Fantastique

La mer sans étoiles

La mer sans étoiles d’Erin Morgenstern

  • Auteur : Erin Morgenstern
  • Titre : La mer sans étoiles
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 656
  • Parution : 15 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est Ici

Résumé

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu’une scène de son enfance y est décrite, il décide d’en savoir davantage. C’est le début d’une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d’histoires à préserver, quel qu’en soit le prix…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Un jour, en parcourant les rayons de la bibliothèque universitaire dans laquelle il fait ses études, Zachary va tomber sur un livre étrange qui va attiser sa curiosité. En effet, pas de nom d’auteur. Ce roman, intitulé « Doux chagrins », est décidément très intriguant. Malgré l’aide qu’il reçoit de la part de la bibliothécaire, il n’en apprendra pas plus sur l’auteur. Lorsqu’il rentre dans sa chambre et qu’il en débute la lecture, la surpise est alors totale. Une scène de son enfance, qu’il a pourtant gardée secrète, parcourt les lignes de ce roman. C’est le début d’un long voyage onirique pour Zachary.

Quel livre ! Différent de tout ce que j’ai pu lire et pourtant s’inspirant de nombre de contes et légendes. C’est un roman peu aisé à lire, j’aime autant vous prévenir. Il vous faudra rester concentré afin d’apprivoiser cette histoire pleine de tiroirs qui s’ouvrent et se referment.

Il y a des moments où le lecteur peut se sentir perdu. Cela m’est arrivé plus d’une fois et pourtant, la poésie de ce roman a su m’embarquer pour ce long périple littéraire. Les histoires s’emmêlent, s’entrelacent et sans crier gare, elles attrapent le lecteur peu à peu dans un roman que l’on n’a pas envie de lâcher.

La galerie des personnages est vaste et bien décrite. Si j’ai fortement apprécié Zachary, les personnages secondaires ne sont pas en reste, il faut bien le dire.

La plume est maîtrisée et exigeante. Le schéma narratif peut parfois porter à confusion, puisque des histoires différentes surgissent de toute part et il n’est pas simple de tout recouper. Pourtant, il ne faut pas se décourager. Une fois que ces histoires sont bien appréhendées, ce roman est une véritable histoire de rêves et de songes.

Un roman complètement différent, qui embarquera le lecteur pour un voyage littéraire unique, au milieu d’histoires qui s’entremêlent avec brio. Le tout est parfaitement maîtrisé. Une expérience de lecture unique. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Okuribi

Okuribi de Hiroki Takahashi

  • Auteur : Hiroki Takahashi
  • Titre : Okuribi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 128
  • Parution : 1 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce titre, c’est ici

Résumé

Au début, Akira a cru à des jeux innocents. Des moqueries, des mises au défi, des vols de babioles dans les magasins. D’autant que, pour lui, l’étranger venu de la grande ville, c’était un bon moyen de s’intégrer parmi ses nouveaux camarades dans ce petit lycée de province.
Et puis Akira a commencé à remarquer. Les humiliations, les punitions, les coups, tous dirigés vers le doux Minoru.
Alors Akira s’est interrogé : que faire ? Intervenir ? Fermer les yeux ? Risquer de se mettre les autres à dos ? Ne rien faire ?
Et l’Okuribi est arrivé, la fête des Morts. Et tout a basculé…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Hirakawa, Japon. Ayumu et ses parents ont dû déménager dans cette région en raison d’une mutation laborale de son père. D’emblée, le jeune adolescent réussit à s’intégrer dans sa classe, devenant ami avec un groupe de garçons. Parmi eux se trouvent Akira et Minoru. Tout le monde semble bien s’entendre, pourtant Ayumu ne va pas tarder à apercevoir des comportements qui tendent au harcèlement scolaire envers Minoru.

C’est une très bonne lecture que j’ai découverte ici. En pleine plongée dans le Japon, l’auteur a su aborder des sujets forts. Il est incroyable de voir comment certains auteurs réussissent en si peu de pages à créer une atmostphere pesante et forte. Ici, Hiroki a totalement tenu son pari et j’ai quitté ce roman avec une énorme sensation de mal-être, tant il est immersif.

Ce roman, c’est avant tout une invitation au voyage dans le Japon le plus traditionnel mais aussi le plus moderne. De traditions en coutumes, je me suis sentie totalement prise entre les filets de ce récit. J’ai découvert énormément de choses, et c’est sans aucun doute une lecture différente.

Quant à l’intrigue, elle montera en puissance au fil des pages, et peu à peu, un sentiment de mal-être m’a envahie, jusqu’au final qui m’a totalement secouée. L’auteur a su mettre en exergue des thématiques très dures, telles que le harcèlement scolaire. Tout au fil des pages, un sentiment dérangeant m’a accompagnée mais je ne me doutais pas que ce dénouement viendrait me bouleverser autant.

Les personnages sont très bien dépeints. Sous une aura de mystère qui les nimbe, ils n’en restent pas moins attachants en ce qui concerne certains d’entre eux. Bien évidement, ma préférence va à Ayumu, que j’ai trouvé d’une grande sensibilité et surtout, il fait montre de beaucoup d’empathie.

La plume de l’auteur est sobre. Sans user de phrases à rallonge, il fait preuve d’un certain lyrisme. C’est un style très agréable. Ce court roman est divisé en plusieurs chapitres de taille moyenne et qui gagnent en intensité peu à peu.

Un roman dépaysant, fort et abordant une thématique très difficile. Je ressors bouleversée par l’intensité et l’ambiance pesante que l’auteur a su instaurer dans ce court récit. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

La dislocation – Rentrée littéraire

La dislocation de Louise Browaeys

  • Auteur : Louise Browaeys
  • Titre : La dislocation
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une jeune femme sort de l’hôpital, dépossédée de son identité et de son passé.
Elle voue une haine farouche aux psychiatres, fréquente les magasins de bricolage. Il lui arrive même de crever les pneus des voitures.
Temporairement amnésique, absolument indocile, elle veut repeupler sa mémoire et pour cela, doit enquêter. Un homme va l’y aider, sans rien lui souffler : Camille, dit K, ami et gardien d’un passé interdit.
Le souvenir d’un désert entouré de vitres, une fonction exercée au ministère de l’Agriculture, une bible restée ouverte au chapitre du Déluge forment un faisceau d’indices de sa vie d’avant. Quelques démangeaisons et une irrépressible envie de décortiquer le monde et les êtres qu’elle croise hantent ses jours présents.
Sa rencontre avec Wajdi, envoûtant et révolté, marquera son cœur et son esprit. Ce sera avant de gagner la Bretagne et, peut-être, de parvenir à combler les énigmes de son histoire prise au piège de l’oubli.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Après un séjour en hôpital psychiatrique, une femme va se retrouver chez elle et sans mémoire. Totalement perdue, elle peut pourtant compter sur Camille, surnommé K, qui lui viendra en aide. La jeune femme va peu à peu se reconstruire, en commençant notamment par les mots qu’elle note consciencieusement dans un carnet.

Quel roman déstabilisant et étrange. Si j’ai beaucoup aimé le début, j’avoue que vers la moitié du récit, j’ai été quelque peu déroutée par la direction prise par l’auteure. Lorsque l’on en apprend un peu plus sur les raisons du traumatisme de la narratrice, il m’a semblé que l’auteure s’enlisait.

Et pourtant, les thématiques sont passionnantes, puisque un grand parallélisme avec l’écologie et la nature sera fait tout au fil des pages. J’ai trouvé cela vraiment très intéressant à suivre. Là où je me suis retrouvée un peu perdue, c’est dans le flot de pensées intérieures de la protagoniste.

Elle va tenter à tout prix de se reconstruire, et pour cela, elle passera par diverses étapes qui la conduiront à se retrouver. Son parcours m’a beaucoup intéressée et j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour cette jeune femme. J’aurais aimé plus d’aération dans le texte, les nombreux questionnements internes de la protagoniste ayant à maintes reprises freiné ma lecture.

La plume est percutante. Sous un style fort, j’ai souvent ressenti cette ambiance pesante qu’a voulu instaurer l’auteure. Le roman est divisé en trois grandes parties, qui constituent chacune d’entre elles une saison pendant laquelle le lecteur suivra la jeune femme. J’ai trouvé très intéressant de suivre ainsi l’évolution de la protagoniste.

Un roman déroutant, abordant beaucoup de thématiques intéressantes. Si j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de la protagoniste, j’aurais apprécié avoir plus d’aération dans un texte parfois trop pesant, de par les nombreux questionnement internes de la jeune femme.

Ma note : 15/20

Historique

La chasse aux âmes – Rentrée littéraire

La chasse aux âmes de Sophie Blandinières

  • Auteur : Sophie Blandinières
  • Titre : La chasse aux âmes
  • Genre : Historique
  • Éditions : Plon
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 27 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


L’Histoire bouscule les âmes, la perversité de l’occupant nazi qui veut corrompre, voir ses victimes s’autodétruire et met en place un jeu ignoble dont l’objectif est de survivre, à n’importe quel prix : vendre son âme en dénonçant les siens ou ses voisins, abandonner ses enfants affamés, ou sauver son enfant, lui apprendre à ne plus être juif, céder son âme au catholicisme pour un temps ou pour toujours en échange de sa vie.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Plon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que le ghetto de Varsovie se met peu à peu en place en pleine Seconde Guerre Mondiale, le lecteur suivra le périple de trois femmes qui feront tout pour en sortir les enfants. Mais outre ces femmes, il y a aussi tous ces enfants oubliés, qui n’ont plus d’enfance et qui auront perdu tout repaire. C’est dans ce décor dantesque que Sophie Blandinières décide de placer son intrigue.

Autant le dire tout de suite, cette lecture a été un énorme coup de cœur et je sais que je ne suis pas prête de l’oublier tant elle m’a bouleversée. J’ai lu peu de romans traitant du ghetto de Varsovie et je ressors sonnée de ce récit. Pourtant, le premier chapitre ne m’avait pas forcément laissé une impression favorable, me retrouvant quelque peu perdue.

En effet, Sophie nous parle de beaucoup de personnages à la fois, que l’on ne connaît évidemment pas encore, et pour le coup, je me suis retrouvée perdue. Une fois tous les personnages intégrés, je suis rentrée entièrement dans cette histoire forte et tragique.

J’ai été en immersion totale et j’ai craint tout au fil des pages pour ces enfants. Le combat des trois femmes, Chana, Bela et Janina, afin de faire sortir les plus jeunes du ghetto et ainsi de les faire adopter par une nouvelle famille pour qu’ils s’en sortent, est totalement bouleversant. J’ai lu ces pages avec beaucoup d’émotions et de tristesse.

Je n’ai pu faire autrement que de m’attacher aux personnages, notamment à Luba et à Joachim. L’auteure a dû se renseigner afin de coller au mieux à la réalité, et j’ai ressenti tout au fil de ma lecture cette ambiance pesante qu’elle a réussi à retranscrire avec beaucoup de réalisme.

C’est tout de même une lecture quelque peu anxiogène, puisque je dois dire avoir craint pour absolument tous les personnages principaux. Malgré le tragique de la situation, Sophie a su instaurer une lueur d’espoir au travers du portrait de ces trois femmes qui braveront tout afin d’aider les autres.

La plume de l’auteure est très particulière. Ce sera sans doute mon seul petit bémol. En effet, j’ai eu une sensation de ponctuation dissonante tout au fil de ma lecture, rendant certaines phrases rudes à la compréhension et m’obligeant à les relire. J’ai eu la sensation que Sophie avait une large préférence pour les virgules et non pour les points. Cela reste un petit détail qui n’a pas émaillé mon plaisir de lecture, puisque le style est très maîtrisé, et avec une plume sensible et poétique, l’auteure réussi à instaurer beaucoup de réalisme.

Un roman tragique, dans lequel trois femmes fortes feront tout pour venir en aide à ces enfants bloqués dans le ghetto de Varsovie. Un roman qui prend aux tripes et qui bouleverse. Un roman à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

Les déviantes – Rentrée littéraire

Les déviantes de Capucine Delattre

  • Auteur : Capucine Delattre
  • Titre : Les déviantes
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Elle sera devenue une trouble-fête, une anomalie. Mais peu lui importera.

Elle aura retrouvé autre chose. Le goût des saccages.  

Le monde d’Anastasia s’est effondré.

À 29 ans, elle avait l’argent, la stabilité, le prestige. Hier encore, elle exerçait de hautes fonctions dans une grande entreprise. Une conquérante, Anastasia. Toujours en avance sur le reste de son monde. Même pour son cancer du sein.

Pour la première fois de sa vie, la voilà limitée. Pourtant, la maladie n’est pas le sujet de son histoire. Plutôt un point de départ, un détonateur. Un accélérateur. Un catalyseur.

Anastasia devient une déviante, celle par qui tout commence, capable d’entraîner dans son sillage deux autres déviantes en germe, Iris et Lolita. Ensemble, elles vont prendre goût au saccage de leur courte existence et s’autoriser à déployer leurs rêves.

Pourvu qu’elle ait essayé, au moins une fois, pour de vrai.

À elles trois, elles incarnent une jeunesse qui refuse de se laisser abîmer, une vocation en marche, et surtout, la possibilité de nouvelles trajectoires.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Trois femmes, trois destins tout tracés, et pourtant, trois déviantes en devenir. Anastasia est consultante en stratégie d’entreprise, mais un cancer va venir tout chambouler. Iris, sa meilleure amie, a sa vie sentimentale totalement définie. En couple avec Grégoire depuis douze ans, elle finit pourtant par se sentir oppressée et veux s’accorder à nouveau le droit à l’erreur. Lolita, la petite sœur d’Anastasia, a quant à elle son parcours scolaire dessiné sans ratures, mais uniquement par ses parents. Elle veut s’octroyer le droit de se tromper par elle-même.

Je dois dire que je ressors bluffée par ce récit. Capucine est une jeune auteure de dix-neuf ans, et pourtant elle a un talent inouï pour sonder la psyché humaine et analyser avec acuité les sentiments, le tout accompagné par une plume sensible et unique.

Au début, je me suis sentie totalement déroutée. Il m’a fallu prendre un temps d’adaptation à ce style si particulier et je ne réussissais pas à m’immerger totalement. Il faut dire que j’ai rarement lu un roman d’une telle intensité émotionnelle. Avec ce récit ultra-contemporain, Capucine nous livre le portrait de trois femmes qui se retrouvent à un tournant de leur vie.

C’est le portrait d’Anastasia qui m’a le plus touchée. Bien sûr, les deux autres jeunes femmes ne sont pas en reste, mais Anastasia demeure en quelque sorte l’instigatrice des chemins déviants que vont emprunter ces trois protagonistes. Malgré sa maladie, elle a su rester lucide. Capucine a su dresser un portrait incroyablement touchant, sans jamais trop en faire, avec énormément de tendresse et de sensibilité.

La plume de l’auteure est somptueuse. Ce roman est tout simplement un véritable bijou littéraire. Il ne faut pas s’attendre à de l’action. C’est plutôt une longue introspection de femmes qui se remettent en question. Capucine le fait avec une grande acuité. Les dialogues sonnent justes. Le roman est divisé en quatre parties. Les trois premières traiteront respectivement d’Anastasia, d’Iris et de Lolita. La quatrième traitera d’un personnage dont je préfère ne rien vous dire, afin de ne rien spoiler.

Un roman qui m’a totalement bluffée, remuée et bouleversée. Sous une plume unique et somptueuse, l’auteure brossera le portrait de femmes à la dérive, qui vont dévier du chemin tout tracé pour elles. Elle le fera avec une rare acuité, beaucoup de sensibilité et une grande justesse. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Romance

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec !

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec ! de Laure Allard-d’Adesky

  • Auteur : Laure Allard-d’Adesky
  • Titre : Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec !
  • Genre : Romance
  • Éditions : HQN
  • Nombre de pages : 139
  • Parution : 16 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Elle voulait des vacances hors du commun… la voilà servie !

Lola en a ras-le-bol de passer ses étés à jouer à la baby-sitter pour les enfants de ses copines. Comme si être la seule célibataire du groupe ne suffisait pas ! Cette année, elle avait donc tout prévu : un séjour à Ibiza en solo, quelques cocktails acidulés et, bien entendu plein de mecs canons. Seuls petits hics : son vol a été annulé, et sa grand-mère adorée l’a suppliée de venir garder ses animaux de compagnie chez elle, dans un village paumé de Bretagne. Demande que Lola a évidemment dû accepter… Mais pas question de laisser tomber son concept de vacances de rêve, alors ce sera maillot de bain et sangria au premier rayon de soleil ! Quant aux mecs canons, elle pourrait peut-être jeter un œil à cette fameuse « liste de prétendants potentiels » que son incorrigible grand-mère lui a préparée…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HQN pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lola est une jeune femme avenante, qui ne lésine pas lorsqu’il faut venir en aide à ses proches. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée coincée à faire du baby-sitting lors des ses vacances précédentes, pour des couples qui eux, lézardaient au soleil. Mais cette année, Lola décide de partir seule, à Ibiza. Pourtant, suite à l’annulation de son vol, et la demande de sa grand-mère pour venir garder ses animaux de compagnie pendant qu’elle sera en croisière, Lola doit revoir ses projets.

C’est un excellent moment de lecture que j’ai passé en compagnie de Lola et de ses aventures et mésaventures amoureuses. Le roman est très court, et je n’aurais pas été contre d’en lire davantage.

D’emblée, Laure fait rentrer le lecteur dans le vif du sujet et le personnage de Lola m’a tout de suite semblé attachante. J’ai beaucoup aimé son caractère. Finalement, elle est dévouée aux autres et j’ai trouvé cela touchant.

Mais c’est surtout les péripéties entre elle et sa grand-mère qui sont sans aucun doute le point fort du roman. J’ai beaucoup ri avec son idée de laisser une liste de célibataires qui pourraient potentiellement plaire à sa petite-fille. Les situations cocasses se multiplient et je n’ai ressenti aucun ennui pendant cette lecture.

La plume de l’auteure est fluide et j’ai fortement apprécié l’alternance des points de vue entre Lola et sa grand-mère, pour ainsi avoir une histoire sous deux perspectives. Laure manie bien l’humour, n’en faisant jamais trop et dosant les effets comiques dans ses scènes.

Une excellente lecture emplie de fraîcheur et de bonne humeur, servie par des personnages attachants. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

La peine du bourreau

La peine du bourreau d’Estelle Tharreau

  • Auteur : Estelle Tharreau
  • Titre : La peine du bourreau
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 249
  • Parution : 1 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.
Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d’exécution.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Texas. Ed, condamné pour cinq meurtres, se retrouve dans le couloir de la mort. Alors qu’il ne reste que quatre heures avant sa condamnation à mort, le gouverneur demande à s’entretenir avec Mc Coy, afin que ce dernier lui raconte son quotidien de bourreau au sein de ce pénitencier.

J’ai souvent lu les romans d’Estelle Tharreau er j’avoue avoir eu toujours un peu de mal, que ce soit avec son écriture comme avec le fond de ses intrigues. Ici, je dois avouer que je ressors bluffée de par la maîtrise dont elle a su faire preuve sur un sujet très délicat.

Ce roman, qui à mon sens s’apparente davantage au roman noir qu’au thriller, est une longue réflexion sur une thématique qu’il est très difficile d’aborder et que finalement, j’ai très peu vu passer dans mes lectures. Estelle a dû énormément se documenter et son travail se ressent tout au fil des pages.

Peu à peu, l’auteure égrène l’histoire personnelle du condamné qui s’entremêle avec les souvenirs du bourreau. Estelle a réalisé ici son roman le plus abouti jusqu’à maintenant, prenant des gros risques avec une thématique très compliquée et délicate.

La plume de l’auteure m’a davantage plu que lors de ses précédents écrits. Tout comme le fond de l’intrigue, j’ai trouvé qu’elle avait gagné en épaisseur et avec un rythme beaucoup plus posé mais fort, elle a su tisser une intrigue noire et profonde.

Un roman d’une grande maîtrise, traitant d’une thématique très difficile à aborder. L’auteure le fait avec brio, au travers de personnages forts. Le roman le plus abouti d’Estelle et je vous le recommande vivement.

Ma note : 17/20

Non classé

Éclats, tome 1

Éclats d’Erik de Graaf

  • Auteur : Erik de Graaf
  • Titre : Éclats
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 264
  • Parution : 21 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Esther et Victor, anciens amants, se retrouvent dans un cimetière. Ils ne se sont plus revus depuis l’invasion des Pays-Bas par les troupes hitlériennes. Tous deux sont marqués par les années de guerre qu’ils tentent, vaille que vaille, de se transmettre en mots. Leurs récits, chargés en émotion, portent sur les choix – souvent impossibles – qu’ils ont dû faire, les êtres chers qu’ils ont perdus et, surtout, la bataille qu’ils ont menée avec leur conscience. Des amis proches ont en effet opté pour la résistance, d’autres pour le Front de l’Est. Sans oublier qu’Esther est Juive.

Éclats est la première partie de cette histoire sur la perte. Perte de l’innocence, des rêves, de la jeunesse et, bien sûr, de la liberté.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

1946. Un an après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Victor et Esther se retrouvent dans un cimetière. Les deux jeunes gens furent amants et au travers d’une longue conversation, ils vont se raconter. Victor abordera notamment son parcours et les drames qu’il a dû subir.

Dès que j’ai lu le synopsis, j’ai su que je voudrais lire ce roman graphique. En effet, la thématique abordée m’intéresse fortement et je dois dire que Erik réussit à bien mettre en scène les drames de cette Guerre.

J’ai été très déroutée au début de cette lecture, me perdant parfois dans la temporalité, puisque les retours en arrière sont très nombreux. Malgré tout, l’auteur veille bien à indiquer les dates afin de ne pas perdre son lecteur. Après une petite période d’adaptation, je me suis laissée porter par cette histoire.

L’auteur a fait le choix de la sobriété tout à au fil des vignettes, que ce soit dans les dialogues qui ne sont pas forcément présents constamment, comme dans le graphisme épuré. Les passages au passé sont en noir et blanc, et ceux du présent sont en couleurs. Je peux simplement reprocher de ne pas avoir eu des dessins plus distinctifs, confondant ainsi parfois certains personnages entre eux.

Un roman graphique qui, au travers d’un couple qui se retrouve, va retracer les heures sombres de l’Histoire. Beaucoup d’émotion transparaît dans ces vignettes, et l’histoire est bouleversante à suivre.

Ma note : 16/20

Contemporain

La chienne – Rentrée littéraire

La chienne de Pilar Quintana

  • Auteur : Pilar Quintana
  • Titre : La chienne
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 128
  • Parution : 19 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sur la côte pacifique colombienne, entre océan déchaîné et jungle menaçante, vivent Damaris et son mari pêcheur dans un cabanon de fortune. Elle est mélancolique, mais ce n’est pas dû à sa vie démunie : Damaris n’a jamais réussi
à tomber enceinte et elle en souffre de plus en plus. Alors quand sur un coup de tête elle adopte un chiot, l’animal devient une source infinie d’amour qu’elle va choyer sans relâche dans leur univers si hostile. Mais un jour, la chienne disparaît, plongeant Damaris dans un immense désarroi.

Une exploration féroce et bouleversante du désir maternel. Une lecture choc qui dépayse autant qu’elle bouscule.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Colombie. Damaris, bientôt quarante ans et mariée à Rogelio, est en mal d’enfant. La maternité se refuse à elle et elle doit se faire une raison, elle ne réussira pas à tomber enceinte. C’est alors qu’elle décide d’adopter une chienne. Pourtant, la blessure de Damaris ne cesse de croître.

C’est un très court roman que propose ici Pilar Quintana, puisque l’on peut aisément le qualifier de nouvelle. Pourtant, en peu de pages, l’auteure a su créer une grande dimension psychologique et au travers d’un personnage feminin incroyablement profond, elle déroule une histoire tragique et malsaine.

Bien évidemment, j’ai été profondément touchée par le mal-être de Damaris et cette envie de maternité qui se refuse sans cesse à elle. Si au début j’ai trouvé touchante la relation qu’elle va établir avec son animal, j’ai vite compris que le drame couvait. Peu à peu, le roman monte en intensité jusqu’au dénouement tragique et laissant peu d’espoir.

Pilar a su créer une atmosphère pesante et j’ai été en totale immersion dans ce village colombien où les tempêtes et les fortes pluies font rage. Damaris porte l’histoire à elle-seule, et la voir perdre totalement pied est bouleversant. Beaucoup d’événements terribles sont présents dans ce court récit. Je ne peux en dire davantage sous peine de vous spoiler les événements mais l’auteure a réussi son pari.

La plume de l’auteure est sobre, fluide et entraînante. Il n’y pas forcément de longues descriptions et les états d’âme de Damaris sont davantage suggérés. Pourtant, le lecteur saura appréhender à quel point la jeune femme a finalement besoin d’aide. Sous un style franc, le lecteur suivra le quotidien d’une femme totalement déboussolée.

Un roman qui a toutes les allures de conte cruel, auprès d’une protagoniste en plein mal-être. Ce court récit est percutant et en peu de lignes, l’auteure déroule une intrigue bouleversante.

Ma note : 17/20

Romance auto-édité

Sensual bachata

Sensual bachata de Charlie Genet

  • Auteur : Charlie Genet
  • Titre : Sensual bachata
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 420
  • Parution : 25 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Noé, jeune homme au passé secret, est féru de bachata. Lorsqu’il croise Suzanne, championne de danses latines, au détour d’une soirée, l’osmose musicale est parfaite. Pourtant, la jeune femme disparaît…

Un an plus tard, le destin les réunit, mais Suzanne, meurtrie par les violents et tragiques événements du Bataclan, n’est plus que l’ombre d’elle-même. De son côté, victime de ses addictions, Noé espère encore préserver ce qui lui reste.

… Et si danser ensemble les sauvait de leurs démons ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes dans la catégorie romance pour laquelle je fais partie du jury. Si ce roman ne faisait pas partie de mes cinq finalistes, cela n’en reste pas moins une très belle découverte.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

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Mon avis

Lorsque pendant une soirée de danse, Noé rencontre Suzanne, l’osmose est parfaite. Une seule danse suffira au jeune homme pour ne pas oublier Suzanne, qu’il ne reverra pourtant pas pendant une longue période. Suite à un drame terrible au cours duquel Suzanne perdra son frère, la jeune femme tombera dans une forte dépression qui l’amènera à boire. De son côté, Noé tombera dans l’addiction du jeu. Et si la danse pouvait sauver ces deux êtres à la dérive ?

C’est une très belle histoire d’amour et de résilience que nous propose ici l’auteure, le tout sous fond de danse. Ce roman avait tout pour me plaire et le rendez-vous à été plutôt réussi.

D’emblée, j’ai été séduite par les rythmes de bachata et les multiples références qui sont faite à cette danse. C’est appréciable de retrouver ces éléments trop peu présents finalement, dans les romances contemporaines. Pour ma part, c’est le vrai point fort de ce roman, outre bien entendu les personnages.

Noé et Suzanne m’ont profondément touchée et émue de par leurs drames personnels. J’ai été bouleversée et les voir partir à la dérive est très triste. Tout au fil des pages, je voulais que les deux jeunes gens réussissent à panser leurs plaies ensemble.

Si j’ai beaucoup accroché à ce roman, je peux tout de même lui reprocher quelques longueurs et la sensation que parfois l’intrigue stagnait. Mais malgré tout, cela n’a pas été un élément qui a particulièrement perturbé ma lecture.

La plume de l’auteure est visuelle et très douce. J’ai fortement apprécié le schéma narratif proposé, alternant ainsi entre les points de vue de Noé et de Suzanne, ce qui crée une très bonne dynamique tout au fil des pages.

Une romance autour de la danse, servie par deux personnages touchants et à la dérive. Une très belle histoire d’amour et de résilience.

Ma note : 16/20