Romance

Oups, je crois que je t’aime

Oups, je crois que je t’aime de Déborah Guérand

  • Auteur : Déborah Guérand
  • Titre : Oups, je crois que je t’aime
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 5 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Morgane est une vraie maniaque. Elle a toujours géré son quotidien comme un chef d’orchestre guide ses musiciens : avec ordre et précision. À tel point que ses proches lui ont donné le charmant surnom de Miss Control Freak… Pourtant, elle n’avait absolument pas prévu de rencontrer un mec aussi craquant alors qu’elle était tout sauf présentable ! C’est-à-dire : trempée de la tête aux pieds, avec du shampoing dégoulinant dans les cheveux. Ce mec, c’est Joshua, le plombier aux yeux verts irrésistibles venu réparer sa douche tombée en panne. Morgane le sait : elle est en train de vivre le fantasme de beaucoup de femmes. Ce serait presque trop beau pour être vrai !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Morgane contrôle tout dans son quotidien. C’est une véritable femme d’affaires qui ne souffre aucun changement dans son planning. Pourtant, un matin, lorsque sa douche tombe en panne, elle va devoir accepter les changements. Elle fera appel à Joshua, un séduisant plombier.

J’ai dévoré cette petite comédie romantique d’une traite et je dois dire que j’ai passé un excellent moment de lecture. J’aurais cependant apprécié que ce récit, aux allures de nouvelle, fasse quelques pages de plus, afin de donner plus d’épaisseur à l’intrigue.

Déborah sait manier humour et amour à la perfection et propose ainsi une intrigue détonnante qui m’a fait passer un excellent moment de lecture. Le personnage de Morgane est très attachante et surtout, elle est haute en couleurs. Les situations cocasses vont s’enchaîner et Morgane va subir une véritable évolution dans sa façon de voir les choses.

La romance est très réussie, mais je dois malgré tout dire que j’ai trouvé que cela allait trop vite. Cela est uniquement dû au choix qu’a fait Déborah quant à la longueur de son récit. Quelques pages de plus auraient permis de donner plus de relief à cette histoire.

La plume de l’auteure est fluide et entraînante. Beaucoup d’humour parsème cette histoire et Déborah sait doser de manière harmonieuse l’histoire d’amour avec la part humoristique.

Une comédie romantique qui se dévore d’une traite et avec laquelle j’ai passé excellent moment de lecture. Quelques pages en plus auraient été un atout, malgré tout. À découvrir.

Ma note : 16/20

Romance auto-édité

Le jour de ton arrivée

Le jour de ton arrivée d’Isabel Komorebi

  • Auteur : Isabel Komorebi
  • Titre : Le jour de ton arrivée
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 207
  • Parution : 1 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le Monde. Lui. Elle. La Nuit.

Je l’ai remarqué il y a longtemps déjà.
Lui, le garçon toujours de côté. Celui qui ne veut pas se faire remarquer. Celui qui veut se faire ignorer. Celui qui ne veut pas parler.
Il ne regarde jamais devant lui, le garçon aux yeux sans cesse rivés au sol. La vie et le temps semblent glisser sur lui comme un jour de pluie. Gris, triste, mélancolique.
***
Il me parle de son enfance.
Il ne retient même pas ses larmes, n’est pas gêné de se laisser aller à sa douleur devant moi. On m’avait pourtant prévenue que les hommes se retenaient, qu’ils n’aimaient pas montrer leurs chagrins, que ça les faisait se sentir faibles, inférieurs. C’est idiot. En quoi ouvrir son cœur et parler de ses souffrances serait-il une marque de faiblesse ?
Le cœur a besoin de se relever. Il a besoin d’être rempli, il a besoin d’aimer. Il n’oublie pas, il ne remplace pas. Jamais. Mais il peut grossir. Encore. Encore. Encore. Pour accueillir. Pour se rengorger. Pour se fortifier. Pour exalter.
Le cœur grossit.
Encore. Encore.
Pour aimer.
Pour aimer sans limite.
Pour aimer jusqu’à l’infini, jusqu’à l’éternel.

Lui : le garçon cassé.
Elle : la fille des étoiles vêtue de couleurs.
La Nuit : la promesse de quelque chose de différent, de plus puissant, de plus grand.

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie romance, pour laquelle je fais partie du jury. J’avoue que ce roman ne faisait pas partie de ma sélection, n’ayant pas forcément trouvé l’envie de continuer la lecture suite à la découverte des dix premières pages. Pourtant, maintenant que je l’ai découvert, je dois avouer que j’ai passé un bon moment de lecture. Je vous dis tout en détail.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

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Mon avis

Deux personnages. Lui et Elle. Lui, c’est un étudiant réservé et toujours la tête dans ses livres. Elle, c’est une jeune femme qui vient d’ailleurs. Lorsqu’ils vont se percuter dans un couloir, le coup de foudre est immédiat. Pourtant, Elle n’étant pas d’ici, que cherche-t-elle exactement ? Lui saura-t-il la retenir ?

Cela a été une jolie lecture mais bien trop déroutante pour ma part. L’auteure a prit un pari risqué avec cette histoire dont finalement je ne peux pas en dire plus, sous peine de vous gâcher les surprises survenant au fil des pages. Je ne suis pas très friande des romances fantastiques, même si je dois reconnaître à celle-ci une touche très spéciale.

Plusieurs choses m’ont déroutée pendant ma lecture. Tout d’abord, cette aura de mystère qui nimbe les personnages, en particulier Elle. Il m’a semblé qu’Isabel avait parfois un peu survolé les caractère de ses deux protagonistes, et qu’en ayant envie de faire durer l’ambiguïté, elle a fini par me lasser.

Pourtant, passé la surprise initiale de me retrouver avec une grosse touche de fantastique dans cette romance, je dois admettre m’être laissée porter par l’histoire proposée et avoir retrouvé certaines thématiques fortes et traitées avec beaucoup de délicatesse. En effet, Isabel intègre à son histoire une grande dose d’amitié, de résilience et de reconstruction de soi. Cette facette du récit m’a beaucoup plu.

Ce petit roman peut presque s’apparenter à un petit conte moderne. Si je suis partie avec quelques réticences au départ, elles se sont peu à peu dissipées pour laisser place à une histoire emplie de douceur et de mystères.

La plume de l’auteure est addictive. Le schéma narratif proposé par Isabel est judicieux. En effet, l’alternance des points de vue entre Lui et Elle permet une immersion totale au lecteur. L’histoire se dévoile par petites touches, en douceur. Je tiens à accorder une mention spéciale pour la somptueuse couverture de ce roman. Elle attire l’œil et est en total accord avec l’histoire.

Un conte moderne romantique avec lequel j’ai passé un bon moment de lecture. J’ai été quelque peu déroutée par le côté fantastique de cette romance, mais la plume fluide de l’auteure et les personnages attachants ont fait que j’ai finalement su apprécier cette histoire.

Ma note : 16/20

Non classé

Mots français méconnus de la langue anglaise

Mots français méconnus de la langue anglaise de Gilbert Laporte

  • Auteur : Gilbert Laporte
  • Titre : Mots français méconnus de la langue anglaise
  • Genre : Essai
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 117
  • Parution : 20 mai 2020
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Résumé

Beaucoup de gens se désespèrent parce qu’ils pensent que la langue française est envahie de mots anglais.
Mais en fait, c’est l’inverse !
Savez-vous que spoiler, mail, suspens, flirt, basket, very, screen, stuff sont des mots français ? Vous a-t-on appris que shop est une déformation d’échoppe et que knife est tout simplement un canif ? Et que ce qu’on appelle les « faux amis » étaient des mots qui avaient dans le passé la même signification des deux côtés de la Manche ?
Quant à tous ces termes actuels tels que : challenge, manager, coach, budget, retail, ne viendraient-ils pas tout droit de notre bonne vieille France médiévale ?
Alors, abandonnez vos complexes sur les anglicismes : les envahisseurs, c’est nous.
Et de loin !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre.

Si l’on peut parfois avoir tendance à s’agacer de trouver de plus en plus d’anglicismes dans la langue française, nous sommes pourtant peu nombreux à savoir que c’est souvent la langue anglaise qui retrouve beaucoup de mots français dans son vocabulaire. J’ai trouvé le postulat de départ de ce petit ouvrage très intéressant et surtout, au fil des pages, très instructif.

Gilbert va parler de l’influence du français dans la langue anglaise sous un point de vue historique d’abord, et lexical pour continuer. J’ai appris énormément de choses dont j’ignorais tout, pour ainsi dire. De manière succincte, Gilbert explore les origines de cette influence linguistique, en partant notamment de Guillaume le Conquérant, afin de permettre au lecteur de mieux comprendre les tenants et aboutissants.

Gilbert accordera ensuite un espace important dans son ouvrage quant à l’explication de certaines expressions anglaises directement dérivées du français. C’est très intéressant et empli d’anecdotes passionnantes. L’auteur découpera certains mots afin de mettre en exergue le fait que l’on retrouve certains de leurs préfixes et de leurs suffixes dans les mots anglais.

La plume de l’auteur est très didactique et accessible à tous. Gilbert restera en surface, ce qui fait que ce petit ouvrage n’est pas pesant à lire. Les chapitres sont découpés de manière très cohérente et l’auteur a tenu à suivre un ordre, afin de ne pas perdre en lecteur sous une foule d’informations livrées pêle-mêle.

Un ouvrage très intéressant, destiné aux amoureux de l’origine des langues et de leurs influences. C’est très instructif et empli d’anecdotes curieuses. Une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Thriller

Benzos

Benzos de Noël Boudou

  • Auteur : Noël Boudou
  • Titre : Benzos
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 222
  • Parution : 14 novembre 2019
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Résumé

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ?
Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ?
Avez-vous une confiance absolue en vos proches ?
Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable.
Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes pour la catégorie littérature noire dont je fais partie du jury. J’avais déjà découvert ce roman précédemment grâce à la maison d’Éditions, et cela avait été une excellente lecture. J’ai d’ailleurs voté pour retrouver ce titre parmi les finalistes, et mon avis n’a pas changé.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

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Mon avis

Nick a en apparence tout pour être heureux. Il est épanoui dans son mariage avec Chloé et a des amis fabuleux, Pierre et Cath, qui s’apprêtent à passer quelques jours avec lui. Et pourtant, Nick a un énorme souci : il est totalement dépendant des somnifères qui rythment son quotidien et ses nuits. Et là, lors du séjour de ses amis chez lui, c’est à ce moment même où tout va déraper. Nick va avoir une sensation de déjà-vu constante, avec l’impression de revivre sans fin les mêmes événements. Est-il tombé dans une psychose irrémédiable ou est-ce la réalité ?

Autant le dire d’emblée, ce thriller a été un véritable coup de cœur. Il m’a torturé les méninges comme il y a longtemps que cela ne s’était pas produit avec une de mes lectures. Surtout, si vous débutez la lecture de cette pépite, arrêtez tout, ne prévoyez rien, il est très difficile de le lâcher tant on peut le qualifier de page turner.

J’ai adoré me perdre dans les méandres d’une intrigue emmêlée à souhait. Je n’ai eu de cesse de me poser des questions tout du long. Je ne savais plus qui ou quoi croire. Je voulais juste tourner les pages et avoir le fin mot de l’histoire.

Noël Boudou a prit un énorme risque en nous proposant cette intrigue qui s’enlise à chaque fois plus. C’est un pari risqué, puisque je dois bien avouer que j’avais vraiment peur d’être déçue à la toute fin. Effectivement, et si l’explication finale n’arrivait pas à me convaincre ? Et si je n’avais pas les réponses à toutes mes questions ? Et bien Noël Boudou s’en est sorti avec brio. Tout se tient, j’ai eu toutes mes explications, et l’auteur a réussi à m’avoir.

J’ai été conquise par le personnage de Nick qui porte toute l’intrigue. J’ai ressenti son mal-être, j’avais envie de lui tendre la main, de l’aider. L’utilisation de la première personne dans la narration permet une immersion totale.

La plume est dynamique. Les chapitres sont courts et cela octroie indéniablement un rythme effréné à cette intrigue qui ne s’essouffle jamais. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

Noël Boudou signe ici un thriller rondement mené, avec une intrigue des plus complexes, mais où il maîtrise les tenants et aboutissants de ce genre littéraire et peut ainsi nous proposer un récit parfait et sans failles. Un thriller maîtrisé, haletant, prenant, un véritable page turner. Tous les ingrédients sont présents pour un excellent moment de lecture. À découvrir.

Ma note : 19/20

Contemporain

Les lettres d’Esther – Rentrée littéraire

Les lettres d’Esther de Cécile Pivot

  • Auteur : Cécile Pivot
  • Titre : Les lettres d’Esther
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 19 août 2020
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Résumé

En souvenir de son père, Esther, une libraire du nord de la France, ouvre un atelier d’écriture épistolaire. Ses cinq élèves composent un équipage hétéroclite :
une vieille dame isolée, un couple confronté à une sévère dépression post-partum, un homme d’affaires en quête de sens et un adolescent perdu.
À travers leurs lettres, des liens se nouent, des coeurs s’ouvrent. L’exercice littéraire se transforme peu à peu en une leçon de vie dont tous les participants
sortiront transformés.
Roman initiatique, pétri de tendresse et d’humanité, ces Lettres sont un éloge de la lenteur, une ode au pouvoir des mots.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Esther est libraire à Lille. Suite au décès de son père dans des circonstances très traumatisantes, elle va prendre la décision d’organiser un atelier d’écriture autour de la correspondance. Cinq personnes vont répondre à son annonce. Nicolas et Juliette, un couple à la dérive. Jean, un homme d’affaires blasé. Jeanne, une dame âgée rongée par la solitude. Samuel, un jeune homme qui doit faire face à un deuil terrible. Esther va leur proposer de correspondre chacun avec deux personnes du groupe et les inciter ainsi à se livrer.

Ce livre a été un coup de cœur monumental. Dès que j’ai découvert la première lettre, je suis tombée sous le charme de ce roman épistolaire. Cécile Pivot part d’un postulat de départ assez simple, il est vrai. Je dois bien avouer que pour avoir souvent lu des romans composés de lettres, je peux affirmer que ce n’est pas forcément mon genre de prédilection, trouvant le procédé parfois lassant. Et c’est là où Cécile réussit à se démarquer. Elle crée une véritable histoire qui prend forme tout au fil des échanges et le tout est empreint d’une émotion rare.

Je me suis attachée à tous les personnages, chacun étant incroyablement tendre, avec ses défauts et ses vertus. Cécile dépeint des personnages authentiques et j’ai cru en cette histoire de bout en bout. Il est souvent plus facile de se prêter à la confidence par le biais de l’écriture et c’est ce que vont faire les personnages avec beaucoup de générosité.

J’ai été bouleversée par l’histoire de Samuel, touchée par celle de Jeanne, émue par celle de Nicolas et de Juliette, et attendrie par celle de Jean. Chacun à sa manière a su me toucher. Au fil des lettres envoyées, ils réussissent à se confier à de parfaits inconnus et leur évolution respective donne une touche d’espoir au récit. Les échanges entre Jeanne et Samuel m’ont particulièrement plu. Malgré la grande différence d’âge, le courant passe et j’ai été transportée par leurs partages.

Esther m’a profondément émue. Finalement, cet atelier l’aura également aidée dans une période particulièrement douloureuse de sa vie. Je pense qu’elle était loin de se douter de tout ce que lui apporterait cette expérience. J’ai beaucoup aimé son amour pour la correspondance et son envie de se battre pour que le fait de s’écrire des lettres ne tombe pas dans la désuétude. Tout cet amour des mots, elle le doit en grande partie à son père, et c’est un bel hommage qu’elle lui rendra au travers de cet atelier.

La plume de l’auteure est d’une grande douceur et la sensibilité est présente de manière constante. Cécile a fait preuve d’un grand talent en adaptant l’écriture à chacun de ses personnages. Ces derniers font preuve de beaucoup d’acuité lorsqu’il s’agit d’aider leurs correspondants, mais cela devient plus compliqué lorsqu’ils doivent effectuer un travail sur eux-mêmes. Je me suis sentie une lectrice privilégiée de ces confidences et de cette correspondance qui agit presque comme une thérapie auprès de chacun des intervenants.

Un petit bijou littéraire qu’il faut absolument découvrir. Sous une plume sensible et délicate, l’auteure réussit à la perfection à instaurer une émotion pure et authentique tout au fil des lettres de ce roman. Les personnages sont touchants et généreux, et je me suis sentie privilégiée de pouvoir prendre part à ces échanges. Ne passez pas à côté de ce roman épistolaire.

Ma note : 19/20

Non classé

Smartphone : incivilités et inepties

Smartphone : incivilités et inepties de Pierre Massot

  • Auteur : Pierre Massot
  • Titre : Smartphone : incivilités et inepties
  • Genre : Essai
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 2 mars 2020
  • Parution : 137
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Comme le souhaitait l’un des fondateurs de Google, nous avons désormais à la main notre troisième hémisphère cérébral : un smartphone. Ça change le monde. Mais jusqu’où ? L’auteur a choisi 21 comportements qui se banalisent alors qu’ils ne devraient pas l’être. Le gênant, l’inacceptable deviennent ordinaires. Ce n’est pas une fatalité. C’est notre responsabilité. Ce petit livre est une alerte adressée aux utilisateurs/trices de smartphones. Nous sommes aspirés par un rapt gigantesque. Mais nous pouvons choisir de faire autrement. C’est de nous dont il s’agit. Mais aussi de nos enfants et de nos jeunes.

Pour chacun des 21 comportements dénoncés, on trouvera une illustration qui croque notre vie quotidienne, un auto-test et son analyse qui suggère des façons de faire différentes, un article approfondissant le sujet et ses enjeux.

Ce petit ouvrage documenté informe sur notre actualité avec le smartphone autant qu’il interroge, provoque, dérange, suscite réflexion voire polémique pour un public très large qui va des jeunes ados à tous les adultes. Plus d’un être humain sur deux réseaute sur smartphone : la cible est large … 

Un ouvrage à lire comme une revue de presse, à partager, à discuter, pour une meilleure écologie de vie avec nos smartphones.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu décevoir ce roman.

De nos jours, la mondialisation des nouvelles technologies n’est plus à démontrer. Et pourtant, il semblerait que personne n’établit certaines règles afin de ne pas vite tomber dans des comportements absurdes. Pierre va analyser dans ce petit ouvrage pas moins de 21 comportements qui frôlent avec l’incivilité, lorsque nous utilisons un smartphone.

En effet, certains comportements, comme par exemple entendre un utilisateur crier pendant un appel téléphonique, passent parfois inaperçus et comme naturels, alors que cela peut déranger beaucoup de personnes. Grâce à ces 21 cas de figure, l’auteur fera prendre conscience au lecteur que même s’en rendre compte, il fait également preuve de beaucoup d’inepties lors de l’utilisation de leur smartphone.

La plume de l’auteur est conviviale et le ton n’est pas moralisateur. Pierre va se contenter de fournir quelques pistes afin de rectifier certains comportements excessifs dont chaque utilisateur de smartphone peut faire preuve. Pour chacun des cas, une question est posée et plusieurs options sont présentées au lecteur. Suivant un code de couleur que Pierre expliquera en début d’ouvrage, les explications fournies sont intéressantes et prêtent à la réflexion.

Un petit livre très intéressant où l’auteur fournira des pistes afin de faire une utilisation plus responsable et plus civile de son smartphone. Sans fournir des idées forcément innovantes, cela prête à la réflexion et c’est une bonne découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Du côté des Indiens – Rentrée littéraire

Du côté des indiens d’Isabelle Carré

  • Auteur : Isabelle Carré
  • Titre : Du côté des Indiens
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 12 août 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Il s’est trompé, il a appuyé sur la mauvaise touche, pensa aussitôt Ziad. Il ne va pas tarder à redescendre… Il se retint de crier : “Papa, tu fais quoi ? Papa ! Je suis là, je t’attends…” Pourquoi son père tardait il à réapparaître ? Les courroies élastiques de l’ascenseur s’étirèrent encore un peu, imitant de gigantesques chewing gums. Puis une porte s’ouvrit là haut, avec des rires étranges, chargés d’excitation, qu’on étouffait. Il va comprendre son erreur, se répéta Ziad, osant seulement grimper quelques marches, sans parvenir à capter d’autre son que celui des gosses qui jouaient encore dans la cour malgré l’heure tardive, et la voix exaspérée de la gardienne qui criait sur son chat.
Son père s’était volatilisé dans les derniers étages de l’immeuble, et ne semblait pas pressé d’en revenir. »

Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses ? La ronde vertigineuse d’êtres qui cherchent désespérément la lumière, saisie par l’œil sensible et poétique d’Isabelle Carré.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ziad, dix ans, habite au deuxième étage de son immeuble. Tous les soirs, il attend sagement à la maison que ses parents, Anne et Bertrand, rentrent. Son quotidien va se voir troublé lorsqu’un soir, il entend son père rentrer dans l’immeuble, mais que ce dernier ne s’arrête pas au deuxième étage. En effet, son arrêt sera le cinquième étage, afin de rendre visite à Muriel, sa voisine avec qui il entretient une relation.

isabelle Carré propose ici une étude des sentiments et livre l’histoire de ses personnages tour à tour et avec beaucoup de sensibilité. Cela a été une très belle découverte, notamment de par la plume de l’auteure qui a su me séduire.

Isabelle ne va pas suivre un schéma narratif précis, passant ainsi de l’histoire personnelle d’un personnage à un autre. Il est vrai que cette manière de faire m’a quelque peu étonnée et parfois frustrée, puisque, par exemple, une fois l’histoire de Muriel livrée, le personnage n’apparaît plus et j’avoue que cela m’a manqué, notamment de par la belle complicité qui naîtra en Ziad et cette dernière.

Ce sont des personnages dans des tournants cruciaux de leur existence que nous livre Isabelle. Chacun à sa manière a su me toucher, même si j’avoue avoir été davantage bouleversée par l’histoire de Muriel. L’auteure aborde des thématiques très dures, mais toujours avec un note d’espoir qui permet aux personnages de se reconstruire.

Une sensibilité intense est présente tout au fil d’un récit où les sentiments sont décrits avec sincérité et beaucoup d’authentisme. Isabelle fait preuve d’un grande acuité pour retranscrire au mieux le quotidien de personnages tourmentés et en pleins de questionnements.

La plume de l’auteure est d’une grande poésie. Avec un style fluide, mais remarquablement bien écrit, les phrases invitent au voyage, au renouveau. Les chapitres ne sont pas très longs et cela rythme beaucoup le récit. Mon seul bémol sera réellement de ne pas avoir eu un fil rouge tout au fil de l’histoire, me permettant de suivre l’évolution des relations des personnages entre eux.

Un très beau roman, qui, sous une écriture poétique, retrace le quotidien de personnages tourmentés. Les tranches de vie de ces derniers sont retranscrites avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, et l’auteure décrit avec acuité leurs sentiments. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Non classé

Frnck, tome 1

Le début du commencement de Brice Cossu et Olivier Bocquet

  • Auteur : Brice Cossu et Olivier Bocquet
  • Titre : Frnck
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 56
  • Parution : 17 mars 2017
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Franck est un gamin de 13 ans qui vit dans un orphelinat depuis sa plus tendre enfance. Un jour, alors qu’une énième famille est prête à l’adopter, la directrice laisse échapper que personne ne sait ce que sont devenus ses parents. Abasourdi par cette révélation, alors qu’il les croyait morts, Franck décide de fuguer et de retrouver sa famille. Il commence sa quête à l’endroit précis où il a été trouvé. À l’époque une forêt, aujourd’hui un chantier pour un futur parc d’attractions préhistoriques sur le thème de la préhistoire. Sur place, Franck échappe de justesse aux crocs d’un molosse mais chute dans un étang, échappe de peu à la noyade et reprend conscience dans une grotte. Après avoir été pourchassé par un smilodon, fait prisonnier par une tribu d’Homo sapiens et servi d’appât pour un poisson géant, Franck se rend compte qu’il n’a pas atterri dans un parc aux effets spéciaux ultra-réalistes… Il est tombé dans une faille spatiotemporelle et est remonté jusqu’à la vraie préhistoire !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

Franck est un un jeune adolescent orphelin. Lorsqu’on lui trouve une nouvelle famille prête à l’adopter après trois échecs consécutifs, Franck va décider de s’enfuir et de partir à la recherche de ses parents biologiques. Durant ses aventures, il va se retrouver attrapé dans une faille spatio-temporelle qui l’amènera en plein dans la préhistoire.

Si je n’ai pas forcément trouvé ce premier tome très captivant, je garde malgré tout en tête qu’il s’agit d’une introduction à un univers vaste et original. Je n’ai pas été spécialement conquise ni par le scénario, ni par Franck mais j’ai tout de même trouvé un bon potentiel à cette bande-dessinée.

J’ai eu la sensation que cela partait un peu dans tous les sens, ayant parfois du mal à suivre les diverses actions de Franck et des autres personnages. Pourtant, c’est une bonne incursion dans un univers qui se veut riche et je suis très curieuse de savoir comment Franck va réussir à s’adapter dans une période historique qui est bien loin de ce qu’il connaît.

Les graphismes sont assez percutants. Certains passages sont frais et relatés avec beaucoup d’humour. Le tout reste très visuel, avec parfois très peu de dialogues. Les situations sont souvent cocasses et c’est vraiment pétillant. Cependant, j’aurais apprécié davantage de densité quant à l’effet humoristique recherché. Cela reste en surface par moments.

Un premier tome qui sert davantage d’introduction à un univers riche et varié. Si je ne ressors pas forcément séduite par cette première aventure de Franck, je serai tout de même très curieuse d’en découvrir la suite.

Ma note : 14/20

Fantastique auto-édité

Le trésor maudit des templiers

Le trésor maudit des templiers de Sylvain Silvestro

  • Auteur : Sylvain Silvestro
  • Titre : Le trésor maudit des templiers
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 232
  • Parution : 16 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Été 1989
Trois adolescents nouvellement installés dans un petit village de campagne vont tomber sur un objet malveillant qui va changer leur vie à jamais…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Sylvain Silvestro pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1989. Vincent, un jeune adolescent, est très contrarié. Suite à la mutation laborale de son père, il doit déménager à la campagne. Si au début, il pense qu’il ne s’y fera pas, le jeune garçon réussira pourtant à se faire de nouveaux amis, deux jumeaux prénommés Olivier et Stéphanie. Dans la maison où il va habiter, il découvrira un meuble comportant un tiroir qui ne s’ouvre pas. D’un coup, pourtant, une nuit, il va s’apercevoir que ce tiroir mystérieux est ouvert. Dedans, il va y découvrir une carte. Est-ce une invitation à une chasse au trésor qui débute, ou est-ce plutôt l’arrivée des ennuis ?

C’est le troisième roman de Sylvain que je découvre et cet auteur ne m’a jamais déçue. Ce récit ne va pas déroger à la règle et j’ai encore une fois passé un excellent moment de lecture.

Il faut dire que Sylvain sait ménager son suspense et instaurer au fil des pages une atmosphère pesante afin d’accrocher son lecteur. Une fois que j’ai débuté ce roman, il m’a été très difficile de le lâcher. J’ai beaucoup frissonné et j’ai trouvé l’intrigue rondement menée.

Je me suis énormément attachée au trois personnages principaux, principalement à Vincent, qui est peu sûr de lui et doit subir les quolibets de ses camarades de classe. Les thématiques abordées sont très intéressantes. J’ai fortement apprécié de suivre l’évolution des personnages au fil des ans. Ces derniers ne sont pas fades et Sylvain sait leur donner du caractère.

Le schéma narratif m’a particulièrement plu. Sylvain a partagé son récit en trois parties et les changements d’époque m’ont paru apporter beaucoup de rythme. Je ne peux évidemment pas en dire plus, sous peine de vous spoiler une partie de l’intrigue, mais Sylvain a un talent remarquable pour ne jamais perdre son lecteur.

Peu à peu, le suspense monte crescendo et l’auteur sait instiller au fur et à mesure des éléments perturbants dans son intrigue. J’avoue avoir frissonné à plusieurs reprises et il faut tout de même que je vous prévienne quant à la teneur de certaines scènes, qui sont plutôt réservées à un public averti. En effet, certains passages sont très durs à lire.

La plume de Sylvain est toujours aussi soignée. Je tiens à souligner que je n’ai pas dénoté de coquilles et c’est remarquable pour un ouvrage auto-édité. Vous pouvez donc vous lancer à la découverte du style de l’auteur sans crainte. Sylvain a un réel talent de conteur et sait rendre ses scènes très visuelles sous sa plume. C’est très addictif et l’histoire est vraiment rondement menée.

Un roman horrifique qui vous fera frissonner, auprès de personnages attachants au possible, et le tout servi par une plume fluide et addictive. Sylvain signe encore une fois un roman réussi et je vous conseille de découvrir ses récits sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Guerre et père

Guerre et père de Marianne Vic

  • Auteur : Marianne Vic
  • Titre : Guerre et père
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Que faire d’un père qui n’a fait que des mauvais choix ? Comment être la fille d’un de ces anti-héros que la mémoire collective rejette ou feint d’ignorer ?
Gabriel a traversé le XXe siècle en restant obstinément de son côté obscur. Né à Oran, dans une riche famille franco-allemande exilée en Algérie, vénérant un oncle officier de la Wehrmacht, hanté par un demi-frère qui avait rejoint la division Charlemagne, il assouvira finalement sa propre soif d’action et d’aventure en s’engageant dans l’OAS.
Mais tout cela, la narratrice ne le savait pas. Elle ne l’a découvert qu’au terme d’une enquête. Et l’enquête s’est transformée en fresque, brassant plusieurs décennies d’histoire et s’interrogeant inlassablement sur les efforts que font les hommes pour y trouver leur place.
Dans ce troisième ouvrage, Marianne Vic transgresse les légendes de l’histoire familiale autant que celles de la France. Ce roman est aussi un grand récit sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Qui était Gabriel, ce père mort dans la solitude et ruiné ? Marianne va longuement s’interroger et se livrer avec beaucoup de pudeur auprès de ses lecteurs. Tour à tour, elle va ressentir une palette d’émotions contradictoires et qui viendront ponctuer ce récit.

Ce livre va servir d’exutoire à Marianne, afin de se libérer des déceptions et de ce sentiment de culpabilité qu’elle ressent envers son père. Après avoir vécu les sept premières années auprès de lui, il va finir par se faire de plus en plus discret pour ainsi n’accorder à Marianne que de rares têtes-à-têtes. La fille va s’interroger sur la relation particulière qu’elle a entretenue avec son père.

Elle découvrirà auprès de sa demi-sœur un passé qui va la décevoir. L’appartenance de Gabriel à certaines sphères et idéologies politiques vont la faire réfléchir et s’interroger. Elle plongera dans les souvenirs afin de pouvoir au mieux appréhender cet homme qu’elle a finalement si mal connu.

La plume de l’auteure est raffinée et tout en se livrant avec pudeur, j’ai ressenti dans le style de Marianne beaucoup d’authenticité et de sincérité. Elle fait de son lecteur un complice pour ses confidences et se livre sans demi-mesure.

Un beau récit qui permettra à l’auteure de revenir sur le passé de son père, cet homme que finalement elle connaissait très mal. Les émotions sont livrées sans demi-teinte et de manière authentique.

Ma note : 16/20