Contemporain

Les fleurs sauvages

Les fleurs sauvages de Holly Ringland

Auteur : Holly Ringland
Titre : Les fleurs sauvages
Genre : Contemporain
Éditions : Fayard/Mazarine
Nombre de pages : 408



Résumé

Lorsqu’une tragédie change à jamais sa vie, la jeune Alice Hart, âgée de neuf ans, part vivre chez sa grand-mère qu’elle ne connaît pas. Quittant le bord de l’océan où elle a grandi, elle trouve refuge dans la ferme horticole de June, où celle-ci cultive des fleurs sauvages d’Australie.

 Mais l’histoire des Hart est hantée par de nombreux secrets que June cache à sa petite-fille. Une sorte de fatalité semble accabler les femmes de leur famille, aussi June préfère-t-elle tenir Alice à l’abri de la vérité, quitte à la tenir à distance de l’amour.

Au fil du temps, Alice oublie les démons du passé et apprend à perpétuer la tradition familiale en utilisant le langage des fleurs pour remplacer les mots lorsqu’ils se font trop douloureux. 

Une fois adulte, révoltée par ce silence et trahie par celles qui lui sont le plus chères, Alice se rend compte qu’il y a des histoires que les fleurs seules ne peuvent raconter. Si elle veut être libre, elle doit partir et inventer l’histoire la plus importante de toutes : la sienne…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Fayard/Mazarine pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce magnifique roman.

D’emblée, j’ai été séduite par la magnifique couverture, chose qui ne m’arrive pas souvent. Ensuite, la quatrième de couverture m’interpellait tant qu’il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de me plonger dans cette lecture.

Nous sommes ici en Australie avec la petite Alice, neuf ans, qui suite à un terrible drame familial, sera recueillie par June, sa grand-mère. Cette dernière possède un domaine horticole qui se transmet de génération en génération. Si un lien indéfectible entre la petite-fille et la grand-mère se tisse, très tôt nous nous rendons pourtant compte que June cache bien des choses à Alice au sujet de sa famille.

J’ai été totalement dépaysée par les magnifiques descriptions de l’auteure. C’était une profusion de couleurs et des paysages somptueux tout au long de ma lecture. L’auteure a su retranscrire à la perfection au travers de ses mots le bush australien. J’avais l’impression d’y être, de me promener au milieu de cette terre ocre. Certes, j’ai pu malgré tout dénoter quelques petites longueurs, mais cela n’a en rien émaillé le plaisir que j’ai ressenti.

Quant à l’intrigue, elle est rondement menée. Il est impossible de ne pas s’attacher à Alice, avec toutes les épreuves qu’elle subit. Toutefois, en ce qui concerne le secret familial, il ne faut pas s’attendre à une révélation choc. Il s’agira plutôt d’un prétexte dont l’auteure s’est servie pour nous dépeindre un personnage fort, qui ne se laissera pas abattre au fil des années. J’ai été très émue pendant une bonne partie de l’histoire, j’avais envie d’aider Alice à faire les bons choix et j’ai eu peur pour elle à plusieurs reprises.

Pour terminer, je tiens à accorder une petite mention spéciale pour la mise en place des chapitres, que j’ai trouvée très particulière. En effet, chacun d’eux porte le titre d’une fleur sauvage endémique d’Australie, de sa signification, de son nom latin, de ses particularités et enfin de son illustration. J’ai trouvé ce procédé très original et cela m’a énormément plu.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander cette lecture. Alice est un personnage qui me restera sans aucun doute en tête pendant mes prochaines lectures.

Ma note : 18/20

Thriller

American girl

American girl de Jessica Knoll

Auteur : Jessica Knoll
Titre : American Girl
Editions : Babel
Nombre de pages : 480




Résumé

Sa vie parfaite est un parfait mensonge. Adolescente, TifAni FaNelli a connu, à la prestigieuse Bradley School, une terrible humiliation publique qui l’a contrainte à se réinventer totalement. Aujourd’hui, elle a un boulot glamour, une garde-robe hors de prix et un fiancé beau et riche. Elle est à deux doigts de cette vie parfaite qu’elle a tant travaillé à obtenir. Mais TifAni a un secret. Son passé, qui n’a cessé de la hanter, menace de resurgir et de tout détruire sur son passage. Premier roman de Jessica Knoll, American Girl est un page-turner implacable et sexy.

Mon avis

Cette quatrième de couverture avait tout pour me plaire. Lorsque j’ai lu les mots tels que page-turner implacable et secret, j’ai pensé que ce roman avait tous les ingrédients pour me faire passer un très bon moment de lecture. Malheureusement, je dois bien admettre que non seulement j’en suis loin du compte, mais qu’en plus, je me suis plutôt ennuyée tout au long de plus 400 pages.

Le tout commence comme un véritable conte de fées. Nous suivons TifAni, à qui absolument tout réussi, que ce soit au niveau de sa vie amoureuse, au niveau de son travail ou au niveau financier. Pourtant, sous ce vernis de façade, TifAni a subi une rude épreuve plus jeune, au lycée. C’est ce que le lecteur découvrira au fil des pages.

J’ai tout d’abord eu un peu de mal avec le procédé narratif. En effet, l’auteure va alterner les chapitres entre TifAni adulte et TifAni adolescente, pour égrener peu à peu les raisons de son caractère actuel. Je me suis quelque peu perdue au début, puisque l’auteure, en début de chapitre, n’a inséré aucune indication temporelle. Une fois passée la surprise, c’est bien évidemment simple à saisir, mais malgré tout, cette indication aurait été appréciable.

Malheureusement, là où je n’ai absolument pas accroché, c’est avec cette héroïne en tant qu’adulte. Que de superficialité. Je n’ai pas cru une seule seconde en ce personnage très peu profond, à mon goût. Il y avait matière à la dépeindre de manière plus crédible. J’ai eu l’impression de cliché, de poncif propres à la superficialité tout au long de ces pages. Aucun attachement provoque donc un détachement pour l’histoire du personnage. Les personnages secondaires sont tout autant survolés.

J’ai également eu énormément de mal avec les nombreuses longueurs. Je n’ai pas eu cette impression de fluidité, je ne reprenais pas mon roman avec plaisir. C’était long, beaucoup trop long. Les chapitres faisant référence à l’héroïne adulte étaient interminables. J’ai davantage préféré ceux du passé, principalement pour la part de mystère. Malgré tout la plume est agréable à lire.

J’imagine que j’en attendais beaucoup trop de ce roman. J’ai sans doute été lésée par cette quatrième de couverture trop accrocheuse. Cela n’aura pas été un page-turner pour ma part, loin de là. Je ne saurai conseiller ce roman.

Ma note : 8/20


Thriller

Passager 23

Passager 23 de Sebastian Fitzek

Résumé

Un paquebot, des disparitions mystérieuses…Depuis de longues années, des passagers du Sultan des mers – souvent une mère et son enfant – disparaissent après s’être vraisemblablement jetés par-dessus bord. C’est ce qui est arrivé à la femme et au fils de Martin Schwartz, Tim, alors qu’ils effectuaient une croisière sur ce paquebot.Depuis la mort de sa femme et de son fils Tim, Martin a perdu goût à la vie et assume, au sein de la police où il officie comme psychologue, des missions dangereuses, notamment au contact de pédophiles sans scrupules.Cinq années ont passé quand une femme mystérieuse, qui se prétend auteure de thrillers, l’invite à retourner sur Le Sultan des mers. Elle aurait des révélations à lui faire sur la disparition de sa famille.Une fois sur place, il reconnaît avec stupeur l’ours en peluche de Timmy dans les bras d’Anouk, une enfant disparue qui vient de refaire surface. Il comprend alors qu’il a été sollicité pour découvrir ce qu’a vécu la fillette que l’on cache dans la cabine 23.Au fil de son enquête, il mettra au jour le mobile de ces mystérieuses disparitions. Et découvrira que les disparus ne sont peut-être pas tous morts…

Mon avis

Chaque auteur a plus ou moins sa manière d’écrire et sa façon de procéder, qui est reconnaissable entre mille. J’ai reconnu dans ce thriller la patte de Fitzek à presque tous les chapitres. Effectivement, pour sa part, ce sont toujours beaucoup de chapitres qu’il propose à son lecteur, avec au bout de presque chacun d’entre eux, une révélation qui le pousse à tourner les pages.

Si c’est un procédé qui m’a énormément plu dans ses précédents romans, et je pense ici à l’excellent « Thérapie », que je ne peux que vous conseiller, il est vrai qu’ici j’ai eu tendance à ressentir de l’exaspération. Il y avait trop de rebondissements et de révélations qui finissaient par octroyer peu de crédibilité à la lecture. Je me suis souvent perdue, ne me souvenant plus d’un mystère qui avait surgi cinquante pages avant et dont j’avais après toutes ces pages enfin la révélation.

Et pourtant, ce huis-clos oppressant, puisque presque toute l’aventure se déroule sur le paquebot, est parfaitement huilé. Malgré l’exaspération que j’ai pu ressentir, j’avais justement envie de tourner les pages rapidement pour savoir, et cela est bon signe.

Fitzek abordera ici une thématique très dure, dont je ne dirai rien, pour ne rien spoiler. Je n’ai pas vu venir le dénouement et pourtant, les indices étaient sous mon nez. Petit bémol néanmoins sur une fin qui apporte le rebondissement de trop, à mon sens.

Ma note : 16/20

Jeunesse

Alfie

Alfie : Le chat du bonheur de Rachel Wells

Résumé

Alfie est un chat errant. Sans foyer depuis que son ancienne maitresse est décédée, il erre de rue en rue jusqu’au moment où il arrive dans Edgar Road. Là, Alfie sait immédiatement qu’il a trouvé son nouveau quartier. Mais les habitants ne sont pas franchement d’accord : la dernière chose dont ils ont besoin, c’est d’un chat qui passe de maison en maison ! Alfie est donc regulierement chassé. Jusqu’au jour où plusieurs familles acceptent de le nourrir et de l’héberger à tour de rôle. Et quand l’adversité frappe, tous réalisent à quel point ils ont besoin du petit félin. Alfie ? Un chat qui apporte de l’espoir, de la sagesse et qui rend la vie plus douce. Les aventures d’un chat errant qui change la vie de tout un quartier.

Mon avis

Voilà un roman tout simple mais qui pourtant m’a énormément plu.

Toute cette aventure sera racontée par Alfie, le chat protagoniste de cette histoire. Ce sera donc un récit narré à la première personne et vu à travers les yeux de ce chat haut en couleurs. J’ai beaucoup aimé cette idée de départ.

Il s’agit vraiment d’un roman feel good par excellence, puisque l’histoire est pleine de bons sentiments. Les personnages sont tous très attachants, et chacun à leur manière aura besoin de réconfort à un moment donné. Alfie sera là pour les aider à se sentir mieux et du coup, par la même occasion faire passer un excellent moment à ses lecteurs.

Si le tout reste très simple, je ne me suis pas moins attachée à ce chat avec lequel j’ai passé un très bon moment de lecture. Bien évidemment, certaines situations sont faciles et un peu stéréotypées, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est un roman classé dans le genre jeunesse.

La plume est agréable et facile à lire. Les pages défilent. Un roman que j’ai beaucoup aimé découvrir et que je conseille entre deux lectures plus lourdes.

Ma note : 15/20

Contemporain

Sur la route de ses rêves

Sur la route de ses rêves de Marie-Laure Bigand


Résumé

Cyril découvre dans un chantier une valise abandonnée depuis près de 5 ans. Un peu perdu dans sa vie, il décide de partir à moto jusqu’en Normandie pour livrer lui-même cet objet à Gabrielle, sa propriétaire. Celle-ci n’est pas la vieille dame à laquelle il s’attendait, mais une jeune correctrice de romans à qui sa grand-mère, dont elle ne soupçonnait pas l’existence, a laissé un témoignage poignant de sa vie : des objets de modiste et un Journal d’espérance. S’annonce alors un dialogue émouvant entre cette grand-mère si tendre qui conte sa vie depuis son enfance dans le Cotentin, et la jeune femme qui va, pour essayer de la comprendre et de la rejoindre, parcourir la “route de ses rêves”…

Mon avis

Voilà un roman que j’ai tout simplement adoré. Tout au long de ma lecture, j’ai été conquise par une histoire emplie d’une tendresse infinie.

J’ai énormément apprécié le schéma narratif, qui alterne les chapitres traitant du quotidien de Cyril et Gabrielle, les protagonistes, et l’écriture du Journal d’espérance par la grand-mère de Gabrielle et dont cette dernière ignore totalement l’existence.

J’ai été touchée par cette histoire toute douce proposée par l’auteure. Les personnages sont très attachants. Et le récit que fait la grand-mère à Gabrielle est très réussi. Je me suis laissée porter par l’écriture fluide et simple de l’auteure. Cyril et Gabrielle m’ont énormément plu.

D’autre part, j’ai adoré le dépaysement proposé par ce roman. Cela m’a donné fortement envie de découvrir la Normandie, le Cotentin, Étretat, et d’autres endroits qui sont décrits avec de très beaux mots.

Ce roman est pour ma part une véritable réussite. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir et de vous laisser porter par une histoire qui vous touchera, sans aucun doute.

Ma note : 18/20

Contemporain

Un soir de décembre

Un soir de décembre de Delphine de Vigan

Résumé

Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l’envie d’écrire, le premier roman, le succès, les lettres d’admirateurs… Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d’une passion ancienne qu’il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l’écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive et trompeuse.

Mon avis

Voici mon tout premier roman de Delphine de Vigan, et apparemment je n’ai pas dû choisir le bon. Je n’ai absolument pas accroché à cette lecture qui m’a été très pénible.

Nous sommes ici avec Matthieu, marié et deux enfants, qui rencontre un succès fulgurant à la suite de la publication de son premier roman. Il va recevoir des lettres d’une admiratrice, jusqu’au moment où il se rend compte que celle qui lui écrit n’est autre qu’une de ses anciennes aventures.

J’ai tout d’abord eu énormément de mal avec la plume de Delphine de Vigan. En effet, ce texte est une suite d’énumérations et d’assertions, tout justes séparées par quelques virgules. C’était particulièrement pénible. Certes, l’écriture est très belle, nette, sans bavures, mais je me demande où est l’émotion dans tout cela. Je n’ai rien ressenti, j’ai lu ce texte en spectatrice non impliquée par les questionnements internes de Matthieu.

Delphine de Vigan n’a pourtant pas son pareil pour disséquer la vie amoureuse sur le déclin d’un quadragénaire qui se pose beaucoup de questions, trop peut-être, mais qui pourtant, justement, ne se remettra pas en question. Ce personnage m’a exaspérée. Cela n’aura été qu’une longue introspection de la vie amoureuse de Matthieu, et franchement, ce fut un réel ennui. Il ne se passera strictement rien.

Je suis donc restée de marbre devant ce texte, je n’ai rien ressenti. Je voulais juste terminer ce livre pour passer à autre chose. Pour ma part, cela aura donc été une véritable déception. J’en attendais peut-être beaucoup trop. Je tenterai sûrement un autre roman de l’auteure, mais j’avoue que je ne me précipiterai pas, malgré tout.

Ma note : 8/20

Policier

Le signe des quatre

Le signe des quatre de Arthur Conan Doyle

Résumé

Quarante-trois diamants de la plus belle eau dont le « Grand Mongol », émeraudes, saphirs, rubis… Le trésor d’Agra !
Pris entre les féroces Cipayes et la compagnie des Indes, un rajah avisé a, bien sûr, tenté de mettre à l’abri tant de merveilles ! Ce qui n’était guère difficile : le fort d’Agra recèle mille cachettes…
Retrouver la bonne est moins aisé. Codes, cartes et parchemins secrets… Celui qu’on soumet à Holmes, couvert de croix, de sigles et de rébus, est paraphé du « signe des Quatre » ! Le chemin de l’Initié ? La route de l’aventure…
La piste part de Pondichery Lodge, disparaît dans la Tamise… Mais Sherlock ne perd pas le nord ! Et Watson y gagne même un plus grand trésor en suivant la trace d’une belle inconnue…

Mon avis

Voici le deuxième volet des enquêtes de Sherlock Holmes et de son acolyte Watson. Si j’avais adoré le premier tome, et fortement apprécié un recueil de nouvelles lu récemment, je vais devoir me montrer nettement moins enthousiaste à la lecture de celui-ci.

En effet, je dois avouer m’être passablement ennuyée à la lecture de cette enquête, que j’ai trouvée quelque peu embrouillée. Le postulat de départ ainsi que le dénouement sont intéressants, mais tout le développement intermédiaire est un peu lent à mon goût et manque de dynamisme.

Je n’ai pas réussi à accrocher à cette enquête. Certes, le style est toujours aussi plaisant et le tout se lit très facilement, mais je n’ai pas été subjuguée. Alors oui, j’avais envie d’avoir le fin mot de l’histoire, et donc j’étais curieuse d’arriver au dénouement. Et là, franchement, je suis restée quelque peu pantoise devant un dernier chapitre interminable. Cela n’en finissait pas. J’ai trouvé cela beaucoup trop long, et dans un tout petit roman comme celui-ci, ce n’est pas forcément une bonne chose.

Je conseille néanmoins de lire ce tome avant d’appréhender la suite, puisqu’il y a un petit chamboulement dans la vie de Watson qui est intéressant à suivre. Je continuerai pour ma part, bien évidemment, la suite des enquêtes de Sherlock Holmes.

Ma note : 12/20



Classique

La conquête de Plassans

La conquête de Plassans de Emile Zola



Résumé

Elle sanglotait.
L’abbé Faujas avait redressé sa haute taille, il s’approcha de Marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme. – Ah ! misérable chaire ! dit-il. Je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n’en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures… Oui, c’est l’éternelle lutte du mal contres les volontés fortes. Vous êtes la tentation d’en bas, la lâcheté, la chute finale. Le prêtre n’a pas d’autre adversaire que vous, et l’on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites.
– Je vous aime, Ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.

Mon avis

Ce roman s’est avéré pour ma part une véritable réussite. Et pourtant, mes aventures romanesques avec Zola ne laissaient pas présager ces mots. Effectivement, les deux premiers tomes de la saga des Rougon-Macquart furent pour moi très difficiles à la lecture. A partir du troisième tome, j’ai été séduite. Et avec ce tome, je peux affirmer que je suis finalement conquise.

Nous sommes ici de nouveau à Plassans, en compagnie de la famille Mouret qui sera mise à mal par l’arrivée de l’abbé Faujas, qui louera le deuxième étage de leur maison. Ici, Zola a laissé de côté les descriptions et nous livre plutôt une peinture de caractères magistralement réussie.

D’emblée, je me suis attachée à Marthe et à Mouret, trouvant ce couple nettement plus avenant que les autres personnages que j’ai pu croiser dans les tomes précédents de la saga.

Sous fond de manipulations et d’alliances, avec en toile de fond la religion et la politique, Zola nous livre ici un tome très noir à mon goût. On se rend bien compte que l’abbé Faujas va tout bouleverser sur son passage, et on lit, en spectateur impuissant, la déchéance qui arrivera chez les Mouret. Je n’ai pu éviter de ressentir de la peine pour cette famille, mais j’avoue avoir été également exaspérée à maintes reprises devant le comportement passif de Marthe. Je peux dire que je suis passée par beaucoup d’émotions.

Les personnages secondaires sont certes nombreux, mais très importants à l’intrigue eux aussi. Il est vrai qu’au début, je me suis retrouvée quelque peu perdue avec tous ces caractères différents, et la fonction différente de chacun. Malgré tout, je m’y suis retrouvée rapidement.

J’ai beaucoup apprécié les petites touches d’humour que Zola a su parsemer au fil de ses pages, et qui permettent de faire, l’espace de quelques lignes, une pause dans cette histoire si noire, qui m’a laissée un grand sentiment d’amertume.

Vous l’aurez compris, ce tome ne peut laisser indifférent, et je ne peux que vous le conseiller.

Ma note : 18/20

Contemporain auto-édité

Identité

Identité de Marjorie Tixier



Résumé

Un soir de remise en question, Garance, ophtalmologiste de trente-neuf ans, découvre un tableau qui la bouleverse parce qu’il lui ressemble étrangement.
Elle se met en tête de peindre le portrait mais, paralysée devant la toile blanche, décide plutôt de l’acheter. Quand elle rencontre le propriétaire, celui-ci voit en elle une autre femme, Nicole…
Troublée, elle décide de se rendre à Lille pour rencontrer le peintre du tableau et en savoir davantage sur cette femme qui lui ressemble à s’y méprendre.
Elle ignore encore que son voyage va la replonger dans ses souvenirs d’enfance pour mettre au jour une histoire familiale tissée de secrets.

Mon avis

C’est vraiment par hasard que ce roman auto-édité a croisé ma route. Le synopsis m’a attirée et j’ai donc décider de tenter l’expérience avec cette auteure.

Et bien cela aura été une véritable déconvenue. Je n’ai vraiment pas accroché à cette histoire rocambolesque.

J’ai tout d’abord eu énormément de mal avec le style de Marjorie Tixier. Effectivement, je l’ai trouvé brut, rapide, ampoulé et par moments, parfois, pompeux si j’ose dire. Certes, la qualité de l’écriture est indéniable, mais j’avais plutôt l’impression de lire un exercice de style, plutôt qu’une histoire. J’ai eu droit à beaucoup trop de descriptions interminables qui n’apportaient pas grand chose à l’intrigue.

Quant à l’histoire, je l’ai trouvée assez incohérente et très peu crédible. Je ne peux malheureusement pas argumenter mon propos, sous peine de vous spoiler l’intrigue. Il y avait pourtant une thématique très intéressante, à savoir les secrets de famille et la recherche d’identité. J’ai trouvé pour ma part que le tout était mal exploité.

Ce sera donc une déconvenue. Ce roman tout court n’aura pas su me convaincre, mais bien évidemment, je tenterai un autre roman de l’auteure pour me faire une véritable idée.

Ma note : 10/20

Romance auto-édité

Une histoire d’amour sans caribou

Une histoire d’amour sans caribou de Charlie Wat



Résumé

Un roman qui va vous rendre heureux… Le quotidien de Fanny n’est pas simple : veuve depuis 3 ans, elle court sans cesse entre ses obligations de maman et son métier d’aide-soignante dans une maison de retraite où elle s’efforce d’apporter un peu de bonheur aux pensionnaires. Au fil du temps, elle a développé avec l’un d’eux une véritable amitié. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’il est au crépuscule de son existence et qu’il a besoin d’elle pour retrouver son amour perdu, elle n’hésite pas longtemps avant d’embarquer ses enfants dans un périple qui pourrait bien changer le cours de leur vie.

Mon avis

Voilà le quatrième roman de Charlie Wat que je lis, et j’avoue n’avoir jamais été déçue. Ce roman feel-good ne dérogera pas à la règle.

Tout d’abord, j’avoue avoir craqué pour la magnifique couverture. Cela ne m’arrive pas souvent, mais là, il faut dire qu’elle est magnifique.

J’ai adoré ce roman. Comme à son habitude, l’auteure a su créer une galerie de personnages, tous aussi attachants les uns que les autres et d’une tendresse infinie. J’ai totalement accroché au personnage de Fanny, qui m’a émue à plusieurs reprises.

Certes, l’histoire n’est pas forcément originale et l’on y retrouve les ficelles propres à ce genre de romans. Malgré tout, plusieurs surprises sont réservées au lecteur. L’écriture tout en douceur de l’auteure aura su me convaincre et j’ai été conquise tout au long de cette lecture.

Ce roman est un véritable bonbon, où tendresse et douceur se mêleront dans une fusion parfaite et propre aux romans feel-good. Si vous ne connaissez pas cette auteure, n’hésitez pas à la découvrir. Je tiens à signaler l’orthographe et la syntaxe parfaites du texte. Donc ne butez pas sur le fait que c’est un auto-édité.

Ma note : 17/20