Thriller

Qui après nous vivrez

Qui après nous vivrez d’Hervé Le Corre

  • Auteur : Hervé Le Corre
  • Titre : Qui après nous vivrez
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Rivages
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 10 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

A la fin du XXIe siècle, dans une grande ville de province, une jeune femme et son compagnon viennent malgré les crises à répétition, de donner naissance à un enfant. Un jour, le réseau électrique français s’effondre et une émeute plus violente que les autres éclate. Le jeune père ne rentre pas chez lui. Pour sa compagne, l’angoisse va grandissant.
Trois générations plus tard, dans un monde où toute technologie avancée a disparu, un petit groupe de gens a trouvé un abri de fortune dans une maison campagnarde qui a échappé à la destruction. Pas pour longtemps. Des pillards vont bientôt l’incendier et les survivants vont devoir fuir sur les routes avec leur carriole et leur cheval. Commence une épopée proche du western, où chaque jour l’enjeu est de survivre…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Rivages pour leur confiance.

Dans un monde où plus rien n’est comme avant, dans lequel les épidémies font rage et les coupures d’électricité sont fréquentes, Rebecca vient de donner naissance à Alice. Une lueur d’espoir demeure donc dans le quotidien de cette jeune femme. Pourtant, un jour, l’électricité revient à manquer, mais cette fois, le courant ne reviendra pas. Martin, son compagnon, ne rentre pas à la maison. Il est porté disparu. Dès lors, Rebecca doit faire les bons choix afin de survivre et de prendre soin du mieux qu’elle le peut de sa petite fille.

Quel roman. J’en ressors bluffée. Si l’histoire de Rebecca prendra une place importante dans l’intrigue, c’est également l’histoire de toute une lignée de femmes que nous allons suivre dans ce récit, et je peux vous garantir que les émotions seront très présentes tout au fil des pages.

L’auteur propose ici une dystopie glaçante et il décrit tout cela avec beaucoup de réalisme et de détails. Je me suis attachée aux personnages, j’ai souvent craint pour eux, et j’ai beaucoup aimé suivre les changements d’époque, dans lesquels j’ai retrouvé à chaque fois des personnages différents.

Quelle densité, que ce soit au niveau de l’écriture comme des personnages, qui sont remarquablement esquissés, jamais statiques, et qui auront une véritable évolution tout au fil des pages.

La plume de l’auteur est somptueuse. Avec des descriptions très précises, il réussit à retranscrire les divers éléments qui constituent cette dystopie. Ce roman est très dense et les chapitres sont assez longs, mais une fois commencée la lecture, il devient très difficile de lâcher ce roman.

Une dystopie glaçante, servie par une plume d’une grande densité et des personnages remarquablement esquissés. À découvrir.

Classique

La Librairie Ambulante

La Librairie Ambulante de Christopher Morley

  • Auteur : Christopher Morley
  • Titre : La Librairie Ambulante
  • Genre : Classique
  • Éditions : Récamier
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 8 février 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Roger Mifflin, vendeur charismatique, sage et farceur, traverse la Nouvelle-Angleterre à bord de sa célèbre librairie ambulante, chariot de fortune renfermant un immense trésor : des livres de toutes sortes, allant de Shakespeare au livre de cuisine. Avec sa philosophie singulière et ses yeux brillants, le petit homme à la barbe rousse parvient à transmettre le coeur et l’âme du monde du livre sans limite d’âge ni de culture.

Un jour pourtant, il décide de vendre sa librairie ambulante à une certaine Helen McGill qui, du haut de ses trente-neuf ans, est plus que lasse de s’occuper de son frère Andrew et de leur ferme, particulièrement depuis qu’Andrew est devenu écrivain à succès. Lorsque Roger apparaît avec sa librairie ambulante, il ne faut pas longtemps à Helen pour en faire l’acquisition et préparer son bagage. Après tout, ne mérite-t-elle pas enfin de vivre sa propre aventure ?

La Librairie ambulante est un hymne à la littérature et à ses pouvoirs, à la liberté et à l’émancipation.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Récamier pour leur confiance.

Helen vit des jours paisibles à la ferme, en compagnie de son frère Andrew, devenu un grand écrivain. Pourtant, elle se sent à l’étroit. Lorsque Roger Mifflin arrive à la ferme avec l’intention de vendre sa librairie ambulante à Andrew, pour Helen, c’en est trop. En effet, elle est convaincue d’être délaissée et que cette sensation ne fera que s’accroître si son frère accède à acheter cette librairie. Elle va donc décider de l’acquérir elle-même, et partira sur les routes en compagnie de Roger, afin de s’accoutumer à ce nouveau quotidien.

En voilà un roman au charme suranné, et que j’ai dévoré tant les aventures d’Helen et de Roger m’ont subjuguée. J’ai beaucoup aimé ce portrait féminin qui va s’épanouir peu à peu, au fil de ses rencontres et de ses déambulations afin de vendre des livres à la population.

Les personnages sont très bien esquissés, et les aventures s’enchaînent tout au fil des pages. Les références littéraires sont bien évidemment nombreuses, puisque la littérature est le fil rouge de l’histoire.

Il s’agit d’une lecture idéale pour tous les amoureux de la littérature. Au travers du parcours d’Helen, le lecteur pourra suivre sa réelle évolution et son épanouissement au travers de la vente des livres, mais également au travers des dialogues enrichissants qu’elle aura l’occasion de tenir avec Roger.

La plume de l’auteur est tout en douceur. Le traducteur, Oscar Lalo, a su restituer à ce texte toute la sensibilité et l’humour dont il est teinté. J’ai beaucoup apprécié cette traduction, ainsi que les petites notes explicatives qui permettent au lecteur d’en apprendre énormément.

Un roman tendre et délicat, dans lequel la littérature sera le fil rouge d’une grande aventure qui débutera pour la protagoniste. Une réussite à découvrir.

Contemporain

L’Héritier du Grand Hôtel

L’Héritier du Grand Hôtel de Julien Moreau

  • Auteur : Julien Moreau
  • Titre : L’Héritier du Grand Hôtel
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : de Borée
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 18 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le Grand Hôtel surplombe la station thermale de La Bourboule, dont il fit les heures de gloire. Fierté d’Henri Kerjean qui lui a consacré sa vie, l’établissement a définitivement fermé ses portes en 1963. Quelques années ont passé et Paul, rongé par l’échec, claque la porte du restaurant où il est employé. Poussé par un besoin viscéral d’honorer la mémoire de son père, il prend la décision de rouvrir le Grand Hôtel. Alors que Paul rêve de ranimer la flamme d’une fabuleuse aventure familiale, de résistances en obstacles, il lui faudra puiser dans la force de sessouvenirs pour ne rien céder de ses convictions.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons de Borée pour leur confiance.

Charlannes. C’est dans cette localité que le Grand Hôtel a fait la fierté de son propriétaire Henri des années durant. Malheureusement, suite à l’arrêt du funiculaire qui permettait aux clients de se rendre dans l’établissement, l’hôtel se voit obligé de fermer ses portes. Pour Henri, c’est un veritable drame, et suite à son décès, son fils fils Paul se fait la promesse de pouvoir un jour rendre le faste à cet établissement. Pourtant, le jeune homme va se retrouver face à un parcours empli d’embûches. Qui donc peut bien lui en vouloir ?

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman empli de mystères, de rebondissements, mais également d’une grande tendresse et qui va explorer les liens parentaux, la transmission et faire la part belle à de beaux sentiments tels que l’amour, l’amitié et la loyauté.

J’ai été très touchée par l’histoire de Paul, qui fera tout pour tenir sa promesse de rouvrir l’établissement que son père a construit. Le chemin est compliqué, puisque plusieurs personnages ne semblent pas du tout d’accord avec ce projet. Paul ne va pourtant jamais abandonner ce rêve.

J’ai souvent craint pour lui, cherchant à savoir qui pouvait donc bien lui en vouloir au point de tout faire afin que ses projets échouent. Bien évidemment, lors du dénouement, le lecteur aura toutes les réponses.

La plume de l’auteur est très fluide. Avec un style clair et précis, les pages défilent. Les changements d’époque sont très nombreux, et il est vrai qu’il faut un petit temps d’adaptation au début de chaque chapitre, puisqu’il n’y pas d’indication temporelle mentionnée. Mais rassurez-vous, il est aisé de s’y retrouver.

Un roman prenant, au suspense présent tout au fil des pages, et dont l’histoire touchante se révèle par petites touches. À découvrir.

Thriller

Les parias

Les parias d’Arnaldur Indridason

  • Auteur : Arnaldur Indridason
  • Titre : Les parias
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Métailié
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 2 février 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une veuve trouve un vieux pistolet dans les affaires de son mari et l’apporte à la police. Une vérification montre qu’il a été utilisé pour un meurtre non résolu depuis de nombreuses années. Konrad, un détective à la retraite, s’y intéresse car son père a eu une arme similaire…

Konrad nous apparaît ici dans toute son ambiguïté morale, aux prises avec les démons de son enfance auprès de ce père malhonnête, dangereux et assassiné par un inconnu. La soif de vengeance le domine, mais il résout les crimes restés sans réponses claires dans le passé. Il regrette un certain nombre de ses actes et essaye de s’amender. Ce faisant, il nous révèle la dureté de la société islandaise à l’égard de tous les déviants.

Un roman noir pur et dur, de beaux personnages pour lesquels le lecteur éprouve de l’empathie, de vrais méchants, aussi. Un de ces romans addictifs dont Indridason a le secret et qui restent dans le cœur des lecteurs bien à l’abri des tempêtes hivernales.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Métailié pour leur confiance.

Lorsque Halla se rend au commissariat suite au décès de son mari, afin de rendre un pistolet lui ayant appartenu et ne sachant pas quoi en faire, le rapprochement ne tarde pas à être fait avec une ancienne affaire d’assassinat. En effet, il s’agirait de la même arme utilisée par celui qui a tué quelques années plus tôt Gardar. Qui pouvait bien en vouloir au jeune homme ? Même s’il est en retraite, Konrad ne va pas hésiter à se mêler de cette affaire, d’autant plus que plusieurs éléments le poussent à penser qu’il pourrait y avoir un rapport avec le meurtre de son père, survenu quelques années auparavant.

Quel roman. Une fois de plus, Arnaldur Indridason propose une intrigue aux multiples ressorts narratifs, et c’est une véritable réussite. Ses intrigues sont toujours complexes, et je ne vous cache pas qu’il faudra rester particulièrement concentré, pour ne pas en perdre le fil tout au long des pages.

Il faut dire que l’auteur ne va pas forcément nous faciliter la tâche, nous proposant ainsi divers changements d’époque et de retours en arrière, sans jamais nous fournir une indication spatio-temporelle en début de chapitre. Si de prime abord, cela peut paraître déroutant, ne vous inquiétez pas, l’adaptation se fait dès le début.

Ici, l’intrigue est d’une grande complexité. Tant, que j’ai préféré ne pas chercher le dénouement et tout simplement me laisser porter par le récit. J’ai été surpise par ce final auquel je ne m’y attendais pas, et je reste admirative devant le talent de l’auteur à emmêler son intrigue mais au final à réussir à tout démêler, et à fournir les explications nécessaires.

Le personnage de Konrad est très bien dépeint, avec beaucoup de profondeur. Il va porter l’intrigue, et on le sent tourmenté tout au fil des pages. Il est remarquablement esquissé, avec sa force mais aussi ses failles.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. J’y ai retrouvé ce rythme plus lent relatif aux thrillers nordiques. L’auteur prend son temps pour placer son intrigue et peu à peu, l’ensemble prend forme, jusqu’au dénouement surprenant. Les petits chapitres rythment l’histoire.

Un thriller qui est une réussite totale, tant aux niveau de l’intrigue que du dénouement. À découvrir.

Policier

Neuf vies

Neuf vies de Peter Swanson

  • Auteur : Peter Swanson
  • Titre : Peter Swanson
  • Genre : Policier
  • Éditions : Gallmeister
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 4 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Neuf personnes, sans aucun lien apparent entre elles, reçoivent simultanément une liste
de neuf noms, dont le leur. Une simple liste, sans la moindre explication. Certains y voient
une mauvaise blague, d’autre une erreur, en tout cas rien de vraiment digne d’intérêt. Mais
lorsque deux d’entre eux sont retrouvés mort, un terrifiant compte à rebours s’enclenche.
De nouveaux meurtres s’enchaînent mais aucun rapport entre ces neuf individus ne se
dessine. Jessica Winslow, agent du FBI, est bien décidée à tirer tout cela au clair, d’autant
que son nom figure également sur la liste.
Dans la veine de Huit crimes parfaits, le nouveau best-seller de Peter Swanson est un
hommage brillant à Agatha Christie.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Gallmeister pour leur confiance.

Ils sont neuf. Ils ne se connaissent pas, habitent dans des villes différentes. Pourtant, les neuf ont reçu une liste bien mystérieuse, chacune contenant leurs noms. Lorsque les personnes apparaissant sur cette liste sont assassinées, la panique gagne le reste des gens dont le nom figure sur ce mystérieux bout de papier. Que se passe-t-il ?

L’auteur va revisiter l’un des grands classiques d’Agatha Christie, et il le fait avec brio, et beaucoup de talent. J’ai été conquise par ce roman au style quelque peu suranné et totalement prenant de par sa construction habile.

Dès le départ, l’auteur a su attirer mon attention et je dois dire que je n’ai pas ressenti un seul moment d’ennui, cherchant à découvrir ce qui pouvait bien unir les personnages, et qui pouvait leur en vouloir. Je peux vous dire que je n’ai pas eu ne serait-ce que le début d’une piste jusqu’aux toutes dernières pages, et cela en fait un thriller particulièrement réussi.

L’auteur va nous présenter les personnages tout au fil des premiers chapitres. S’ils sont nombreux, rassurez-vous, on ne s’y perd pas, chacun étant bien esquissé et ayant ses particularités. Le suspense monte peu à peu puisque le roman est divisé en plusieurs parties, et l’on sait qu’à la fin de chacune, l’un des personnages va disparaître.

Le dénouement est surprenant. J’ai été bluffée, je ne m’y attendais pas du tout. Toutes les réponses sont fournies. L’auteur a su parfaitement manier son suspense.

La plume de l’auteur est très fluide. Avec un style suranné, ce n’est pas forcément un roman d’action qui nous est ici proposé, mais davantage un véritable suspense psychologique. Les chapitres courts rythment le récit et les pages défilent à toute vitesse.

Un roman surprenant, dont l’intrigue garde tout son suspense jusqu’au dénouement totalement inattendu. À découvrir sans hésiter.

Thriller

Disparue à cette adresse

Disparue à cette adresse de Linwood Barclay

  • Auteur : Linwood Barclay
  • Titre : Disparue à cette adresse
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 448
  • Parution : 25 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Qui a tué Brie Mason ?
Tout le monde a sa petite idée : quand une femme disparaît brutalement sans laisser de trace, les regards se tournent vers le conjoint.
D’ailleurs, tout accuse Andrew Mason : absence d’alibi, précipitation à vendre leur maison, à changer de ville, de nom.
Pourtant, après six ans, l’enquête n’a rien donné et l’inspectrice Marissa Hardy enrage.
Jusqu’à cet appel d’un ex-voisin et ami du couple. Il est formel : une jeune femme s’est présentée à l’ancien domicile des Mason, a observé longuement la maison, avant de hurler et de s’enfuir, affolée.
Cette femme, c’est Brie.

Où était-elle durant tout ce temps ? Pourquoi réapparaît-elle maintenant, alors qu’Andrew est sur le point de refaire sa vie ? Et si le retour de l’épouse adorée tenait plus du cauchemar que du miracle ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons Belfond pour leur confiance.

Voilà six ans que Brie a disparu. Que s’est-il donc passé ? Qu’est-elle devenue ? Son mari Andrew semblait être le suspect idéal à l’époque. Depuis, le jeune homme qui n’a cessé de clamer son innocence a refait sa vie dans un nouveau logement et avec une nouvelle femme. Pourtant, tout son quotidien va être bouleversé lorsque son ancien voisin l’appelle. Ce dernier est formel. Il est certain d’avoir reconnu Brie qui regardait fixement la maison dans laquelle le couple habitait à l’époque.

Encore une fois, j’ai passé un excellent moment de lecture grâce au talent inouï de l’auteur. Il réussit à chaque fois à me tenir en haleine tout au fil des pages, et cet opus ne va pas déroger à la règle.

J’y ai retrouvé tous les ingrédients que j’aime dans ce genre de lecture, à savoir un suspense savamment dosé, des fausses pistes, des rebondissements multiples et pas un seul moment de répit ou d’ennui. Bien au contraire. Les pages défilent et comme toujours, le dénouement est sans faille, aucune interrogation ne demeure sans réponse.

D’emblée, je me suis posée une multitude de questions, et j’ai été réellement surprise par ce dénouement qui réserve plusieurs rebondissements finaux.

L’intrigue tient la route tout au fil des pages, et le rythme ne faiblit pas. Une fois débuté, il devient très difficile de lâcher ce roman, tant on veut savoir ce qu’il s’est passé.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Avec un style vif et véloce, les pages défilent. Les chapitres courts rythment l’histoire. Les passages sur Andrew sont narrés à la première personne, et plusieurs interrogatoires au sujet de l’enquête menée sont restitués.

Un thriller qui est une véritable réussite, tant au niveau de l’intrigue qu’au niveau du rythme. De fausses pistes en multiples rebondissements, l’auteur réussit à nous surprendre constamment. À découvrir.

Historique

Dans la maison de mon père

Dans la maison de mon père de Joseph O’Connor

  • Auteur : Joseph O’Connor
  • Titre : Dans la maison de mon père
  • Genre : Historique
  • Éditions : Rivages
  • Nombre de pages : 432
  • Parution : 3 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Inspiré de l’histoire vraie de Hugh O’Flaherty, le prêtre irlandais rattaché au Vatican qui a défié les nazis et sauvé plus de 6000 juifs et soldats alliés de l’enfer de Rome en 1943, « Dans la maison de Mon Père » est un thriller littéraire de premier ordre. A la manière d’Hilary Mantel, Joseph O’Connor mêle histoire et fiction dans un véritable tour de force narratif, un récit haletant à l’intrigue parfaitement ficelée. A travers le destin et les choix courageux de personnages aussi attachants qu’inspirants, il rend un superbe hommage à ceux qui ont su suivre leurs convictions dans les temps les plus troubles.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Rivages pour leur confiance.

1943, Rome. Alors que la ville est tombée dans les mains de l’ennemi, il subsiste un groupe de résistants, menés par le prêtre Hugh O’Flaherty, qui sous couvert d’un chœur, vont tout faire pour venir en aide à ceux qui ont besoin de fuir. Leur dernière mission qui doit avoir lieu pour Noël est en place. Le danger est plus grand que jamais, pourtant, tout le groupe fera preuve d’un courage indicible.

Partant de faits réels et tout en les romançant habilement, l’auteur nous propose une intrigue riche en émotions et bouleversante. J’ai suivi le parcours des protagonistes avec un grand intérêt et beaucoup de crainte.

L’auteur nous présente peu à peu les personnages principaux et les circonstances qui les ont amenés à s’unir à Hugh O’Flaherty. Le lecteur apprend donc à les connaître, et ils sont tous très touchants. À l’aide de retours en arrière, les personnages se dévoilent tout au fil des pages.

La mission est donc menée tout au long du roman, et retranscrite avec beaucoup de détails. Les dangers sont multiples et les protagonistes feront leur possible pour les déjouer.

La plume de l’auteur est très précise et descriptive. Avec un sens du détail très prononcé, les évènement sont relatés avec beaucoup de réalisme. Les chapitres sur la missson sont entrecoupés avec les passages nous présentant les protagonistes à tour de rôle, et leur donnant la parole quelques années plus tard.

Une histoire de courage, de résistance dans laquelle l’auteur laisse place a l’émotion. Un très beau roman à découvrir.

Contemporain

Dans l’obscurité scintillent les fragiles étoiles

Dans l’obscurité scintillent les fragiles étoiles de Marjolaine Solaro

  • Auteur : Marjolaine Solaro
  • Titre : Dans l’obscurité scintillent les fragiles étoiles
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 25 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À 13 ans, Solal est un collégien pas tout à fait comme les autres. Avec son année d’avance, sa puberté qui se fait attendre, et malgré l’interdiction d’avoir un téléphone portable, il navigue avec agilité dans les méandres de l’adolescence.
Un jour, la très populaire Sterenn, camarade de sa classe de 3e, se suicide sans préavis. Pour Solal, c’est le choc. Depuis plusieurs semaines, Sterenn et lui avaient noué une amitié sincère, mais secrète.
Comment surmonter la culpabilité de ne pas avoir su l’aider alors qu’ils étaient devenus si proches ? Comment faire le deuil d’un lien qui n’a pas existé aux yeux des autres ?
Solal a beau être entouré par une famille aimante et des copains fidèles, peut-il continuer à vivre sans Sterenn ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditons de l’Archipel pour leur confiance.

Solal est un adolescent de treize ans qui aimerait grandir un peu plus rapidement. Le jeune garçon a un petit groupe d’amis avec qui il s’entend au mieux, mais est également subjugué depuis plusieurs mois par Sterenn, qui va partager sa classe cette année scolaire. La jeune fille semble inaccessible. Lorsque soudainement il apprend que la jeune fille s’est suicidée, c’est le choc. Solal avait finalement réussi à créer des liens forts avec la jeune fille pendant un travail scolaire, mais les adolescents avaient gardé cela secret. Comment Solal peut-il se remettre d’un tel drame alors que personne ne sait qu’il était le grand confident de Sterenn ?

Je ressors tout simplement bouleversée à la lecture de ce roman qui aborde des sujets graves, mais avec une grande sensibilité. L’auteure aborde des thématiques difficiles que je ne vois pas souvent passer dans mes lectures. Elle le fait avec beaucoup de délicatesse et de tact.

Je sais que je vais souvent repenser à ce récit tant il m’a chamboulée. D’emblée, j’ai été touchée par l’histoire naissante qui commence peu à peu entre les deux adolescents. Je ne veux pas en dire plus, mais les émotions sont très présentes.

L’auteure va restituer les sentiments de chacun de ses personnages avec beaucoup de sensibilité. J’ai trouvé qu’elle a su créer un roman d’une grande émotion, laissant une belle place à l’amitié.

La plume de l’auteure est tout en délicatesse. Avec un style empreint d’une grande douceur et beaucoup de sensibilité, elle réussit à retranscrire toutes les émotions. Les chapitres sont très courts et cela rythme l’histoire.

Un roman bouleversant abordant des thématiques difficiles. À découvrir.

Historique

Le grand feu

Le grand feu de Léonor de Récondo

  • Auteur : Léonor de Récondo
  • Titre : Le grand feu
  • Genre : Historique
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 16 août 2023
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

En 1699, Ilaria Tagianotte naît dans une famille de marchands d’étoffes, à Venise. La ville a perdu de sa puissance, mais lui reste ses palais, ses nombreux théâtres, son carnaval qui dure six mois. C’est une période faste pour l’art et la musique, le violon en particulier.
À peine âgée de quelques semaines, sa mère place la petite Ilaria à la Pietà. Cette institution publique a ouvert ses portes en 1345 pour offrir une chance de survie aux enfants abandonnées en leur épargnant infanticides ou prostitution. On y enseigne la musique au plus haut niveau et les Vénitiens se pressent aux concerts organisés dans l’église attenante. Cachées derrière des grilles ouvragées, les jeunes interprètes jouent et chantent des pièces composées exclusivement pour elles.
Ilaria apprend le violon et devient la copiste du maestro Antonio Vivaldi. Elle se lie avec Prudenza, une fillette de son âge. Leur amitié indéfectible la renforce et lui donne une ouverture vers le monde extérieur.
Le grand feu, c’est celui de l’amour qui foudroie Ilaria à l’aube de ses quinze ans, abattant les murs qui l’ont à la fois protégée et enfermée, l’éloignant des tendresses connues jusqu’alors. C’est surtout celui qui mêle le désir charnel à la musique si étroitement dans son cœur qu’elle les confond et s’y perd.
Le murmure de Venise et sa beauté sont un écrin à la quête de la jeune fille : éprouver l’amour et s’élever par la musique, comme un grand feu.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Grasset pour leur confiance.

1699, Venise. Lorsque la petite Ilaria naît, c’est décidé, sa mère la placera à la Pietà quelques semaines plus tard. Cette institution accueille les filles abandonnées par leur famille et leur promet un meilleur avenir en leur enseignant ainsi la musique. Ne pouvant sortir qu’occasionnellement de l’institution, la jeune Ilaria va tout de même peu à peu prendre goût à la musique et y faire des rencontres intéressantes. Elle va notamment se lier d’une forte amitié avec Prudenza.

Je ne veux pas en dire davantage sur les rencontres que va faire Ilaria afin de ne rien spoiler. J’ai trouvé ce roman très beau, empreint d’une très belle poésie et il s’agit d’un véritable hommage à l’art.

Le quotidien de la petite Ilaria dans l’institution est narré avec beaucoup de détails, et il s’agit d’un personnage qui subira une véritable évolution tout au fil des pages.

Le roman est une véritable promenade au travers de Venise, et donne une place forte a l’art, notamment à la musique. La jeune fille fera des rencontres qui la bouleverseront et qui lui permettront d’évoluer dans cet art.

La plume de l’auteure est d’une grande élégance. J’aime énormément le style de l’auteure, tout en simplicité, mais réussissant à chaque fois à faire passer les émotions tout au fil des pages. Les chapitres sont courts, ce qui rythme l’histoire.

Un roman sensible, d’une grande tendresse, dans lequel la musique tient une place importante. À decouvrir.

Historique

Une sale Française

Une sale Française de Romain Slocombe

  • Auteur : Romain Slocombe
  • Titre : Une sale Française
  • Genre : Historique
  • Éditions : Seuil
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 5 janvier 2024
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une femme est interrogée par un commissaire de police qui s’intéresse de près à son cas.

Alsacienne, Aline Beaucaire est employée d’hôtel, elle est tombée amoureuse d’un sergent pilote trop beau pour être honnête et l’a suivi en zone libre, franchissant de nuit la ligne de démarcation. Le couple rêve de rejoindre Alger, via Marseille – la ville de tous les
dangers. Bientôt, l’aventure tourne au drame.

Aline est-elle aussi innocente qu’elle espère le faire croire ? Et quel lourd secret a-t-elle à cacher ? Est-elle cette autre Aline au nom presque semblable, la « Panthère rouge » qui a activement collaboré avec la Gestapo ? Qui est vraiment cette « sale Française » ?

Au fil de ce roman captivant, Romain Slocombe nous conduit dans le monde en noir et gris que fut la France des années sombres de l’Occupation.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Seuil pour leur confiance.

Aline est une jeune femme quelque peu naïve, travaillant dans un hôtel et ayant rencontré un sergent pilote, dont elle tombe éperdument amoureuse. Elle décide alors de le suivre en zone libre, mais les événements vont mal tourner. Se pourrait-il qu’Aline soit en fait la même jeune femme qui a collaboré avec la Gestapo ? Les deux noms se ressemblent fortement au point de pouvoir créer le doute. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la police va donc s’attacher à découvrir la vérité.

Il s’agit du tout premier roman que je découvre de l’auteur, et sûrement pas le dernier, tant je l’ai trouvé habile pour apporter un souffle romanesque à un récit appuyé sur une période historique sombre.

Ici, les heures sombres de l’Occupation seront abordées, et j’ai été très souvent bouleversée par les événements. Aline m’a beaucoup touchée, même s’il est vrai qu’elle peut paraître quelque peu dupe à plusieurs reprises.

L’auteur a fourni un grand travail de documentation afin d’étayer au mieux son récit, et je suis admirative par son talent à romancer le tout, afin que ce ne soit jamais pénible à la lecture.

La plume de l’auteur est tout en finesse. Le schéma narratif est très intelligent, alternant ainsi les passages sur le parcours d’Aline, afin que le lecteur la connaisse mieux, et les passages de documents apportant interrogatoires et enquêtes. Le tout est habilement amené, et c’est très intéressant à suivre.

Un roman sur une période historique sombre. L’auteur a fourni un grand travail de recherches. Mon premier roman de l’auteur et c’est une véritable réussite.