Thriller

Transaction

Transaction de Christian Guillerme

  • Auteur : Christian Guillerme
  • Titre : Transaction
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 250
  • Parution : 9 septembre 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines.
L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires.
Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels.
Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ?
Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Taurnada pour leur confiance.

Alphonse, Manal et Johan sont trois amis de longue date. Lorsque Alphonse achète un appareil photo défectueux sur un site de petites annonces en ligne, ses deux amis lui conseillent tout simplement de tenter de le revendre à quelqu’un d’autre. C’est là où le cauchemar va commencer pour ces trois amis.

Il s’agit ici de mon deuxième roman de Christian Guillerme, et je dois dire que c’est une réussite totale. Tous les ingrédients d’un excellent thriller sont réunis. En effet, l’auteur a construit une trame haletante et a su manier le suspense avec beaucoup de brio, sans aucune longueur et avec une plume très rythmée.

Pourtant, le début m’avait quelque peu déroutée. Et pour cause, on commence en quelque sorte avec le dénouement. J’ai trouvé ce procédé original. Bien évidemment, cela ne prend que quelques pages. L’auteur revient ensuite aux débuts de cette histoire et nous explique ce qu’il en est.

J’ai craint pour les trois amis pendant tout le récit. J’ai vraiment trouvé que Christian avait réussi a bien camper ce petit groupe et les relations qu’ils entretiennent entre eux sont très complexes. Chacun a son histoire et en peu de pages, l’auteur réussit à approfondir leurs caractères.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. La tension monte au fil des pages et le rythme devient de plus en plus soutenu. Une fois ce roman débuté, il devient très difficile de le lâcher. Les petits chapitres rythment le récit.

Un thriller au rythme soutenu et au suspense implacable. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Le Chat, le Général et la Corneille – Rentrée litteraire

Le Chat, le Général et la Corneille de Nino Haratischwili

  • Auteur : Nino Haratischwili
  • Titre : Le Chat, le Général et la Corneille
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 592
  • Parution : 19 août 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Décembre 1994, une troupe des forces armées de la Fédération de Russie est cantonnée dans un petit village musulman du Caucase pour réprimer les séparatistes tchétchènes.
Parmi les soldats se trouve Malisch, jeune homme épris de littérature, qui s’est enrôlé par désespoir amoureux. Très vite, il fait la connaissance de Nura, une adolescente du village dont la beauté et la fierté le fascinent. Mais la jeune fille ne tarde pas à être arrêtée par d’autres soldats, pour un motif fallacieux. Malisch se retrouve alors témoin, et peut-être même complice, des violences commises par ses camarades. Au cours de cette nuit, Nura sera violée et tuée – mais quelle est précisément la part de responsabilité de Malisch ?
Bouleversé par cet événement, le jeune soldat est devenu « le Général », un homme au cœur dur et à la poigne de fer, prêt à tout pour dominer les autres. À force d’extorsion et de chantage, il parvient à s’enrichir et à gravir les échelons de la société russe jusqu’à devenir un oligarque multimillionnaire. Son seul objectif à présent est de protéger sa fille, Ada. Mais depuis vingt ans, et malgré ses efforts pour étouffer l’affaire, les rumeurs les plus sombres continuent de courir au sujet du Général, alimentées par la Corneille, un journaliste tenace et bien décidé à faire la lumière sur cette histoire. Lorsqu’il rencontre le Chat, une jeune comédienne qui, sans le savoir, est le sosie de Nura, le Général voit là l’occasion de se venger de ses anciens complices… Et peut-être de soulager sa conscience ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Belfond pour leur confiance.

Sesili, surnommée affectueusement Chat, est une actrice de théâtre renommée. Un jour, un mystérieux général va lui proposer un travail étrange. Il prétend qu’elle ressemble énormément à Nura, une jeune fille rencontrée pendant qu’il était sur le front lors de la guerre de Tchétchénie. Il lui demandera alors de faire une vidéo avec un message bien particulier, à envoyer à d’autres personnes mystérieuses. Que cache le Général ? Chat acceptera-t-elle cette étrange mission ?

Si les premières pages laissaient présager un coup de cœur, il n’en fut rien, malheureusement. Bien sûr, il s’agit d’une très belle lecture, mais je ne peux m’empêcher de ressortir un peu déçue après ce début qui m’avait totalement happée. La faute revient notamment aux trop nombreuses longueurs. L’auteure a le sens du détail et c’est le moins que l’on puisse dire.

Je vous ai livré un résumé très succinct de ce roman qui allie pan historique et côté contemporain. L’histoire est complexe et ce qui m’a dérangée, c’est la profusion de détails que nous donne l’auteure. Ce n’est pas forcément nécessaire à la compréhension de l’intrigue et cela a beaucoup freiné ma lecture.

Chaque personnage nous est présenté de manière exhaustive. Finalement, le lecteur n’a pas besoin de tout cela pour bien comprendre leurs caracteres. J’ai trouvé cela très long par moments. Et pourtant, je reconnais un énorme potentiel à ce roman, puisque j’en suis ressortie chamboulée et que je n’ai jamais eu envie d’en abandonner la lecture.

J’ai ressenti beaucoup d’émotions lors de cette lecture. J’ai trouvé les personnages très bien construits et complexes. L’auteure a su mêler habilement présent et passé, même si ce sont davantage les moments présents qui ont la place dans ce récit. L’histoire est bien campée. Je le redis, ce qui m’a dérangée, ce sont les trop nombreuses longueurs et c’est vraiment dommage, parce que je pense que sans cela, ce roman aurait pu être un vrai coup de cœur.

La plume de l’auteure est fluide, mais parfois un peu alambiquée. Malgré tout, le style est clair et entraînant. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif, qui alterne les divers points de vue des personnages. Les chapitres sont de taille moyenne.

Un roman bouleversant, mais qui m’a paru trop long par moments, l’auteure se perdant parfois dans des détails. Malgré tout, j’ai beaucoup apprécié cette trame complexe et ce schéma narratif très réussi.

Ma note : 16/20

Thriller

La dernière balade de Jean Townsend

La dernière balade de Jean Townsend de Fred Vermorel

  • Auteur : Fred Vermorel
  • Titre : La balade de Jean Townsend
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 528
  • Parution : 19 août 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Londres, 1954. Jean Mary Townsend, une jeune styliste travaillant dans le monde du spectacle, est retrouvée étranglée. Les circonstances du meurtre restent obscures, tout autant que l’identité de l’assassin. Le jeune Fred Vermorel lit en une de l’Evening Standard un compte rendu de ce fait divers qui, toute sa vie, va l’obséder. Sept décennies plus tard, il nous livre les clés et, peut-être, la solution de cette incroyable affaire.
Son enquête acharnée nous mène dans les milieux de la nuit londonienne, que Jean fréquentait assidûment. Là où se croisaient grand banditisme, show-biz, politique, de Joan Collins à la princesse Margaret en passant par Rock Hudson, Profumo, les frères Krays ou encore Sarah, la fille de Winston Churchill. Des clubs généralement clandestins, des bars gay, des lieux transgressifs, ouverts à tous les délires sexuels, où la drogue circulait à foison. Des endroits de perdition pour des jeunes filles souvent trop naïves.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Sonatine pour leur confiance.

Fred Vermorel va revenir sur le crime de la styliste Jean Townsend qui a choqué la population londonienne en 1954. À l’époque, l’auteur n’est qu’un enfant lorsqu’il découvre cet événement tragique en Une d’un célèbre journal. Maintenant adulte, il décide de revenir sur ce fait tragique et va nous livrer une enquête acharnée, tentant de reconstituer ce qui s’est passé.

C’est la première fois que je découvre un roman sous ce format. En effet, l’auteur revient sur un vrai crime et nous narre ses investigations. Je ne suis pas habituée à ce genre de lecture et si cela a été intéressant à suivre, il y a eu parfois des moments qui m’ont semblé très longs.

L’auteur va nous livrer ses impressions et une enquête exhaustive sur ce meurtre. Pour cela, il s’appuiera sur le parcours de la jeune femme. Cela le mènera à plusieurs endroits et sur diverses pistes.

Je me suis parfois sentie un peu perdue, de par le format choisi par l’auteur. Ce sont réellement des impressions et des réflexions sur son enquête qu’il nous livre ici. Mais il faut dire que parfois, j’ai trouvé cela très exhaustif et j’ai un peu perdu le fil rouge. Malgré tout, j’ai trouvé cela intéressant à suivre.

La plume est intéressante. J’ai trouvé très pertinent que l’auteur étaye ses propos avec divers documents. Cela permet davantage de clarté dans le récit.

Un format que je n’avais encore jamais découvert. Le récit est étayé par beaucoup de documents, et malgré quelques longueurs, cela demeure une lecture intéressante.

Ma note : 16/20

Contemporain

Ouvre ton aile au vent – Rentrée littéraire

Ouvre ton aile au vent d’Éloi Audoin-Rouzeau

  • Auteur : Éloi Audoin-Rouzeau
  • Titre : Ouvre ton aile au vent
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Phébus
  • Nombre de pages : 141
  • Parution : 19 août 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un futur proche, pas si loin, qui pourrait être le nôtre.

Depuis qu’un virus aviaire a frappé la planète, les oiseaux de basse-cour sont interdits. La société française souffre de restrictions draconiennes. Dans un Paris déchu, la conscience collective cède place à l’instinct populaire.
Une fois l’an, la foule a droit à son charivari : du haut d’un célèbre restaurant, un canard spécialement élevé pour l’occasion est lâché. Le peuple exulte et laisse libre cours à ses pulsions : celui qui capturera le canard échappera à la misère. Les jeux sont ouverts ; la chasse commence, perdue d’avance pour l’infortuné volatile.
Sauf que cette année, et avec l’aide de quelques rêveurs, le canard est bien décidé à jouer crânement sa chance…

Dans ce premier roman aux allures de course poursuite, Eloi Audoin-Rouzeau joue de sa plume poétique pour interroger la violence sociale. Face à la bestialité tapie, il convoque notre humanité, en appelle à l’individu et à son libre-arbitre.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Phébus pour leur confiance.

Paris. Chaque année, un événement qui rassemble la foule est organisé par le président. En effet, un canard sera lâché dans le ciel de la capitale, et le premier qui l’attrape vivant se verra accorder une grande somme d’argent et le privilège de manger ce canard dans le plus grand restaurant de la ville, et ce, en compagnie du président.

Voilà un court roman aux allures de fable qui m’a réellement conquise. C’est un récit que je vous conseille de lire d’une traite. Les thématiques abordées sont diverses et l’auteur a su créer un livre très original.

Sous la forme d’un kaléidoscope, les scènes se succèdent et le lecteur suivra les pérégrinations de ce pauvre canard qui tentera à tout prix d’échapper à ses poursuivants. De cette manière, divers personnages formant part à cet événement nous seront présentés. L’auteure place son intrigue dans un futur hypothétique, où suite aux événements, la population est devenue méfiante. Je ne vous dirai rien de ces événements en question. Je préfère que vous les découvriez au fur et à mesure de votre lecture.

J’ai trouvé que l’auteur a vraiment réussi à dépeindre une galerie de personnages tous torturés et en proie aux doutes. J’ai suivi avec appréhension leurs réactions, m’apercevant que cette chasse organisée les rendait cruels.

La plume de l’auteur est emplie de poésie. J’ai été conquise par son style léger mais fort à la fois. Le tout est divisé en petits chapitres qui rythment l’histoire. Les descriptions sont très réussies. Le postulat de départ peut laisser présager d’une certaine monotonie, puisque nous suivons l’histoire de ce canard. Il n’en est rien, bien au contraire. Je n’ai ressenti aucun ennui et j’ai été très touchée par ce récit.

Un roman aux allures de fable, servi par une plume poétique. Beaucoup d’originalité dans ce court récit. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Revenir à toi – Rentrée littéraire

Revenir à toi de Léonor de Récondo

  • Auteur : Léonor de Récondo
  • Titre : Revenir à toi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 18 août 2021
  • Parution : 180
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Lorsqu’elle reçoit un message lui annonçant qu’on a retrouvé sa mère, disparue trente ans plus tôt, Magdalena n’hésite pas. Elle prend la route pour le Sud-Ouest, vers la maison éclusière dont on lui a donné l’adresse, en bordure de canal.
Comédienne réputée, elle a vécu toutes ces années sans rien savoir d’Apollonia. Magdalena a incarné des personnages afin de ne pas sombrer, de survivre à l’absence. Dès lors que les retrouvailles avec sa mère approchent, elle est à nu, dépouillée, ouverte à tous les possibles.
Revenir à toi, c’est son voyage vers Apollonia. Un voyage intérieur aussi, vers son enfance, son père, ses grands-parents, ses amours. Un voyage charnel, parenthèse furtive et tendre avec un jeune homme de la région. Lentement se dévoile un secret ancien et douloureux, une omission tacitement transmise.
Revenir à toi, c’est aussi un hommage à Antigone et aux grands mythes littéraires qui nous façonnent. Magdalena a donné vie à des personnages, elle est devenue leur porte-voix. Devant Apollonia, si lointaine et si fragile, sa voix intérieure se fait enfin entendre, inquiète mais déterminée à percer l’énigme de son existence.
En l’espace de quelques jours, dans cette maison délaissée, Magdalena suit un magnifique chemin de réconciliation avec l’autre et avec elle-même. Vie rêvée et vie vécue ne font désormais qu’une.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Grasset pour leur confiance.

Magdalena est une actrice renommée. Elle semble en apparence heureuse. Pourtant, une grande blessure la malmène. En effet, Apollonia, sa mère, l’a abandonnée alors qu’elle n’était qu’une enfant. Elle n’a jamais compris les raisons de ce départ. Un jour, on lui apprend qu’on a retrouvé sa maman. Magdalena décide alors de partir à sa rencontre.

Voilà un très beau roman, court mais dans lequel l’auteure a pourtant réussi à faire passer toutes les émotions nécessaires. Je ressors séduite par ce récit, et je n’aurais pas été contre quelques pages de plus, pour approfondir notamment l’histoire d’Apollonia, qui reste finalement en filigrane. Malgre tout, cela demeure un petit bémol qui n’a pas émaillé ce très bon moment de lecture.

D’emblée, je me suis attachée à Magdalena, dont l’histoire personnelle est dévoilée par petites touches. Sa situation m’a beaucoup touchée. On sent que la blessure causée par l’abandon de sa mère a déterminé beaucoup de ses choix. Elle se réfugie notamment dans les rôles de théâtre.

L’auteure aborde avec beaucoup de justesse une situation qui semble perdue, mais où pourtant, Magdalena fera preuve de résilience et saura pardonner. J’ai ressenti les fêlures d’Apollonia, qui viennent principalement de son passé et de son histoire personnelle. C’est là où j’aurais aimé avoir davantage d’explications. Même si le lecteur comprend bien les événements, j’ai trouvé que l’auteure ne s’y attardait pas et ne faisait que les suggérer.

La plume de l’auteure est très belle. Les mots sonnent juste et Léonor sait sonder les sentiments avec beaucoup d’acuité. Portée par une plume fluide et élégante, l’histoire défile. Les chapitres courts rythment le récit. J’ai beaucoup aimé la façon d’écrire de l’auteure.

Un très beau récit abordant des thématiques délicates. Je ressors conquise par cette histoire forte et emplie de sensibilité. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le cerf-volant

Le cerf-volant de Laetitia Colombani

  • Auteur : Laetitia Colombani
  • Titre : Le cerf-volant
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 9 juin 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu’à l’aube, lorsqu’elle descend nager dans l’océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant. Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer.
La voyant sombrer, la fillette donne l’alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d’autodéfense féminine, qui s’entraînait tout près. Léna veut remercier l’enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d’un cousin, qui l’a recueillie et l’exploite. Elle n’a jamais été à l’école et s’est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire ? …
Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au coeur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l’espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l’éducation… La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d’une Inde tourmentée.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Grasset pour leur confiance.

Suite à un terrible drame, Léna décide de tout quitter et de partir en Inde. Là-bas, elle va faire la rencontre de plusieurs personnes qui vont bouleverser ses certitudes et son quotidien. Léna va alors se mettre en tête de réaliser un projet important pour elle. En effet, elle aimerait que les enfants puissent avoir droit à l’éducation. Ce sera pourtant un chemin empli d’embûches auquel devra se confronter la jeune femme. Réussira-t-elle à venir en aide à ces personnes ?

Ce roman est pour ma part un coup de cœur. J’ai tout aimé dans ce récit, qui, narré de manière très sobre, n’en reste pas moins puissant de par l’émotion qui s’en dégage. Laetitia ne part pas dans de grands effets de style mais se concentre plutôt sur les sentiments.

Au travers de ce récit, je me suis confrontée à la dure réalité que subissent certaines personnes. J’ai été très touchée et l’auteure ne nous épargne pas de tristes faits. D’emblée, je me suis attachée à Léna et à tous les personnages qui vont porter l’histoire. Je préfère ne rien vous dire par rapport à eux, afin que vous découvriez au fur et à mesure les circonstances dans lesquelles Léna fait leur connaissance.

J’ai été très émue tout au fil de ma lecture et le combat de Léna m’a beaucoup touchée. J’ai trouvé ce personnage fort malgré ses faiblesses. Malgré les difficultés, elle ne lâche rien et fait son possible pour aider tout le monde.

S’il est vrai que le roman peut paraître un peu court et très rapide dans son intrigue, il n’en reste pas moins percutant. Laetitia a su faire passer l’essentiel en peu de pages.

La plume de l’auteure est tout en sobriété et très fluide. Les pages ont défilé. Les chapitres courts permettent de donner du rythme au récit. Avec une économie de mots, tout est dit, et ce, avec une grande sensibilité.

Un roman bouleversant, abordant des thématiques très difficiles. Avec un style simple et grâce à des personnages charismatiques, l’auteure a su donner toute l’émotion nécessaire à ce récit. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Les confluents – Rentrée littéraire

Les confluents d’Anne-Lise Avril

  • Auteur : Anne-Lise Avril
  • Titre : Les confluents
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Julliard
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 19 août 2021
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

notezTels deux cours d’eau donnant naissance à un fleuve, un confluent est un point de rencontre entre deux êtres qui se trouvent, s’attachent et apprennent à s’aimer.

Porté par une écriture d’une poésie rare, ce premier roman est à la fois une ode à la nature et un appel au réveil des consciences.

Liouba est une jeune journaliste qui parcourt le monde à la recherche de reportages sur le changement climatique. En Jordanie, elle croise la route de Talal, un photographe qui suit les populations réfugiées. Entre eux, une amitié se noue qui se transforme vite en attirance. D’année en année, le destin ne cessera de les ramener l’un vers l’autre, puis de les séparer, au gré de rencontres d’hommes et de femmes engagés pour la sauvegarde de la planète, et de passages par des théâtres de guerre où triomphe la barbarie. Liouba et Talal accepteront-ils de poser enfin leurs bagages dans un même lieu ?

Ce premier roman, grave et mélancolique, a pour fil conducteur l’amour lancinant entre deux êtres que les enjeux du monde contemporain éloignent, déchirent et réunissent tour à tour. Avec cet éloge de la lenteur et du regard, Anne-Lise Avril donne à la nature une place de personnage à part entière, et au fragile équilibre des écosystèmes la valeur d’un trésor à reconquérir.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Julliard pour leur confiance.

Liouba est journaliste, sensibilisée à la cause écologique. Elle parcourt le monde afin de réaliser ses reportages. C’est lors d’un voyage à Aqaba, en Jordanie, qu’elle va faire la rencontre de Talal. Le jeune homme est photographe et suit les populations réfugiées. Dès lors, leurs chemins ne vont cesser de se séparer et de confluer, au gré de leurs expéditions. Réussiront-ils à trouver ensemble un point d’ancrage ?

Je ressors bluffée par ce premier roman. Quelle histoire bouleversante a su dépeindre Anne-Lise, tout cela grâce à une plume sublime et lumineuse, mais empreinte tout à la fois de mélancolie et de tristesse.

Si au départ, j’ai eu quelques difficultés à m’habituer au schéma narratif, je l’ai par la suite trouvé brillant. Le lecteur suivra en parallèle l’histoire d’Aslam et de Jaya, un frère et une sœur. Celle-ci se déroule bien plus tard dans le temps, que celle de Liouba et de Talal. Bien évidemment, je ne vous en dirai pas davantage, afin de maintenir l’effet de surprise jusqu’au dénouement, que j’ai trouvé très réussi.

J’ai beaucoup aimé les personnages et en particulier celui de Liouba, qui est une jeune femme charismatique et une véritable battante. En effet, afin de sensibiliser le monde à la cause écologique, elle se mettra en danger à plusieurs reprises. J’ai beaucoup craint pour elle tout au fil des pages. Au travers de sa lutte, des questionnements très intéressants sont soulevés.

L’histoire entre Talal et Liouba est une succession d’allers-retours mais finalement, tels des confluents, il finissent toujours par se retrouver. J’ai été très touchée par leur relation, qui se construit petit à petit.

La plume de l’auteure est d’une grande élégance. Je suis ressortie bluffée par ce style empreint de douceur, de poésie, mais également de nostalgie. Anne-Lise décrit les paysages d’une manière visuelle et elle sait donner à son écriture les nuances nécessaires afin de la sublimer. Je suis totalement conquise par la manière d’écrire de l’auteure. Le récit est divisé en grandes parties, chacune consacrées à tour de rôle à Liouba et Talal et à Aslam et Jaya.

Un roman avec lequel l’auteure nous offre un écrin littéraire au travers de sa plume élégante et emplie de sensibilité. Avec beaucoup de poésie, elle aborde des thématiques intéressantes. Je ressors conquise par ce roman. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Essai

Sororité

Sororité de collectif

  • Auteur : Collectif
  • Titre : Sororité
  • Genre : Essai
  • Éditions : Points
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 8 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Longtemps laissé en sommeil, le concept de sororité a refait surface avec le mouvement #Metoo : être soeurs, c’est être, ensemble, plus fortes. Envisagée comme outil de pouvoir féminin, la sororité nous invite à repenser ce que signifie être une femme aujourd’hui, à questionner les rapports de domination et à imaginer le monde de demain. Sous forme de récits, fictions, textes réflexifs, poèmes et chansons, ce collectif, dirigé par la romancière Chloé Delaume, appelle à une solidarité qui ne nie pas les différences mais embrasse la diversité. Car c’est grâce à la sororité, véritable parole en acte, que la révolution féministe adviendra.

Sous la direction de : Chloé Delaume

Avec les textes de : Juliette Armanet, Lauren Bastide, Iris Brey, Estelle-Sarah Bulle, Rébecca Chaillon, Jeanne Cherhal, Alice Coffin, Camille Froidevaux-Metterie, Kiyémis, Lola Lafon, Fatima Ouassak, Ovidie, Lydie Salvayre et Maboula Soumahoro

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Points pour leur confiance.

Qu’elles soient romancières, réalisatrices, journalistes, ou encore chanteuses, les femmes de ce recueil ont toutes accepté d’écrire autour de la notion de la sororité, et ce, sous la direction de Chloé Delaume. Ainsi, quatorze textes sont présentés au lecteur.

Quel recueil original. Si on entend beaucoup la notion de féminisme, il faut dire que l’on entend bien moins celle de sororité. Autour de cette notion, les femmes de cet ouvrage vont nous permettre une véritable remise en question et quelques pistes de réflexion.

S’il est vrai que certains textes m’ont davantage plu que d’autres, je dois dire qu’aucun ne m’a laissée indifférente. Toutes ces auteures m’ont fourni matière à réfléchir et m’ont amenée à me poser des questions.

Les plumes sont variées. Il y en a pour tous les goûts. Chacune des auteures a su me captiver. J’ai tour à tour été bouleversée, touchée, intriguée. m’a bouleversée. Certaines réflexions sont très intéressantes et bien amenées. Aucun texte ne m’a déçue.

Un recueil mettant en avant la sororité et amenant à de véritables pistes de réflexions. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Trois

Trois de Valérie Perrin

  • Auteur : Valérie Perrin
  • Titre : Trois
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Audiolib
  • Lu par : Tess Lauvergne
  • Nombre de minutes : 1092
  • Parution : 19 mai 2021
  • Pour vous procurer cet audio-livre, c’est

Résumé

« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Étienne, seul Adrien me parle encore. Nina me méprise. Quant à Étienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Étienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi.

Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Valérie Perrin a ce don de saisir la profondeur insoupçonnée des choses de la vie. Au fil d’une intrigue poignante et implacable, elle nous plonge au cœur de l’adolescence, du temps qui passe et nous sépare.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Audiolib pour leur confiance.

J’ai découvert ce roman sous format audio, et lu par Tess Lauvergne.

1986. Ils sont trois. Nina, Adrien et Étienne. Amis depuis l’école, inséparables. Leur amitié est faite pour durer et pour traverser toutes les difficultés. 2017. Lorsqu’une voiture est retrouvée dans le lac, Virginie, qui est une journaliste, va tenter de comprendre ce qu’il s’est passé. Tout cela va la mener à sonder l’amitié indéfectible de ce trio.

Narration

Pour être complètement honnête, j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter au ton de la lectrice, Tess Lauvergne. En effet, je l’ai trouvé peu nuancé et peut-être un peu monocorde.

Pourtant, au fur et à mesure de mon écoute, j’ai trouvé cette tonalité de voix de plus en plus appropriée. La narration sobre permet de mieux se concentrer sur l’histoire est finalement en totale adéquation avec la teneur du récit.

Je ne peux qu’être admirative du travail fournit par Tess Lauvergne pour un roman si long. Je pense qu’il faut juste un petit temps d’adaptation pour s’habituer à sa façon de nous conter cette histoire.

Intrigue

J’ai beaucoup aimé ce roman, sans que ce soit un coup de cœur. J’y ai dénoté quelques longueurs qui parfois apportaient peu de renouveau à l’intrigue.

Malgré tout, le point fort de ce roman, c’est indéniablement cette belle amitié qui prend forme entre ces trois personnages. Si Nina semble être le socle de ce groupe, les deux garçons n’en demeurent pas moins un pilier essentiel.

J’ai apprécié de pouvoir suivre leur évolution au fil des pages. Je me suis beaucoup attachée à eux. L’auteure a su dépeindre trois caractères totalement différents, et elle l’a fait avec beaucoup de réalisme.

Beaucoup de rebondissements et de révélations parsèment ce texte. Valérie a su manier son suspense sans trop en faire. Malgré les longueurs mentionnées, j’ai tout de même beaucoup aimé ce récit.

La plume de l’auteure est sobre. Les chapitres sont de taille moyenne et les espaces spatio-temporels sont bien mentionnés afin de ne pas nous perdre. Il faut cependant rester concentré, puisque cela change beaucoup au fur et à mesure.

Vue d’ensemble

Malgré un petit temps d’adaptation nécessaire à la voix de la narratrice, j’ai trouvé cet audio-livre réussi. Finalement, la voix sobre de Tess se fond bien avec l’histoire narrée.

Un roman mettant en avant une très belle amitié, empli de rebondissements et très émouvant. À découvrir.

Ma note : 16/20

Non classé

Les beaux étés, tome 6

Les Genêts de Zidrou et Jordi Lafebre

  • Auteur : Zidrou et Jordi Lafebre
  • Titre : Les beaux étés, tome 6 : Les Genêts
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dargaud
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 18 juin 2021
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Résumé

BONYoupi, c’est les vacances ! Adieu Mons, bonjour le soleil ! Comme tous les ans, la tribu des Faldérault prend la direction du Sud à bord de Mam’Zelle Estérel, la 4L familiale. Pierre n’a pas terminé son album ? Pas grave, il bouclera les dernières planches au bord de la Méditerranée. Les voilà tous les cinq partis pour ne rien faire. Enfin, cinq et demi plutôt, puisque Mado est enceinte. Mais sur la route, patatras. Un camion les double, il perd son chargement et voilà le pare-brise d’Estérel qui vole en éclats. Plus de peur que de mal, mais impossible de continuer. Pendant que le garagiste répare la 4L, la famille est hébergée par Esther et Estelle, deux femmes charmantes qui tiennent la ferme « Les Genêts ». Tandis que Pierre se prend pour Cézanne et que Mado regarde le bébé pousser, les enfants aident à sortir les chèvres et découvrent les charmes de la campagne. Mais ils apprennent aussi les secrets de la vie…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dargaud pour leur confiance.

La petite famille Faldérault part en vacances. Pour l’occasion, les parents et leurs trois enfants, Julie, Nicole et Louis prennent la direction du Sud. Lorsque la famille a un accident et que le pare-brise de leur voiture se brise, ils se voient obligés de s’arrêter dans la ferme des Genêts, où ils sont chaleureusement accueillis par Esther et Estelle. La petite famille va alors devoir s’adapter.

C’est le sixième tome des aventures de cette famille totalement pittoresque. Il y a une évolution dans les personnages puisque par exemple, dans cet opus, nous retrouvons Mado, la mère de famille, qui attend un quatrième enfant.

Je suis ressortie conquise par cette bande-dessinée avec laquelle j’ai passé un très bon moment de lecture. Humour et excellent scénario sont associés ici et c’est une totale réussite.

Les moments passés à la ferme sont vraiment emplis d’humour et les personnages sont hauts en couleurs. J’ai beaucoup aimé le message de tolérance qui émane des planches. C’était très beau et touchant. Je ne peux pas en dire plus, afin de ne rien spoiler, mais j’ai trouvé cela riche en émotions.

Les graphismes sont vraiment d’une grande qualité. Les expressions des personnages sont très bien rendues et l’humour tiendra une grande place. Les dialogues sont très bien amenés.

Une bande-dessinée qui est un véritable concentré de bonne humeur et un scénario touchant. À découvrir.

Ma note : 18/20