Contemporain auto-édité

Les mystères de l’aube

Les mystères de l’aube de Carole Foster

  • Auteur : Carole Foster
  • Titre : Les mystères de l’aube
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 268
  • Parution : 8 janvier 2016
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Que tu sois là, à l’instant fragile, une lumière éclatante sortie des profondeurs de l’océan. »

Dissimulée derrière un masque, Elena tente d’oublier ses fêlures, de garder le sourire. De mystérieuses lettres vont la confronter à un lourd secret de famille et la replonger dans le passé. Mais la jeune femme veut tourner la page, donner une chance à l’amour naissant. Lorsqu’elle fait la connaissance de Lucas, elle est loin d’imaginer que cette rencontre va bouleverser son existence et la révéler à elle-même.

Un roman lumineux où se mêlent suspense et émotion. Des personnalités envoûtantes, une réflexion profonde sur le destin et le lien qui unit les êtres à travers l’espace et le temps. Imprévisible et captivant, ce récit nous transporte au-delà des préjugés.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Carole Foster pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Louise se fait renverser alors qu’elle avait la tête à ses préoccupations, Lucas, le conducteur responsable de cet accident, va tout faire pour aider la jeune femme. C’est à l’hôpital qu’il y fera la rencontre d’Elena qui aide les patients. Ils ne le savent pas encore, mais leur destinée sera étroitement liée.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui aborde la recherche de soi avec beaucoup de sensibilité et de pudeur. L’histoire est très belle et les personnages sont très attachants.

J’avais déjà lu un recueil de nouvelles de l’auteure et la douceur de sa plume m’avait donné l’envie de continuer à découvrir son univers. S’il est vrai que je peux reprocher un petit problème de crédibilité aux histoires que nous propose Carole, elles n’en restent pas moins touchantes et celle-ci a su me charmer.

Les coïncidences sont parfois trop présentes, et c’est à ce niveau que le problème de crédibilité peut avoir tendance à se poser. C’est pourquoi dans ce roman, j’ai tout simplement décidé de me laisser porter et cela a très bien fonctionné. J’ai beaucoup aimé cette notion de recherche de soi. Louise tenait une photo dans sa main lorsque l’accident est survenu et à partir de là, l’auteure va tisser une intrigue riche en suspense et en émotions.

J’ai beaucoup aimé les thématiques présentes dans ce livre, mais surtout, j’ai été touchée par la manière dont Carole les aborde. Elle le fait avec énormément de tact et de sensibilité et c’est vraiment une très jolie lecture. Les personnages m’ont énormément touchée et j’ai suivi presque avec appréhension leur périple.

Ce roman est partagé en deux parties bien distinctes qui donnent presque l’impression de lire deux narrations en une et c’est vraiment intéressant comme schéma narratif. J’ai été davantage séduite par la deuxième partie, qui m’a parue plus aboutie.

La plume de l’auteure est douce et fluide. Les chapitres sont courts, ce qui permet de rythmer l’histoire et de donner une bonne dynamiqie au récit. Les pages défilent et cela peut presque se lire d’une traite.

Un très beau roman abordant des thématiques intéressantes, le tout sous une plume très fluide et douce. Les personnages sont très attachants. Je recommande ce roman.

Ma note : 16/20

Science-fiction

MotherCloud

MotherCloud de Rob Hart

  • Auteur : Rob Hart
  • Titre : MotherCloud
  • Genre : Science-Fiction
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 5 mars 2010
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?

La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.

Dans cet univers où tout est calculé, paramétré, surveillé, où l’humain disparaît au profit de la rentabilité, où l’individu n’est qu’un algorithme, Zinnia et Paxton réalisent bientôt qu’il est impossible de dévier. À moins d’être prêt à se sacrifier ?

Car derrière sa façade d’entreprise idéale, MotherCloud est une machine à broyer, impitoyable à l’égard de ceux qui oseraient se rebeller.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

MotherCloud est une superstructure de l’e-commerce qui a englouti une bonne partie de l’économie mondiale. Son patron, Gibson, et atteint d’une maladie incurable, va décider de se rendre dans un maximum de structures pour visiter ses employés. Zinnia, quant à elle, va tout faire pour se faire engager, mais elle semble avoir une mission bien particulière. Pour compléter le tableau, Paxton va également intégrer MotherCloud, cette même société qui l’a ruiné il y a peu.

Cela a été une très bonne lecture et je dois dire que le réalisme avec lequel dépeint cet univers l’auteur a favorisé une ambiance anxiogène tout au fil des pages. Sous forme de dystopie, Rob Hart va mettre en exergue un futur où tout est contrôlé.

Voilà un roman qui fera interroger son lecteur tout au long de son intrigue. Tout est contrôlé à MotherCloud, jusqu’au plus petit mouvement. Tout est observé, tous les déplacements sont mis sous surveillance. En contrepartie, les employés auront un toit sous la tête et un salaire. Mais quel prix ces derniers sont-ils prêts à payer pour obtenir un certain confort ? C’est bien de leur liberté individuelle dont il est question. C’est pour toutes ces raisons que j’ai ressenti une atmosphère particulièrement oppressante pendant cette lecture.

La force de ce roman réside également dans les personnages, qui vont porter l’histoire. Le schéma narratif est particulièrement bien choisi. En effet, ce roman choral va alterner entre les points de vue de Gibson, Paxton et Zinnia et j’ai trouvé que c’était un choix judicieux. Le lecteur pourra ainsi s’immerger à la perfection dans cette histoire et suivre pas à pas les pensées des personnages.

La plume de l’auteur est entraînante, fluide et très addictive. Une fois de plus, je mets en avant le fait que Rob Hart alterne avec les points de vue. Aucune monotonie n’est ressentie tout au fil des pages et cela dynamise beaucoup le récit. Les pages ont défilé rapidement et c’était très difficile de lâcher ce roman.

Un roman dystopique â l’ambiance anxiogène et au style immersif, qui fera sans aucun doute réfléchir. Le choix de narration est des plus judicieux. À découvrir.

Ma note : 16/20

Policier

Un vieille affaire

Une vieille affaire de Nicolas-Raphaël Fouque

  • Auteur : Nicolas-Raphaël Fouque
  • Titre : Une vieille affaire
  • Genre : Policier
  • Éditions : Les Éditions d’Avallon
  • Nombre de pages : 247
  • Parution : 23 avril 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Pas de fêtes de fin d’année en famille pour la journaliste Camille Trencavel. Sa rédaction l’envoie à Lille pour couvrir une affaire sordide : le viol et l’assassinat d’Élisa, abattue d’une balle dans la nuque dans le parc de son lycée. Un fait divers de plus pour les autorités, déjà accaparées par des meurtres décimant les plus hauts dignitaires de l’État. Des attentats provoquant une violente compétition entre leurs possibles successeurs. D’ailleurs, au fil des témoignages des proches d’Élisa, Camille découvre que la jeune fille avait subi des violences enfant. De la part d’un homme qui, à l’époque instituteur, côtoie désormais les plus hautes sphères de l’État…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Les Éditions d’Avallon pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lille. Camille, journaliste, est envoyée sur le terrain pour écrire un article sur le meurtre d’Élise, une jeune lycéenne, assassinée dans le parc de son établissement scolaire. Au fil des témoignages, Camille va mettre les pieds dans un engrenage dont elle ne ressortira pas indemne.

Voilà un roman policier des plus efficaces. Sous format assez court, l’auteur a pourtant réussit à instaurer une tension qui monte crescendo, mais surtout à entremêler diverses facettes et pistes avec brio.

C’est ainsi qu’au fil des pages, on se retrouve plongés dans la sphère politique et dans un monde de magouilles, complots et trahisons. Virgile Acarmone est président de la République et vise un nouveau mandat. Avec son frère, Maximilien, les manipulations vont bon train afin d’arriver à leurs fins.

Si au début, je me suis demandée quel était le rapport avec le fil rouge de l’intrigue, qui pour moi demeurait la résolution du meurtre d’Élise, j’ai su me montrer patiente et bien évidemment, tout cela sera étroitement lié.

C’est qu’il faut dire qu’en à peine plus de 200 pages, Nicolas-Raphaël réussit le tour de force de partir sur plusieurs intrigues différentes, qui semblent ne rien avoir en commun et pourtant, peu à peu, tout se recoupe. Il faudra accepter l’idée de ne pas forcément comprendre où l’auteur voudra nous mener.

Bien évidemment, cette incursion dans le monde politique est inventée de toute pièce, à l’aide de personnages imaginaires. Et c’est à ce moment que je vais émettre un petit bémol. J’ai trouvé une trop grande profusion de noms et de personnages, et j’ai dû parfois revenir en arrière. Il faut rester bien concentré pour ne pas en perdre le fil.

La plume de l’auteur est très vivace. À ce propos, dans la préface écrite par l’acteur Nicolas Marié, il en fait lui-même mention en décrivant le style de Nicolas-Raphaël de cinématographique. J’ai forcément approuvé, trouvant une énorme fluidité dans la manière de raconter de l’auteur. Sous forme de courts chapitres, le roman est très bien rythmé et les pages défilent.

Un roman policier réussi, où s’entremêleront diverses intrigues, le tout servi par un rythme de narration effréné. En peu de pages, l’auteur arrive à intriguer son lecteur et il est très difficile de ne pas lire ce récit d’une traite. À découvrir.

Ma note : 17/20

Non classé

Naturel pour le meilleur et pour le reste

Naturel pour le meilleur et pour le reste de Marie Drucker et Sidonie Bonnec

  • Auteur : Marie Drucker et Sidonie Bonnec
  • Naturel pour le meilleur et pour le reste
  • Genre : Essai
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 30 octobre 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alimentation, beauté, enfants, maison… Nous vous donnons nos conseils et nos coups de cœur pour vous débarrasser autant que possible de la mauvaise chimie et protéger l’environnement (ça va souvent de pair !). Des dix commandements du naturel à nos astuces zéro déchets, vous trouverez à chaque page des conseils et des solutions simples, sûres et peu coûteuses – et les moyens de les appliquer, dans un monde idéal ET dans le monde réel !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre.

Marie Drucker et Sidonie Bonnec s’allient pour nous proposer un guide pratique des plus utiles et des plus enrichissants. Au fil des pages, elles vont nous livrer diverses astuces afin de mieux consommer, pour soi-même et également pour la planète.

Le guide est très complet. Certes, il ne va pas forcément au fond des choses, mais donne des pistes et des bonnes approches, afin d’aider le lecteur. J’y ai dénoté une multitude d’astuces très variées et toutes très intéressantes à découvrir.

Plusieurs thématiques sont abordées, telles que l’alimentation, les produits ménagers. Le guide est très varié et peut se découvrir au gré de ses envies de lectures.

La plume des auteures est accessible à tous. Avec un ton clair et sans détour, les explications sont faciles à suivre. J’ai trouvé original le procédé d’insérer quelques petites illustrations, ce qui rend la lecture plus visuelle.

Un très bon guide pour mieux consommer, afin de prendre soin de soi-même et de la planète. j’ai trouvé cela très intéressant et je recommande ce livre.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le corps de Sankara

Le corps de Sankara d’Agnès Clancier

  • Auteur : Agnès Clancier
  • Titre : Le corps de Sankara
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Le Rocher
  • Nombre de pages : 280
  • Parution : 11 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Daurat, soixante ans, grand voyageur, trois fois divorcé, vient de décrocher un contrat au Burkina Faso. C’est sans doute son dernier poste et il cherche un nouveau sens à sa vie en se lançant dans un projet audacieux, l’exploitation d’une mine d’or, un investissement qui se révélera plus risqué que prévu. De son côté, Lucie, encore étudiante, se remet d’un chagrin d’amour en préparant un doctorat en sciences de l’environnement et rejoint, à Ouagadougou, une association humanitaire. Dans ce pays à l’atmosphère étouffante, où la vie quotidienne est chaotique et la situation politique incertaine, la tension pointe.

Le Corps de Sankara raconte le cheminement de deux déracinés, désireux de reprendre leur vie en main et confrontés à une réalité africaine éloignée de leurs repères. Bousculés dans leurs habitudes, ils s’attachent peu à peu à ce pays, y forgent des amitiés, Yassia, Mathias, Blaise… jusqu’à ce que leurs destinées individuelles prennent un nouveau tournant, alors que la population se soulève.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Le Rocher pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Burkina Faso. Daurat travaille pour l’ambassade. Lucie, une jeune étudiante, y développe un projet aux côtés d’une association humanitaire. Ces deux personnages ont en commun une volonté de reprendre leur quotidien en main suite à un échec amoureux. Daurat est divorcé trois fois, et vit très mal sa dernière séparation avec Elisabeth. Quant à Lucie, elle se remet difficilement d’une rupture avec celui qu’elle croyait être son grand amour. Dans un pays totalement inconnu pour eux, ils vont apprendre à se reconstruire.

C’est un très beau roman que j’ai découvert. Une véritable histoire de résilience, où chacun des personnages va remettre ses certitudes en question et apprendre à avancer suite à diverses déceptions, principalement amoureuses.

Ce roman profond offre un véritable dépaysement tant pour ses personnages que pour son lecteur. Le cadre géographique est totalement immersif et les descriptions réalisées avec beaucoup de soin et de réalisme offre une véritable immersion.

J’ai fortement apprécié la manière dont l’auteure arrive à intégrer le contexte politique d’un pays qui change. Agnès réussit un mélange des genres, mêlant la petite histoire des personnages à la grande Histoire. C’est équilibré tout au fil des pages, et le tout forme un ensemble harmonieux.

Les personnages sont très bien construits. J’ai eu beaucoup d’empathie pour Lucie et j’ai eu peur des choix de Daurat, qui se sont pas judicieux à plusieurs reprises. Ils sont très bien esquissés, et aucun manichéisme est présent chez eux, ce qui est appréciable.

La plume de l’auteure est très agréable à lire et fluide à souhait. Chaque chapitre est consacré soit à Daurat, soit à Lucie. Cependant, j’aurais aimé davantage d’équilibre, puisque tout au fil du récit, l’auteure se concentre plutôt sur Daurat. J’aurais aimé retrouver Lucie un peu plus souvent. Les titres des chapitres sont très originaux.

Un roman qui constitue un véritable dépaysement, servi par deux personnages en reconstruction suite à une déception amoureuse. C’est un très beau roman, à l’écriture fluide. À découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

Lettre d’amour sans le dire

Lettre d’amour sans le dire d’Amanda Sthers

  • Auteur : Amanda Sthers
  • Titre : Lettre d’amour sans le dire
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 140
  • Parution : 3 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Alice a 48 ans, c’est une femme empêchée, prisonnière d’elle-même, de ses peurs, de ses souvenir douloureux (origines modestes, native de Cambrai, séduite et abandonnée, fille-mère, chassée de chez elle, cabossée par des hommes qui l’ont toujours forcée ou ne l’ont jamais aimée). Ancienne professeur de français, elle vit dans ses rêves et dans les livres auprès de sa fille, richement mariée et qui l’a installée près d’elle, à Paris.
Tout change un beau jour lorsque, ayant fait halte dans un salon de thé, Alice est révélée à elle-même par un masseur japonais d’une délicatesse absolue qui la réconcilie avec son corps et lui fait entrevoir, soudain, la possibilité du bonheur.
Cet homme devient le centre de son existence : elle apprend le japonais, lit les classiques nippons afin de se rapprocher de lui. Enfin, par l’imaginaire, Alice vit sa première véritable histoire d’amour. Pendant une année entière, elle revient se faire masser sans jamais lui signifier ses sentiments, persuadée par quelques signes, quelques gestes infimes qu’ils sont réciproques.
Le jour où elle maitrise assez la langue pour lui dire enfin ce qu’elle ressent, l’homme a disparu…
D’où la lettre qu’elle lui adresse, qui lui parviendra peut-être, dans laquelle elle se raconte et avoue son amour. Tendre, sensuelle, cette lettre est le roman que nous avons entre les mains : l’histoire d’un éveil. Ce qu’Alice n’a pas dit, elle l’écrit magnifiquement. Prête, enfin, à vivre sa vie.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, à l’aube de la cinquantaine, va faire la rencontre d’un japonais prénommé Akifumi, dans un salon de thé-massage. Elle va s’en éprendre totalement, mais n’osera pas exprimer ses sentiments. De plus, la communication est compromise, puisque Akifumi parle très mal le français. Peu importe, Alice s’inscrit à des cours de japonais. Elle va décider d’écrire une lettre à son amour platonique afin de tout lui révéler, ses sentiments comme ses secrets.

Je resssors réellement conquise de ce très beau roman épistolaire qui a la particularité de n’être construit que d’une lettre, celle d’Alice. C’est tout simplement magnifique la manière qu’a Alice de se révéler par petites touches à l’homme auquel elle n’ose pas révéler ses sentiments.

Alice va esquisser son rapport compliqué avec les hommes et les conséquences que cela a eu sur son quotidien. Devenue maman très jeune et peu respectée par les hommes en général, elle a en quelque sorte oublié la part féminine qu’elle abrite. C’est cette facette que va lui rendre Akifumi. Cette relation platonique va se révéler être une véritable renaissance pour Alice.

Tout au fil des pages, je me suis peu à peu attachée à Alice pour laquelle j’ai ressenti beaucoup d’empathie face à tout ce qu’elle a subi. Le fait de coucher sur un papier tous ses secrets lui permet de se libérer totalement. C’est vraiment émouvant de suivre son parcours et on se sent presque gênés de lire cette lettre si intime qui n’est destinée qu’à Akifumi.

La plume de l’auteure est d’une douceur indéfinissable. Les mots sonnent juste et sont choisis avec un grand soin. J’ai eu un petit coup de cœur pour ce style empli de sensibilité et de beauté. C’est le premier roman que je découvre d’Amanda Sthers et la plume m’a conquise. Elle réussit à faire passer les émotions d’une manière simple, sans avoir besoin de faire appel à des phrases alambiquées.

Un très beau roman épistolaire qui servira à la narratrice tant de déclaration amoureuse comme de libération afin de s’accepter pleinement. La plume est belle et je ressors bouleversée de cette lecture. A découvrir sans hésiter.

Ma note : 18/20

Thriller

La nuit d’avant

La nuit d’avant de Wendy Walker

  • Auteur : Wendy Walker
  • Titre : La nuit d’avant
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 18 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après une rupture difficile, Laura décide de tourner la page en se créant un profil sur un site de rencontres. Un premier rendez-vous est pris. L’homme s’appelle Jonathan Fields, il a 40 ans, il vient de divorcer. Pour le rencontrer, Laura part avec le mini van de sa sœur, Rosie, et l’une de ses robes. Elle sera, promet-elle, de retour le soir même. Le lendemain matin, elle n’est toujours pas rentrée. Que s’est-il passé cette nuit-là ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Laura quitte tout subitement pour retourner vivre à Branston chez sa sœur Rosie, son beau-frère Joe et son neveu Mason. Suite à une rupture amoureuse douloureuse, elle décide de repartir de New-York, où elle avait une situation laborale confortable. Elle va donc s’inscrire sur un site de rencontres et décrocher un premier rendez-vous. Pourtant, Laura ne rentrera pas comme elle l’avait promis à sa sœur. Que s’est-il passé ?

Wendy Walker refait appel à des thématiques qui lui sont chères dans ce nouvel opus. En effet, la notion de mémoire et de souvenirs sera très présente au fil des pages. Je dois dire que l’intrigue est tissée de manière ingénieuse et qu’avec peu de personnages et de rebondissements en cours de route, l’auteure a tout de même su me tenir en haleine tout au long de ma lecture.

Il ne faut pas lire ce roman comme un thriller qui suit les codes du genre, puisque Wendy a plutôt tendance à les casser, justement. Ici, aucune frénésie dans l’intrigue, bien au contraire. L’auteure dévoile par petites touches les pans de son récit et les mystères sont dévoilés avec beaucoup de parcimonie. Si l’on peut croire que l’on va tourner en rond, il ne faut pourtant surtout pas se décourager. Le dénouement est ingénieux et totalement inattendu.

Wendy prend le temps de travailler la psychologie des personnages, en particulier celui de Laura. Je l’ai trouvée très bien dépeinte et emplie de profondeur. L’auteure ne reste pas en surface et nous livre les personnages d’une manière authentique. Ce roman est vraiment un thriller psychologique et si vous appréciez ce genre littéraire, il vous faut découvrir cette auteure qui excelle dans ce domaine.

Les interactions entre les personnages sont intrigantes. Je me suis posée des questions tout au fil de ma lecture et l’auteure m’a totalement étonnée avec un dénouement auquel je ne m’y attendais absolument pas. Le seul petit bémol que je peux émettre, c’est la sensation d’une trop grande différence de rythme entre les trois quarts de l’intrigue et le tout dernier quart. En effet, on passe d’une espèce de langueur à une accélération brusque. J’aurais aimé avoir le même rythme tout au fil des pages. Malgré tout, cela m’a pas émaillé mon plaisir de lecture.

La plume de l’auteure est fine et profonde. J’ai été conquise par le schéma narratif. On passe de Rosie à Laura, et le tout est entrecoupé avec les comptes-rendus des séances de Laura chez son psychologue. Les passages de Laura sont écrits à la première personne et cela permet une immersion totale. À chaque début de chapitre, une indication spatio-temporelle est mentionnée, ce qui est appréciable afin de ne pas se perdre dans le récit.

Un roman psychologique très ingénieux, avec un dénouement totalement inattendu. L’auteure a su travailler ses personnages et créer un intrigue prenante. C’est une très bonne lecture que je recommande.

Ma note : 16/20

Non classé

Walter Appleduck, tome 1

Cow-boy stagiaire de Fabrice Erre et Fabcaro

  • Auteur : Fabrice Erre et Fabcaro
  • Titre : Walter Appleduck, tome 1 : Cow-boy stagiaire
  • Genre : Bande-dessinée
  • Éditions : Dupuis
  • Nombre de pages : 64
  • Parution : 1 février 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Walter Appleduck est un jeune homme cultivé, poli et bien éduqué qui fait un « master cowboy ». Le shérif de Dirtyoldtown et son adjoint Billy ont accepté de le prendre en stage pour lui apprendre les rudiments du métier.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Dupuis pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman graphique.

Dirty Old Town. Walter Appleduck rencontre le shérif de cette ville afin de lui demander de faire un stage en plein Far-West. Il fera alors équipe avec Monsieur Billy, et y découvrira tout ce dont il a besoin de savoir pour sa formation. À moins que ce ne soit finalement Walter qui ait beaucoup à enseigner à tout le monde.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman graphique qui m’a totalement conquise. Les auteurs ont su m’offrir de belles tranches de rires et j’en aurais volontiers lu davantage.

Ce roman graphique est divisé en plusieurs leçons qui vont constituer la formation de Walter. Si à chaque fois, cela débute avec un semblant de sérieux, cela finit toujours par une situation cocasse totalement délurée.

C’est vraiment un roman graphique que je pourrais qualifier d’intelligent, puisque sous couvert de franche rigolade, il y a des thématiques très actuelles qui sont présentes, et les auteurs ont eu la bonne idée de faire la part belle à certains préjugés qui sont tenaces. Ils vont ainsi aborder l’égalité des sexes, la presse, la politique, et livrer de manière très comique une véritable analyse tout en finesse des travers de notre société.

Le mélange des genres est très réussi et comique. Il ne faut pas oublier que les auteurs placent leur intrigue en plein dans le Far-West, et pourtant une multitude de références actuelles vont parsemer le texte. J’ai trouvé cela très original, mais surtout, c’est fait avec beaucoup d’ingéniosité.

J’ai été conquise par les graphismes que j’ai trouvé très soignés et très visuels. L’effet comique ne passe pas seulement par le dialogue, mais également par les dessins qui sont très représentatifs. Je suis bon public en règle générale, et je dois avouer que pour ma part, les effets comiques ont fonctionné à chaque fois.

Un roman graphique avec lequel j’ai passé un excellent moment de lecture et qui sous couvert de rires, est une véritable réflexion sur les préjugés qui parsèment notre société actuelle.

Ma note : 18/20

Policier

Le monde des anges

Le monde des anges de René le Gal

  • Auteur : René le Gal
  • Titre : Le monde des anges
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre des pages : 336
  • Parution : 11 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un homme, une femme et leur fils de dix ans sont retrouvés morts dans une chambre d’hôtes, louée pour des vacances dans le Var. La première hypothèse est celle d’un « suicide familial ». L’enquête est confiée au lieutenant Frédéric Belaïd, qui ne tarde pas à suivre une autre piste que celle du suicide.
Les crimes s’enchaînent et les questions, de plus en plus nombreuses, restent sans réponse. Puis un autre crime est commis. Et encore un autre.
Mais qui est le meurtrier ? Quel est son mobile ? Et s’il n’agissait pas seul ?
Le lieutenant Frédéric Belaïd et ses adjoints, la jeune lieutenante Ninon Fourier dont c’est le baptême du feu, et le major Thibault Silvere ne seront pas trop de trois pour élucider cette énigme qui les plongera dans un passé tragique et révélera de terribles secrets.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Le Var. Dans une chambre d’hôtes, un couple et leur fils vont être retrouvés morts. La première hypothèse est d’emblée celle d’un suicide familial. Frédéric, le lieutenant en charge de l’enquête, va suivre d’autres pistes. Que s’est-il réellement passé ?

Voilà un roman qui ne permettra pas une seule page de répit. En effet, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer une seule fois, et même si parfois j’aurais apprécié que l’auteur s’arrête sur certaines explications, j’ai tout de même apprécié ce rythme dans l’enquête.

Si au départ j’ai pensé à un schéma très classique, il n’en est rien. L’intrigue est réellement complexe et j’y ai retrouvé tous les ingrédients nécessaires afin de passer un bon moment de lecture.

Je me suis énormément attachée à l’équipe d’enquêteurs et en particulier Ninon, qui est en est à ses tout débuts. J’ai trouvé les personnages très bien dépeints. Si parfois j’ai trouvé que la résolution des faits se faisait de manière trop rapide et trop simple, cela ne m’a pas dérangée, même si à certains moments j’avoue que j’aurais apprécié avoir davantages d’explications. Le rythme est si effréné que l’auteur ne prend pas forcément le temps de tout nous expliquer dans le détail.

Les secrets sont nombreux et le déroulé de l’intrigue est sans failles. J’ai été très surprise par certaines révélations et le suspense est intact jusqu’au bout.

La plume de l’auteur est entraînante. Sous un style vif et audacieux, l’auteur va attraper son lecteur dès le début et il sera très difficile de lâcher ce roman.

Une enquête policière complexe, prenante et surprenante, servie par une écriture entraînante et une équipe d’enquêteurs attachants. Une très bonne lecture.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les trois vies de l’homme qui n’existait pas

Les trois vies de l’homme qui n’existait pas de Laurent Grima

  • Auteur : Laurent Grima
  • Titre : Les trois vies de l’homme qui n’existait pas
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 8 juillet 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Il fait partie des cinq sélectionné en tant que finalistes de la catégorie littérature blanche et dont je fais partie du jury. Ce roman ne faisait pas partie de mes sélectionnés, et ce pour plusieurs raisons, mais malgré tout, cela a été une bonne lecture. Je vous dis tout dans mon avis.

Pour retrouver le Prix des Auteurs Inconnus 2019, c’est par ici :

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Résumé

Tino n’existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d’un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l?État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s’inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu’il lui avait faîte un jour de vivre plusieurs vies !

Mon avis

Tino et son père ont vécu toute leur vie ensemble. Ils ont la particularité de n’exister pour personne. En effet, aucun des deux hommes n’est déclaré à l’état civil. Dès lors, ils vont mener une vie de bohème à bord de leur Citroën et en compagnie du Chien. L’animal de compagnie est un cadeau du père à son fils et ils n’ont jamais ressenti le besoin de lui trouver un autre nom. Pourtant, un jour, tout va basculer lorsque le père de Tino décède subitement. Il va alors devoir apprendre à vivre seul, mais surtout, il va honorer les volontés de son père. Il mènera plusieurs vies, puisque son père a toujours cru en lui.

C’est un très beau roman que j’ai découvert, mais je suis restée sur ma première impression au moment où j’ai découvert les dix premières pages. J’ai eu énormément de mal à y croire. Les deux hommes vont voyager, travailler, et ainsi de suite, sans avoir jamais été déclarés à la mairie. Cela semble un peu poussif, je dois bien l’avouer.

Mais en continuant cette lecture, je me suis aperçue du beau message que nous transmet Laurent au travers de Tino et de son récit, et j’ai pris le parti de laisser de coté mes à-prioris, pour simplement me laisser porter par ce que nous proposait l’auteur.

Finalement, c’est un roman qui m’a plu à bien des égards. Je me suis totalement attachée à Tino et à sa grande force de volonté. Une multitude de thématiques sont abordées avec tact. Laurent va en quelque sorte dénoncer la société de consommation dans laquelle nous évoluons.

De rencontres en expériences, Tino va vivre trois vies différentes. C’est original et ingénieux de la part de l’auteur. Même si ces trois vies sont distinctes, Tino est toujours reconnaissable de par ses valeurs et son authenticité.

La plume de l’auteur est très poétique. Si elle est très belle, pour ma part, je n’ai pas toujours été entraînée et j’ai trouvé que parfois l’ensemble pouvait paraître peu aéré. Très peu de discours sont présents. L’usage de la première personne est judicieux et permet de nous immerger totalement dans le quotidien de Tino.

Un très beau roman, aux allures de road-trip. Le postulat de départ ne m’avait pas forcément convaincue, mais tout au fil des pages, je me suis laissée séduire par cette quête de soi. À découvrir.

Ma note : 16/20