Contemporain auto-édité

Lumière

Lumière de Christelle Saïani

  • Auteur : Christelle Saïani
  • Titre : Lumière
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 189
  • Parution : 18 février 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Ambre et Olivier sont voisins : elle se débat dans les difficultés, il a le bonheur insolent, une famille unie, des amis présents. Ce déséquilibre, trop difficile à supporter, devient un véritable point de crispation pour Ambre qui nourrit peu à peu un ressentiment tenace à l’égard de son voisin. Un jour, elle s’en prend à lui, pour déverser sa douleur, avant de venir lui présenter ses excuses. Elle découvre alors une faille dans la vie parfaite d’Olivier et le bonheur auquel elle aspire se lie curieusement au destin de cet homme si longtemps détesté…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Christelle Saïani pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Léo quitte Ambre, c’est un véritable chamboulement pour la jeune femme. Elle va alors peu à peu se refermer sur elle-même. En apercevant son voisin qui semble vivre un quotidien des plus doux, Ambre va ressentir de la jalousie. Un jour, après lui avoir mal parlé, elle décide de se rendre chez lui pour s’excuser. Là, elle s’apercevra que tout n’est pas aussi idyllique qu’elle le croyait pour le jeune homme.

Que roman touchant et bouleversant j’ai découvert. Ce récit m’a chamboulée et je l’ai trouvé remarquablement bien écrit. Christelle a su créer une histoire pleine d’émotions, servie par deux personnages principaux très bien dépeints et nuancés.

Ambre et Olivier sont deux personnages très attachants. J’ai été très touchée par l’amitié qui va se créer entre eux deux. Olivier m’a particulièrement bouleversée. Christelle a su aborder plusieurs thématiques avec beaucoup de sensibilité.

La plume de l’auteure est lumineuse et recherchée. Le style de Christelle est beau, les phrases sont remarquablement construites. Je ressors conquise par ces lignes dans lesquelles l’auteure a su faire passer tant d’émotions.

Un roman bouleversant, servi par une plume riche et remarquable. Je suis ressortie chamboulée par ce récit. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Norma

Norma de Maïa Brami

  • Auteur : Maïa Brami
  • Titre : Norma
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Avallon
  • Nombre de pages : 140
  • Parution : 26 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Norma, 7 ans, atterrit en foyer d’accueil sur fond de procès médiatique. Aussitôt, sa fragilité, son crâne nu, focalisent l’attention. Il émane quelque chose de spécial de cette fillette, mais quoi ? Sa présence, tel un révélateur, va bouleverser la vie du foyer, exacerber tensions et passions, précipiter les destins, notamment celui de Léo, adolescent brisé, violent, poursuivi par la poisse et l’incompréhension des adultes.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions d’Avallon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Norma, une petite fille de 7 ans, arrive dans un foyer d’accueil, c’est le quotidien de Léo, qui est là depuis des années, qui va se retrouver bouleversé. Entre les deux enfants va se tisser un lien indéfectible. La petite Norma doit se reconstruire suite à un drame familial qui a amené à l’arrestation de ses parents. Que s’est-il donc passé ?

C’est avec beaucoup d’émotions que je referme ce court roman d’une grande intensité. J’ai vraiment été chamboulée tout au fil des pages et ce récit a su me toucher d’une manière forte.

L’auteure a abordé une multitude de thématiques. Je préfère ne pas vous les citer, afin de ne rien spoiler du récit. L’intrigue se dévoile par petites touches, et lorsque j’ai compris de quoi il en retournait, j’ai été chamboulée. Maïa fait preuve d’une grande acuité au moment de retranscrire les émotions de ses personnages.

J’ai été touchée par la belle relation d’amitié qui se tisse en les deux enfants au fur et à mesure des pages. Entre ces deux personnages blessés par un quotidien douloureux, les liens indéfectibles qui les unissent sont une véritable lueur d’espoir.

Les histoires respectives de Norma et Léo se dévoilent peu à peu. Les personnages secondaires ont également des secrets que le lecteur découvrira tout au fil des pages.

La plume est belle et d’une grande douceur. Avec beaucoup de sensibilité, l’auteure a réussit à retranscrire les émotions sans jamais trop en faire. Les petits chapitres permettent d’octroyer un très bon rythme à l’histoire.

Un récit empli de sensibilité, tendre et bouleversant. Avec une plume tout en délicatesse et des personnages attachants, l’auteure propose un petit récit qui a su me toucher. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Romance

Un Noël avec Juliette Bonte

Un Noël avec Juliette Bonte de Juliette Bonte

  • Auteur : Juliette Bonte
  • Titre : Un Noël avec Juliette Bonte
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 1075
  • Parution : 12 novembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Qui fera fondre leur coeur : un ami, un ennemi ou un inconnu ?

Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi 
Exilée au fin fond de la Savoie par son patron, Chloé a retrouvé par hasard sur place son ex… avec sa fiancée. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle est désormais dépendante de Nick, un inconnu arrogant et ronchon, qui s’est autoproclamé petit ami officiel pour la sortir d’une situation gênante. Ce séjour s’annonce très, très agité…

Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige
Depuis qu’elle a menacé Luke avec une fourchette lors de leur première rencontre, Allison le considère comme son meilleur ami. Mais, plus ils passent de temps ensemble, plus Allison prend conscience que la présence de Luke lui est devenue indispensable : à ses côtés, elle découvre des sentiments qu’on ne devrait pas éprouver pour un ami…

Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite !
Charlie déteste Blade, et c’est réciproque. Pourtant, ils sont obligés de se tolérer : leurs meilleurs amis sont en couple. Mais, quand un projet de vacances s’organise pour les fêtes de fin d’année, Charlie comprend qu’elle est fichue. Car, si Blade apprend qu’elle déteste Noël, il va tout faire pour que ce séjour en Laponie devienne son pire cauchemar.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Dans ce livre, Juliette Bonte nous propose trois de ses romances de Noël, réunies pour faire passer un excellent moment de lecture et idéal pour se laisser porter par l’humour et l’amour.

Dans le premier roman, intitulé « Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi », on retrouvera Chloé, qui est conseillère en voyage. La jeune fille est maladroite à souhait et enchaîne les gaffes et les méprises. Lorsque son patron lui propose de se rendre en Savoie dans le cadre professionnel, cela va vraiment se gâter pour Chloé. Elle y retrouvera son ex et sa nouvelle amie, et en plus, elle fera la connaissance de Nick, ce qui laisse présager des situations cocasses.

Dans le deuxième roman, intitulé « Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige », ce sera cette fois la connaissance de Allison et Luke, qui sont deux meilleurs amis n’ayant jamais franchi le pas pour débuter une relation amoureuse. Pour eux, c’est une amitié qui les unit, et cela ne va pas plus loin. Pourtant, la jeune fille va peu à peu commencer à éprouver des sentiments différents pour lui.

Et enfin, dans le troisième roman intitulé « Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! », nous ferons la connaissance de Charlie et de Blade, deux personnages qui semblent voués à se détester cordialement. Pourtant, il s’avère qu’ils vont se retrouver à devoir passer les fêtes de fin d’année ensemble. Cela augure des moments hauts en couleur.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ces trois romances aux airs de fêtes. J’avais beaucoup entendu parler des deux derniers romans de ce triptyque et j’ai donc été ravie de pouvoir enfin les découvrir.

Juliette sait manier sentiments et humour à la perfection. Ses romances sont fraîches et pétillantes. Les personnages qu’elle crée sont attachants et sympathiques.

La plume est fluide. Ces trois romances deviennent rapidement très addictives, et je dois dire que cela a été très dur de lâcher ce livre. De préférence, je pense qu’il vaut mieux ne pas les lire forcément à la suite, pour maintenir le plaisir de lecture.

Un roman réunissant trois romances hautes en couleurs et emplies d’humour. Une belle occasion de découvrir la plume très addictive de cette auteure. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Contemporain

L’île de Jacob – Rentrée littéraire

L’île de Jacob de Dorothée Janin

  • Auteur : Dorothée Janin
  • Titre : L’île de Jacob
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 19 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Christmas Island, territoire australien, au large de Java.
Isolé depuis des centaines de millénaires, ce petit bout de jungle semble depuis peu subir en accéléré le destin de la planète toute entière, entre errances migratoires et crise écologique. Et c’est là qu’un garçon se trouve aux prises avec les vertiges et les éblouissements de l’adolescence, cette période où là aussi tout s’accélère.
Que pèsent alors les angoisses collectives lorsqu’on explore l’amour, le désir, l’amitié, et que l’on rencontre l’homme solaire et blessé qui fera basculer votre vie ?Dans la chaleur tropicale suffocante, le jeune homme est initié à la puissance des sentiments.
Mais depuis John Donne on sait que nul homme n’est une île.
Si Christmas Island elle-même s’est fait rattraper par l’inexorable marche du monde, comment lui pourrait-il y échapper ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le récit s’ouvre sur le narrateur qui va retrouver par hasard une amie d’école, Vicky. Avec elle, il va se souvenir de l’année scolaire passée à Christmas Island, lorsqu’il avait décidé de suivre son père dans le cadre de son travail. C’est là qu’il fera la rencontre de Jacob, un jeune homme un peu plus âgé que lui et avec lequel il entretiendra des liens étroits d’amitié.

C’est un roman d’atmosphère qu’a voulu créer Dorothée, et en ce sens, je peux affirmer qu’elle a réussi son pari aisément. Malgré tout, l’ambiance ne me suffit pas toujours pour me convaincre et j’avoue que l’histoire en elle-même a beaucoup peiné à démarrer.

Pourtant, je dois dire en avoir appris énormément sur cette petite île où l’auteure plante son décor. J’ignorais tout de la faune qui habite Christmas Island. Le père du narrateur est avant tout convoqué pour tenter de trouver une solution aux fourmis qui déciment les populations de crabes, lors de leur migration. J’ignorais totalement cela, et c’est donc une véritable immersion que propose Dorothée.

Quant au fond de l’histoire, le lecteur suivra surtout le narrateur, dont on ne connaîtra pas le nom. Pendant toute son année scolaire, j’ai pu observer son évolution. Au fil de ses rencontres et de ses expériences, notamment amoureuses, le jeune homme va se forger un caractère, jusqu’au moment où il fera la rencontre de Jacob.

Le rythme est lent et je ne peux pas dire que ce soit forcément pour l’intrigue que je vous conseille ce roman. Ce serait davantage pour une atmosphère, presque en huis-clos, et qui est très bien rendue.

La plume de l’auteure est très particulière. Je ne suis pas sûre d’avoir été en mesure d’en apprécier pleinement sa qualité indéniable. Certes, c’est remarquablement écrit mais je me suis parfois perdue dans la longueur du phrasé et j’y ai trouvé beaucoup de digressions, en plein milieu de certains paragraphes.

Un roman d’atmosphère, pour lequel l’intrigue passe presque en second plan. La plume est de qualité, même si parfois j’ai eu du mal à totalement m’adapter au style de l’auteure. Une lecture intéressante.

Ma note : 16/20

Contemporain

Dernière cartouche – Rentrée littéraire

Dernière cartouche de Caroline de Bodinat

  • Auteur : Caroline de Bodinat
  • Titre : Dernière cartouche
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 216
  • Parution : 26 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Il m’a appris à éviter les au revoir, à détester les quais de gare.
Quand il m’y accompagnait, il faisait semblant d’oublier l’horaire. Une demi-heure avant le départ, il disparaissait, je m’inquiétais.
Ma mère, compatissante, disait : ‘‘Tu sais, ton père, ses promesses…’’
La voiture qui se garait devant la maison, sur le trottoir, la faisait taire. Il ouvrait la porte d’entrée, passait une tête et demandait : ‘‘Alors, qu’est-ce que tu bouines ? T’es prête ?’’ […]
Paul des Tures est mort aux alentours de 11h15. En février 1993, le premier mercredi du mois. J’avais vingt-trois ans, je fumais des blondes, lui des brunes sans filtre.
Je suis sa fille aînée.
J’aurai bientôt son âge.
Il venait d’avoir cinquante et un ans.
Chez les des Tures, on ne pose pas de questions. […]

Dans ses effets personnels, remis aux ayants droit, il n’y avait qu’un briquet jetable, un trousseau de deux clés de voitures, un autre d’appartement et un petit sachet transparent avec son alliance et sa chevalière, couvertes de sang coagulé. »  

Il a cru qu’il ferait mieux que les autres.
Il pensait que tout allait lui réussir…
Il a fini par appeler son labrador chien de con.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Louise, la narratrice, va raconter son histoire de famille. Elle est la fille de Paul et de Suzanne, et elle mène un quotidien haut en couleurs auprès de sa sœur Jeanne et de son frère Gabriel. Son histoire va surtout se focaliser sur son père, et avec ses mots, le lecteur va peu à peu apprendre à connaître cet homme.

C’est un beau roman que nous offre ici Caroline. Teinté de franc-parler, mais également d’une forme de pudeur, ce récit intimiste a su me toucher énormément, et j’ai suivi cette famille tout au fil des pages avec émotion.

Louise va raconter au fur et à mesure son quotidien auprès d’un père parfois fantasque. J’ai senti tout au long des pages la tension monter et le drame arriver. De nombreux secrets de famille feront partie de cette histoire. J’ai été très touchée par les personnages, que j’ai trouvés remarquablement dépeints.

La plume de l’auteure est très fluide. Maniant le franc-parler et la sensibilité tout à la fois, Caroline a un style particulier. Le récit est narré à la première personne sous le point de vue de Louise. J’ai trouvé ce choix très judicieux, permettant ainsi de mieux suivre les pensée de cette protagoniste.

Un récit sensible et intimiste qui retracera le quotidien d’une famille dans laquelle beaucoup de secrets seront abordés. Un roman à découvrir.

Ma note : 17/20

Historique

Les villes de papier – Rentrée littéraire

Les villes de papier de Dominique Fortier

  • Auteur : Dominique Fortier
  • Titre : Les villes de papier
  • Genre : Historique
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 9 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Si, comme elle l’écrit, l’eau s’apprend par la soif et l’oiseau par la neige, alors Emily Dickinson, elle, s’apprend par la mer et par les villes. Figure mythique des lettres américaines, celle que l’on surnommait «?la dame en blanc?» demeure encore aujourd’hui une énigme. Elle a toujours refusé de rendre sa poésie publique et a passé les dernières années de sa vie cloîtrée dans sa chambre ; on s’entend pourtant maintenant à voir en elle un des écrivains les plus importants du dix-neuvième siècle. Les villes de papier explore son existence de l’intérieur, en mode mineur, à travers ses livres, son jardin et ses fantômes. Autour de moments de la vie d’Emily, Dominique Fortier trace un roman à la fois grave et cristallin, et nous offre une réflexion d’une profonde justesse sur les mondes qui nous construisent, sur les lieux que nous habitons et qui nous habitent aussi.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Emily Dickinson était une célèbre poétesse américaine. Pourtant, on connaît peu de choses sur elle. Beaucoup de mystères échelonnent son parcours. Par exemple, pourquoi a-t-elle décidé de vivre recluse dans sa chambre pendant toute la seconde partie de son existence ?

Dominique Fortier va livrer un bel hommage à Emily. Elle tentera de retracer les événements charnières de la vie de cette poétesse, sous forme de petit roman poétique. Presque à la manière d’un kaléidoscope, Dominique nous livrera des tranches de vie. Bien évidemment, elle aura dû imaginer certains moments.

C’est vraiment un très bel essai que j’ai découvert. Avec beaucoup de sensibilité et d’émotions, Dominique retrace les grands événements de la vie d’Emily. Même si certains moments resteront sans réponse, j’en ai appris énormément sur cette écrivaine.

La plume de l’auteure est tout en délicatesse. Sous forme de chapitres courts et avec beaucoup de poésie, Dominique propose une promenade au lecteur dans l’univers d’Emily. Elle entrecoupera les passages faisant référence à la poétesse, avec des passages personnels. Dominique retracera ainsi son parcours au fil des déménagements qu’elle a dû effectuer.

Un très beau récit, où poésie et délicatesse s’entremêlent. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Policier

Le clocher de Noël et autres crimes impossibles

Le clocher de Noël et autres crimes impossibles de Roland Lacourbe

  • Auteur : Roland Lacourbe
  • Titre : Le clocher de Noël et autres crimes impossibles
  • Genre : Policier
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 19 novembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un ministre britannique foudroyé alors qu’il était sous la surveillance de trois gardes du corps dans les sous-sols de la banque d’Angleterre…

Un scaphandrier poignardé au fond de l’océan alors qu’il se trouvait seul au milieu des petits poissons…

Un gentleman assassiné dans une cabine de plage fermée de l’intérieur à Étretat…

Autant de crimes qui défient la logique et mettent à mal nos raisonnements cartésiens.

Avec Double Assassinat dans la rue Morgue, d’Edgar Allan Poe (1841), apparaissait un nouveau genre au sein de la littérature criminelle : le « crime en chambre close », qui depuis a fait nombre d’émules.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions L’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Roland Lacourbe nous présente ici un recueil de plusieurs nouvelles ayant toutes le même point d’orgue, à savoir la résolution des énigmes en huis-clos, et pour lesquelles il semble impossible d’y trouver une solution.

J’ai beaucoup aimé ce recueil qui est très varié. Roland Lacourbe a sélectionné les textes d’auteurs très connus, tels que Maurice Leblanc et Arthur Conan Doyle, mais il a également intégré les nouvelles d’auteurs plus méconnus, et cela m’a ainsi donné la possibilité de découvrir leurs plumes.

Certes, il faut dire que toutes les nouvelles ne m’ont pas plu de manière égale. Je dois avouer que j’en ai trouvées certaines un peu tarabiscotées et embrouillées. Par contre, pour certaines autres, les auteurs ont réussi à me surprendre et à m’étonner.

Les plumes sont variées. J’ai fortement apprécié de retrouver au début de chaque nouvelle une note explicative de la part de Roland Lacourbe, ce qui permet ainsi d’en apprendre davantage sur les auteurs, notamment ceux que je ne connaissais pas forcément. Les nouvelles sont de taille moyenne, ce qui correspond parfaitement à ce genre littéraire.

Un recueil de nouvelles très variées, avec lequel j’ai pu connaître certaines plumes que je ne connaissais pas et en retrouver d’autres que j’apprécie. Une bonne découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre – Rentrée littéraire

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre de Julien Dufresne-Lamy

  • Auteur : Julien Dufresne-Lamy
  • Titre : Mon père, ma mère, mes tremblements de terre
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 20 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. D’ici cinq heures, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années de vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Sur sa chaise d’hôpital, tandis que les heures s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte alors la transition de son père, sans rien cacher, ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où d’un chuchotement, son père s’est révélée. Où pour Charlie, la terre s’est mise à trembler.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Dans une salle d’attente à l’hôpital, Charlie, un jeune adolescent et sa maman, attendent que Aurélien, le père de famille sorte de la salle d’opération. Désormais, Aurélien deviendra Alice, et c’est l’occasion pour Charlie de revenir sur tous les séismes intérieurs qui ont secoué cette famille.

Je ressors totalement chamboulée par ce roman fait de sensibilité, d’amour et abordant une thématique très peu vue dans mes lectures. Au travers d’une famille, Julien va nous parler de la transidentité avec beaucoup de douceur, mais également en montrant à quel point cela peut bousculer le noyau familial.

Tout le roman sera vu sous les yeux de Charle, pour qui la décision de son père est un réel tremblement de terre qu’il a bien du mal à accepter. Tout au fil des pages, j’ai suivi l’évolution ce jeune garçon et je l’ai trouvé très attachant.

Si l’auteur aborde cette thématique avec tendresse, il n’omettra pas les préjugés et les idées reçues qui persistent chez certaines personnes. Julien offre une véritable ode à la tolérance et c’est d’une sensibilité inouïe. Je n’ai pas de mots pour décrire les émotions qui m’ont assaillie pendant ma lecture.

Les parents de Charlie doivent bien évidemment eux aussi faire face à des bouleversements. J’ai senti à quel point l’auteur s’est renseigné pour donner le plus de réalisme possible à son histoire. Ce roman est avant tout une histoire d’amour familial.

La plume de l’auteur est fluide et le schéma narratif est totalement réussi. En effet, le roman se déroule en quatre heures, le temps de l’opération, et j’ai donc suivi tout le parcours de cette famille au travers du regard de Charlie. J’ai été vraiment touchée et j’ai trouvé ce roman beau et d’une rare intensité au niveau de l’émotion.

Un roman tendre, d’une grande sensibilité et avec lequel je suis passée par beaucoup d’émotions. Ne passez pas côté de cette petite pépite.

Ma note : 18/20

Contemporain

Des rêves à tenir – Rentrée littéraire

Des rêves à tenir de Nicolas Deleau

  • Auteur : Nicolas Deleau
  • Titre : Des rêves à tenir
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 198
  • Parution : 2 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un dimanche d’hiver, dans un petit port de pêche, Job réapparaît après trente ans d’errance. Au bar local, sa présence silencieuse et son éternel verre de whisky chaud intriguent une bande de joyeux rêveurs. Autoproclamés les Partisans de la langouste, ils cherchent comment sauver ces dernières – et, par elles, l’humanité devenue folle.

A l’affût des échos du monde, l’un de ces utopistes bricole de vieilles radios sur lesquelles il capte des fréquences lointaines. Prêtant l’oreille aux échanges nocturnes de marins solitaires, il apprend l’existence d’une nouvelle Arche de Noé, une ZAD maritime géante… Le moment est peut-être venu d’incarner ses rêves.

La micro-société des Rêves à tenir agrandit le champ des possibles, et son irrévérence réjouissante bouscule l’âpreté du réel. Avec une douce pudeur, elle tisse un écheveau de questions sur soi-même et sur l’autre, sur l’absence, et sur ce qui nous rend dignes du nom d’hommes.

Une fable universelle, toute en humour espiègle et en grâce poétique.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Job est de retour. Après plus de trente ans de mystérieuse disparition, le vieil homme rentre dans son village. Il va peu à peu se mêler à un groupe d’idéalistes, surnommés Les Partisans de la Langouste. Même si Job reste en retrait, le narrateur, qui fait parti du groupe d’amis idéalistes, va tisser de fort liens d’amitié avec cet homme.

Ce roman, aux allures de fable initiatique, est un beau voyage littéraire servi par la belle musicalité des phrases dont l’auteur manie le rythme à merveille.

J’ai trouvé ce petit groupe très attachant. Chacun a son trait de caractère, mais ils arrivent à former un ensemble soudé. L’amitié est très présente tout au fil des pages.

Ce roman est une invitation à la réflexion et à maintes reprises, j’ai eu la sensation de lire un conte philosophique. En peu de pages, l’auteur a su planter son décor. J’ai cependant un petit bémol à émettre quant à la description trop rapide des personnages. J’ai eu l’impression que l’auteur ne s’est pas arrêté à réellement les dépeindre.

La plume de l’auteur est très belle. Avec une très grande poésie, Nicolas a su créer un texte d’une grande douceur et non dénué de profondeur. Les chapitres ne sont pas très longs et cela rythme l’histoire. Le récit est raconté sous le point de vue du narrateur, et j’ai trouvé ce choix narratif judicieux.

Un roman aux allures de fable, empli de douceur et de profondeur et servi par une très belle plume. À découvrir.

Ma note : 17/20

Historique

ZOF 1945

ZOF 1945 de Jean-Christophe Berthain

  • Auteur : Jean-Christophe Berthain
  • Titre : ZOF 1945
  • Genre : Historique
  • Éditions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 24 septembre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Septembre 1945. René Valenton, officier du Renseignement, quitte Londres après huit ans de bons et loyaux services pour être affecté dans la Zone d’Occupation Française en Allemagne (ZOF, capitale Baden-Baden). Il assiste à l’étonnant retournement qui voit les Français occuper un pays dont ils viennent de subir le joug. Une Allemagne dévastée jouxte une France exsangue. Pour les Allemands, c’est un amer destin de servir un maître qui a faim. Pour les Français, c’est tantôt une parenthèse enchantée, tantôt un panier de crabes. Valenton vit le quotidien de l’Allemagne « année zéro » : certains se vengent des Boches, d’autres se vengent de la vie. Tous découvrent que l’après-guerre, ce n’est pas la paix retrouvée. Violence, combines et trafics, traque ou recyclage de nazis, jeux politiciens et règlements de comptes, survie et amours interdites, conflits entre Alliés et prémisses de la Guerre froide : la ZOF est une étrange planète. Valenton y croise des salauds et des gens formidables, parmi lesquels Edgar Morin.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche-Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1945. René Valenton qui est un officier du Renseignement ayant été muté à Londres pendant la Seconde Guerre Mondiale, est de retour en France. Son supérieur va alors l’affecter à Baden-Baden, en Allemagne, dans la Zone d’Occupation Française, nommée la ZOF. Valenton va alors découvrir une nouvelle réalité inversée. Après l’occupation subie dans sa patrie, c’est maintenant la France qui occupe une partie de l’Allemagne.

Voilà un roman très intéressant qui aborde un pan de la Seconde Guerre Mondiale sous un angle différent de ce que j’ai l’habitude de trouver dans mes lectures à ce sujet. En effet, ici, c’est dans une Allemagne occupée juste après le conflit mondial que j’ai retrouvé, et c’est la première fois que ma route croise un roman de cet acabit.

Pour le côté historique, c’est donc réellement intéressant, et une chose est certaine, l’auteur s’est énormément renseigné et connaît bien son sujet afin de coller au plus près de la réalité de l’époque. J’en ai ainsi beaucoup appris, et l’immersion dans cette ZOF est totale.

Si le côté historique est très bien rendu, j’ai cependant regretté que l’auteur ne romance pas davantage son récit, se contentant de retracer les déambulations de Valenton, en fournissant des descriptions très détaillées de l’ambiance qui régnait dans cette partie de l’Allemagne.

Je suis par conséquent restée quelque peu en retrait, et Valenton ne m’a pas forcément paru attachant. J’avais envie de savoir ce qui était arrivé à sa famille, mais j’ai trouvé les explications trop rapides en fin de roman. Je comparerais plutôt ce roman à un véritable documentaire, très intéressant mais sans une véritable intrigue qui servirait de fil rouge.

La plume de l’auteur est claire et accessible. Jean-Christophe ne m’a jamais perdue dans son récit et mon intérêt s’est maintenu tout au fil des pages. L’auteur veille en amorce de chapitre à bien indiquer l’espace spatio-temporel, ce qui est appréciable.

Un roman très intéressant qui aborde une perspective que je n’avais pas encore trouvée dans mes lectures. Ce roman est très documenté, et je ne peux que lui reprocher un manque au niveau du côté romancé de l’intrigue. À découvrir.

Ma note : 15/20