Romance

No way !

No way ! de Céline Jeanne

  • Auteur : Céline Jeanne
  • Titre : No way !
  • Genre : Romance
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 314
  • Parution : 4 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Accro au chocolat et aux parties d’échecs, fan de super héros, Teodora est une étudiante comme tant d’autres, du moins, elle aimerait bien…
Difficile de ne pas attirer l’attention quand votre frère jumeau est un surdoué du sport, une étoile montante du foot et que vous habitez Barcelone. Elle déteste cet univers et tout ce qui va avec, les médias et les groupies en particulier.
Elle a une certitude : sortir avec un sportif ? Jamais de la vie ! Plutôt dormir avec Marcelino, l’iguane de sa colocataire.

Dante est l’attaquant vedette de l’équipe B du Barça, il espère pouvoir suivre les traces de Lionel Messi. Son enfance difficile dans un bidonville de Buenos Aires l’a marqué à vie.
Il a connu la misère, le dénuement, et il veut mettre sa famille à l’abri du besoin. Pour toujours. Les filles ? Il les collectionne. Mais s’engager ? Jamais de la vie ! Il est parti de trop loin pour tout foutre en l’air.

Sauf que…

Ils devraient le savoir, on ne doit jamais dire jamais…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Teodora est une jeune femme au caractère bien trempé et indépendante. Pour elle, il est tout simplement hors de question de tomber amoureuse. Dante a connu une enfance difficile. Il est maintenant l’attaquant vedette de l’équipe du Barça B. Pour lui, impossible de s’engager. Pourtant, la rencontre entre Teodora et Dante va bouleverser leurs certitudes.

Voilà une romance qui avait tout pour me plaire. Une histoire d’amour qui débute entre deux personnages hauts en couleur, avec pour toile de fond le football a suffi pour attiser ma curiosité et je dois dire que le rendez-vous a plutôt été réussi.

D’emblée, je me suis attachée aux deux personnages principaux, même si je dois reconnaître avoir eu une petite préférence pour Dante. J’ai été très touchée par son parcours et j’ai trouvé son caractère très avenant, sensible et sincère.

Peu à peu, je me suis laissée prendre au jeu de séduction entre nos deux protagonistes. Il faut dire que l’histoire est pleine de rebondissements et que je ne me suis pas du tout ennuyée. L’auteure a su ménager son suspense et l’histoire gagne en intensité au fil des pages.

La plume de l’auteure est très fluide. J’ai fortement apprécié le franc-parler présent dans les dialogues. Le schéma narratif m’a paru particulièrement judicieux, puisque chaque chapitre alterne entre les points de vue de Teodora et de Dante, permettant ainsi de suivre au mieux leurs pensées.

Une romance dans le monde sportif, servie par deux protagonistes touchants et hauts en couleur. La plume addictive de l’auteure rend cette histoire prenante.

Ma note : 17/20

Non classé

La boîte à musique, tome 1

Bienvenue à Pandorient de Carbone et Gijé

  • Auteur : Carbone et Gijê
  • Titre : La boîte à musique, tome 1 : Bienvenue à Pandorient
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 26 janvier 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable… Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père.

À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Nola a perdu sa maman Annah il y a quelques mois. Pour son huitième anniversaire, son père lui offre la boîte à musique qui appartenait à sa maman. En y regardant de plus près, elle y aperçoit une fille qui s’appelle Andrea et qui lui demande de lui venir en aide. En suivant ses instructions, Nola pourra rentrer dans un nouveau monde, Pandorient.

Quelle belle bande-dessinée. Dès la première vignette, j’ai su que cette histoire avait tout pour me plaire, et je n’ai pas été déçue. Il s’agit d’un premier tome, qui servira davantage à poser le contexte et les bases de l’univers créé.

C’est un monde féerique dans lequel arrive Nola. Pandorient est totalement différent de ce qu’elle connaît. Mais si l’ambiance paraît séduisante de prime abord, on se rend vite compte que les dangers sont également présents. Dans ce tome, Nola rencontrera Andrea et Igor qui lui demanderont de venir en aide à leur maman. Dès lors, en entrant dans ce monde, elle se retrouve la gardienne d’un secret qu’elle ne devra pas divulguer.

Les graphismes sont très beaux, avec de très jolies couleurs. Les expressions faciales des personnages sont très bien rendues, et le scénario, s’il peut paraître simple de prime abord, tiendra pourtant toutes ses promesses.

Un tome qui servira d’introduction à un univers féerique. Le lecteur découvrira des personnages attachants et les aventures sont très prometteuses. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Ma note : 18/20

Thriller

La remplaçante

La remplaçante de Michelle Frances

  • Auteur : Michelle Frances
  • Titre : La remplaçante
  • Genre : Thriller
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 10 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

UN CONGÉ MATERNITÉ À HAUTS RISQUES…
Productrice à succès, Carrie a un job on ne peut plus stressant. Et les responsabilités qui vont avec. Elle et son mari Adrian, scénariste en vogue, avaient décidé qu’ils ne voulaient pas d’en- fants. Or, à 42 ans, Carrie est enceinte.
Elle est aux anges, mais cela semble contrarier Adrian, acca- paré par l’écriture d’une nouvelle série. Et, dans cet univers hautement compétitif qu’est la télévision, Carrie regarde avec inquiétude son congé maternité approcher.

UNE REMPLAÇANTE PARFAITE. TROP ?
Emma est recrutée pour remplacer Carrie pendant son absence. Vive, talentueuse et… ambitieuse, la jeune femme se rend bien vite indispensable. Surtout aux yeux d’Adrian.
Carrie commence alors à douter. Pourquoi son mari passe-t-il de plus en plus de temps avec elle dans leur maison de campagne ? Emma a-t-elle une idée derrière la tête? Veut-elle prendre la place de Carrie ? Ou plus encore ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Carrie et Adrian forment un couple heureux à qui tout semble réussir. Il est scénariste d’une série à succès, et quant à elle, elle en est la productrice. Ils ne veulent pas d’enfants, mais pourtant, lorsque Carrie tombe enceinte de manière inattendue, elle va décider de garder le bébé. Sa chef pense alors qu’il faudrait la remplacer au travail pendant son congé de maternité. C’est alors qu’Emma, une nouvelle recrue, fait son entrée dans le quotidien de ce couple. Cette jeune femme semble s’intéresser d’un peu trop près au mari de Carrie.

Voilà un thriller entièrement psychologique et domestique avec lequel j’ai passé un très bon moment de lecture. Le postulat de départ m’a intriguée au plus haut point, et les révélations ainsi que les rebondissements sont nombreux.

Je me suis posée énormément de questions tout au fil des pages, et l’auteure a réussi à instaurer une atmosphère puissante qui prend de plus en plus d’ampleur tout au long des recit.

Les personnages sont bien campés. Si Carrie m’a semblée attachante, je dois bien avoir avouer avoir eu peu de sympathie pour Adrian, qui est finalement très prétentieux et peu avenant.

La plume de l’auteure est très fluide. Le roman est divisé en quatre grandes parties, composées de petits chapitres qui rythment le récit. Chaque partie est consacrée à tour de rôle à Carrie, à Emma et à Adrian. La dernière d’entre elles est consacrée à un personnage dont bien évidemment je ne vous dirai rien pour ne pas spoiler. J’ai trouvé cela très judicieux, donnant ainsi une bonne perspective au récit.

Un thriller psychologique intriguant, au postulat de départ simple mais efficace. D’emblée je me suis posée une multitude de questions et j’ai passé un très bon moment de lecture.

Ma note : 16/20

Thriller

La belle-mère

La belle-mère de Sally Hepworth

  • Auteur : Sally Hepworth
  • Titre : La belle-mère
  • Genre : Thriller
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 360
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution.

Dix années ont passé, et Diana vient de mourir. Elle se serait suicidée. Mais, à l’autopsie, nulle trace d’un cancer… Qu’est-il donc arrivé à Diana, dont le testament a été modifié peu de temps avant sa mort ?

Avec ce suspense psychologique, dans la lignée des succès de Liane Moriarty, Phoebe Morgan ou B.A. Paris, Sally Hepworth livre le portrait glaçant d’une famille en apparence harmonieuse. En apparence seulement…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Diana est une femme aisée mais qui n’a pourtant pas oublié ses origines modestes. Lucy est une jeune femme en manque d’amour maternel depuis qu’elle a perdu sa maman. Aussi, lorsque Lucy rencontre Ollie, le fils de Diana, et qu’elle l’épouse, elle pense trouver dans sa belle-mère une figure maternelle. Pourtant, c’est loin d’être le cas, puisque Diana est froide et très distante. Lorsque des policiers informent Lucy et Ollie du suicide de Diana, ces derniers ne vont pas accepter cette version qui ne colle pas au caractère battant de cette femme forte en toute circonstance. Que s’est-il donc passé ?

Il s’agit ici d’un pur thriller psychologique et domestique. Finalement, ce n’est pas forcément l’enquête qui prendra une place primordiale, même si bien évidemment elle compte dans le déroulé de l’intrigue. Ici, c’est plutôt la relation houleuse entre la belle-mère et la belle-fille qui sera abordée.

Ainsi, à l’aide de plusieurs retours dans le passé et des points de vue des deux femmes qui vont porter à elles-seules l’histoire, le lecteur va en apprendre un peu plus sur les différends qui séparent Diana et Lucy. L’évolution de leur relation est intéressante à suivre et c’est d’une grande complexité.

Bien évidemment, il ne faut pas s’attendre à de l’action incroyable tout au fil des pages puisque l’ambiance sera ici plutôt feutrée et c’est donc de tension psychologique dont il est question dans ce récit. Les personnages sont bien campés et l’auteure a su leur donner l’épaisseur nécessaire pour rendre le tout crédible.

La plume de l’auteure est très fluide et les pages défilent sans même s’en apercevoir. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif proposé par Sally, consistant à changer de point de vue et de temporalité à chaque chapitre.

Un très bon thriller psychologique servi par deux personnages féminins très bien dépeints et une plume entraînante. C’est une excellente découverte littéraire.

Ma note : 17/20

Fantastique

La mer sans étoiles

La mer sans étoiles d’Erin Morgenstern

  • Auteur : Erin Morgenstern
  • Titre : La mer sans étoiles
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 656
  • Parution : 15 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est Ici

Résumé

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu’une scène de son enfance y est décrite, il décide d’en savoir davantage. C’est le début d’une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d’histoires à préserver, quel qu’en soit le prix…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Un jour, en parcourant les rayons de la bibliothèque universitaire dans laquelle il fait ses études, Zachary va tomber sur un livre étrange qui va attiser sa curiosité. En effet, pas de nom d’auteur. Ce roman, intitulé « Doux chagrins », est décidément très intriguant. Malgré l’aide qu’il reçoit de la part de la bibliothécaire, il n’en apprendra pas plus sur l’auteur. Lorsqu’il rentre dans sa chambre et qu’il en débute la lecture, la surpise est alors totale. Une scène de son enfance, qu’il a pourtant gardée secrète, parcourt les lignes de ce roman. C’est le début d’un long voyage onirique pour Zachary.

Quel livre ! Différent de tout ce que j’ai pu lire et pourtant s’inspirant de nombre de contes et légendes. C’est un roman peu aisé à lire, j’aime autant vous prévenir. Il vous faudra rester concentré afin d’apprivoiser cette histoire pleine de tiroirs qui s’ouvrent et se referment.

Il y a des moments où le lecteur peut se sentir perdu. Cela m’est arrivé plus d’une fois et pourtant, la poésie de ce roman a su m’embarquer pour ce long périple littéraire. Les histoires s’emmêlent, s’entrelacent et sans crier gare, elles attrapent le lecteur peu à peu dans un roman que l’on n’a pas envie de lâcher.

La galerie des personnages est vaste et bien décrite. Si j’ai fortement apprécié Zachary, les personnages secondaires ne sont pas en reste, il faut bien le dire.

La plume est maîtrisée et exigeante. Le schéma narratif peut parfois porter à confusion, puisque des histoires différentes surgissent de toute part et il n’est pas simple de tout recouper. Pourtant, il ne faut pas se décourager. Une fois que ces histoires sont bien appréhendées, ce roman est une véritable histoire de rêves et de songes.

Un roman complètement différent, qui embarquera le lecteur pour un voyage littéraire unique, au milieu d’histoires qui s’entremêlent avec brio. Le tout est parfaitement maîtrisé. Une expérience de lecture unique. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Okuribi

Okuribi de Hiroki Takahashi

  • Auteur : Hiroki Takahashi
  • Titre : Okuribi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 128
  • Parution : 1 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce titre, c’est ici

Résumé

Au début, Akira a cru à des jeux innocents. Des moqueries, des mises au défi, des vols de babioles dans les magasins. D’autant que, pour lui, l’étranger venu de la grande ville, c’était un bon moyen de s’intégrer parmi ses nouveaux camarades dans ce petit lycée de province.
Et puis Akira a commencé à remarquer. Les humiliations, les punitions, les coups, tous dirigés vers le doux Minoru.
Alors Akira s’est interrogé : que faire ? Intervenir ? Fermer les yeux ? Risquer de se mettre les autres à dos ? Ne rien faire ?
Et l’Okuribi est arrivé, la fête des Morts. Et tout a basculé…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Hirakawa, Japon. Ayumu et ses parents ont dû déménager dans cette région en raison d’une mutation laborale de son père. D’emblée, le jeune adolescent réussit à s’intégrer dans sa classe, devenant ami avec un groupe de garçons. Parmi eux se trouvent Akira et Minoru. Tout le monde semble bien s’entendre, pourtant Ayumu ne va pas tarder à apercevoir des comportements qui tendent au harcèlement scolaire envers Minoru.

C’est une très bonne lecture que j’ai découverte ici. En pleine plongée dans le Japon, l’auteur a su aborder des sujets forts. Il est incroyable de voir comment certains auteurs réussissent en si peu de pages à créer une atmostphere pesante et forte. Ici, Hiroki a totalement tenu son pari et j’ai quitté ce roman avec une énorme sensation de mal-être, tant il est immersif.

Ce roman, c’est avant tout une invitation au voyage dans le Japon le plus traditionnel mais aussi le plus moderne. De traditions en coutumes, je me suis sentie totalement prise entre les filets de ce récit. J’ai découvert énormément de choses, et c’est sans aucun doute une lecture différente.

Quant à l’intrigue, elle montera en puissance au fil des pages, et peu à peu, un sentiment de mal-être m’a envahie, jusqu’au final qui m’a totalement secouée. L’auteur a su mettre en exergue des thématiques très dures, telles que le harcèlement scolaire. Tout au fil des pages, un sentiment dérangeant m’a accompagnée mais je ne me doutais pas que ce dénouement viendrait me bouleverser autant.

Les personnages sont très bien dépeints. Sous une aura de mystère qui les nimbe, ils n’en restent pas moins attachants en ce qui concerne certains d’entre eux. Bien évidement, ma préférence va à Ayumu, que j’ai trouvé d’une grande sensibilité et surtout, il fait montre de beaucoup d’empathie.

La plume de l’auteur est sobre. Sans user de phrases à rallonge, il fait preuve d’un certain lyrisme. C’est un style très agréable. Ce court roman est divisé en plusieurs chapitres de taille moyenne et qui gagnent en intensité peu à peu.

Un roman dépaysant, fort et abordant une thématique très difficile. Je ressors bouleversée par l’intensité et l’ambiance pesante que l’auteur a su instaurer dans ce court récit. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

La dislocation – Rentrée littéraire

La dislocation de Louise Browaeys

  • Auteur : Louise Browaeys
  • Titre : La dislocation
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une jeune femme sort de l’hôpital, dépossédée de son identité et de son passé.
Elle voue une haine farouche aux psychiatres, fréquente les magasins de bricolage. Il lui arrive même de crever les pneus des voitures.
Temporairement amnésique, absolument indocile, elle veut repeupler sa mémoire et pour cela, doit enquêter. Un homme va l’y aider, sans rien lui souffler : Camille, dit K, ami et gardien d’un passé interdit.
Le souvenir d’un désert entouré de vitres, une fonction exercée au ministère de l’Agriculture, une bible restée ouverte au chapitre du Déluge forment un faisceau d’indices de sa vie d’avant. Quelques démangeaisons et une irrépressible envie de décortiquer le monde et les êtres qu’elle croise hantent ses jours présents.
Sa rencontre avec Wajdi, envoûtant et révolté, marquera son cœur et son esprit. Ce sera avant de gagner la Bretagne et, peut-être, de parvenir à combler les énigmes de son histoire prise au piège de l’oubli.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Après un séjour en hôpital psychiatrique, une femme va se retrouver chez elle et sans mémoire. Totalement perdue, elle peut pourtant compter sur Camille, surnommé K, qui lui viendra en aide. La jeune femme va peu à peu se reconstruire, en commençant notamment par les mots qu’elle note consciencieusement dans un carnet.

Quel roman déstabilisant et étrange. Si j’ai beaucoup aimé le début, j’avoue que vers la moitié du récit, j’ai été quelque peu déroutée par la direction prise par l’auteure. Lorsque l’on en apprend un peu plus sur les raisons du traumatisme de la narratrice, il m’a semblé que l’auteure s’enlisait.

Et pourtant, les thématiques sont passionnantes, puisque un grand parallélisme avec l’écologie et la nature sera fait tout au fil des pages. J’ai trouvé cela vraiment très intéressant à suivre. Là où je me suis retrouvée un peu perdue, c’est dans le flot de pensées intérieures de la protagoniste.

Elle va tenter à tout prix de se reconstruire, et pour cela, elle passera par diverses étapes qui la conduiront à se retrouver. Son parcours m’a beaucoup intéressée et j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour cette jeune femme. J’aurais aimé plus d’aération dans le texte, les nombreux questionnements internes de la protagoniste ayant à maintes reprises freiné ma lecture.

La plume est percutante. Sous un style fort, j’ai souvent ressenti cette ambiance pesante qu’a voulu instaurer l’auteure. Le roman est divisé en trois grandes parties, qui constituent chacune d’entre elles une saison pendant laquelle le lecteur suivra la jeune femme. J’ai trouvé très intéressant de suivre ainsi l’évolution de la protagoniste.

Un roman déroutant, abordant beaucoup de thématiques intéressantes. Si j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de la protagoniste, j’aurais apprécié avoir plus d’aération dans un texte parfois trop pesant, de par les nombreux questionnement internes de la jeune femme.

Ma note : 15/20

Historique

La chasse aux âmes – Rentrée littéraire

La chasse aux âmes de Sophie Blandinières

  • Auteur : Sophie Blandinières
  • Titre : La chasse aux âmes
  • Genre : Historique
  • Éditions : Plon
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 27 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


L’Histoire bouscule les âmes, la perversité de l’occupant nazi qui veut corrompre, voir ses victimes s’autodétruire et met en place un jeu ignoble dont l’objectif est de survivre, à n’importe quel prix : vendre son âme en dénonçant les siens ou ses voisins, abandonner ses enfants affamés, ou sauver son enfant, lui apprendre à ne plus être juif, céder son âme au catholicisme pour un temps ou pour toujours en échange de sa vie.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Plon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que le ghetto de Varsovie se met peu à peu en place en pleine Seconde Guerre Mondiale, le lecteur suivra le périple de trois femmes qui feront tout pour en sortir les enfants. Mais outre ces femmes, il y a aussi tous ces enfants oubliés, qui n’ont plus d’enfance et qui auront perdu tout repaire. C’est dans ce décor dantesque que Sophie Blandinières décide de placer son intrigue.

Autant le dire tout de suite, cette lecture a été un énorme coup de cœur et je sais que je ne suis pas prête de l’oublier tant elle m’a bouleversée. J’ai lu peu de romans traitant du ghetto de Varsovie et je ressors sonnée de ce récit. Pourtant, le premier chapitre ne m’avait pas forcément laissé une impression favorable, me retrouvant quelque peu perdue.

En effet, Sophie nous parle de beaucoup de personnages à la fois, que l’on ne connaît évidemment pas encore, et pour le coup, je me suis retrouvée perdue. Une fois tous les personnages intégrés, je suis rentrée entièrement dans cette histoire forte et tragique.

J’ai été en immersion totale et j’ai craint tout au fil des pages pour ces enfants. Le combat des trois femmes, Chana, Bela et Janina, afin de faire sortir les plus jeunes du ghetto et ainsi de les faire adopter par une nouvelle famille pour qu’ils s’en sortent, est totalement bouleversant. J’ai lu ces pages avec beaucoup d’émotions et de tristesse.

Je n’ai pu faire autrement que de m’attacher aux personnages, notamment à Luba et à Joachim. L’auteure a dû se renseigner afin de coller au mieux à la réalité, et j’ai ressenti tout au fil de ma lecture cette ambiance pesante qu’elle a réussi à retranscrire avec beaucoup de réalisme.

C’est tout de même une lecture quelque peu anxiogène, puisque je dois dire avoir craint pour absolument tous les personnages principaux. Malgré le tragique de la situation, Sophie a su instaurer une lueur d’espoir au travers du portrait de ces trois femmes qui braveront tout afin d’aider les autres.

La plume de l’auteure est très particulière. Ce sera sans doute mon seul petit bémol. En effet, j’ai eu une sensation de ponctuation dissonante tout au fil de ma lecture, rendant certaines phrases rudes à la compréhension et m’obligeant à les relire. J’ai eu la sensation que Sophie avait une large préférence pour les virgules et non pour les points. Cela reste un petit détail qui n’a pas émaillé mon plaisir de lecture, puisque le style est très maîtrisé, et avec une plume sensible et poétique, l’auteure réussi à instaurer beaucoup de réalisme.

Un roman tragique, dans lequel trois femmes fortes feront tout pour venir en aide à ces enfants bloqués dans le ghetto de Varsovie. Un roman qui prend aux tripes et qui bouleverse. Un roman à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

Les déviantes – Rentrée littéraire

Les déviantes de Capucine Delattre

  • Auteur : Capucine Delattre
  • Titre : Les déviantes
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Elle sera devenue une trouble-fête, une anomalie. Mais peu lui importera.

Elle aura retrouvé autre chose. Le goût des saccages.  

Le monde d’Anastasia s’est effondré.

À 29 ans, elle avait l’argent, la stabilité, le prestige. Hier encore, elle exerçait de hautes fonctions dans une grande entreprise. Une conquérante, Anastasia. Toujours en avance sur le reste de son monde. Même pour son cancer du sein.

Pour la première fois de sa vie, la voilà limitée. Pourtant, la maladie n’est pas le sujet de son histoire. Plutôt un point de départ, un détonateur. Un accélérateur. Un catalyseur.

Anastasia devient une déviante, celle par qui tout commence, capable d’entraîner dans son sillage deux autres déviantes en germe, Iris et Lolita. Ensemble, elles vont prendre goût au saccage de leur courte existence et s’autoriser à déployer leurs rêves.

Pourvu qu’elle ait essayé, au moins une fois, pour de vrai.

À elles trois, elles incarnent une jeunesse qui refuse de se laisser abîmer, une vocation en marche, et surtout, la possibilité de nouvelles trajectoires.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Trois femmes, trois destins tout tracés, et pourtant, trois déviantes en devenir. Anastasia est consultante en stratégie d’entreprise, mais un cancer va venir tout chambouler. Iris, sa meilleure amie, a sa vie sentimentale totalement définie. En couple avec Grégoire depuis douze ans, elle finit pourtant par se sentir oppressée et veux s’accorder à nouveau le droit à l’erreur. Lolita, la petite sœur d’Anastasia, a quant à elle son parcours scolaire dessiné sans ratures, mais uniquement par ses parents. Elle veut s’octroyer le droit de se tromper par elle-même.

Je dois dire que je ressors bluffée par ce récit. Capucine est une jeune auteure de dix-neuf ans, et pourtant elle a un talent inouï pour sonder la psyché humaine et analyser avec acuité les sentiments, le tout accompagné par une plume sensible et unique.

Au début, je me suis sentie totalement déroutée. Il m’a fallu prendre un temps d’adaptation à ce style si particulier et je ne réussissais pas à m’immerger totalement. Il faut dire que j’ai rarement lu un roman d’une telle intensité émotionnelle. Avec ce récit ultra-contemporain, Capucine nous livre le portrait de trois femmes qui se retrouvent à un tournant de leur vie.

C’est le portrait d’Anastasia qui m’a le plus touchée. Bien sûr, les deux autres jeunes femmes ne sont pas en reste, mais Anastasia demeure en quelque sorte l’instigatrice des chemins déviants que vont emprunter ces trois protagonistes. Malgré sa maladie, elle a su rester lucide. Capucine a su dresser un portrait incroyablement touchant, sans jamais trop en faire, avec énormément de tendresse et de sensibilité.

La plume de l’auteure est somptueuse. Ce roman est tout simplement un véritable bijou littéraire. Il ne faut pas s’attendre à de l’action. C’est plutôt une longue introspection de femmes qui se remettent en question. Capucine le fait avec une grande acuité. Les dialogues sonnent justes. Le roman est divisé en quatre parties. Les trois premières traiteront respectivement d’Anastasia, d’Iris et de Lolita. La quatrième traitera d’un personnage dont je préfère ne rien vous dire, afin de ne rien spoiler.

Un roman qui m’a totalement bluffée, remuée et bouleversée. Sous une plume unique et somptueuse, l’auteure brossera le portrait de femmes à la dérive, qui vont dévier du chemin tout tracé pour elles. Elle le fera avec une rare acuité, beaucoup de sensibilité et une grande justesse. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Romance

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec !

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec ! de Laure Allard-d’Adesky

  • Auteur : Laure Allard-d’Adesky
  • Titre : Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec !
  • Genre : Romance
  • Éditions : HQN
  • Nombre de pages : 139
  • Parution : 16 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Elle voulait des vacances hors du commun… la voilà servie !

Lola en a ras-le-bol de passer ses étés à jouer à la baby-sitter pour les enfants de ses copines. Comme si être la seule célibataire du groupe ne suffisait pas ! Cette année, elle avait donc tout prévu : un séjour à Ibiza en solo, quelques cocktails acidulés et, bien entendu plein de mecs canons. Seuls petits hics : son vol a été annulé, et sa grand-mère adorée l’a suppliée de venir garder ses animaux de compagnie chez elle, dans un village paumé de Bretagne. Demande que Lola a évidemment dû accepter… Mais pas question de laisser tomber son concept de vacances de rêve, alors ce sera maillot de bain et sangria au premier rayon de soleil ! Quant aux mecs canons, elle pourrait peut-être jeter un œil à cette fameuse « liste de prétendants potentiels » que son incorrigible grand-mère lui a préparée…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HQN pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lola est une jeune femme avenante, qui ne lésine pas lorsqu’il faut venir en aide à ses proches. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée coincée à faire du baby-sitting lors des ses vacances précédentes, pour des couples qui eux, lézardaient au soleil. Mais cette année, Lola décide de partir seule, à Ibiza. Pourtant, suite à l’annulation de son vol, et la demande de sa grand-mère pour venir garder ses animaux de compagnie pendant qu’elle sera en croisière, Lola doit revoir ses projets.

C’est un excellent moment de lecture que j’ai passé en compagnie de Lola et de ses aventures et mésaventures amoureuses. Le roman est très court, et je n’aurais pas été contre d’en lire davantage.

D’emblée, Laure fait rentrer le lecteur dans le vif du sujet et le personnage de Lola m’a tout de suite semblé attachante. J’ai beaucoup aimé son caractère. Finalement, elle est dévouée aux autres et j’ai trouvé cela touchant.

Mais c’est surtout les péripéties entre elle et sa grand-mère qui sont sans aucun doute le point fort du roman. J’ai beaucoup ri avec son idée de laisser une liste de célibataires qui pourraient potentiellement plaire à sa petite-fille. Les situations cocasses se multiplient et je n’ai ressenti aucun ennui pendant cette lecture.

La plume de l’auteure est fluide et j’ai fortement apprécié l’alternance des points de vue entre Lola et sa grand-mère, pour ainsi avoir une histoire sous deux perspectives. Laure manie bien l’humour, n’en faisant jamais trop et dosant les effets comiques dans ses scènes.

Une excellente lecture emplie de fraîcheur et de bonne humeur, servie par des personnages attachants. À découvrir.

Ma note : 17/20