Historique

Swan Hill, tome 1

Les pionniers d’Anna Jacobs

  • Auteur : Anna Jacobs
  • Titre : Swan Hill, tome 1 : Les pionniers
  • Genre : Historique
  • Éditions : L’Archipel
  • Nombre de pages : 374
  • Parution : 2 juillet 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Si, dans les années 1860, Singapour a tout d’une destination exotique, elle n’en reste pas moins une ville impressionnante pour Isabella, jeune Anglaise sans le sou, orpheline depuis la mort de sa mère.
Ne trouvant pas de place de gouvernante, elle accepte l’offre de M. Lee, un riche marchand chinois. Elle s’installera chez lui et lui enseignera l’anglais. Deux ans plus tard, ce dernier lui présente Bram Deagan, un Irlandais ambitieux souhaitant s’installer en Australie et y ouvrir un négoce. M. Lee pousse Isabella à épouser Bram et à le suivre dans l’aventure…
Début d’une fresque qui verra Isabella et Bram tenter de s’inventer une vie nouvelle dans la colonie de Swan Hill, au cœur de l’Australie sauvage. Mais la vie réserve des dangers, parfois des infortunes. Le bonheur sera-t-il au bout du voyage ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

1865, Singapour. Isabella, une jeune orpheline et sans le sou, doit se montrer entreprenante afin de pouvoir survivre. C’est alors qu’elle va faire la rencontre de M. Lee, un homme à qui elle va enseigner l’anglais. Lee va lui présenter Bram, qui rêve de s’installer en Australie et d’y ouvrir un négoce. La jeune femme, encouragée par Lee, va épouser Bram et le suivre dans la colonie de Swan Hill.

C’est une saga ambitieuse au premier tome prometteur que nous propose ici Anna Jacobs. J’ai beaucoup aimé ce roman, même si parfois je ne l’ai pas forcément trouvé nuancé et qu’il m’a semblé que tout restait en surface et gentillet.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est le dépaysement assuré que nous offre cette lecture. L’auteure sait immerger son lecteur dans des contrées lointaines et les descriptions donnent le sentiment d’y être. Les coutumes et les mœurs y sont décrites avec grande precision, et Anna excelle dans la retranscription d’un cadre géographique très beau.

La multitude de personnages présents dans ce premier tome sont très intéressants. Bien décrits, ils évoluent de manière cohérente en fonction de leur caractère. Là où j’émets un petit bémol, c’est quant à la nuance de ces derniers. J’y ai retrouvé beaucoup de clichés, et peu de variations et d’évolutions dans chacun des personnages.

J’avoue que le personnalité d’Isabella est vraiment touchante. D’une grande sensibilité, je n’ai pu m’empêcher d’avoir beaucoup d’empathie pour elle, mais aussi beaucoup de sympathie. Flora n’est pas en reste et a également su me convaincre.

La plume de l’auteure est emplie de tendresse et de douceur. Avec un sytyle immersif, Anna réussit à attraper son lecteur dans un cadre géographique dépaysant. Le quotidien à Swan Hill est très bien rendu également. Les pages ont défilé.

Un premier tome qui sert à poser le décor d’une saga qui se veut prometteuse et immersive. Malgré des personnages pas forcément nuancés, cette amorce donne envie de découvrir la suite. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Romance auto-édité

Cuba libre

Cuba libre de Celine Jeanne

  • Auteur : Celine Jeanne
  • Titre : Cuba libre
  • Genre : Romance
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 669
  • Parution : 27 juin 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cristina est Cubaine, Ethan est Américain…
Leur rencontre improbable va-t-elle faire naître une belle histoire d’amour ?

À cause d’une rupture des ligaments, les rêves d’Ethan, espoir du football américain, ont été brisés à tout jamais. Son monde a explosé, ses repères se sont envolés, il a perdu pied et a abusé des antidouleurs jusqu’à l’overdose. Après une cure de désintoxication, il est contraint de rejoindre sa mère partie se ressourcer à Cuba. 
Ethan n’espère rien de ce voyage, mais ce qu’il découvre sur cette île pourrait bien changer sa vie. Parce que là-bas, il rencontre Cristina, une beauté cubaine qui l’attire irrésistiblement et le met à l’épreuve. 

Cristina se bat au quotidien pour survivre dans une société en pleine évolution. La jeune femme porte sur ses épaules le poids des dettes de son frère, ancien toxicomane, et semble hantée par ses propres démons. Elle est belle, sportive, convoitée, notamment par El Faro, un puissant dealer qui, dans l’ombre, fait sa loi à La Havane. Il veut la posséder à tout prix. Elle, elle veut juste survivre et garder sa liberté. 
Et puis, elle croise Ethan : il est arrogant, séduisant et tourmenté, mais aussi loyal, courageux et obstiné. Il l’exaspère, la défie, mais l’apaise aussi. 

Ils viennent de deux univers différents et n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais le destin en a décidé autrement… La puissance du lien qui les attire l’un vers l’autre sera-t-elle suffisante pour leur permettre d’échapper à leur passé ? Ethan saura-t-il se construire un avenir avant de se briser définitivement ? Cristina pourra-t-elle sortir indemne de ce monde qui veut la dévorer ?

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq finalistes de la catégorie romance. C’est une lecture que j’ai appréciée, même si je lui ai trouvé quelques bémols. Je vous explique tout.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 : 

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Mon avis

Après avoir subi une cure de désintoxication, Ethan se retrouve à Cuba, auprès de sa mère. Ce jeune Américain était promis à une belle carrière sportive, mais pourtant, tout change à cause d’une blessure aux ligaments. Il va vite devenir dépendant des anti-douleurs. Alors qu’Ethan déambule dans les rues de La Havane, il va faire la rencontre de Cristina, une jeune Cubaine qui fait son possible pour aider son frère.

Dans l’ensemble, j’ai su apprécier cette romance mais malgré tout, j’y ai dénoté quelques bémols qui ont parfois freiné mon enthousiasme lorsque je tournais les pages.

Il faut que j’y ai dénoté quelques longueurs, notamment vers le milieu du roman, où j’ai parfois eu la sensation de stagner un peu, sans que l’auteure réussisse à relancer son intrigue. Ce qui m’a se surcroit étonnée, c’est de constater qu’il s’agit en fait d’un premier tome. Je pense donc que quelques pages de moins auraient mieux dynamisé le récit.

Le point fort de cette romance, c’est le contexte sociétal et géographique qui m’a totalement conquise. Celine va placer son histoire à Cuba et c’est un reel choc des cultures pour nos deux protagonistes. L’auteure va véhiculer des très belles valeurs, telles que le respect, la tolérance et l’acceptation de soi et des autres. J’ai été en immersion totale dans ce pays.

L’autre point fort, ce sont les personnages, notamment celui de Cris qui m’a totalement convaincue. Je l’ai trouvée remarquablement esquissée. Peut-être que parfois l’auteure a un peu poussé le trait, mais en ce qui me concerne, je me suis énormément attachée à elle et je n’ai pu qu’admirer sa force de caractère pour s’en sortir. Ethan n’est pas en reste. Si par moments il peut sembler distant, il cache en fait une grande sensibilité.

Malgré les longueurs évoquées, j’avoue avoir eu envie d’en savoir plus à la fin, et je ne serai pas contre l’idée de découvrir le second tome de cette histoire. L’auteure a su attiser ma curiosité.

La plume de l’auteure est emplie de douceur et très fluide. J’ai fortement apprécié son choix narratif, alternant ainsi les points de vue entre les protagonistes. Cela donne une bonne perspective au récit et c’est très intéressant à suivre.

Malgré quelques petits bémols, c’est une belle romance que propose l’auteure. J’ai aimé le cadre géographique qui permet une immersion totale au lecteur. La fin est ouverte, et donne envie de découvrir le deuxième tome.

Ma note : 16/20

Thriller

Un assassin parmi nous

Un assassin parmi nous de Shari Lapena

  • Auteur : Shari Lapena
  • Titre : Un assassin parmi nous
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 28 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un hôtel de charme perdu en pleine forêt. Quelques couples d’amoureux et voyageurs solitaires, venus pour oublier la frénésie citadine, sont coupés du monde par la tempête de neige qui fait rage. Leur week-end de détente tourne au huis clos meurtrier quand Dana, jeune femme en pleine escapade romantique avec son fiancé, est retrouvée morte. Lorsque, quelques heures plus tard, un autre cadavre est découvert, le doute n’est plus permis : un assassin sévit… et c’est l’un d’entre eux.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Gwen et Riley sont deux amies de longue date. Lauren et Ian sont un couple qui s’entendent bien. David est un avocat renommé. Beverly et Henry sont un couple à la dérive. Dana et Matthew sont un couple sur le point de se marier. Candice est une écrivaine en quête d’idées pour l’écriture de son prochain roman. Toutes ces personnes ont en commun un week-end qu’ils vont passer dans un hôtel perdu dans la forêt. Leur séjour va être bouleversé lorsque l’un des clients apparaît visiblement assassiné. Le doute n’est plus permis lorsqu’un deuxième client est retrouvé lui aussi assassiné. Un tueur rôde, et cela ne peut être que l’un d’eux.

Au travers d’un postulat de départ qui n’est pas sans rappeler les intrigues d’Agatha Christie, l’auteure déroule un récit sans faille et totalement addictif. J’ai été prise dès le départ dans les pages de ce thriller et j’ai eu énormément de mal à lâcher ma lecture.

C’est un huis-clos oppressant et maîtrisé que nous propose ici Shari Lapena, et il faut dire qu’elle réussit avec brio à instiller le doute, à faire monter l’angoisse et à confondre son lecteur. Je dois avouer avoir soupçonné absolument tout le monde, mais en arrivant au dénouement, je me suis aperçue que j’avais trop vite écarté certains coupables potentiels. L’auteure a donc réussi à maintenir son suspense jusqu’au bout et à me surprendre totalement.

Shari va intégrer tous les ingrédients qui permettront au lecteur de s’immerger dans cette ambiance anxiogène. Elle rend à la perfection cette atmosphère oppressante dans laquelle évoluent les personnages. En plein milieu d’une tempête de gel, dans un hôtel totalement perdu, et entourés de personnes méconnues, je n’ai pu que craindre pour les personnages et ressentir leur peur.

Les personnages sont bien esquissés et se dévoilent avec parcimonie. Bientôt, je me suis aperçue que chacun d’entre eux avait un secret ou quelque chose à cacher en ce qui concerne leur passé, ce qui rajoute une tension supplémentaire.

La plume de l’auteure est dynamique et fluide. Sous forme de petits chapitres, l’histoire est bien rythmée, même si elle se dévoile par petites touches. Shari prend son temps pour poser son décor et présenter ses personnages. Il faudra bien se concentrer au début afin de ne pas perdre le fil au milieu des nombreux caractères que le lecteur va rencontrer. L’auteure sait doser son suspense de manière à inciter à lire afin de découvrir le fin mot de l’histoire. Finalement, l’auteure nous offre deux rebondissements finaux totalement inattendus.

Un huis-clos oppressant et angoissant au possible, où le lecteur soupçonnera tous les personnages. L’auteure nous offre deux rebondissement finaux que je n’avais pas vu venir et c’est une excellente lecture que je ne peux que vous recommander.

Ma note : 18/20

Non classé

Catharsis Disputatio

Catharsis Disputatio de Patrice Quélard

  • Auteur : Patrice Quélard
  • Titre : Catharsis Disputatio
  • Genre : Historique
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 570
  • Parution : 31 mai 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des finalistes de la catégorie littérature blanche, dont je suis jury. Pour être totalement honnête, ce roman ne faisait pas partie de mon choix au moment de voter pour les cinq finalistes. Et pour cause, ici c’est un roman historique, et ce n’est pas vraiment ce que je préfère en matière de lecture. Finalement, ma lecture a été laborieuse et je m’en explique.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici : 

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Résumé

Occitanie, début du XIIIe siècle. L’hérésie cathare gagne du terrain. Est-elle une cause à défendre, ou un fléau à abattre ? Dans un récit choral teinté d’inexorable, les uns affûtent leurs arguments, les autres leurs lames. Et si beaucoup ont déjà choisi leur camp, il n’y aura pas de place pour les indécis.

Mon avis

Occitanie, XIII ème siècle. Alors que l’hérésie cathare gagne peu à peu du terrain, une question se pose. Faut-il se rallier à cette cause ou plutôt se libérer de ce joug ?

En débutant cette lecture, je ne savais pas que c’était en fait le premier tome d’une saga. Lorsque j’ai appréhendé ce pan, j’ai mieux saisi la volonté de Patrice de poser les bases de son roman avec parcimonie et énormément de détails. Mais cela a rendu ma lecture très laborieuse par moments.

Sous un vocabulaire riche, voire soutenu, je peux dire que Patrice a le sens du détail. L’écriture est très détaillée, trop parfois. Cela a constamment freiné mon rythme de lecture et j’ai eu beaucoup de mal à m’immerger dans l’univers proposé par l’auteur. N’étant pas forcément adepte des romans historiques, il est sûr que cela a forcément joué sur mon appréciation. J’ai parfois la sensation d’être passée à côté.

Pourtant, je ne peux qu’admirer le grand travail de documentation qu’a dû effectuer Patrice pour l’écriture du roman. Les coutumes et us de l’époque, ainsi que les décors sont très bien rendus. Mais trop de personnages, trop de descriptions font que j’ai à maintes reprises perdu le fil de l’histoire.

Certains personnages m’ont beaucoup marquée. Beaucoup de caractères s’entremêlent, et on sent bien que l’auteur a pour vocation de tous nous les présenter afin de réellement laisser place à leurs aventures dans les autres tomes.

La plume de l’auteur est vraiment recherchée. D’un rythme soutenu, il essaiera de coller au plus près à l’ambiance de l’époque et cette écriture est très visuelle. Sous forme de récit choral, les histoires se dévoilent avec beaucoup de parcimonie.

Un roman qui sert plutôt à planter le décor. J’ai eu du mal à toujours m’immerger. L’écriture est très réaliste et l’auteur arrive à nous rendre l’ambiance de l’époque.

Ma note : 12/20

Jeunesse

Le mot d’Abel

Le mot d’Abel de Véronique Petit

  • Auteur : Véronique Petit
  • Titre : Le mot d’Abel
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Rageot
  • Nombre de pages : 192
  • Parution : 28 février 2018
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans le monde d’Abel, rien n’est plus important que le mot révélé à chacun vers l’âge de 12 ans. Un mot personnel et intime qui conditionne souvent la vie entière. En retard de plusieurs mois, Abel vit dans l’angoisse d’hériter d’un mot dérisoire ou ridicule, ou pire, d’un mot noir… Un matin, il découvre le mot de Clara, la fille dont il est secrètement amoureux, tagué en lettres rouges sur le mur du collège ! Qui a pu commettre un tel crime ?

Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Rageot pour cette lecture.

Abel est en retard, et pour cause, il ne connaît toujours pas son mot. Pourtant, vers douze ans, presque tout le monde connaît le mot qui guidera son propriétaire vers un avenir tout tracé. Alors pourquoi le sien tarde-t-il à apparaître ? Et finalement, un simple mot pourrait-il déterminer toutes les données futures d’une personne ? Que se passerait-il alors s’il héritait d’un mauvais mot ?

Ce petit roman jeunesse et aux allures de dystopie m’a totalement conquise. J’ai trouvé cette intrigue d’une grande originalité et très intelligente. L’auteure a su faire preuve de finesse pour aborder une multitude de thématiques qui peuvent angoisser les adolescents. C’est empli de réflexions intéressantes.

J’ai beaucoup aimé ce postulat de départ qui est des plus originaux. Véronique imagine un monde où chacun se voit attribuer un mot pendant son adolescence. Ce mot déterminera l’avenir de chaque personne, alors imaginez si votre mot n’est pas fort. L’auteure fera la part belle aux apparences et aux préjugés. Finalement, elle mettra en exergue que ce sont les personnages eux-mêmes qui devront se battre pour accomplir leurs rêves et que ce n’est pas un petit mot qui pourra tout déterminer.

De manière subtile, l’auteure mettra en avant de belles réflexions qui donneront matière aux plus jeunes afin de se questionner. C’est nuancé, empli de finesse et rédigé avec grande intelligence. S’il y a un petit air de dystopie tout au fil des pages, ce n’est tout de même pas sur cet élément que cette histoire sera centrée, mais davantage sur le côté sociétal.

La plume de l’auteure est abordable à tous les publics. D’un style fluide et entraînant, ce roman se lit facilement et permet une immersion totale. Les chapitres sont rythmés et ce court roman peut parfaitement se lire d’une traite.

Un excellent roman jeunesse qui abordera une multitude de thématiques avec beaucoup de finesse et aux côtés de personnages attachants. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Contemporain

Donne-moi la main Menino

Donne-moi la main Menino d’Aurélie Delahaye

  • Auteur : Aurelie Delahaye
  • Titre : Donne-moi la main Menino
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Anne Carrière
  • Nombre de pages : 253
  • Parution : 13 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Menino est un Lisboète de 34 ans qui a du mal à quitter l’enfance. Il aimerait qu’on arrête de le traiter comme un gamin, mais son tempérament velléitaire et ses pyjamas Spiderman ne plaident pas sa cause. Sa ville tant aimée a beaucoup de succès depuis quelques années. Lisbonne prospère, attire les investisseurs du monde entier, mais elle y perd son âme à mesure que ses habitants sont contraints de la déserter.

Autour de Menino gravite une constellation hétéroclite : Joséphine, thésarde idéaliste ; Nuno agent immobilier en pleine ascension ; Senhor Zé, le petit vieux le plus populaire de la vieille ville qui résiste à l’expulsion ; Fanny entrepreneuse audacieuse mais pleine de certitudes…

Au contact de ses amis, Menino se laisse embarquer au cœur d’une lutte sans merci : Lisbonne, assaillie par les promoteurs et l’ogre Airbnb, a presque déjà abandonné ses enfants. Le combat est inégal, impossible, et lui, contrairement à son pyjama, n’a aucun super-pouvoir. À moins que les ogres n’aient réveillé chez Menino et ses amis le pouvoir qui sommeille en chacun de nous.

Mon avis

Tout, d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Anne Carrière pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lisbonne. Menino est un jeune homme à l’étroit dans son travail. Pourtant, sa ville, ã laquelle il est profondément attaché, lui permet de garder le sourire. Autour de lui gravitent plusieurs personnages, notamment Joséphine, une Parisienne qui se trouve à Lisbonne pour un an afin de rédiger sa thèse, Nuno, un agent immobilier ambitieux, Fanny, la femme avec qui il entretient une relation ambiguë. C’est dans cette Lisbonne en pleine prospérité que cette galerie de personnages évolue. Pourtant, tout n’est pas rose. L’essor de Lisbonne ne se fait pas sans mal, et bientôt les soucis arrivent.

C’est un très beau roman que j’ai découvert. J’ai ressenti beaucoup d’émotions avec cette histoire d’amitié avant tout, mais aussi au travers du pan sociétal qu’aborde l’auteure dans son récit.

En effet, la notion de prospérité d’une ville, ici en l’occurrence Lisbonne, est présente tout au fil des pages. Pourtant, cela a des conséquences, et c’est donc ainsi que le lecteur fera la connaissance de Senhor Zé, un petit vieux qui craint d’être expulsé à tout moment de son chez-soi, pour permettre ainsi l’essor du marché immobilier et l’implantation des Airbnb.

Aurélie va ainsi nous montrer les méfaits à vouloir dénaturaliser l’authenticité d’une ville et faire une critique acerbe du tourisme de masse, pour qui le charme de Lisbonne importe finalement bien peu. Ce sera le fil rouge de ce roman engagé.

Mais ce récit, c’est avant tout une histoire d’amitié. L’auteure a su mettre en exergue beaucoup de valeurs, telles que le courage, la loyauté et la volonté de se battre pour ses idéaux. Il est impossible de ne pas s’attacher aux personnages, que j’ai trouvés très bien esquissés et nuancés. Même si le roman peut paraître centré sur Menino, il n’en est rien. Chacun d’entre eux a bien sa place et son rôle à tenir.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. J’ai décelé à maintes reprises un véritable talent de conteuse chez Aurélie. C’est un style particulier et, je pense, facilement reconnaissable. Sous forme de petits chapitres, le récit est rythmé. Les pages ont défilé.

Ce roman offre une véritable petite bulle de douceur, mais prête également à réfléchir de par le pan sociétal qu’il aborde. Au travers d’une plume fluide et avec un talent de conteuse, l’auteure saura immerger son lecteur dans Lisbonne. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Urbex Sed Lex

Urbex Sed Lex de Christian Guillerme

  • Auteur : Christian Guillerme
  • Titre : Urbex Sed Lex
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Taurnada
  • Nombre de pages : 248
  • Parution : 18 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Taurnada pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Carine et Fabrice, Chloé et Théo. Deux couples. Quatre urbexers. Cette activité qui consiste à visiter et explorer des lieux construits et abandonnés par l’homme est une véritable passion pour ces quatre jeunes. Aussi, lorsqu’ils reçoivent le message d’un inconnu les défiant de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté contre une belle somme d’argent, ils ne vont pas hésiter une seconde. Le cauchemar va alors débuter.

Je ressors essoufflée de ce thriller qui ne laissera aucun répit au lecteur. Je ne vais bien évidemment pas vous dire pourquoi ces quatre jeunes n’auraient jamais dû se rendre dans ce sanatorium, afin de ne surtout pas vous dévoiler un pan important de l’intrigue. Je peux simplement vous divulguer que les quatre protagonistes tâcheront à tout prix de ressortir de ce local, et ce au plus vite, puisque leur vie en dépendra.

Dès que j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai su que cela allait être effroyable. Mais j’étais loin d’imaginer cette intrigue qui prend littéralement aux tripes. J’ai tourné les pages en frissonnant et avec angoisse. Il faut dire qu’il est très difficile de ne pas s’attacher aux quatre jeunes de cette histoire, en particulier à Chloé et Théo, que j’ai trouvés attendrissants au possible. L’auteur va malmener son lecteur tout au fil des pages.

Avec une écriture très visuelle, je n’arrêtais pas de me dire que cela ferait un très bon scénario de film. Cependant, j’aurais un petit bémol à émettre. En effet, il m’a semblé que l’histoire prenait peut-être trop longtemps à se mettre en place. Christian nous décrit avec une multitude de détails les lieux. C’est une bonne chose, même si parfois je n’arrivais pas à me projeter totalement dans l’environnement dans lequel évoluen les protagonistes. J’ai eu tendance à moi aussi me perdre dans les dédales de ce bâtiment et à ne pas forcément réussir à visualiser les descriptions. C’est vraiment le seul bémol que je peux relever d’une histoire qui m’a tenue en haleine.

La plume de l’auteur est très fluide et entraînante. Par contre, comme je l’ai dit, Christian prend le temps de nous décrire les détails avec plus de précisions possibles. Personnellement, un peu moins de détails et plus d’action auraient été bienvenus, même si pour le coup, j’avoue, c’est remarquablement écrit. Les petits chapitres ont rythmé la lecture.

Un thriller effrayant qui promet des frissons et qui aura su me tenir en haleine tout au fil des pages. Malgré un petit bémol pour ma part, cela reste une excellente lecture que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Romance

Un été dans la ville de l’amour

Un été dans la ville de l’amour de Sarah Morgan

  • Auteur : Sarah Morgan
  • Titre : Un été dans la ville de l’amour
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 378
  • Parution : 17 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cet été, Paris changera leur vie à tout jamais.

Pour célébrer leur vingt-cinquième anniversaire de mariage, Grace a prévu une surprise de taille pour son mari : une escapade romantique à Paris. Mais ce dernier lui a aussi réservé une annonce surprise : il souhaite divorcer. Dévastée par la nouvelle, Grace fait ses bagages et s’envole, seule, pour la capitale.
Lorsqu’Audrey quitte Londres pour la France, c’est avec la ferme intention de s’éloigner d’une mère alcoolique. Son objectif : dégoter un job dans une librairie et se familiariser avec le french kiss. Seulement, avec la barrière de la langue et sans argent, ses projets paraissent plus compliqués qu’elle ne le pensait.
La rencontre entre les deux jeunes femmes va alors tout changer. Et leur amitié naissante, bien que surprenante, pourrait bien devenir la meilleure chose qui pouvait leur arriver…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Voilà vingt-cinq ans que Grace est mariée à David. Ces derniers forment une famille heureuse aux côtés de leur fille Sophie. Pour l’occasion, Grace va proposer une escapade romantique à son compagnon, dans la ville de l’amour, Paris. C’est sans compter le bouleversement qu’elle s’apprête à vivre. En effet, David a prévu tout autre chose, puisqu’il lui demande le divorce. Totalement perdue, Grace va tout de même décider de partir seule à l’aventure. C’est là qu’elle va faire la rencontre d’Audrey, une jeune femme qui fuit Londres à cause d’une situation familiale douloureuse.

Une fois n’est pas coutume, Sarah Morgan ne va pas vraiment nous livrer une romance, mais plutôt une histoire d’amitié sincère et émouvante. C’est une très bonne lecture, mettant en avant de belles valeurs comme la loyauté et le courage dont font preuve ces deux femmes afin de se reconstruire.

Ici, les deux femmes vont prendre un nouveau départ en quelque sorte. Leur histoire d’amitié pourrait sembler à priori compliquée, puisque tant de choses les opposent. Et pourtant, elles vont faire de leurs différences une force afin de se soutenir et avancer ensemble. J’ai beaucoup aimé le joli message délivré par Sarah Morgan dans cette histoire.

Tout est centré autour de Grace et d’Audrey, mais quelques personnages secondaires vont contribuer à rendre cette histoire plaisante. J’ai beaucoup aimé les personnages féminins de ce roman. Chacune a ses failles mais chacune est extrêmement attachante à sa façon. S’il est vrai que Grace est tout de même quelque peu effacée, Audrey est quant à elle haute en couleurs, et cela crée un équilibre parfait.

Tout au fil des péripéties des deux protagonistes, je me suis laissée entraîner par le dynamisme de l’histoire. J’ai beaucoup aimé le cadre géographique choisi par Sarah pour son roman. J’ai été en immersion totale et c’est un vrai plus que d’avoir choisi Paris pour faire évoluer les personnages.

La plume de l’auteure est tout en douceur. Sarah Morgan décrit bien les émotions et les doutes qui assaillent Grace et Audrey. La seule chose que je pourrais reprocher au récit, c’est sa longueur. Je pense qu’il aurait gagné à être un peu plus condensé. Malgré tout, cela n’a pas emaillé mon plaisir de lecture.

Une très belle histoire d’amitié entre deux femmes que tout semble opposer et qui vont devoir apprendre à se reconstruire afin de prendre un nouveau départ. Une très belle lecture.

Ma note : 16/20

Contemporain

Isabelle, l’après-midi

Isabelle, l’après-midi de Douglas Kennedy

  • Auteur : Douglas Kennedy
  • Titre : Isabelle, l’après-midi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 312
  • Parution : 4 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Avant Isabelle, je ne savais rien du sexe.

Avant Isabelle, je ne savais rien de la liberté.

Avant Isabelle, je ne savais rien de la vie.

Paris, début des années 1970.

Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, et a tout quitté pour assouvir ses fantasmes de la Ville Lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse et… mariée.

Entre Sam et Isabelle, c’est le coup de foudre.

Commence alors une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert les portes d’une autre vie mais est-elle prête à tout lui sacrifier ? La passion saura-t-elle résister au quotidien, aux épreuves et au temps qui passe ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Sam, un jeune américain étudiant en droit, va rencontrer Isabelle, une traductrice quelque peu plus âgée que lui. Dès lors va débuter une passion fulgurante. Pourtant, Isabelle est mariée et leurs rendez-vous se limiteront à des cinq à sept dans un petit appartement, propriété d’Isabelle. Bientôt, Sam en demandera plus.

Pour avoir lu une bonne partie des romans de Douglas Kennedy, je peux affirmer qu’il s’agit ici de son récit le plus intime, le plus profond et le plus bouleversant. Je ressors séduite par ce roman dans lequel Douglas va réussir à décortiquer les sentiments avec une rare acuité.

L’histoire de Sam et Isabelle m’a profondément touchée, et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal avec Isabelle. Je ne doutais pas de son amour pour Sam, mais le fait qu’elle ne se décide pas à avancer et enferme Sam dans des rendez-vous sporadiques m’a un peu déçue.

La force de Douglas Kennedy réside indubitablement dans son talent à prendre des scènes quotidiennes et les insérer en les romançant parfaitement dans son récit. Cela lui permet de nous décrire au mieux les avancées de ses personnages, mais surtout de rendre totalement crédible l’histoire. Ici, cela a marché complètement. J’ai été si prise dans cette lecture que j’en suis ressortie chamboulée.

Au fur et à mesure que j’ai tourné les pages, je me suis rendue compte du choix de Douglas, de nous montrer au mieux les aléas des hasards et des décisions que tout un chacun prend au quotidien. Cette notion est très présente, et les personnages en prennent également conscience, regrettant parfois de ne pas avoir pris une autre direction. Tout cela accorde une dimension psychologique très forte au récit, apportant questionnements et remises en question, et cela m’a particulièrement plu.

Les personnages sont remarquablement construits. Bien évidemment, l’histoire tourne autour de Sam et Isabelle, mais vers la moitié du roman, cette dernière se fait moins présente, laissant place à d’autres personnages tout aussi torturés et esquissés avec profondeur.

La plume de l’auteur sonne juste. Douglas réussit à décortiquer les sentiments comme peu d’auteurs savent le faire. D’un style fluide et entraînant, il émane pourtant beaucoup d’élégance dans les mots. C’est plaisant à lire. Les chapitres sont assez longs, et l’usage de la première personne est judicieux, permettant ainsi au lecteur de mieux comprendre les pensées de Sam.

Un très beau roman, intimiste et profond, où l’auteur décortique les émotions avec brio. Ce roman m’a bouleversée et je ne peux que vous le conseiller.

Ma note : 18/20

Contemporain

La route du lilas

La route du lilas d’Éric Dupont

  • Auteur : Éric Dupont
  • Titre : La route du lilas
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 512
  • Parution : 27 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Chaque printemps, Shelly et Laura traversent les États-Unis pour suivre la floraison du lilas. En plus de leur offrir quelques mois de lilas supplémentaires, ce périple leur permet de faire passer clandestinement la frontière canadienne à des femmes en fuite qui veulent refaire leur vie. Cette année, elles accueillent Maria Pia, sexagénaire brésilienne, à bord de leur camping-car. Initiée au rite de l’écriture sous l’influence du parfum enivrant du lilas par ses deux compagnes de voyage, Maria Pia dévoile au fil des jours et des pages les raisons de sa cavale, son histoire ainsi que celle des femmes qui ont marqué sa vie. Entre passé, présent, mythe et réalité, du Tennessee à Montréal en passant par Rio et Paris, ces histoires enchevêtrées dessinent une ode à la résilience et à toutes les femmes du monde.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Shelly et Laura sont prises de passion pour les lilas. C’est ainsi que chaque printemps, elles traversent les États-Unis pour suivre la floraison de cette fleur. Lors de l’un de leurs périples, elles vont faire la rencontre de Maria, qui est en cavale. Elles vont la recueillir et Maria va peu à peu délivrer ses secrets.

Voilà une histoire très émouvante à bien d’égards. J’ai été conquise par la destinée des ces trois femmes, mais surtout, je ressors bouleversée par l’histoire de Maria.

Sous forme de périple et de récit enchevêtré, l’auteur déroule une intrigue sans faille où les personnages vont se raconter. Il va ainsi livrer un bel hommage à toutes les femmes qui se sont battues pour leurs droits, et qui ont été incroyablement inspirantes.

Il faut rester bien concentré lors de cette lecture. Beaucoup de retours en arrière sont effectués, beaucoup de voyages également. Il n’est pas toujours aisé d’y retrouver le fil conducteur et il faut un petit temps d’adaptation. Une fois que c’est chose faite, on se retrouve pris dans un récit duquel on ne voudra pas en ressortir.

C’est une très belle histoire de résilience que nous propose Éric. J’ai été happée par le récit de Maria, et cela m’a beaucoup chamboulée à maintes reprises. C’est une histoire qui n laisse pas indemne son lecteur et qui le pousse à réfléchir.

Bien évidemment, la force de ce roman est centrée sur les personnages féminins. Je me suis beaucoup attachée à Shelly et Laura, et j’ai été très intriguée par Maria. Ces personnages sont tout en nuances et ne laissent pas indifférents.

La plume de l’auteur est très belle. J’ai même parfois eu tendance à la qualifier de poétique. Ce n’est pas une plume forcément fluide à proprement parler, puisque le tout est écrit sous une plume assez soutenue. Malgré tout, les pages ont défilé sans même m’en rendre compte.

Un roman sur la résilience et le courage de personnages principaux forts et très bien dépeints. J’en ressors émue et je ne peux que vous conseiller de découvrir ce récit.

Ma note : 17/20