Contemporain

Occasions tardives

Occasions tardives de Tessa Hadley

  • Auteur : Tessa Hadley
  • Titre : Occasions tardives
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : 10/18
  • Nombre de pages : 312
  • Parution : 21 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alexandr et Christine, Lydia et Zachary partagent une amitié très intime depuis leur rencontre alors qu’ils avaient 20 ans. Trente ans plus tard, Alex et Christine reçoivent un appel bouleversé de Lydia : Zach est mort. Ce décès les touche profondément : tous s’accordent pour dire que Zach était le plus sain et le plus gentil d’entre eux, celui qu’ils ne pouvaient se permettre de perdre. Plutôt que de les rapprocher, la perte de Zach déforme leur relation, faisant remonter à la surface les enchevêtrements passés, les griefs tus. Ce qui aurait pu les réunir se transforme alors en colère et amertume.

Occasions tardives explore les entrelacs des relations les plus intimes. Sous la surface des arrangements et compromis de l’existence reposent d’autres configurations, différentes, insondables, qui, bien que semblant appartenir au passé, demeurent la trame essentielle des amitiés et des amours unissant ces quatre protagonistes. Et quand un fil rompt, tout se détricote, la trame réaffirme sa présence.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions 10/18 pour leur confiance.

Alex et Christine, Zachary et Lydia. Deux couples, quatre amis de longue date. Ils forment un groupe uni mais qui va voler en éclats lorsque Zachary décède. Dès lors, le groupe va devoir réapprendre à vivre ensemble et chacun va voir affectée sa relation avec les autres.

C’est un récit d’une grande profondeur, mais également d’une grande exigence que j’ai découvert. Je dois bien avouer avoir eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire au début, tant la densité proposée m’empêchait d’avancer avec une certaine fluidité dans ma lecture, et pourtant, une fois que j’ai réussi, je me suis laissée intriguer par ce roman.

Beaucoup de densité dans ce récit. L’auteure va décortiquer les sentiments et les états d’âme des quatre personnages principaux, à l’aide de retours en arrière et d’explications sur la manière dont les liens se sont tissés peu à peu. Tessa a réussit à instaurer beaucoup de relief dans son intrigue.

Malgré tout, il ne faudra surtout pas vous attendre à de l’action sous peine de vous retrouver très déçus. Ici, tout passe par la psychologie des personnages, par l’évolution de leurs relations les uns avec les autres, de cette amitié qui se crée, des ces amours qui prennent forme peu à peu.

La plume de l’auteure est élégante et sobre. Le style est loin d’être fluide et ce n’est pas une lecture que l’on pourrait qualifier d’aisée. Les chapitres sont très longs. Beaucoup de digressions parsèment les pages. Malgré tout, il faut s’accrocher. Une fois passés les premiers passages et à partir du moment où je me suis habituée à la manière d’écrire de Tessa, cela est devenu très intéressant à suivre.

Un roman dense, empli de beaucoup de profondeur, dans lequel l’auteure va analyser les sentiments et l’évolution d’un groupe d’amis. Le manque d’action se fait parfois ressentir, mais cela n’en reste pas moins une lecture intéressante.

Ma note : 16/20

Non classé

L’homme de la situation

L’homme de la situation de Lou Lubie

  • Auteur : Lou Lubie
  • Titre : L’homme de la situation
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 8 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ? Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au coeur de ses pires angoisses… Dans une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ? Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Manu est un instituteur très impliqué. Lorsque le poste de référent qu’il convoite depuis longtemps se libère, c’est tout naturellement qu’il postule afin d’obtenir cette nouvelle fonction. Pourtant, il ne sera pas choisi pour occuper le poste. Suite à ses humeurs changeantes, on lui conseille de prendre quelques jours pour lui. C’est alors qu’il fera la rencontre de Rusine et de sa famille. La jeune fille et ses frères et sœurs sont déscolarisés. Manu leur viendra en aide, mais malheureusement tout ne se passera pas comme prévu.

J’ai été captivée par ce roman graphique qui a su m’accrocher dès les premières planches. Sous un postulat de départ assez simple, Lou va tout de même réussir à bien doser le suspense et les mystères. J’ai été intriguée par Manu, que l’on apprend à connaître par petites touches.

Tout au fil des vignettes, j’ai été prise dans l’histoire et je dois dire que le dénouement m’a donné très envie d’en savoir plus. L’histoire est prenante.

Les graphismes sont colorés et clairs. Les dialogues sonnent juste et sont bien conçus. Le tout est facile à lire et le scénario se tient.

Un très bon roman graphique, qui donne envie de découvrir la suite. C’est une vraie réussite.

Ma note : 18/20

Jeunesse

14 jours en mode survie

14 jours en mode survie de Sophie Rigal-Goulard

  • Auteur : Sophie Rigal-Goulard
  • Titre : 14 jours en mode survie
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 176
  • Parution : 13 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Prêts pour une aventure extrême ? Amaury, 12 ans, Ahé, 11 ans et Alanis, 6 ans, ont peur de vivre des vacances cauchemardesques avec leur père. Ils vont randonner 14 jours dans le parc naturel du Queyras en renonçant à toute connexion, ployer sous leur lourd barda, se nourrir de ce que la nature leur offrira et se laver à l’eau glacée des torrents. La montagne, sauvage, va-t-elle les protéger ou… les défier ? Qui franchira le vertigineux pont de singe ? Qui perdra son sang-froid à la nuit tombée, en entendant de dangereux grognements ? Quand leur père se blesse au bras, les aînés paniquent…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Marc a décidé de partir à l’aventure avec son fils Amaury, et ses deux filles, Ahé et Alanis. En effet, pour les futures vacances des enfants, il décide de leur proposer une randonnée exceptionnelle dans le parc naturel du Queyras.

Voilà un petit roman empli de fraîcheur et idéal pour tous les publics. Avec un style clair et de belles valeurs, l’auteure déroule une intrigue pas très longue, mais où tout est réuni pour passer un excellent moment de lecture.

D’emblée, je me suis attachée à cette famille. Les frères et sœurs sont vraiment d’une grande spontanéité et attendrissants. Le père n’est pas en reste. Les personnages sont bien brossés, chaque enfant ayant sa particularité au niveau de son caractère. Cela donne des situations hautes en couleurs et je n’ai pas vu défiler les pages.

Mais avant tout, j’ai apprécié les belles valeurs que retranscrit ici l’auteure. En effet, entraide, solidarité et empathie seront de mise. C’est finement amené et j’ai trouvé cela très judicieux.

Les descriptions sont très bien réalisées. Sophie a prit soin de rendre les aventures de la famille vraiment dépaysantes pour son lecteur. Ainsi, c’est une invitation au voyage qui est proposée dans ce récit.

La plume de l’auteure est emplie de fraîcheur et d’une grande fluidité. À l’aide d’un style simple mais tout de même recherché, ce roman pourra plaire à tous les publics. Les chapitres alterneront entre les points de vue de Ahé et Amaury. Les petites illustrations en début de chapitre donnent une petite touche spéciale au livre.

Un très bon roman où les belles valeurs seront de mise. Un excellent moment de lecture, notamment servi par des personnages hauts en couleurs. Je recommande sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

À pas de loup

À pas de loup d’Isabelle Villain

  • Auteur : Isabelle Villain
  • Titre : À pas de loup
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 14 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barbarie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien trop pesant. pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l’équilibre de cette nouvelle vi va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.
Et ce très beau rêve ça se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman,

La Barberie, Alpes-de-Haute-Provence. C’est dans ce petit hameau qu’un groupe de personnes ont décidé de prendre un nouveau départ. Ici, tous sont solidaires et les décisions se prennent en groupe. Tout semble idyllique, et pourtant, le danger guette.

Quel excellent roman je viens de découvrir. J’ai eu énormément de mal à lâcher ma lecture tant elle était prenante. Isabelle signe ici un roman psychologique au suspense maîtrisé du début à la fin, grâce à ses talents de conteuse et à son habilité à créer une atmosphère pesante.

Dans ce récit, plusieurs thématiques sont abordées. Bien évidemment, je préfère ne pas vous mentionner lesquelles afin de ne rien spoiler. Il faut dire qu’au départ, j’avais beaucoup de mal à savoir quelle direction le roman prendrait. Et c’est donc là qu’il faut reconnaître le talent d’Isabelle. Elle a su composer une intrigue peu à peu, en dosant le suspense avec justesse.

La dimension psychologique du récit est forte et maîtrisée. Il ne faut pas se décourager pendant les premières pages. L’auteure prend son temps pour tisser un suspense qui montera crescendo.

La plume de l’auteure est fluide et très addictive. J’ai été conquise par le style simple mais efficace et la manière d’Isabelle de raconter son histoire. Les chapitres sont courts. Il faudra rester bien concentré au début, puisque les personnages sont très nombreux et il faut quelques pages pour tous les présenter.

Un roman au suspense parfaitement maîtrisé. Une fois débuté, ce thriller deviendra très compliqué à lâcher. À découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Non classé

La boîte à musique, tome 4

La mystérieuse disparition de Carbone et Gijé

  • Auteur : Carbone et Gijé
  • Titre : La boîte à musique, tome 4 : La mystérieuse disparition
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 30 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Grâce à la visite surprise de Siloé et de ses frères dans l’Hexomonde, Nola a appris beaucoup de choses sur Pandorient et sa maman.
Mais les questions sans réponse se multiplient avec la découverte d’une drôle de clé, que Nola a déjà vue dans le livre d’Annah.
Que peut-elle bien ouvrir ? Pour le savoir, Nola retourne aussitôt à Pandorient.
Mais rapidement, une disparition inquiétante mène Nola, Igor et Andréa dans une enquête, qui risque peut-être de bouleverser la vie de Pandorient…

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Nola va trouver une clé mystérieuse dans les affaires de sa maman. Elle ne trouve pas ce qu’elle pourrait ouvrir avec cet objet. Elle décide alors de se rendre à Pandorient pour rendre visite à ses amis Igor et Andréa. Là, les trois amis vont tomber sur Willow qui est très inquiète. En effet, Serena demeure introuvable. Ils vont donc décider tous ensemble de partir à sa recherche.

Ce quatrième tome est encore une fois aussi bon que les précédents opus de cette saga. C’est avec énorme plaisir que j’ai retrouvé les personnages phares de cette bande-dessinée et que j’ai appris à en connaître d’autres.

J’ai beaucoup aimé ce volet qui rajoute un mystère de plus, et qui augure un cinquième tome. Les personnages gagnent en épaisseur au fur et à mesure et ils demeurent vraiment très attachants. Bien évidemment, je vous conseille de lire les tomes dans l’ordre afin de ne pas vous retrouver perdus par rapport à certains éléments.

Les graphismes sont fidèles aux précédents tomes. Avec des couleurs vives, le tout est vraiment très agréable. Les dialogues sont faciles à suivre.

Un quatrième tome très réussi, où aventures et amitié vont s’entremêler tout au fil des pages. À découvrir.

Ma note : 18/20

Jeunesse

Parler comme tu respires

Parler comme tu respires d’Isabelle Pandazopoulos

  • Isabelle Pandazopoulos
  • Titre : Parler comme tu respires
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 6 janvier 2021
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Sibylle a 15 ans. Depuis son entrée au CP, elle bégaie, ce qui ne l’empêche pas d’être une excellente élève, très douée en dessin. Rien n’y a fait, ni les visites chez les orthophonistes ni l’aide de ses parents qui l’entourent avec affection. Alors que son orientation de fin de troisième doit bientôt se décider, Sibylle se révolte soudain contre ses parents qui souhaitent qu’elle fasse des études longues et impose son désir : elle deviendra tailleuse de pierre.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Rageot pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Sybille est une jeune adolescente de quinze ans et qui est bègue depuis presque toujours. Après en avoir cherché la cause auprès de beaucoup de spécialistes, il s’avère que personne n’y trouve aucune explication. Malgré tout, la jeune fille se battra pour tenter d’avancer. Mais bientôt, elle va s’apercevoir que le chemin tout tracé pour elle par ses parents est loin de la convaincre. Elle va décider de travailler la pierre.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé très bien amené et très divers de par les différentes thématiques que l’auteure va aborder, toujours avec une grande délicatesse et beaucoup de sensibilité.

D’emblée, je me suis attachée à Sybille. J’ai trouvé ce personnage très abouti, et l’auteure a su lui accorder une bonne gamme de nuances. La jeune fille va devoir se battre, que ce soit contre son bégaiement, ainsi que contre les adversités, à plusieurs niveaux. Elle va vite s’affirmer en refusant les études proposées par ses parents, et elle va se diriger vers la pierre.

L’auteure s’est renseignée sur ce métier et cela transparaît tout au fil des pages. Je connaissais mal cet univers, et Isabelle a su en parler avec des mots abordables et beaucoup de simplicité, afin de pouvoir intéresser son lecteur sans le perdre dans des explications trop techniques.

Ce qui m’a réellement plu dans ce roman, c’est la diversité des thématiques abordées par l’auteure. Je ne voudrais pas vous en dire plus, afin de rien vous spoiler à l’histoire. Par contre, je dois avouer que les thèmes composant ce récit sont si nombreux, que l’auteure n’a pas forcément réussi à tous les approfondir. C’est le seul bémol que j’ai trouvé à cette lecture.

La plume de l’auteure est simple, directe et empreinte de beaucoup de sensibilité. J’ai beaucoup aimé le choix narratif de la première personne afin de mieux comprendre ce que ressent Sybille. Les chapitres sont plutôt courts et cela donne un bon rythme à l’histoire.

Un roman empli de sensibilité et servi par une héroïne touchante. Une multitude de thématiques sont abordées et j’ai trouvé ce récit très intéressant. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Thriller

La route 117

La route 117 de James Anderson

  • Auteur : James Anderson
  • Titre : La route 117
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La neige et la glace ont envahi la route 117. Au milieu de ce décor lunaire, Ben, chauffeur routier, s’accroche à son volant comme à une planche de salut, pour oublier la disparition brutale, quelques semaines plus tôt, de la femme qu’il aimait.
Mais un matin, à la station-service, un étrange colis l’attend… Un gamin et son chien, laissés là avec ce mot : « S’IL TE PLAÎT, BEN. GROSSE GALÈRE. MON FILS. EMMÈNE-LE AUJOURD’HUI. CONFIANCE À TOI SEULEMENT. PEDRO. »
Pourquoi ce Pedro, un quasi-inconnu qu’il n’a pas revu depuis des mois, tient-il tant à lui confier son enfant mutique ?
Tandis que Ben reprend la route en quête de réponses, accompagné de ses improbables passagers, un drame l’oblige à interrompre ses recherches : son ami John, prédicateur qui arpente la 117 avec une croix sur le dos, vient d’être laissé pour mort sur le bord de la chaussée.
Dans ce coin perdu de l’Utah, les mystères et les dangers collent à l’asphalte. Pour Ben, c’est le début d’une enquête ahurissante, aux troublantes ramifications…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Utah, en plein désert sur la route 117. Ben, camionneur à son compte, sillonne cette étendue dans le but de livrer les rares habitants. Un jour, alors qu’il s’apprête à débuter sa journée de travail, il va se voir obligé de prendre soin d’un enfant appelé Juan, et d’un bébé. Leurs parents respectifs ont demandé à Ben de les dépanner et de bien vouloir s’en occuper. Il va alors débuter son périple avec ses nouveaux passagers et découvrir des éléments qui vont le mener au devant d’une véritable enquête.

Je ne veux pas vous dire de quel événement il s’agit, puisque ce pan prend plusieurs chapitres à se mettre en place et j’aurais la sensation de vous dévoiler un élément important dès le départ. En faisant cette découverte littéraire, je dois dire que j’ai trouvé dommage de ne pas avoir lu le précédent volet des aventures de Ben, ce qui indubitablement m’aurait donné l’occasion de mieux appréhender ce personnage.

L’histoire prend énormément de temps à se mettre en place, et j’ai bien failli abandonner à plusieurs reprises. Et pourtant, une fois la première partie de présentation faite, la deuxième devient nettement plus prenante. Il ne faut donc pas se décourager et ne pas lâcher le roman en cours de route.

Il faut dire que l’auteur n’a pas son pareil pour créer une atmosphère pesante, particulière et semblable à nulle autre. J’ai été captivée par ce décor que nous propose ici James. En plein désert, le lecteur aura presque la sensation d’être en plein huis-clos tout en ayant l’impression de se retrouver en même temps dans un paysage immense.

Les personnages sont bien esquissés. J’ai eu beaucoup de mal à cerner Ben, et j’ai eu la constante impression d’avoir perdu des éléments importants de son histoire personnelle, n’ayant pas lu le précédent opus. La galerie des personnages secondaires est intéressante et bien dépeinte.

La plume de l’auteur est fluide. C’est principalement un roman d’atmosphère et James a su maîtriser ce pan de son récit à la perfection. Sous forme de petits chapitres, l’historie se met en place de manière très lente, et c’est sans doute le bémol que je trouve à ce récit.

Un roman dont l’intrigue prend beaucoup de pages à se mettre en place, mais à l’atmosphère particulière et bien rendue. Même si je ressors plutôt mitigée de cette lecture, la deuxième partie m’a davantage captivée.

Ma note : 15/20

Thriller

Reine de beauté

Reine de beauté d’Amy K. Green

  • Auteur : Amy K. Green
  • Titre : Reine de beauté
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 28 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

notezDans la lignée de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, un premier roman noir d’une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l’innocence de la jeunesse.

La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d’être retrouvé à l’orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main.
Le coupable ? Tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss.

Seule Virginia, la demi-sœur de la victime, récuse cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu’elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n’en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles…

Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s’accorder sur un coupable ? Pourquoi prendre le risque de souffrir, encore ?

Mais Virginia veut savoir. À tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible. Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Wrenton. Lorsque Jenny, treize ans, est retrouvée assassinée, c’est toute cette petite ville des État-Unis qui est sous le choc. Virginia, la demi-sœur de Jenny, se sent coupable. Elle aurait dû protéger la jeune fille. Elle va alors décider de mener son enquête de son côté et elle va vite s’apercevoir que tout son entourage semble cacher des secrets.

C’est un thriller très intéressant que je découvre ici. Si j’ai été prise dans l’enquête et dans l’intrigue, je dois pourtant avouer que les personnages resteront un bémol dans cette lecture, les ayant presque tous trouvés peu attachants, voire détestables.

L’auteure va se livrer ici à une intrigue caustique et noire. En effet, peu de place à l’espoir sera permis, bien au contraire. Les découvertes m’ont ulcérée et il émane de cette récit énormément de tristesse et beaucoup de révolte face aux événements narrés.

Les révélations vont se faire petit à petit. Malgré une grande fluidité et des pages qui défilent, il faudra être patient avant de commencer à apercevoir un début de résolution à cette enquête. Cela ne m’a pas posée problème, au contraire. Je pense que l’auteure a voulu d’abord bien présenter ses personnages et nous expliquer les interactions entre eux.

Au niveau des personnages, j’avoue que l’auteure a brossé un portrait très noir de presque chacun d’eux. Par exemple, Virginia ne m’a pas convaincue. La mère de Jenny non plus. Il est impossible de s’attacher à toute cette galerie de caractères, ayant tous une trop grand part de noirceur. L’auteure a tout de même réussi à bien exposer la personnalité de chacun.

La fin m’a totalement surprise. Je ne m’attendais pas à ces réactions de la part de certains personnages. Je ne vous dirai bien évidemment pas de quels personnages il s’agit, mais j’ai eu la sensation que l’auteure n’avait pas assez approfondi son dénouement, malgré tout.

La plume de l’auteure est d’une très grande fluidité. D’emblée, j’ai accroché à cette plume et au schéma narratif. En effet, les chapitres alternent entre le présent avec Virginia, et le passé avec l’histoire de Jenny. Cela permet d’avoir peu à peu les éléments qui composent cette intrigue.

Un thriller noir, dans lequel l’auteure, avec un schéma narratif efficace, déroule une intrigue surprenante. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

La petite fille qui peignait sur les pianos

La petite fille qui peignait sur les pianos de François Le Tertre

  • Auteur : François Le Tertre
  • Titre : La petite fille qui peignait sur les pianos
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 221
  • Parution : 23 janvier 2020
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Résumé

Maïna, jeune virtuose du piano, est rejetée par sa mère, une femme égoïste et alcoolique. Son père Domingo, maçon de métier, pétri de qualités mais à la santé fragile, enchaîne les chantiers pour subvenir aux besoins de sa famille. Un jour malheureux, il disparaît…
Tout autour de la petite Maïna, le monde s’effondre. Pourquoi n’a-t-il pas tenu sa promesse de rentrer à la maison ? Du haut de ses sept ans, jetée dans un orphelinat mais guidée par l’amour et sa passion pour la musique, elle entreprend de le retrouver et de le sauver.
Laissez-vous happer par le destin poignant d’une jeune fille devenue sourde-muette à la suite d’un terrible traumatisme et qui, coup de pouce de la divine providence, voit la musique en couleurs !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

La petite Maïna est encore une enfant lorsque son père disparaît suite à un accident. Elle en était très proche et dès lors, elle reste avec une mère absente et peu stable. Finalement, Caroline décide de laisser Maïna dans un orphelinat et c’est là qu’elle se consacrera pleinement à sa grande passion, la musique. Pourtant, l’enfant est sourde et muette suite à un traumatisme, mais rien ne l’arrêtera dans sa volonté de se surpasser.

C’est une belle découverte littéraire que j’ai faite même si je dois avouer ne pas toujours avoir réussi à m’immerger totalement dans ce roman. Il faut dire que j’ai eu quelques soucis avec le style de l’auteur, que j’ai trouvé parfois quelque peu ampoulé.

Malgré un début peu engageant pour ma part, je me suis peu à peu laissée entraîner dans cette histoire riche en émotions et j’ai suivi le parcours de Maïna avec beaucoup de curiosité. D’emblée, j’ai réussi à m’attacher à elle.

Le roman est un beau message d’espoir de la part de l’auteur. Malgré toutes les adversités qui adviennent dans le quotidien de Maïna, elle ne baissera pas les bras. Beaucoup de tristesse et d’émotions transparaissent dans ce récit.

La plume de l’auteur ne m’a pas vraiment convaincue. J’ai apprécié les couleurs qu’il a su donner à son récit, mais j’ai trouvé que parfois, le style était quelque peu alambiqué, voire maladroit. Il subsiste quelques petites coquilles au fil des pages. Malgré ma réticence quant à la forme du récit, je dois dire que le fond vient rattraper le tout.

Une histoire riche en émotions, où la musique tiendra une place importante. Malgré ma réticence quant au style de l’auteur, j’ai été très touchée par cette histoire. À découvrir.

Ma note : 15/20

Non classé

La boîte à musique, tome 3

À la recherche des origines de Carbone et Gijé

  • Auteur : Carbone et Gijé
  • Titre : La boîte à musique, tome 3 : À la recherche des origines
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 4 octobre 209
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ayant découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola, Cyprien décide de l’emprunter mais il est rattrapé par Igor et Andrea. Cependant, des Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait. C’est ainsi que Nola voit arriver trois mystérieux inconnus en Pandoccident.

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Dupuis pour cette lecture.

Nola rentre de Pandorient et se retrouve seule à la maison, son père étant absent. Elle décide alors de manger quelques crêpes, lorsque soudainement, elle entend des bruits dans sa maison. Elle découvre que Cyprien l’a suivie dans son monde. Igor et Andréa vont donc être de la partie afin d’offrir leur aide à Nola et Cyprien.

C’est là le troisième opus de la saga que je découvre et je dois dire que même si j’apprécie toujours autant cet univers, ce tome m’a un peu moins convaincue. Peut-être de par un scénario qui ne m’a pas forcément attirée.

Pourtant, j’ai apprécié d’en apprendre davantage sur les origines de Pandorient et d’avoir certaines explications. Mais l’intrigue peinait à m’entraîner. C’est davantage un tome explicatif, presque de transition à de nouvelles aventures.

Les graphismes sont toujours aussi beaux et féeriques. La petite ambiance hivernale qui parsème ce tome est un vrai plus, servie par de belles illustrations enseignées.

Un troisième tome qui sert davantage à fournir les explications nécessaires des origines de l’univers crée par les auteurs. L’intrigue m’a un peu moins convaincue. Malgré tout, je découvrirai la suite avec plaisir.

Ma note : 16/20