Contemporain

La lumière était si parfaite

La lumière était si parfaite de Carène Ponte

  • Auteur : Carène Ponte
  • Titre : La lumière était si parfaite
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fleuve
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 15 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point?? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Fleuve pour leur confiance.

Megg est une femme mariée et maman de deux enfants, Lalie de seize ans et le petit Malone. Elle a perdu sa maman il y a six mois, et la jeune femme est profondément bouleversée. Depuis un certain temps, elle aperçoit des signes avant-coureurs d’un profond mal-être. Elle se met à pleurer pour tout, elle se sent à l’étroit dans sa vie de famille et ne trouve plus sa place afin de s’épanouir. Sa meilleure amie Romy, qui est aussi sa voisine, va tout faire pour aider Megg. Lorsque cette dernière retrouve une pellicule de photos et qu’elle décide de la faire développer, ce qu’elle va y découvrir va changer le cours de son quotidien et l’amener dans un road trip étonnant.

Autant le dire tout de suite, ce roman a été un énorme coup de cœur pour ma part. Carène a réussi en peu de pages à m’entraîner dans un troubillon émotionnel. Je ressors de cette lecture émue et bouleversée. Carène a énormément de talent pour rendre ses personnages crédibles, et analyser avec beaucoup d’acuité les sentiments de chacun.

Dès les premières lignes, j’ai accroché à Megg, personnage très attachant et d’une simplicité authentique. C’est la jeune femme qui va porter cette histoire et le lecteur va vite s’apercevoir comment peu à peu elle va s’enliser dans une situation qui ne lui convient plus. Elle se rend compte qu’elle a tendance à s’effacer pour s’occuper de sa famille. Elle a laissé ses rêves de devenir photographe de côté.

Au fil des pages, on découvrira aussi la relation tendue qu’elle entretient avec sa fille Lalie. En pleine adolescence, cette dernière se referme sur elle-même. J’ai été très émue par certains passages, et j’ai trouvé que Carène donnait une véritable épaisseur à ses personnages. Tout sonne juste, que ce soit en ce qui concerne les personnages comme les sentiments de chacun.

J’ai beaucoup aimé le road trip qui survient dans ce roman. Je ne vous en dirai pas plus quant aux circonstances dans lesquelles il survient, afin de ne rien vous spoiler. C’est un véritable dépaysement que propose l’auteure.

La plume de l’auteure est addictive. Avec un style simple mais authentique, Carène réussit à retransmettre les émotions qu’elle veut faire passer. Les chapitres sont de taille moyenne. Le choix de la première personne, l’histoire étant narrée sous le point de vue de Megg, m’a paru très judicieux.

Un roman empli de sensibilité, d’émotions, servi par une héroïne touchante et attachante. C’est une réussite totale. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller

Noir

Noir de Koz

  • Auteur : Koz
  • Titre : Noir
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Fleuve
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 1 avril 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Au moment où les dix-huit transformateurs alimentant Paris et sa banlieue en électricité explosent simultanément, le noir tombe sur la capitale et ses environs. La nuit est totale, le danger inédit. En quelques heures à peine, les rues sombrent dans le chaos. Les scènes de pillages et de violence se multiplient. La tension monte.

Immédiatement, Hugo Kezer, chef de groupe à la brigade criminelle, prend le commandement de la cellule de crise mise en place pour répondre à l’urgence de la situation. Il doit avant tout comprendre qui se cache derrière cet acte criminel, cette organisation aussi élaborée. Et les raisons pour lesquelles ce black-out a été si minutieusement orchestré.

Une course contre la montre s’engage alors pour Kezer, d’autant plus éprouvante que les menaces sont nombreuses et pourraient bien mettre en danger celles et ceux qu’il aime…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Fleuve pour leur confiance.

Imaginez que les dix-huit transformateurs qui alimentent la région parisienne en électricité tombent hors-service en même temps. Paris est alors livrée à l’obscurité la plus totale et par conséquent aux pillages et aux saccages. C’est dans ce décor dantesque que le lieutenant Kezer va devoir mener l’enquête afin de découvrir les causes exactes de de black-out.

Quel thriller captivant. Je dois dire que dès la première page, l’auteur a su retenir mon attention pour ne plus la lâcher pendant toute la durée de l’intrigue. Je ressors conquise par ce roman différent et original. L’intrigue est rondement menée.

L’atmosphère de ce thriller est anxiogène au possible, d’autant plus que le postulat de départ faisant référence à un black-out sans précédent semble probable. Autour de cette panne d’électricité dans Paris, le lieutenant Kezer va devoir mener d’une part une enquête pour découvrir ce qu’il s’est passé, et d’une autre part une autre enquête, dont je préfère ne rien vous dire afin que vous le découvriez au fil des pages.

Cette enquête ne m’a pas laissée un moment de répit. Le roman va à toute vitesse et j’ai eu énormément de mal à lâcher ma lecture tant je voulais savoir où tout cela aboutirait. C’est un véritable page-turner que nous propose ici l’auteur.

J’ai apprécié le personnage de Kezer, que j’ai trouvé tourmenté. Le lecteur apprendra le drame terrible auquel le lieutenant a dû face. J’ai trouvé ce personnage très bien esquissé, jamais linéaire. J’ai très envie de découvrir ce qu’il devient dans le deuxième tome de ses aventures.

L’intrigue va de rebondissements en rebondissements. Je n’ai pas ressenti une seule page d’ennui. Je voulais à chaque fois en savoir plus, et j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ma lecture. De fausses pistes en révélations étonnantes, l’auteur sait manier son suspense sans trop en faire. C’est une vraie réussite.

La plume de l’auteur est entraînante. Sous un style clair et précis, les pages défilent. À chaque début de chapitre, une indication spatio-temporelle permet au lecteur de suivre au mieux l’évolution de l’intrigue. L’histoire est très rythmée.

Un thriller original et anxiogène, rondement mené auprès d’un personnage principal très bien esquissé. Un suspense et des rebondissements à foison. C’est une réussite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Les somnambules

Les somnambules de Chuck Wendig

  • Auteur : Chuck Wendig
  • Titre : Les somnambules
  • Genre : Science-fiction
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 1174
  • Parution : 4 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un nouveau monde, le nôtre ?

Dans un petit village de Pennsylvanie, Shana surprend sa soeur, Nessie, quittant d’un pas résolu leur maison. Lorsqu’elle tente de l’intercepter, la petite fille ne réagit pas à sa présence. Mutique, absente, le regard vide, elle avance… Croyant à une crise de somnambulisme, Shana commence à la suivre. Rapidement, elles sont rejointes par un deuxième errant, frappé des mêmes symptômes que Nessie. Puis un autre. Bientôt, ils sont des centaines à converger vers la même destination inconnue, tandis que leurs proches, impuissants, leur emboîtent le pas. Très vite, cette mystérieuse épidémie enflamme le pays.

Chuck Wendig tend à notre monde un miroir dans lequel se reflètent ses hantises les plus contemporaines : l’irruption de l’inconnu, la peur de l’autre, la défiance envers le gouvernement, la force rampante des discours religieux et extrémistes… Rappelant autant Le Fléau que The Leftovers, Les Somnambules est un portrait humain mais sans concession d’une société au bord de l’extinction.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Pennsylvanie. Inquiète de ne pas trouver sa sœur Nessie, Shana part à sa recherche. Elle la retrouve quelques pas plus loin de leur maison, où elles y habitent auprès de leur père, leur mère les ayant abandonnés. Shana a beau appeler sa sœur, cette dernière ne réagit pas et continue son chemin. Elle semble dans un état étrange, ne parlant pas et n’écoutant rien autour d’elle. Elle a pour seul but de continuer sa route. Bientôt, elle sera rejointe par d’autres personnes dans le même état. Que s’est-il donc passé ?

Quel livre. Il m’est impossible de vous faire un résumé succinct de ce grand roman. Ce n’est que le postulat de départ que je vous ai commenté ici, puisque ce roman ne se résumera pas à ce phénomène étrange qui assaillit certains personnages. Ici, énormément de thématiques seront abordées tout au fil des pages.

À l’aide d’une galerie de personnages tous plus différents les uns que les autres, l’auteur va déployer une intrigue audacieuse et ambitieuse. Plusieurs thématiques vont être mises en exergue. Si au début, je dois avouer avoir été effrayée par le nombre conséquent de pages, je dois dire que l’auteur a un vrai talent pour maintenir l’attention de son lecteur.

Tout au fil des pages, l’auteur sait renouveler son suspense et le postulat de départ n’est qu’un petit pan, une sorte de fil rouge, d’une intrigue qui prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que les pages défilent.

La plume de l’auteur est accessible. Malgré quelques explications qui peuvent parfois paraître un peu techniques, le style est clair. Ce roman est un véritable page-turner qui réserve des surprises et beaucoup de rebondissements.

Un roman audacieux et ambitieux, dans lequel l’auteur sait se renouveler plus d’une fois afin de maintenir l’intérêt de son lecteur. Une très bonne lecture. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Murder game

Murder game de Rachel Abbott

  • Auteur : Rachel Abbott
  • Titre : Murder game
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 25 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après Ce qui ne tue pas, la reine du suspense à l’anglaise déploie l’éventail de son talent dans un roman à énigmes digne d’Agatha Christie. Angleterre, de nos jours. La première fois que Jemma s’est rendue dans le manoir de Polskirrin, c’était en compagnie de Matt, son époux, pour célébrer le mariage du richissime Lucas JarrettJamais Jemma n’oubliera la vue saisissante de cette demeure dominant la mer, perchée sur un éperon de Cornouailles.
Jamais, non plus, n’oubliera-t-elle la vue du corps d’Alex, la sour tant aimée du marié, flottant sans vie le jour des noces, sur cette plage de galets… Un an après, Jemma et Matt sont de retour à Polskirrin, à la demande expresse de Lucas. Pourquoi ce dernier tient-il tant à célébrer le premier anniversaire de ses noces funestes ? La question est sur les lèvres de tous les invités. Car ce que Lucas a en tête n’a rien d’une gentille réunion entre amis.
Non, c’est à une fête macabre qu’il les a tous conviés, un murder game visant à faire rejouer à chacun son rôle de l’an passé et révéler ainsi la vérité sur la mort d’Alex. Mêmes personnes, mêmes tenues, même repas, mêmes discussions, la nuit qui a vu mourir la jeune femme se répète dans une mise en scène terrifiante. Jemma sait bien qu’elle n’est pas coupable. Mais qu’en est-il de Matt ? Détient-elle réellement toutes les cartes de ce jeu mortel, dont nul ne semble connaître l’issue ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Polskirrin, un manoir dans les Cornouailles. L’ambiance est à la fête, et pour cause, Lucas est sur le point de célébrer son mariage avec Nina. Pour l’occasion, il a invité ses plus proches amis, Nick et sa sœur Isabel, Andrew et sa compagne Chandra, Matt et sa femme Jemma. Alex, la sœur du marié est également présente. Lorsque le corps d’Alex est retrouvé, la jeune fille s’étant noyée, c’est le choc. Un an plus tard, Lucas décide de tous les réunir à nouveau pour se livrer à un jeu étrange. Il veut leur faire revivre la même journée d’il y a un an à ses invités, afin de découvrir qui aurait pu vouloir du mal à Alex, puisqu’il en est convaincu, sa sœur a été assassinée, et il veut découvrir le coupable.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller de facture classique, qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui pourtant réserve bien des surprises à son lecteur. J’aime beaucoup les huis-clos, et ici je me suis retrouvée plongée dans une ambiance pesante, où chaque personnage a bien des choses à cacher, et où j’ai soupçonné presque tout le monde.

Le récit est davantage vu sous la perspective de Jemma et j’ai beaucoup apprécié cela. Il s’agit d’un personnage attachant et elle se retrouve finalement perdue dans les relations qu’entretiennent les autres personnages entre eux, puisque finalement, elle ne connaît que très mal Lucas et ses amis. Elle rencontre ce jeune homme grâce à son mari, et très vite elle va s’apercevoir de l’immense influence qu’il va exercer sur chacun d’eux.

Je me suis posée une multitude de questions et j’ai suivi avec intérêt le déroulé de l’enquête. Le dénouement m’a totalement surprise, je ne m’y attendais pas du tout. Au fil des pages, les secrets des personnages se dévoilent avec parcimonie. Cela permet de se faire une idée de leur passé et des liens qui les unit. Malgré tout, j’étais très loin d’imaginer une telle fin. L’auteur m’aura totalement baladée.

J’ai également beaucoup apprécié l’enquêtrice Stéphanie, ainsi que son collègue et compagnon Gus. J’ai aimé voir leur relation évoluer. Bien qu’il s’agisse du second tome des enquêtes de Stéphanie , soyez rassurés, les tomes peuvent bien évidemment se lire indépendamment.

La plume de l’auteure est addictive. J’ai trouvé judicieux le choix de la narration à la première personne, sous le point de vue de Jemma, dans certains chapitres. Cela permet de mieux appréhender les pensées de la jeune femme. Les chapitres sont très courts, et cela rythme l’histoire.

Un très bon huis-clos, où la psychologie des personnages est approfondie, et où tout le monde est suspect. Cela a été un très bon moment de lecture. À découvrir.

Ma note : 17/20

Contemporain

Défriche coupe brûle

Défriche coupe brûle de Claudia Hernández

  • Auteur : Claudia Hernández
  • Titre : Défriche coupe brûle
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Métailié
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 4 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Trois générations de femmes, une guérilla populaire, des forêts reculées. Elle a survécu à la guerre, abandonné les armes, mais conservé le vertige, maintenant que sa lutte est de protéger ses filles dans une après-guerre où la paix, la justice et la dignité sont plus que relatives.

Pas de noms propres, on est la mère ou la fille, de la première à la cinquième, ou la mère de la mère, ou la tante, ou celle qui… À travers ces femmes sans nom, avec une écriture brute, précise et élégante, c’est le point de vue de celles qu’on entend rarement, femmes du peuple qui se sont retrouvées propulsées dans l’Histoire et doivent ensuite retrouver la vie «?normale?» : le patriarcat, le harcèlement, le ménage. Des destins précis, une portée universelle.

Si le monde était bien fait, c’est à ce premier roman puissant que ressemblerait le meilleur de la littérature féminine : l’histoire des femmes, depuis toujours gardiennes et garantes de la famille, de la transmission, depuis toujours flouées et reléguées dans l’obscurité de leurs cuisines, même quand elles ont pris part aux durs combats des hommes.

Défricher, couper, brûler : une manière de survivre quand tout est à reconstruire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Métailié pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Des femmes sans nom mais avec une grande histoire. Tel est le point de départ de ce récit touchant. Après une guerre qui a ravagé le pays, le lecteur aura l’occasion de suivre le quotidien de ces battantes, celles qui ont lutté pour leurs familles, comme celles qui ont lutté pour leur partie. Des femmes en reconstruction et qui ne cesseront jamais de se battre.

C’est un très beau récit que j’ai découvert ici. Il est vrai que le système narratif m’a énormément surprise au départ, puisqu’ici il n’y a aucun prénom pour différencier les personnages féminins, aucun nom de ville mentionné, à part celui de Paris. Je dois dire que ce procédé m’a parfois déroutée mais que j’ai également trouvé que c’était cela qui octroyait la force nécessaire à ce récit.

Ici, c’est une histoire féminine et une véritable ode à la femme que nous propose l’auteure. J’ai été très touchée en suivant l’histoire de chacune d’elles. Si le personnage principal est l’une d’elles, le récit ne se focalisera pas uniquement sur ce personnage, mais également sur sa famille, composée de filles également.

On assiste à la reconstruction du personnage principal qui devra se battre pour ses filles. D’une part, on découvre comment la jeune femme doit survivre en pleine guerre. Ensuite, c’est la manière dont elle devra aller de l’avant une fois la guerre finie qui est abordée. C’est d’une grande intensité émotionnelle.

La plume de l’auteure est particulière. Avec des phrases longues, l’auteure déroule son intrigue. Pourtant, malgré cette longueur, j’ai trouvé que la lecture était vraiment fluide. Il est vrai qu’il faut rester très concentré afin de pas perdre le fil, de par le manque de prénoms. Le style est percutant. Avec des mots simples, l’auteure sait maintenir l’attention du lecteur tout au fil des pages.

Un très belle histoire qui est une véritable ode aux femmes, servi par une narration particulière et originale. C’est une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Scarlett et Novak

Scarlett et Novak d’Alain Damasio

  • Auteur : Alain Damasio
  • Titre : Scarlett et Novak
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 3 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Novak court. Il est poursuivi et fuit pour sauver sa peau. Heureusement, il a Scarlett avec lui. Scarlett, l’intelligence artificielle de son brightphone. Celle qui connaît toute sa vie, tous ses secrets, qui le guide dans la ville, collecte chaque donnée, chaque information qui le concerne. Celle qui répond autant à ses demandes qu’aux battements de son cœur. Scarlett seule peut le mettre en sécurité. A moins que… Et si c’était elle, précisément, que pourchassaient ses deux assaillants ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Novak court. Et pour cause, il est poursuivi par deux voyous, qui vont finir par lui voler son portable. Novak se sent alors perdu. En effet, sans son assistante virtuelle Scarlett, il ne sait plus ni se diriger dans sa ville, ni rien faire. Tout était enregistré dans son téléphone. Il doit réapprendre à se débrouiller seul.

Alain Damasio propose ici une nouvelle percutante, et bien que ce soit un format très court, l’auteur a réussi à accrocher mon attention. Avec ce genre littéraire, il faut être capable de trouver un bon postulat de départ et je dois dire qu’ici, cela a été le cas.

En partant de la thématique des nouvelles technologies, l’auteur nous incite à nous interroger et à réfléchir. Il est vrai que l’intrigue se déroule peut-être un peu trop rapidement, de par le format court proposé. Pourtant, j’ai trouvé que tous les ingrédients pour en faire un très bon récit étaient présents.

La plume de l’auteur est incisive et va droit à l’essentiel. Les chapitres sont très courts et cette histoire se lit d’une traite.

Une nouvelle qui prête à réfléchir, à nous interroger. Bien que le format soit très court, j’ai trouvé que l’auteur réussissait à aller à l’essentiel. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Gamine Guerrière Sauvage

Gamine Guerrière Sauvage d’Éric Cherrière

  • Auteur : Éric Cherrière
  • Titre : Gamine Guerrière Sauvage
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Plon
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 18 mars 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le bras de fer qu’une jeune fille entame avec le monde.
« La vie, c’est comme la guerre, ma petite Maud, les seuls vainqueurs sont ceux qui survivent. N’oublie pas : il n’y a ni bonnes ni mauvaises armes. Au bout du compte, une seule chose importe. Rendre les coups. »

Maud, 15 ans, n’oublie rien de ce que lui dit son grandpère. Elle préfère Albert Einstein à Rihanna, elle use de son ordinateur comme d’une arme mais uniquement de la main gauche, la droite est tranchée à hauteur du poignet. Aux côtés de son frère tant aimé, elle grandit entre un père ex-champion d’athlétisme et une mère exchampionne de bodybuilding. Avec le grand-père, les cinq sont comme les doigts de la main qui manque à Maud.
À la suite d’un délit mineur commis par l’un d’eux, la famille est plongée dans la précarité. Maud sera prête à tout pour les sortir de la misère. Rien ne l’arrêtera et son implacable détermination les conduira au-delà des frontières…
D’une petite ville française jusqu’aux étendues glacées de l’Antarctique, en passant par la Cour pénale internationale de La Haye et un mystérieux think tank norvégien, Gamine Guerrière Sauvage est le portrait d’une enfant du siècle. Le bras de fer qu’une jeune fille entame avec le monde.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Plon et l’auteur pour leur confiance.

Maud a quinze ans. Elle vit avec son grand frère Alban et leurs parents. Suite à un événement qui va bouleverser l’équilibre familial, Maud va prendre en main le quotidien de toute la maison. Elle va devenir une véritable battante afin d’aider les siens à sortir de la précarité. Malgré sa main manquante et son jeune âge, Maud va s’avérer être une véritable guerrière.

Autant le dire tout de suite, ce roman s’est avéré être un véritable coup de cœur. En plongeant dans les premières pages, je ne m’attendais pas à découvrir un récit de cette envergure. L’auteur a su me captiver du début à la fin, et je suis passée par une multitudes d’émotions.

Tout le roman est porté par Maud, et par son obstination afin de protéger les siens et de les aider. La jeune fille va perdre pied à plus d’une reprise et aller trop loin. Ce personnage féminin est sans aucun doute la force de ce récit. Il y a une réelle dualité qui se crée entre l’adolescente touchante et prête à tout pour protéger sa famille, et celle au contraire excessive dans ses actions et qui n’hésite pas à commettre des actes répréhensibles. La personnalité de Maud est très travaillée, et le personnage n’est jamais manichéen.

L’auteur va mettre en avant la famille et l’entraide qui règne au sein de ce cercle afin de survivre et de s’en sortir. C’est Maud qui va s’avérer être l’équilibre et la force des siens. L’auteur nous emmène de périples en aventures aux côtés de la jeune adolescente et c’est digne de l’un des meilleurs scénarios de films.

Il est impossible de ne pas s’attacher à cette famille atypique composée d’un père ex-champion d’athlétisme et d’une mère ex-championne de bodybulding. Par la suite, le grand-père va se retrouver impliqué au plus près de sa famille, et il sera sans aucun doute la source d’inspiration de Maud. Cette famille est soudée jusqu’au bout, et j’ai trouvé cela très touchant.

La plume de l’auteur est très cinématographique. J’ai eu la sensation de lire un scénario de film et c’est réellement agréable de se retrouver face à un texte de cette qualité. Les petits chapitres appellent toujours à la lecture des suivants et il m’a été très difficile de stopper ma lecture.

Un roman servi par une jeune héroïne intrépide et qui porte presque à elle seule sa famille dans une intrigue riche en aventures et en rebondissements. C’est une réussite totale et je vous recommande ce roman sans hésiter.

Ma note : 19/20

Thriller

Les sœurs Van Apfel ont disparu

Les sœurs Van Apfel ont disparu de Felicity McLean

  • Auteur : Felicity McLean
  • Titre : Les sœurs Van Apfel ont disparu
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 28 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1992, dans une lointaine banlieue de Sydney, en lisière du bush. Un été caniculaire durant lequel une puanteur infecte se dégage du lit de la rivière. Un été que Tikka, onze ans et deux mois, n’a jamais oublié : celui où les soeurs Van Apfel ont disparu.

Les trois filles du pasteur — Hannah, l’aînée, Cordelia, la fantasque, somnambule à ses heures, et la petite Ruth avec son bec-de-lièvre — profitent de l’entracte du spectacle de l’école pour se faire la belle et s’évanouir dans la nature. Le corps de la plus jeune sera retrouvé coincé entre deux rochers…

Vingt ans plus tard, Tikka retourne chez ses parents pour prendre soin de sa grande soeur, malade. Un séjour qui sera l’occasion d’affronter avec elle les fantômes qui les hantent. Leurs amies se sont-elles enfuies pour échapper au joug de leur père ou ont-elles été victimes d’un prédateur ? Y a-t-il la moindre chance pour qu’Hannah et Cordelia soient aujourd’hui toujours en vie ?

Entre désir de liberté et rêves étouffés, un texte qui capture avec justesse, humour et intensité l’essence même de l’adolescence. Et s’il y est question du spleen des soeurs Van Apfel, ce roman résonne aussi des rires de ses héroïnes et se dévore comme un page-turner.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Hannah, Cordelia et Ruth sont les sœurs Van Apfel. Un jour, les trois filles disparaissent. Leurs deux amies, Laura et Tikka, sont bouleversées. Quelques années plus tard, Tikka revient sur les lieux de son enfance. Elle va ainsi retracer le parcours des sœurs Van Apfel afin d’en savoir plus sur leur disparition.

Je ressors conquise par ce roman profond, dans lequel tout est amené finement. Pourtant, je dois bien avouer qu’au début, j’ai eu quelque peu de mal à rentrer dans l’histoire. Une fois que cela a été chose faite, je me suis intéressée de plus en plus à cette histoire.

Il faut dire que la force de roman réside avant tout dans ses personnages, qui sont remarquablement esquissés et d’une grande profondeur. Toute l’intrigue va tourner autour d’eux et l’auteure va prendre le temps de camper son décor et les liens qui les unissent.

Ce n’est pas la disparition des filles et le mystère qui englobe cet événement qui primera dans ce récit. C’est plutôt l’atmosphère pesante qui sera au premier plan. La tension montera peu à peu et il devient très difficile d’arrêter sa lecture.

J’ai beaucoup apprécié les descriptions des paysages qui rendent à la perfection cette ambiance pesante. L’auteure a un vrai talent pour retenir l’attention de son lecteur.

La plume est réaliste et très fluide. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif, alternant les passages au présent et ceux au passé. J’ai trouvé cela très judicieux, apportant ainsi une grande perspective au récit. Les chapitres sont de taille moyenne.

Un très bon roman qui prend le temps de dérouler une intrigue au suspense très présent. Je ressors conquise de cette lecture. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Contemporain

Âme stram gram

Âme stram gram de Christiane Legris-Desportes

  • Auteur : Christiane Legris-Desportes
  • Titre : Âme stram gram
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : L’Avallon
  • Nombre de pages : 142
  • Parution : 11 février 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« C’est de ta faute si Marie est morte.
Et tu serais en train de crever d’une même hémorragie interne ?
Cette analogie entre ton mal et celui qui a causé sa mort m’apparaît lourde de sens, un peu comme si la vie se chargeait d’une certaine justice. À moins qu’hémorragie interne n’ait été pudiquement employé par tes filles pour masquer la cause réelle de ton agonie : l’alcool.
En fait, l’idée d’un rapprochement, d’une similitude entre Marie et toi, m’est insupportable.
Il ne peut et ne doit plus jamais rien y avoir de commun entre vous, même dans ta mort.
Je te déteste. »

François n’a jamais pu oublier Marie, son amour de jeunesse, décédée dans des circonstances dramatiques. Depuis, il a rompu avec sa famille, et surtout avec sa sœur, qu’il tient en partie pour responsable de la mort de la jeune fille. Mais que s’est-il réellement passé ? Et comment vivre quand la vérité se fait jour, balayant douloureusement les certitudes passées ?

Roman bouleversant sur la violence des secrets de familles, Âme Stram Gram traite avec délicatesse et originalité de thèmes universels comme la rancœur, la culpabilité, l’amour et l’oubli.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions de l’Avallon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

François déteste sa sœur. Et pour cause, il la tient pour responsable de la mort de Marie, la femme de sa vie. Pourtant, il va bientôt s’apercevoir que la vérité n’était pas celle qu’il tenait pour acquise depuis si longtemps. En effet, il va comprendre sa méprise, et dès lors, ce sera un chemin sinueux que devra entreprendre le jeune homme afin de se reconstruire.

Je ressors bouleversée par ce roman court mais d’une grande intensité émotionnelle. Mais surtout, quelle originalité de la part de l’auteure dans la manière de présenter son schéma narratif. J’ai trouvé cela très réussi.

Sous forme d’échanges téléphoniques, de lettres, mais sans jamais faire appel aux dialogues, l’histoire de François prend forme peu à peu. Chaque chapitre est en quelque sorte composé d’un monologue de l’un des personnages, le mettant en scène au téléphone ou face à un interlocuteur dont on ne connaîtra pas les réponses.

Si cette façon de faire peut paraître risquée, je dois dire que l’auteure a parfaitement réussi son pari. Cela donne une grande perspective au récit, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Même s’il n’y a pas de réponses, les protagonistes ne s’en livrent pas moins au lecteur.

L’histoire de François est bouleversante de par les épreuves qu’il a dû traverser. C’est un long parcours de résilience et de reconstruction qui va commencer pour lui. Sur son chemin, pour l’aider, il fera de belles rencontres. Beaucoup d’émotions passent au travers de ce récit. J’ai apprécié de suivre comment François, peu à peu, réussit à reprendre son quotidien en main.

La plume de l’auteure est sensible et émotionnelle. Christiane réussit à faire passer ce qu’elle veut nous dire avec des mots simples mais percutants. J’ai trouvé l’épilogue particulièrement original et réussi.

Un court roman abordant des thématiques telles que la résilience et la reconstruction après un drame. L’auteure place ses mots avec justesse et délicatesse et sous forme d’un schéma narratif très original, fait passer son lecteur par une multitude d’émotions. À découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Quatre sœurs à Tokyo

Quatre sœurs à Tokyo de Sophie Rigal-Goulard

  • Auteur : Sophie Rigal-Goulard
  • Titre : Quatre sœurs à Tokyo
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 10 février 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ébahies et ravies, les Quatre sœurs atterrissent à Tokyo, la métropole la plus fascinante d’Asie ! Elles qui adorent les mangas, les peluches kawaï et le hanami – la fête des Cerisiers en fleurs -, vivent un rêve ! Dans une école de danse traditionnelle, Laure rencontre Sakura, une jeune Franco-Japonaise, qui la guide. Grâce à elle, les quatre sœurs apprennent à saluer à la nippone, à manger du poisson au petit-déjeuner, à s’orienter dans le quartier très animé de Shibuya et à maîtriser l’art des idéogrammes. Sakura les invite chez elle afin qu’elles découvrent les manières de vivre des Japonais. Mais pourquoi le voisin de la jeune fille intrigue-t-il tant Laure ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Justine, la meilleure amie de Laure, lui manque énormément suite à son départ pour Tokyo. L’adolescente va alors convaincre ses sœurs Lou, Lisa et Luna, ainsi que leur grand-mère et une amie de ses amies, d’effectuer un voyage au Japon. C’est le début de nouvelles aventures pour les quatre sœurs.

Même si j’avais déjà découvert la plume de l’auteure, je n’avais pas encore lu un roman de cette série mettant en scène quatre sœurs, toutes plus attachantes les unes que les autres. Je ressors tout simplement conquise. J’ai passé un très bon moment de lecture, fait de rebondissements et d’émotions.

L’auteure offre à son lecteur un véritable dépaysement et une immersion totale dans le Japon. J’ai trouvé que les informations étaient très ludiques et surtout, accessibles à tous les publics. Avec simplicité, Sophie nous décrit les paysages. J’ai trouvé cela très réussi.

Les sœurs sont vraiment hautes en couleurs. L’entente entre elles est au beau fixe, et elles restent solidaires les unes avec les autres. Même si l’histoire semble davantage centrée sur Laure, les autres ne sont pas en reste et leurs péripéties nous sont contées.

La plume de l’auteure est d’une grande fraîcheur et très fluide. Le récit est narré à la première personne, sous le point de vue de Laure, et j’ai trouvé cela plutôt judicieux. Les petites illustrations qui parsèment le texte sont très réussies.

Un roman rafraîchissant, qui plaira à tous les publics et qui offre un véritable dépaysement. Les personnages sont attachants. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20