Contemporain

Les Grandes Nacres

Les Grandes Nacres de Catherine Baldisserri

  • Auteur : Catherine Baldisserri
  • Titre : Les Grandes Nacres
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Julliard
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 24 août 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sur une île méditerranéenne écrasée de soleil et hérissée de montagnes, Efisia est devenue, comme son aïeule, gardienne des grandes nacres, les précieux coquillages fichés dans les profondeurs cristallines. Depuis qu’elle a prêté serment, elle entonne la prière à la mer et plonge inlassablement pour récolter leurs longs filaments qu’on appelle byssus. Puis elle file, tisse et façonne la soie marine, auréolée de mythes.
Rosalia a toujours vu Efisia, sa grand-mère, laver, teinter, sécher et faire danser le byssus entre ses doigts. Dans son atelier, elle a appris les gestes et les légendes. Mais comment continuer de protéger les grandes nacres quand la folie des hommes menace ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Julliard pour leur confiance.

Sur une île de la Méditerranée. C’est là qu’Efisia plonge toutes les nuits lorsque c’est la saison, afin d’aller récupérer les byssus sur les grandes nacres se trouvant au fond de la mer. Avec ces fibres, elle fera ensuite du fil de soie marin, avec lequel elle tissera. Elle a pour principe de ne jamais blesser ces grands mollusques qui sont protégés, et elle a prêté serment il y a bien longtemps, auprès de sa grand-mère. Maintenant, c’est elle qui va initier sa petite-fille Rosalia, et lui faire porter serment à son tour.

Quel beau roman. J’ai été très touchée par cette belle histoire de transmission, et j’en ai appris beaucoup sur les grandes nacres et les byssus qu’elles contiennent, et qui permettent ainsi de tisser par la suite. J’ignorais tout cela, et ce roman est très intéressant puisqu’il met en lumière cela.

Efisia et Rosalia m’ont beaucoup touchée, et j’ai trouvé leur histoire très belle. Efisia tentera de transmettre tout son savoir à la jeune fille, et réussira cela avec beaucoup de patience. L’histoire nous est dévoilée par petites touches.

Mais ce roman, c’est également un cri afin que l’on prenne conscience à quel point il est essentiel de préserver notre environnement. Ici, en l’occurrence, l’auteure va se focaliser sur les fonds marins et les grandes nacres. J’ai trouvé ce roman très important de par les questions qu’il soulève.

La plume de l’auteure est d’une grande élégance. Je ressors conquise par les somptueuses descriptions qu’elle nous propose tout au fil des pages. Avec un style empli de douceur et de poésie, elle réussit également à retranscrire les sentiments de chacun de ses personnages.

Un roman somptueux, servi par une plume délicate et tout en justesse. À découvrir.

Contemporain

Les cœurs silencieux

Les cœurs silencieux de Sophie Tal Men

  • Auteur : Sophie Tal Men
  • Titre : Les cœurs silencieux
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Albin Michel
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 28 février 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Ce n’est pas un hasard si Sarah a choisi le métier d’infirmière : elle passe son temps à s’occuper des autres, jusqu’à s’oublier elle-même. Quand son beau-père, Pedro, perd brutalement la parole à la suite d’un AVC, elle décide d’être sa voix et de partir à la recherche de ses proches, avec lesquels il s’est brouillé depuis de nombreuses années. Tomás, l’un de ses fils, ne voit pas d’un bon œil cette intrusion dans sa vie et ne lui réserve pas l’accueil escompté…

Entre la Bretagne et Lisbonne, un roman plein de grâce et de générosité qui célèbre le pouvoir des mots et les vertus indispensables de la réconciliation.

Avec cette belle histoire de famille et d’amour, Sophie Tal Men nous invite à ne jamais taire nos sentiments et à laisser parler nos cœurs.

Mon avis

Je remercie chaleureusement l’agence Gilles Paris pour leur confiance.

Lorsqu’un jour Pedro est victime d’un AVC, c’est le choc pour son entourage, en particulier pour sa belle-fille Sarah. Il semblait si épanoui sportivement. L’homme va alors s’en remettre mais perdre l’usage de la parole. Sarah, qui est infirmière, va tout faire pour l’aider, accompagnée de l’équipe médicale. Pour Pedro, c’est une long chemin qui commence. D’autant plus qu’il s’aperçoit qu’il a tant à dire, à se faire pardonner, notamment auprès de ses fils qu’il ne voit depuis des années.

Je ressors extrêmement touchée par ce roman, et le dénouement m’a bouleversée. Avec des personnages forts et lumineux, l’auteure réussit à aborder une thématique grave, et c’est terriblement touchant à plusieurs reprises.

Peu à peu, l’histoire personnelle de Pedro nous est dévoilée. Par petites touches, nous apprendrons donc ainsi les raisons qui ont fait que ce père de famille s’est éloigné irrémédiablement de ses fils. Mais également la raison de la belle relation qu’il entretient auprès de sa belle-fille.

L’histoire est est très touchante, et nous montre à quel point le poids des non-dits et de certains secrets peuvent peser lourd à certains moments. J’ai été très touchée par les personnages, par leur résilience et leur capacité à admettre leurs erreurs.

La plume de l’auteure est tout en douceur. Les chapitres alternent entre le quotidien de Pedro et Sarah, et j’ai trouvé cela très judicieux, afin ainsi de suivre au mieux leurs ressentis.

Un roman bouleversant abordant des thématiques difficiles, avec beaucoup de justesse et de sensibilité. À découvrir.

Thriller

19, River Street

19, River Street de Laure Rollier

  • Auteur : Laure Rollier
  • Titre : 19, River Street
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Récamier
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 8 février 2024
  • Pour vous procurer ce live, c’est ici

Résumé

« Je sais ce qu’il s’est passé sur La Dernière danse. Josephine est en vie. Demain, 22 heures. Venez seule. »
 
Ces simples mots, notés sur un bout de papier, confirment ce que Maddie a toujours su : sa fille est vivante, quelque part.
Douze ans plus tôt, lors d’un séjour en plein océan Pacifique, la petite Josephine disparaît mystérieusement durant la nuit, son corps ne sera jamais retrouvé. Face à ce deuil insurmontable, la famille implose, et Maddie reste seule dans sa grande demeure, au 19, River Street, à Seattle.
Ce mot laissé devant chez elle représente alors un ultime espoir. Prête à tout pour retrouver son enfant, Maddie sollicite l’aide de Gabriel, un jeune écrivain en quête de tranquillité, à qui elle vient de louer l’étage de sa maison. Mais que sait-elle finalement de lui ? Pourquoi est-il venu s’installer au 19, River Street ? La jeune femme est loin de s’imaginer à quel point leurs existences sont liées.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Récamier pour leur confiance.

River Street. C’est dans cette rue qu’habite Maddie, psychologue qui a ouvert un cabinet dans une pièce de sa maison. C’est une femme profondément défaite depuis qu’il y a plusieurs années, sa petite fille Joséphine a disparu lors d’un voyage en mer en famille. Elle va alors recevoir un mot bien étrange, qui lui assure que quelqu’un sait ce qui est arrivé à sa fille, et lui donnant rendez-vous dans un bar. Maddie compte s’y rendre, mais non sans l’aide de Gabriel, un jeune écrivain à succès à qui elle loue une chambre du haut de sa maison, et qui semble cacher beaucoup de fêlures lui aussi.

Je ressors conquise par ce court roman psychologique. Laure a su créer un récit qui a réussi à me tenir en haleine, et ce jusqu’au dénouement totalement inattendu. J’ai trouvé ce roman empli de finesse, et les émotions des personnages sonnent juste.

Dès le départ, le lecteur va apprendre à connaître les deux personnages principaux qui vont constituer cette histoire. Nous apprenons donc le drame que vit au jour le jour Maddie, mais également les blessures que Gabriel doit panser. J’ai trouvé ces deux personnages très touchants et certains passages sont bouleversants.

Je ne peux pas trop vous en dire plus sur la direction que va prendre l’intrigue afin de rien vous spoiler, mais pour ma part, j’ai été totalement bluffée me rendant compte que l’auteure m’avait baladée tout au fil des pages. Elle l’a fait d’une manière si subtile, que je n’ai rien anticipé.

La plume de l’auteure est tout en fluidité. Avec un ton juste et authentique, elle réussit à retranscrire les sentiments de chacun de ses personnages avec beaucoup de réalisme. Les chapitres très courts rythment l’histoire et je n’ai pas vu défiler les pages.

Un roman psychologique très addictif, que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher. J’ai trouvé l’intrigue pleine de subtilité, et le dénouement m’a totalement surprise. À découvrir.

Contemporain

La géométrie des possibles

La géométrie des possibles d’Édouard Jousselin

  • Auteur : Édouard Jousselin
  • Titre : La géométrie trie des possibles
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Rivages
  • Nombre de pages : 608
  • Parution : 3 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quel fil invisible relie un ancien résistant, une starlette de la téléréalité, un père de famille américain, un couple d’étudiants appliqués, un migrant mexicain et une jeune mère au bord de la crise de nerfs ? Aucun en apparence, et pourtant. Des forces mystérieuses tressent leurs vies pour les plonger dans la tourmente, hantées par l’ironie de l’Histoire, son cours impitoyable. Leurs ambitions cohabitent avec le mensonge et la fatalité les attend au tournant. 
Des brumes du Morvan aux plages de Californie, des profondeurs du Darkweb aux paillettes d’Hollywood, espaces et temps se télescopent, selon les lois d’une énigmatique géométrie des possibles. 

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Rivages pour leur confiance.

Dans ce roman, plusieurs destinées vont se croiser et s’entrecroiser au fur et à mesure des années. Le lecteur va ainsi voyager de la France aux États-Unis et faire peu a peu connaissance avec tous ces personnages qui vont constituer le noyau de cette histoire. Mais qu’ont-ils en commun ? Finiront-ils par se rencontrer d’une quelconque manière ?

Que roman. C’est brillant de bout en bout, et malgré le nombre conséquent de pages, je peux vous dire que l’ennui ne s’est jamais fait ressentir pour ma part, tant l’auteur a un véritable talent de conteur. J’ai préféré ne pas vous livrer de résumé, tant ce roman est dense et foisonnant.

L’auteur va placer chaque personnage dans une situation particulière et un contexte fort, et il va ensuite dérouler leur histoire personnelle, et c’était passionnant à suivre.

Chaque personnage est bien nuancé, très bien esquissé. L’auteur prend le temps de nous les présenter. Mais je vous rassure, ce n’est jamais long, bien au contraire, je n’ai pas vu défiler les pages.

Le roman se déroule sur plusieurs époques, et c’est là que réside le talent de l’auteur, puisqu’il réussit à faire évoluer tous ses personnages au fil du temps qui passe.

La plume de l’auteur m’a conquise. Avec un style vif, et beaucoup de sensibilité, il réussit à retranscrire les émotions de tout un chacun. Les chapitres sont longs, mais tous divisés et alternant entre un personnage et l’autre. On ne s’y sent jamais perdu.

Un roman qui est une véritable réussite, servi par le véritable talent de conteur de l’auteur. À découvrir sans hésiter.

Contemporain

Serpents dans le jardin

Serpents dans le jardin de Stefanie vor Schulte

  • Auteur : Stefanie vor Schulte
  • Titre ; Serpents dans le jardin
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Héloïse d’Ormesson
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 29 février 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Depuis l’enterrement de sa femme Johanne, Adam Mohn ne quitte plus la chemise qu’il portait ce jour-là. Leur fille se défoule dans des bagarres rageuses avec ses camarades d’école. Leur fils cadet se réfugie dans des rêveries aquatiques. Quant à l’aîné, il fonce sur son longboard, espérant échapper aux visages qu’il voit partout. Johanne avait interdit à quiconque de lire ses carnets. Afin de respecter sa volonté, sa famille choisit une solution radicale qui déconcerte leur voisinage intrusif et, plus encore, l’intraitable Bureau du Deuil. Mais comment accepter l’insoutenable disparition de cette femme adorée ? Les Mohn comprennent qu’ils vont devoir lui inventer un passé flamboyant, seul remède pour apaiser leur douleur.
 
Un conte onirique qui sonde avec singularité et délicatesse les affres du deuil et célèbre la puissance de l’imagination, notre meilleure alliée pour déjouer la brutale réalité.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Héloïse d’Ormesson pour leur confiance.

Depuis le décès de Johanne, sa famille tente de faire son deuil. Son mari Adam et ses trois enfants Steve, Linne et Micha tentent de faire face à ce terrible drame. Chaque soir, ils décident de manger une page du journal intime de Johanne, et s’interdisent formellement d’en lire ne serait-ce qu’une ligne.

En voilà un résumé pour le moins intrigant, et ce roman l’est tout autant, mais qu’est ce qu’il était original, et empli d’une rare sensibilité et de beaucoup de délicatesse, bien qu’il aborde une thématique terriblement compliquée et douloureuse.

D’emblée, je me suis attachée aux membres de cette petite famille qui ont tous l’air déroutés et perdus, mais qui ensemble réussissent à faire face aux terribles épreuves auxquelles ils sont confrontés.

L’auteure va naviguer entre des passages ancrés dans le réel, et ceux davantage oniriques. Il va falloir accepter de ne pas tout maîtriser et de se laisser porter par la poésie des mots afin d’apprécier à sa juste mesure ce récit.

Sous forme de conte, l’auteure analyse les réactions de chacun de ses personnages face au deuil terrible auquel ils doivent faire face. Chacun d’entre eux va réagir d’une manière différente, et la galerie de personnages secondaires va apporter un vrai plus à l’histoire.

La plume de l’auteure est d’une belle poésie. Je suis conquise par ses descriptions et sa manière de décortiquer les émotions, tout en y ajoutant une touche personnelle à son style. Avec beaucoup de simplicité, mais également une belle sensibilité et une grande dose d’authenticité, les personnages se livrent peu à peu au lecteur.

Un roman abordant une thématique difficile. Au travers d’un style poétique et onirique, l’auteure déroule un roman tout en sensibilité et délicatesse. Très original et à découvrir.

Policier

À la gorge

À la gorge de Max Monnehay

  • Auteur : Max Monnehay
  • Titre : À la gorge
  • Genre : Policier
  • Éditions : Seuil
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 9 février 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Dans quelques jours, ça fera dix ans qu’Émilien « Milou » Milkovitch a été condamné pour avoir étranglé un jeune couple.
Après lui avoir rendu visite, Victor Caranne, psychologue carcéral à la prison de l’île de Ré, se met à douter sérieusement de sa culpa­bilité. Mais s’il veut l’aider, il va falloir faire vite : le détenu affirme qu’il se suicidera dans une semaine, le jour anniversaire de son incarcération.
Victor et Anaïs, la jeune flic de la PJ de La Rochelle avec laquelle il a tissé de solides liens, vont se jeter à corps perdu dans un contre-la-montre à haut risque.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions du Seuil pour leur confiance.

Voilà dix ans que Milou est enfermé derrière les barreaux suite au terrible crime qu’il aurait commis. En effet, il est accusé d’avoir assassiné un jeune couple. Caranne, psychologue carcéral lui rend alors visite dans sa prison, et pour lui, le choc est grand. Milou menace de se suicider d’ici une semaine, et affirme qu’il est innocent. Caranne va alors tenter de refaire la lumière sur ce cas, et il pourrra compter sur son amie Anaïs, qui travaille à la police.

Je ressors totalement conquise par ce roman policier aux multiples rebondissements. Je l’ai trouvé extrêmement bien réalisé, et prenant de la première à la toute dernière page. Bien évidemment, ce récit étant une suite dans laquelle nous retrouvons les personnages principaux, je ne peux que vous conseiller de commencer la série dans l’ordre, sinon vous risqueriez de perdre l’évolution des personnages.

L’enquête est malgré tout indépendante, et se suivra tout de même aisément, si vous décidez de commencer par cet opus. L’intrigue est haletante et très prenante. Une fois débuté ce roman, il devient très difficile de le lâcher.

J’ai soupçonné à peu près tous les personnages, et bien évidemment, je me suis trompée. Le talent de l’auteure réside dans sa capacité à faire durer le suspense jusqu’aux dernières pages. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant, et les rebondissements sont multiples.

L’auteure a su créer des personnages tout en nuances, et j’ai beaucoup aimé l’amitié entre Caranne et Anaïs. Tous deux savent se remettre en question, et sont d’un grand courage malgré toutes leurs failles.

La plume de l’auteure est parfaite. Lorsque je lis ce genre littéraire, je m’attends à retrouver une histoire rythmée, et ici, cela a été le cas. Grâce à des petits chapitres, les pages défilent. L’auteure veille à nous laissser des indications temporelles, ce qui est appréciable, afin de suivre au mieux cette enquête.

Un très bon roman policier, dans lequel nous retrouvons les personnages principaux, et une enquête haletante qui maintient son suspense jusqu’au dénouement inattendu. À découvrir sans hésiter.

Thriller

La première sœur

La première sœur de Will Dean

  • Auteur : Will Dean
  • Titre : La première sœur
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 22 février 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La première-née meurt en premier.
 
Les sœurs Raven sont les deux faces d’une même pièce. L’aînée de quelques minutes, Katie est la face lumineuse, drôle, extravertie. Sa jumelle Molly, physiquement identique, est tout le contraire : agoraphobe, elle vit recluse dans un studio londonien dont elle ne sort qu’après avoir pris mille précautions. De son côté, Katie, aventurière, a rejoint New York pour y finir ses études. Mais le jour où son corps est retrouvé près de Central Park, la vie de Molly se brise net.
 
Qui pour assassiner sa sœur si charmante et parfaite ? Comment accepter d’être celle qui reste ? Comment tenir sans sa moitié, sa complice, son indéfectible alliée ?
 
Afin de comprendre ce qui est arrivé à Katie, Molly se lance dans un véritable combat contre elle-même pour rejoindre la cité tentaculaire… et découvrir les nombreux visages que lui cachait celle qu’elle pensait connaître mieux qu’elle-même.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Belfond pour leur confiance.

Molly habite à Londres. De nature angoissée, la jeune fille doit tout contrôler. Un jour, lorsqu’elle reçoit l’appel de ses parents l’informant que sa sœur jumelle katie, résidant à New York, a été retrouvée morte à son domicile, son monde va s’effondrer. Que s’est-il passé ? Quelles sont les causes du décès de Katie ? Molly fera tout pour élucider ce drame.

Il s’agit ici d’un roman très psychologique que nous livre l’auteur, souvent en introspection, mais malgré tout très rythmé et à l’intrigue au suspense implacable, avec en prime des retournements de situations totalement inattendus. J’ai passé un excellent moment de lecture.

Durant toute l’intrigue, nous suivons Molly, son parcours, ses peurs, ses angoisses, mais nous comprendrons également la relation si proche qu’elle entretenait avec sa sœur jumelle. L’auteur donne sa place à une thématique très intéressante, et il le fait avec beaucoup de minutie.

Le roman commence doucement, l’intrigue se mettant peu à peu en place, mais je peux vous dire que va survenir un retournement de situation bluffant, de ceux qui donnent envie de reprendre la lecture depuis le début. L’auteur a su gérer son suspense avec brio, n’en faisant jamais trop, jusqu’au dénouement qui fournit toutes les explications.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Avec des chapitres courts, le roman est très rythmé. Tout le recit est centré le point de vue de Molly, mais bien évidemment toute une galerie de personnages secondaires auront leur importance.

Un thriller psychologique très bien mené, au suspense remarquablement dosé jusqu’au dénouement surprenant. À découvrir sans hésiter.

Contemporain

Dans mon sang, la grenade

Dans mon sang, la grenade de Léa Volène

  • Auteur : Léa Volène
  • Titre : Dans mon sang, la grenade
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 22 février 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Tout commence par un accident. En pleine fête d’anniversaire, Pierre Gavoi est percuté par une voiture. Les seuls témoins sont sa femme, Pelaguie, et trois de ses amies.
Cinq mois plus tôt, Noémie, Maëlle et Ania construisent leur vie, en se débattant dans un quotidien aux multiples injonctions. Dans la rue des Écoles, il y a ce qu’elles montrent et ce qu’elles camouflent. Jusqu’au jour où un nouveau couple emménage dans la plus grande maison de la rue : Pelaguie et Pierre Gavoi.
Alors que les liens d’amitié se développent entre les quatre femmes, Pierre semble être l’homme qui perturbe leur équilibre. Un lien invisible unirait-il chacune d’elles à cet homme ? Et s’il était la goupille qui fera exploser leur grenade ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons de l’Archipel pour leur confiance.

Noémie semble être une jeune femme épanouie. Mariée à Ben, le couple attend son premier enfant. Elle peut compter sur l’aide de sa voisine Ania, et de sa meilleure amie Maëlle, bien que cette dernière habite à présent loin d’elle. Bientôt, une nouvelle famille s’installe dans une maison avoisinant celle de Noémie. Il s’agit de Pélaguie et Pierre, ainsi que leurs deux filles, à qui tout semble réussir, et qui donnent une image de perfection.

Le roman s’ouvre sur une scène glaçante, puisque d’emblée l’on apprend que Pierre a été victime d’un accident devant sa maison, lors de sa fête d’anniversaire. Les seuls témoins sont sa femme Pélaguie, Noémie, Maëlle et Ania. Je n’en dirais pas davantage sur la suite des événements, mais bien évidemment, tout le roman reviendra sur le comment se sont créés les liens entre les divers protagonistes, et à quel point les terribles drames du passé vont finir par avoir une influence sur le présent.

C’est un très beau roman que nous propose ici l’auteure, mettant ainsi en avant de très belles valeurs telles que l’amitié, la sororité et le courage. Elle va aborder des thématiques importantes, et le fera avec beaucoup de justesse. Je vais bien évidemment ne pas révéler quelles sont ces thématiques, risquant par conséquent de vous spoiler une grande partie du roman.

J’ai beaucoup aimé ces portraits féminins, que l’auteure a su brosser avec beaucoup de nuances. Chacune a ses forces, mais également ses faiblesses, et ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point leur amitié va être essentielle pour s’entraider.

La plume de l’auteur m’a conquise. Avec beaucoup de justesse dans le ton, l’auteure aborde des sujets très graves. C’est une récit bouleversant. Les petits chapitres rythment l’histoire et j’ai beaucoup aimé le schéma narratif, alternant ainsi à chaque chapitre les points de vue des diverses protagonistes.

Un roman qui aborde des thématiques graves, et dans lequel l’amitié tiendra toute sa place. C’est bouleversant. À découvrir.

Contemporain

Soixante kilos de soleil

Soixante kilos de soleil de Hallgrímur Helgason

  • Auteur : Hallgrímur Helgason
  • Titre : Soixante kilos de soleil
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Gallimard
  • Nombre de pages : 560
  • Parution : 11 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

« Les Islandais avaient beau habiter depuis mille ans un des endroits les plus neigeux du monde, ils continuaient à espérer que cet épais manteau n’était qu’un phénomène passager et n’avaient jamais conçu des outils efficaces pour lutter contre la neige. C’est un exemple criant de l’infatigable optimisme de notre nation. Elle se contente d’affronter une tempête à la fois et imagine toujours que le temps finira par se lever. » Eilífur Guðmundsson rentre chez lui au fin fond de son fjord pour découvrir sa maison emportée par une avalanche, et son fils Gestur seul survivant du drame. Ainsi commence la vie du garçon, dont l’existence va incarner la naissance d’une nation. Après avoir échoué à émigrer en Amérique, après avoir perdu son père tué lors d’une campagne de pêche au requin, Gestur est recueilli un moment par un riche marchand. Il est ensuite renvoyé à la pauvreté du fjord, pour être attiré à nouveau par le petit port de Fanneyri quand les Norvégiens arrivent avec la pêche au hareng, apportant avec eux l’espoir, la richesse et l’avenir. Soixante kilos de soleil se déroule dans l’un des pays les plus froids, les plus pauvres et les plus sombres d’Europe à l’aube du XXe siècle, où la vie en hiver n’était qu’une quarantaine sans fin. Par le portrait d’un petit village et d’un individu, Hallgrímur Helgason raconte avec un souffle prodigieux l’histoire d’une nation entière, dans un style où l’humour caustique alterne avec des moments d’une grande poésie

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Gallimard pour leur confiance.

Islande. Lorsque Eilífur et son petit garçon Gestur rentrent chez eux, c’est un drame qu’ils vont découvrir. Leur maison a été ensevelie sous la glace, et sa femme et sa fille sont décédées. Pour Eilífur va alors commencer un long deuil mais également un long combat pour offrir le meilleur à Gestur.

C’est un tout petit résumé que je vous livre ici à dessein, tant le roman est dense et empli d’événements. Je peux juste vous dire que nous suivront principalement Gestur dans ce roman d’apprentissage. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman dépaysant, permettant au lecteur d’avoir une véritable vue d’ensemble sur l’Islande.

L’auteur va donc ainsi nous parler des traditions mais également du caractère des islandais. J’ai trouvé cela très intéressant, et les passages parlant du pays s’emmêlent parfaitement à ceux parlant des personnages forts et hauts en couleur qu’a su créer l’auteur.

Le petit Gestur va devoir apprendre à se construire, suite à un énorme drame survenant dans sa famille. Il va devoir s’adapter à plusieurs nouvelles situations, et je l’ai trouvé empli de courage.

La plume de l’auteur est très fluide. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures des divers personnages, mais également les références à l’Islande, que j’ai trouvées très intéressantes. Ce roman est assez dense, et pourtant, les pages défilent rapidement.

Un roman qui attrape son lecteur dès les premières pages, et qui lui offre une multitude de détails qui le dépayseront. Une réussite.

Historique

Le soleil, la lune et les champs de blé

Le soleil, la lune et les champs de blé de Temur Babluani

  • Auteur : Temur Babluani
  • Titre : Le soleil, la lune et les champs de blé
  • Genre : Historique
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 688
  • Parution : 11 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand Djoudé Andronikachvili, fils de cordonnier d’un quartier populaire de Tbilissi, accepte de cacher de mystérieux films super-8 à la demande de son ami Haïm, il est loin d’imaginer combien cet acte va changer le cours de son existence. Peu de temps après, il se retrouve accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, sans comprendre pourquoi.
Une vie d’errance commence.
Happé par les rouages de l’ex-URSS, il est transporté jusque dans les camps de prisonniers soviétiques, les mines d’or de la Sibérie glaciale, les forêts russes où nul ne peut survivre seul, les contrées ensoleillées qui bordent la mer Noire, les hôpitaux psychiatriques.
Durant cet extraordinaire périple qui s’étend des années 1970 à nos jours, Djoudé n’abandonne jamais l’espoir de rentrer chez lui, où l’attendent son père et son amour d’enfance, et d’éclaircir le fond de l’histoire.
Dans ce roman géorgien à la portée universelle, Temur Babluani déploie une prose hautement cinématographique qui se lit d’une traite et qui révèle, aussi nettement que dans un documentaire, la réalité cachée derrière la façade du « bien-être » soviétique.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Cherche Midi pour leur confiance.

1968, Géorgie. Djoudé est un jeune homme épanoui, promis à des études, et amoureux de Manouchak depuis toujours. Son meilleur ami Haïm est très proche de lui. Tout semble aller pour le mieux. Pourtant, le caractère affable et quelque peu naïf de Djoudé va le faire tomber dans un véritable piège. Accusé de crimes qu’il n’a pas commis, le jeune homme va devoir aller en prison. Il va alors s’ensuivre une multitude de péripéties.

Ce roman a été une excellente découverte littéraire pour ma part, et je peux vous garantir que malgré le nombre de pages assez conséquent, vous ne les verrez pas défiler, tant l’auteur a un véritable talent de conteur, et que le personnage principal masculin porte l’histoire tout au fil des pages.

Djoudé va être le fil rouge de ce récit aux multiples rebondissements, et c’est un personnage très bien esquissé, avec ses nombreuses qualités mais également ses failles. Sa naïveté va le mener à devoir affronter beaucoup de problèmes mais son courage lui permettra également de s’en sortir indemne d’une multitude d’aventures rocambolesques.

Je ressors bluffée par ce roman au rythme effréné, mais qui propose également une vision historique de la Géorgie et une promenade littéraire dépaysante. L’auteur propose un récit très minutieux, et malgré le nombre de pages, je n’ai jamais ressenti de l’ennui.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Avec un style très cinématographique et beaucoup de dialogues, ce roman se lit avec beaucoup de facilité. Les chapitres sont de taille moyenne, et même s’il n’y a pas d’indication temporelle, je ne me suis jamais perdue.

Un roman dépaysant, servi par un personnage au caractère très bien esquissé, et dans lequel le lecteur suivra ses aventures. Une excellente découverte littéraire que je vous recommande.