Policier

Ornicus

Ornicus de Gabrielle Boyer

  • Auteur : Gabrielle Boyer
  • Titre : Ornicus
  • Genre : Policier
  • Éditions : Librinova
  • Total de pages : 147
  • Parution : 19 juin 2019

Résumé

Stefan Brama et Sacha Apolline s’emparent de l’enquête de la disparition de Louis, garçonnet de 8 ans, disparu un soir de vacances. Enchaînant rapidement les auditions des voisins, aucune véritable piste n’en ressort et les deux policiers sont particulièrement perplexes face à l’attitude de la mère. Alors que Stefan voudrait bien se débarrasser de l’enquête, Sacha s’investit comme il peut, touché par la détresse de Jeanne, jeune sœur de Louis.
Ce mois d’août 2017 va faire basculer certains destins, là où un autre reste inéluctablement hanté par la mort.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Gabrielle Boyer pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec les deux inspecteurs de police, Stefan et Sacha, qui vont devoir résoudre une affaire de disparition. En effet, Louis, 8 ans, disparaît mystérieusement alors qu’il jouait au football avec sa sœur et deux amis. Que s’est-il passé ?

C’est très embêtée que je débute cette chronique. Avant tout, je tiens à préciser qu’il ne s’agit ici que de mon avis personnel et que je ne doute pas que ce roman puisse avoir les qualités nécessaires pour plaire aux lecteurs. Malheureusement, pour ma part, je n’ai pas du tout accroché et je dois me montrer honnête.

Ce court roman policier avait pourtant tout pour me plaire, puisque la part de mystère qui englobe l’intrigue m’a rendue très curieuse, et j’avais vraiment envie de savoir ce qui était arrivé à Louis. J’avoue avoir vite décroché. J’ai trouvé le déroulé de l’intrigue très emmêlé, voire très fouillis. L’auteure m’a totalement perdue entre les suppositions des policiers, les horaires évoqués lors de la reconstruction des faits, les actions des divers personnages lorsque l’enfant disparaît. Il n’y pas de réelle unité, et je m’y suis totalement perdue.

Je n’ai pas du tout réussi à accrocher aux personnages des policiers, en particulier à Stefan, que j’ai trouvé cynique, à la limite du goujat. Les personnages manquent de consistante et de relief, et il devient très difficile d’apprécier une histoire lorsque, parmi tous les personnages, il n’y en a aucun auquel je me suis attachée.

Autre bémol que je me vois dans l’obligation d’aborder, c’est l’orthographe et la ponctuation. Effectivement, ces deux éléments ont beaucoup perturbé ma lecture tout au fil des pages. J’ai trouvé des fautes trop fréquentes et une ponctuation utilisée à mauvais escient. Cela reste pour moi un gros bémol, mais peut-être que d’autres lecteurs n’en seront pas dérangés, et je ne voudrais donc pas que cet élément vous empêche de découvrir l’histoire.

C’est donc malheureusement une grosse déconvenue pour ma part, mais comme je l’ai déjà mentionné, ce n’est que mon avis personnel et je ne doute pas que d’autres lecteurs seraient susceptibles d’apprécier ce roman.

Ma note : 10/20

Science-fiction

Un peu de nuit en plein jour – Rentrée littéraire

Un peu de nuit en plein jour d’Erik L’Homme

  • Auteur : Erik L’Homme
  • Titre : Un peu de nuit en plein jour
  • Genre : Science-fiction
  • Éditions : Calmann-Lévy
  • Nombre de pages : 170
  • Parution : 14 août 2019

Résumé

« Il ne reste plus que ça aujourd’hui, la communion des caves, cette sauvagerie qui seule subsiste une fois quittée la grisaille de la surface où les clans survivent dans des boulots plus pourris qu’une charogne oubliée sur un piège. »

Ce pourrait être le monde de demain. Paris est envahi par une obscurité perpétuelle et livré aux instincts redevenus primaires d’une population désormais
organisée en clans. Dans ce monde urbain terriblement violent, Féral est un des derniers à avoir des souvenirs des temps anciens. Il est aussi un as de la « cogne»,
ces combats à mains nues qui opposent les plus forts des clans dans des sortes de grand-messes expiatoires. C’est lors d’une de ces cognes qu’il rencontre
Livie, qui respire la liberté, l’intelligence, la force. Leur amour est immédiat, charnel, entier. Mais le destin de Féral va se fracasser sur cette jeune femme qui n’est pas libre d’aimer.
Bijou littéraire, Un peu de nuit en plein jour parle de notre monde qui s’abîme, de la part de sauvagerie en l’homme, de l’inéluctabilité des destins . »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Calmann-Lévy pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Féral dans un Paris où la lumière ne perce plus, où l’obscurité est constante, où le soleil n’a plus sa place. Le monde est divisé en clans et Féral devient un as des combats organisés dans les tréfonds des caves. C’est là qu’il fera connaissance de Livie, dont il va éperdument tomber amoureux.

C’est avec une pointe de déception que je débute cet avis. Pourtant, il faut dire que ce roman est sublime mais j’ai eu du mal parfois à adhérer totalement à l’univers proposé par l’auteur. Le tout est d’une grande originalité et surtout, remarquablement bien écrit, mais j’avoue avoir parfois décroché et ne pas être rentrée suffisamment dans ce récit.

Ce roman, aux frontières de la nouvelle puisqu’il est court, propose une véritable bouffée d’originalité. Le postulat de départ m’a séduite. Mais il m’a semblé qu’il me manquait un début à cette histoire. Comment en est-on arrivé là, pourquoi le soleil ne se lève plus ? Aucune explication et cela m’a gênée. J’aurais aimé plus de pages, pour étoffer cet univers proposé.

L’intrigue est bien menée et je me suis beaucoup attachée au personnage de Féral, que j’ai trouvé bien brossé et dépeint de manière très nuancée. Féral est très bestial mais pourtant d’une grande tendresse. Les autres personnages sont plutôt survolés et j’aurais une fois de plus aimé avoir plus de détails.

L’élément fort de ce roman réside sans aucun doute dans l’écriture sublime de l’auteur. La plume est belle, sauvage et poétique. Les mots bercent le lecteur et coulent naturellement. Le tout se lit facilement. Je ne connaissais pas du tout la manière d’écrire de l’auteur mais elle a su me séduire à bien des égards.

C’est donc une petite déception pour ma part au niveau de l’intrigue. Je l’aurais voulue davantage étoffée, j’ai l’impression qu’il m’a manqué beaucoup d’éléments pour m’impliquer totalement dans ce que je lisais. Malgré tout, c’est un roman à découvrir, ne serait-ce que pour la plume poétique et sublime de l’auteur.

Ma note : 14/20

Contemporain

De l’autre côté, la vie volée – Rentrée littéraire

De l’autre côté, la vie volée d’Aroa Moreno Duran

  • Auteur : Aroa Moreno Duran
  • Titre : De l’autre côté, la vie volée
  • Genre : Historique
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 220
  • Parution : 21 août 2019

Résumé

Katia est la fille d’émigrés espagnols ayant fui à Berlin le régime franquiste. Avec sa sœur Martina, elle partage les élans d’une famille aimante, mais où le silence sur le passé est d’or. En grandissant, Katia voit s’ériger le Mur.
Dans une librairie, son regard croise un jour celui de Johannes, jeune homme venu de l’Ouest… Avec sa complicité, à l’insu de tous, munie de faux papiers, Katia passe de l’autre côté.
Avec un exceptionnel souffle romanesque, Aroa Moreno Durán déroule une histoire intime, étroitement liée à l’Histoire européenne. Une fresque magistrale qui rappelle l’atmosphère des films La Vie des autres et Cold War. Le portrait saisissant d’une vie déracinée, d’une vie volée.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Katia, fille d’émigrés espagnols et résidant à Berlin pour fuir le régime franquiste, auprès de ses parents et de sa sœur, Martina. Les parents de Katia sont très taiseux sur leur passé mais elle grandit au sein d’une famille aimante. L’histoire va débuter en 1956 et donc, au fil du temps, la famille va voir le Mur de Berlin s’ériger, se retrouvant ainsi bloquée du côté Est. C’est alors que Katia fera la connaissance de Johannes, jeune homme venu de l’Ouest, et pour qui elle décidera de passer de l’autre côté.

C’est tout d’abord le contexte historique qui m’a poussée à vouloir découvrir ce roman. En effet, j’aime beaucoup les récits où la petite histoire se retrouve mêlée à la grande Histoire. C’est un mélange réussi dans ce roman par l’auteure. Au travers de l’histoire de Katia, on va pouvoir assister à la métamorphose d’un pays qui va se morceler peu à peu. Le pan historique est ici maîtrisé à la perfection par l’auteure, bien documenté, et de ce fait, n’en est que mieux rendu au lecteur.

L’histoire de Katia est quant à elle assez simple et banale, finalement. Pourtant, l’auteure a réussi à transmettre à son lecteur beaucoup d’émotions et d’empathie, tant pour Katia que pour le reste de sa famille. Les choix de Katia sont parfois déchirants. Aroa Moreno Duran a su en faire une femme forte, mais fragile à la fois, et qui malgré tout, n’hésitera pas à se battre.

Au travers de ce roman, Aroa Moreno Duran abordera des thématiques importantes, comme par exemple l’importance de savoir d’où nous venons pour mieux savoir où nous allons. Le récit est très court, et c’est peut-être mon seul regret, puisque je n’aurais pas été contre quelques pages de plus de la part de l’auteure pour ainsi ancrer encore plus la profondeur de son récit.

La plume est très particulière et je dois avouer qu’au début, j’ai été quelque peu déroutée. Effectivement, sachez qu’ici, les dialogues sont directement intégrés à la narration. Il n’y a donc aucune indication pour comprendre que quelqu’un parle et j’ai trouvé cela particulier. Et pourtant, grâce à sa qualité de plume, l’auteure a su me convaincre et j’ai finalement réussi à me laisser emporter par les mots qui s’imbriquent à la perfection. Sachez tout de même que le tout est parfois très contemplatif, donc si vous êtes amateurs de l’action, vous risqueriez d’être déçus. C’est le premier roman de cette auteure espagnole, et c’est un essai transformé. Je suivrai de près ses prochaines publications.

Un roman émouvant, où le contexte historique tient une place importante, le tout servi par une plume particulière et des personnages attachants. C’est pour moi une réussite que je vous conseille.

Ma note : 17/20

Contemporain

Une joie féroce – Rentrée littéraire

Une joie féroce de Sorj Chalandon

  • Auteur : Sorj Chalandon
  • Titre : Une joie féroce
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 14 août 2019

Résumé

Jeanne est une femme formidable. Tout le monde l’aime, Jeanne.
Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d’eux. A l’image de Matt, son mari, dont elle connaît chaque regard sans qu’il ne se soit jamais préoccupé du sien.
Jeanne bien élevée, polie par l’épreuve, qui demande pardon à tous et salue jusqu’aux réverbères. Jeanne, qui a passé ses jours à s’excuser est brusquement frappée par le mal. « Il y a quelque chose », lui a dit le médecin en découvrant ses examens médicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stupéfaction. Et autour d’elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d’avant. En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s’en serait crue capable. Elle était résignée, la voilà résistante. Jeanne ne murmure plus, ne sourit plus en écoutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s’éprend de liberté. Elle découvre l’urgence de vivre, l’insoumission, l’illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu’elle ne soupçonnait pas.
Avec Brigitte la flamboyante, Assia l’écorchée et l’étrange Mélody, trois amies d’affliction, Jeanne la rebelle va détruire le pavillon des cancéreux et élever une joyeuse citadelle.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Jeanne, jeune femme de quarante ans, libraire, mariée, et qui est très effacée. Polie, discrète, serviable, timide. Tout cela va changer lorsqu’elle va apprendre qu’elle est malade et qu’elle va devoir se battre contre un cancer du sein. Son mari ne va pas la soutenir et elle va trouver refuge auprès de trois femmes, trois battantes, chacune à sa façon.

J’avoue qu’en débutant ce roman, j’ai eu peur d’être bouleversée, de par la thématique qu’aborde ici l’auteur. J’en suis ressortie avec une bouffée d’optimisme à la fin. L’auteur a su mettre en exergue toutes les difficultés de la maladie, mais son but premier a été d’offrir une renaissance à Jeanne. Le lecteur suivra donc son évolution, du coup de massue initial à son combat mené contre la maladie et pour sa reconstruction.

Au travers du portrait de quatre femmes, puisqu’ici, certes, Jeanne tient le rôle principal, mais il ne faut pas oublier ses amies, Brigitte, Assia et Mélody, l’auteur livre un véritable hymne à des valeurs telles que l’amitié, l’amour et tout ce qui permet de s’en sortir en cas de coup dur. J’ai apprécié la tournure des événements que va prendre l’histoire, avec son petit côté presque thriller et qui m’a prise dans ses filets. J’ai tourné les pages avec frénésie en craignant à chaque fois. J’ai eu peur pour ce groupe d’amies.

Il y a vraiment deux perspectives dans ce roman. Un véritable contraste entre cette tristesse ressentie au début de l’histoire et cette joie féroce qui transparaît ensuite. L’auteur a su créer des personnages attachants, tout en nuances et très bien dépeints. Beaucoup d’émotions sont présentes au travers du récit et j’ai réellement été conquise.

La plume de l’auteur est tout en douceur et très entraînante. Je l’ai trouvée en parfaite adéquation avec le ton de l’histoire. Je n’avais encore jamais lu de romans de Sorj Chalandon, et je peux dire que c’est une réussite qui me donne fortement envie de découvrir ses autres livres.

Un très bon roman, où la place est totalement donnée aux femmes, à leurs combats respectifs, à l’amitié, à l’amour, à la loyauté. Une véritable réussite.

Ma note : 17/20

Contemporain

Borgo Vecchio

Borgo Vecchio de Giosuè Calaciura

  • Auteur : Giosuè Calaciura
  • Titre : Borgo Vecchio
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Noir sur Blanc
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 22 août 2019

Résumé

Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d’école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son père. Mimmo qui aime Celeste, captive du balcon quand Carmela, sa mère, s’agenouille sur le lit pour prier la Vierge tandis que les hommes du quartier se plient au-dessus d’elle. Tous rêvent d’avoir pour père Totò le pickpocket, coureur insaisissable et héros du Borgo Vecchio, qui, s’il détrousse sans vergogne les dames du centre-ville, garde son pistolet dans sa chaussette pour résister plus aisément à la tentation de s’en servir. Un pistolet que Mimmo voudrait bien utiliser contre le père de Cristofaro, pour sauver son ami d’une mort certaine.

Il y a la mer, d’un côté du Borgo Vecchio, dont le vent apporte les parfums de viande chez ceux qui, de la viande, n’en mangent jamais. De l’autre, la plaine brûlante de la métropole, ses magasins, ses bourgeois, la loi et ses gardiens. Son marché aux balances truquées, ses venelles tortueuses et antiques, dans lesquelles n’ose pas s’aventurer la police.

L’intrigue est semblable à celle d’un livret d’opéra : violence et beauté, bien et mal se mêlent pour nous tenir en haleine jusqu’au grand final.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Noir sur Blanc pour leur confiance et grâce à qui j’ai découvert ce roman.

Nous sommes ici à Borgo Vecchio, quartier pauvre et désœuvré de Palerme, dans lequel évolue une galerie de personnages hauts en couleur. Il y a Mimmo et son meilleur ami Cristofaro, il y a Celeste, leur amie, il y a Totò, pickpocket des rues, et bien d’autres personnages qui font le quotidien de ce quartier.

C’est une véritable fresque sociale que va nous livrer ici Giosuè Calaciura. Il saura confronter le clair à l’obscur et le bien au mal, au travers de personnages forts. Si d’un côté, les trois adolescents de ce roman apportent un côté lumineux à l’histoire, leur famille, quant à elle, met en exergue la part sombre de ce récit. Effectivement, le père de Mimmo truque sa balance dans son épicerie pour voler ses clients, le père de Cristofaro le bat tous les soirs sous le regard impassible de la mère, et Celeste est obligée de passer ses après-midi sur le balcon, pendant que sa mère se prostitue dans l’appartement. Sans oublier Titò, personnage phare, et pickpocket.

Ce roman est très court et se lit d’une traite. Pourtant, en très peu de pages, l’auteur a réussi à m’immerger entièrement dans ce quotidien cruel, sombre mais parfois drôle aussi. J’ai ressenti beaucoup d’émotions pendant cette lecture. Je me suis laissée porter par les mots et la poésie qui en ressort de chaque page.

La plume de l’auteur est magnifique. J’avoue avoir été déroutée au début par un style trop véloce, trop vif par moments et pourtant très poétique. J’ai eu l’impression que cela ne s’accordait pas ensemble et pourtant, après la surprise initiale, la plume de l’auteur m’a conquise. Je peux cependant regretter par moments un manque d’approfondissement du quotidien des personnages et du quartier au profit d’une sorte d’exercice de style auquel se livre ici l’auteur. Ce n’est pas vraiment un bémol, puisque la plume de Giosuè Calaciura s’y prête à la perfection et qu’il accomplit cela avec brio.

Ce roman de la rentrée littéraire est donc une excellente découverte. Je ne vous cache pas que c’est très triste parfois, mais il y a aussi une part de luminosité. Un véritable roman clair-obscur à découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller auto-édité

Deux degrés et demi

Deux degrés et demi de Pierre-Etienne Bram

  • Auteur : Pierre-Etienne Bram
  • Titre : Deux degrés et demi
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 323
  • Parution : 29 mai 2019

Résumé

2028. 10 ans après le rapport alarmant du GIEC, la température moyenne a augmenté de deux degrés et demi, démultipliant les conséquences du dérèglement climatique. Un multi-entrepreneur propose à l’ONU un programme écologique radical basé sur un système de notation. Léo embarque sur un bateau nettoyeur en direction du vortex de déchets de l’Atlantique Nord.Son objectif ? Engranger suffisamment de points pour lui permettre, avec sa famille d’accéder à la seconde partie du projet…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Pierre-Etienne Bram pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous sommes ici en 2028. La température a augmenté de deux degrés et demi et cela a des conséquences désastreuses pour la planète qui devient peu à peu inhabitable. Luke Mons, un grand entrepreneur, a la solution : aller habiter dans une autre planète. Seulement, il n’y aura pas de place pour tous et ceci sera donc réservé à l’élite. Luke va alors instaurer un système de points. Pour chaque action écologique, l’individu engrangera des points et pour chaque action à l’encontre de l’écologie, il en perdra. Et donc, nous suivrons Léo et sa famille, dont l’objectif sera d’engranger le plus de points pour se sauver.

En commençant ce thriller d’anticipation, j’étais plus que sceptique, ayant très peu l’habitude de lire ce genre littéraire. Et bien je peux affirmer que l’auteur m’a bluffée et qu’il a su capter mon attention dès les premières pages. Je me suis laissée entraîner par cette histoire et les pages ont défilé.

L’auteur soulève tout au long de la lecture de véritables cas de conscience par rapport à l’environnement, à l’écologie, à ce que tout un chacun pourrait faire de plus pour préserver la planète. Ce roman prête à la réflexion et fait ouvrir les yeux sur bien des problématiques

De révélations en rebondissements, j’ai été totalement captivée par ce roman qui va à toute vitesse. Les chapitres sont courts et la plume de l’auteur est addictive. Le tout est très bien écrit. Ce roman est très difficile à lâcher avant la fin.

Une intrigue rondement menée, avec pour toile de fond une thématique importante, en font un thriller d’anticipation très réussi.

Ma note : 17/20

Contemporain

Pour un nouveau départ

Pour un nouveau départ de Wilfrid De Fonvielle

  • Auteur : Wilfrid De Fonvielle
  • Titre : Pour un nouveau départ
  • Genre : Nouvelle
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 188
  • Parution : 1 juillet 2019

Résumé

Ce soir-là, alors qu’il se rend au théâtre à l’invitation de son grand-père, Clovis ne se doute pas que sa vie tranquille est sur le point de basculer. Sans prévenir, le metteur en scène lui propose de remplacer l’acteur principal, qui est souffrant. Contre toute attente, l’acteur débutant fait des merveilles. Après la représentation, son grand-père s’approche de lui, et lui explique que tous les seize jours, il vivra un moment d’épiphanie comme celui-ci. Son apparence changera, et ses capacités physiques et cognitives seront multipliées par cent. C’est pour Clovis le début d’une nouvelle vie.

Comme Clovis, les personnages du recueil de nouvelles fantastiques Pour un nouveau départ sont confrontés à des situations qui vont changer leur vie. Wilfrid de Fonvielle manie l’art des coïncidences et du merveilleux dans des histoires aux chutes surprenantes. Plongez sans attendre dans cet univers unique !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici d’un recueil composé de six nouvelles, ayant toutes le même point d’orgue, à savoir un tournant dans la vie de nos protagonistes. Effectivement, un événement va surgir dans leur quotidien et va leur permettre de prendre un nouveau départ.

Malheureusement, je dois avouer que je n’ai pas du tout adhéré à ce que propose l’auteur. À aucun moment je n’ai ressenti d’attachement quelconque pour les personnages de ces récits et je n’ai pas été en mesure de rentrer dans l’univers que nous propose l’auteur.

Une grande part de fantastique s’est invitée dans ces courts récits, et je pense que cela peut être une des raisons de ma déception. Je n’ai pas accroché et n’ai pas su me laisser porter pour pouvoir apprécier à sa juste valeur ce recueil. Bien évidemment, ceci n’est que mon opinion personnelle et j’ai vu un grand potentiel dans ce recueil qui saura, à coup sûr, ravir d’autres personnes. Ce ne fut pas mon cas, et j’en suis là première désolée.

En revanche, j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur. Je l’ai trouvée très soignée et de qualité. Je me laisserai sûrement tenter par l’un de ses prochains romans.

Ce sera donc une petite déconvenue pour ma part, mais si vous êtes intrigués et que vous aimez les nouvelles avec une grande part de fantastique, tentez cette lecture.

Ma note : 12/20

Contemporain

Modern Love

Modern Love de Alice Masson

  • Auteur : Alice Masson
  • Titre : Modern Love
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Spinelle éditions
  • Nombre de pages : 94
  • Parution : 28 juin 2019

Résumé

Quatre histoires courtes plus différentes les unes que les autres : une romance moderne, un conte écolo-initiatique, un conte pour enfants intelligents et un polar historique, qui se dégustent comme une assiette d’antipasti.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Alice Masson pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici d’un recueil de quatre nouvelles, toutes plus différentes les unes que les autres. Au début, j’avoue, lorsque j’ai commencé le tout début de la première nouvelle, j’ai été très sceptique, mais au fur et à mesure, j’ai fini par être conquise. Les nouvelles ne sont pas forcément égales, mais cela ne pose pas de réels problèmes, puisque c’est assez inhérent aux recueils de nouvelles. Il y en a forcément certaines que j’ai préféré et d’autres un peu moins, mais chacune d’entre elle vaut le détour.

La première nouvelle nous narrera une histoire d’amour presque impossible, tant ce qui oppose les deux protagonistes est énorme. Elle est partagée sous trois points de vue que je vous laisserai découvrir, puisqu’il y a quelques surprises. Au tout début, j’ai été quelque peu sceptique, j’avais une impression de simplicité dans les idées. Il n’en est rien. J’ai été finalement conquise. L’auteure a su retenir mon attention jusqu’au dénouement que j’ai trouvé très réussi et très beau.

La deuxième nouvelle est la plus courte et probablement celle qui m’a le moins plu. Il s’agit là d’un tout petit récit aux allures écologiques et cela prend par moments la forme d’un conte initiatique. Je l’ai trouvée peut-être trop courte et cela ne m’a pas forcément donné la possibilité de vraiment rentrer dans l’histoire. Malgré tout, elle est intéressante à bien des égards.

La troisième nouvelle est magnifique. Elle nous est contée au travers des yeux d’un petit garçon. Au début, le lecteur est un peu dans le flou, ne comprenant pas forcément à quoi fait référence le petit garçon lorsqu’il nous explique son quotidien. Mais lorsque j’ai commencé à entrevoir de quoi il était question, j’ai été tout simplement bouleversée.

La quatrième nouvelle est un polar à la cour royale. Le tout est relaté sous forme de missive. De nouveau, l’auteure a su capter mon attention, et il est très difficile de créer une enquête sous le format d’une nouvelle. Effectivement, cela ne doit pas être trop long mais suffisamment étoffé pour en faire un mystère à résoudre. C’est encore une fois réussi.

Un recueil de quatre nouvelles, toutes variées, et très bien écrites, à lire d’une traite et à découvrir sans hésitation.

Ma note : 17/20

Policier

Silence on disparaît

Silence on disparaît de Laurent Bouché

  • Auteur : Laurent Bouché
  • Titre : Silence on disparaît
  • Genre : Policier
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 161
  • Parution : 10 juillet 2019

Résumé

Tout juste sorti de l’adolescence, Pierre-Emmanuel fait ses débuts dans la police. Au vu de son profil atypique, on lui demande de seconder un enquêteur expérimenté pour revenir sur une étrange affaire de disparition, vieille de plusieurs années. De Paris jusqu’à Venise l’intrigue se poursuit, insaisissable, et ne semble jamais devoir se résoudre. Mais au-delà de l’enquête policière, l’aventure se muera en parcours initiatique pour le jeune homme, et finira par le révéler à lui-même.Dans ce premier roman, l’auteur emporte son héros dans une aventure insolite au dénouement inattendu, dans laquelle la légèreté vient se mêler au tragique.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur Laurent Bouché pour sa confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec l’inspecteur Cellier et son assistant Proudhon, qui vont se voir dans l’obligation d’ouvrir à nouveau une enquête sur une affaire de vol, sept ans après les faits. Effectivement, à l’époque, le couple Garnez subit un cambriolage à domicile, alors que madame Garnez se retrouve seule dans sa villa au moment des faits, et que son mari est en déplacement. 

C’est un véritable puzzle que nous propose ici l’auteur. De fausses pistes en révélations inattendues, la recette fonctionne à la perfection et tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment de lecture avec ce polar. 

Laurent a su créer deux personnages hauts en couleur. J’ai tout simplement été conquise par Proudhon, qui est tellement drôle à certains moments. J’ai beaucoup ri pendant ma lecture. L’auteur a su savamment doser l’humour, sans trop en faire, mais pour accorder quelques moments de répit dans l’enquête. C’est parfois totalement déjanté et c’est très réussi de la part de l’auteur.

Quant à l’intrigue, je n’ai pas su où elle allait me mener jusqu’au dénouement, et l’auteur m’a totalement baladée, puisque j’ai eu droit à des révélations inattendues. Sous couvert d’humour, Laurent aborde ici malgré tout des sujets délicats. 

L’écriture est soignée et dynamique, ce qui insuffle un bon rythme à cette histoire. Les chapitres sont courts et rythment l’ensemble. Il est impossible de s’ennuyer et c’est un roman que l’on peut lire d’une traite. 

J’ai donc été totalement séduite par ce polar déjanté, au ton très humoristique, mais avec un fond d’enquête très sérieux. Je vous conseille de découvrir cet auteur. 

Ma note : 18/20

Jeunesse

Le jardin secret de Marie

Le jardin secret de Marie de Coralie Raphael

  • Auteur : Coralie Raphael
  • Titre : Le jardin secret de Marie
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 223
  • Parution : 3 juin 2019

Résumé

Fille unique, Marie vit seule dans un immense manoir avec sa gouvernante Kate, et son père, qui ne rentre que rarement. Un soir, alors qu’elle entend un bruit étrange dans sa chambre, la fillette découvre dans les couloirs du manoir un passage souterrain qui mène à un jardin secret. Là, elle fait la rencontre de Sauge, une créature qui ne semble formée que d’une tête dans un bocal. D’abord effrayée, Marie se lie très vite d’amitié avec son nouveau compagnon. Sauge lui raconte une si belle histoire que la fillette sacrifie son sommeil pour se rendre chaque nuit dans le jardin, en cachette de sa gouvernante. Mais Marie s’interroge : qui a créé ce fabuleux jardin ? qu’est-il arrivé au corps de Sauge ? Alors que son attachement pour lui grandit, la jeune fille découvre un coffre enterré dans le jardin qui va bousculer sa vie…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance r grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Marie, dame âgée et qui après avoir recueilli Borg, un jeune garçon qui vivait dans une grande pauvreté, décide de retourner au manoir dans lequel elle habitait, lorsqu’elle était petite. Là, tous les souvenirs refluent et Marie va se rappeler son enfance solitaire, privée de sa mère à la suite d’une maladie et d’un père trop souvent absent. Elle aura pour seule compagnie Kate, la gouvernante, et Sauge, une mystérieuse créature recluse dans le jardin secret du manoir.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture même si j’avoue que suite aux avis dithyrambiques, j’en attendais un peu plus. Cela reste malgré tout une très belle découverte et l’auteure a su me subjuguer avec l’univers créé tout au fil des pages.

J’ai apprécié les deux personnages principaux, Marie et Sauge. Ils sont nuancés et très touchants, et le lien indéfectible qui va finir par les unir m’a beaucoup émue. Coralie a su mettre en exergue des valeurs telles que l’amitié, l’amour, la loyauté. Au travers de ses personnages, c’est presque un petit conte philosophique qu’elle nous livre ici.

L’univers est très bien conçu, bien pensé. Le jardin secret où se rend Marie tous les soirs est vraiment bien décrit. Les descriptions y sont très belles et réussies. Tout au fil des pages, le lecteur se laissera bercer par cet univers féerique. J’ai pour ma part nettement préféré la deuxième partie de roman à la première. J’ai parfois ressenti quelques petites longueurs en début de roman, mais le tout est très fluide et je ne me suis pas ennuyée.

La plume est très soignée, que ce soit au niveau de l’orthographe, de la syntaxe ou de la ponctuation. J’ai beaucoup aimé le style de Coralie, qui est parfois presque poétique et qui est en adéquation totale avec l’histoire.

Ce sera donc une très belle découverte que je conseille, tant pour l’univers créé que pour les personnages touchants. Il m’a juste manqué le petit plus pour en faire un coup de cœur.

Ma note : 16/20