Contemporain

Je suis venue te dire

Je suis venue te dire de Cynthia Kafka

  • Auteur : Cynthia Kafka
  • Titre : Je suis venue te dire
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 7 octobre 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après dix ans d’absence, dans une ultime tentative de s’affranchir de son passé, Rose revient à Chantilly.
Cette fois ci, son géniteur ne pourra pas fuir.
Hospitalisé en soins palliatifs, il devra s’expliquer et vite : ses jours sont comptés.

Mais la situation échappe à la jeune femme lorsqu’elle découvre qu’il ne pourra pas lui répondre, seulement l’écouter. Ses souvenirs de petite fille ainsi que ses choix d’adulte l’aideront-ils à se livrer, à se découvrir, et à enfin se trouver ? 

Et si elle était plus forte qu’elle ne veut bien l’admettre par peur de se décevoir elle-même ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions de l’Archipel pour leur confiance.

Chantilly. Après dix ans d’absence, Rose, vingt-huit ans, revient dans cette ville et quitte Bordeaux, où elle y travaillait dans l’épicerie de son compagnon et patron, Éric. Son père est en soins palliatifs et elle veut revenir lui dire ce qu’elle a sur le cœur depuis tant de temps. Son papa ne pourra plus lui répondre, mais elle, de son côté, elle pourra tenter de lui expliquer son silence pendant tout ce temps et tenter de lui pardonner ses absences à lui pendant son enfance. En effet, à l’âge de quatre ans, Rose a perdu sa maman dans un accident de voiture, et son père a été bouleversé au point de laisser sa fille de côté.

Quel roman. Bouleversant, tendre, et empli d’émotions fortes. Cynthia a su me toucher avec une histoire tout en simplicité. Plusieurs thématiques telles que le pardon, la résilience et les remises en question sont présentes.

D’emblée, je me suis attachée à Rose. L’auteure a su en faire un personnage profond. Elle est très bien dépeinte. J’ai ressenti une grande empathie pour elle et pour ses blessures cachées, qu’elle nous dévoile au fil des pages. Les rencontres qu’elle fera vont la changer. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Amélia et de son frère, qui m’ont également beaucoup touchée.

La plume de l’auteure est tout en simplicité. J’ai été conquise par le schéma narratif. Rose va raconter ses souvenir d’enfance à son père. À chaque tranche d’âge, elle explique ses peines. Le lecteur pourra donc suivre le parcours de Rose au plus près. Les petits chapitres rythment l’histoire.

Un magnifique roman sur le pardon, la résilience. J’ai été bouleversée à plusieurs reprises. C’est à découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

Proie

Proie de Rachel Abbott

  • Auteur : Rachel Abbott
  • Titre : Proie
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 454
  • Parution : 6 mai 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quelques mois après la disparition brutale de son mari, Natalie a retrouvé l’amour dans les bras d’Ed, le meilleur ami du défunt. Mais aux effusions des débuts succèdent bien vite les tensions et la conviction que ce dernier cache une personnalité troublée, sombre et inquiétante. Pour protéger Scarlett, sa fille de quinze ans, Natalie décide de fuir Ed pour s’installer dans un immeuble de la banlieue de Manchester. Mais l’endroit est-il réellement sûr ? Alors que mère et fille tentent de se reconstruire dans cette nouvelle vie, des phénomènes étranges surviennent dans l’immeuble ; des bruits que seule Scarlett semble entendre et qui la terrorise… Natalie et sa fille auraient-elles quitté une menace pour une autre, plus terrible et insidieuse encore ?
L’inspecteur Tom Douglas est sur le coup. Mais arrivera-t-il à temps pour les sauver du danger qui se rapproche ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Belfond pour leur confiance.

Lorsqu’un matin, Bernie, un sergent de police, sort promener son labrador, un chien qu’il a offert à sa fille Scarlett, il va se faire percuter mortellement par une automobile. Sa femme Natalie, esseulée, va refaire sa vie avec Ed, le meilleur ami de Bernie. Pourtant, elle va découvrir des choses sur lui qui vont l’inciter à prendre la fuite. Elle retrouvera un autre appartement avec sa fille. Bientôt, elles vont s’apercevoir d’évènements étranges. De son côté, l’inspecteur Tom Douglas et sa collègue Becky Robinson vont enquêter sur la mort mystérieuse d’une jeune fille.

En voilà un excellent thriller que je n’ai pas réussi à lâcher et pour cause, je l’ai lu très rapidement. Il faut dire que l’auteure allie tous les ingrédients nécessaires pour en faire un véritable page-turner, et cela a très bien fonctionné pour ma part.

Dès le départ, j’ai été intriguée par tous ces mystères qui surviennent et l’auteure a su doser son suspense, qui monte crescendo au fil des pages. J’ai beau me dire que les apparences sont trompeuses lorsque je lis ce genre littéraire, il me faut reconnaître que l’auteure m’a totalement surprise avec son dénouement.

La plume de l’auteure est addictive. À tel point qu’une fois lancé dans cette lecture, vous aurez énormément de mal à la lâcher. Les petits chapitres rythment l’histoire.

Un véritable page-turner, dans lequel les apparences sont trompeuses et avec un dénouement surprenant. Tous les ingrédients d’un excellent thriller sont présents. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Les chiens de faïence – Rentree littéraire

Les chien de faïence de Louis Thomas

  • Auteur : Louis Thomas
  • Titre : Les chiens de faïence
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : La Martinière
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 26 août 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Au sein de la famille Dugast, la vie est régie par les habitudes et… les suicides. Depuis plusieurs années les Dugast se donnent la mort les uns après les autres. Coïncidence ? Peu probable. Tradition farfelue ? Peut-être. Art de mourir ? Certainement.
Il y a d’abord le grand-père retrouvé pendu dans la grange, puis la grand-mère qui a foncé dans un arbre en voiture, et ainsi de suite. Tous passent à l’acte, du plus vieux au plus jeune, avec en bout de file : Christophe, le fils de dix-huit ans. Contrairement à sa famille, lui a choisi de vivre. Il rêve d’échapper à ce déterminisme. Mais où aller lorsque l’on ne connaît que le giron familial ? Faut-il vraiment fuir son milieu pour réussir à exister ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions La Martinière pour cette lecture.

Dans un village un peu perdu, trois maisons, trois groupes de gens issus tous de la même famille, les Dugast. Au centre, la maison des parents et de leurs enfants, Christophe et Emma. À droite et à gauche, les grands-parents maternels et paternels. Tous semblent vivre tranquillement, jusqu’au jour où le grand-père maternel apparaît mort. Il s’est suicidé. Lorsque la grand-mère en fait de même, Christophe se retrouve bouleversé. Il semblerait que le suicide soit présent partout dans la famille. Christophe se remet en question.

Voilà un roman que j’ai lu d’une traite. Il est assez court, et l’écriture permet de tourner les pages sans s’en apercevoir. Malgré quelques petits bémols, pour ma part, j’ai accroché à cette histoire de non-dits et d’atavisme dans cette famille Dugast. Il n’en demeure pas moins que le tout demeure très contemplatif et il ne faut pas attendre une action trépidante, sous peine de se retrouver déçu.

L’auteur a su créer une famille particulière, vue sous les yeux de Christophe. Dans ce noyau familial, personne ne se parle et chacun souffre de son côté. Suite aux suicides des grands-parents maternels, c’est au tour des grands-parents paternels de décéder des mêmes causes. Christophe, au milieu de tout ces drames, se sent perdu et esseulé. C’est alors qu’il décidera de partir à Paris, chez Suzelle, une vieille amie de sa maman, afin d’échapper à ces drames.

La deuxième partie du roman bascule davantage dans l’absurde avec l’entrée en jeu de Suzelle, personnage totalement fantasque. J’ai trouvé le personnage de Christophe très bien construit, fort et puissant. Je n’arrive pas à classer ce roman, tant il est particulier.

La plume de l’auteur m’a beaucoup plu. Sobre mais directe, j’ai trouvé le style en totale adéquation avec le roman. Les dialogues sont très bien rendus. Le roman est divisé en deux grandes parties, sans une délimitation de chapitres. Ce procédé me dérange a l’accoutumée. Ici, il n’en a rien été.

Un roman très particulier, qui m’a déroutée au départ, mais qui par la suite m’a bien plu. Le récit est porté par un personnage principal très bien dépeint. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le sel de la Bretagne

Le sel de la Retagne de Collectif

  • Auteur : Collectif
  • Titre : Le sel de la Bretagne
  • Genre : Nouvelles
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 3 juin 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Dans ce recueil, ce sont plusieurs auteurs qui se sont donnés rendez-vous pour mettre la Bretagne en avant. Au travers de ces textes, la Bretagne y sera tour à tour décrite, aimée.

J’ai beaucoup aimé ce recueil de récits très variés, dans lequel j’ai retrouver quelques auteurs que j’avais déjà lus, et d’autres auteurs que je n’ai encore jamais découvert. Grâce à ces textes, j’ai eu envie de découvrir plus en avant la plume de certains d’entre eux.

Au travers de ces textes, beaucoup d’amour pour cette région y transparaît. C’est vraiment beau, d’une grande tendresse. Les auteurs se livrent pour honorer cette région.

Les plumes sont très variées. Il y en a pour tous les goûts. Je n’ai jamais ressenti de monotonie, bien au contraire.

Un très beau recueil, qui met en avant la Bretagne. Au travers de plumes variées, j’y a ressenti toutes le charme de cette belle région.

Ma note : 17/20

Contemporain

La grande vallée – Rentrée littéraire

La grande vallée d’Édouard Bureau

  • Auteur : Édouard Bureau
  • Titre : La grande vallée
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 448
  • Parution : 19 août 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quelque part dans les Alpes, la Grande Vallée bat au rythme des saisons. Dans les mois chauds de transhumance, accompagnant leurs bêtes sur les flancs de la montagne, les bergers savourent leurs joies pastorales au milieu de la nature intacte. Le tour d’horizon est somptueux, entre les neiges éternelles qui éblouissent le regard et le vert qui, plus bas, inonde les vallons.

Mais l’arrivée du Grand Batave trouble les cœurs : avec cet homme venu du Nord, c’est le village des Cent-Maisons qui s’industrialise, c’est la nature qu’on transforme. Tous ces bouleversements annoncent-ils vraiment, comme le croit Arno, le petit berger qu’on appelle le Merle, la mort des étoiles et la fin des chansons ?

Alors, il lui faudra lutter, même seul, même contre tous ses amis, même contre ses propres peurs, pour sauver l’âme de ce lieu, pour encore fredonner les mélodies anciennes et pour aimer plus fort la belle Jelena, la tisserande que sa machine a dévorée. S’ensuivront une fuite dans les sommets enneigés, une traque acharnée et surtout l’espérance qu’existe ailleurs un monde meilleur.

La Grande Vallée est un roman initiatique, une fable enracinée, une course folle pour la liberté, un cri d’amour à la nature et surtout, un appel à la vie intérieure.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Cherche Midi pour leur confiance.

Dans les Alpes, la grande vallée. Arno, surnommé Le Merle, et Belej, quant à lui surnommé La Barbe, sont deux jeunes bergers qui emmènent leurs troupeaux en transhumance. Arno est un rêveur invétéré, Belej est plus réaliste. Lorsque le grand Batave s’installe au village, des idées de modernisation plein la tête, pour Arno, c’est synonyme d’un véritable danger.

Quel beau roman, mais quel dommage. Je dis dommage parce que pour ma part, je l’ai trouvé parfois un peu trop long. Ce sera mon seul bémol, et à mon sens le seul élément qui aura fait que ce récit reste une belle lecture mais pas un coup de cœur.

Il faut dire que j’ai beaucoup aimé l’idée de départ de l’auteur. D’emblée, je me suis attachée à Arno, qui est un véritable idéaliste. J’ai trouvé beaucoup d’originalité dans ce livre, c’est le moins que l’on puisse dire. Je n’avais jamais lu un roman de cette dimension. Et si je reconnais un véritable talent à l’auteur, je dois tout de même avouer que parfois, j’ai eu du mal à me concentrer pleinement.

Ce roman est comme une fable, un conte. Beaucoup de thématiques intéressantes y sont soulevées, notamment la nostalgie, les remises en question, et la nature, surtout. Cette nature somptueuse que l’auteur réussit à retranscrire sans peine.

La plume est de toute beauté, c’est indéniable. Pour ma part, j’ai trouvé le rythme trop lent, et l’histoire trop longue. C’est dommage. Si le récit avait été juste un peu plus court, je pense que j’aurais été en mesure de totalement m’imprégner de cette atmosphère créée tout au fil des pages.

Un roman à découvrir, ne serait-ce que pour la plume magnifique de l’auteur et pour cette mise en avant de la nature et des paysages.

Ma note : 15/20

Contemporain

Un tesson d’éternité – Rentrée littéraire

Un tesson d’éternité de Valérie Tong Cuong

  • Auteur : Valérie Tong Cuong
  • Titre : Un tesson d’éternité
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 18 août 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Anna Gauthier mène une existence à l’abri des tourments entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer et sa famille soudée.
Dans un climat social inflammable, un incident survient et son fils Léo, lycéen sans histoire, se retrouve aux prises avec la justice. Anna assiste impuissante à l’écroulement de son monde, bâti brique après brique, après avoir mesuré chacun de ses actes pour en garder le contrôle.
Qu’advient-il lorsqu’un grain de sable vient enrayer la machine et fait voler en éclats les apparences le temps d’un été ?

À travers un portrait de femme foudroyant d’intensité et d’émotion, Un tesson d’éternité remonte le fil de la vie d’Anna et interroge en un souffle la part emmurée d’une enfance sacrifiée qui ne devait jamais rejaillir.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance.

Anna est une femme heureuse, mariée à Hugues, et mère de Léo, un adolescent sans problèmes, qui s’apprête à passer son baccalauréat. Pourtant, tout va partir en éclat, lorsque la police sonne un jour chez cette famille honorable. Ils viennent chercher Léo, qui aurait agressé un policier lors d’une manifestation à laquelle il participait. Pour Anna et Hugues, c’est l’incompréhension. Comment leur enfant a-t-il pu dériver à ce point ?

Inutile de tergiverser, ce roman a été un véritable coup de cœur, de ceux qui bousculent et qui bouleversent. Je reste admirative par le talent de l’auteure à analyser les sentiments des personnages avec une acuité remarquable et à retranscrire toutes leurs émotions et leurs questionnements, à l’aide d’une écriture sobre et directe.

D’emblée, je me suis attachée à cette famille, et en particulier à Anna. Il faut dire que cette femme expérimente un véritable bouleversement suite à l’arrestation de son fils, puisque c’est tout son passé qui va ressurgir. Effectivement, Anna va retracer son enfance et son adolescence, et tous les traumatismes qu’elle a subi vont refaire surface suite à la grande épreuve qu’endure sa famille.

Tout au fil des pages, j’ai ressenti la détresse de cette mère de famille, qui désirait avant tout faire table rase de son passé. Elle se retrouve submergée par les mauvais souvenirs et se confronte aux blessures d’un passé qu’elle a cherché à tout prix à oublier.

L’histoire est portée par Anna. Ses états d’âme nous sont décrits et retranscrits de manière remarquable. Ce personnage est très complexe et l’auteure a su créer un caractère fort mais à la fois très fragile. Le lecteur assiste aux chamboulent de cette famille pour laquelle Anna a tout donné.

La plume de l’auteure est à la fois sobre et d’une grande puissance. Elle réussit à évoquer tous les bouleversements avec beaucoup de justesse. J’ai été souvent chamboulée. Pas de chapitres ici. Mais rassurez-vous, je n’en ai pas ressenti la nécessité, ce n’est pas du tout gênant.

Un roman fort et puissant. Au travers d’un personnage féminin tout en nuance, et d’une écriture tout en finesse, j’ai été bouleversée par ce récit. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller auto-édité

Les sept chapitres

Les sept chapitres de Katell Curcio

  • Auteur : Katell Curcio
  • Tire : Les sept chapitres
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 217
  • Parution : 30 septembre 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Arrivé sur l’île d’Oléron vingt ans plus tôt, Vincent Paune mène une vie paisible et sans histoire. Mais sa vie bascule un soir d’octobre : il se réveille mal en point et désorienté. L’affolement s’empare de lui lorsqu’il découvre son buste recouvert de tatouages ; ces derniers représentent différents lieux et monuments de l’île.

Il se lance alors dans une quête de vérité et se confronte à un ennemi invisible. Au cœur d’une intrigue qui le dépasse, il devra apprendre à regarder au-delà des apparences.

Mon avis

Je remercie chaleureusement l’auteure Katell Curcio pour sa confiance.

Île d’Oléron. Vincent y habite depuis très longtemps et y semble très heureux, notamment grâce à un groupe d’amis soudé, duquel fait également partie son meilleur ami Greg. La routine semble installée. Pourtant, un matin, Vincent va se réveiller quelque peu vaseux et sans se souvenir de la journée et de la soirée précédente. Soudain, il découvre que son corps a été tatoué à son insu et il va y découvrir des sites emblématiques de l’île d’Oléron. Dès lors, il décidera de résoudre ce mystère aux côtés de Greg.

Décidément, Katell a un vrai talent pour créer des intrigues addictives et ce n’est pas avec cet opus qu’elle va déroger à la règle. J’ai passé un excellent moment de lecture et je me suis laissée entraîner par tous ces mystères, jusqu’au dénouement final totalement inattendu. Du coup, pour ma part, ce thriller est complètement réussi, puisqu’il se compose de tous les ingrédients nécessaires à ce genre littéraire.

Pourtant, je dois avouer avoir été quelque peu déroutée au départ, ne sachant pas où l’auteure voulait m’amener. Beaucoup de personnages sans aucun lien apparent entrent en scène, mais rassurez-vous, lors du dénouement final, toutes les révélations sont claires. Cela est très appréciable, puisque Katell ne laisse aucun élément sans son explication.

J’ai trouvé ce thriller rondement mené. Le suspense monte crescendo et dans les dernières pages, il devient très difficile d’arrêter sa lecture. Les révélations s’enchaînent et le dénouement m’a réellement surprise, ne m’attendant pas du tout à cela.

D’autre part, j’ai fortement apprécié le cadre géographique dans lequel l’auteure décide de placer son intrigue. En effet, Katell offre à son lecteur une véritable visite guidée sur l’île d’Oléron. Les sites sont très bien décrits.

La plume de l’auteure est addictive. Avec un style clair et concis, les pages ont défilé. Les chapitres sont courts, ce qui permet de bien rythmer l’histoire.

Un thriller qui offre une véritable promenade sur l’île d’Oléron. L’intrigue est très bien menée et j’ai été très surprise par ce dénouement totalement inattendu. Une réussite.

Ma note : 17/20

Contemporain

La riposte – Rentrée littéraire

La riposte de Jean-François Hardy

  • Auteur : Jean-François Hardy
  • Titre : La riposte
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Plon
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 26 août 2021
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Résumé

« Tu sais, Jonas, je ne vais pas passer mon existence à baiser tandis que le monde tombe en morceaux. Il est temps d’arrêter le carnage et de riposter. »

Dans un Paris désagrégé par la crise écologique, la misère a définitivement pris ses quartiers. Au rationnement alimentaire s’ajoutent la violence de l’appareil d’État, la canicule et la maladie. Un mystérieux mouvement, Absolum, placarde ses affiches dans toute la ville et gagne du terrain. Son slogan : « Révolution pour la Terre ».

Dans ce chaos, Jonas est infirmier à domicile. Quand il ne s’occupe pas de ses patients, il se réfugie dans les bras de la jeune Khadija, déterminée à sauver le monde. À 37 ans, Jonas est au contraire désabusé et s’apprête à fuir comme tant d’autres vers le Nord, en quête d’une vie meilleure. Mais peut-il partir si facilement sans se retourner ? Qu’est devenue sa sœur Natalia, sa seule famille, dans la campagne aride privée d’électricité ? Et s’il parvenait à convaincre Khadija de le suivre ?

Perdu entre deux âges, incapable de s’engager comme de rester loyal à un système dont il a su pourtant profiter, Jonas va devoir faire face au murmure d’une grande révolte. Alors qu’il a oublié la dignité de mourir, au cœur de son serment, d’autres, par leurs combats, vont lui réapprendre celle de vivre.

La Riposte nous plonge dans ce qui pourrait ressembler à 2030 avec une grande inventivité et une lucidité féroce. Une invitation littéraire saisissante au monde de demain.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Plon pour leur confiance.

Dans un Paris apocalyptique, où les saisons n’existent plus, où les températures atteignent des records même en plein hiver, où règne le chaos, Jonas, un jeune infirmier, tente de survivre tant bien que mal. L’envie de tout quitter se fait de plus en plus pressante. Même l’amour de Khadija ne semble plus le combler totalement. De nouveaux mouvements voient le jour, la riposte est en marche.

Voilà un roman profond et rondement mené. L’auteur a su créer une ambiance pesante qui m’a touchée tout au fil des pages. Il faut dire que l’espoir a très peu de place dans ce récit et que la noirceur est très présente. Jean-Francois Hardy a su rendre cette atmosphère, notamment au travers d’un personnage principal très bien dépeint.

Au travers de Jonas, toutes les désillusions de cette jeunesse bloquée dans un nouvel ordre, se font ressentir. Ce personnage est complexe, parfois un peu trop même. Je l’ai trouvé si blasé. J’ai également apprécié le personnage de Khadija, qui saura se rebeller et se battra.

L’auteur nous décrit un univers sombre, en proie aux crises écologiques et à la misère. Le seul bémol que je pourrais émettre, c’est que j’aurais aimé en savoir davantage sur les raisons qui ont amené à cette situation. J’aurais apprécié un contexte bien expliqué, pour mieux me plonger dans cette atmosphère. Malgré tout, rassurez-vous, les événements sont clairs.

La plume de l’auteur m’a conquise. Avec un style incisif et véloce, en totale adéquation avec la teneur du récit, les pages ont défilé. Les chapitres sont de taille moyenne. Le roman est assez court, et pourtant, je l’ai trouvé très dense.

Un récit sombre, dans lequel l’espoir n’a presque pas de place. Aux côtés du personnage principal, le lecteur découvrira un Paris apocalyptique. Un roman qui prête à réflexion. À découvrir.

Ma note : 17/20

Non classé

Magic, tome 1

La fillette aux cheveux violets d’Audrey Molinatti et Lylian

  • Auteur : Audrey Molinatti et Lylian
  • Titre : Magic, tome 1 : La fillette aux cheveux violets
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dargaud
  • Nombre de pages : 49
  • Parution : 20 août 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle. Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes !
Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs. Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dargaud pour leur confiance.

Evelyn est une fillette aux cheveux violets abandonnée à la naissance. Recueillie au couvent, avec son chat Benedict, la petite fille semble avoir une énergie débordante et les événements étranges ne vont pas tarder à subvenir. Et si Evelyn n’était pas une fille comme les autres ?

Il s’agit ici d’un tome qui permet une incursion dans un univers enchanteur et empli de couleurs. Si les événements mettent du temps à se mettre en place, cela semble pourtant logique, puisque le monde d’Evelyn doit être présenté au lectorat.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, aux couleurs très marquées. Cette bande-dessinée est très réussie. Evelyn est très attachante et les situations s’enchaînent.

Les planches sont très belles. Les dialogues sont simples. Les pages défilent.

Un premier tome qui sert d’introduction à un monde original. Les dessins sont très réussis. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Le journal de ma disparition

Le journal de ma disparition de Camilla Grebe

  • Auteur : Camilla Grebe
  • Titre : Le journal de ma disparition
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Audiolib
  • Lu par : Audrey Sourdive
  • Nombre de minutes : 692
  • Parution : 7 juillet 2021
  • Pour vous procurer cet audio-livre, c’est ici

Résumé

lI y a huit ans, la jeune Malin, alors adolescente, a découvert une fillette enterrée dans la forêt de Ormberg, une ville suédoise isolée. On n’a jamais pu identifier la petite victime.

Devenue une jeune flic ambitieuse, Malin est affectée auprès de Hanne, la célèbre profileuse, et de l’inspecteur Peter Lindgren, qui reprennent l’affaire. Mais Peter disparaît du jour au lendemain, et Hanne est retrouvée blessée et hagarde dans la forêt.

Le seul témoin est un adolescent qui aime errer dans les bois enneigés, la nuit. Sans le dire à personne, il récupère le journal que Hanne a laissé tomber et se met à le lire, fasciné…

Désormais seule dans son enquête, Malin est appelée sur les lieux du tout premier rime : une nouvelle victime a été découverte. Et si tous ces faits étaient tragiquement liés ?

De sa plume fluide et au gré de rebondissements imprévisibles, Camilla Grebe nous offre, après Un cri sous la glace, un second opus étourdissant des enquêtes du trio Malin-Peter-Hanne, où les secrets enfouis et les différentes intrigues s’entrelacent magistralement. La lecture d’Audrey Sourdive est à couper le souffle.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Audiolib pour leur confiance.

J’ai découvert ce roman sous format audio chez Audiolib, et lu par Audrey Sourdive.

Ormberg, 2009. Alors qu’elle est de sortie, la jeune Malin va faire une terrible découverte. Elle va apercevoir le corps d’une petite fille qui n’a jamais pu être identifiée.

Ormberg, 2017. Malin est maintenant entrée dans la police. Elle travaille sur cette affaire non élucidée auprès de Hanne et Peter. Pourtant, Peter va disparaître alors qu’il se trouvait en compagnie de Hanne, et lorsque cette dernière apparaît à nouveau, elle n’arrive pas à se souvenir de ce qu’il s’est passé. Un jeune adolescent va venir en aide à Hanne et récupérer son journal intime à son insu. À l’aide des ses écrits, pourra-t-il reconstituer ces mystères ? Malin, de son côté, est appelée à enquêter sur un nouveau crime qui pourrait être relié à celui survenu huit ans plus tôt.

Narration

Audrey Sourdive a un véritable talent de conteuse, c’est indeniable. Si j’ai tant apprécié cet audio-livre, c’est incontestablement grâce à sa narration.

Le ton est sobre, mais ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont les changements de tonalité qu’adopte Audrey en fonction du personnage qui s’exprime. Je ne me suis jamais sentie perdue dans les dialogues, puisque la narratrice veille bien à effectuer les changements appropriés.

La diction est claire, et la voix est posée. Je n’ai ressenti aucune monotonie pendant mon écoute. C’est une véritable réussite à ce niveau.

Intrigue

Si j’ai eu un peu de mal au début de cette histoire, trouvant que la mise en place était un peu longue, j’ai été par la suite totalement conquise par ce thriller, que j’ai trouvé rondement mené.

L’auteure sait instaurer une ambiance pesante qui monte crescendo au fil des pages. Le suspense est très bien dosé, et la fin m’a totalement surprise, puisque je ne m’en doutais pas.

Les personnages sont complexes et bien construits. J’ai trouvé que l’auteure avait réussi à brosser des caractères profonds et qu’elle avait bien esquissé ses personnages.

La plume de l’auteure est fluide. Les changements de point de vue entre divers personnages sont très judicieux, puisque cela permet suivre au mieux leur évolution. Les chapitres sont de taille moyenne.

Vue d’ensemble

Appuyé par une narration réalisée avec brio par Audrey Sourdive, ce livre audio est une réussite.

Une intrigue prenante. Malgré une mise en place un peu longue, le suspense reste entier jusqu’au dénouement inattendu.

Ma note : 17/20