Contemporain

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins – Rentrée littéraire

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins d’Alejandro Palomas

  • Auteur : Alejandro Palomas
  • Titre : Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins
  • Genre : Contemporain
  • Editions : Cherche Midi
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins. L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère. D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves. D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien. Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Cherche Midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Guille est un petit garçon de neuf ans pas comme les autres. Lorsqu’un jour, sa maîtresse d’école Sonia demande à toute la classe ce qu’ils aimeraient faire quand ils seront plus grands, Guille n’hésite pas une seconde. Il veut être Mary Poppins. De fil en aiguille, Sonia se rend compte que Guille cache des blessures. Ce petit garçon habite seulement avec son papa, et la maîtresse décidera alors de le convoquer, pour lui proposer de diriger Guille vers l’orientatrice de l’établissement scolaire.

Je n’ai pas de mots pour vous décrire l’énorme coup de cœur que j’ai eu à la lecture de ce conte moderne. L’auteur a su m’immerger totalement dans une bulle de douceur et de sensibilité, et je n’avais aucune envie de quitter les personnages. Et pourtant, Alejandro Palomas part d’un postulat de départ des plus simples, et le mystère est très léger, puisque d’emblée, je me suis doutée de quoi il s’agissait.

Ce roman ne se lit pas pour le suspense. Ce roman se lit plutôt comme une fable emplie de sensibilité, de bienveillance et une véritable parenthèse de douceur. L’auteur va aborder plusieurs thématiques et il le fera au travers de personnages attachants, forts, et remarquablement construits.

J’ai tout simplement été bouleversée par Guille. Ce petit garçon sensible et rêveur va porter l’histoire à bout de bras. Certes, les personnages secondaires ne sont pas en reste, mais tout restera axé sur Guille. Si j’avais deviné une bonne partie de l’intrigue, je n’ai pu m’empêcher d’être profondément émue et bouleversée à la lecture du dénouement.

La plume de l’auteur est tout en douceur, et les pages défilent sans même s’en rendre compte. Que de douceur et de sensibilité qui émanent des mots choisis avec justesse par Alejandro Palomas. J’ai totalement adhéré au schéma narratif, donnant la parole à tour de rôle aux différents protagonistes de l’intrigue.

Un conte moderne qui offrira à son lecteur une parenthèse de douceur, l’immergeant dans une bulle emplie de sensibilité et de tendresse. Je n’ai pas de mots pour décrire le carrousel d’émotions ressenti lors de cette lecture. À découvrir sans hésiter.

Ma note : 19/20

Contemporain

Chloé des loups

Chloé des loups d’Alexandra Ughetto

  • Auteur : Alexandra Ughetto
  • Titre : Chloé des loups
  • Genre : Contemporaine
  • Éditions : Robert Laffont
  • Nombre de pages : 425
  • Parution : 17 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Brise d’abord tes chaînes si tu veux choisir ta vie !

Chloé, tu es l’ultime descendante de l’ultraviolente lignée des loups, et tu es destinée à devenir une guerrière.
Mais tu refuses cet héritage d’angoisses et de colère.
Heureusement, pour t’aider, il y a Annabelle, ton amie, qui dissipe tes craintes d’un éclat de rire. C’est elle qui te pousse à explorer ton coeur et le monde autour de toi. Cela t’encourage à écrire dans ton carnet tes pensées lumineuses…
Dès lors, tout change pour toi. Tu apprends à maîtriser tes émotions et à conquérir ta puissance intérieure.
C’est à cette condition que tu seras libre.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Robert Laffont pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Chloé, ultime descendante d’une lignée de loups, n’est pas prête à accepter cet héritage. Elle va se rebeller contre ce destin tout tracé et pour cela, elle pourra compter sur l’aide de son amie Annabelle. Chloé va donc devoir se trouver elle-même, apprendre à s’affirmer et à contrôler ses émotions pour ainsi retrouver enfin sa liberté.

Quel roman étrange. C’est une expérience de lecture qui ne ressemble à nulle autre. Il faut avouer que j’ai eu beaucoup de mal au début, et finalement, lorsque j’ai accepté de voir dans ce roman une grande part de développement personnel, cela s’est beaucoup mieux passé.

Je n’avais jamais croisé la route d’un roman qui mêlait le côté romancé au côté développement personnel. Sans être une mauvaise idée, j’avoue que parfois je n’ai pas forcément trouvé ce choix judicieux. D’autant plus que je me suis perdue à maintes reprises dans ce que proposait l’auteure. Je ne sais pas si cela vient du fait que j’étais hermétique à la manière de faire d’Alexandra, mais cette lecture s’est révélée par moments fastidieuse.

Et pourtant, j’ai tout de même apprécié le message que fait passer Alexandra au travers de son personnage principal. Elle va nous décrire tous les processus qui vont amener Chloé à se rebeller et à s’affirmer. J’ai beaucoup aimé l’idée du carnet de pensées lumineuses de Chloé. Ce n’est donc pas une totale déconvenue pour ma part. C’est juste trop particulier à lire.

La plume de l’auteure est assez fluide, mais ce sont peut-être parfois les propos qui ne le sont pas, et qui rendent par conséquent la lecture peu évidente. C’est souvent laborieux et parfois, j’ai eu un sentiment d’incompréhension. Malgré tout, les pages défilent.

Une lecture qui mêlera côté romancé et développement personnel. Si c’est très original, je ressors malgré tout assez mitigée de cette lecture particulière.

Ma note 14/20

Science-fiction

Allégeance

Allégeance de Megan Devos

  • Auteur : Megan Devos
  • Titre : Allégeance
  • Genre : Science-fiction
  • Editions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 340
  • Parution : 15 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans un monde où règne l’anarchie, la loyauté envers son camp est devenue primordiale à la survie, laissant peu de place aux sentiments. Difficile dans ces conditions pour Hayden et Grace de gérer leur relation naissante. Car en préférant rester à Blackwing auprès de Hayden plutôt que retourner chez elle, Grace a tiré un trait sur les siens. Si le choix a été difficile, elle sait qu’elle doit désormais l’assumer.
Quant à Hayden, il se trouve tiraillé entre ses responsabilités et ses attaches personnelles. En tant que jeune chef du clan Blackwing, il lui incombe de répondre aux demandes de la communauté. Saura-t-il protéger les siens de leurs violents rivaux ? Peuvent-ils encore s’en remettre à lui pour prendre les bonnes décisions ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Voici le deuxième tome de la saga dystopique de Megan Devos. Si cela faisait un bon moment que j’en avais découvert le premier tome, je ne me suis pas du tout retrouvée dépaysée, puisque l’auteure reprend là où elle s’était arrêtée. Je ne ferai pas de résumé sous peine de vous spoiler des éléments importants que je ne trouverai dommage de vous révéler, pour le cas où vous n’auriez pas découvert le premier tome.

Si j’avais trouvé que le premier tome servait principalement à poser les bases, il m’a semblé que celui-ci se concentrait davantage sur la psychologie des personnages et sur la part forte de romance entre Hayden et Grace, qui ont malgré tout bien du mal à laisser leurs émotions et leurs sentiments parler.

Ce deuxième tome m’a paru parfois quelque peu laborieux, mais j’avoue avoir passé un excellent moment de lecture. C’est plus monotone puisque l’auteure va se concentrer sur le quotidien à Blackwing. Le monde est parfois un peu complexe, et je n’aurais pas été contre plus d’explications de la part de l’auteure.

Les personnages sont le point fort de cette dystopie particulière. J’ai fortement apprécié suivre l’évolution de Hayden et de Grace. Je les ai trouvés très bien conçus et forts. Mais il ne faut pas oublier les personnages secondaires qui ne sont pas en reste.

La plume de l’auteure est identique au premier tome. Dans un style totalement addictif, elle déroule une intrigue prenante. J’ai fortement accroché à la manière d’écrire de Megan Devos. Les chapitres sont très rythmés.

Un deuxième tome davantage axé sur Hayden et Grace. C’est toujours aussi plaisant à lire et très addictif. Le monde est complexe et je n’aurais pas été contre quelques explications plus poussées de la part de l’auteure. Malgré tout, une très bonne lecture.

Ma note : 16/20

Historique

La femme révélée – Rentrée littéraire

La femme révélée de Gaëlle Nohant

  • Auteur : Gaëlle Nohant
  • Titre : La femme révélée
  • Genre : Historique
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre ?
Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles.
Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse.
Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ? Et comment, surtout, se pardonner d’être partie ?
Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité. Une fois encore, Violet prend tous les risques et suit avec détermination son destin, quels que soient les sacrifices.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris, années 50. Eliza, une jeune femme qui a changé d’identité, se cache après avoir quitté mari et enfant qu’elle a laissés aux États-Unis. Désormais, elle s’appellera Violet, et son appareil photo Rolleiflex ne la quittera plus lors de son exil. Qu’a donc fui Violet ? Ce n’est qu’en 1968 qu’elle pourra enfin retourner à Chicago rechercher son fils. Elle y retrouvera une ville en pleine émeute suite aux divers événements historiques.

Si j’ai beaucoup aimé ce roman, c’est principalement dû à son héroïne. Par contre, je dois avouer qu’en ce qui concerne la narration, je n’ai pas réussi à rentrer totalement dans l’histoire que nous propose ici Gaëlle Nohant. En effet, il m’a semblé que cette intrigue était trop lente à bien des égards.

Violet va devoir se reconstruire dans une ville qu’elle ne connaît pas, et surtout apprendre à surpasser le manque de son fils. L’auteure a su créer un personnage aux très belles valeurs et incroyablement touchante et inspirante. J’ai ressenti beaucp d’admiration pour elle, pour sa manière de se battre pour s’en sortir.

Gaëlle Nohant a su réussir un beau mariage entre côté romance et grande Histoire. Divers faits marquants de l’Histoire seront ainsi abordés et parfaitement intégrés au récit. J’ai beaucoup aimé me promener dans ce Paris des années 50, et me retrouver ensuite dans les États-Unis de la fin des années 60.

Ce qui m’a posé problème, c’est la lenteur avec laquelle se déroule cette première partie du roman, juste avant que Violet ne retourne à Chicago. J’ai parfois l’impression que Gaëlle Nohant n’a pas su avancer dans son intrigue et qu’elle s’est parfois embourbée. C’est vraiment la seule chose que je reproche à ce beau roman. J’en suis d’ailleurs très déçue, parce que cela a parfois freiné mes émotions pendant la lecture.

La plume de l’auteure est très belle. C’est une découverte pour ma part, et nul doute que je lirai d’autres romans de Gaëlle Nohant. Elle a un réel talent de conteuse et son style est poétique. Les chapitres sont de taille moyenne.

Une belle lecture, servie par une héroïne touchante et inspirante. J’ai malgré tout ressenti des longueurs en première partie du roman, ce qui m’a freinée pour être en mesure d’apprécier pleinement cette lecture.

Ma note : 14/20

Contemporain

Les corps conjugaux – Rentrée littéraire

Les corps conjugaux de Sophie de Baere

  • Auteur : Sophie de Baere
  • Titre : Les corps conjugaux
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 22 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Fille d’immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s’aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu’est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ?

Portrait de femme bouleversant, histoire d’un amour fou, secrets d’une famille de province : ce texte fort et poétique questionne l’un des plus grands tabous et notre part d’humanité.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alice, fille d’immigrés italiens, vit avec sa mère, son frère et sa sœur, depuis que son père les a abandonnés. La mère d’Alice va alors transposer tous ses espoirs sur elle, en voulant en faire une effigie de la mode. Alice décidera de reprendre sa vie en main, et s’échapper loin de sa famille. Elle fera la rencontre de Jean, et entre eux naîtra un amour fort et incandescent, jusqu’au cataclysme.

Il est difficile de vous donner un aperçu de ce récit sans vous spoiler les événements qui vont en découler, mais je peux vous dire que ce roman a été un véritable coup de cœur pour ma part. Sophie de Baere a réussi à tisser une intrigue qui fera passer son lecteur par une palette d’émotions fortes et diverses.

Pourtant, avec un début plutôt déroutant et classique, je dois bien avouer avoir été loin d’imaginer à quel point ce roman allait me bouleverser. Sophie de Baere égrène une relation mère-fille particulière et douloureuse, et j’ai pensé que tout le roman tournerait autour de ce point. Il n’en est rien. C’est vraiment l’histoire d’amour entre Jean et Alice qui sera le point d’orgue, et ce, jusqu’à la révélation terrible vers le quart du livre. Une révélation qui fait mal, qui bouleverse et qui remet tout en question.

Dès lors, Sophie de Baere va nous brosser un personnage féminin fort et prête à tout pour protéger les siens, même si ses décisions ne sont pas forcément judicieuses. J’ai eu tant de peine pour Alice qui verra son monde bouleversé à cause de cette révélation.

J’ai suivi cette histoire avec un sentiment de mal-être constant, tant j’avais envie que ces personnages trouvent une solution pour se reconstruire. L’auteure a abordé une thématique très délicate ici, et elle a réussi à trouver les mots justes.

La plume de l’auteure est poétique. C’est une écriture fluide mais recherchée que nous propose ici Sophie de Baere. J’y ai retrouvé caractère et élégance dans le style. Les mots sont choisis avec soin et l’auteure fait beaucoup appel aux métaphores. Les chapitres sont courts, cela donne un rythme soutenu à l’intrigue, et il est très difficile d’arrêter la lecture.

L’auteure va nous narrer un amour soumis à des épreuves terribles, sous une écriture poétique et juste. Les personnages sont forts, et je suis passée par une palette d’émotions. Un roman qui m’aura bouleversée. À découvrir.

Ma note : 18/20

Romance

Qui m’aime me le dise !

Qui m’aime me le dise ! de Sophia Peignot

  • Auteur : Sophia Peignot
  • Titre : Qui m’aime me le dise !
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 240
  • Parution : 8 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce roman, c’est ici

Résumé

Pas besoin d’aller au bout du monde pour trouver l’amour. Enfin… pas toujours.

Partir en voyage du jour au lendemain à l’autre bout du monde ? Ça ne ressemble pas du tout à Céleste, casanière et raisonnable au possible. Pourtant, elle vient de le faire ! Et tout ça pour se lancer dans un prétendu jeu de piste censé la mener jusqu’à son grand-père biologique. Avec comme compagnons de voyage Herbert, un ami de sa grand-mère appartenant à la catégorie des papys râleurs insupportables, et Gaspard, un infirmier du Jardin des Magnolias, beaucoup, beaucoup plus charmant, le voyage promet d’être explosif. Céleste ne sait pas si elle trouvera ce qu’elle est venue chercher, mais une chose est sûre : sa vie va changer !

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Céleste est une jeune femme craintive et qui aime avoir tout sous contrôle. Elle tient une pâtisserie, ouverte grâce à ses compétences. Cela ne lui donne pas beaucoup de temps pour sortir, ni faire de rencontres. Pourtant, cela va changer le jour où sa mère lui annonce le décès de sa grand-tante Oscarine. À l’enterrement, elle va y faire la rencontre de Herbert, un vieux monsieur qui est un ami d’Oscarine, et qui va l’informer qu’en fait, cette dernière était en réalité la grand-mère de Céleste. Il va alors s’ensuivre un périple au travers des États-Unis pour retrouver le grand-père biologique de la jeune fille.

Ce roman a été un coup de cœur à tous les niveaux. J’aime beaucoup lire des romans feel-good de temps à autre, et celui-ci sort incontestablement du lot. J’y ai retrouvé tous les codes du genre littéraire et l’auteure a su maîtriser son intrigue.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui se savoure comme une sucrerie et qui met de bonne humeur instantanément. Beaucoup de rebondissements sont venus parsemer une intrigue riche en émotions. J’ai énormément ri, mais j’ai aussi été profondément émue. L’auteure a su manier son suspense jusqu’au dénouement.

Le point fort de ce livre, ce sont ses personnages. Je les ai trouvés remarquablement conçus et très attachants. Herbert m’a fait tellement rire, avec son caractère bougon. J’ai beaucoup accroché au personnage de Céleste aussi, que j’ai trouvée touchante et imparfaite, ce qui lui donne beaucoup de crédibilité.

Je dois avouer être passée par un carrousel d’émotions. L’auteure a su les retransmettre à la perfection, sans trop en faire et en rendant cette histoire crédible et belle. J’ai été profondément touchée par l’évolution des liens entre Céleste et Herbert.

La plume de l’auteure est vraiment addictive. Une fois commencée, la lecture devient très difficile à stopper. J’ai été conquise par son idée d’intituler chaque chapitre avec une citation que l’on allait retrouver au cours de la lecture de ces derniers.

Ce roman est un véritable concentré de bonne humeur et se dévore comme un bonbon au goût d’évasion et de dépaysement, le tout aux côtés de deux personnages émouvants et touchants. À lire sans hésitation.

Ma note : 19/20

Contemporain

Écorces – Rentrée littéraire

Écorces de Hajar Bali

  • Auteur : Hajar Bali
  • Titre : Écorces
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 304
  • Parution : 9 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Nour, 23 ans, étudiant en mathématiques, vit avec son arrière-grand-mère, Baya, sa grand-mère, Fatima, et sa mère, Meriem, dans un minuscule appartement d’Alger. Baya, 95 ans, née pendant la colonisation, est une femme courage qui a bravé les interdits et les mœurs de son temps. Jour après jour, elle transmet la mémoire de la famille à Nour. Élevé dans ce gynécée étouffant, celui-ci s’ouvre au monde et à l’amour, qu’il trouve en Mouna, jeune femme à l’« inquiétante étrangeté ». Pourquoi le trouble-t-elle autant ? Est-elle celle qu’elle prétend être ? À son insu, Nour va se retrouver au cœur d’une incroyable vengeance familiale reposant sur des secrets que Baya avait bien gardés.

Dans ce premier roman qui déjoue les codes de la saga familiale avec ampleur et modernité, Hajar Bali entrecroise les destins de ses personnages et les moments clés de l’histoire de l’Algérie du xxe siècle, explorant avec force et délicatesse la question de l’indicible. Ou comment rendre compte de l’humain, de sa complexité, de ses paradoxes, au-delà du langage et de ses axiomes, dans ce qui ne peut être nommé.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Algérie. Baya, Fatima et Meriem vivent ensemble sous un schéma matriarcal particulier. Ensemble, elles sont aux petits soins pour Nour. Ce dernier est l’arrière-petit-fils de Baya, le petit-fils de Fatima et le fils de Meriem. C’est une longue saga familiale aux multiples rebondissements qui ont permis ce cas de figure. C’est ce que l’on va découvrir tout au fil des pages.

J’avoue avoir fortement apprécié cette lecture mais être finalement ressortie un peu déçue, pressentant un coup de cœur arriver mais qui ne s’est jamais produit. Pourtant, dès les premières pages, l’auteure a su m’embarquer dans cette famille des plus intéressantes sous plusieurs points.

J’ai beaucoup apprécié d’y trouver un schéma matriarcal. Pour nous expliquer comment les protagonistes en sont arrivées là, l’auteure va égrener leurs passés respectifs et c’est vraiment intéressant. J’aime énormément ces romans qui nous ramènent en arrière dans le temps et qui mélangent habilement plusieurs époques.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est le contexte historique dans lequel l’auteure décide de poser son intrigue. En effet, l’indépendance de l’Algérie sera ici abordée. Elle a su mêler habilement la petite histoire à la grande et ce n’est jamais lourd, puisqu’elle a su doser le tout.

Les personnages sont remarquablement construits. Ces femmes fortes m’ont subjuguée et voir Nour au milieu m’a énormément touchée. L’auteure a su rendre les personnages attachants et elle les a brossés de manière parfaite.

Mais malheureusement, j’ai trouvé un énorme bémol à mes yeux dans ce roman. Il n’y a aucun fil rouge, en fait. Au début, j’ai pensé que ce serait sur l’histoire de Baya que l’auteure allait se focaliser. Il n’en est rien. Cela part un peu dans tous les sens et il n’y a pas de réelle unité. Beaucoup de changements d’époque et de personnages sur lesquels se concentrait le fond de l’intrigue ont créé une impression de dispersion constante.

La plume de l’auteure est douce et très fluide. Même si parfois, trop de réflexions philosophiques viennent parsemer ce texte, je n’ai pas trouvé de lourdeurs. Les changements d’époque sont bien indiqués au début de chaque chapitre, et c’est appréciable.

Un très beau roman, avec pour toile de fond un contexte historique très intéressant. Cependant, j’aurais aimé plus d’unité et surtout, un fil rouge. Il me semblait que cela partait un peu dans tous les sens, parfois. Malgré tout, il s’agit indubitablement d’un roman à découvrir.

Ma note : 16/20

Contemporain

Les fluides – Rentrée littéraire

Les fluides d’Alice Moine

  • Auteur : Alice Moine
  • Titre : Les fluides
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 112
  • Parution : 9 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Cet après-midi-là, Julie passe quelques heures à la piscine municipale avec Charlotte, sa fille de sept ans dont elle n’a plus la garde. Ce moment privilégié est une chance pour elle de regagner le cœur de Charlotte et elle voudrait tout bien faire. Mais, dans le bassin, ses angoisses remontent à la surface. Rien ne lui paraît plus difficile qu’être mère.
Car, depuis trois ans, Julie surnage. Un épisode du passé qu’elle a gardé secret l’a plongée dans un profond désarroi. Comment prendre soin d’un enfant quand l’horreur obsède l’âme ?
Pourtant, ce jour-là, tandis que Charlotte multiplie les prouesses dans le grand bassin, quelque chose se produit, qui va tout changer.

Dans ce troisième roman, Alice Moine décrit avec subtilité les répercussions dans la vie d’une jeune mère d’une agression passée sous silence. Plongée cathartique, Les Fluides raconte la blessure des corps, la puissance de l’amour et l’espoir d’une renaissance.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Julie est une femme mal dans sa peau. Son mari l’a quittée et elle n’a plus la garde de sa petite fille Charlotte de sept ans. Il faut dire que Julie a commencé à sombrer lors d’un séjour en vacances avec Paul, l’homme avec qui elle était alors mariée, et leur petite fille. Quel événement a bien pu perturber à ce point le quotidien de Julie ? C’est lors d’une sortie à la piscine municipale avec Charlotte que tous ces événements vont refaire surface.

Ce court roman, à la frontière de la nouvelle, a été pour moi un véritable coup de cœur. Comment Alice réussit-elle, au travers d’une scène quotidienne comme une sortie en piscine entre une mère et sa fille, à distiller autant de profondeur ? Je ressors vraiment sonnée de ces pages et avec des questionnements plein la tête.

Julie aura vécu un drame terrible, mais pour ne pas fissurer sa famille, elle décidera de se taire. Elle est loin d’imaginer que c’est justement ce silence qui va provoquer la rupture irréparable dans ce couple. Il est impossible, pour nous, lecteurs, de ne pas ressentir de regrets par rapport au choix de Julie. J’ai eu tant d’empathie pour elle.

Le roman est remarquablement construit. Chaque chapitre décrira une partie de la sortie en piscine et il est impossible de ne pas y voir un parallélisme avec le tourment intérieur de Julie, qui la ronge profondément depuis si longtemps. Cela commence par la peur, pour terminer par l’affirmation de soi, que ce soit cette journée de piscine, tout comme l’histoire personnelle de Julie. C’est un roman construit de manière très intelligente.

La plume de l’auteure m’a totalement séduite. Elle est élégante et sensible et l’auteure réussit à nous faire ressentir les émotions, le tout en très peu de pages, ce qui rend la tâche très compliquée. Les chapitres ne sont pas très longs, et chacun raconte donc l’étape de cette sortie en piscine.

Un roman puissant et qui ne peut laisser son lecteur indifférent. Au travers d’une construction narrative, l’auteure va nous narrer la reconstruction d’une jeune femme suite à un drame qui a bouleversé son quotidien. Un roman à ne pas manquer.

Ma note : 19/20

Thriller auto-édité

Shutdown

Shutdown d’Aurélien Grall

  • Auteur : Aurélien Grall
  • Titre : Shutdown
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 153
  • Parution : 27 août 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Imaginez un monde sans électricité, sans smartphones, sans ordinateurs, sans télévision, sans réseaux sociaux. Imaginez un monde où les gens sont condamnés à se regarder, se parler et s’entraider. Ce monde, c’est celui du grand shutdown. La pire catastrophe n’ayant jamais frappé l’Humanité ! 

Alors que la civilisation humaine est en train de s’effondrer, le gouvernement fait appel aux services de Michael Donovan, astrophysicien et héros de guerre devenu alcoolique après la disparition tragique de sa femme. Au départ réticent, il finit par accepter. Contraint de faire équipe avec la froide Charlotte Von Braun, grand nombre de ses convictions vont se voir bouleversées… 

Mais pour sauver le monde, il lui faudra d’abord se sauver lui-même. Où puisera-t-il le courage ? Et d’ailleurs, n’est-il pas déjà trop tard ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Aurélien Grall pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Imaginez ! Plus d’électricité, plus de technologie à portée de main, plus de médias. Incroyable, me direz-vous. C’est pourtant ce qu’il va se passer. L’Humanité entière va se voir touchée par cette catastrophe sans précédent. C’est alors que le gouvernement va faire appel à Michael, qui aux côtés de Charlotte, devra œuvrer pour rétablir l’ordre mondial.

Je n’ai pas l’habitude de lire des thrillers d’anticipation, et donc mon avis ne pourra pas forcément être très objectif. J’avoue être rentrée dans cette histoire dès le départ et avoir eu du mal à en ressortir. Certes, il y a des défauts, mais cela reste une très belle découverte.

Aurélien va nous proposer une intrigue qui nous concerne tous. En effet, il va aborder plusieurs thématiques qui montrent que nous ne prenons pas autant soin de l’environnement comme nous le devrions. Il va, au travers d’une intrigue bien ficelée, sensibiliser son lectorat. Je pense que ce thriller peut intéresser tout le monde.

Le bémol, c’est incontestablement la longueur du roman. En effet, c’est très court. Il n’y a presque pas le temps de s’attacher aux personnages, puisque ces derniers ne sont pas approfondis. Ils ont tendance à manquer d’un certain relief. Malgré tout, j’avoue avoir accroché à Michael dès les premières lignes. Son histoire personnelle m’a beaucoup touchée et j’ai ressenti une grande empathie pour lui.

La plume de l’auteur m’a convaincue. Certes, elle reste simple mais c’est ce que je recherche dans un thriller. Il faut que ce soit un style allant droit à l’essentiel et sans digressions afin de ne pas casser le rythme. L’orthographe est parfaite, donc aucune crainte à ce niveau.

Un thriller d’anticipation engagé, où l’auteur va aborder des thématiques qui nous concernent tous. Je regrette que le roman n’ait pas fait quelques pages de plus, pour lui donner encore plus de consistance. C’est une belle découverte.

Ma note : 16/20

Contemporain

Consister à vivre – Rentrée littéraire

Consister à vivre de Christophe Mouton

  • Auteur : Christophe Mouton
  • Titre : Consister à vivre
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Fayard
  • Nombre de pages : 160
  • Parution : 8 janvier 2020
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Résumé

La vocation d’écrire naît-elle toujours de la perversion ? De la perversion subie ou de la perversion active ? Qu’y a-t-il avant la littérature ? L’enfance, bien sûr. Une enfance à laquelle il faut survivre.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Christophe Mouton va nous proposer une diatribe sur les effets de la perversion dans le développement des personnes. Pour cela, il va se baser sur un type de perversion bien particulier. En effet, ce sera ici au travers de son père que celle-ci fera son œuvre.

Christophe va se replonger dans son enfance, et nous narrer comment peu à peu, il s’est rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond au sein de sa famille. Le père s’en prenait d’abord verbalement à la mère, et le jour où Christophe l’a défendue, c’est sur lui que s’est déversée cette aversion.

Ce père agissait de manière très perverse, en instillant dans la tête de Christophe des phrases qui peuvent infiniment bousculer un enfant. Christophe s’en est bien évidemment ressenti, puisqu’il le dira lui-même, il a un seuil très élevé aux insultes, et pour citer un autre exemple parmi d’autres, il partira du principe qu’il a toujours tort si c’est ce que les autres affirment. Peu à peu, il perd donc confiance en lui-même et bien évidemment, les stigmates de cette perversion vont avoir un effet des plus néfastes à son développement.

La plume de l’auteur est très particulière et je dois avouer ne pas avoir toujours accroché. Au début, je me suis sentie totalement déroutée et j’ai trouvé que pour un si petit livre, Christophe se perdait parfois en digressions compliquées et trop psychologiques. Malgré tout, cela se lit de manière très fluide.

Un roman qui abordera la thématique de la perversion, avec pour point d’orgue l’enfance de l’auteur et son père. Christophe nous livre ici une analyse approfondie et très intimiste. Un roman qui ne peut laisser indifférent.

Ma note : 16/20