Contemporain

Nous étions merveilleuses

Nous étions merveilleuses de Laure Rollier

  • Auteur : Laure Rollier
  • Titre : Nous étions merveilleuses
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard/Mazarine
  • Nombre de pages : 272
  • Parution : 25 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Je donnerais n’importe quoi pour pouvoir attraper par le col la gamine que j’étais et lui expliquer certaines choses.
Je lui dirais de prendre sa sœur dans ses bras plus souvent.
Je lui dirais de ne pas quitter l’homme qu’elle aime pour celui qui lui plaît.
Je lui dirais surtout de ne jamais porter de vert. Jamais. Je ne supporte plus cette couleur depuis que je suis ici.
Et vous, vous lui diriez quoi ? »

L’été de leur dix-huit ans, Noémie, Lisa, Marion et Stéphanie ont vécu un voyage inoubliable qui a scellé leur amitié pour toujours. Quatorze ans plus tard, les quatre amies décident de mettre leur vie d’adulte, le quotidien et toutes ses contrariétés de côté pour revivre le périple de leur adolescence. Ce qu’elles ignorent, c’est qu‘il sera le plus important de toute leur existence.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard/Mazarine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris. Noémie, jeune femme de trente-deux ans, est en apparence heureuse et épanouie. Elle vit avec Antoine, son fiancé, qui l’a demandée tout récemment en mariage. Elle a l’occasion de vivre de sa passion, le théâtre. Et pourtant… Un jour, elle va décider de retourner à Brest, pour y retrouver ses amies d’enfance, et partie en road trip à travers la France. Antoine le prendra très mal. Un voyage initiatique commencera alors pour la jeune femme et ses meilleures amies.

C’est un énorme coup de cœur. Tout m’a plu et je serai repartie pour au moins une centaine de pages supplémentaires. Laure a su créer un cocon littéraire duquel il m’a été très difficile de m’extraire. J’ai eu envie de lire ce roman d’une traite.

Que d’émotions dans ce récit de résilience, d’amitié et de pardon. Plusieurs thématiques seront abordées, sans jamais tomber dans le pathos ou la larme facile. Le tout est d’une délicatesse extrême. J’ai ri, j’ai pleuré, je me suis laissée porter par ce groupe d’amies, je m’y suis sentie bien et je n’ai pas eu envie de les quitter.

Certains sujets abordés sont durs et délicats. Pourtant, Laure va réussir à transmettre toutes les émotions à son lecteur avec brio. Cette magnifique histoire d’amitié résonne forcément en nous. Il est facile de s’identifier à l’une des jeunes femmes du groupe. J’ai réussi à m’attacher à chacune d’entre elles. Leur caractère est bien défini, elles sont nuancées.

La plume est simple, certes. Ici, pas d’envolée lyrique. Non, ici, ce qui va prédominer, c’est la retranscription des émotions à l’état brut. Laure Rollier a réussi cela avec talent. Les petits chapitres rythment l’histoire. Impossible de s’ennuyer. L’histoire est racontée à la première personne, et vue sous l’œil de Noémie. Malgré tout, chacune des femmes qui compose ce groupe a sa place à part entière.

Un véritable coup de cœur pour cette magnifique histoire d’amitié, de résilience et de pardon. Un véritable cocon littéraire duquel il m’a été très difficile de m’extraire. À découvrir absolument.

Ma note : 19/20

Non classé

Fille à papa

Fille à papa de Géraldine Danon

  • Auteur : Géraldine Danon
  • Titre : Fille à papa
  • Genre : Essai
  • Éditions : cherche midi
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 10 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Chaque jour se devait d’être une aventure. Un principe qui lui permettait de s’inventer une vie romanesque et de rêver à un lendemain différent où tout serait permis, loin de cet environnement hostile. Elle se disait que, finalement, ça lui éviterait d’être une petite fille à papa comme celles qu’elle côtoyait à l’école, qui lui paraissaient bien lisses et insipides, trop protégées, pour qui la vie semblait trop facile.

La petite est la fille de Raymond Danon, le plus grand producteur de cinéma de sa génération. Elle est élevée par ce père qui l’adule et sa mère, personnage romanesque qui l’entoure d’un doux amour dans le cadre feutré de l’hôtel particulier où Alain Delon, son parrain, et Romy Schneider ont leurs habitudes. Pourtant, la réalité de son quotidien l’oblige à s’évader de ce corps qui la tourmente.

Fille à papa est le récit poignant d’un triangle enfant-mère-père, sous les auspices de deux illustres bonnes fées – Alain et Romy –, alors qu’au sein même du nid la menace guette dans l’ombre.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre.

Géraldine, la fille du célèbre producteur Raymond Danon, va se raconter au travers d’un peu moins de 150 pages, et croyez-moi, c’est intense, beau, bouleversant et magnifique. Les mots m’en manquent. Elle va nous narrer son enfance, de plateau en plateau lorsqu’elle accompagnait son père. Elle va raconter son enfance volée et les abus dont elle a été victime. Elle va tâcher de nous décrire cette relation fusionnelle avec son papa, et ce cocon unique qu’elle a vécu entre lui et sa maman.

Ce roman a été un véritable coup de cœur. J’ai eu l’impression d’être invitée à découvrir les secrets enfouis de cette femme forte. Je me suis sentie privilégiée d’avoir pu, en quelque sorte, partager toutes ses émotions. Géraldine nous raconte tout, le meilleur comme le pire, sans filtre, mais toujours avec beaucoup de pudeur et de réserve. Elle ne tombe jamais dans le pathos malgré les sujets très durs qu’elle va aborder.

Je ne saurais vous retranscrire à quel point ses mots ont su me toucher. J’ai été bouleversée par certains événements, émue aux larmes par d’autres situations, notamment lorsqu’elle aborde le côté familial. J’ai été fascinée par ce récit intimiste, avec en filigrane le monde du cinéma et toutes les anecdotes qui en découlent.

La plume est tout en délicatesse. Géraldine se livre à son lecteur, littéralement. J’ai été surprise de ne pas retrouver l’usage de la première personne pour ce récit. En effet, tout est relaté à la troisième personne. Et pourtant, une fois ma surprise passée, j’ai eu cette impression de sincérité tout au long des pages.

Un récit beau, bouleversant et qui offre une véritable palette d’émotions au lecteur. Géraldine s’est totalement livrée. Les relations familiales sont explorées avec brio et les émotions sont très bien rendues. Un coup de cœur que je vous conseille absolument.

Ma note : 19/20

Contemporain

Géographie

Géographie d’Anne-Sophie Barreau

  • Auteur : Anne-Sophie Barreau
  • Titre : Geographie
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 250
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Lorsque la narratrice part à Madagascar où travaille désormais Simon, son compagnon, elle comprend immédiatement que ce voyage ne sera pas celui qu’elle imaginait. La tourmente amoureuse, d’abord diffuse, prend bientôt l’allure d’une déflagration.
Dès lors, leur histoire ne cesse d’être remémorée, interrogée. Remémorée dans ses lieux : Paris, Ouagadougou, San Francisco, des pleins sur lesquels s’inscrit en miroir le vide de Tananarive. Interrogée à son retour en France à travers une constellation de signes qui ont valeur de sens. À mesure que la narratrice arpente sa géographie intime, une vérité se dessine, sur Simon peut-être, mais surtout sur elle-même.
Quête et enquête sur soi et sur toutes nos histoires d’amour, Géographie est un roman pudique servi par une écriture pleine de grâce.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous suivons ici la narratrice, mariée à un homme souvent en déplacement dans le cadre de son travail, et qui se retrouve souvent séparée de lui. Les destinations où se retrouve son mari sont très différentes les unes des autres : San Francisco, Ouagadougou… Lorsque finalement la narratrice décide de suivre son mari pour quelques jours à Madagascar, elle va se rendre que quelque chose ne va pas.

Voilà un très beau roman que j’ai lu d’une traite. Anne-Sophie nous offre ici une introspection des plus réussies au sein d’un couple. Au travers de la narratrice, le lecteur va s’inviter à observer cette relation par dedans, sous les moindres aspects. J’ai voyagé avec les destinations proposées, mais j’ai également navigué dans les méandres de cette relation pas toujours facile.

Le tout est décrit avec une grande délicatesse et beaucoup de pudeur. On se sent privilégié de suivre les pensées de la narratrice et ce travail sur soi qu’elle accomplit. L’usage de la première personne est particulièrement judicieux, puisqu’il permet une immersion totale dans cette histoire emplie de sensibilité. L’auteure a su faire mouche et c’est un très beau récit qu’elle livre ici.

La plume est particulière. Des phrases longues, mais qui pourtant se lisent aisément, tant le style est épuré et vif. Les petits chapitres rythment cette histoire, sans jamais tomber dans l’enlisement.

Une véritable introspection d’un couple, avec en filigrane les voyages et l’exotisme des destinations, le tout servi par une plume délicate et une narratrice touchante et sensible. Une réussite.

Ma note : 17/20

Contemporain

Prosper à l’œuvre

Prosper à l’œuvre d’Éric Chevillard

  • Auteur : Éric Chevillard
  • Titre : Prosper à l’œuvre
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Noir sur Blanc
  • Nombre de pages : 150
  • Parution : 10 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Prosper Brouillon n’écrit pas pour lui. Il ne pense qu’à son lecteur, il pense à lui obsessionnellement, avec passion, à chaque nouveau livre inventer la torture nouvelle qui obligera ce rat cupide à cracher ses vingt euros. »

Prosper est de retour ! L’écrivain le plus insupportable de Saint-Germain-des-Prés est aux prises avec les tourments d’un auteur à succès : il passe à la télé, parle de littérature, dirige une master class et, suite au succès de son premier roman, tente d’écrire un polar. Il attend la visite de l’inspiration en travaillant ses métaphores, il recrute ses personnages, s’outille, plante le décor, remonte les bretelles à ses nègres, essaime des indices de sa plume turgescente… sans oublier de faire monter ses à-valoir.

C’est avec une délectation jouissive qu’on plonge dans cette diatribe féroce contre la littérature industrielle et le monde des écrivains à succès. Un livre satirique et hilarant, toujours illustré par Jean-François Martin.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Noir sur Blanc pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici du deuxième volet des aventures de Prosper Brouillon. Mais rassurez-vous, cela ne pose aucun problème de ne pas avoir lu le premier, comme cela a été mon cas. Prosper est un écrivain en vogue, pince-sans-rire, truculent, et haut en couleur. Dans ce tome, il va se livrer à l’écriture de son prochain roman et va ainsi partager cette création à son lectorat. Nous suivrons donc tout le travail d’écriture de Prosper.

Que d’originalité dans ce roman, où s’imbriquent à la perfection le récit du quotidien de Prosper, à l’intrigue du récit policier qu’il est en train de créer. Ainsi, pour mon plus grand plaisir, j’ai eu droit à deux histoires superposées. Ce mélange sort carrément des sentiers battus mais a été réussi avec brio de la part de l’auteur.

Que d’humour également dans ce court roman. J’ai adoré le personnage de Prosper, tour à tour sensible et cynique, drôle, ironique parfois, mais toujours de bonne humeur. Un personnage extrêmement bien dessiné par Éric Chevillard, à la limite de l’alter ego de l’auteur qui sommeille en chacun de nous. Il s’agit ici d’un véritable hymne aux auteurs, à ce travail solitaire qu’est l’écriture, mais toujours abordé avec grand humour.

La plume est d’un grand dynamisme et surtout, Éric Chevillard manie le mot pour l’allier à la verve avec beaucoup de talent. Les chapitres sont courts, et ce roman se lit d’une traite. J’ai beaucoup aimé les illustrations de Jean-François Martin qui parsèment le texte.

Une ode au travail d’écriture si solitaire, aux auteurs et à leur travail de création, mais le tout abordé sous forme satirique, emplie d’humour et servi par un personnage des plus pittoresques. À découvrir.

Ma note : 17/20

Fantastique

Les loups de Thornwall

Les loups de Thornwall d’Emily Wolf

  • Auteur : Emily Wolf
  • Titre : Les loups de Thornwall
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : 5 sens
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 29 novembre 2018

Résumé

Des inconnus qui meurent dans le feu, des loups, des cauchemars trop réalistes… Pour Gwern, un jeune noble anglais du début du XIXe siècle, la sortie du monastère se révèle compliquée. Orphelin, ruiné et détesté, il doit s’occuper des décombres de son manoir et de son domaine à l’abandon. Sa cousine Eléonore se méfie de lui, et le révérend qui l’a recueilli n’arrange rien. Mais les événements étranges se multiplient. Il peut soulever des pierres trop lourdes, entendre des bruits trop lointains. Et ses cauchemars deviennent réels… Il lui faudra toute sa raison, toute sa force de caractère pour comprendre ce qui lui arrive, et l’apprivoiser. Ce roman, inspiré de la mythologie scandinave, développe le thème du Double pour explorer l’âme humaine, les possibilités et les limites de l’être humain, sa capacité de violence et de bienveillance. Ecrit dans un style à la fois incisif et poétique, travaillé à l’extrême, ce roman veut renouveler le mythe du loup-garou et faire pour lui ce que Bram Stocker et Anne Rice ont fait pour le vampire.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Emily Wolf pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Gwern, jeune orphelin, va devoir s’occuper des décombres de son manoir à l’abandon. Mais très vite, des événements pour le moins étranges vont survenir. Il sent une transformation. Que lui arrive-t-il ?

Si ce roman m’a finalement bien plu, ce n’était pas gagné, j’avoue. Le roman s’ouvre sur une pléthore de personnages, avec des chapitres qui leurs sont dédiés, et à des époques différentes. Même si j’ai entraperçu le point d’orgue, à savoir les loups, je me suis sentie perdue, et j’ai ressenti un gros manque de rythme. Il me manquait vraiment un fil rouge. Je ne comprenais pas du tout où l’auteure voulait m’emmener et il faut s’accrocher.

Puis, d’un coup, dans la deuxième partie, arrive Gwern, jeune noble anglais qui doit reprendre en charge son manoir abandonné et qui est sujet à des événements plus qu’étranges. Ici, l’histoire démarre enfin mais j’ai toujours retrouvé ce sentiment de langueur, comme si parfois il manquait un peu de rythme à l’histoire, qui a pourtant été très originale. L’auteure revisite beaucoup de mythes et c’est réussi.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gwern, et lorsque l’histoire s’est enfin focalisée sur ce personnage, j’ai su apprécier ma lecture. J’ai trouvé de très bonnes idées dans ce roman, l’auteure a su en tirer parti, mais j’aurais apprécié un peu plus de rythme pour pouvoir m’immerger davantage.

La plume de l’auteure est incontestablement le point fort de ce roman. Elle est tout à la fois poétique et belle. C’est un travail d’écriture de qualité que nous livre ici Emily. J’ai apprécié les découpages en petits chapitres, mais je crois qu’elle aurait gagné à intercaler la première partie dans la deuxième. Je m’explique : en ayant tout mis à la suite dans la première partie, avec des changements incessants de personnages et d’époque avant d’arriver à Gwern, elle a créé un manque d’unité et cela m’a beaucoup perturbée. J’aurais aimé avoir Gwern dès le départ, et qu’elle intercale au fur et à mesure les chapitres de cette première partie.

C’est donc une belle découverte, servie par une très belle plume, poétique, mais une première partie trop longue m’a empêchée de m’immerger totalement dans l’histoire. La deuxième partie rattrape indubitablement le tout.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Les Enfants-Clefs

Les Enfants-Clefs de Fanny Vandermeersch

  • Auteur : Fanny Vandermeersch
  • Titre : Les Enfants-Clefs
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 120
  • Paution : 22 janvier 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Trois enfants nés le même jour, à la même heure.

Trois enfants qui se rencontrent et qui partagent le même tatouage.

Trois Enfants-Clefs, lien entre le monde des hommes et l’Autre Monde.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Clara, jeune adolescente sur le point de rentrer dans un tout nouveau collège, a très peur de ne pas se faire d’amis. Pourtant, elle va se rendre compte qu’elle s’est fourvoyée. Dès les premiers instants, elle se lie d’amitié avec Gabrielle et Mathys. Très vite, elle va s’apercevoir qu’ils ont beaucoup en commun et va alors débuter une incroyable aventure.

j’ai beaucoup apprécié ce roman, même si je lui trouve certains défauts. J’ai trouvé l’idée de l’auteure très originale. Ce lien entre ces Enfants-Clefs est un postulat de départ des plus intéressants, mais je ne l’ai pas forcément trouvé très abouti.

Je suis bien consciente qu’il s’agit du premier tome et qu’il va probablement servir de base pour mettre en place les personnages et l’univers. Mais pour ma part, il m’a manqué un petit quelque chose. Peut-être plus d’explications. Tout va trop vite. Si j’émets ce bémol, c’est parce que justement ce roman m’a plu et que je n’aurais pas été contre quelques pages de plus pour apporter de la densité.

Les personnages sont bien dessinés et je me suis attachée à eux. Cependant, j’ai trouvé que leurs réactions manquaient parfois de réalisme, ainsi que leurs actions que je n’ai pas forcément toujours comprises. Je pense que si l’auteure a décidé d’en faire plusieurs tomes, les personnages prendront immanquablement plus de relief.

La plume est parfaite pour ce genre d’histoire. Elle est simple, fluide, sans fioritures et va droit à l’essentiel. Quelques coquilles légères persistent dans le texte mais cela n’a en rien émaillé mon plaisir de lecture.

Un premier tome qui s’apparente vraisemblablement à un prequel, en vue de la suite, que je lirai avec plaisir. J’aurais aimé avoir plus de densité, de profondeur. Cela reste une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Thriller

La bête

La bête de Jean-Christophe Guelpa

  • Auteur : Jean-Christophe Guelpa
  • Titre : La bête
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 201
  • Parution : 22 août 2019

Résumé

Ce roman s’ouvre sur la mort étrange d’un chat dans le parc qui surplombe la ville de Montréal. Suite à cet incident plutôt banal, plusieurs personnes sont violemment agressées et tuées. Les victimes ont subi des morsures et de profondes griffures. Une enquête est alors ouverte, mais une question demeure : quel animal a bien pu faire une chose pareille ?

Face à ces questions sans réponses, des zoologistes, une informaticienne au look déjanté, un sergent géant et même un profileur anglophone se joignent au travail des enquêteurs. Et si les agressions n’étaient pas l’œuvre d’un simple animal ?

Un roman envoûtant, qui plonge le lecteur dans une ambiance mystérieuse !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Montréal. Belinda, une femme solitaire, recherche désespérément son chat Mimolette, qui a mystérieusement disparu. Lorsqu’on la contacte et qu’on l’informe que son chat a été retrouvé déchiqueté par ce qui semble être l’œuvre d’un carcajou, elle est sous le choc. Mais alors que par la suite, plusieurs personnes sont agressées et tuées, une enquête va être menée. Est-ce vraiment l’œuvre d’un carcajou, ou bien autre chose de terrifiant ?

J’ai beaucoup aimé ce roman, et j’avoue que l’auteur a su m’attraper dès les premières pages, grâce à une intrigue dynamique, rondement menée et servie par des personnages hauts en couleur. Il a su ménager son suspense sans trop en faire et maintenir mon attention tout au fil des pages.

J’ai été plus que séduite par le mystère que Jean-Christophe Guelpa a su instaurer dans son roman. J’ai cherché et j’ai tourné les pages avec frénésie. J’ai beaucoup aimé la galerie de personnages qui vont évoluer et graviter autour de cette affaire. Ils sont bien dessinés et portent l’intrigue.

La plume est très dynamique. L’orthographe est impeccable, et la syntaxe est très bonne. L’auteur a découpé son roman en chapitres assez courts, et cela dynamise énormément le tout, rendant très difficile au lecteur d’arrêter de lire.

Un bon roman, avec une grosse part de mystère et une enquête servie par une galerie de personnages hauts en couleur. Une très belle découverte.

Ma note : 16/20

Fantastique

L’obscur

L’obscur de Frédéric Livyns

  • Auteur : Frédéric Livyns
  • Titre : L’obscur
  • Genre : Fantastique
  • Éditions : Sema
  • Nombre de pages : 248
  • Parution : 7 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

En emménageant dans leur nouvelle demeure, la famille Detreille y voyait le synonyme d’un nouveau départ. Cependant, leur nouveau foyer ne leur offre pas la quiétude tant espérée. Des bruits se font entendre, des ombres se faufilent… C’est alors que la fille aînée, Virginie, décide de mener l’enquête. Elle découvrira l’horrible passé de la maison et quels actes immondes y furent perpétrés. Ces investigations vont, bien malgré elle, la mener au-delà de la terreur !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Sema pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque la famille Detreille décide d’emménager dans leur nouvelle demeure, ils y voient là un nouveau départ. Les parents et leurs trois enfants, Virginie, Joey et Laura tombent sous le charme de cette nouvelle demeure. Et pourtant, des événements pour le moins étranges vont se multiplier et lorsque virginie décide d’enquêter, ce qu’elle va découvrir la fera basculer dans l’horreur.

Quel roman ! Je pense pouvoir affirmer que j’ai rarement lu un livre aussi angoissant et anxiogène. J’étais en apnée pendant toute ma lecture. Ici, tout est suggéré, et la tension va monter crescendo. L’auteur a su instaurer peu à peu une atmosphère sombre, angoissante.

Les détails distillés au fil des pages de la part de Frédéric Livyns produisent leur petit effet avec brio. Les pièces du puzzle se rassemblent tout doucement, et je n’ai pu m’empêcher de tourner les pages avec frénésie. J’ai ressenti des frissons tout au long de cette lecture.

L’intrigue est menée tambour battant et servie par une adolescente forte, Virginie. Je me suis énormément attachée à elle, j’ai eu peur pour elle. L’auteur en a fait un personnage fort et sensible, attachée à sa famille avant tout.

La plume est tout simplement parfaite. Elle est entraînante et l’auteur a su instiller la peur avec des mots choisis avec grand soin. Les pages ont défilé sans même m’en rendre compte et j’en aurais lu davantage avec plaisir, ce qui est synonyme de réussite tant sur le plan du fond que de la forme.

Un roman qui m’aura procuré de réels frissons, à l’ambiance sombre et anxiogène, le tout porté par une héroïne forte et attachante. C’est une excellente lecture que je ne peux que vous recommander.

Ma note : 19/20

Jeunesse

L’Enfant du Cimetière – Tome 2

Catacombes Ville de Pierre Brulhet

  • Auteur : Pierre Brulhet
  • Titre : Catacombes Ville
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Séma
  • Nombre de pages : 188
  • Parution : 7 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Marié et père d’une petite fille, cela fait vingt-ans que Yoann a quitté son étrange cimetière. Pourtant, une sombre menace plane au-dessus de ses amis les Esprits et du monde des Vivants.
Désireux de sauver sa fille qui a disparu, il doit se rendre dans une mystérieuse ville souterraine afin d’y affronter de nouveaux dangers.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Séma pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Voici le deuxième volet de la saga de L’Enfant du Cimetière et j’ai eu le bonheur de les lire à la suite, m’offrant ainsi la possibilité de ne pas créer de coupures et m’immergeant totalement dans cet univers. Voilà Yoann de retour au cimetière après plusieurs années et suite au rêve de sa fille, Ora, qui va le prévenir du grand danger qui guette. Yoann va donc retrouver ses compagnons avec lesquels il a passé ses premières années et tout faire pour rétablir l’ordre.

J’ai nettement préféré ce second volet que j’ai trouvé davantage abouti et avec des rebondissements beaucoup plus nombreux. L’univers est toujours aussi soigné, mais ici j’y ai retrouvé bien plus de profondeur et de noirceur. Le premier tome semblait davantage un prequel en vue d’une suite.

J’ai retrouvé mes personnages favoris, beaucoup de mystères et j’ai tourné les pages avec frénésie tant j’avais envie de savoir comment allaient s’en sortir Yoann et ses amis.

Je souhaite accorder à nouveau une mention spéciale pour la magnifique couverture. Tout comme pour le premier tome, elle attire l’œil et m’a séduite.

L’écriture est toujours aussi plaisante et les pages défilent. Je me suis laissée emporter par ce conte gothique et dès les premières lignes, l’auteur a su m’attraper. Je n’ai pas su lâcher mon roman.

Un second tome beaucoup plus abouti, avec un univers toujours aussi bien dessiné, beaucoup de rebondissements et des personnages attachants. Une réussite.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les filles du 17 Swann Street

Les filles du 17 Swann Street de Yara Zgheib

  • Auteur : Yara Zgheib
  • Titre : Les filles du 17 Swann Street
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Anna Roux était danseuse au ballet de l’Opéra de Paris quand elle a décidé de suivre l’homme de sa vie aux États-Unis. Seule face à ses angoisses – l’imperfection, l’échec, la solitude –, elle est emportée dans la spirale de l’anorexie mentale, et finit par ne peser que 40 kg. Contrainte de se faire soigner, elle est admise au 17 Swann Street, une maison rose où des femmes aux visages fantomatiques s’efforcent de vaincre leurs troubles alimentaires. Des femmes comme Emm, la cheffe du groupe ; Julia, toujours affamée ; ou la discrète Valérie. Ensemble, elles combattent leurs démons et affrontent six repas quotidiens. Chaque bouchée est une épreuve. Chaque calorie un déferlement de culpabilité. Et chaque pas vers la guérison réclame une force et une bravoure peu communes, qu’Anna va devoir trouver auprès de ses amies du 17 Swann Street.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Anna a tout pour être heureuse. Elle est danseuse, mariée à Matthias, et bien dans sa peau. Pourtant, tout va basculer du jour au lendemain. Elle va se blesser et devoir abandonner la danse. Lorsqu’elle va suivre son mari à New York, elle va tomber dans les affres de l’anorexie. Un long combat va alors commencer pour elle et pour son mari, avec un internement au 17 Swann Street, maison spécialisée dans le traitement de cette maladie.

Ce roman a été un véritable coup de cœur. Je suis sortie totalement remuée de ces pages et je n’avais pas du tout envie de quitter Anna et les résidentes du 17 Swann Street tant j’avais envie de les aider. La thématique abordée dans ce roman est délicate et dure. L’auteure n’a pas choisi la facilité, et pourtant elle s’en est sortie avec brio.

De manière pudique, mais surtout, toujours avec positivité, l’auteure va nous décrire les affres de cette maladie. Elle va mettre en avant le combat que mènera Anna, mais ne va pas laisser de côté ses proches, qui sont souvent les oubliés de ces drames. En effet, j’ai aimé la perspective qu’elle va donner à son récit. La peine du mari et du papa d’Anna est mise en avant et l’auteure mettra en exergue les difficultés qu’éprouvent les proches des victimes, en essayant de les aider. Cela m’a énormément touchée et j’ai versé plusieurs larmes durant ma lecture.

Le personnage d’Anna m’a extrêmement touchée mais le personnage de Matthias m’a également marquée. Il est constamment aux côtés de sa femme, même si elle ne veut pas y croire, même si elle a tendance à penser qu’il gâche sa vie. L’amour est bien plus fort et Matthias va tenir le coup. J’ai trouvé cette histoire d’amour magnifique. Malgré les difficultés, ils tiennent le coup ensemble. L’auteure a également voulu montrer l’importance de la présence des personnes aimées en cas de coup dur. Elles sont en effet essentielles à la reconstruction et à la guérison.

Je me suis totalement immergée dans ce microcosme proposé par l’auteure. Les filles du 17 Swann Street m’ont profondément émue, touchée. La bienveillance qui émane de ce récit est un veritable baume au cœur. Malgré la thématique difficile et quelques passages vraiment durs, il y a toujours au fil des pages une petite touche positive. L’auteure ne tombera jamais dans le pathos et c’est essentiel.

La plume est délicate et emplie de sensibilité. L’auteure a choisi de découper son récit en beaucoup de courts chapitres, ce qui rend la lecture très difficile à arrêter, tant cela dynamise le roman. J’ai dévoré ce livre.

Un roman abordant une thématique des plus délicates et très dure, mais toujours avec un touche de positivité et sans jamais tomber dans le pathos. J’ai été en immersion totale et je suis ressortie de ma lecture chamboulée et profondément émue. Un véritable coup de cœur.

Ma note : 19/20