Jeunesse

L’évasion

L’évasion de Benoît Toccacieli

  • Auteur : Benoît Toccacieli
  • Titre : L’évasion
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Bookelis
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 15 octobre 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dès qu’Alice ouvre un livre, les personnages qu’il contient prennent vie dans la réalité.

Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent son premier roman policier. Au même moment, un mystérieux tueur en série commence à sévir. Quand Alice découvre ça, c’est la panique ! Elle décide alors de partir à sa recherche pour le neutraliser.

Pourra-elle compter sur Pompon, son chat qui rêve de conquérir le monde ? Comment réagiront ses parents, deux adultes enfermés dans leur quotidien ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Benoît Toccacieli pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, neuf ans, est une petite fille espiègle et passionnée de lecture. Son imagination est si débordante qu’elle est convaincue que les personnages qu’elle rencontre dans ses lectures s’échappent des pages pour devenir réels. Tout ceci pourrait paraître une lubie d’Alice, mais alors, que penser lorsque la petite fille est convaincue que s’est échappé un méchant des pages de son roman ? Elle va alors mener une enquête.

Lorsque j’ai eu envie de découvrir ce roman, je ne pensais pas forcément aller dans la direction que m’a fait prendre Benoît. Je dois dire que je ressors finalement conquise. Je ne saurais pas vraiment classer ce roman, puisque c’est un mélange de genres à lui tout seul. La frontière entre roman jeunesse, polar et imaginaire est mince et il faut avouer que c’est ce qui fait le charme indéniable de ce roman.

Benoît livre ici une véritable réflexion sur ce besoin d’évasion qui est susceptible de guetter tout un chacun. La petite Alice va ainsi s’évader de son quotidien grâce à la lecture. En effet, c’est parfois morose chez elle. Yann, son père, n’a pas toujours le temps de s’occuper de sa famille, étant très pris au travail. Quant à Sophie, sa mère, elle semble davantage préoccupée par les préjugés des gens sur l’éducation d’Alice, qu’aux réels besoins de sa fille.

Ce roman m’a enveloppée de tendresse et de douceur. On peut presque parler de conte moderne. Il est totalement impossible de ne pas s’attacher à Alice. J’ai crains tout au fil des pages ses choix dangereux et risqués. J’ai trouvé son espièglerie très réaliste et Benoît a su en faire un personnage très touchant.

La plume de l’auteur est addictive. Dans un style simple et fluide, l’auteur utilise les mots justes pour décrire les actions. J’ai beaucoup aimé le schéma narratif. En effet, Benoît va alterner entre les pensées d’Alice, de Yann et de Sophie. Cela s’assemble à la perfection et donne droit à un récit des plus harmonieux.

Une très belle lecture, servie par un personnage féminin des plus attachants. Sous couvert de douceur et de tendresse, l’auteur nous livre une intrigue à suspense et qui prêtera sans aucun doute à la réflexion. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain

Une vie entre les pages

Une vie entre les pages de Cristina Caboni

  • Auteur : Cristina Caboni
  • Titre : Une vie entre les pages
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 6 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sofia Bauer, ancienne bibliothécaire et relieuse à ses heures perdues, vit à Rome. Son couple bat de l’aile et la jeune femme sent peu à peu sa vie glisser entre ses doigts. Passionnée de livres anciens, elle rentre un jour dans une librairie et s’y voit offrir un vieil ouvrage contre la promesse de le remettre en état. Elle ignore alors qu’elle est à l’aube d’une aventure rocambolesque, qui va lui ouvrir les portes du passé et la réconcilier avec le présent. 

Tandis qu’elle s’attelle à la restauration de l’ouvrage, Sofia tombe en effet sur une lettre manuscrite, dissimulée entre les pages. Celle-ci est signée de la main de la relieuse originale du livre, une certaine Clarice von Harmel, ayant vécu à Vienne au début du XIXe siècle, à une époque où cette profession était encore réservée aux hommes. Une femme qui semble s’être battue pour son indépendance et sa liberté, la payant au prix fort, et a dissimulé son message telle une bouteille à la mer dans l’océan du temps. Elle y évoque un fascinant secret que Sofia n’aura alors de cesse que de mettre au jour, aidée en cela par Tomaso Leoni, fameux chasseur de livres rares et expert en graphologie… Page après page, indice après indice, le couple mène l’enquête à travers l’Europe et redonne une voix à Clarice, dont le courage et la détermination serviront de guides à Sofia pour reprendre sa vie en main…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Rome. Alors que le mariage de Sofia bat de l’aile, sa vie va prendre un tournant. Lors d’une balade en librairie, elle tombe sous le charme d’un ouvrage qu’elle ramène chez elle avec la promesse de le restaurer. En parcourant les pages, elle va découvrir des missives d’une certaine Clarice, la relieuse du livre qu’elle tient entre ses mains. Dès lors, Sofia n’aura de cesse à en découvrir davantage à propos de cette Clarice, qui a vécu à Vienne, et avec qui elle partage l’amour inconditionnel des livres. Pour cela, elle se fera aider par Tomaso, un graphologue.

Quel beau roman. Pour une fois et ce n’est pas coutume, c’est surtout la couverture magnifique qui m’a attirée d’emblée. Mais lorsque j’ai compris que ce roman tournerait autour des livres, je n’ai pas su résister et j’ai eu raison.

L’auteure a su créer un roman féminin et voué à l’amour de l’écriture. D’aucuns diront que ce n’est pas une intrigue de base bien originale, et pourtant, Cristina réussit à tisser un fil ténu de douceur et enfile les mots comme des perles sorties de leur écrin. Je ressors réellement conquise par la manière de raconter de l’auteure, par ce petit plus indéniable, qui fait que malgré un postulat assez commun, ce moment de lecture en devient finalement très spécial.

J’ai beaucoup aimé l’enquête que va décider de mener Sofia, sa volonté à percer les secrets de la vie de Clarice. L’auteure offre un véritable jeu de pistes à son lecteur et je me suis surpise à chercher la solution aux énigmes de mon côté aussi. C’est rondement mené.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est ce parallélisme indéniable entre nos deux protagonistes à deux siècles près. Les deux partagent un amour inconditionnel pour les livres. Elles sont bien dépeintes et charismatiques. Je me suis totalement attachée à Sofia.

La plume de l’auteure est d’une grande beauté. Simple, poétique par moments et toujours en rapport avec les livres, le style de Cristina Caboni est entraînant. J’ai été conquise par l’idée de retrouver des références à des grands classiques, présents lors des incipit de chaque chapitre. Les renvois à la littérature sont constants et cela a été un procédé des plus plaisants.

Un roman qui tournera autou de l’amour des lives, servi par deux protagonistes sensibles, passionnées et incroyablement inspirantes. C’est une lecture somptueuse qui m’a captivée. Je conseille ce livre sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Le village

Le village de Virginie Delage

  • Auteur : Virginie Delage
  • Titre : Le village
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Michel Lafon
  • Nombre de pages : 237
  • Parution : 13 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Finalement, je ne sais pas ce qui a déclenché tout ça. Son regard, à lui. Ses yeux, à elle. Ou le gosse ? Le gosse me demandant : « Tu viens nous aider ? »
J’ai la rage, soudain. Tout ça, c’est à cause de lui. Uniquement à cause de lui. Voilà pourquoi je m’apprête à faire une chose que je n’aurais jamais pensé faire, moi qui ne suis pas un violent. Dans quelques minutes, je vais tuer cet homme. « 
Les villages de l’adolescence sont parfois dangereux, quand on les revisite, des années plus tard, et qu’on se confronte à ses rêves de jeunesse…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Michel Lafon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ici, nous allons suivre une narration à deux voix. D’un côté, Oscar est en pleine ascension sociale. Il a tout donné pour y arriver. De l’autre, un homme se promène dans le village de son enfance et se livre à une longue introspection quant à son passé, se remémorant ainsi une multitude de souvenirs.

Il est vrai que j’ai apprécié cette lecture, mais il est vrai aussi que j’ai trouvé cela très particulier. J’ai bien évidemment imaginé que l’histoire d’Oscar et celle de l’homme qui revient dans son village d’enfance allaient forcément se rejoindre à un moment, mais j’ai trouvé le développement un peu longuet parfois.

Pourtant, le roman n’est pas très long. J’avoue avoir eu énormément de mal à m’attacher aux personnages principaux. Je suis restée très en retrait par rapport à ce qui leur arrivait. Cependant, j’ai eu une large préférence pour l’histoire de l’homme que pour celle d’Oscar.

L’auteure va disséquer les souvenirs, et va peu à peu instiller son suspense. C’est ce que je reproche finalement à ce récit. C’est lent, je n’ai pas forcément eu le sentiment d’avoir eu une accroche qui me pousserait à tourner frénétiquement les pages, avec cette envie de savoir. Virginie se perd parfois en digressions qui alourdissent le récit.

La plume de l’auteure est très agréable, et même si le tout reste contemplatif et très introspectif, cela demeure une belle découverte littéraire. J’ai été troublée au départ, puisque l’auteure prend le parti de narrer l’histoire d’Oscar à la troisième personne, et cette de l’homme à la première. Il y a eu des moments où je me suis un peu emmêlée, j’avoue.

Un récit introspectif, qui est peut-être un peu trop lent, mais qui de par la douceur de la plume de l’auteure s’avère être une belle découverte littéraire.

Ma note : 15/20

Thriller

Chez nous

Chez nous de Louise Candlish

  • Auteur : Louise Candlish
  • Titre : Chez nous
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 480
  • Parution : 5 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ils pensaient s’être séparés « intelligemment ». Ils avaient, en tout cas, trouvé un accord : ils habiteraient à tour de rôle avec leurs enfants dans leur belle demeure de Trinity Avenue, dans le sud de Londres. Mais l’histoire a mal tourné. Très mal tourné. Un jour d’hiver, en rentrant chez elle, Fiona Lawson tombe sur des déménageurs. Tous ses meubles ont disparu, il y a des gens dans sa maison – un couple qu’elle n’a jamais vu lui annonce qu’il en est le nouveau propriétaire. Fiona essaie immédiatement de joindre son mari, mais son numéro est hors service. Et ses enfants, eux aussi, ont disparu. Cauchemar éveillé ? Cela ne fait que commencer ! Entre Desperate Housewives et Les Apparences, Chez nous est un thriller redoutablement addictif, qui tient son lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres. En rentrant chez elle, Fiona va s’apercevoir que des gens ont emménagé dans sa maison. Elle entretient un accord quelque peu spécial avec son ex-conjoint Bram. En effet, après leur séparation, ils décident de garder la maison familiale et alternent une semaine sur deux chacun pour garder les enfants dans cette demeure. C’est pourquoi Fiona est totalement abasourdie en découvrant ce nouveau couple chez elle. Elle tente de joindre Bram, bien évidemment. Mais il reste introuvable. C’est le début d’un engrenage où les apparences sont parfois trompeuses.

Je ressors ravie de cette lecture. Évidemment, c’est le résumé qui m’a interpellée dès le départ. J’ai trouvé ce postulat de départ très original. C’est une vraie réussite qui a su me captiver de page en page.

L’auteure va disséquer un couple en apparence banal et ce, sous toutes les coutures. Elle livre une analyse où les apparences auront une grande part d’importance dans l’intrigue. Je me suis attachée à ce couple qui va raconter à tour de rôle sa version des faits. Il est vrai que le récit de Bram m’a davantage captivée que celui de Fiona, cette dernière étant plus dans la victimisation et dans la recherche du pourquoi, alors que Bram nous raconte vraiment les faits.

La plume de l’auteure est addictive à souhait. Le roman est tout de même un petit pavé, et pourtant, je n’ai pas vu défiler les pages. C’est d’une grande fluidité et en plus, c’est raconté de manière très atypique. On suit en podcast les aventures de Fiona, et en document écrit les révélations de Bram. Cela donne donc une bonne perspective à l’intrigue.

Un thriller qui joue sur les apparences. D’une grande originalité et au postulat de départ original, l’auteure déroule une intrigue sans faille et emplie de suspense. Une excellente découverte.

Ma note : 17/20

Jeunesse

Lady Elliot Island

Lady Elliot Island de Christophe Guillaumot

  • Auteur : Christophe Guillaumot
  • Titre : Lady Elliot Island
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 208
  • Parution : 18 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Jeune influenceuse, Clara reçoit pour son anniversaire 6 billets d’avion. Destination : Lady Elliot Island, une île paradisiaque au large de l’Australie parsemée de terres aborigènes inviolables. C’est un Eden ceinturé par la barrière de corail, où pullulent tortues, raies et requins. Elle invite ses meilleurs amis et, pour corser leurs vacances, deux inconnus… Mais des incidents se multiplient. Sa vision défaille. Ce petit paradis lui réserve-t-il l’enfer ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Toulouse. Clara est une adolescente hautaine et tout ce qui lui importe, c’est d’avoir toujours plus de followers sur ses réseaux sociaux. Elle vit dans une monde superficiel, fait de mode et de tendance. Pour ses dix-sept ans, son père va lui offrir un billet pour elle et cinq autres personnes de son choix pour se rendre à Lady Elliot Island, une île au large de l’Australie. Elle choisit trois amis et lance un concours pour attribuer la place à deux autres personnes. Une fois sur place, tout sera loin d’être aussi idyllique qu’elle le présumait.

Voilà un roman young adult qui constitue à lui-seul un véritable mélange des genres. J’en ressors réellement conquise. J’ai navigué entre thriller, roman engagé et roman initiatique, et l’auteur réussit à faire passer un message fort s’adressant aux adolescents d’aujourd’hui.

L’auteur s’est indéniablement compliqué la tâche et a prit de gros risques en mélangeant ainsi divers genres. Je dois dire qu’il l’a fait avec brio et que pour le coup, ce roman se renouvelle page après page.

Christophe nous livre une véritable critique sur la société actuelle, où les jeunes semblent passer à côté des choses les plus simples. Il va décortiquer cette tendance à surfer sur les réseaux et à ne plus savoir profiter de ce qui nous entoure. C’est fait sans aucun ton moralisateur et avec beaucoup de tact.

Les personnages sont très bien dépeints. J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec Clara au début, la trouvant particulièrement hautaine. Les personnages secondaires sont forts également, et dans la part thriller du roman, je me suis surprise à tous les soupçonner.

Le gros point en plus, c’est le décor somptueux et les descriptions immersives que nous propose l’auteur. C’est d`un grand réalisme et page après page, ce roman est une véritable invitation au voyage.

La plume de l’auteur est très fluide. Dans un style addictif, Christophe nous entraîne et nous incite à lire ce roman d’une seule traite. Les chapitres sont courts et cela donne un bon rythme au récit.

Un roman au message fort, servi par un décor idyllique, où mystères et secrets côtoieront les remises en question des personnages. Ce récit abordera beaucoup de sujets d’actualité et je ne peux que vous le conseiller, d’autant plus que la plume est addictive. À découvrir.

Ma note : 17/20

Romance auto-édité

Starling

Starling de Mélanie Taquet

  • Auteur : Mélanie Taquet
  • Titre : Starling
  • Genre : Romance
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 252
  • Parution : 5 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À trente et un ans, Emma est une femme-enfant qui peine à trouver sa place. Forte mais fragile, hypersensible et introspective, elle passe ses soirées devant Netflix ou à rédiger des chroniques littéraires pour son blog, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie.

Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que l’ambivalent Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Comment garder la tête froide face à cette passion dévastatrice qui l’habite et l’abîme ? Avec l’aide de Chiara et de son « Carnet des petits bonheurs », Emma va apprendre que la vie n’est pas toujours rose, que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une sentence…

Un tendre roman d’amitié, une quête de soi qui nous embarque avec humour et émotion entre Londres, Prague et Paris.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Mélanie Taquet pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres. Emma est blogueuse littéraire et vit en colocation avec sa meilleure amie Chiara. Refusant de sortir et se sentant bien mieux à l’aise chez elle, un soir elle va pourtant accepter de suivre son amie dans un pub. C’est là qu’elle va retrouver Bilal, le jeune homme qui est en cause du repli sur elle-même.

Je découvre Mélanie Taquet avec ce roman, et je dois avouer en ressortir conquise. Elle nous offre ici une histoire emplie de délicatesse, mais sous des airs légers, ce roman pousse à de vraies réflexions.

J’ai été conquise par l’idée de Chiara. En effet, elle fournira un carnet des petits bonheurs à son amie Emma, avec pour mission de retranscrire au fil des jours les petites joies qui ont parsemé sa journée. Ce roman a parfois des allures de récit de développement personnel.

Le lecteur suivra comment Emma va peu à peu reprendre confiance en elle. Le choc est grand lorsqu’elle se retrouve nez à nez avec Bilal, celui qui l’a fait souffrir, et de plus accompagné par une autre jeune femme. Le chemin d’Emma sera parsemé d’embûches pour tenter d’avancer et de grandir.

Les deux personnages féminins sont attachantes au possible. J’ai particulièrement apprécié Emma, et je voulais tant qu’elle s’en sorte. Ce roman offre beaucoup de réflexions importantes, comme l’acceptation de soi. Mélanie Taquet aborde l’amour et l’amitié avec énormément de justesse et de délicatesse. Elle ne tombe jamais dans le pathos, malgré la situation parfois difficile d’Emma.

La plume de l’auteure est douce et très immersive. J’ai beaucoup apprécié de retrouver des descriptions justes, que ce soit sur le plan environnemental ou émotionnel. Effectivement, Mélanie nous immerge totalement dans Londres et nous fait ressentir les émotions avec beaucoup de réalisme.

Un roman feel-good, qui sous des allures légères, aborde énormément de thématiques délicates qui ne sont pas toujours faciles aborder, et pousse à des réflexions profondes. Je suis conquise et je vous conseille fortement de découvrir ce récit.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les contours de la mélancolie – Rentrée littéraire

Les contours de la mélancolie de Léa Herbreteau

  • Auteur : Léa Herbreteau
  • Titre : Les contours de la mélancolie
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Avant, Elena était consultante en philosophie et rédigeait une thèse, jusqu’au jour où tout s’est effondré.
Depuis, elle passe ses journées enroulée dans sa couette, un café au sauvignon à portée de main, et pense à Théo.
Théo qui est parti, mais qui est encore partout.
Un matin, sa voisine Madeleine frappe à sa porte.
Ses cheveux sont longs et gris, ses vêtements sont noirs.
Sa peau est constellée de taches de vieillesse et elle pue le médicament. Elle dit qu’elle vient juste pour le café.
Juste pour discuter.
Mais les jours passent et Madeleine est toujours là, bien décidée à s’insinuer dans la vie d’Elena, à lui chuchoter des pensées de plus en plus sombres.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Elena est une jeune femme brillante. Elle est consultante en philosophie et en pleine rédaction d’une thèse sur le bonheur. Mais un jour, tout s’effondre. Elle demande à Théo, son compagnon avec qui elle vit, de partir de chez eux. Elle perd également son travail et se replie sur elle-même, sombrant peu à peu dans les affres de la dépression. Un jour, sa voisine Madeleine vient s’immiscer dans son quotidien. Peu a peu, elle va insinuer des pensés de plus en plus sombres dans l’esprit d’Elena.

Il est inutile de tergiverser plus longtemps. J’ai tout simplement eu un énorme coup de cœur pour ce roman d’une puissance rare, mais empreint d’une douceur latente. L’auteure m’a attrapée dès les premières pages et l’histoire d’Elena m’a émue, touchée, bouleversée, remuée.

Léa Herbreteau va aborder la dépression d’une manière très originale. Je ne peux évidemment pas vous en dire plus sous peine de vous spoiler. Mais je peux affirmer que l’auteure va aborder cette thématique avec énormément de justesse. C’est bouleversant de suivre ce mal qui touche Elena. On veut juste lui tendre la main pour l’aider.

Léa va également aborder des thématiques très actuelles, telles que le burn-out au travail, l’harcèlement laboral et la recherche constante de performances dans une société toujours plus exigeante. L’auteure le fait avec beaucoup de sensibilité et à l’aide d’allégories et de beaucoup d’humour aussi.

Le personnage d’Elena est abouti au possible. La jeune fille m’a totalement bouleversée de par les événements qui la touchent et la malmènent. J’ai tout aimé dans ce roman. Aborder une thématique aussi dure que la dépression n’est pas une chose évidente. Il en ressort beaucoup de messages et une véritable réflexion.

La plume de l’auteure est caractérisée par son franc-parler, mais surtout par son authenticité. J’ai trouvé crédible ce que j’ai lu, du début à la fin. Cela sonne juste, vrai. Les chapitres ne sont pas très longs, ce qui rythme l’histoire. Le récit est narré à la première personne, et ce choix est plus que judicieux.

Un roman qui abordera beaucoup de thématiques difficiles, d’actualité, au travers des traits d’un personnage féminin fort dans ses faiblesses et incroyablement attachant. Ce roman est une petite pépite à découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

À l’ombre du baobab

À l’ombre du baobab d’Alexandra Fuller

  • Auteur : Alexandra Fuller
  • Titre : À l’ombre du baobab
  • Genre : Contemporain
  • Editions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 300
  • Parution : 5 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

C’était dans la petite ferme piscicole et bananière d’une chaude vallée qu’ils s’étaient enfin fixés, après des décennies d’errance en Afrique australe et centrale, séduits par la forêt de mopanes, les étangs à poissons dominés par les baobabs à l’écorce rose-argent, et le large fleuve Zambèze coulant paresseusement vers le sud.

Ainsi vivait Tim Fuller, un mouton noir anglais qui s’est exilé en Afrique où il s’est battu lors de la guerre du Bush rhodésienne avant de s’établir en Zambie avec sa famille. Maintenant qu’il n’est plus, l’autrice et sa mère dispersent ses cendres au pied des baobabs qui règnent sur leur propriété et affrontent son absence écrasante. Le résultat est un récit débordant de joie, de vitalité et de résilience dans lequel Alexandra Fuller intériorise les leçons de son père et célèbre la mémoire d’un homme qui dévorait la vie à pleines dents.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Budapest. Alors que Tim Fuller, le père de la narratrice, se retrouve dans cette ville pour des vacances, en compagnie de sa femme Nicola et de leur fille Alexandra, surnommée Bobo, le drame va surgir. Tim doit être hospitalisé et ne s’en sortira pas. Dès lors, se retrouvant dans une ville qu’elles ne connaissent pas, ce sera Bobo qui prendra les choses en mains, sa mère en étant visiblement incapable.

Je ne lis pas beaucoup d’auto-fictions, mais ici, le titre m’a fortement interpellée. Et bien, finalement, j’ai beaucoup apprécié cette lecture, emplie de sensibilité. Pourtant, j’ai eu peur qu’au début, cela devienne trop embrouillé. Il n’en est rien.

L’auteure va aborder diverses thématiques. Comment se débrouiller dans un pays qui n’est pas le sien, dont on ne parle même pas la langue et dont on ignore tout des procédures administratives ? C’est à tout cela que devront faire face Nicola et Bobo, suite au drame terrible qui vient les bouleverser.

Alexandra Fuller nous offre une saga familiale et pas n’importe laquelle, puisque c’est de la sienne dont il s’agit. Ainsi, au moyen de flash-backs, elle fera son possible pour nous narrer son passé, l’amour qui ont unit ses parents, et c’est un hommage à son père.

Elle va également nous narrer à quel point il est difficile pour Nicola de regarder en avant et d’être forte. L’auteure narre les sentiments et les émotions avec beaucoup de pudeur, mais sans rien cacher. C’est un récit empli de sensibilité.

La plume de l’auteure est particulière. Il en ressort parfois beaucoup de fluidité, mais à d’autres moments, le style est ralenti. Il faut rester concentré dans sa lecture, sous peine de perdre le fil parfois. Bien évidement, le texte est narré à la première personne.

Un roman sensible, fort et profond, où l’auteure se livre à son lecteur et nous raconte sa famille.

Ma note : 16/20

Romance auto-édité

Un amour de sacrifice

Un amour de sacrifice de Valérie Bel

  • Auteur : Valérie Bel
  • Titre : Un amour de sacrifice
  • Genre : Romance
  • Editions : Auto-Édité
  • Nombre de pages : 35

Résumé

Marie aura 50 ans dans quelques jours. Paul, l’homme avec lequel elle entretient une relation depuis 3 ans, est beaucoup plus jeune qu’elle. Il est en âge de devenir père, elle ne peut plus être mère.

Et si, par amour, elle décidait de faire le plus difficile des sacrifices ?
Et si Paul réagissait de façon inattendue ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Valérie Bel pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Marie, tout juste la cinquantaine, et en couple avec Paul, bien plus jeune qu’elle, apprend qu’elle n’est plus en âge de concevoir. Pour elle, c’est le drame, sachant que Paul veut absolument former une famille. Elle va alors prendre une décision qui va représenter un véritable sacrifice pour son propre bonheur. C’est sans compter sur l’obstination de Paul.

Ce court récit, qui est en fait une nouvelle, est empli de tendresse, d’amour et de bons sentiments. J’ai beaucoup aimé le fond de cette histoire et je me suis laissée entraîner dès les premières pages. L’auteure réussit à aborder plusieurs thématiques en peu de pages.

Le risque des nouvelles, c’est que parfois le lecteur a tendance à rester sur sa faim. En très peu de pages, il faut poser un décor, présenter ses personnages et leur donner un certain relief et de la densité. Ce n’est pas facile, et pourtant Valérie réussit à le faire ici.

Certes, il ne faut pas s’attendre à des retournements de situations totalement inattendus, puisqu’il faut tout de même reconnaître que l’histoire est quelque peu cousue de fil blanc. Malgré tout, l’auteure a su instaurer un climat de sensibilité et de douceur qui m’ont convaincue. Je n’ai pas toujours été en accord avec les choix de Marie, mais l’auteure étoffe son personnage principal féminin, et on arrive finalement à la comprendre et avoir beaucoup d’empathie pour elle.

La plume de l’auteure est tout en douceur. Le style est en parfaite adéquation avec le ton de l’histoire narrée. Bien évidemment, cette nouvelle se lit d’une traite, pour pouvoir être en immersion totale.

Une nouvelle douce et sensible. Si certains rebondissements sont prévisibles, elle n’en reste pas moins interessante à découvrir, sous bien des aspects. Je recommande,

Ma note : 16/20

Contemporain

Disparaître

Disparaître de Mathieu Menegaux

  • Auteur : Mathieu Menegaux
  • Titre : Disparaître
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 216
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée. Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir disparaître ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Une femme se jette dans le vide. Quels sont les événements qui l’ont conduite à un si tragique acte. À Saint-Jean Cap Ferrat, c’est un homme qui est retrouvé noyé. Impossible de l’identifier. Y a-t-il un lien entre ces deux affaires ?

Les romans de Mathieu Menegaux ne laissent pas leurs lecteurs indifférents. C’est le moins que l’on puisse dire. Ici, nous suivrons Étienne, un dirigeant de la banque Richter & Co. C’est un perfectionniste qui donne le meilleur de lui-même au travail. Esther est une jeune recrue, fraîchement arrivée de province, qui elle aussi devra tout donner pour évoluer et garder son poste. Le décor est planté.

Avec ses deux personnages, Mathieu Menegaux va aborder une multitude de thématiques d’actualité et les aborder avec beaucoup de profondeur. Si j’ai d’abord pensé que nous partions dans la direction du thriller, je me suis vite rendue compte que ce n’était pas le fond de l’intrigue.

Il ne faut pas lire ce roman pour son côté mystérieux, sous peine d’être déçu. Il faut vraiment l’aborder sous son aspect psychologique. J’ai suivi les choix des personnages avec beaucoup d’angoisses. La palette des thématiques abordées va de la difficulté dans certains milieux du travail, notamment à éviter le fameux burn-out, à la passion amoureuse et ses conséquences.

Les deux personnages principaux sont décrits de manière très profonde. Mathieu Menegaux ne reste jamais en surface et décortique les émotions avec brio et beaucoup de réalisme. Cela donne des personnages torturés.

La plume de l’auteur est d’une grande fluidité. Mathieu Menegaux alterne les chapitres entre la capitale et Saint-Jean Cap Ferrat. C’est un roman qui peut se lire d’un traite. Une fois commencé, il est très difficile de le lâcher.

Un roman psychologique empli de profondeur et abordant des thématiques variées, le tout servi par des personnages aboutis. C’est une réussite.

Ma note : 17/20