Thriller

…Et pour le pire

…Et pour le pire de Noël Boudou

  • Auteur :
  • Titre : …Et pour le pire
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 252
  • Parution : 13 mai 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans…
Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison.
Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte…
Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie.
Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans.
Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Voilà vingt ans que Vincent vit sans sa Bénédicte. Sa femme a été assassinée et il n’a plus qu’une idée en tête, celle de se venger. Mais voilà, comment va-t-il y a arriver maintenant qu’il est devenu un vieil homme ? Ses nouveaux voisins pourraient-ils l’aider ?

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce thriller. Il s’agit du deuxième roman de Noël Boudou que je découvre, et je peux confirmer que l’auteur a un vrai talent pour ferrer son lecteur. Même si j’ai trouvé cet opus quelque peu en deçà du précédent, il n’en reste pas moins que j’ai trouvé la lecture très addictive et que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher mon livre.

D’emblée, l’auteur nous dresse le portrait d’un vieil homme bougon et aux préjugés très nombreux. Les personnages secondaires tiendront une grande place dans l’intrigue. En effet, ses voisins m’ont intriguée dès le départ et j’ai trouvé que Noël avait su ménager un bon suspense, qui perdure jusqu’au dénouement.

La plume de l’auteur est toujours aussi addictive. Avec un style véloce, le roman va à toute vitesse. Le rythme est très soutenu. Les rebondissements sont multiples. Le choix de la première personne pour la narration est particulièrement judicieux.

Un roman original et qui ne souffre d’aucune longueur. L’intrigue va à tout vitesse et les pages défilent. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

Le fusil de chasse

Le fusil de chasse de Yasushi Inoué

  • Auteur : Yasushi Inoué
  • Titre : Le fusil de chasse
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Audiolib
  • Lu par : André Dussollier
  • Nombre de minutes : 118
  • Parution : 19 mai 2021
  • Pour vous procurer cet audio-livre, c’est ici

Résumé

Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d’adultère. À l’arrivée, l’une des plus belles histoires d’amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit.

Le Fusil de chasse, ou les multiples facettes d’une impossible passion, est un chef d’œuvre universel. André Dussollier en propose une interprétation exceptionnelle, qui ne pourra que vous faire vibrer.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Audiolib pour leur confiance.

J’ai découvert ce roman sous format audio chez Audiolib et lu par André Dussollier.

Le narrateur va prendre l’initiative de composer un poème pour la revue « Compagnons du chasseur ». Il y dépeint un chasseur solitaire. Quelque temps plus tard, il reçoit la missive d’un mystérieux homme qui se fait appeler Josuke. S’étant reconnu dans le poème du narrateur, il va lui demander de bien vouloir lire trois lettres personnelles, que trois femmes différentes lui ont adressées. Il s’agira de la fille de son amante, de son épouse, et de son amante. Une histoire d’amour et d’adultère prend alors forme.

Narration

La voix d’André Dussollier m’a tout simplement parue parfaitement adaptée à ce roman empli de poésie et de mélancolie.

Avec un timbre chaud et enveloppant, André a réussi à faire passer les émotions qui émanent de ces trois missives. Je me suis laissée porter par la délicatesse du ton qu’a su instaurer André.

J’ai apprécié les petits intermèdes musicaux que j’ai trouvés particulièrement adaptés à l’histoire.

Ici, pas de dialogues. Le tout peut donc paraître monotone, mais pourtant il n’en est rien, puisque André sait captiver l’auditeur de par les intonations différentes qu’il sait instaurer.

Intrigue

Le postulat de départ est simple, mais je dois dire que le schéma narratif est d’une grande originalité. La tension monte au fur et à mesure que s’égrènent les lettres, pour à la fin former une histoire triste.

J’ai été émue. Les sentiments de ces trois femmes sont rendus à la perfection.

La plume de l’auteur est empreinte de poésie. Quelques descriptions de paysages viennent ponctuer le tout, et je les ai trouvées très réussies. Beaucoup de tristesse émane de ces lettres. J’ai trouvé ce roman épistolaire très réussi.

Vue d’ensemble

La voix d’André Dussolier se fond à la perfection avec le ton du texte. J’y ai retrouvé une véritable unité entre intrigue et façon de raconter. Une réussite à ce niveau.

Un roman épistolaire dans lequel beaucoup de tristesse transparaît. Le schéma narratif est très original. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Dans ma rue y avait trois boutiques

Dans ma rue y avait trois boutiques d’Anthony Palou

  • Auteur : Anthony Palou
  • Titre : Dans ma rue y avait trois boutiques
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Les Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 6 mai 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

C’était les années soixante-dix. Il était une fois un petit garçon né dans une famille de commerçants. Son grand-père espagnol avait quitté la guerre de 36, avait traversé les Pyrénées et arpenté la France jusqu’à trouver un havre de paix dans le Finistère sud. C’est là qu’il décida de s’installer pour créer sa petite échoppe de fruits et légumes. Le grand garçon qu’il est devenu se souvient avec nostalgie de ces petits commerces qui peu à peu disparurent. Ainsi les merceries, les torréfacteurs, les marchandes des quat’saisons, ainsi les papeteries… Tout un monde, en quelques années, dévasté par la grande distribution. L’auteur pense que tout n’est pas perdu. Un jour viendra où le petit commerce renaîtra. Les beaux jours, peut-être, sont devant nous.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Les Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Voilà un essai qui fera la part belle à la nostalgie des petits boutiques où l’on pouvait faire ses emplettes, tout en échangeant avec les vendeurs. C’est sous ce postulat de départ qu’Anthony livre un véritable hommage aux petits commerçants.

L’auteur nous propose une véritable promenade au milieu des petites boutiques qui ont jalonné son quotidien. Il en parle avec beaucoup de tendresse et les met en avant avec beaucoup de sensibilité.

Anthony nous propose également un tour gastronomique. Il y sera beaucoup question de plats typiques. J’ai beaucoup aimé ce beau récit, que j’ai trouvé très intéressant de par la thématique abordée.

La plume de l’auteur est très fluide. Le texte est composé de plusieurs brèves, chacune d’entre elles traitant d’un petit négoce en particulier, ou de gastronomie. J’ai trouvé ce procédé original et cela a contribué à éviter une certaine monotonie.

Un texte qui constitue un véritable hommage aux petits commerces.

Ma note : 16/20

Non classé

Mariage et remue-ménage dans les Cotswolds

Mariage et remue-ménage dans les Cotswolds de Juliette Beaufrère

  • Auteur : Juliette Beaufrère
  • Titre : Mariage et remue-ménage dans les Cotswolds
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages :
  • Parution :
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Il voulait juste se faire passer pour le wedding planner.

Elle voulait juste saborder ce mariage.

Matthew, le frenchie, bordélique, coincé, et définitivement trop déprimé.

Jenn, la meilleure amie du marié, organisée, râleuse, et une vraie dévoreuse d’hommes.

Ce duo improbable va devoir collaborer pour organiser the mariage aristocratique anglais de l’année.

En sept jours.

Mais la préparation ne va pas se dérouler aussi délicatement qu’une floraison de roses parfumées dans un jardin anglais…

Mon avis

Je remercie chaleureusement l’auteure Juliette Beaufrère pour sa confiance.

Matthew est un jeune homme français qui se retrouve soudainement organisateur de mariages. Il va s’occuper de celui de Lord Wellington et Lady FitzClarence. Il est plutôt réservé. Lorsqu’il apprend qu’il va devoir s’entendre avec Jenn, la meilleure amie du marié, afin d’organiser cette union, le jeune homme pressent un véritable tourbillon d’émotions. En effet, la jeune femme est une véritable boute-en-train.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec cette comédie romantique, très dans l’ambiance brittanique. J’ai particulièrement aimé le décor dans lequel l’auteure place son intrigue et cet humour décapant dont elle fait preuve.

D’emblée, j’ai été intriguée par Matthew. Je me demandais comment le jeune homme se retrouvait à organiser un mariage. Le mystère est entier au départ, mais peu à peu le lecteur comprend.

J’ai particulièrement apprécié la différence de caractère entre les deux jeunes gens, ce qui donne droit à des scènes cocasses et emplies d’humour. Ils sont complètement différents, et l’auteure a su approfondir leurs traits de caractère respectifs sans jamais tomber dans la caricature. Cela donne deux personnages principaux très attachants et qui vont porter l’histoire à eux deux.

Les situations et les scènes cocasses sont amenées avec beaucoup de finesse. Il y a des rebondissements et des retournements de situations réussis.

La plume de l’auteure est addictive. J’ai apprécié l’alternance de chapitres entre le point de vue de Matthew et de Jenn. J’ai trouvé cela judicieux afin de mieux suivre leurs questionnements. Les chapitres sont de taille moyenne et le rythme est soutenu.

Une très bonne comédie romantique, où les scènes cocasses s’enchaînent, servie par deux personnages principaux très attachants. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Ces orages-là

Ces orages-là de Sandrine Collette

  • Auteur : Sandrine Collette
  • Titre : Ces orages-là
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Audiolib
  • Lu par : Marie Bouvet
  • Nombre de minutes : 345
  • Parution : 19 mai 2021
  • Pour vous procurer cet audio-livre, c’est ici

Résumé

C’est une maison petite et laide. Pourtant en y entrant, Clémence n’a vu que le jardin, sa profusion minuscule, un mouchoir de poche grand comme le monde. Au fond, un bassin de pierre, dans lequel nagent quatre poissons rouges et demi.

Quatre et demi, parce que le cinquième est à moitié mangé. Boursouflé, abîmé, meurtri : mais guéri. Clémence l’a regardé un long moment.

C’est un jardin où même mutilé, on peut vivre.

Clémence s’y est installée. Elle a tout abandonné derrière elle en espérant ne pas laisser de traces. Elle voudrait dresser un mur invisible entre elle et celui qu’elle a quitté, celui auquel elle échappe. Mais il est là tout le temps. Thomas. Et ses orages.

Clémence n’est pas partie, elle s’est enfuie.

Avec Ces orages-là, Sandrine Collette se fait la voix de l’intime et nous offre un roman brut somptueux sur les ravages de l’obsession, servi par cette écriture au cordeau qui la distingue.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Audiolib pour leur confiance.

J’ai découvert ce roman sous format audio chez Audiolib, et lu par Marie Bouvet.

Clémence est une jeune femme effrayée. Elle fuit un conjoint violent. Après trois ans à vivre un véritable calvaire auprès de Thomas, elle a décidé de partir loin de lui et s’est installée dans une maison dont Thomas ignore l’adresse. Pourtant, la peur ne quitte pas la jeune femme, craignant qu’à tout moment il puisse la retrouver. Peu d’espoir dans son quotidien, si ce n’est son travail de boulangère et un voisin qui l’intrigue au plus haut point.

Narration

D’emblée, j’ai accroché à la voix de Marie Bouvet qui a lu ce texte d’une manière bouleversante. Elle a su faire passer les émotions de Clémence à la perfection.

Marie a bien veillé à changer les inflexions de sa voix en fonction de la tension qui montait crescendo. Avec cette thématique qui est très difficile, et la voix de la narratrice qui a su insuffler toute l’émotion nécessaire, cela m’a totalement bouleversée.

Marie a une voix très douce, mais jamais monotone. Elle sait changer de ton pour que l’on comprenne bien les dialogues et l’on ne se perde pas au moment de savoir quel personnage s’exprime. J’ai ressenti beaucoup de tension sur certains passages, de par la narration effectuée avec brio.

Intrigue

Je ressors chamboulée par cette histoire dramatique. D’emblée, j’ai ressenti une énorme tristesse pour Clémence et ce que Thomas lui a fait subir. Dès les premières pages, j’ai découvert une jeune femme détruite mais qui pourtant va tout faire pour se reprendre en main.

L’auteure prend bien le temps de poser son intrigue. Ici, il n’y a pas vraiment d’action ni de suspense. Tout passe davantage par la psychologie du personnage principal et l’on assiste à sa reconstruction.

J’ai beaucoup aimé la relation que Clémence va entretenir avec son voisin. L’auteure veille à garder une touche d’espoir malgré la brutalité des événements auxquels a été confrontée la jeune fille.

Vue d’ensemble

La plume de l’auteure est très introspective mais émotive également. La voix de Marie se fond parfaitement au texte écrit et le tout s’accorde avec brio. Je ressors conquise par cet audio-livre que je vous recommande.

Un roman puissant, bouleversant, dans lequel l’auteure a su instaurer une tension qui monte peu à peu au fil des chapitres. À découvrir.

Ma note : 18/20

Thriller

Disparues

Disparues de S. J. Watson

  • Auteur : S. J. Watson
  • Titre : Disparues
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 448
  • Parution : 8 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Traumatisée par son passé, Alex Young souffre d’amnésie partielle. Pour mieux se reconstruire, elle se consacre corps et âme à sa nouvelle vie de réalisatrice. Après un documentaire sur les prostituées d’Amsterdam, elle est de retour en Angleterre avec un nouveau projet : montrer la vie quotidienne d’une petite ville durement frappée par la crise. Blackwood Bay, où elle a vécu quand elle était jeune, semble l’endroit idéal. Hier cité touristique florissante de bord de mer, c’est aujourd’hui une ville fantôme, hantée par la disparition d’une adolescente dix ans plus tôt. Alors qu’elle essaye d’en savoir plus sur cette étrange histoire, Alex va se heurter à un mur de secrets et de non-dits. Elle va devoir raviver la mémoire collective, tout autant que ses souvenirs enfouis, pour enfin lever le voile sur une vérité qui laissera le lecteur sans voix.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Blackwood Bay, une petite localité en Angleterre. C’est là que Alex va réaliser un futur reportage, sur le quotidien des gens. La jeune Alex retourne sur les lieux de son passé. Suite à un traumatisme, des pans entiers de sa mémoire lui font défaut, mais elle sait qu’il s’est passé des événements tragiques dans cette petite ville. Lorsque la jeune femme cherche à en savoir plus sur la mystérieuse disparition de Sadie il y a de cela plusieurs années, elle va se confronter aux silences des habitants. Que s’est-il réellement passé ?

S’il est vrai que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, je dois reconnaître que le dénouement de ce thriller est tout simplement brillant. L’auteur a su me balader de pages en pages et j’ai été totalement surprise par la révélation qui clôt à la perfection cette intrigue qui a parfois tendance à s’enliser.

L’auteur a prit le temps de planter son décor. Le rythme est lent et les personnages sont très nombreux. Il faut donc rester très concentré afin de ne pas perdre le fil. Les nombreux retours en arrière, avec les personnages de l’époque, peuvent prêter à confusion. Mais en réalité, une fois que je suis rentrée dans l’histoire, je me suis laissée porter par cette intrigue.

Ici, tout le monde devient suspect. Il semble que les habitants ont tous des éléments à cacher et j’ai soupçonné tout le monde tout au fil des pages. L’auteur a su instaurer une bonne dose de suspense pour accélérer le rythme à partir de la deuxième moitié, et ainsi intriguer son lecteur. Il faut s’accrocher, même si le début peut paraître un peu long. Le dénouement est une réussite totale et tout est expliqué à la fin.

La plume de l’auteur est addictive. J’ai beaucoup aimé l’alternance entre passé et présent, même si au début, tout me semblait flou. Les explications finales éclaircissent toutes les questions. Le choix de la narration à la première personne et sous le point de vue d’Alex m’a semblé judicieux, permettant ainsi de mieux suivre ses réactions.

Un thriller qui peut paraître long à se mettre en place, mais qui offre un dénouement totalement inattendu. Pour ma part, cela a été un bonne lecture.

Ma note : 16/20

Romance auto-édité

Rien ne sert de (se) mentir, il faut aimer à point

Rien ne sert de (se) mentir, il faut aimer à point de Sophie Rouzier

  • Auteur : Sophie Rouzier
  • Titre : Rien ne sert de (se) mentir, il faut aimer à point
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 430
  • Parution : 15 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Julie et Liam sont inséparables. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance et protègent leur amitié coûte que coûte. Enfants, ils étaient intarissables sur l’Afrique et songeaient à y habiter en grandissant.

Avec les années, les projets de Julie ont évolué. Cette jeune divorcée est devenue une casanière maladive et une menteuse invétérée. Elle fait croire à son entourage qu’elle voyage comme elle respire. Celle-ci a même été jusqu’à créer une association de globementeurs, fournissant photomontages et itinéraires détaillés aux faux-baroudeurs comme elle.

Liam, quant à lui, aventurier hors pair, réalise son rêve et s’installe au Botswana dans un lodge. Etrangement, Julie a toujours une bonne excuse pour ne pas lui rendre visite. Il doute quant au bien-fondé de leur amitié. Le jour où Liam lui annonce qu’elle sera témoin à son mariage, tout son monde s’écroule.

L’amitié homme femme existe-t-elle vraiment ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement l’auteure Sophie Rouzier pour sa confiance.

Julie et Liam sont amis depuis l’enfance. Alors que la jeune femme doit faire face à un divorce, son meilleur ami est sur le point de se marier au Bostwana. Lorsqu’il l’invite à assister à son mariage, pour Julie, c’est une véritable épreuve. En effet, si tout le monde autour d’elle, y compris Liam bien sûr, pense que la jeune femme est une grande globe-trotteuse, elle n’est en réalité qu’une globe-menteuse. Elle fait croire à tous qu’elle n’arrête pas de voyager, alors qu’en réalité, elle ne sort pas de chez elle. Elle a même réussi à rallier plusieurs personnes dans son club. Dès lors, lorsqu’en plus son patron lui propose de la muter quelques temps en Afrique, c’est le désespoir qui l’envahit.

En voilà un roman dépaysant à souhait. J’avais découvert la plume de Sophie avec son roman précédent, qui était bien plus court, et elle m’avait déjà convaincue. Ici, j’ai apprécié le fait d’avoir une plus grande perspective de son talent. Elle sait instaurer fraîcheur et rires dans ses récit, et surtout, c’est un véritable moment d’évasion qu’elle nous propose.

J’ai totalement accroché aux deux personnages principaux, Julie et Liam. J’ai particulièrement aimé le caractère de Julie, qui malgré les adversités, ne tombe jamais dans le pessimisme et garde toujours son humour. Mais surtout, j’ai apprécié de voir évoluer la relation entre eux. Ils ne sont pas statiques. Ils évoluent. Sophie passe par quelques retours en arrière dans le temps, afin de bien expliquer les tenants et aboutissants de cette relation particulière qu’entretiennent ces deux personnages. J’ai été touchée à plusieurs reprises, mais surtout, j’ai trouvé que certains passages étaient emplis d’humour.

L’autre gros point fort de cette histoire, c’est ce dépaysement unique que nous propose Sophie. Les descriptions de l’Afrique sont d’un réalisme surprenant et le lecteur a vraiment la sensation de se retrouver dans ces paysages rien qu’avec l’évocation des mots choisis par l’auteure.

La plume de l’auteure est d’une grande qualité. C’est vraiment agréable de trouver des romans auto-édités avec une écriture si soignée. Les chapitres sont de taille moyenne. Les dialogues sont très bien réalisés, avec parfois une grande pointe d’humour. Je ressors conquise par le style de Sophie.

Un roman rafraîchissant, aux allures de petit bonbon littéraire, qui est une véritable invitation au voyage, et servi par deux personnages principaux attachants et touchants. Une véritable réussite à découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Léon et Gustave au cœur de la mine

Léon et Gustave au cœur de la mine de Sophie de Mullenheim

  • Auteur : Sophie de Mullenheim
  • Titre : Léon et Gustave au cœur de la mine
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Fleurus
  • Nombre de pages : 232
  • Parution : 12 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Nord de la France, juin 1888.

Léon va bientôt avoir douze ans. Il est fils et petit-fils de mineur. Pour lui, l’avenir est tout tracé : il sera mineur. Mais Léon va à l’école et, contrairement à ses parents et grands-parents, il sait lire et écrire. Il lit beaucoup d’ailleurs : les livres que lui prête son instituteur et le journal dans lequel il suit avec passion l’avancée des travaux de la Tour Eiffel. A mesure que l’immense tour s’élève, le rêve de Léon grandit : il veut devenir apprenti dans les ateliers du grand Gustave Eiffel. Il veut construire des tours, des ponts, des bâtiments… La famille de Léon, pourtant, est loin de partager son enthousiasme. Plus vite le garçon travaillera à la mine et plus vite il rapportera des sous à la maison. Un jour, son père lui lance un ultimatum : soit il descend à la mine soit il vend sa jument Cachou pour qu’elle aille travailler à sa place. Léon est très attaché à Cachou. Il ne veut surtout pas qu’elle descende dans le puits car il sait qu’elle n’en remontera certainement jamais. La mort dans l’âme, il décide d’aller au fond pour sauver sa jument, tout en continuant de rêver de la Tour Eiffel et de constructions inouïes.

Jusqu’au jour où, malgré les promesses de son père, Cachou descend elle aussi dans la mine…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fleurus pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1888. Alors qu’à Paris la construction de la Tour Eiffel avance à grands pas, dans une ville du nord le jeune Léon rêve de rejoindre l’équipe de Gustave Eiffel. L’adolescent est brillant dans ses études. Pourtant, les parents du jeune homme décident une toute autre trajectoire pour lui. Il sera mineur, comme son père, afin de pouvoir contribuer à l’économie familiale. Comment Léon pourra-t-il rallier les équipes de Gustave Eiffel ?

Quel excellent roman jeunesse. J’aime beaucoup les récits de Sophie de Mullenheim qui bien souvent place ses intrigues dans une période historique spécifique et permet ainsi aux plus jeunes d’en apprendre beaucoup sur divers sujets.

Ici, c’est surtout le travail de mineur qui est mis en avant. Au travers du jeune Léon, le lecteur pourra en apprendre davantage sur ce métier. Les explications sont claires et Sophie veille bien à placer un lexique afin de donner la définition de certains mots particuliers.

Mais ce roman, c’est avant tout une belle histoire d’amitié. Léon fera la rencontre de Marie et entre les deux, une complicité va peu à peu s’installer. J’ai trouvé cela très touchant. La jeune fille aidera son ami tout au long du récit.

La plume de l’auteure est très fluide et idéale pour rythmer son récit. Avec des chapitres courts, le tout reste très aisé à lire. Sophie veille à bien expliquer les mots qui peuvent être compliqués et j’ai trouvé cela très judicieux.

Un excellent roman jeunesse avec pour toile de fond le travail de mineur, et servi par deux personnages principaux touchants et qui partagent une belle amitié. À découvrir.

Ma note : 18/20

Thriller

La chasse

La chasse de Gabriel Bergmoser

  • Auteur : Gabriel Bergmoser
  • Titre : La chasse
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 18 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Frank s’occupe d’une petite station-service paumée au milieu de l’immensité sauvage australienne. Un jour, une jeune femme arrive en trombe, blessée. Aidé par un couple de voyageurs, Frank tente de soigner les blessures de l’inconnue lorsque de mystérieux assaillants arrivent sur les lieux. Coupés du monde, les occupants de la station-service vont devoir alors faire face à un véritable siège.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Australie, en plein centre du bush. Une maison isolée et une station-service. Aucune autre habitation aux alentours. C’est dans cet endroit hostile que vit Frank. Lorsque son fils fait appel à lui pour lui confier Allie, sa petite-fille, une jeune adolescente avec beaucoup de problèmes, Frank voit son quotidien bouleversé. Lui qui est habitué à être seul, il va devoir maintenant vivre avec sa petite-fille qu’il connaît si mal. Un jour, alors qu’ils sont en train de travailler dans la station-service, une jeune femme arrive. Blessée, elle a besoin d’être soignée. C’est le début du cauchemar qui commence pour Frank et Allie.

Autant le dire d’emblée, ce roman est excellent dans son genre. J’ai accroché dès le prologue et plus je tournais les pages, plus il m’était difficile de lâcher ce livre. Je voulais savoir, j’ai angoissé pendant toute ma lecture et je n’ai pas vu les pages défiler. En voilà un excellent thriller.

L’auteur n’a pas son pareil pour créer une atmosphère hautement anxiogène. Dès le départ, je me suis interrogée sur l’identité de la jeune femme qui arrive blessée dans la station-service. Avec une narration à deux temps, l’auteur répond peu à peu aux interrogations du lecteur, et c’est réalisé avec brio.

Le récit va à toute vitesse, et pour cause, les actions tiennent en une nuit. Il n’y a aucun moment de répit et l’auteur a su maintenir la tension jusqu’au dénouement. C’est un véritable page-turner au grand suspense.

La plume de l’auteur est addictive. Avec un style fluide et très cinématographique, il réussit à rendre son récit très difficile à lâcher avant d’arriver au dénouement. Le schéma narratif est particulier, puisque le lecteur suivra l’action au présent et ce qu’il s’est passé auparavant. J’ai trouvé cela très judicieux, permettant ainsi de savoir comment les faits ont évolué.

Un roman où les actions s’enchaînent sans cesse et où le suspense monte peu à peu. Cet excellent thriller est très difficile à lâcher. À découvrir.

Ma note : 18/20

Historique

Hamnet

Hamnet de Maggie O’Farrell

  • Auteur : Maggie O’Farrell
  • Titre : Hamlet
  • Genre : Historique
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 1 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un jour d’été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l’aide car aucun de leurs parents n’est à la maison…

Agnes, leur mère, n’est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.

Porté par une écriture d’une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O’Farrell est la bouleversante histoire d’un frère et d’une sœur unis par un lien indéfectible, celle d’un couple atypique marqué par un deuil impossible. C’est aussi l’histoire d’une maladie « pestilentielle » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c’est avant tout une magnifique histoire d’amour et le tendre portrait d’un petit garçon oublié par l’Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Stratford, 1596. Hamnet, onze ans, est très inquiet. Sa sœur jumelle Judith est gravement malade. Il part alors à la recherche d’aide. Il n’arrive pas à trouver sa mère, ni sa grande sœur Susana. Son père est à Londres. Lorsque finalement il arrive à trouver sa famille afin de venir en aide à Judith, cette dernière voit son état empirer.

Que roman. Je ressors bouleversée par cette lecture qui m’a chamboulée à plusieurs reprises. S’inspirant du drame qu’a vécu Shakespeare, ce roman retrace avec beaucoup d’émotions l’histoire du petit Hamnet, le petit garçon du dramaturge décédé à l’âge de onze ans.

J’ignorais totalement ce fait, et ce roman m’a donné l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’histoire personnelle de cet écrivain. J’ai pu découvrir l’homme et non pas seulement le dramaturge. Au travers de cette histoire, Maggie nous propose une incursion historique et une histoire d’amour somptueuse entre l’écrivain et Agnes.

Ce roman est un bouleversement du début à la fin. Diverses thématiques sont abordées, et je trouve que Maggie nous en parle avec une sensibilité rare. La figure de Shakespeare n’est jamais clairement mentionnée mais persiste en filigrane tout au fil des pages. Le roman va davantage se centrer sur Agnes, et sur l’amour indéfectible qui unit Hamnet et Judith, les deux jumeaux.

La plume de l’auteure est somptueuse et élégante. Avec un vocabulaire imagé, Maggie réussit à faire passer toutes les émotions qui jalonnent ce récit à son lecteur. J’ai été très émue en découvrant ce récit. Le roman est divisé en deux parties bien distinctes. La deuxième se centrera principalement sur la reconstruction des personnages après le drame terrible auquel ils seront confrontés.

Un roman d’une sensibilité rare, servi par une plume élégante et qui aura été un véritable bouleversement, tant l’auteure aura réussi à retransmettre les émotions tout au fil des pages. À découvrir.

Ma note : 17/20