Jeunesse

La vie compliquée de Léa Olivier

La vie compliquée de Léa Olivier de Catherine Girard-Audet

  • Auteur : Catherine Girard-Audet
  • Titre : La vie compliquée de Léa Olivier
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Kennes
  • Nombre de pages : 48
  • Parution : 5 avril 2017
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Ce premier tome de « La Vie compliquée de Léa Olivier » nous emmène à Montréal, en compagnie de Léa, 14 ans, qui vient tout juste d’y emménager avec ses parents. Séparée de sa meilleure amie Marilou et de son amoureux Thomas, elle peine un peu à se faire à son nouvel environnement. Il faut dire qu’entre les maladresses de Thomas, pas très doué pour les relations à distance, les filles du lycée qui la prennent de haut et son frère Félix qui joue les beaux gosses, Léa se sent parfois un peu seule. Heureusement, il y a Marilou, à qui elle raconte tout, par mail et par chat. Laquelle la tient au courant de la vie de leur village, des faits et gestes de Thomas et des aléas de sa vie amoureuse…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Kennes pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Léa, jeune adolescente, est contrainte de déménager à Montréal, ses parents devant s’y rendre pour le travail. Elle est très angoissée puisqu’elle laisse derrière elle et à plus de 400 kilomètres son petit ami Thomas et sa meilleure amie Marilou. Elle se sait timide et elle pressent qu’elle aura beaucoup de mal à s’intégrer dans son nouvel établissement scolaire.

Il s’agit ici de la version bande-dessinée des aventures de Léa et j’ai passé un excellent moment de lecture. L’auteure nous propose un scénario assez simple et banal, mais d’emblée j’ai ressenti beaucoup d’attachement pour Léa et j’ai eu beaucoup d’empathie pour elle lors de ses nombreuses déconvenues.

L’auteure a su mettre en exergue des thématiques qui font le quotidien de tout adolescent, ainsi que de belles valeurs, telles que l’amitié et la loyauté. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Marilou également. La belle amitié qui unit les jeunes filles malgré la distance est touchante.

Les graphismes sont bien réalisés. Beaucoup de couleurs et de luminosité transparaissent au travers de ces planches, et le confort de lecture est indéniable. Il y a quelques expressions québécoises accompagnées de leurs significations en bas de page.

Une bande-dessinée qui permet de découvrir le personnage principal récurrent d’une saga. J’ai fortement apprécié cette lecture et je découvrirai la suite des aventures de Léa avec plaisir. À découvrir.

Ma note : 17/20

Jeunesse

31 lettres

31 lettres d’Élodie Wang

  • Auteur : Élodie Wang
  • Titre : 31 lettres
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : HLAB
  • Nombre de pages : 103
  • Parution : 18 mars 2020
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Résumé

Cher lecteur,

Un matin en me réveillant, je me suis dit : « J’aimerais avoir une correspondance avec quelqu’un. »

Une vraie de vrai, avec des mots griffonnés sur des couches de papier, le stylo grattant l’encre et le bonheur de sentir le froissement de la feuille que l’on plie.

Alors je me suis lancée. J’ai rédigé trente et une lettres pour les trente et un élèves de ma classe de terminale. J’ignore s’ils me répondront, mais je suis fière d’avoir fait le premier pas.

Ce livre, c’est une autre lettre. Une lettre que je t’adresse, lecteur.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Édition HLAB pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

S., une jeune adolescente dont on connaîtra le prénom à la toute fin, est en terminale et sur le point de passer son baccalauréat. Elle va alors décider d’écrire 31 lettres, une pour chacun des élèves qui partagent sa classe.

J’avoue que même si je n’ai pas toujours compris la démarche de l’auteure, j’ai tout de même beaucoup aimé ce roman qui est épistolaire. Les lettres sont intéressantes, c’est bien écrit et j’ai apprécié de découvrir au travers de lettres le microcosme que constitue une classe de terminale.

Au fil de ces missives, la rédactrice va peu à peu révéler les tenants et aboutissants des relations entre ces adolescents. Elle va adresser à chacun d’entre eux des mots très personnels, et Élodie Wang va au travers de ce biais aborder une multitude de thématiques importantes et qui tracassent bien souvent les adultes en devenir.

Cependant, si le procédé initial m’a séduite, j’ai fini par me lasser parfois de ce système de narration. Il faut savoir qu’ici, cette lecture va se résumer à des lettres. Il n’y a aucune autre forme de narration et j’aurais bien aimé voir entrecoupées ces lettres qui donnent une sensation de statisme avec un récit plus vif et des dialogues, et ainsi voir évoluer les personnages entre eux.

La plume est fluide et très douce. Les lettres sont bien écrites, et l’on ressent beaucoup de sincérité de la part de la rédactrice. J’ai eu des moments d’émotions mais j’ai parfois eu l’impression de ne pas réussir m’impliquer davantage dans ce que je lisais. Il faut dire qu’une multitude de personnages nous sont présentés et que l’on a très peu de temps pour s’attacher à eux, puisqu’à chaque nouvelle missive, c’est un nouveau personnage qui fait son entrée.

Un roman épistolaire par lequel l’auteure aborde des thématiques importantes. Si j’ai apprécié ma lecture, il y a eu des moments où je me suis lassée de me retrouver avec simplement des lettres écrites, à la suite, ce qui a créé peu d’attachement avec les personnages.

Ma note : 15/20

Policier

Ne te perds pas en chemin

Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima

  • Auteur : Margaret Mizushima
  • Titre : Ne te perds pas en chemin
  • Genre : Policier
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 352
  • Parution : 16 janvier 2020
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Résumé

MOYENDans les étendues sauvages du Colorado, une jeune flic enquête sur une mystérieuse disparition et de sombres trafics. Un décor envoûtant pour un roman au suspense psychologique prenant. Agent de police dans l’unité cynophile de Denver, Mattie Cobb est appelée en urgence dans sa ville natale de Timber Creek : Adrienne Howard, la petite amie du shérif adjoint, a disparu. La jeune femme travaille dans le luxueux spa local, mais aussi dans les ranchs alentour, où elle prodigue des soins aux chevaux de course.

Accompagnée de son fidèle berger allemand, Robo, Mattie peut compter sur l’aide de Cole Walker, un ami vétérinaire fraîchement divorcé. Mais l’enquête est plus périlleuse qu’elle n’y parait et, en plongeant dans le passé d’Adrienne, Mattie réalise bientôt que ce sont ses propres démons qu’elle va devoir affronter. Les épaisses forêts enneigées du Colorado n’ont pas fini de livrer leurs secrets. Et le danger guette ceux qui s’aventurent trop près de la vérité…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici du second tome des enquêtes de Mattie. Cette dernière est agent de police dans une unité cynophile. Elle est toujours accompagnée de son chien Robo, fidèle compagnon lors de ses enquêtes. Ici, c’est la disparition d’Adrienne, la petite amie du shérif adjoint, qui sera au centre des recherches.

J’avoue avoir passé un bon moment de lecture, malgré une enquête policière beaucoup trop classique et surtout un brin trop prévisible. Malgré tout, cela se lit bien et c’est intéressant à suivre, de par le personnage principal féminin auquel j’ai accroché d’emblée.

L’auteure prend énormément de temps à faire démarrer une histoire qui débute donc avec un rythme trop lent. Il n’est pas obligatoire d’avoir lu le premier tome, mais je ne peux que vous recommander de le faire, afin de suivre au mieux l’évolution des personnages.

L’enquête n’est pas forcément le point fort de ce roman. Je l’ai trouvée par moments un peu trop prévisible et le dénouement n’est pas vraiment surprenant. Ce qui m’a surtout plu, c’est le personnage de Mattie, et la relation qu’elle entretient avec son berger allemand, Robo. C’est décrit avec beaucoup de réalisme et c’est vraiment intéressant et original.

La plume de l’auteure est fluide. Le style n’est pas forcément entraînant, et s’il est vrai que le début est quelque peu lent, la dernière partie s’accélère davantage et gagne en rythme. L’auteure sait également créer un ambiance particulière.

Un roman policier classique de par son enquête, mais relevé par un personnage principal féminin auquel j’ai beaucoup accroché. Une lecture intéressante.

Ma note : 15/20

Contemporain

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny de Boris Lanneau

  • Auteur : Boris Lanneau
  • Titre : Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : XO
  • Nombre de pages : 348
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

-« Hôtel casino Barrière, Lille ¬— 3 h 57

On est trente, quarante à tout casser, réunis sur le parvis de l’hôtel, il fait froid. Le concert est terminé. Toute la nuit, on a fumé clope sur clope pour se réchauffer, jusqu’à ce qu’un fourgon noir débarque. Doucement je plonge la main dans mon sac à dos et sors le recueil de mes chansons… »

Pour Boris Lanneau, c’est le début d’une extraordinaire aventure.

Johnny, en un éclair, s’empare du recueil. Un matin, alors que Boris n’attend plus rien, un coup de fil le réveille : la star a aimé ses chansons, il en a choisi une, Tomber encore, et l’a enregistrée. La dernière du rockeur, la première écrite par un fan.

Ce livre est le récit d’un petit miracle. derrière la chanson défile la vie d’un amoureux des mots à qui Johnny apporte une force infinie. C’est aussi l’histoire bouleversante d’un fils et d’un père qui peinent à se dire les choses, sauf quand ils parlent de leur idole…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions XO pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Un jour, j’écrirai une chanson pour Johnny. C est la promesse que fait un jour Boris à son père. Être fan de Johnny Hallyday, cela se transmet de père en fils dans cette famille. Et c’est donc le parcours unique parcouru par Boris pour réussir à réaliser ce rêve qui va être narré page après page.

J’ai beaucoup aimé ce témoignage relaté sous forme de roman. L’auteur se livre littéralement à son lecteur et j’ai parfois eu la sensation de lire un journal intime. Il nous dévoile ses grands rêves, ses doutes, et crée une proximité inédite entre son lectorat et lui-même.

Bien évidemment, les références à l’univers de la chanson sont au centre de ce récit, mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que Boris ne s’en tient pas là. On le sent impliqué dans ce qu’il nous raconte, et non pas en retrait. Il n’hésitera pas à nous livrer des moments intimes de son quotidien, à analyser les relations qu’il entretient avec ses proches.

Le parcours qu’il a mené afin de réussir son rêve d’écrire une chanson pour son idole n’est pas banal, et parsemé d’embûches et de contrariétés. J’ai beaucoup aimé suivre Boris dans sa quête, d’autant plus qu’il nous la relate avec beaucoup de détails.

La plume de l’auteur est franche et captivante. Boris a le souci du mot juste et cela transparaît tout au long du récit. C’est teinté de douceur et j’ai senti le grand parolier qui se cache derrière l’écrivain. Boris a beaucoup de talent au moment de manier les mots.

Un très beau récit, sous forme de témoignage intimiste, qui relate le parcours de l’auteur pour réaliser son rêve, à savoir écrire une chanson pour son idole. C’est empli d’anecdotes et très bien écrit. Je recommande.

Ma note : 17/20

Thriller

Pièces détachées

Pièces détachées de Phoebe Morgan

  • Auteur : Phoebe Morgan
  • Titre : Pièces détachées
  • Genre : Thriller
  • Éditions : l’Archipel
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 2 avril 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Londres, janvier 2017. Corinne semble mener une vie sans souci. Pourtant, la jeune femme a déjà eu recours à trois tentatives de fécondation in vitro – sans succès. Mais cette quatrième fois, elle en est sûre, est la bonne. Sa dernière chance d’avoir un bébé.

Quand, un beau matin, elle découvre une étrange pièce de bois sur le pas de sa porte, elle y voit un signe du destin. Car cette petite cheminée appartenait à la maison de poupée que son père – mort il y a tout juste un an – avait fabriquée pour elle et sa sœur quand elles étaient enfants.

Puis, d’autres éléments de cette maison de poupée réapparaissent bientôt. Sur son bureau, dans sa cuisine….Elle prend peur. Qui s’introduit chez elle ? Qui l’espionne ? Et, surtout, pourquoi ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres. Corinne, mariée à Dominique, n’arrive pas à tomber enceinte. Elle se soumet à plusieurs FIV, subissant à chaque fois le même échec. De son côté, Ashley, sa sœur aînée, est mariée à James et a trois enfants. Tout semble aller pour le mieux, et pourtant, elle va commencer à avoir des doutes sur son mari, celui-ci rentrant de plus en plus tard du travail. Les deux sœurs sont sujettes à des phénomènes étranges, recevant par petits bouts les pièces détachées de leur maison de poupée d’enfance. Que se passe-t-il ? Qui cherche à les effrayer ?

J’ai beaucoup aimé ce thriller que l’on peut qualifier de domestique. Si la mécanique reste assez classique, l’auteure a tout de même réussi à maintenir un bon suspense tout au fil des pages, et à me surprendre avec le dénouement.

Cependant, je peux reprocher un gros manque de rythme à cette histoire, ce qui n’est pas propre de ce genre littéraire. J’ai trouvé parfois que l’auteure s’enlisait dans des descriptions qui ne servaient pas forcément l’intrigue, mais qui la ralentissaient plutôt. Il faut s’accrocher durant le premier quart de l’histoire, l’auteure prenant le temps de bien poser son intrigue. Une fois que c’est chose faite, cela devient davantage entraînant.

J’ai beaucoup aimé les personnages des deux sœurs qui m’ont beaucoup touchée, chacune à sa manière. Le combat de Corinne pour devenir mère est bouleversant. Elle m’a parue sensible même s’il est vrai que parfois, j’ai trouvé son caractère peu affirmé.

La plume de l’auteure est fluide et simple. Dans un style doux, elle prend le temps de poser les bases d’une intrigue qui monte en puissance au fil des pages. Chaque chapitre est abordé sous le point de vue de l’un des protagonistes, et j’aime beaucoup ces schémas narratifs.

Un thriller classique mais efficace. Bien que le rythme puisse paraître long à certains moments, l’auteure su maintenir un suspense maîtrisé. Une bonne découverte.

Ma note : 16/20

Essai

J’ai tout mon temps

J’ai tout mon temps de Laura Vanderkam

  • Auteur : Laura Vanderkam
  • Titre : J’ai tout mon temps
  • Genre : Essai
  • Éditions : Guy Saint-Jean
  • Nombre de pages : 288
  • Parution : 22 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Pas le temps de faire du sport? De lire? De jouer? De passer plus de temps avec votre douce moitié, vos enfants, vos amis? Jamais assez de temps de… prendre le temps?

Dans cet ouvrage, l’experte en gestion du temps Laura Vanderkam prouve que pour en accomplir davantage vous devez agir comme si vous aviez tout votre temps. Grâce à 7 principes tout simples, vous reprendrez enfin le contrôle des 168 heures qui composent votre semaine!

Par ailleurs, l’auteure décrit les changements d’attitude qui vous permettront de vous sentir plus calme durant les jours les plus occupés, présente des témoignages inspirants et offre des outils efficaces pour vous aider à en faire plus sans jamais plus vous sentir dépassé.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Guy Saint-Jean pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Laura Vanderkam est experte en gestion du temps. Elle va nous offrir ici un essai sur la nécessité de souffler et de prendre son temps au lieu de tout faire à toute vitesse.

Laura va nous permettre au travers de sept grands principes à apprécier les moments de calme qui jalonnent notre quotidien et à réapprendre à gérer au mieux son temps. Elle nous fera une analyse de ce fameux « congé d’horloge », cette impression de liberté temporelle. Malgré tout, même si ce sentiment est grisant, il est trop souvent parasité par nos obligations et nos nécessités qui demandent justement du temps. Il est donc très difficile de profiter de ce dernier à sa juste valeur.

C’est donc au travers de sept préceptes que l’auteure va nous fournir des débuts de piste qui vont nous permettre de profiter au mieux de ce bien si précieux qu’est le temps. Elle va alors notamment nous parler de l’importance fondamentale d’apprendre à prendre son temps, et surtout de lâcher prise.

L’auteure va illustrer le tout d’exemples concrets qui vont permettre au lecteur d’y voir plus clair. Ce court essai à la simple vocation de nous fournir un début de piste quant à la gestion de notre temps pour être à même d’en tirer le meilleur parti.

La plume de l’auteure est concise, claire et précise. Elle ne va pas partir en digressions inutiles et va à l’essentiel. Dans un style fluide et accessible à tous, elle va nous exposer clairement ses solutions concrètes.

Un court essai permettant de reprendre conscience de l’importance de bien savoir gérer son temps. L’auteure en parle de manière concise et c’est un ouvrage abordable pour tous.

Ma note : 17/20

Romance

How you found me

How you found me d’Aëla Liper

  • Auteur : Aëla Liper
  • Titre : How you found me
  • Genre : Romance
  • Editions : Harlequin
  • Nombre de pages : 222
  • Parution : 11 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans la vie, Alix a trois passions : les comédies romantiques, le chocolat et Tom Copland, célèbre acteur américain au regard de braise et à la fossette craquante. Alors, quand elle a appris que son prochain film allait être tourné à Brest, elle n’a pas hésité une seconde à postuler pour faire partie des figurants et… elle a été retenue ! Bon, soyons honnêtes, les chances pour que ses talents d’actrice et son anglais de vache espagnole impressionnent la star sont proches de zéro. En revanche, le charmant Thomas qu’elle vient de rencontrer sur le site Play4date – et qui est le sosie de Tom Copland ! – est, lui, une option beaucoup plus réaliste. Trop beau pour être vrai ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alix est une jeune femme haute en couleurs qui aime le chocolat, les confiseries et les comédies romantiques. Un jour, ayant assez d’être célibataire, elle va prendre alors la décision de s’inscrire sur un site de rencontres. Elle va faire croiser sur son chemin Thomas, un jeune homme qui ressemble trait pour trait à Tom Copland, son acteur de cinéma fétiche, qui se trouve justement dans sa ville pour le tournage d’un film. Elle va bientôt être acceptée comme figurante dans ce film.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec cette comédie romantique, qui est un mélange des genres des plus réussis. En effet, entre romance et chick-lit, l’auteure propose une aventure riche en tendresse, en émotions, en rires et en amour.

J’ai totalement accroché au personnage d’Alix, qui est vraiment très réussi. Elle arrivera à se mettre dans des situations extrêmes, et cela donne droit de bonnes tranches de rires. Ses frasques sont rocambolesques. De plus, je l’ai trouvée très attachante et j’ai beaucoup aimé également les personnages secondaires qui gravitent autour d’elle.

L’auteure a su créer une histoire emplie de rebondissements, de quiproquos et de mésaventures en ce qui concerne Alix. C’est frais, léger et c’est typiquement le livre à lire pour se changer les idées et passer un bon moment de lecture.

La plume de l’auteure est fluide et très addictive. Dans un style simple et concis, Aëla a réussi à maintenir mon intérêt tout au fil des pages. Le récit est narré à la première personne, et c’est bien évidemment Alix qui a la parole.

Un roman léger, pétillant, frais, qui fera passer à son lecteur un très bon moment en compagnie de personnages attachants et hauts en couleurs. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Contemporain

Quatre amours

Quatre amours de Cristina Comencini

  • iciAuteur : Cristina Comencini
  • Titre : Quatre amours
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Stock
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 18 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Marta et Andrea. Laura et Piero. Deux couples. Quatre amis inséparables qui ont partagé chaque moment clef de leur vie : rencontre, mariage, enfants. Quand, à l’approche de la soixantaine, leurs mariages respectifs volent en éclats au même moment, c’est la sidération. Il y a d’abord Marta qui décide de partir, sans raison véritable, si ce n’est cette envie irrépressible d’être enfin seule. Puis c’est au tour de Piero, mari chroniquement infidèle, de quitter Laura, son épouse dévouée, sous prétexte qu’il ne se sent plus aimé.
Comment vit-on la séparation après vingt-cinq ans de vie commune ? Que reste-t-il de toutes ces années passées ensemble ? Comment apprivoiser et profiter de cette solitude nouvelle ?
Dans cette comédie douce-amère aux accents de Woody Allen, les quatre protagonistes prennent la parole à tour de rôle pour revisiter leur histoire, du mariage à la séparation et raconter cette nouvelle vie qui s’offre à eux et qu’il faut avoir l’audace de saisir.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Stock pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Andrea et Marta. Piero et Laura. Deux couples. Quatre amis. Et c’est une amitié qui dure depuis des années entre eux. Pourtant, un jour, tout change. Lorsque Marta se rend compte qu’elle est mieux sans Andrea, et que Piero décide de prendre le large presque au même moment, c’est le quotidien de tous qui se retrouve chamboulé.

Je ressors conquise de ce roman, qui a réussi à m’offrir une bulle de douceur et de sensibilité. Sous une forme très introspective, l’auteure va disséquer le sentiment amoureux dans diverses situations et elle le fera avec beaucoup de réalisme.

Marta décide de quitter son mari parce qu’elle a un besoin inassouvi de solitude. Quant à Piero, il décidera de quitter Laura parce qu’il se sent à l’étroit et aspire à plus de liberté. Au travers de ces couples, nous allons suivre peu à peu l’évolution de leur relation amoureuse.

L’auteure nous invite à observer ces duos, à prendre part à leurs introspections respectives. On se sent presque privilégié de rentrer ainsi dans les méandres de ces couples qui s’essoufflent. Avec beaucoup de délicatesse, l’auteure va nous rendre des personnages vrais, avec leurs failles, leurs souffrances, mais surtout leur grande part d’humanité.

Les quatre personnages sont très bien dessinés. L’auteure a su leur insuffler une pointe énorme de réalisme et tout est crédible. Je me suis énormément attachée à eux, tout particulièrement aux personnages féminins. J’ai trouvé Marta affirmée et Laura très forte malgré les épreuves auxquelles elles devront faire face.

La plume de l’auteure m’a totalement conquise. Je ne m’attendais pas forcément à retrouver un style aussi fluide. Les pages ont défilé. J’y ai retrouvé beaucoup de sensibilité, de pudeur dans les propos des protagonistes. Le schéma narratif m’a paru très judicieux. L’auteure alterne les points de vue entre chacun des personnages.

Un roman d’une grande douceur, au travers duquel l’auteure nous livre, à l’aide de personnages forts, une véritable introspection et une réflexion sur l’amour. Le récit est emprunt d’une grande sensibilité. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Thriller

La chaîne

La chaîne d’Adrian McKinty

  • Auteur : Adrian McKinty
  • Titre : La chaîne
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Mazarine
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 11 mars 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

VICTIMES. SURVIVANTS. RAVISSEURS. CRIMINELS.
VOUS SEREZ TOUT CELA À LA FOIS.

Le téléphone sonne. Un inconnu a kidnappé votre enfant.
Pour qu’il soit libéré, vous devez enlever l’enfant de quelqu’un d’autre.
Votre enfant sera relâché quand les parents de votre victime auront à leur tour enlevé un enfant.
Si un chaînon manque : votre enfant sera tué.

VOUS FAITES DÉSORMAIS PARTIE DE LA CHAINE.
VOUS N’ÊTES PAS LES PREMIERS.
VOUS NE SEREZ CERTAINEMENT PAS LES DERNIERS.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Mazarine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alors que Kylie se trouve à l’arrêt de bus, elle se fait kidnapper. Sa mère Rachel, au même moment, est en route pour aller retrouver son cancérologue, craignant que le docteur lui annonce de très mauvaises nouvelles. C’est en plein trajet que Rachel va répondre à un appel. On lui informe que sa fille a été kidnappée. Si elle veut la récupérer, elle n’a pas le choix. En plus de devoir payer une rançon, elle devra à son tour sequestrer l’enfant de quelqu’un d’autre. Rachel fait désormais partie de la chaîne.

Voilà un thriller que j’ai dévoré et que j’ai trouvé très novateur, de par une intrigue des plus originales et un style vif et acéré. Je n’avais jamais croisé la route d’une intrigue ficelée de manière aussi atypique. C’est vraiment le postulat de départ qui m’a attirée et je n’ai pas été déçue.

J’ai passé un excellent moment de lecture. Le suspense est présent du début à la fin. L’auteur va aborder d’autres thématiques également et il a su maintenir mon intérêt tout au long de ces 400 pages qui ont défilé à toute vitesse.

Je me suis totalement attachée à Rachel, que l’auteur va malmener la mettant face à des choix tortueux et angoissants. C’est une véritable battante et j’ai eu parfois peur des choix qu’elle prenait. Mais évidement, il est impossible pour elle de rester lucide dans une situation aussi extrême.

La plume de l’auteur est addictive au possible. Il a prit le parti de découper son intrigue en énormément de petits chapitres, et pour ma part, j’adhère totalement à cette manière de faire, surtout lors de la lecture de thrillers. Cela rythme l’histoire et les pages défilent sans même s’en rendre compte.

Un très bon thriller, au postulat de départ très original et au rythme effréné, qui fera passer à coup sûr un excellent moment à ses lecteurs. Je ne peux que vous recommander ce roman.

Ma note : 17/20

Contemporain

L’homme qui pleure de rire

L’homme qui pleure de rire de Frédéric Beigbeder

  • Auteur : Frédéric Beigbeder
  • Titre : L’homme qui pleure de rire
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé


Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2.000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier…
Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d’Octave Parango sur les aliénations contemporaines.
Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Octave Parango signe ici son retour. Après avoir travaillé dans le monde de la publicité, dans celui de la mode, le voilà maintenant chroniqueur pour la radio France Publique. Il va malheureusement se faire évincer en plein direct, puisqu’il est venu sans son papier et s’est risqué à l’exercice compromis de l’improvisation. Bien évidemment, cela ne marchera pas de la manière escomptée.

Je dois avouer que c’est le premier opus de la saga Octave Parango que je découvre ici. J’en connaissais bien évidemment le principe, ce personnage littéraire étant en fait l’alter ego de Frédéric Beigbeder. Impossible de ne pas voir le parallélisme avec l’évincement de l’auteur auprès de la radio France Inter.

Je pensais que j’allais me retrouver en quelque sorte avec un roman critiquant le monde radiophonique et j’ai donc été surprise de me retrouver devant un pamphlet contre la démocratisation du rire.

L’auteur y dénonce cette volonté d’aujourd’hui à vouloir à tout prix fixer des heures fixes pour rire. En effet, c’est lors de la tranche horaire de son espace radiophonique qu’Octave devra tout faire pour faire rire ses auditeurs. La banalisation du rire le fait paraître anodin.

L’auteur a parsemé son récit de réflexions très intéressantes et surtout, le personnage d’Octave Parango est si haut en couleurs que cela donne, bien malgré lui, des moments de rires inopinés.

La plume de l’auteur est franche, directe et emplie d’une certaine fraîcheur. J’avais un peu peur de me retrouver devant un style alambiqué et finalement, cela a été loin d’être le cas. J’y ai retrouvé beaucoup de propos caustiques, et j’ai gardé en vue que derrière Octave, c’est souvent Frédéric qui s’exprimait. Ma première expérience littéraire avec cet univers a été une franche réussite.

Un très bon roman qui sort des sentiers battus, de par une plume acerbe et caustique, des propos emplis d’une vraie réflexion et surtout un personnage principal qui sert indubitablement un roman frais et entraînant.

Ma note : 17/20