Après le monde d’Antoinette Rychner

- Auteur : Antoinette Rychner
- Titre : Après le monde
- Genre : Contemporain
- Éditions : Buchet Chastel
- Nombre de pages : 281
- Parution : 3 janvier 2020
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Résumé
Novembre 2022. Un cyclone d’ampleur inédite ravage la côte ouest des États-Unis. Incapables de rembourser les dégâts, les compagnies d’assurance font faillite ; à leur suite, le système financier américain s’effondre, entraînant dans sa chute le système mondial. Plus d’argent disponible, plus de sources d’énergie, des catastrophes climatiques en chaîne, plus de communications… En quelques mois, le monde entier tel que nous le connaissons est englouti.
Antoinette Rychner s’est inspirée des théories de la « collapsologie » pour bâtir ce roman. S’y déroulent en alternance les aventures de quatre personnages qui tentent de survivre dans une société condamnée à réinventer ses propres logiques, parfois au prix de la barbarie ; et une « épopée » chantée par deux femmes, le soir à la veillée.
Ce récit des origines raconte l’avant et l’après-catastrophe, soulevant concrètement des interrogations politiques, humaines et sociales : l’humanisme est-il l’apanage des sociétés qui vont bien ? Ou est-il possible d’inventer, au cœur même du désastre, de nouvelles façons de vivre ensemble et d’habiter le monde ?
Un roman visionnaire et inspirant, alors que les questions environnementales sont devenues incontournables.
Mon avis
Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Buchet Chastel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.
2022. À la suite d’un cyclone qui ravage tout sur son passage, les compagnies d’assurance vont se voir dans l’impossibilité de rembourser les dégâts, et se retrouvent ainsi en banqueroute. C’est tout le système économique qui s’en ressent. C’est dans ces conditions que nous allons suivre les aventures de plusieurs femmes, obligées de faire face à cette nouvelle situation.
J’ai beaucoup aimé ce roman, que l’on peut qualifier de dystopie, mais je dois bien avouer que j’ai eu beaucoup de réticences au début de ma lecture. En effet, l’auteure va débuter sa narration d’une manière très particulière, en faisant usage du pronom personnel nous, et c’est vraiment déroutant comme amorce. Une fois passée la première surpise, je me suis finalement laissée entraîner par ces pages.
Antoinette va dans la direction du roman catastrophe et pour cela, elle s’inspire de la théorie de la collapsologie. Elle imagine un effondrement de la société industrielle, aux conséquences dévastatrices. Je ne connaissais pas cette théorie, et j’ai trouvé cela très intéressant. C’est une dystopie qui sort des sentiers battus.
L’auteure va donner la parole aux femmes, et narrer le quotidien de certaines d’entre elles en particulier. C’est dans ce contexte dévastateur que l’on va suivre les aventures de ces femmes, sous une forme narrative des plus originales. Chaque chapitre se consacre à l’une d’elles, et est entrecoupé par des chants.
Dans ce roman, les questionnements seront divers et bien évidemment, cette lecture ne laisse pas indifférent. On lit ces pages en réfléchissant. L’auteure soulève des réflexions très intéressantes.
La plume de l’auteure est simple et très accessible, malgré un sujet parfois pointu. Le style est concis, vif et clair. Les chapitres ne sont pas trop longs, et il faut simplement rester bien concentré au début, puisque l’auteure change souvent de perspective.
Un roman dystopique très original et bien amené. Si c’est quelque peu déroutant au début, une fois la surpise initiale passée, c’est une très bonne découverte littéraire.
Ma note : 16/20








