussi à m’attacher aux trois sœurs, que j’ai trouvées pétillantes et très gentilles. L’histoire est toute simple, et peut-être que le dénouement va trop vite, mais malgré tout les auteurs ont su instaurer toute l’émotion nécessaire.

Les graphismes sont de toute beauté. Très colorées et harmonieuses, les planches plongeront le lecteur dans un univers féerique et somptueux. Les expressions des visages sont bien rendues et je dois dire que les auteurs ont réellement le sens du détail.

Une bande-dessinée très réussie, avec beaucoup de couleurs et des dessins très beaux. C’est une incursion dans l’univers des sœurs Gremillet et cela annonce une série très prometteuse. Je lirai les prochains tomes avec plaisir. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Mr Nice Guy

Mr Nice Guy de Jennifer Miller et Jason Feifer

  • Auteur : Jennifer Miller et Jason Feifer
  • Titre : Mr Nice Guy
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 11 juin 2020
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Résumé

Lucas Callahan vient de décrocher un job de fact-cheker au magazine Empire. Un soir, tard dans un bar de Manhattan, il rencontre une magnifique brune qui le ramène chez elle. Lorsque sort le nouveau numéro d’Empire, il a la surprise de voir son aventure d’une nuit chroniquée par Carmen Kelly. C’est en effet elle, la magnifique brune, la chroniqueuse sexuelle du journal, qui dépeint leur nuit d’amour comme un fiasco absolu. Furieux et humilié, Lucas décide de répondre. Il écrit donc un texte assassin en ligne, qu’il signe « Mr Nice Guy ». Celui-ci devient vite viral. Les lecteurs en voulant davantage, la rédaction d’Empire a une idée folle : chaque semaine Carmen et Lucas devront se revoir et donner chacun un compte rendu de leur nuit. Tous les deux, avides de célébrité, vont ainsi se lancer dans une guerre sexuelle qui bientôt va les dépasser.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

New-York. Lucas est installé dans cette grande ville depuis peu de temps. Venant de Charlotte, il a décidé de tout quitter lorsque Mel, son grand amour qu’il devait épouser, décide de mettre fin à leur relation. Le jeune homme saura se reprendre en main et décrocher un travail dans le journal prestigieux l’Empire, où il y exercera en temps que fact-checker. Un soir, il va rencontrer une jeune femme et il passera la nuit avec elle. La surprise est totale lorsqu’il apprend que cette dernière n’est autre que Carmen, la rédactrice de la rubrique sexo pour le journal pour lequel il travaille. Elle va prendre l’initiative de chroniquer la nuit passée auprès de Lucas. C’est le début d’une collaboration entre les deux jeunes, et ce, bien malgré eux.

Étant à la recherche d’un roman léger, j’ai pensé que celui-ci serait idéal. En découvrant le synopsis, j’ai juste eu un peu peur que tout ne tourne qu’autour des ébats des deux protagonistes. Je dois reconnaître que j’ai été agréablement surprise et que bien que le ton reste léger, il y a tout de même une certaine profondeur dans la teneur des propos.

J’ai fortement apprécié cette incursion totale dans le monde journalistique, même si on ne voit pas vraiment travailler Lucas. Malgré tout, j’ai trouvé que les auteurs rendaient assez bien l’atmosphère oppressante et parfois pleine de coups bas qui peuvent régner dans ces milieux. C’est loin d’être rose et j’ai parfois été quelque peu énervée.

Le postulat de depart laissait présager une histoire d’amour qui prendrait forme peu à peu, et cela a l’aide des ébats sexuels de la part de nos deux protagonistes. J’ai eu une petite appréhension, pensant que je pourrais terminer par me lasser. Il n’en est rien. Les personnages sont bien construits et les auteurs ont su leur donner le relief nécessaire afin de ne pas rester en surface. J’ai eu une nette préférence pour Lucas, que j’ai eu tendance à trouver plus naïf et sincère que Carmen, mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la réelle évolution de leurs caractères tout au fil des pages.

La plume des auteurs est entraînante et percutante. Il faut bien évidemment mentionner que ce roman a été écrit par deux auteurs. Pourtant, j’y ai retrouvé une grande harmonie dans la narration. Les chapitres ne sont pas très longs, et à chaque fois, j’ai eu énormément de mal à poser mon roman.

Un roman qui est bien moins léger qu’il peut n’y paraître de prime abord. Les personnages sont attachants et l’histoire ne stagne pas, offrant ainsi des rebondissements qui permettent au lecteur de s’immerger totalement. Une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Les tribulations d’Esther Parmentier

Les tribulations d’Esther Parmentier de Maëlle Desard

  • Auteur : Maëlle Desard
  • Titre : Les tribulations d’Esther Parmentier
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 1 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés !

Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Esther Parmentier est une jeune femme stagiaire en comptabilité. Pourtant, tout son quotidien va se retrouver chamboulé lorsqu’elle apprend qu’elle est en fait un sorcière. Elle a malgré tout un très petit niveau. Elle va ainsi changer de poste de travail et enquêter auprès de Loan, un vampire. D’autres créatures vont venir se mêler à cette petite équipe.

Il n’est pas facile de résumer ce roman afin de vous donner l’envie de vous y plonger sans attendre, tant le récit est dense et l’intrigue tarabiscotée. Il y a beaucoup à dire et une multitude d’événements vont venir ponctuer ce roman. Pour ma part, j’ai passé un excellent moment de lecture, empli de fraîcheur.

Il m’a semblé que parfois, l’auteure voulait vraiment donner suite à beaucoup d’idées en même temps, et ce sera mon seul bémol pour ce roman. Parfois, je me suis retrouvée un peu perdue, devant relire certains passages pour bien assimiler les tenants et aboutissants de l’intrigue. Une fois que c’est chose faite, les pages défilent offrant une multitude de rebondissements.

Il faut reconnaître que cette histoire n’aurait pas été la même sans le personnage principal. Esther est très drôle, truculente et elle porte le récit à elle toute seule. Il y a des passages vraiment hauts en couleur, et les échanges entre Esther et les divers personnages sont entraînants et emplis de bonne humeur.

La plume de l’auteure est très fluide et avec son franc-parler, elle permet une immersion totale dans une histoire hors du commun. Les chapitres sont assez courts et la grosse quantité de dialogues rythme le récit. Malgré une intrigue dense, j’ai trouvé que cela se lisait très facilement.

Une découverte littéraire pétillante, servie par un personnage féminin truculent, qui porte presque à elle-seule une intrigue dense, riche et variée. J’ai passé un excellent moment de lecture que je ne peux que recommander.

Ma note : 17/20

Contemporain auto-édité

Une agate rouge sang

Une agate rouge sang de Frédérick Maurès

  • Auteur : Frédérick Maurès
  • Titre : Une agate rouge sang
  • Éditions : Auto-édité
  • Genre : Contemporain
  • Nombre de pages : 226
  • Parution : 14 décembre 2019
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Résumé

Dans un petit village, quelque part en France, Marie-Louise, une vieille dame presque centenaire, disparaît en léguant à celui qui s’occupe de son jardin, Mathieu Lambert, un appartement qu’elle possédait à Paris et qui est demeuré inoccupé depuis 1943.

Mathieu ne sait pas pourquoi il a hérité ce bien et va découvrir petit à petit les composantes du passé de sa bienfaitrice et, par voie de conséquence, de son propre passé.

Construit à partir d’une succession d’allers-retours dans le temps, à différentes dates clés du passé, Une agate rouge sang tient le lecteur en haleine du début à la fin en lui permettant de démêler progressivement le fil de l’intrigue, chaque chapitre apportant une pièce supplémentaire à la reconstitution du puzzle.

Avant de commencer

Ce roman a été dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie littérature blanche pour laquelle je fais partie du jury. En débutant ce roman, je ne m’attendais pas à autant l’apprécier et cela a été une très bonne découverte.

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Mon avis

Dans un petit village français, Mathieu, jardinier, va travailler pour Marie-Louise. Au fil du temps, ils vont entretenir une belle amitié. Lorsque cette dernière décède, il va apprendre que son amie lui a légué un appartement vide depuis des années à Paris. Pour quelles raisons ? Ce sera l’occasion pour Mathieu d’en découvrir plus sur cette femme, mais également sur son propre passé.

Quelle belle lecture. L’auteur a su aborder des thématiques délicates, mais avec beaucoup de tact et de sensibilité. Il a su mêler habilement la petit histoire à la grande Histoire et je suis en règle générale très friande de ce genre de romans, qui dévoile peu à peu ses secrets à l’aide d’allers-retours dans le temps.

Ici, la mécanique a très bien fonctionné. J’ai été subjuguée par le passé de Marie-Louise et très intéressée par l’histoire de Mathieu. Les indices se dévoilent par petites touches et permettent ainsi au lecteur d’aller d’hypothèses en hypothèses.

J’ai fortement apprécié le contexte histoire que met en avant l’auteur, en l’occurrence ici la Seconde Guerre Mondiale, au travers des yeux de Marie-Louise et de ses engagements. C’est très intéressant à suivre, et j’ai souvent été très émue. Il est impossible de ne pas s’attacher à cette femme. L’histoire de Mathieu n’est pas en reste et c’est un personnage complexe qui a également su me séduire.

Les événements s’enchaînent avec clarté, l’auteur réussissant à ne pas perdre son lecteur au fil des pages. L’histoire se tient et demeure totalement crédible. J’ai été prise entre les pages et je n’avais pas envie de quitter ces personnages.

La plume de l’auteur est tout en délicatesse et très fluide. Le roman n’est pas très long et du coup, les pages défilent. J’ai beaucoup apprécié ces retours en arrière, mélangés aux moments du présent, afin de donner plus de teneur au récit. Si au départ, il faut un petit temps d’adaptation afin de ne pas se perdre, cela ne dure que le temps de quelques pages, d’autant plus que l’auteur a bien veillé à fournir une indication temporelle au début de chaque chapitre.

Un très beau roman où les secrets se dévoilent par petites touches. Le ton est délicat et cette histoire est emplie de tendresse. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller auto-édité

Ma vie sera pire que la tienne

Ma vie sera pire que la tienne de Williams Exbrayat

  • Auteur : Williams Exbrayat
  • Titre : Ma vie sera pire que la tienne
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 29 août 2019
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Résumé

Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.Extrait : Les portières du 4×4 claquent. Des gifles pour mes oreilles. J’ouvre les yeux. Trois silhouettes noyées dans la lumière crue d’un milieu d’après-midi. Elles s’approchent d’un pas résolu. Je protège mes yeux avec mes mains. Le soleil tape fort. Foutrement fort. Une enclume sur ma tête. Avec le stress, j’ai perdu des litres de gnôle. Une odeur vinaigrée imprègne mes vêtements. Ma transpiration. Faudrait que je mette le holà sur la piquette, sinon je vais finir comme un pickle.Un roman noir détonant entre pulp à l’américaine, novella et polar, avec une rasade d’humour et beaucoup de désespoir.

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie littérature noire pour laquelle je fais partie du jury. Ce roman faisait partie de mes cinq finalistes, ayant été séduite d’emblée par une écriture originale et des personnages hauts en couleurs. J’ai donc découvert avec plaisir ce récit et cela a été une très bonne découverte.

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Mon avis

Ce roman est composé de trois parties bien distinctes et afin de ne pas spoiler, je préfère m’en tenir à la description en surface de la première. Le lecteur va donc suivre le narrateur, dont on ne connaît pas tout de suite le nom, et qui va donc narrer lui-même ses frasques auprès de ses deux acolytes. Suite à un cambriolage qui tourne mal, ils vont devoir se montrer dégourdis afin de s’en sortir.

Ce récit est délimité à la manière de trois épisodes bien distincts les uns des autres, et sembleraient n’avoir aucun rapport. Pourtant, bien évidemment, cela va se regrouper à la fin. Je peux malgré tout vous dire qu’il y a bien un fil rouge, et l’on peut dire qu’il est original, puisqu’il s’agit d’un bouledogue. Je ne veux vraiment pas en dire plus, afin de ne. pas spoiler les événements et vous laisser ainsi découvrir ce récit au fil des pages.

Ce roman est inclassable. Que d’originalité. J’ai été séduite par un style franc et caustique et par une galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Je ne savais pas trop où voulait m’emmener l’auteur au départ, mais j’avoue que rien qu’avec le ton utilisé, j’étais déjà intriguée.

Cela a été une excellente découverte pour ma part. La construction sans faille de ce roman y est pour beaucoup. J’ai trouvé cela d’une très grande originalité. Bien que ce roman soit noir, l’auteur a su intégrer quelques touches humoristiques et ce n’est pas un mélange toujours facile à réaliser. Ici, c’est fait avec un bon dosage et beaucoup de parcimonie.

J’ai parfois eu tendance à trouver les personnages quelque peu caricaturaux et surtout, pas très approfondis. C’est sans doute le seul bémol que je peux émettre à propos de ce roman. L’auteur a intégré une multitude de caractères à son intrigue, et j’aurais apprécié qu’il prenne quelques pages en plus pour leur donner plus d’épaisseur. Malgré tout, cela reste presque un détail pour ce livre, puisque l’attention du lecteur se focalisera surtout sur l’originalité hors-normes de ce roman.

La plume de l’auteur est caustique. Avec un style franc et brut, les pages défilent sans s’en rendre compte et le ton convient parfaitement à l’histoire proposée. Williams Exbrayat a su ménager son suspense jusqu’au dénouement. Les chapitres sont assez courts, ce qui dynamise encore plus l’histoire.

Un roman inclassable, d’une grande originalité et dans lequel l’auteur va nous proposer des personnages hauts en couleurs et totalement déjantés. C’est frais et intriguant et je ne peux que vous recommander de découvrir ce livre.

Ma note : 17/20

Contemporain

Carnaval – Rentrée littéraire

Carnaval d’Hector Mathis

  • Auteur : Hector Mathis
  • Titre : Carnaval
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Buchet Chastel
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Il y a déjà de longs mois que Sitam a brutalement quitté ceux qui partageaient son existence. Conscient désormais de son erreur, il cherche à retrouver sa compagne, lorsqu’il apprend la mort d’un ancien copain. Cette nouvelle l’oblige à retourner dans sa banlieue natale. Un voyage qui va le replonger dans le passé.

Ils étaient alors dans la même galère et formaient une bande. Complices, ils ont grandi entre la déconne, les problèmes d’argent et une soif immodérée d’aventure… 

Deuxième roman d’Hector Mathis, Carnaval entraîne le lecteur dans le grand défi lé de personnages hauts en couleur que la vie n’épargne guère. Et le rire, toujours présent, rivalise joyeusement avec le désespoir.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Buchet Chastel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Sitam, un jeune homme dans la vingtaine, apprend qu’il est gravement malade. Après avoir quitté Capu, son grand amour, il n’a maintenant qu’un seul objectif, et c’est de la retrouver afin de reprendre leur histoire là où elle s’était arrêtée. Pourtant, Sitam va se voir dans l’obligation de retourner dans sa banlieue. En effet, un de ses amis d’enfance est décédé. C’est lors de ce séjour dans la petite agglomération qui l’a vu grandir, que les souvenirs vont affluer pour Sitam et sa bande d’amis.

Je ressors secouée par ce court roman, intense et véloce, que ce soit dans les événements ou dans l’écriture. Il faut dire que l’auteur ne ménagera pas son lecteur et l’emmènera dans une atmosphère oppressante, précaire où l’espoir est peu présent, mais où l’amitié loyale et sincère tiendra une place primordiale.

Au travers des yeux de Sitam, le personnage principal, le lecteur va partir à la rencontre d’une bande d’amis totalement déjantés et qui deviendront au fil des pages des compagnons d’infortune, mais aussi des complices de situations cocasses et hautes en couleur.

Hector va décortiquer tout le parcours de Sitam au gré des souvenirs de ce dernier, et s’il faut dire que le roman tourne principalement autour du jeune homme, l’auteur va tout de même eglamenet mettre en avant d’autres personnages, avec des caractères très différents les uns des autres.

C’est un roman plein d’une nostalgie intense, de rêves brisés et de regrets. L’auteur laisse peu de place à l’insouciance mais a pourtant su mettre en exergue de belles valeurs tout au fil des pages, et cela a donné la petite touche édulcorée qu’il fallait à tout prix dans ce roman. Je suis ressortie chamboulée par cette histoire, et la peur ne m’a pas quittée pendant ma lecture. J’ai craint pour cette bande d’amis, et en particulier pour Sitam.

Les personnages sont tous très bien construits et l’auteur propose une galerie diverse de caractères. Il a su rester dans la crédibilité et la vraisemblance, et il a su décrire avec beaucoup de justesse les émotions. Ce n’est pas facile de rendre une telle atmosphère de nostalgie, et je trouve que l’auteur a réussi son pari à merveille.

La plume de l’auteur est véloce, presque dans l’urgence, à l’image du quotidien de Sitam. C’est un style très particulier qui à mon avis ne connaîtra pas de demi-mesure. Soit on accroche dès le départ, soit ce roman sera très difficile à lire et peut-être même lassant. Pour ma part, je ressors séduite par ce style atypique, mélangeant énormément d’argot et de langage très familier. C’est presque un style oral. L’auteur écrit comme parlerait Sitam et cela permet une immersion totale au lecteur.

Un roman d’amitié empreint d’une nostalgie pesante, où le protagoniste va faire ressurgir les souvenirs d’un passé pas toujours idyllique mais où la loyauté tiendra une place des plus importantes. Une très belle découverte au style très particulier. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Marilou est partout

Marilou est partout de Sarah Elaine Smith

  • Auteur : Sarah Elaine Smith
  • Titre : Marilou est partout
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 470
  • Parution : 27 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notez« Je n’essayais pas de devenir Jude. Pas exactement. Mais je voulais disparaître, et elle avait laissé une place. »

Elevée au cœur de la Pennsylvanie rurale, Cindy, une jeune gamine livrée à elle-même, ne sait rien du rêve américain. Lorsqu’une belle adolescente surnommée Marilou disparaît, Cindy va peu à peu se rapprocher de la mère de celle-ci, Bernadette, folle de douleur. Si elle y voit l’occasion d’échapper à la médiocrité de son existence, peu à peu l’impensable va se produire : Bernadette va réellement prendre Cindy pour sa fille. A quel prix cette illusion fragile peut-elle tenir?

Intrigant, dérangeant, Marilou est partout est le roman d’une revanche impossible sur le réel, d’une adolescence réinventée, qui rappelle Virgin Suicides et les romans de Laura Kasischke .

« J’avais envie que tous les cœurs cachés me cherchent, moi. J’avais envie de briller dans le vaste horizon des disparus, parce que les disparus occupaient tout le ciel, toute l’atmosphère. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Pennsylvanie. Cindy, quatorze ans, vit auprès de ses grands frères, Clinton et Virgil. Avec un père absent et une mère qui est accaparée par le travail, la jeune fille doit se débrouiller seule. Lorsque Jude, ex petite-amie de Virgil, disparaît, son quotidien va prendre un tournant inattendu. Et si elle remplaçait Jude auprès de Bernadette, la maman de la jeune femme disparue ?

Voilà longtemps que je n’avais pas lu un roman d’une telle densité, d’une âpreté extrême et aussi dérangeant. Je ressors totalement chamboulée et l’écriture percutante de l’auteure n’y est pas pour rien. J’ai fait une expérience de lecture particulière et incomparable. Je sais que c’est un roman auquel je vais souvent y repenser. C’est fort et d’une rare profondeur, et ce jusqu’au dénouement surprenant mais cohérent avec l’intrigue.

Je tiens à vous prévenir d’emblée, il faudra vous accrocher. L’auteure exige de la concentration de la part de ses lecteurs, de par une manière d’écrire très particulière. Si vous recherchez une intrigue où les rebondissements sont légion, vous en ressortirez forcément déçus. Je ne peux pas dire que ce soit un roman dans lequel il se soit passé une multitude d’événements. L’intrigue est finalement très statique.

Pourtant, je n’ai ressenti aucune longueur, aucun ennui, et c’est là où Sarah Elaine Smith fait fort. Dans un roman avec très peu d’action, elle va davantage se centrer sur la psychologie des personnages et je dois admettre qu’elle a excellé sur ce point. Elle propose des caractères complexes et nuancés, et c’est remarquablement bien rendu. Les personnages de Cindy et de Bernadette sont d’une telle profondeur qu’elles suffisent à porter a elles-seules une histoire dérangeante et triste.

J’ai été subjuguée par le décor qui apporte une dimension douloureuse au récit. Les descriptions sont réalisées avec beaucoup de talent, et surtout, j’ai subi beaucoup d’émotions contradictoires pendant toute ma lecture.

La plume de l’auteure est somptueuse. C’est un style réellement exigeant qu’elle propose et c’est un roman à lire tout en restant très concentré. La sonorité des mots est belle, mais j’avoue que ce n’est pas toujours aisé de suivre le sens de toutes les phrases. Le récit est narré à la première personne, sous le point de vue de Cindy et j’ai trouvé ce choix particulièrement réussi. Cela permet ainsi au lecteur de suivre pas à pas les pensées de la protagoniste.

Un roman âpre, douloureux, dérangeant, à l’écriture surprenante et exigeante. L’auteure propose une intrigue sans faille. Ne passez pas à côté de ce récit atypique et d’une rare densité. À découvrir.

Ma note : 19/20

Romance

Le Destin des cœurs perdus, tome 1

Les Damoiselles de Castel Dark de JC Staignier

  • Auteur : JC Staignier
  • Titre : Les Damoiselles de Castel Dark
  • Genre : Romance
  • Éditions : Something Else Éditions
  • Nombre de pages : 364
  • Parution : 11 juin 2019
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Résumé

Angleterre, 1390.

Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer.

À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent.

Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie romance, pour laquelle je fais partie du jury. Ce livre faisait partie de mes finalistes, ayant été séduite par le synopsis et par les dix première pages. Je dois je dois que je ne me suis pas trompée dans ma sélection, ayant fait avec ce roman une excellente découverte. Je vous en parle en détail dans ma chronique.

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Mon avis

Angleterre, 1390. Le comte Clayton et sa femme Alix forment une famille unie aux côtés de leurs deux fils, Anton et Thomas, et de leurs quatre filles, Mary, Jane, Ilyana et Aelis, la benjamine. Lorsque par ordre du roi les aînées du comte sont amenées à rencontrer le duc de Templeton, les jeunes femmes vont se retrouver au château de Hill House. De son côté, Aelis restera dans son domaine. Sans le savoir, elle échappera à un stratagème qui emprisonnera ses sœurs. Comment feront-elles pour s’en sortir ?

Voilà une romance médiévale réalisée avec beaucoup de talent et surtout, avec beaucoup de rigueur de la part de l’auteure, afin de coller au mieux à l’epoque décrite. J’ai énormément aimé cette lecture qui est riche en rebondissements et ce premier tome augure une saga à succès.

L’auteure a su créer des caractères différents, et chaque membre de cette famille est attachant à sa manière, même si j’avoue que parfois, Aelis m’a un peu énervée, n’en faisant qu’à sa tête. Anton est peut-être parfois un peu trop stéréotypé. J’ai eu la sensation qu’il ne faisait quasiment que courir derrière les jupons tout au fil des pages. Malgré tout, j’ai apprécié chacun de ces personnages et les ai trouvés très bien décrits.

J’ai fortement apprécié les nuances que l’auteure a su apporter à son récit, afin de ne pas le rendre totalement linéaire. Il ne faut pas oublier que l’intrigue se passe au Moyen-Âge et que du coup, la noirceur va être très présente. J’ai beaucoup craint pour les jeunes filles enfermées à Hill House, et j’ai beaucoup aimé la famille bienveillante constituée par le comte, Alix et leurs enfants. Cela donne une belle part de luminosité à une histoire parfois un peu trop sombre.

Bien évidemment, une galerie de personnages secondaires, mais ayant malgré tout une importance indéniable, vont évoluer tout au fil des pages. Les rebondissements sont très présents et je ne me suis pas ennuyée à la lecture. Entre trahisons, mensonges et secrets, l’intrigue est riche en éléments.

La plume de l’auteure est remarquable, mais surtout, ce que je tiens à mettre en avant, c’est le grand travail fourni pour coller au mieux à la réalité de l’époque. J’ai senti les recherches que l’auteure a dû accomplir afin de ne pas commettre d’impairs quant à la narration et les descriptions du Moyen-Âge. Le style n’en reste pas moins fluide et les chapitres ne sont pas trop longs, ce que dynamise le récit.

Un très bon premier tome qui sert d’introduction, mais où malgré tout les rebondissements sont très présents. C’est une romance historique réussie que nous présente l’auteure. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les jours brûlants

Les jours brûlants de Laurence Peyrin

  • Auteur : Laurence Peyrin
  • Titre : Les jours brûlants
  • Éditions : Calmann-Levy
  • Genre : Contemporain
  • Nombre de pages : 324
  • Parution : 27 mai 2020
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Résumé


À 37 ans, Joanne mène une vie sereine à Modesto, jolie ville de Californie, en cette fin des années 1970. Elle a deux enfants, un mari attentionné, et veille sur eux avec affection. Et puis… alors qu’elle rentre de la bibliothèque, Joanne est agressée. Un homme surgit, la fait tomber, l’insulte, la frappe pour lui voler son sac. Joanne s’en tire avec des contusions, mais à l’intérieur d’elle-même, tout a volé en éclats. Elle n’arrive pas à reprendre le cours de sa vie. Son mari, ses enfants, ne la reconnaissent plus. Du fond de son désarroi, Joanne comprend qu’elle leur fait peur. Alors elle s’en va. Laissant tout derrière elle, elle monte dans sa Ford Pinto beige et prend la Golden State Highway. Direction Las Vegas.
C’est là, dans la Cité du Péché, qu’une main va se tendre vers elle. Et lui offrir un refuge inattendu. Cela suffira-t-il à lui redonner le goût de l’innocence heureuse ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Levy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1976, Modesto. Joanne mène une vie paisible aux côtés de son mari et de ses deux enfants. Femme au foyer, elle semble épanouie sous tout point de vue. C’est la reine des cocktails lors des dîners organisés à la maison. Elle sait manier les ingrédients et les dosages comme personne. Pourtant, tout va basculer, lorsqu’un jour, en sortant de la bibliothèque où elle s’était rendue afin d’emprunter des romans, elle va se faire agresser. Dès lors, Joanne va peu à peu perdre pied, jusqu’au jour où elle décide de fuir à Las Vegas, et de tout recommencer seule.

C’est un très bon roman, même si je dois avouer que parfois, j’ai eu quelques difficultés à suivre les réactions de la protagoniste. Pourtant, je dois reconnaître à ce roman une très belle part de beauté, et le périple de Joanne m’a énormément touchée.

Il est impossible de ne pas ressentir d’empathie pour la jeune femme. Elle se retrouve totalement déboussolée après son agression, se rendant coupable, notamment parce qu’elle n’a pas su se défendre. Elle va peu à peu se protéger sous une carapace infranchissable, et n’y voyant aucune autre issue, elle prendra la fuite. Si je peux comprendre le fait qu’elle se soit sentie un peu seule dans cette épreuve, notamment à cause d’un mari trop accaparé par son travail de médecin, il m’a néanmoins paru qu’elle allait trop loin.

Pourtant, je n’ai pu qu’admirer la capacité de Joanne à prendre un nouveau départ et de nouveaux repères. J’avoue avoir ressenti une dualité tout au fil de ma lecture, ayant eu à tour de rôle beaucoup de tendresse pour la protagoniste, mais aussi beaucoup de colère à cause de l’abandon qu’elle inflige sans explication aucune à sa famille. C’est un personnage féminin complexe et qui ne m’a pas laissée indifférente.

Ce roman est dépaysant, de par son immersion totale dans le Las Vegas de la fin des années 70. L’atmosphère y est très bien rendue et cela octroie beaucoup de caractère au récit. Cependant, j’ai eu la sensation à maintes reprises de tourner un peu en rond. Même si cela n’a pas émaillé mon plaisir de lecture, j’ai trouvé cela dommage.

La plume de l’auteure est raffinée et élégante. D’un style exigeant, elle ne nous permet pas forcément de tourner les pages avec avidité, mais plutôt de lire à un rythme modéré afin d’être apte à apprécier toutes les couleurs qui émanent de ce récit. Les chapitres sont de petite taille, et cela dynamise l’intrigue. Je voudrais accorder deux petites mentions spéciales, à savoir d’un côté la couverture élégante et très belle, et d’un autre côté, l’amorce des chapitres très originale. En effet, chacun d’entre eux débute par le nom d’un cocktail, de ses ingrédients et de la caractéristique de son arôme. C’est un très joli clin d’œil fait à Joanne.

Un beau roman, servi par une plume élégante et une héroïne que ne m’aura pas laissée indifférente. J’ai eu une multitude d’émotions contradictoires pendant ma lecture. Même si je n’ai pas toujours compris les réactions de la protagoniste, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour elle. À découvrir.

Ma note : 16/20

Thriller

Champ de tir

Champ de tir de Linwood Barclay

  • Auteur : Linwood Barclay
  • Titre : Champ de tir
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 19 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand des citoyens justiciers sèment la terreur dans une petite bourgade américaine… Meurtres, complots et coups tordus : à Promise Falls, on ne badine pas avec le crime !

D’habitude si paisible, la petite ville de Promise Falls est en ébullition. C’est d’abord un type ahuri qui débarque dans le bureau de l’inspecteur Duckworth en prétendant avoir été kidnappé et passé à tabac. Sur son dos, un tatouage l’accuse d’être un meurtrier.

Et puis il y a l’affaire Jeremy Pilford. Ce gosse de riche arrogant, soupçonné d’avoir écrasé une jeune fille, vient d’engager le privé Cal Weaver pour assurer sa sécurité. Acquitté au tribunal pour irresponsabilité, l’adolescent se retrouve lynché dans les médias et harcelé par une meute d’anonymes. 

Qui sont ces bons redresseurs de torts, ces social justice warriors rassemblés sur les réseaux sociaux, déterminés à faire payer les supposés criminels ? Quelles sont leurs intentions ? Et sont-ils toujours bien informés ? 

Alors que la ville ressemble à un champ de tir, Duckworth et Weaver ne seront pas trop de deux pour lutter contre cette chasse aux sorcières des temps modernes…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Promise Falls. Un jeune homme va porter plainte auprès de l’inspecteur Duckworth. En effet, il affirme avoir été enlevé et torturé. Lorsque Duckworth découvre un tatouage qui l’accuse de meurtre sur l’homme, il va se décider de prendre l’affaire en main. De son côté, le détective privé Weaver est engagé pour assurer la sécurité de Jeremy, un jeune étudiant accusé d’avoir renversé une jeune fille. Il est pourtant acquitté et tout le monde va s’en prendre à lui, notamment sur les réseaux sociaux.

Pour ma part, lorsque j’ouvre un roman de Linwood Barclay, je suis certaine de passer un excellent moment de lecture. Cet opus n’a pas dérogé à la règle. Je ressors essoufflée de ce thriller qui m’aura fait échafauder des hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres, afin de trouver une solution plausible à l’énigme proposée par l’auteur. Inutile de vous dire que je n’ai jamais réussi à démêler les fils d’une intrigue rondement menée.

Si presque dès le départ, j’ai supposé que les deux affaires étaient liées, Linwood à cette capacité de sortir des sentiers battus et de proposer à son lecteur une grande originalité. L’histoire est emplie de rebondissements, c’est très difficile de lâcher le roman. D’autant plus que tout au fil des pages, l’auteur nous sert des retournements de situation qui ne donnent pas envie d’arrêter notre lecture.

C’est un réel plaisir de retrouver l’inspecteur Duckworth qui apparaît dans les autres tomes de la série relative à la petite ville de Promise Falls. Le fait de suivre en alternance son enquête et celle du détective Weaver est un vrai plus pour l’histoire. Même si l’on comprend rapidement que ces deux affaires vont se recouper, on a la sensation d’avoir une double enquête à élucider.

La plume de l’auteur est percutante et sans détour. Avec un style fluide et simple, et à l’aide de petits chapitres, Linwood réussit à octroyer un rythme trépidant à son récit. Les descriptions sont très visuelles et le style est presque cinématographique.

Un nouveau tome avec lequel l’auteur signe encore une fois une réussite. L’intrigue maintient son suspense jusqu’au dénouement et le rythme effréné rend très difficile de lâcher ce roman. À découvrir.

Ma note : 17/20