Essai

« Passe-moi le champagne, j’ai un chat dans la gorge »

« Passe-moi le champagne, j’ai un chat dans la gorge » de Loïc Prigent

  • Auteur : Loïc Prigent
  • Titre : « Passe-moi le champagne, j’ai un chat dans la gorge »
  • Genre : Essai
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 220
  • Parution : 6 novembre 2019
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Résumé

Ils sont de retour. Encore mieux habillés, encore plus déconnectés. Mais attention : « Tu crois que je suis à côté de la plaque mais ce n’est pas toi qui décides où est la plaque » ! Les poètes du hors-sol. Les timbrés du premier rang des défilés de mode. Tout un monde souvent parisien, toujours à la pointe, jamais épuisés. Loïc Prigent revient avec le dernier bulletin de santé de ses petits camarades du monde de la mode.  
Diagnostic : – Des gens avec un bon sens hors du commun : « Passe-moi le champagne, j’ai un chat dans la gorge. » – Des gens qui connaissent très bien les maux des autres : « Elle a une allergie à la simplicité. » – Des gens qui savent éviter les obstacles avec simplicité : « Je file à mon déjeuner au Ritz. Je vous laisse gérer la crise, je reviens vers 16 h. » – Des gens qui n’ont pas le temps : « J’avais tellement faim j’ai oublié d’instagrammer mon repas. » – Des gens compréhensifs : « En tout cas on apprécie tous que tu attendes le soir pour pleurer. C’est un super progrès. » Et, quoiqu’en en dise ou en pense, des gens qui ne se font pas d’illusions : « Tu es belle. – Tu ne dis ça que quand je porte mon sac Chanel. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Loïc Prigent est un journaliste renommé qui à la particularité de s’être intéressé de près au monde la mode et de la haute-couture. Après avoir publié « J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste », qui rassemblait les tweets les plus croustillants au sujet de la mode, il nous revient en force avec cet opus, en s’en prenant de manière caustique mais toujours avec beaucoup d’affection à ce monde fait de strass, de défilés et d’habits en tout genre.

Voici donc un florilège des phrases les plus drôles, les plus caustiques, les plus aberrantes, les plus originales que Loïc a su glaner avec le temps. Ce roman a toutes les allures d’un recueil de brèves de comptoir. C’est totalement déluré, parfois un peu pathétique, mais surtout blindé d’humour.

Loïc nous offre un moment de rires, mais aussi de questionnements avec toutes ces pensées. Il y en a qui m’ont tout simplement laissée pantoise, je dois bien le dire. J’y ai vu beaucoup de superficialité, de bêtise même parfois. Je n’ai donc pu m’empêcher de pousser une réflexion personnelle sur le monde de la mode. Cela fait donc rire, mais prête également à réfléchir.

Ce roman se lit très rapidement, et je vous conseille de ne pas le dévorer d’une traite, mais au contraire d’en lire un bout à chaque fois, pour ne pas frôler l’indigestion, mais surtout pour faire durer le plaisir de lecture et tomber sur la phrase piquante qui sera encore plus drôle que la précédente.

Un recueil à la manière des brèves de comptoir, sur le monde de la monde. C’est désopilant, caustique, acerbe. Cela fait rire mais prête aussi à la réflexion. Un très bon moment de lecture totalement déluré.

Ma note : 17/20

Romance

Chère Ella

Chère Ella de Rebecca Yarros

  • Auteur : Rebecca Yarros
  • Titre : Chère Ella
  • Genre : Romance
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 350
  • Parution : 6 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le temps d’une lettre, Beckett, soldat américain en mission au Moyen-Orient, oublie les horreurs du quotidien. Et même s’il ne la connaît qu’à travers leur correspondance, il tombe sous le charme d’Ella, la sœur de son meilleur ami. Lorsque celui-ci périt au combat, il demande à Beckett de veiller sur Ella. Car la jeune mère célibataire de deux enfants se démène depuis que sa petite fille a été diagnostiquée d’un cancer.
Fidèle aux dernières volontés de son ami, Beckett vient prêter main forte à Ella. Hanté par le poids de la culpabilité, il ne lui révèle toutefois pas qui il est. Mais plus il se rapproche d’elle, plus la vérité risque de le rattraper…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Beckett, alias « Chaos » et Ryan, deux amis, deux soldats en mission. Ryan, trouvant que Beckett a l’air bien seul, ayant pour seule compagnie sa chienne Grabuge, encourage ce dernier à maintenir une correspondance avec Ella, sa sœur. Beckett n’a jamais vu la sœur de son meilleur ami, et pourtant, le courant semble passer entre lui et cette jeune femme célibataire, mère de deux enfants. Alors que Ryan va trouver la mort, Beckett lui fera la promesse de s’occuper de sa sœur, et de maintenir le contact avec elle. D’autant plus qu’Ella en aura bien besoin. Non seulement elle devra faire face à l’absence de son frère, mais Maisie, sa petite fille sera diagnostiquée d’un cancer.

Cette romance est tout simplement une petite pépite. J’avoue que je ne suis pas en présence de mon genre littéraire de prédilection, mais là, je dois vous dire que même si vous vous retrouvez dans le même cas que moi, je peux vous garantir que ce roman va incontestablement vous réconcilier avec le genre. Je ressors émue, bouleversée et totalement conquise.

Ce roman va bien au-delà de la simple romance, et l’auteure a eu le talent de ne jamais tomber dans la facilité des clichés que l’on retrouve presque toujours dans ce genre de lecture. Ici, elle a su nous proposer de l’originalité, de l’inédit et du nouveau. J’ai tout simplement été happée dès le début. Il est de ces lectures que l’on sait que l’on va apprécier dès les premières pages. Celle-ci en fait partie.

Beaucoup de sensations ont ponctué cette lecture pour ma part. J’ai trouvé cette histoire totalement déchirante et le carrousel d’émotions par lequel m’a fait passer Rebecca Yarros est indéniable. Les personnages sont touchants à l’extrême. Ella et Beckett m’ont profondément touchée. Les deux mènent un combat intérieur pour s’en sortir. Mais que dire de la petite Maisie ? J’ai été bouleversée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant en lisant.

La plume est tout simplement addictive. D’une grande fluidité, elle happe le lecteur pour ne plus le lâcher. Le schéma narratif est idéal. Chaque chapitre alterne les deux points de vue de Beckett et d’Ella, et débute par la lettre de l’un ou l’autre. Ce mélange de romance et roman épistolaire a su me séduire.

C’est un pur condensé d’émotions que nous propose ici l’auteure. J’ai été tout simplement bouleversée par le quotidien de ces deux personnages forts, sensibles, et touchants à l’extrême. Je n’avais pas envie de terminer cette lecture. Moi qui ne suis pas adepte des romances, j’en ressors conquise. À découvrir absolument.

Ma note : 18/20

Policier

L’art du meurtre – Rentrée littéraire

L’art du meurtre de Chrytel Duchamp

  • Auteur : Chrystel Duchamp
  • Titre : L’art du meurtre
  • Genre : Policier
  • Éditions : l’Archipel
  • Nombre de pages : 220
  • Parution : 16 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

BONQuatre victimes. Et aucun coupable.

Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.

En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.

Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.

Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Audrey, inspectrice de police quelque peu borderline, est dépêchée avec son équipe dans une luxueuse villa. Tardy, avocat renommé, a été assassiné et son corps est retrouvé dans une mise en scène macabre qui n’est pas sans rappeler certaines références artistiques. Audrey, qui semble s’y connaître en matière de peinture, ne tarde pas à faire des rapprochements pour le moins terrifiants. Il faut agir vite avant que d’autres victimes ne fassent leur apparition.

Ce roman policier m’a tout simplement maintenue en alerte tout au long de ma lecture. Quelle belle découverte. Le schéma est parfaitement construit et le suspense est distillé par petites doses et totalement maîtrisé. Voilà bien longtemps que je n’avais pas dévoré de la sorte un roman, ayant constamment envie de savoir où tout cela me mènerait.

Chrystel réussit à nous dépeindre un personnage féminin qui est toujours à la limite, mais pourtant si attachante. On sait qu’Audrey a énormément souffert, qu’une grosse désillusion dans sa vie sentimentale l’empêche de se donner totalement et de se laisser aller à pouvoir retomber amoureuse. Elle boit, elle fume, elle est réellement borderline. Je l’ai trouvée extrêmement bien brossée, avec un caractère fort malgré tout et une volonté de réussir, notamment dans son travail.

L’intrigue est vraiment des plus réussies. Le suspense se maintient jusqu’au bout. Par contre, malgré tout, je dois avouer avoir ressenti une petite pointe de déception concernant la fin. J’ai trouvé qu’elle ne correspondait pas forcément à la qualité de l’intrigue que nous avait proposé Chrystel. Je suis un peu restée sur ma faim, même si je dois lui reconnaître une grande originalité. Disons que cette fin est en deux parties. La première m’a un peu déçue, mais le dernier chapitre qui explique vraiment tout a su me convaincre. Ce n’est réellement qu’un détail puisque je ne juge pas un roman à sa seule fin.

La plume est très dynamique et fluide. Les petits chapitres vont contribuer à rythmer l’histoire et il est très difficile de lâcher ce thriller une fois dedans. Le style est addictif. Cela fait de ce roman un véritable page-turner.

Un thriller qui marie suspense, art, mystères, enquêtes. C’est très réussi, ce roman se dévore, et le personnage principal, Audrey, est très attachante. Une excellente découverte que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Thriller

D.O.E.S

D.O.E.S de Véronique Moysan

  • Auteur : Véronique Moysan
  • Titre : D.O.E.S
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 348
  • Parution : 6 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

« Mes chers enfants,

Prenez soin de la meute, mais ne soyez pas des moutons. Vous êtes des D.O.E.S. assumez-le.

Restez fidèles à ce que vous êtes, quoi qu’il en coûte. Ne perdez jamais espoir, il est encore temps de sauver le monde et de vous sauver vous-même. N’écoutez pas les voix complaisantes, ne suivez pas les voies toutes tracées. Réinventez-vous chaque jour, mais demeurez intransigeants pour protéger les plus faibles. C’est le seul combat qui vaille.

Je vous aime. »

Imaginez que d’un seul coup, les animaux se mettent à mourir en masse. Pas seulement les animaux en voie de disparition, non.

Tous.

Que serait le monde sans eux ?

Pour avoir la réponse, suivez cette course contre la montre pour la survie de l’Humanité et le maintien de l’ordre mondial.

Et rappelez-vous, un seul espoir : les D.O.E.S.

Un thriller haletant qui explore un scenario catastrophe terrifiant et malheureusement plausible.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Nantes. Jeanne tombe sur un entrefilet de journal informant que toutes les souris blanches du laboratoire Xinon, à New York, ont été retrouvées mortes. Lorsque Louise, sa fille, l’informe que leur souris de compagnie est également morte sans aucune raison apparente, cela met la puce à l’oreille de Jeanne. Que se passe-t-il donc ? Ce n’est que le début d’une spirale qui se met en place.

J’avoue que si je suis friande de thrillers, je ne suis pourtant pas du tout adepte de ceux qui me présentent un scénario catastrophe. Mais dans ce cas, le résumé a fortement attisé ma curiosité. Imaginez si les espèces animales se mettaient à disparaître ? C’est donc sur ce postulat de départ que je me suis décidée à me lancer dans cette lecture, et je peux vous dire que je ne le regrette pas.

Cela faisait bien longtemps que je ne lisais pas une intrigue aussi trépidante et qui ne laisse pas un instant de répit. Il est tout simplement impossible de s’ennuyer pendant cette lecture. Il y a beaucoup de complexité dans ce récit, et il faut rester actif pendant la lecture. Mais il faut dire qu’une fois commencé, ce roman est très difficile à lâcher.

Il est vrai que ce scénario catastrophe a été abordé beaucoup de fois dans la littérature, mais pourtant j’ai trouvé le déroulé de l’intrigue très maîtrisé et l’auteure a su rendre son roman très dynamique, avec sa petite pointe d’originalité. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler les événements.

Ce roman est presque une réflexion à lui-seul. En effet, à la lecture de ce récit, on ne peut que prendre conscience qu’il faut absolument prendre soin de notre entourage, de la faune et de la flore. C’est indispensable, puisque ce serait une catastrophe totale que les animaux puissent venir à dispaitre. Il y a un vrai message de la part de Veronique. Ce thriller engagé est très intéressant à ce niveau.

La plume est très dynamique. Les chapitres sont courts et cela donne un excellent rythme au récit. Chaque chapitre alterne avec les points du vue de différents personnages. À chaque fin de chapitre, il est très compliqué de s’arrêter, ce qui fait de ce roman un véritable page-turner.

Un thriller qui aborde un scénario catastrophe, avec une petite touche de science-fiction. Un message livré par l’auteure au travers de ces pages. Des personnages attachants et beaucoup d’émotions. Tels sont les ingrédients de ce très bon thriller d’anticipation.

Ma note : 17/20

Historique

Du côté des Laurentides

L’école de rang de Louise Tremblay d’Essiambre

  • Auteur : Louise Tremblay d’Essiambre
  • Titre : L’école de rang
  • Genre : Historique
  • Éditions : Guy Saint-Jean
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 1 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

À l’automne 1931, la jeune Agnès Lafrance réalise son rêve: elle sera institutrice. Cependant, à son arrivée dans le village des Laurentides où on l’a assignée, elle déchante. Rien ne se passe comme elle l’avait imaginé… S’installant tant bien que mal dans son nouvel environnement, elle se console en songeant à l’immense bonheur de contribuer à l’éducation – et à la vie – de tous ces enfants qu’elle aime déjà. 
Les liens créés avec Honorine Théberge, son époux Romuald et leurs enfants agiront comme un baume au milieu de la tourmente. Auprès d’eux, la jeune institutrice retrouvera un peu de la chaleur humaine et familiale qui lui manque cruellement. Mais à l’ombre des magnifiques Laurentides, Agnès vivra, au cours de cette première année d’enseignement, déceptions, suspense et tragédie… La joie, la solidarité et l’amour seront-ils suffisants pour lui donner la force de poursuivre son rêve?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Guy Saint-Jean pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Saint-Clément des Laurentides, 1931. Agnès réalise enfin son rêve de devenir institutrice et est donc mutée dans cet hameau bucolique et charmant. Pourtant, si tout en apparence est plaisant, elle va vite déchanter. En effet, elle va résider dans une petite chambre au-dessus de la salle de classe, et à sa grande surprise, celle-ci se trouve dépourvue d’électricité et d’eau courante. Agnès tient bon, puisqu’elle ne sera là que l’espace de quelques mois. Mais voilà, sa famille, son amie Marion, son fiancé Fulbert lui manquent terriblement. Heureusement, tout ne sera pas qu’adversité. Elle fera la rencontre de belles personnes, notamment celle de la famille Théberge.

Ce roman est une véritable pépite de douceur et une parenthèse enchantée le temps de 400 pages. Je ressors vraiment conquise de ce très beau récit qui m’aura fait passer par beaucoup d’émotions. L’auteure aura su maintenir mon intérêt de la première à la dernière ligne.

J’ai été en immersion totale dans ce petit village si particulier. Louise a su créer une espèce de huis-clos, mais est restée toujours dans la bienveillance. J’ai été captivée et j’ai adoré me promener dans les rues de Saint-Clément des Laurentides, accompagnée de personnages touchants et particulièrement gentils.

J’ai été très touchée par les personnages, en particulier par le benjamin de la famille Théberge, Jean-Baptiste. Je l’ai trouvé si attachant et drôle. L’auteure m’a beaucoup touchée dans sa description de cette famille pour qui ce n’est pas toujours facile, mais qui pourtant garde bien en tête la volonté d’aider autrui.

Agnès est attachante à souhait. J’ai été captivée par ses avancées et même si ce n’est pas toujours évident pour elle, que ce soit au niveau de son quotidien comme au niveau de sa famille, elle reste forte et affirmée. Elle ne perd jamais espoir et son optimisme est beau à voir.

Outre le bon moment de lecture que m’a offert Louise, j’ai beaucoup aimé les belles valeurs qu’elle a réussi à véhiculer au travers de son texte. En effet, ici, bienveillance, écoute, générosité et solidarité seront de mise et c’est très touchant de lire une histoire de cet acabit.

La plume est douce et entraînante. C’est vraiment très facile à lire, les pages défilent sans même s’en rendre compte et le tout est d’une grande fluidité. Les chapitres sont peut-être un peu longs et il n’est donc pas forcément évident d’arrêter sa lecture en cours de route. Mais cela n’altère en rien le plaisir de lecture.

Une véritable parenthèse de douceur dans un décor somptueux et dépaysant, le tout accompagné de personnages touchants au possible. Ce roman est une petite gourmandise. Je ne connaissais pas cette auteure et c’est une grande découverte pour ma part. Elle m’a conquise avec son récit et nul doute que je m’essaierai à d’autres de ses romans.

Ma note : 17/20

Jeunesse

PS : Je ne t’ai jamais dit

PS : Je ne t’ai jamais dit de Brigid Kemmerer

  • Auteur : Brigid Kemmerer
  • Titre : PS : Je ne t’ai jamais dit
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Hachette Romans
  • Nombre de pages : 440
  • Parution : 23 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Deux lycéens qui auraient pu ne jamais se croiser. Qui ne savaient pas ce qu’est être aimé. Et qui pourtant se sont trouvés. Rev gardera toujours dans sa chair les cicatrices des sept années qu’il a subies sous les coups de son père. Quant à Emma, c’est dans son coeur qu’elle porte les siennes : elle n’existe pas aux yeux de son père, et sa mère veut tout contrôler. Rev et Emma ne se sont jamais vus que de loin.
Pourtant, le hasard les réunit, un soir. Petit à petit, les deux ados blessés s’apprivoisent, et, chaque jour, partagent leurs doutes et leurs peines. Malheureusement, ce moment de grâce ne pouvait pas durer. Rev est parti rendre visite à son père, qui a refait surface. Sauf qu’Emma a besoin d’aide. Harcelée par un gamer appelé Nightmare, elle s’adresse à la mauvaise personne – un garçon qui fréquente le jeu vidéo en ligne qu’elle a créé pour s’évader.
Rev rejoindra-t-il Emma à temps pour la sauver ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Hachette Romans pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Emma est une jeune lycéenne passionnée par l’informatique. Elle a d’ailleurs créé son propre jeu. Malheureusement, elle va se faire harceler par un joueur. Elle se retrouve déboussolée, ne sachant pas à qui s’adresser. Son père fait peu de cas d’elle et sa mère ne sait que lui faire des reproches. Rev, jeune lycéen dans le même établissement que celui d’Emma, a un lourd passé. Maltraité par son père pendant les sept premières années de sa vie, il se voit finalement placé dans une famille d’accueil aimante. Il doit apprendre à se reconstruire et ce ne sera pas facile. Lorsque les deux jeunes font connaissance un soir et par hasard, des liens indéfectibles vont naître entre eux.

Je ressors totalement conquise de ce roman jeunesse qui aura su m’enchanter tout au long des pages. J’ignorais totalement qu’il s’agissait d’un deuxième volet. Le premier est consacré au meilleur ami de Rev et à sa copine Juliet. C’est en lisant les avis d’autres personnes que j’ai appris cela. Malgré tout, je tiens à vous rassurer. Si vous n’avez pas découvert le premier tome, vous pouvez vous lancer sans problème sur celui-ci, les histoires étant indépendantes.

L’auteure a su créer une histoire d’une rare sensibilité qui ravira les plus jeunes et qui leur transmettra de belles valeurs et des messages importants. Au travers de personnages cabossés, notamment celui de Rev, elle va mettre en exergue l’importance de l’amitié, l’amour, la solidarité, la générosité.

L’histoire m’a tout simplement captivée. Je suis immédiatement rentrée dedans et je n’avais plus envie d’en sortir. Les personnages sont si touchants et si écorchés par leur passé et leur présent qu’ils est impossible de ne pas ressentir d’emblée de l’affection et de l’empathie pour eux. Ils sont tous très bien brossés, avec une grande part de complexité, mais je dois avouer que Rev m’a particulièrement touchée tant j’ai trouvé que son histoire personnelle était lourde à porter.

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure amène les choses, sans tout brusquer. Elle prend le temps de faire évoluer les relations entre les divers protagonistes et cela reste pour le coup crédible et réaliste. Les sentiments naissent petit à petit et c’est très touchant.

La plume de l’auteure est d’une grande fluidité. Ce roman de plus de 400 pages se dévore littéralement. Chaque chapitre alterne entre les points de vue d’Emma et de Rev, et sont à chaque fois narrés à la première personne, ce qui permet au lecteur une immersion totale.

Un roman d’une grande sensibilité qui aborde des thématiques difficiles, le tout vu au travers des yeux de deux adolescents très bien dépeints et touchants au possible. J’ai dévoré ce roman qui fait passer de très beaux messages d’espoir. Une excellente découverte.

Ma note : 18/20

Contemporain

Les Magnolias – Rentrée littéraire

Les Magnolias de Florent Oiseau

  • Auteur : Florent Oiseau
  • Titre : Les Magnolias
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Allary
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 2 janvier 2020
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

-– Caramel

– Pompon

– Cachou…

Il y a des gens, dans la vie, dont l’unique préoccupation semble d’imaginer des noms de poneys. Alain est de ceux-là. Sa carrière d’acteur au point mort – depuis qu’il en a joué un, dans un polar de l’été, sur TF1 –, le quarantenaire disperse ses jours. Chez Rosie en matinée – voluptés de camionnette – et le dimanche aux Magnolias – où sa grand-mère s’éteint doucement. On partage une part de quatre-quarts, sans oublier les canards, et puis mamie chuchote?: «?J’aimerais que tu m’aides à mourir.?» Autant dire à vivre… La seconde d’après, elle a déjà oublié. Pas Alain. Tant pis pour les poneys?: il vient de trouver là, peut-être, un rôle à sa portée…

Dans la lignée de Je vais m’y mettre et de Paris-Venise, Florent Oiseau brosse un nouveau portrait de loser magnifique – une parenthèse en Renault Fuego où valsent sandwichs aux flageolets, secrets de famille et cuites à la vieille prune, pour l’amour d’une grand-mère.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Allary pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alain est ce que l’on peut appeler affectueusement un véritable perdant. Sa carrière cinématographique a bien du mal à prendre de l’élan. Son passe-temps favori, c’est de trouver quels sont les noms les plus fréquemment donnés aux poneys. Il ne fait rien de ses journées, si ce n’est visiter régulièrement Rosie, une prostituée qui travaille dans sa camionnette, et une visite dominicale à sa grand-mère qui réside désormais dans la résidence des Magnolias. Ainsi se passent ses journées, sans grandes surprises, jusqu’au jour où sa grand-mère lui fait une requête particulière qui remettra tout en question, de sa conception du bonheur à son envie de s’en sortir.

Je ne vais pas tergiverser plus longtemps. Ce roman a été un énorme coup de cœur. Ce récit d’une tendresse infinie a su me transporter. Sous des airs de légèreté, il y a pourtant une profondeur intense dans ces quelques pages. L’auteur a su transposer des émotions et une réelle évolution dans le comportement d’Alain. J’aime particulièrement me retrouver devant des personnages en mouvance pour ainsi suivre leur évolution et non pas les voir cantonnés à une sorte de statisme permanent. Ici, l’auteur le réussit à merveille.

C’est presque un pari risqué que prend l’auteur avec ce roman. Il va prendre le parti d’aborder une multitude de thématiques sérieuses et délicates mais, malgré tout, rester dans la légèreté. Le lecteur peut donc passer à côté du côté profond du récit. Florent va ainsi explorer le sentiment d’échec, l’amour, les relations familiales qui sont parfois si difficiles à gérer, mais surtout l’amour indéfectible d’une grand-mère et de son petit-fils. Je ne saurais vous décrire à quel point j’ai pu être émue et attendrie. C’est avec grande sensibilité que cette thématique est traitée et surtout, c’est fait avec brio.

Il est impossible de ne pas s’attacher aux personnages que l’on sent parfois quelque peu borderlines, mais qui sont si touchants. J’ai été seduite tout au long des pages, j’ai aimé voir comment Alain reprenait confiance, comment sa perspective change radicalement. J’aurais tant aimé pouvoir lire quelques pages en plus de ce récit qui a su me faire passer par un carrousel d’émotions.

La plume de l’auteur est tout en douceur, sensible, et d’une grande fluidité. Je me suis laissée bercer par les mots. J’ai trouvé que Florent dépeignait avec beaucoup de justesse les sentiments. Il a le talent pour trouver le mot juste et réussir à faire passer à son lecteur ce qu’il désire nous montrer.

Un roman d’une tendresse infinie qui abordera une multitude de thématiques, avec toute la sensibilité possible et beaucoup de justesse. Je ressors conquise de ce court récit qui a su me toucher et me faire passer par des émotions très diverses. À découvrir sans hésitation.

Ma note : 19/20

Romance

My personal cookbook

My personal cookbook de May Haverhill

  • Auteur : May Haverhill
  • Titre : My personal cookbook
  • Genre : Romance
  • Éditions : Alter Real
  • Nombre de pages : 532
  • Parution : 6 décembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

-Du haut de ses vingt-trois ans, Aoede pense qu’on a loupé la recette lors de sa conception. Un peu trop de sarcasme, un prénom tordu et un ange gardien carrément flemmard : c’est assez pour se demander si le sort ne s’acharne pas contre elle. Surtout quand son quotidien, déjà dans un équilibre précaire, se voit chamboulé par l’arrivée d’un nouveau colocataire au regard perçant et au sourire craquant. 
Elle qui n’aime pas les gens, la voilà servie ! Et le sort en remet une couche quand sa route croise celle d’un motard aussi agaçant qu’attachant, bien décidé à devenir son ami.
La solitude était sa compagne d’errance, mais peut-être qu’elle faisait fausse route ? Peut-être que pour guérir et affronter ses démons, il suffit d’accepter de vivre et de se laisser porter.  
Attention : ce roman parle d’une fille un peu paumée et à la langue acérée, d’un colocataire charmant et d’une patience à toute épreuve, d’un motard au grand cœur prêt à tout pour ceux qu’il aime.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Alter Real pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Aoede, jeune fille de vingt-trois ans, se retrouve au mariage de sa meilleure amie, Meg. Cette dernière va épouser Carlotta, une jeune fille que Aoede déteste cordialement. Mais s’il n’y avait que cela. Celio, le frère de Carlotta, est également présent. C’est sans compter sur la tante de Meg, Noemi, que Aoede ne peut pas voir non plus. Le pompom, c’est lorsqu’elle surprend Noemi avec un jeune dans les buissons. Ce dernier s’appelle Ajax… et oui, un nom de lessive. Pour couronner le tout, Aoede ayant des difficultés à joindre les deux bouts et à payer son loyer, se voit contrainte d’accepter une colocation avec Ajax. Finalement, sur les lieux de son travail, elle va également faire la rencontre de Zef, motard au grand cœur.

C’est sur ce début totalement déluré que vont débuter les aventures et les problèmes de la pauvre Aoede. Décidément, elle en avait déjà bien assez avec un prénom comme le sien. Le ton est donné dès les premières pages et j’ai su que j’allais passer un très bon moment de lecture pour peu que j’accepte de me laisser porter par cette histoire. C’est ce que j’ai fait et la recette personnelle d’Aoede a fontionne à merveille pour ma part.

Tout est présent ici pour faire passer le lecteur par un carrousel d’émotions, du rire à la tristesse, de la tendresse à l’énervement. J’ai eu énormément d’empathie pour cette jeune protagoniste qui est totalement décalée et qui semble en plus avoir un réel souci avec l’alcool. Tout au long des pages, j’ai eu envie de lui tendre la main pour l’aider. Elle est attachante au possible, et je me suis totalement prise d’empathie pour elle. L’auteure a su nous brosser un personnage féminin hors normes. Je n’ai pas l’habitude de croiser des caractères aussi délurés dans mes lectures.

Il faut dire que les personnages masculins qui gravitent autour de la jeune femme ne sont pas en reste. Les situations sont souvent cocasses, et j’ai beaucoup ri par moments. J’ai beaucoup aimé suivre leurs rapports, et je n’arrêtais pas de me demander où tout cela allait mener.

La plume est idéale pour ce genre littéraire, à savoir simple et fluide. J’ai beaucoup aimé l’idée d’intituler chaque chapitre avec le nom d’une recette. Même si le roman ne va pas révolutionner le genre, il apporte une petite touche d’originalité.

Ce roman est une petite gourmandise et est à lui-seul la recette parfaite d’un excellent moment de lecture. Une héroïne totalement délurée servira ce récit feel-good qui m’a paru très réussi. À découvrir sans hésitation.

Ma note : 17/20

Thriller

Notre part de cruauté

Notre part de cruauté d’Araminta Hall

  • Auteur : Araminta Hall
  • Titre : Notre part de cruauté
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Préludes
  • Nombre de pages : 448
  • Parution : 4 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Traumatisé par une enfance difficile, Mike Hayes menait une existence paisible, bien que solitaire, jusqu’au jour où il a fait la connaissance de Verity Metcalf. Verity lui a tout appris de l’amour et, en échange, Mike a consacré sa vie à la rendre heureuse. Il lui a trouvé sa maison, son travail, et il s’est sculpté le physique que Verity considère comme idéal. Il sait qu’ensemble ils connaîtront le bonheur.

Peu importe si elle ne répond pas à ses e-mails ou à ses appels.

Peu importe qu’elle soit mariée à Angus.

Cela fait partie du jeu secret auquel ils avaient l’habitude de jouer.

Le suspense psychologique pervers sur le désir, l’obsession, les histoires qu’on se raconte et celles qui nous font basculer.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Préludes pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Mike, jeune homme en apparence tranquille, va faire la rencontre de celle qu’il va surnommer V. Cette femme s’appelle en réalité Verity et ils se livrent tous deux à des jeux dangereux. Ils vont ensemble dans des bars, se tiennent à distance, et attendent qu’un homme vienne aborder Verity, pour que Mike aille finalement évincer le pauvre malheureux qui a osé s’approcher de trop près. Vu que Verity a poussé mike à se sculpter grâce au sport, en général un simple regard suffit pour dissuader ces hommes. Ce couple semble partager les lubies de l’autre et tout se passe bien. Pourtant, en ce moment, Verity ne répond plus aux mails de Mike, et elle va se marier à Angus. Et bien, peu importe, Mike est persuadé que cela fait partie de leur petit jeu.

Si ce roman m’a fait passer un très bon moment de lecture, je lui ai trouvé tout de même certains défauts sur lesquels je vais revenir par la suite. Ce thriller s’ouvre sur Mike en prison et en train d’écrire en quelque sorte son journal intime sous les conseils de son avocat. Que s’est-il passé ? À qui Mike s’en est-il pris ?

Il faut reconnaître beaucoup d’ingéniosité dans cet postulat de départ et la quatrième de couverture m’a d’emblée donné l’envie de découvrir ce récit. J’ai beaucoup aimé suivre Mike, qui va tout nous expliquer en détail. Mais c’est là où le bémol ne tarde pas à se faire sentir. Il y a une grande impression de stagnation dans le déroulé de l’intrigue. J’ai eu l’impression de ne pas avancer, et d’avoir beaucoup de redites. Il m’aurait fallu davantage de rythme.

Malgré tout, j’avoue que je me suis laissée prendre et que j’ai eu envie d’avoir le fin de cette histoire. La fin, si elle n’a pas su me convaincre totalement, n’en reste pas moins bien ficelée.

La plume se lit très facilement, et les pages défilent. C’est d’autant plus dommage, parce que le style de l’auteure permettait justement de donner plus d’allant à une intrigue qui avait tendance à faire du surplace. Malgré tout, j’avoue avoir dévoré ce thriller.

Malgré un manque de rythme et beaucoup de redites, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce thriller très psychologique et au postulat de départ assez innovateur.

Ma note : 15/20

Essai

Nostalgie friends

Nostalgie friends de Kelsey Miller

  • Auteur : Kelsey Miller
  • Titre : Nostalgie friends
  • Genre : Essai
  • Éditions : HarperCollins France
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 6 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un phénomène depuis 25 ans.
Enfin une rétrospective complète et très riche qui explore toutes les facettes de cette série devenue culte, de ses origines improbables aux raisons mystérieuses pour lesquelles nous la regardons toujours. Kelsey Miller, journaliste et spécialiste de la culture populaire, nous fait revivre les moments mythiques de la série, analyse ses thématiques et expose les tendances qu’elle a lancées, de l’essor de la culture des coffee-shop au « Friendsgivings », en passant par la coiffure culte des années 90, le Rachel.
Regroupant commentaires, entretiens inédits et anecdotes des acteurs stars de la série, ce livre est un incontournable pour tous les amateurs de la série et un ouvrage marquant pour toutes les générations Friends.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions HarperCollins France pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Qui ne connaît pas la série mythique Friends ? Que vous soyez un véritable fan et un véritable connaisseur, ou que vous soyez un téléspectateur occasionnel de cette sitcom, je pense que vous êtes tous au fait de ce phénomène qui a révolutionné son temps et qui est toujours d’actualité. C’est à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la série que l’auteure décide de revenir sur la recette sans faille d’une série qui a fait rêver un public large et éclectique.

Lorsque j’ai découvert Friends, j’étais une jeune adolescente et même si j’avoue que j’avais accroché et adhéré totalement à la série, j’étais bien loin d’imaginer et d’appréhender le succès phénoménal et le mythe dans lequel allait se transformer cette sitcom. Il faut bien évidemment lui reconnaître des défauts scénaristiques que l’auteure va aborder dans cet essai. Par exemple, comment est-il possible que six jeunes adultes passent leurs journées à boire des cafés au lieu d’être au travail ? Qui paie leurs loyers, de quoi vivent-ils ?

Bien évidemment et heureusement, le téléspectateur ne s’est pas arrêté à cela. Le cas échéant, la série ne serait pas devenue ce véritable phénomène. Et il faut dire que pourtant, elle a presque été vouée à ne jamais exister. L’auteure va revenir sur les prémices de Friends. Elle va nous narrer les différentes étapes de ce tout premier épisode qui aurait pu en rester là. C’est vraiment intéressant à suivre, puisque si l’on connaît tous le succès de la sitcom, on est moins nombreux à savoir qu’elle a bien failli ne jamais dépasser le stade de l’épisode-pilote.

Friends, c’est également l’histoire de six acteurs qui sont entrés en osmose dès le départ, et cela transparaît dès que l’on visionne un épisode. Kelsey Miller va revenir en détail sur le casting de ces six personnes, sur toutes les difficultés à trouver les bon acteurs. Saviez-vous par exemple que Courteney Cox avait été pressentie pour jouer le rôle de Rachel et non pas celui de Monica ?

Finalement, l’auteure reviendra sur une multitude de petites anecdotes, et sur des polémiques qui ont tourné autour de la série également. On sent qu’elle connaît son sujet et que le phénomène la passionne réellement. Elle s’est documentée de manière exhaustive, a fait beaucoup de recherches et interrogé beaucoup de personnes.

Il faut absolument que je vous avertisse que pour suivre au mieux cet essai, il vous faudra un minimum de connaissances au sujet des épisodes. L’auteure y fait souvent référence, et c’est toujours plus facile de savoir de quoi elle parle, si l’épisode mentionné nous est en tête. Rassurez-vous, pas besoin de connaître la série par cœur, simplement de l’avoir regardée un minimum pour se situer.

La plume est très agréable à suivre. La seule chose que j’ai parfois regrettée, c’est l’accumulation de notes qui renvoient en bas de pages. Certes, elles sont nécessaires et très utiles, mais il y en avait vraiment beaucoup trop par moments. Un deuxième petit bémol peut résider dans la pléthore de digressions qui parsèment les réflexions de l’auteure. Malgré tout, cela n’a pas émaillé mon plaisir de lecture.

Un livre idéal qui ravira les fans et les fins connaisseurs de la série Friends. L’auteure revient sur ce phénomène télévisuel, sur ses débuts, ses acteurs, ses anecdotes, ses succès. Un essai à dévorer et à découvrir sans hésitation.

Ma note : 17/20