Contemporain

Les jours brûlants

Les jours brûlants de Laurence Peyrin

  • Auteur : Laurence Peyrin
  • Titre : Les jours brûlants
  • Éditions : Calmann-Levy
  • Genre : Contemporain
  • Nombre de pages : 324
  • Parution : 27 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


À 37 ans, Joanne mène une vie sereine à Modesto, jolie ville de Californie, en cette fin des années 1970. Elle a deux enfants, un mari attentionné, et veille sur eux avec affection. Et puis… alors qu’elle rentre de la bibliothèque, Joanne est agressée. Un homme surgit, la fait tomber, l’insulte, la frappe pour lui voler son sac. Joanne s’en tire avec des contusions, mais à l’intérieur d’elle-même, tout a volé en éclats. Elle n’arrive pas à reprendre le cours de sa vie. Son mari, ses enfants, ne la reconnaissent plus. Du fond de son désarroi, Joanne comprend qu’elle leur fait peur. Alors elle s’en va. Laissant tout derrière elle, elle monte dans sa Ford Pinto beige et prend la Golden State Highway. Direction Las Vegas.
C’est là, dans la Cité du Péché, qu’une main va se tendre vers elle. Et lui offrir un refuge inattendu. Cela suffira-t-il à lui redonner le goût de l’innocence heureuse ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Levy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1976, Modesto. Joanne mène une vie paisible aux côtés de son mari et de ses deux enfants. Femme au foyer, elle semble épanouie sous tout point de vue. C’est la reine des cocktails lors des dîners organisés à la maison. Elle sait manier les ingrédients et les dosages comme personne. Pourtant, tout va basculer, lorsqu’un jour, en sortant de la bibliothèque où elle s’était rendue afin d’emprunter des romans, elle va se faire agresser. Dès lors, Joanne va peu à peu perdre pied, jusqu’au jour où elle décide de fuir à Las Vegas, et de tout recommencer seule.

C’est un très bon roman, même si je dois avouer que parfois, j’ai eu quelques difficultés à suivre les réactions de la protagoniste. Pourtant, je dois reconnaître à ce roman une très belle part de beauté, et le périple de Joanne m’a énormément touchée.

Il est impossible de ne pas ressentir d’empathie pour la jeune femme. Elle se retrouve totalement déboussolée après son agression, se rendant coupable, notamment parce qu’elle n’a pas su se défendre. Elle va peu à peu se protéger sous une carapace infranchissable, et n’y voyant aucune autre issue, elle prendra la fuite. Si je peux comprendre le fait qu’elle se soit sentie un peu seule dans cette épreuve, notamment à cause d’un mari trop accaparé par son travail de médecin, il m’a néanmoins paru qu’elle allait trop loin.

Pourtant, je n’ai pu qu’admirer la capacité de Joanne à prendre un nouveau départ et de nouveaux repères. J’avoue avoir ressenti une dualité tout au fil de ma lecture, ayant eu à tour de rôle beaucoup de tendresse pour la protagoniste, mais aussi beaucoup de colère à cause de l’abandon qu’elle inflige sans explication aucune à sa famille. C’est un personnage féminin complexe et qui ne m’a pas laissée indifférente.

Ce roman est dépaysant, de par son immersion totale dans le Las Vegas de la fin des années 70. L’atmosphère y est très bien rendue et cela octroie beaucoup de caractère au récit. Cependant, j’ai eu la sensation à maintes reprises de tourner un peu en rond. Même si cela n’a pas émaillé mon plaisir de lecture, j’ai trouvé cela dommage.

La plume de l’auteure est raffinée et élégante. D’un style exigeant, elle ne nous permet pas forcément de tourner les pages avec avidité, mais plutôt de lire à un rythme modéré afin d’être apte à apprécier toutes les couleurs qui émanent de ce récit. Les chapitres sont de petite taille, et cela dynamise l’intrigue. Je voudrais accorder deux petites mentions spéciales, à savoir d’un côté la couverture élégante et très belle, et d’un autre côté, l’amorce des chapitres très originale. En effet, chacun d’entre eux débute par le nom d’un cocktail, de ses ingrédients et de la caractéristique de son arôme. C’est un très joli clin d’œil fait à Joanne.

Un beau roman, servi par une plume élégante et une héroïne que ne m’aura pas laissée indifférente. J’ai eu une multitude d’émotions contradictoires pendant ma lecture. Même si je n’ai pas toujours compris les réactions de la protagoniste, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour elle. À découvrir.

Ma note : 16/20

Thriller

Champ de tir

Champ de tir de Linwood Barclay

  • Auteur : Linwood Barclay
  • Titre : Champ de tir
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 19 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Quand des citoyens justiciers sèment la terreur dans une petite bourgade américaine… Meurtres, complots et coups tordus : à Promise Falls, on ne badine pas avec le crime !

D’habitude si paisible, la petite ville de Promise Falls est en ébullition. C’est d’abord un type ahuri qui débarque dans le bureau de l’inspecteur Duckworth en prétendant avoir été kidnappé et passé à tabac. Sur son dos, un tatouage l’accuse d’être un meurtrier.

Et puis il y a l’affaire Jeremy Pilford. Ce gosse de riche arrogant, soupçonné d’avoir écrasé une jeune fille, vient d’engager le privé Cal Weaver pour assurer sa sécurité. Acquitté au tribunal pour irresponsabilité, l’adolescent se retrouve lynché dans les médias et harcelé par une meute d’anonymes. 

Qui sont ces bons redresseurs de torts, ces social justice warriors rassemblés sur les réseaux sociaux, déterminés à faire payer les supposés criminels ? Quelles sont leurs intentions ? Et sont-ils toujours bien informés ? 

Alors que la ville ressemble à un champ de tir, Duckworth et Weaver ne seront pas trop de deux pour lutter contre cette chasse aux sorcières des temps modernes…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Promise Falls. Un jeune homme va porter plainte auprès de l’inspecteur Duckworth. En effet, il affirme avoir été enlevé et torturé. Lorsque Duckworth découvre un tatouage qui l’accuse de meurtre sur l’homme, il va se décider de prendre l’affaire en main. De son côté, le détective privé Weaver est engagé pour assurer la sécurité de Jeremy, un jeune étudiant accusé d’avoir renversé une jeune fille. Il est pourtant acquitté et tout le monde va s’en prendre à lui, notamment sur les réseaux sociaux.

Pour ma part, lorsque j’ouvre un roman de Linwood Barclay, je suis certaine de passer un excellent moment de lecture. Cet opus n’a pas dérogé à la règle. Je ressors essoufflée de ce thriller qui m’aura fait échafauder des hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres, afin de trouver une solution plausible à l’énigme proposée par l’auteur. Inutile de vous dire que je n’ai jamais réussi à démêler les fils d’une intrigue rondement menée.

Si presque dès le départ, j’ai supposé que les deux affaires étaient liées, Linwood à cette capacité de sortir des sentiers battus et de proposer à son lecteur une grande originalité. L’histoire est emplie de rebondissements, c’est très difficile de lâcher le roman. D’autant plus que tout au fil des pages, l’auteur nous sert des retournements de situation qui ne donnent pas envie d’arrêter notre lecture.

C’est un réel plaisir de retrouver l’inspecteur Duckworth qui apparaît dans les autres tomes de la série relative à la petite ville de Promise Falls. Le fait de suivre en alternance son enquête et celle du détective Weaver est un vrai plus pour l’histoire. Même si l’on comprend rapidement que ces deux affaires vont se recouper, on a la sensation d’avoir une double enquête à élucider.

La plume de l’auteur est percutante et sans détour. Avec un style fluide et simple, et à l’aide de petits chapitres, Linwood réussit à octroyer un rythme trépidant à son récit. Les descriptions sont très visuelles et le style est presque cinématographique.

Un nouveau tome avec lequel l’auteur signe encore une fois une réussite. L’intrigue maintient son suspense jusqu’au dénouement et le rythme effréné rend très difficile de lâcher ce roman. À découvrir.

Ma note : 17/20

Policier

Un pique-nique presque parfait

Un pique-nique presque parfait de Faith Martin

  • Auteur : Faith Martin
  • Titre : Un pique-nique presque parfait
  • Genre : Policier
  • Éditions : HaperCollins France
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 17 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1960. Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow. Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête. Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College. Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université ? Car une chose est sûre : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lors d’un pique-nique pour célébrer la fin des cours, le jeune Chadworth est retrouvé noyé. Pourtant, les étudiants prétendent tous ne pas avoir vu Chadwoth et l’instigateur de cette célébration, Littlejohn, affirme connaître à peine ce jeune homme. Après une première enquête menée par Clement Ryder, ce dernier va demander de l’aide à la jeune policière Trudy Loveday, qui n’hésitera pas à se faire passer pour une étudiante et tenter ainsi d’élucider ce mystère.

Il s’agit ici du deuxième tome des enquêtes de Loveday et Ryder. J’ai passé un excellent moment de lecture, et cette intrigue m’a souvent fait penser à celles d’Agatha Christie, de par son ambiance feutrée.

L’auteure prend le temps de poser les bases de son récit, nous présentant ainsi à tour de rôle les divers personnages et décrivant les divers caractères que le lecteur va rencontrer tout au fil des pages. Il ne faut donc pas partir avec l’idée que le rythme de ce roman sera effréné, sous peine d’être déçu.

J’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée et je dois dire que le suspense est maintenu jusqu’au bout. J’ai soupçonné à peu près tout le monde et j’ai trouvé les personnages particulièrement réussis.

Le duo de protagonistes est tout simplement attachant. J’ai beaucoup apprécié Loveday, avec son petit côté affirmé et sa volonté de s’imposer dans le milieu masculin dans lequel elle évolue. Quant à Ryder, il m’a beaucoup touchée.

La plume de l’auteure est douce et fluide. L’ambiance est très feutrée, tout passe principalement par la psychologie des personnages et c’est plutôt réussi.

Une enquête qui garde son suspense jusqu’au dénouement, servie par deux enquêteurs qui sont attachants et charismatiques. Une réussite.

Ma note : 17/20

Romance

Paumée, trompée… mais je me soigne !

Paumée, trompée… mais je me soigne ! d’Angélique Ayraud

  • Auteur : Angélique Ayraud
  • Titre : Paumée, trompée… mais je me soigne !
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 292
  • Parution : 10 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Si elle n’a plus rien à perdre, c’est qu’elle a tout à gagner !

Et voilà, retour à la case départ ! Ariel avait tout pour être heureuse : un appartement de princesse, une carrière de star internationale et le fiancé parfait. Pourtant, il lui a suffi de quelques heures pour tout perdre. Elle s’est alors résignée à retourner dans son village natal, où elle n’avait pas remis les pieds depuis des années. Mais elle, qui pensait pouvoir se la couler douce, se retrouve à devoir travailler dans l’usine familiale… Et le pire, c’est que c’est Marc, son meilleur ennemi d’enfance, qui a été choisi pour la former ! Heureusement, Jake, son collègue, est là pour voler à son secours. Lui et ses abdos parfaitement dessinés la font déjà totalement craquer. Ce séjour s’avérera peut-être plus agréable qu’Ariel ne le pensait, en fin de compte…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Arielyne habite seule avec son père suite au décès de sa maman. Alors qu’elle rêve de devenir chanteuse, son père n’y voit qu’une simple lubie. Aussi, lorsque la jeune fille décroche une audition et demande à son père de l’y conduire, ce dernier l’emmène plutôt passer un entretien d’admission à l’université. Arielyne décide alors de tout quitter pour accomplir son rêve, ce qu’elle réussira brillamment. Alors qu’elle a tout pour être heureuse, notamment une carrière prolifique, un petit ami dont elle est très amoureuse et un confort de vie indéniable, elle va pourtant tout perdre du jour au lendemain et devra se décider à retourner auprès de son père, pour travailler dans l’usine familiale. Elle y retrouvera Marc, un ancien camarade de classe, qui l’énervait au plus haut point.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce petit roman sans prétention aucune, si ce n’est apporter humour et douceur à son lecteur. Si l’histoire n’est pas forcément très originale, j’ai malgré tout beaucoup accroché à la manière dont l’auteure amène les éléments.

Le personnage d’Arielyne m’a paru très touchant et particulièrement réussi. Dès les premières pages, j’ai eu une empathie immense pour elle. Je ne veux pas rentrer dans le détail quant au fait que tout va s’effondrer subitement pour elle, sous peine de vous spoiler un petit pan de l’intrigue, mais je dois avouer que j’ai été révoltée, notamment par le comportement de son petit ami Éric.

Je me suis demandée si Arielyne saurait remonter la pente, suite à tous les problèmes qui surgissent pour elle. Et j’ai particulièrement apprécié de retrouver dans la lecture un personnage féminin fort, qui ne se laisse pas abattre, et qui sait tout donner pour prendre un nouveau départ déterminant.

Les relations entre les divers personnages sont cohérentes et surtout, il y a des moments très humoristiques, notamment grâce au caractère de la protagoniste. Il faut reconnaître que l’histoire est très simple, mias pourtant, je me suis laissée entraîner et je voulais vraiment savoir si Arielyne s’accorderait enfin le droit de retomber amoureuse.

La plume de l’auteure est douce et fluide. J’ai lu ce roman sans même m’en rendre compte, tant les pages défilent vite. Les chapitres sont de taille moyenne et le récit est narré à la première personne, ce qui octroie une large perspective aux pensées de la jeune femme. C’est le genre de roman idéal pour s’évader et passer un bon moment de lecture.

Un roman que j’ai beaucoup apprécié, malgré quelques petits clichés propres au genre. L’héroïne m’a paru touchante et forte, et ce roman met en exergue la reconstruction d’une jeune femme. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Romance

Cherche inspiration désespérément

Cherche inspiration désespérément de Leane Morton

  • Auteur : Leane Morton
  • Titre : Cherche inspiration désespérément
  • Genre : Romance
  • Éditions : MxM BookMark
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 29 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Moi, c’est Zoé Martin. Vingt-six ans tout juste, un boulot chiant et une toute nouvelle carrière d’auteur en auto-édition. Mon problème ? Je n’arrive pas à entamer l’écriture de ma seconde œuvre. C’est la page blanche et je finis par m’enfermer chez moi pour regarder des vidéos de chatons sur YouTube plutôt que d’enchaîner les mots sur Word. C’est quand je repousse un beau mec le soir de mon anniversaire que mes amies décident d’agir en orchestrant le kidnapping de mon ordinateur. Si je veux espérer revoir un jour mon cher et tendre complice technologique et terminer (OK ! entamer…) mon nouveau manuscrit, je vais devoir aller au bout de leurs défis.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions MxM BookMark pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Après avoir publié un roman en auto-édition ayant rencontré un véritable succès, Zoé se retrouve en panne d’inspiration pour son prochain projet d’écriture. Ses copines vont alors décider de la mettre à l’épreuve. Elles vont s’emparer de l’ordinateur de Zoé, et cette dernière, pour le récupérer, devra accepter plusieurs défis. Parviendra-t-elle a retrouver des idées d’écriture ?

C’est une bonne lecture dans l’ensemble, même si parfois j’ai trouvé le schéma narratif quelque peu répétitif et pas forcément crédible. J’ai beaucoup aimé le postulat de départ imaginé par l’auteure, mais au fil des pages, cela devient trop cliché et lassant.

J’ai trouvé que les copines de Zoé allaient bien trop loin pour mettre à l’épreuve la jeune femme. Les défis ne sont pas toujours crédibles, mais surtout, ce sont les réactions des copines qui m’ont quelque peu étonnée. Sachant à quel point l’ordinateur est un outil important pour leur amie, puisqu’il lui permet d’avancer dans son futur roman, je trouve un peu exagéré de décider de le lui enlever.

Le personnage de Zoé est très touchant. La jeune femme a une multitude de peurs qu’elle va tenter de vaincre. Au fil des défis, elle va prendre de l’assurance et retrouver sa confiance en elle. Bien sûr, une petite romance va venir embellir cette histoire. J’ai beaucoup aimé Xavier et son comportement envers Zoé. Ici, l’histoire d’amour n’est pas le point central, puisque finalement, il faut dire qu’elle met du temps à se mettre en place.

La plume de l’auteure est très fluide. Les chapitres sont de taille égale, et sous un style simple et efficace, Leane déroule une histoire plaisante. Le roman est narré à la première personne et donc cela permet une immersion totale en compagnie de Zoé. Cependant, je n’aurais pas été contre l’utilisation du schéma narratif alternatif, donnant ainsi à tour de rôle la parole à Zoé et à Xavier.

Un roman qui m’a beaucoup plu de par son originalité, mais que je n’ai pas toujours trouvé crédible. Malgré tout, ce récit reste plaisant et l’héroïne a su me toucher.

Ma note : 15/20

Contemporain

Le cerbère blanc

Le cerbère blanc de Pierre Raufast

  • Auteur : Pierre Raufast
  • Titre : Le cerbère blanc
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 260
  • Parution : 4 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Choyé par les siens, Mathieu vit une enfance idyllique dans la vallée de Chantebrie. Mais tout bascule le jour où il perd ses parents dans un accident tragique. C’est décidé, il consacrera sa vie à défier la mort. Il quitte sa vallée et Amandine, sa fiancée, pour suivre des études de médecine à Paris. Là, il travaillera pour un taxidermiste dont la plus belle pièce est un mystérieux cerbère blanc… Mais peut-on vraiment oublier son passé ?
Tiraillé par ses démons, ses regrets et son ambition, Mathieu ira d’aventure en aventure jusqu’à ce lieu ultime, interdit, duquel il reviendra transformé.

Dans ce roman, Pierre Raufast joue avec l’imaginaire et la fantaisie pour aborder des sujets graves : le culte de la jeunesse, la peur du déclin, la folie d’une société qui croit pouvoir nier la mort. Il est aussi question de métamorphoses ; de l’amour, de nos choix et de nos âmes.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Vallée de Chantebrie. Mathieu et Amandine sont liés depuis leur plus tendre enfance. Leurs parents respectifs étant très proches, c’est une relation étroite que les deux jeunes entretiennent. Ils vont ressentir l’un pour l’autre des sentiments amoureux au fil des années. Pourtant, un événement dramatique va surgir et Mathieu va décider de fuir, laissant Amandine désemparée.

Ce roman constitue ma première incursion dans l’univers littéraire de Pierre Raufast et je dois bien avouer que j’en ressors conquise. C’est un récit qui m’aura bousculée à bien des égards et que j’ai trouvé remarquable de par l’originalité dont il fait preuve.

Il faut dire que ce roman débutait pourtant d’une manière assez simple, avec une histoire d’amour banale. Mais Pierre a réussi à sortir des sentiers battus et à prendre des directions dans son intrigue qui m’auront totalement déroutée. Je ne m’attendais pas à trouver certaines thématiques abordées sous une grande originalité.

Pierre a un véritable talent de conteur et l’idée d’intégrer en filigrane la mythologie grecque à son récit m’a particulièrement plu. J’ai trouvé cela judicieux. Au final, l’auteur nous propose une histoire placée sous le signe de la sensibilité et aborde des thématiques très difficiles avec une grande acuité et beaucoup de profondeur.

Les personnages sont complexes et très bien esquissés. Pierre a réussi à créer une grande dualité chez Mathieu. Si j’ai souvent eu de l’empathie pour lui, à cause de toute cette culpabilité qu’il porte sur ses épaules, j’ai par contre parfois eu énormément de mal à ressentir de la sympathie pour lui, notamment à cause de sa lâcheté par rapport à Amandine. Ce sont donc des personnages qui sont loin d’être superficiels et qui font soulever des sentiments contradictoires chez le lecteur.

La plume de l’auteur m’a totalement conquise. C’est vraiment particulier, et il faut reconnaître à Pierre un talent de conteur. Les chapitres alternent entre les points de vue de Mathieu et d’Amandine, et j’ai trouvé ce schéma narratif particulièrement bien choisi. J’ai ainsi pu suivre au plus près leurs ressentis.

Un roman original abordant une multitude de thématiques très délicates et difficiles. L’auteur fait preuve d’acuité et l’intrigue, servie par des personnages forts, offre une grande profondeur qui ne laissera pas le lecteur indifférent. Une très bonne lecture.

Ma note : 17/20

Non classé

L’élève Ducobu, tome 25

L’idole des écoles ! de Godi et Zidrou

  • Auteur : Godi et Zidrou
  • Titre : L’élève Ducobu, tome 25 : L’idole des écoles !
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Le Lombard
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 7 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Puisque la musique adoucit les mœurs, Ducobu pourrait bien en user pour amadouer sa célèbre voisine de classe… Encore un nouveau moyen imparable de tricher ! Même si cela ne plaira certainement pas à Mademoiselle Rateau qui prodigue ses cours de musique avec entrain.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Le Lombard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

Ducobu, l’élève le plus cancre, va user de nouvelles méthodes pour tricher. Comme d’habitude, Léonie, la première de classe ne se trouve pas très loin.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman graphique qui aura su me faire rire à plusieurs reprises. Le scénario tient toutes ses promesses, et les auteurs ont su en tirer le meilleur parti. Je ne me suis pas lassée tout au fil des pages, bien au contraire.

Le personnage de Ducobu est toujours aussi attachant. La thématique étant toujours la même, il faut reconnaître que les auteurs réussissent à ne pas lasser le public, avec des blagues trop vues et prévisibles.

Les dessins sont très soignés et l’effet comique passe beaucoup par le côté visuel, qui est bien restitué. C’est une bande-dessinée de qualité. Les dialogues réussissent leur petit effet comique escompté.

Une excellente bande-dessinée avec laquelle j’ai passé un très bon moment de lecture. À découvrir.

Ma note : 17/20

Science-fiction

Les Larmes du destin

Les Larmes du destin de Nicolas Vignes

  • Auteur : Nicolas Vignes
  • Titre : Les Larmes du destin
  • Genre : Science-Fiction
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 79
  • Parution : 1 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Maria est une jeune femme hantée par des cauchemars récurrents. En compagnie de ses enfants, elle décide un jour de rendre visite à une vieille tante dont les talents obscurs pourraient lui permettre d’obtenir des explications. Maria est loin de se douter que les révélations de la vieille femme vont bouleverser son existence…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Maria commence à avoir des cauchemars angoissants et inquiétants au sujet de son mari Arthur, elle se résout à se rendre chez sa tante Alice, accompagnée de ses deux enfants. En effet, Alice posséderait des pouvoirs qui lui permettraient d’aider les gens à affronter leurs peurs. Pourtant, Alice a une apparence très peu avenante et Arthur préfèrerait que Maria ne lui rende pas visite.

Ce court roman qui a toutes les allures d’une nouvelle est très particulier. Si au niveau de la plume, je n’ai pu qu’admirer le travail d’écriture de l’auteur, je ne peux pas vraiment en dire autant en ce qui concerne le scénario que j’ai eu tendance à trouver trop peu approfondi.

Pourtant, je dois avouer que Nicolas a su maintenir mon attention jusqu’au dénouement et que j’avais vraiment envie de savoir ce qui tourmentait Maria. Je pense que ma déception vient d’une fin, qui justement, me laisse sur ma faim.

Avec un telle qualité au niveau de la plume, j’ai trouvé vraiment dommage que l’auteur ne donne pas davantage de profondeur et ne donne pas plus de caractère à son intrigue. Le postulat de départ est bon, l’univers crée est original, et Nicolas aurait très bien pu faire le choix d’un roman un peu plus long pour octroyer plus de perspective à son récit.

J’ai beaucoup aimé les personnages, notamment celui de Jules, le petit garçon de Maria et Arthur. Je l’ai trouvé très attachant. Alice m’a beaucoup intriguée également, et je l’ai trouvée bien esquissée.

La plume de l’auteur est extrêmement soignée. Certes, il subsiste quelques petits travers, mais j’ai pressenti un énorme potentiel qualitatif et je suis ressortie enchantée de ce récit, ne serait-ce que grâce à ce point. Pas un seule coquille n’est à dénoter. Avec un style clair et des phrases très belles, l’auteur a su m’immerger dans son roman.

Un court roman que j’aurais aimé plus long, ne serait-ce que pour la qualité de la plume de l’auteur, mais aussi afin d’avoir une intrigue avec davantage de profondeur. Cela reste une belle découverte d’un auteur très prometteur.

Ma note : 15/20

Contemporain

La vie en ose

La vie en ose de Lisa Azuelos

  • Auteur : Lisa Azuelos
  • Titre : La vie en ose
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 11 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alice, 53 ans, fraîchement divorcée, vient de voir sa fille, la petite dernière, quitter la maison. Elle décide d’entamer un nouveau chapitre de sa vie. Elle doit se faire engager comme styliste d’intérieur, son rêve depuis toujours. Mais rien ne se déroule comme prévu, et elle se retrouve vendeuse dans une boutique de déco. Après un week-end de déprime passé à binger sur son canapé, le cheveu gras, elle décide qu’elle alignera sa nouvelle vie sur le mantra de Walter White, le héros de Breaking Bad : « L’ennemi, c’est la peur. » À partir de maintenant, elle sera celle qu’elle n’a jamais osé être : elle-même.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, 53 ans, voit son quotidien totalement bouleversé suite à son divorce et au départ de ses deux enfants du domicile familial afin de poursuivre leurs études. Pour cette femme qui a consacré ses journées à sa famille et qui se retrouve soudainement seule, c’est un véritable chamboulement. Va-t-elle réussir à reprendre confiance en elle-même et a enfin oser tout ce qu’elle s’est refusé jusque là ?

Je ne connaissais pas la facette d’écrivaine de Lisa Azuelos et c’est donc avec une grande curiosité que je me suis plongée dans les pages de ce roman. Rien que la couverture m’avait déjà convaincue. Et je dois dire que le fond m’a totalement conquise. Quel beau roman de reconstruction nous propose ici Lisa.

Ce récit a presque des allures de développement personnel. Lisa part d’un postulat de départ très simple, mais que j’ai pourtant peu croisé tout au fil de mes lectures. C’est un très bel hommage qu’elle va rendre à toutes ces femmes qui ont consacré leur vie à leurs familles, et qui se sont retrouvées désœuvrées lorsque tout s’arrête.

Au travers d’Alice, le lecteur suivra la reconstruction d’une femme dans une toute nouvelle étape de sa vie, où elle va devoir apprendre à se rénover et à laisser de côté tout ce qu’elle s’est empêchée de faire, sous prétexte de temps. Lisa propose une analyse fine tout au fil des pages et donne matière à la réflexion. Cela débute ne serait-ce qu’avec le titre du livre. Alice va enfin oser s’assumer et se donner les moyens de s’épanouir à nouveau. Surtout, Alice va enfin se consacrer du temps à elle-même.

J’ai beaucoup aimé l’idée du petit journal rose d’Alice, dans lequel cette dernière s’adresse à elle-même, afin de se donner du courage. Cela permet au lecteur une immersion totale et je me suis sentie la spectatrice privilégiée de la reconstruction de cette femme forte et charismatique, mais aussi en proie aux multiples doutes.

La plume de l’auteure est d’une grande douceur. Sous forme de petits chapitres abordant le quotidien d’Alice et terminant par un petit passage de son journal, les pages ont défilé. Je me suis totalement attachée à la protagoniste et je n’aurais pas été contre d’en lire davantage.

Un très beau roman abordant la reconstruction d’une femme. Sous une plume emplie de sensibilité, ce roman aux allures de développement personnel est une véritable réussite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller auto-édité

First

First d’Albane Mondétour

  • Auteur : Albane Mondétour
  • Titre : First
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 242
  • Parution : 3 juillet 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Depuis six ans, un violeur et tueur en série terrorise la région toulousaine. On le surnomme le Fantôme.

Personne ne sait à quoi il ressemble, pas même les victimes qui lui ont survécu. 

Car il y a des survivantes. Le Fantôme en a relâché cinq. Pourquoi ? Pourquoi laisser partir certaines d’entre elles, et tuer les autres ?

Céleste Laroque fait la rencontre de l’une de ces victimes, Lucie, et entame une relation avec son frère aîné. Alors que Lucie se remet petit à petit du drame qu’elle a vécu, un événement inattendu va se produire. Un événement qui va faire tomber les masques. 

Et si Céleste n’était pas ce qu’elle prétendait être ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie romans noirs, dont je fais partie du jury. J’ai été très contente de le retrouver parmi les finalistes, puisqu’il faisait partie de mes sélectionnés. Les dix premières pages avaient réussi à titiller ma curiosité et cela a été une bonne lecture, malgré certains petits bémols.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 : 

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Mon avis

Toulouse. Le Fantôme, un dangereux criminel, terrorise la ville en enlevant et en assassinant ses victimes. Pourtant, il va en relâcher certaines. Lucie fait partie de celles qui ont pu échapper à ce prédateur. Céleste va faire sa rencontre et surtout, elle va entamer une relation amoureuse avec William, le frère de Lucie. Pourtant, Céleste est-elle celle qu’elle prétend être ?

Ce roman a toutes les allures du thriller psychologique et le paradoxe entre la douceur de la plume d’Albane et la noirceur du texte m’a déroutée au départ. Pourtant, peu à peu, Albane a su maîtriser son intrigue et en a fait quelque chose d’haletant.

Ici, ce n’est pas vraiment l’action qui va primer, mais plutôt la psychologie des personnages. J’ai trouvé particulièrement judicieux l’idée d’alterner les points de vue des différents personnages, permettant ainsi au lecteur de suivre au mieux les pensées de chacun d’eux.

Albane dévoile les mystères de son intrigue avec beaucoup de parcimonie, et c’est peut-être le seul bémol que j’ai dénoté dans ce récit. Il m’a semblé que parfois l’auteure s’enlisait un peu et avait tendance à me perdre. Pourtant, je dois reconnaître que c’est ingénieux et que j’ai été tenue en haleine tout au fil des pages.

Les personnages sont bien esquissés, et même si Céleste ne m’a pas forcément semblé des plus charismatiques, il faut dire que l’auteure a su lui octroyer la profondeur nécessaire pour intriguer le lecteur. Je me suis d’ailleurs posée une multitude de questions tout au fil du roman.

La plume de l’auteure est douce et très fluide. Il aurait peut-être été préférable qu’Albane use d’un style davantage véloce afin de donner du caractère à son texte, mais cela n’émaille en rien la qualité du roman. Albane fait beaucoup de retours en arrière, de changements spatio-temporels et heureusement, les indications en début de chapitre aident considérable le lecteur à ne pas se perdre. Il faudra tout de même rester concentré.

Un thriller psychologique qui maintient son suspense jusqu’au dénouement. J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure. À découvrir.

Ma note : 16/20