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Avant j’avais des principes, maintenant je suis papa

Avant j’avais des principes, maintenant je suis papa de Pierre-Etienne Bram

  • Auteur : Pierre-Etienne Bram
  • Titre : Avant j’avais des principes, maintenant je suis papa
  • Genre : Témoignage
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 204
  • Parution : 5 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

7 mars 2018. 01h52. Les yeux embués par l’émotion, j’ai coupé le cordon ombilical. J’étais alors persuadé que, comme tous mes potes qui avaient déjà vécu ça, devenir père serait facile. Mais hypersensible, sans expérience et peu documenté sur le sujet, j’ai rapidement compris qu’être parent ça ne s’improvisait pas. De l’accouchement aux premiers pas de bébé, vous pourrez lire le quotidien d’un homme bourré de principes qu’il m’a rapidement fallu mettre de côté face à cette nouvelle vie. Je vous raconte tout ce qu’on ne m’avait pas dit (au niveau de l’allaitement, des pleurs ou des conflits générationnels) mais que j’aurais eu besoin de savoir. Un livre qui s’adresse aux futurs parents et à toutes celles et ceux qui comme nous, ont bien galéré.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Pierre-Etienne Bram pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce récit.

Pierre-Etienne est avant tout un auteur de romans d’anticipation et de science-fiction. C’est ici sous une facette bien differente que je l’ai découvert. En effet, il va nous narrer ses premiers pas en tant que papa, et ce de l’accouchement jusqu’à la première année de son petit bout de chou.

C’est donc un récit très intimiste que va nous livrer Pierre-Etienne, et il nous dit tout, sans filtre et sans volonté de tout enjoliver. Devenir parents n’est pas une chose aisée et même si ce n’est que du bonheur, ce n’est pas toujours tout rose. C’est ce que va mettre en exergue l’auteur afin de donner des pistes tant aux futurs parents qu’à ceux qui sont justement en plein dans la période décrite.

Pierre-Etienne va nous montrer les diverses galères qu’autant lui, comme sa compagne ont dû traverser. Il nous narrera par exemple ainsi les problèmes de RGO (reflux gastro-œsophagien) qu’a enduré son petit bonhomme, avant qu’ils ne réussissent à trouver une solution. Mais également les parcours du combattant au moment de prendre des vacances tous ensemble, de l’organisation que cela demande, des casses-têtes pour trouver l’option adéquate pour garder bébé au moment de la fin du congé maternité de sa compagne et autres éléments qui constituent le quotidien de jeunes parents.

Les sujets sont très divers, et Pierre-Etienne ne manquera pas de nous montrer à quel point les avis reçus peuvent diverger. Finalement, chacun y va de son petit conseil, mais l’auteur mettra bien en avant que chaque cas est particulier, et que ce qui à marché chez l’un ne marchera pas forcément chez l’autre. J’ai en tête le passage où l’auteur nous décrit tous les conseils reçus pour réussir à calmer les pleurs de son fils pendant la nuit.

Ce qui fait la force de ce témoignage, c’est principalement d’avoir enfin le point de vue paternel. Pierre-Etienne se livre sans fard, et même s’il ne nous montre pas forcément la partie la plus positive, on ressent à quel point c’est pour lui un véritable bonheur de chaque instant que d’être devenu papa.

La plume de l’auteur est très intimiste et sincère. C’est un peu comme si par moments, Pierre-Etienne avait oublié qu’il pourrait être lu, et il se livre ainsi avec une sincérité sans égale. C’est beau, tendre et émouvant. Et surtout, il garde son humour tout au fil des événements, ce qui est admirable. Les débuts de chapitres sont illustrés de dessins très drôles. Pour avoir côtoyé Pierre-Etienne sur les réseaux sociaux, je peux affirmer que c’est un jeune homme très discret. J’y ai découvert ici quelqu’un de très sensible, et c’est cette même discrétion qui donne tant de valeur à ce témoignage, puisque Pierre-Etienne se livre littéralement à son lecteur et c’est loin d’être simple lorsque l’on est si réservé.

Un très beau récit qui narrera les premiers pas de l’auteur en tant que papa. Rien d’idyllique dans tout cela, juste de la sincérité, de l’authenticité et beaucoup d’émotions. C’est à découvrir sans hésiter.

Ma note : 17/20

Fantastique

Amours fauves

Amours fauves de Mélodie Smacs

  • Auteur : Mélodie Smacs
  • Titre : Amours fauves
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 248
  • Parution : 3 mai 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle.
Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer.
Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Megane et Tom sont deux équipiers que tout oppose et pourtant, ils vont être amenés à mener l’enquête sur un meurtre. Très vite, il semblerait que les deux cachent quelque chose. C’est un jeu de piste alliant fantastique et mystère qui va alors débuter.

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, même si je me dois de mettre en exergue quelques petits bémols qui m’ont parfois paru ralentir le rythme de l’intrigue. En effet, j’y ai trouvé certaines longueurs qui parfois n’apportaient rien à l’histoire et cela a quelques fois émaillé mon plaisir de lecture.

J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux que tout oppose. Alors que Tom est charmeur, Megane ne s’en laisse pas conter. Cela apporte des répliques cinglantes de la part de la jeune femme et les dialogues sont particulièrement piquants. J’ai beaucoup aimé la révélation au sujet de Megane. J’ai trouvé ces personnages très bien construits, et il faut dire que ce sont eux qui portent ce roman.

Quant à l’intrigue, je l’ai trouvée rondement menée mais parfois, l’auteure a eu tendance à s’éparpiller et à nous détailler des scènes qui n’apportent pas forcément des éléments nécessaires. J’ai dénoté deux parties bien distinctes dans ce roman, et elles n’ont pas forcément eu tendance à être égales.

La plume de l’auteure est très plaisante. L’auteure a le sens du détail, c’est assez descriptif, mais cela reste assez addictif à la lecture. Les chapitres sont de taille égale et l’ensemble est assez harmonieux.

Une belle découverte littéraire où l’auteure a su maintenir son suspense jusqu’au dénouement et malgré quelques petites longueurs, cela a été une bonne lecture.

Ma note : 15/20

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Coccinelle

Coccinelle de Florence Belkacem

  • Auteur : Florence Belkacem
  • Titre : Coccinelle
  • Genre : Récit
  • Éditions : Cherche-Midi
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 12 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dehors, il fait 5 °C, le temps est gris et venteux. Dans un instant, le prêtre va célébrer la messe d’enterrement de maman. Une coccinelle se pose sur ma main. D’où vient-elle, en ce mois de janvier ?

Quelques semaines plus tard, une deuxième coccinelle surgira, et d’autres encore… J’aimerais imaginer que c’est maman qui se manifeste, et, pourtant, le doute m’assaille. La prudence voudrait que je n’y croie pas, mais, au fil du temps, de nouveaux signes – un papillon, une biche, une bague… – m’entraînent dans un monde parallèle. Comme si les êtres disparus n’abandonnaient pas leurs proches et continuaient à les aider.

Saint Augustin et Victor Hugo auraient-ils raison : les morts seraient-ils  » des invisibles, mais pas des absents  » ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche-Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce récit.

Janvier, 2013. Lors de l’enterrement de sa maman, une coccinelle va se poser sur Florence. En plein hiver, l’apparition de ce petit insecte est un signe pour Florence, un signe de sa maman. Plus tard, ce seront d’autres coccinelles qui apparaîtront successivement dans la maison familiale et dans l’appartement de Florence. À chaque fois, Florence y verra le signe que sa maman lui envoie pour lui dire que même si elle ne peut plus la voir, elle est là, toujours.

Il y a des récits qui chamboulent, qui touchent d’une manière indicible, et celui-ci, pour ma part, en fait partie. J’ai été bouleversée et profondément émue par ce texte très intimiste. Florence va se livrer à son lecteur et aborder une thématique très douleureuse comme l’est le deuil de sa maman.

Florence va s’interroger tout au fil des pages sur la place que les défunts prennent dans le quotidien de tout en chacun, de la place qu’on leur donne. Pour elle, ils nous envoient des signes, pour peu que l’on ouvre les yeux et que l’on décide d’y croire. Et bien, pour ma part, j’ai été totalement réceptive à ce que me narrait Florence, et je n’ai pu m’empêcher de m’identifier à elle. Je me suis beaucoup impliquée dans ce que je lisais, et du coup, je suis ressortie chamboulée et je suis passée par une multitude d’émotions.

Les mots de Florence sont justes. Il n’est jamais facile de se livrer à son lecteur de cette manière, et Florence va être très généreuse, nous faisant part de ses sentiments tout au long des pages. Elle va nous faire part de tous les signes envoyés par sa maman, et nous livrer des pans très personnels de son histoire.

La plume de l’auteure est sobre, tout en douceur et d’une sincérité sans égale. Florence a entrecoupé la part personnelle de son récit avec des citations d’auteurs, des poèmes et des explications plus en avant sur ce sujet.

Un récit où l’auteure va se livrer sur une thématique très délicate à aborder. Sous une écriture sobre, juste et emplie de sincérité, le lecteur passera par des émotions fortes. Je ressors bouleversée et ce texte m’a profondément émue. À lire absolument.

Ma note : 19/20

Thriller

Le jour où Kennedy n’est pas mort

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R. J. Ellory

  • Auteur : R. J. Ellory
  • Titre : Le jour où Kennedy n’est pas pas mort
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 432
  • Parution : 4 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La vérité est plus forte que tout.

C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là.
En revanche, peu après, Mitch Newman, photojournaliste installé à Washington, apprend une très mauvaise nouvelle. La mère de Jean, son ex-fiancée, lui annonce que celle-ci a mis fin à ses jours.
Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Il découvre alors que Jean enquêtait sur la famille Kennedy. Peu à peu, le photographe va s’avancer dans un monde aussi dangereux que sophistiqué : le cœur sombre de la politique américaine.

Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative où l’on retrouve le clan Kennedy au complet ainsi qu’un certain Lee Harvey Oswald, JFK semble avoir échappé à son destin. Pour combien de temps ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Dallas, novembre 1963. Lee Oswald va rater sa cible, et Kennedy ne sera pas assassiné.

Washington, juillet 1964. Alors que pour Kennedy la course électorale afin de se faire réélire pour un deuxième mandat fait rage, Mitch, un jeune journaliste-photographe free-lance va apprendre une terrible nouvelle. Son ex-compagne Jean, celle-la même qu’il devait épouser il y a dix ans, est retrouvée morte. Elle se serait suicidée. Mitch, qui a bien du mal à y croire, va débuter une enquête qui le fera marcher sur les pas de Jean. Cette dernière était aussi journaliste et semblait s’intéresser de près à Kennedy. Que s’est-il réellement passé ?

Sous forme d’uchronie, qui n’est pas sans rappeler celle de Stephen King et son fameux « 22/11/63 », Ellory nous propose une véritable petite pépite sous fond d’intrigues politiques, de disparitions mystérieuses et de noirceur.

Je ressors essoufflée de ce thriller mené tambour battant. Je n’ai décelé aucune fausse note à un postulat de départ qui peut sembler avoir été revisité maintes fois. Pourtant, Ellory fait ressortir son récit de manière indéniable, puisqu’il en maîtrise tous les tenants et aboutissants et tous les codes de ce genre littéraire qu’est le roman noir.

J’y ai retrouvé une originalité époustouflante durant tout le récit. Bien évidemment, Ellory prendra des libertés, puisque pendant toute la fin de l’année 1963 et la moitié de l’année 1964, il va imaginer ce qu’aurait été le quotidien de Kennedy pendant sa présidence et comment se serait déroulée la campagne électorale. Ellory ne nous rend pas forcément la figure de Kennedy sous un jour très favorable, bien au contraire. Il la fait plutôt évoluer sous bien des travers, tels que trahisons et complots.

L’enquête de Mitch est des plus réussies. Elle m’a tenue en haleine tout au fil des pages, et j’ai été en immersion totale. Ellory s’est rénové avec ce récit, que j’ai trouvé être l’un de ses meilleurs opus, mais a gardé ce qui fait la force de ses romans, à savoir les personnages torturés. C’est le cas ici avec Mitch. Je l’ai trouvé très attachant et son parcours et ses méandres intérieurs m’ont beaucoup émue. J’ai eu une grande empathie pour lui. C’est l’un des personnages qui m’ a le plus touchée dernièrement.

Tout au fil des pages, la famille de Kennedy va faire son apparition, que ce soit son frère Bobby, sa femme Jackie , ou même sa fille Caroline. Ellory a su romancer le tout et tisser des intrigues au sein de ce clan si mythique. Ce ne sera pas le point central de ce roman, malgré tout, puisqu’il se concentre davantage sur les recherches de Mitch.

La plume est toujours aussi particulière. Le style de l’auteur est puissant et empli de noirceur. Lorsque je lis un roman d’Ellory, je sais que l’auteur ne se contentera pas de rester en surface. Il apporte une densité unique et un relief impressionnant à son récit. Cependant, à la différence de ses autres romans, j’y ai retrouvé davantage de rythme et beaucoup moins de langueur dans le déroulé de l’histoire. J’ai du coup encore plus apprécié cette lecture, les pages ayant défilé sans même m’en rendre compte.

Une uchronie où l’auteur revisite l’un des événements les plus marquants de l’histoire politique, et où sous fond d’intrigues, de disparitions, de mystères, un personnage principal torturé devra mener une enquête haletante. C’est une réussite totale et c’est un roman à ne pas manquer.

Ma note : 19/20

Policier

Faute grave

Faute grave de Lucie Whitehouse

  • Auteur : Lucie Whitehouse
  • Titre : Faute grave
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

L’inspectrice Robin Lyons doit rentrer au bercail, contrainte et forcée. Mise à pied pour faute grave après avoir remis en liberté un suspect en dépit des ordres de sa hiérarchie, l’espoir de Scotland Yard n’a pas d’autres choix que de retourner vivre chez ses parents, à Birmingham, avec sa fille de 13 ans qu’elle élève seule. Pour éviter de subir les remontrances de sa mère et de son frère à longueur de journée, Robin accepte d’aider Maggie, une détective privée spécialisée dans les arnaques à l’assurance et l’aide aux femmes précarisées. C’est ainsi qu’elles commencent à enquêter sur la disparition de Rebecca, qui n’a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours… Seule Corinna, son amie de toujours, semble ravie de revoir Robin. Mais quand elle est retrouvée morte dans les décombres de sa maison, ravagée par un incendie criminel, et que son mari, Josh, devient le principal suspect, l’inspectrice ne peut rester les bras croisés. Sans se soucier des conséquences de ses actes, elle décide de mener l’enquête de son côté, et se heurte alors au chef de la police locale, Sami Jafferi, son amour de jeunesse. Une surprise parmi d’autres, venue droit du passé, qui obligera Robin à se demander jusqu’à quel point on connaît vraiment ceux que l’on aime, et jusqu’où on peut aller pour protéger les siens…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Robin, ancienne inspectrice à Londres, se voit dans l’obligation de rentrer à Birmingham avec Lennie, sa fille, pour vivre chez ses parents. En effet, elle a été évincée de Scotland Yard pour faute grave suite au relâchement d’un potentiel coupable dans une affaire. Grâce à Maggie, une amie de sa mère, elle va avoir l’occasion de travailler en tant que détective privée. Elles vont ainsi enquêter sur la disparition mystérieuse de Becca, une jeune fille sans histoires. En même temps, Robin va apprendre le décès de sa meilleure amie Corinna en raison d’un incendie dans sa maison, lors duquel Josh, son mari, a mystérieusement disparu, et leur fils se retrouve gravement blessé. Alors que tout semble accuser Josh, Robin ne va pourtant pas accepter si facilement cette version.

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman policier sans prétentions, mais j’y ai parfois dénoté certaines longueurs et certains éléments qui n’apportaient pas toujours quelque chose à l’intrigue. Malgré tout, et même si le rythme n’est pas toujours égal, j’ai tourné les pages avec curiosité et le dénouement m’a surpise.

Ici, ce sont en réalité deux enquêtes qui sont menées de front, et bien évidemment, l’une concerne directement Robin, puisqu’il s’agit de ses deux meilleurs amis, Corinna et Josh. J’ai malgré tout trouvé que c’était l’enquête autour de Becca qui prenait davantage de place.

La trame de ce roman policier est finalement assez classique. C’est un jeu de pistes et de pièces de puzzle qui vont finir par s’emboîter pour créer un tout. Au fil des rencontres, de nouveaux éléments font leur apparition au compte-goutte et c’est peut-être mon seul reproche par rapport à cette lecture. J’ai trouvé que parfois l’auteure avait tendance à s’enliser et à partir dans des directions qui n’apportaient pas forcément quelque chose d’important à l’intrigue. Cela a parfois eu tendance à casser le rythme de l’histoire.

Les personnages sont assez bien construits, notamment celui de Robin que j’ai beaucoup appréciée. Elle est tenace et ne lâche rien. Bien évidemment, elle est obligée de rester forte puisque c’est elle qui élève seule sa fille. Elle est tout en nuances et très attachante.

La plume de l’auteure est fluide. Les chapitres sont assez longs et immersifs. Je me suis retrouvée à chercher les indices avec Robin et je voulais vraiment savoir ce qu’il en était. Je peux donc dire que l’auteure a su maintenir un bon suspense et titiller ma curiosité.

Un roman policier où l’auteure a parfois eu tendance à s’éparpiller, mais qui n’en a pas moins été un très bon moment de lecture que j’ai beaucoup apprécié. Le suspense reste intact jusqu’au dénouement. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

12 bis, Avenue du Maréchal-Joffre

12 bis, Avenue du Maréchal-Joffre d’Anne de Kinkelin

  • Auteur : Anne de Kinkelin
  • Titre : 12, bis Avenue du Maréchal-Joffre
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 3 juin 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Qu’avais-je, moi, pour commencer ? Une adresse : 12 bis, avenue du Maréchal-Joffre 78800 Houilles. Je n’aimais rien dans cette localisation. »

12 bis, avenue du Maréchal-Joffre, à Houilles. C’est son adresse. Banale, comme elle. Hôpital-maison-bac avec mention : un pur esprit dans un corps frêle et l’âme perdue dans un sfumato proche de la brume du lac de Côme. Mais voilà qu’un jour, réfugiée sur son toit, Léa acte la rupture. L’été est là. L’heure des possibles. Le moment rêvé pour quitter les siens et surtout, vérifier si la banalité du lieu où l’on vit détermine la grandeur de son destin.
Elle tient l’itinéraire parfait : parmi les milliers d’occurrences trouvées sur Google, quatre « 12 bis », des êtres dont elle ignore tout et veut tout savoir. 2615 kilomètres plein Sud, de Mérignac à La Colle-sur-Loup en passant par Tarbes et Biarritz, pour goûter à l’art des jardins sauvages, vivre sa vie à l’envers, rire de la colère et – qui sait ? – apprendre à aimer sa mère.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Et si une adresse pouvait influencer sur le destin de quelqu’un ? C’est ce que Léa va se demander. Cette jeune fille, qui a dû se battre toute sa vie pour sortir des affres de l’anorexie, a décidé de reprendre son quotidien en main à tout juste dix-huit ans. C’est un long voyage qui va débuter pour elle, puisqu’elle a pour but de rencontrer quelques personnes habitant tout comme elle au 12, Avenue du Maréchal-Joffre, mais dans d’autres villes de France.

Si j’ai apprécié ce roman, j’en attendais malgré tout davantage, et j’ai eu des moments où l’intérêt pour cette lecture se délitait quelque peu. Le postulat de départ est des plus intéressants, constituant la promesse d’un voyage initiatique. C’est vraiment ce qui m’a plu dans ce récit. La reconstruction de Léa comme fil conducteur est très émouvante à suivre.

Au gré de ses voyages et de ses rencontres, Léa va apprendre à se remettre en question, à se redécouvrir et à se donner les solutions pour évoluer. Les rencontres ne se feront pas toujours en douceur et parfois, le chemin sera semé d’embûches.

J’ai donc fortement apprécié ce pan du roman, constituant un apprentissage poétique, mais là où j’émets quelques bémols, c’est quant aux questionnements internes trop présents de la part des protagonistes, et qui ont parfois émaillé mon plaisir de lecture. Je les ai trouvés trop nombreux et l’auteure m’a parfois perdue. J’aurais voulu davantage un côté romancé de l’histoire et non pas juste le pan initiatique du récit.

La plume de l’auteure est emplie de douceur et très poétique. C’est un style très plaisant à suivre et la beauté de la mélodie des mots est indéniable. Les chapitres sont bien partagés, suivant à tour de rôle les impressions des personnages. Les passages faisant référence à Léa sont narrés à la première personne.

Un beau roman sur la reconstruction. C’est un véritable voyage initiatique que va mener la protagoniste. Même si je me suis parfois un peu perdue dans les questionnements internes incessants des personnages, cela reste une belle découverte.

Ma note : 15/20

Essai

Les antisèches du bonheur

Les antisèches du bonheur de Jonathan Lehmann

  • Auteur : Jonathan Lehmann
  • Titre : Les antisèches du bonheur
  • Genre : Essai
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 4 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Fondée en partie sur une approche originale de la méditation, Les Antisèches du Bonheur mêle un ensemble de principes et de pratiques destinés à tous ceux qui, pris dans des vies emplies d’obligations multiples et de stress, ont besoin de petits trucs, simples et rapides, pour se créer plus de moments de bonheur et diminuer l’impact et la durée de leurs pensées et émotions négatives au quotidien.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Jonathan Lehmann débute ce petit guide pratique en nous disant que probablement, lorsque nous découvrirons de quoi il s’agit, nous nous dirons, encore un roman qui nous promet de trouver le bonheur à chaque page et dans notre quotidien. La différence et ce qui fait ressortir ce livre des autres, c’est que justement il a été écrit par un homme qui a eu beaucoup de mal à découvrir ce bonheur et a été sujet à des vagues de spleen et de melancolie.

C’est cet élément qui a rendu ma lecture différente. J’ai trouvé tout l’ensemble parfaitement crédible et je n’ai pas eu la sensation de conseils jetés en vrac sur le papier. L’auteur puise dans son expérience personnelle et nous raconte en détail les techniques utilisées afin d’atteindre cette sensation de bonheur.

Si toutes les idées ne sont pas forcément novatrices et ont été abordées maintes fois, Jonathan les illustre d’exemples clairs et précis et montre à quel point elles ont contribué à l’aider. Il nous propose des pistes simples à suivre, sans avoir aucune prétention ni jamais affirmer que c’est de cette manière qu’il faut impérativement procéder. Bien au contraire, le ton n’est jamais moralisateur et ce sont des conseils bienveillants basés sur la propre expérience personnelle de l’auteur.

La plume est des plus abordables et Jonathan allie franchise et sincérité dans son texte. C’est facile à lire et l’auteur ne va pas s’encombrer d’idées compliquées. Il va tout simplement nous proposer des concepts clairs et concis.

Un guide pratique ou l’auteur nous propose des pistes pour atteindre le bonheur, le tout illustré au travers de ses propres expériences. C’est ludique et abordable. Un livre enrichissant à découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Une baignoire de sang

Une baignoire de sang de Béatrice Hammer

  • Auteur : Béatrice Hammer
  • Titre : Une baignoire de sang
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 308
  • Parution : 13 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pourquoi Julie, jeune pigiste talentueuse, est-elle morte, les veines ouvertes, dans sa baignoire ? Et qui est donc Mina, cette jeune fille asociale, qui vit dans la rue depuis le jour de ses 18 ans, et dont les proches semblent mourir les uns après les autres ?
Gloria Basteret, enquêtrice à la Crim, va tout faire pour répondre à ces questions. En plus de son enquête, Gloria doit supporter les exigences de son nouveau chef qui la déteste, s’occuper seule de ses deux enfants, veiller au bien-être d’un cheval nain… et rêverait de réinvestir une vie amoureuse trop longtemps négligée. Ceci l’amène à user de méthodes peu orthodoxes, sans prendre la mesure des dangers qu’elle fait courir à ses proches, en particulier à ses enfants.
Dans ce roman noir plein de suspense, Béatrice Hammer bouscule les clichés et met en scène des personnages aussi attachants qu’originaux.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Julie, une jeune pigiste, est retrouvée les veines ouvertes dans sa baignoire. D’une autre part, Mina, une jeune SDF, subit la perte successive de ses proches. Ces deux mystères vont amener Gloria, enquêtrice à la Crim, à mener son investigation. Que s’est-il passé ?

J’ai passé un excellent moment de lecture avec cette petite enquête qui certes, peut paraître simple de prime abord, mais qui sait maintenir le suspense jusqu’au dénouement. En peu de pages, l’auteure a su poser une mise en place qui immerge le lecteur dès le départ.

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce thriller, c’est la manière dont l’auteure va casser les clichés du genre. En effet, ici il n’y aura pas d’héroïne de fer face à toute épreuve. Bien au contraire, Béatrice nous dépeint une enquêtrice incroyablement humaine et souvent débordée, notamment de par le fait qu’elle élève seule ses deux enfants.

Béatrice a su instaurer une certaine profondeur à ses personnages, et elle n’a pas délaissé le personnages secondaires, puisque chacun d’entre eux aura sa part d’importance. L’intrigue gagne en intensité au fil du récit, et j’ai tourné les pages avec beaucoup de curiosité tant je voulais savoir quel en serait le dénouement.

La plume de l’auteure est d’une très grande fluidité et c’est très plaisant à lire, puisque les pages défilent sans s’en rendre compte. Je n’ai pas dénoté de longueurs, et pourtant l’auteure entrecoupe parfois le côté enquête avec le côté personnel de Gloria. Malgré tout, elle a parfaitement su doser ce pan du roman et cela donne un thriller très réussi.

Une enquête qui maintiendra son suspense jusqu’au dénouement, servie par un personnage féminin des plus attachants. C’est une très bonne lecture pour ma part et j’ai fortement apprécié la plume très fluide de l’auteure.

Ma note : 17/20

Romance auto-édité

Emmène-moi à l’océan

Emmène-moi à l’océan de Nelly Weaver

  • Auteur : Nelly Weaver
  • Titre : Emmène-moi à l’océan
  • Genre : Romance
  • Éditions : Bookelis
  • Nombre de pages : 534
  • Parution : 27 février 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est : ici

Résumé

La vie peut être aussi monotone qu’excitante. Le but est de trouver ce petit truc, ce détail insignifiant qui vous fait vibrer. Celui qui vous fait dire : je suis vivant.
Je n’ai longtemps été qu’une âme vagabonde sans trouver un sens à ma vie. Il faut parfois s’armer de patience et un jour, vous vous levez et vous dites que c’est aujourd’hui que tout doit changer. Vous retroussez alors vos manches et vous ne désirez qu’une chose, donner un sens à votre existence.

L’océan, c’est ma came. Chaque jour, je laisse l’adrénaline me parcourir comme une envie irrésistible. Je ne peux pas m’en passer. Aujourd’hui, j’ai tout ce dont j’ai besoin. Des amis sur qui je pourrai toujours compter, un travail qui me comble et bien évidemment, mes vagues.

Je pensais ma vie parfaite.
Et puis, je l’ai rencontrée.
Et puis, tout a changé.

Avant de commencer

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, dans la catégorie romance. Il fait partie des cinq finalistes. Je dois avouer qu’il ne faisait pas partie de ma sélection, n’ayant pas eu ce petit quelque chose qui me donnait envie d’en savoir plus. C’est tout de même avec plaisir que je me suis plongée dans ce roman, et j’en ressors malheureusement déçue. Je vous explique tout.

Retrouvez le Prix des Auteurs Inconnus 2019 :

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Mon avis

Leslie et Lina sont deux colocatrices qui s’entendent très bien. Même si cela fait peu de temps qu’elles se connaissent, Leslie a tissé de vrais liens d’amitié avec Lina et n’a pas hésité à lui dire oui pour emménager avec elle. Pourtant, Lina pensait que ce serait une rude affaire que de trouver un appartement à partager. En effet, elle élève seule sa petite fille de quatre ans, Lilly. Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’un dégât des eaux ne les oblige à trouver temporairement un nouveau logement. Leslie a alors l’idée de demander de l’aide à son frère Reese. Ce dernier habite avec trois de ses amis, Nate, Don et Aiden, amoureux de l’océan et de surf. Ce dernier fera vaciller toutes les certitudes de Lina.

C’est avec déception que je referme ce livre. Lorsque je lis une romance, j’aime y retrouver de la fraîcheur et une petite pointe d’originalité. Or, il se trouve qu’ici, il m’a semblé avoir eu droit à tous les clichés possibles et imaginables. C’est vraiment ce qui m’a posé problème et je m’en explique.

J’ai trouvé les personnages très clichés et très peu creusés psychologiquement. Ils ont pourtant pour la plupart des fêlures et des secrets à cacher mais ils sont finalement très banals. Je dois dire que c’est Aiden qui m’a particulièrement exaspérée. Il représente à lui tout seul tout ce que je n’aime pas chez un personnage. Prétentieux, avec une conversation qui ne vole pas bien haut et superficiel. Il m’a eu l’air juste intéressé par le physique de Lina et par le jeu de séduction, donc forcément les conversations ne sont guère passionnantes.

Les dialogues sont également fades, répétitifs. J’ai bien saisi à quel point Lina plaisait à Aiden et ses amis. Cela manque totalement de finesse et j’ai été exaspérée par Aiden tout au fil de ma lecture. Pourtant, l’auteure aurait pu en faire un personnage plus fouillé, plus profond et plus sensible.

J’en ressors d’autant plus déçue parce que l’auteure avait réussi son personnage féminin principal, Lina. Chez elle, j’y ai retrouvé une femme forte qui est obligée d’élever sa petite fille toute seule et qui a du mal à se laisser aller. Elle cache elle aussi un très lourd secret. C’est cette dualité entre Lina et Aiden qui m’a posé problème. Je n’arrêtais pas de me demander comment Lina pouvait s’intéresser à un homme aussi superficiel. Cela ne rendait pas crédible cette romance.

Tout au fil des pages, je n’ai pas ressenti une réelle évolution des personnages. Cela stagnait. Il n’y a eu que Lilly qui mettait du piment à tout cela. L’humour est très convenu et Aiden est parfois à la limite du goujat. Malgré tout, je me suis laissée prendre au jeu par de très bons passages.

La plume de l’auteure m’a plu. C’est vraiment l’histoire qui m’a déroutée. Par contre, je me dois de mentionner quelques coquilles subsistantes et le manque régulier des accents circonflexes. Je suis obligée d’en faire part, mais ce n’est pas ce qui aura fait baisser mon appréciation, puisque dans l’ensemble, c’est bien écrit et fluide. J’ai fortement apprécié l’alternance des points de vue entre Lina et Aiden, avec à chaque fois l’usage de la première personne pour permettre une immersion totale aux lecteurs.

Une déception pour ma part, ayant retrouvé tous les clichés qui sont propres aux romances, et surtout à cause d’un personnage masculin auquel j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher. Malgré tout, la plume de l’auteure m’a plu et je ne serais pas contre à l’idée de la redécouvrir dans une autre histoire.

Ma note : 11/20

Thriller

La dernière veuve

La dernière veuve de Karin Slaughter

  • Auteur : Karin Slaughter
  • Titre : La dernière veuve
  • Genre : Thriller
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 592
  • Parution : 1 avril 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Août 2019. Une attaque à la bombe touche un quartier stratégique d’Atlanta. Sara Linton et son compagnon Will Trent, enquêteur pour le Georgia Bureau of Investigation, se précipitent sur le lieu de l’explosion. Alors que Sara tente de venir en aide aux victimes, elle est enlevée sous les yeux de Will par les poseurs de bombes et conduite au pied des Appalaches, dans un camp peuplé d’hommes armés et de femmes en longues robes blanches.
Ce groupuscule paramilitaire aux airs de secte prévoit de multiplier les attaques terroristes à l’échelle nationale afin de rétablir la suprématie de l’homme blanc. La menace est sans commune mesure. Le danger, imminent. Ensemble, Will et Sara parviendront-ils à déjouer l’attentat le plus meurtrier du xxie siècle ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Michelle se retrouve au magasin avec sa fille Ashley. Lorsque la mère et la fille sont dans le parking et qu’elles s’apprêtent à repartir, une personne surgit pour enlever Ashley. Du moins, c’est ce qu’il semble au début, puisque finalement, Ashley réussissant à s’échapper, c’est auprès de Michelle que les ravisseurs s’en prennent. Quelques semaines plus tard, Sara et Will, couple d’enquêteurs, sont dépêchés dans un quartier d’Atlanta, où une attaque à la bombe est survenue. C’est là que Sara va se faire enlever à son tour. Que se passe-t-il donc ?

Je découvre toujours avec plaisir les thrillers de Karin Slaughter, que je trouve particulièrement aboutis et dont les intrigues complexes sont de véritables page-turners. Cet opus ne va pas déroger à la règle et je ressors sonnée par cette lecture des plus intenses.

Pourtant, je dois bien avouer qu’au départ, je me suis sentie quelque peu effrayée par le nombre conséquent de pages et il faut reconnaître que parfois Karin s’enlise un peu et aurait gagné à raccourcir légèrement son intrigue. Malgré tout, c’est aussi ce qui permet à l’intrigue de gagner en intensité, de devenir pesante et d’immerger totalement le lecteur au fil des pages,

Ici, l’auteure va proposer un intrigue très complexe et elle n’a pas fait dans la facilité. Le suspense est très présent, et même si on comprend vite où se retrouve Sara, c’est avec beaucoup d’angoisse que j’ai tourné les pages, craignant pour elle et me demandant de quelle manière elle allait s’en sortir.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé l’enquêteur phare de Karin, à savoir Will Trent. Même si ce tome est davantage centré sur Sara, Will va tout de même garder une place importante dans l’intrigue. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu les précédentes enquêtes de Will pour suivre celle-ci. Malgré tout, c’est toujours un plus afin de suivre son évolution.

La plume de l’auteure est toujours aussi addictive. Le schéma narratif est plaisant et immersif. Karin a proposé un suspense présent tout au fil des pages, malgré quelques petits passages un peu lents et parfois répétitifs. Elle distille les éléments peu à peu et cela permet à la tension de monter crescendo.

L’auteur nous propose encore une fois une intrigue prenante, immersive, et c’est un véritable page-turner qui devient très difficile à lâcher au fil des pages. C’est une réussite.

Ma note : 17/20