Historique

Le destin d’Aurélie Lafrenière

L’officier anglais de Stéphanie Martin

  • Auteur : Stéphanie Martin
  • Titre : L’officier anglais
  • Genre : Historique
  • Éditions : Guy Saint-Jean
  • Nombre de pages : 504
  • Parution : 22 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À Québec, en 1775, Aurélie Lafrenière, fille d’un commerçant aisé d’origine anglaise, jouit d’une vie confortable au sein d’une famille bourgeoise. Confrontée à l’arrivée de soldats anglais hébergés contre son gré à la résidence familiale, la jeune femme volontaire et déterminée refuse de se laisser amadouer. Car c’est bien en se joignant à cette armée maudite que son jeune frère a perdu la vie… Parmi les invités, le capitaine James Walker, dont le flegme et l’arrogance cachent tant bien que mal un passé tourmenté qui intrigue la jeune femme tout autant qu’il l’irrite.
Forcée d’épouser un homme qui la répugne, Aurélie choisit la fuite, sans se douter qu’à Boston, où elle croit trouver refuge, gronde une guerre qui n’est pas la sienne et qui la mènera dans des situations encore plus périlleuses que celles qu’elle a fuies avec tant de ferveur. Les retrouvailles fortuites et salvatrices avec le capitaine Walker lui feront-elles entrevoir un aspect du jeune militaire qu’elle refusait obstinément d’envisager ? Se révélera-t-il, malgré les mauvaises intentions qu’elle lui porte, l’instrument de sa survie ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Guy Saint-Jean pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Québec, 1775. Aurélie, jeune femme issue d’une famille aisée et à l’abri du besoin vit dans l’insouciance. Son quotidien va pourtant se retrouver totalement chamboulé lorsque sa famille va devoir héberger des officiers anglais. Or, Aurélie voit cela d’un très mauvais œil, n’oubliant pas que justement, c’est à cause de cette armée que son frère a perdu la vie. Pourtant, l’officier Walker, qui fait partie de ses hôtes, lui fera remettre en question tous ses préjugés. Obligée à fuir, et se retrouvant à Boston, elle y rencontrera à nouveau le jeune Walker.

Je ressors tout simplement subjuguée de ce roman qui m’a semblé être particulièrement maîtrisé, du début à la fin. J’aime beaucoup me plonger de temps à autre dans des récits au fort contexte historique et si en plus l’héroïne est charismatique et qu’une belle romance se profile à l’horizon, je suis forcément preneuse. Et bien, force m’est de constater qu’ici, j’ai retrouvé tous ces ingrédients et même bien plus encore que je n’en attendais.

Sous une intrigue maîtrisée à la perfection, Stéphanie Martin va dérouler une saga somptueuse et immersive au possible. Dès les premières pages, j’ai été conquise et c’est chose rare. Je savais en ne lisant que le début que ce roman allait me plaire et je ne me suis pas trompée.

Forcément, le point fort de ce récit est indubitablement l’héroïne, Aurélie. J’ai été subjuguée par cette femme charismatique, forte mais sensible à la fois, et surtout incroyablement inspirante. L’auteure n’en a pas fait un personnage fade, ou trop parfait, et c’est vraiment appréciable de retrouver cela dans ce genre littéraire. Je me suis vraiment attachée à Aurélie, et j’ai ressenti une empathie grandissante pour elle. J’ai eu parfois peur des choix qu’elle prenait et j’avais envie de l’aider à suivre la bonne voie. C’est un personnage marquant.

Autour d’Aurélie, il y a également l’officier Walker qui gravite. Ce personnage est empli de secrets et l’on devine une grande sensibilité sous ses airs parfois un peu rudes. Je l’ai trouvé également très bien dépeint et l’auteure a su réussir à retranscrire son caractère pas toujours facile à cerner.

Si les personnages m’ont séduite, il est vrai, il faut pourtant bien dire que ce n’est pas la seule vertu du roman. L’auteure a ancré son intrigue dans un fort contexte historique, telle que l’occupation anglaise à Québec. J’en ai énormément appris. Et il faut mettre en avant le grand travail de recherches qu’a sans doute effectué Stéphanie Martin pour pouvoir coller au plus près de la réalité. Beaucoup de détails sont donnés. L’auteure a su allier la petite histoire à la grande Histoire avec brio. J’ai été captivée.

La plume de l’auteure est tout en douceur et vraiment addictive. C’est tout de même un petit pavé que nous propose ici Stéphanie et pourtant, je n’ai pas vu défiler les pages. J’ai été prise dans le récit et je ne voulais plus quitter ces personnages. Quand je pense que c’est un premier tome, j’en suis forcément heureuse, puisque cela laisse présager une suite tout aussi intéressante.

Un roman servi par une héroïne incroyablement charismatique et inspirante, le tout sous un fort contexte historique. L’auteure a déroulé une intrigue sans fausses notes, et elle a su me captiver du début à la fin. C’est de toute beauté et c’est à découvrir sans hésitation.

Ma note : 18/20

Historique

La femme révélée – Rentrée littéraire

La femme révélée de Gaëlle Nohant

  • Auteur : Gaëlle Nohant
  • Titre : La femme révélée
  • Genre : Historique
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre ?
Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles.
Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse.
Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ? Et comment, surtout, se pardonner d’être partie ?
Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité. Une fois encore, Violet prend tous les risques et suit avec détermination son destin, quels que soient les sacrifices.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris, années 50. Eliza, une jeune femme qui a changé d’identité, se cache après avoir quitté mari et enfant qu’elle a laissés aux États-Unis. Désormais, elle s’appellera Violet, et son appareil photo Rolleiflex ne la quittera plus lors de son exil. Qu’a donc fui Violet ? Ce n’est qu’en 1968 qu’elle pourra enfin retourner à Chicago rechercher son fils. Elle y retrouvera une ville en pleine émeute suite aux divers événements historiques.

Si j’ai beaucoup aimé ce roman, c’est principalement dû à son héroïne. Par contre, je dois avouer qu’en ce qui concerne la narration, je n’ai pas réussi à rentrer totalement dans l’histoire que nous propose ici Gaëlle Nohant. En effet, il m’a semblé que cette intrigue était trop lente à bien des égards.

Violet va devoir se reconstruire dans une ville qu’elle ne connaît pas, et surtout apprendre à surpasser le manque de son fils. L’auteure a su créer un personnage aux très belles valeurs et incroyablement touchante et inspirante. J’ai ressenti beaucp d’admiration pour elle, pour sa manière de se battre pour s’en sortir.

Gaëlle Nohant a su réussir un beau mariage entre côté romance et grande Histoire. Divers faits marquants de l’Histoire seront ainsi abordés et parfaitement intégrés au récit. J’ai beaucoup aimé me promener dans ce Paris des années 50, et me retrouver ensuite dans les États-Unis de la fin des années 60.

Ce qui m’a posé problème, c’est la lenteur avec laquelle se déroule cette première partie du roman, juste avant que Violet ne retourne à Chicago. J’ai parfois l’impression que Gaëlle Nohant n’a pas su avancer dans son intrigue et qu’elle s’est parfois embourbée. C’est vraiment la seule chose que je reproche à ce beau roman. J’en suis d’ailleurs très déçue, parce que cela a parfois freiné mes émotions pendant la lecture.

La plume de l’auteure est très belle. C’est une découverte pour ma part, et nul doute que je lirai d’autres romans de Gaëlle Nohant. Elle a un réel talent de conteuse et son style est poétique. Les chapitres sont de taille moyenne.

Une belle lecture, servie par une héroïne touchante et inspirante. J’ai malgré tout ressenti des longueurs en première partie du roman, ce qui m’a freinée pour être en mesure d’apprécier pleinement cette lecture.

Ma note : 14/20

Historique

Du côté des Laurentides

L’école de rang de Louise Tremblay d’Essiambre

  • Auteur : Louise Tremblay d’Essiambre
  • Titre : L’école de rang
  • Genre : Historique
  • Éditions : Guy Saint-Jean
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 1 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À l’automne 1931, la jeune Agnès Lafrance réalise son rêve: elle sera institutrice. Cependant, à son arrivée dans le village des Laurentides où on l’a assignée, elle déchante. Rien ne se passe comme elle l’avait imaginé… S’installant tant bien que mal dans son nouvel environnement, elle se console en songeant à l’immense bonheur de contribuer à l’éducation – et à la vie – de tous ces enfants qu’elle aime déjà. 
Les liens créés avec Honorine Théberge, son époux Romuald et leurs enfants agiront comme un baume au milieu de la tourmente. Auprès d’eux, la jeune institutrice retrouvera un peu de la chaleur humaine et familiale qui lui manque cruellement. Mais à l’ombre des magnifiques Laurentides, Agnès vivra, au cours de cette première année d’enseignement, déceptions, suspense et tragédie… La joie, la solidarité et l’amour seront-ils suffisants pour lui donner la force de poursuivre son rêve?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Guy Saint-Jean pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Saint-Clément des Laurentides, 1931. Agnès réalise enfin son rêve de devenir institutrice et est donc mutée dans cet hameau bucolique et charmant. Pourtant, si tout en apparence est plaisant, elle va vite déchanter. En effet, elle va résider dans une petite chambre au-dessus de la salle de classe, et à sa grande surprise, celle-ci se trouve dépourvue d’électricité et d’eau courante. Agnès tient bon, puisqu’elle ne sera là que l’espace de quelques mois. Mais voilà, sa famille, son amie Marion, son fiancé Fulbert lui manquent terriblement. Heureusement, tout ne sera pas qu’adversité. Elle fera la rencontre de belles personnes, notamment celle de la famille Théberge.

Ce roman est une véritable pépite de douceur et une parenthèse enchantée le temps de 400 pages. Je ressors vraiment conquise de ce très beau récit qui m’aura fait passer par beaucoup d’émotions. L’auteure aura su maintenir mon intérêt de la première à la dernière ligne.

J’ai été en immersion totale dans ce petit village si particulier. Louise a su créer une espèce de huis-clos, mais est restée toujours dans la bienveillance. J’ai été captivée et j’ai adoré me promener dans les rues de Saint-Clément des Laurentides, accompagnée de personnages touchants et particulièrement gentils.

J’ai été très touchée par les personnages, en particulier par le benjamin de la famille Théberge, Jean-Baptiste. Je l’ai trouvé si attachant et drôle. L’auteure m’a beaucoup touchée dans sa description de cette famille pour qui ce n’est pas toujours facile, mais qui pourtant garde bien en tête la volonté d’aider autrui.

Agnès est attachante à souhait. J’ai été captivée par ses avancées et même si ce n’est pas toujours évident pour elle, que ce soit au niveau de son quotidien comme au niveau de sa famille, elle reste forte et affirmée. Elle ne perd jamais espoir et son optimisme est beau à voir.

Outre le bon moment de lecture que m’a offert Louise, j’ai beaucoup aimé les belles valeurs qu’elle a réussi à véhiculer au travers de son texte. En effet, ici, bienveillance, écoute, générosité et solidarité seront de mise et c’est très touchant de lire une histoire de cet acabit.

La plume est douce et entraînante. C’est vraiment très facile à lire, les pages défilent sans même s’en rendre compte et le tout est d’une grande fluidité. Les chapitres sont peut-être un peu longs et il n’est donc pas forcément évident d’arrêter sa lecture en cours de route. Mais cela n’altère en rien le plaisir de lecture.

Une véritable parenthèse de douceur dans un décor somptueux et dépaysant, le tout accompagné de personnages touchants au possible. Ce roman est une petite gourmandise. Je ne connaissais pas cette auteure et c’est une grande découverte pour ma part. Elle m’a conquise avec son récit et nul doute que je m’essaierai à d’autres de ses romans.

Ma note : 17/20

Historique

Une sorcière à la cour

Une sorcière à la cour de Philippe Madral

  • Auteur : Philippe Madral
  • Titre : Une sorcière à la cour
  • Genre : Historique
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 9 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

1678. Tandis que Louis XIV mène grand train à Saint-Germain et Versailles, Paris est frappé par les meurtres les plus abominables et la rumeur enfle : des empoisonneuses œuvrant pour le diable auraient infesté la ville.
Lorsque le scandale gagne la cour, le roi ordonne à La Reynie, lieutenant général de police, de démanteler les officines et de punir les sorcières. À mesure qu’il enquête, ce dernier comprend que le roi est victime d’un complot. Mais surtout, il découvre que derrière ces actes diaboliques se cache une plus grande violence encore, subie par les femmes. Maintenues toute leur vie sous l’autorité d’un père, d’un frère ou d’un mari, ont-elles d’autre choix que le crime pour conquérir leur liberté ?

Dans cette enquête sulfureuse, Philippe Madral nous plonge au cœur d’une société en pleine mutation et revisite sous un jour complètement nouveau la célèbre affaire des Poisons, avec un souffle romanesque exceptionnel.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1676, Paris. La marquise de Brinvilliers est jugée coupable d’empoisonnements et exécutée sur la place publique. C’est alors que Louis XIV choisit La Reynie comme premier lieutenant de police pour lancer les investigations sur l’affaire dite des poisons, et ainsi démanteler les officines et celles qui étaient alors appelées les sorcières. Très tôt, La Reynie va se rendre compte que l’entourage le plus proche du roi est impliqué, et va alors débuter une enquête des plus périlleuses.

Je ressors totalement conquise de ce roman historique qui aborde un fait réel, de manière romancée et très documentée, mais surtout de manière très originale. Ici, c’est l’inspecteur La Reynie qui a la parole tout au long de cette enquête, et c’est une totale réussite pour ma part. J’ai trouvé très original et intéressant de se placer sous la perspective de ce personnage aux valeurs intègres et à la loyauté indiscutable.

Je me suis totalement prise à ce jeu de pistes. J’avoue que je ne connaissais pas très bien les détails de cette affaire, et que grâce à Philippe Madral, j’en ai appris énormément, le tout sans même m’en rendre compte. L’auteur a une capacité incroyable à romancer son récit. Il est impossible de s’ennuyer. Les rebondissements sont nombreux et cela se lit réellement comme un roman policier.

Il faut tout de même mettre en valeur le travail en amont effectué par l’auteur. Derrière ce roman, il y a une multitude de recherches de la part de Philippe Madral, pour coller au plus près aux faits historiques. Le récit est très documenté, foisonnant et enrichissant.

La plume est tout simplement parfaite. Elle est d’une énorme fluidité et on lit un passage important de l’Histoire sans effort, sans ennui. Croiser des personnages emblématiques au fil des pages est très intéressant.

Ce récit historique passionnant retrace l’une des grandes affaires de la royauté française. C’est documenté et dense, mais si bien romancé que la lecture devient fluide. Une véritable immersion aux côtés d’un personnage emblématique. Une vraie réussite.

Ma note : 18/20

Historique

L’Automne avec Brahms

L’automne avec Brahms d’Olivier Bellamy

  • Auteur : Olivier Bellamy
  • Titre : L’Automne avec Brahms
  • Genre : Historique
  • Éditions : Buchet Chastel
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 3 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l’histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann – la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.

Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.

Alors que le monde de l’art ne jure plus que par l’innovation et le progrès, Brahms va se lever, seul contre tous, et démontrer qu’on peut aller encore plus loin en regardant derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus parfaite et la plus originale qui soit.

Après Un hiver avec Schubert, Olivier Bellamy guide le lecteur dans l’oeuvre et l’histoire de Brahms en 44 textes ciselés, documentés et sensibles. Le compositeur le plus secret de son époque nous devient aussi proche qu’un membre aimé de notre propre famille…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Buchet Chastel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Johannes Brahms est sans aucun doute l’un des plus grands compositeurs de l’époque romantique. Il a entretenu une relation étroite avec Schumann et son épouse Clara, qu’il admire profondément. C’est lorsque Schumann se fera interner dans un asile psychiatrique, que les liens entre Clara et Brahms vont s’intensifier au profit de créations musicales. L’admiration de Brahms va au-delà de la simple admiration, et c’est cette relation ambiguë qui sera mise en exergue dans ce beau roman.

L’auteur nous offre 44 tranches de vie de ce grand compositeur, pour nous permettre à nous, lecteurs, de mieux le connaître et de mieux l’appréhender. Le tout est décrit avec une grande délicatesse et nous permet, que l’on soit néophyte ou pas, d’en apprendre énormément sur ce grand compositeur.

L’auteur ne part pas dans le compliqué et n’a pas la vocation d’avoir fait de son écrit un essai. Il s’agit plutôt de mettre en exergue les moments importants de la vie de Brahms, le tout de manière romancée et douce. Je me suis laissée porter par ce beau texte.

La plume est fluide, simple et va droit à l’essentiel. Elle est d’une grande délicatesse et emplie de sensibilité. Les chapitres sont assez courts, donnant du rythme à ce récit.

La vie et l’œuvre de l’un des plus grands compositeurs de l’époque romantique sera mise en avant, le tout servi par une plume délicate et fluide. Très facile à suivre, j’ai été fascinée par ce beau récit.

Ma note : 17/20

Historique

La petite voleuse de la soie

La petite voleuse de la soie de José Frèches

  • iciAuteur : José Frèches
  • Titre : La petite voleuse de la soie
  • Genre : Historique
  • Éditions : XO
  • Nombre de pages : 339
  • Parution : 31 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Quelques œufs de ver à soie et graines de mûrier… et voilà qu’un secret jalousement gardé en Chine pendant des millénaires finira par être divulgué au dehors de la Grande Muraille, ce qui entraînera la chute de la puissante dynastie des Han.

Nous sommes au IIIe siècle de notre ère, et la « petite voleuse de la soie » s’appelle étoile du Nord. Menacée de mort, cette brodeuse aux doigts d’or fera le bonheur d’un roitelet du Khotan et la richesse de cette oasis, l’un des plus anciens pays bouddhistes.

Sa fuite est le début d’une étourdissante cavalcade sur la légendaire route de la soie, épopée pleine de rebondissements, de fureur et de sensualité, où le lecteur croisera, tour à tour, un vieil ermite taoïste, un général sans peur ni scrupules, un empereur autiste et une redoutable Persane.

Avec ce roman, José Frèches nous fait partager sa passion pour la Chine. Il nous montre combien la soie était, pour tous les Chinois, une étoffe sacrée, symbole de beauté, de douceur, mais aussi de rayonnement et de domination.

Jusqu’à ce qu’un coup de foudre ne vienne tout renverser…

Un grand roman au cœur des mystères de la Chine

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions XO pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Chine, IIIe siècle de notre ère. L’Empire garde jalousement un secret, en l’occurrence celui de la soie et de ses origines. C’est dans ce contexte que nous allons retrouver Étoile du Nord, qui après avoir perdu sa maman, va être séquestrée pour travailler dans un atelier et ainsi dévider les cocons de soie, pour ensuite tisser les fils de cette étoffe prisée qui en découleront. Durant le périple littéraire que nous offre José Frèches, nous croiserons la route de plusieurs personnages qui de leur côté, contribueront à tisser les fils d’une intrigue peuplée de traditions, de trahisons, d’amour, et de secrets.

José Frèches est un véritable passionné de la Chine antique, et cela transparaît à chaque page de cet ouvrage. En effet, l’immersion est totale, et j’en ai appris beaucoup quant aux traditions et aux croyances séculaires de l’époque. Ce roman est parsemé de références toutes plus instructives les unes que les autres, et le grand plus réside dans le fait que l’auteur a créé des notes pour tout nous expliquer en détail. Dès qu’un terme inconnu nous apparaît lors de notre lecture, il trouve son explication grâce aux éclaircissements de l’auteur. Je ne me suis donc jamais sentie perdue et j’ai eu l’impression d’une lecture intelligente.

L’intrigue est bien menée, même si j’avoue que j’aurais souhaité la voir un peu plus romancée et étoffée. J’ai eu parfois l’impression de tenir entre mes mains un essai sur l’importance de la soie dans la Chine antique, et non pas un roman histoirique. Il y a certes beaucoup de rebondissements, mais j’aurais aimé davantage d’implication et de profondeur dans cette intrigue.

J’ai été fascinée par tout ce qui touchait à la soie, et j’ai lu avec grand plaisir les passages concernant cette étoffe. Je me suis totalement attachée à Étoile, qui est, à n’en pas douter, un personnage féminin fort et affirmé. Beaucoup de personnages secondaires viennent compléter le tableau, et l’intrigue part vraiment dans beaucoup de directions différentes, mais parfois de manière un peu trop survolée.

La plume est dynamique, et les petits chapitres favorisent une bonne dynamique. Je me suis laissée entraîner par ce que nous proposait l’auteur, et sans même m’en rendre, j’en ai appris énormément.

Entre traditions, trahisons, alliances, secrets, amours contrariées, avec pour toile de fond la Chine antique, l’auteur aborde une thématique passionnante, à savoir tout ce qui concerne la soie, cette étoffe prisée et soyeuse. Un roman historique à la frontière de l’essai parfois, mais qui n’en reste pas moins passionnant.

Ma note : 16/20

Historique

Terrible vertu

Terrible vertu d’Ellen Feldman

  • Auteur : Ellen Feldman
  • Titre : Terrible vertu
  • Genre : Historique
  • Éditions : cherche midi
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 3 octobre
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Le devoir d’une femme : regarder le monde bien en face, avec une lueur infernale dans les yeux ; avoir un idéal ; parler et agir en dépit de toutes les conventions. » Telle était la philosophie de Margaret Sanger et telle a été sa vie.

Portrait d’une des figures les plus influentes et les plus controversées du xxe siècle, ce roman met en scène cette femme indomptable. Élevée dans un milieu pauvre, par une mère épuisée par treize grossesses, Margaret se fait très jeune le serment de ne jamais subir la vie d’une femme au foyer. Devenue infirmière à une époque où la contraception est illégale, elle décide de se consacrer aux femmes et met sur pied en 1916 la première clinique clandestine de contrôle des naissances. C’est le début d’une vie de luttes enfiévrées qui la conduiront à créer en 1952 le planning familial, avant de militer, par tous les moyens, pour la légalisation de la pilule. Son acharnement la conduira plusieurs fois en prison, elle sera contrainte de fuir les États-Unis pour l’Angleterre et la France, où, là encore, toujours aussi indomptable et provocante, elle poursuivra son inlassable combat pour l’égalité des sexes. Ellen Feldman nous restitue ici la vie d’une femme hors du commun, mais aussi de ses proches, mari, amants, enfants, famille, dont l’existence a souvent été malmenée par cette héroïne en quête d’absolu, qui a changé la vie de toutes les femmes, peut-être aux dépens de la sienne.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions cherche midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Margaret Sanger est l’une des plus grandes militantes et figures du féminisme du vingtième siècle. Venant d’une famille pauvre, où elle a vu sa mère épuisée grossesse après grossesse, elle n’aura de cesse de se battre pour la cause féminine. Elle sera à l’origine de la création du planning familial et militera pour la légalisation de la pilule. C’est cet incroyable destin qu’Ellen Feldman a décidé de retracer pour ses lecteurs. Il s’agit ici d’une biographie romancée de l’une des figures les plus emblématiques de son temps.

Je dois avouer qu’avant de débuter ce roman, je ne connaissais pas du tout Margaret et j’ignorais tout de ses accomplissements. La quatrième de couverture m’a d’emblée attirée, et ayant eu envie d’en apprendre plus sur le parcours de cette femme, je me suis lancée dans cette lecture. Et je ressors finalement conquise.

J’ai été totalement subjuguée par Margaret, que j’ai trouvée forte de ses idées. Elle n’arrêtera pas de se battre pour ses idéaux même si cela a pu lui valoir une multitude d’ennuis. Ellen Feldman a réussi à romancer son récit de telle manière que la lecture devient très difficile à arrêter. Je n’ai pu m’empêcher d’avoir peur pour Margaret, mais également de ressentir beaucoup d’admiration.

Il est vrai que parfois, j’aurais apprécié que l’auteure aille plus en avant dans les actes de Margaret. Le tout reste très en surface, et ce récit se concentre souvent davantage à la vie personnelle de Margaret. Il sera ainsi fait mention de ses amours, de ses enfants. Pour ma part, ce n’est pas vraiment un bémol, ce récit n’ayant pas pour vocation d’être une biographie complète ni même un essai.

La plume est très fluide. L’utilisation de la première personne dans la narration peut perturber au début, lorsque l’on sait que l’on lit une biographie romancée, mais semble finalement assez judicieux, puisqu’il permet une immersion totale au lecteur.

Un portrait d’une femme qui à révolutionné son époque, militante et féministe qui s’est battue envers et contre tous pour accorder aux femmes des droits nécessaires. Je ressors totalement conquise de ce récit. À lire.

Ma note : 17/20