Contemporain

L’Arrangement

L’Arrangement de Sarah Dunn

  • Auteur : Sarah Dunn
  • Titre : L’Arrangement
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : cherche midi
  • Nombre de pages : 400
  • Parution : 19 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Le mariage de Lucy et Owen est en danger. Après quelques années de vie commune, les doutes et les tensions s’accumulent. Chacun a besoin de respirer. Aussi, même si cela n’est guère dans leurs mœurs, ils décident de prendre modèle sur un couple de leurs amis sexuellement libérés et de vivre pendant six mois des expériences chacun de son côté. Les règles sont simples : on ne couche pas avec des connaissances communes, on ne tombe pas amoureux, on n’en parle pas, on n’espionne pas et on ne change rien à la vie quotidienne. En théorie, tout cela a l’air formidable. En théorie, seulement…

Comment revitaliser le mariage traditionnel ? aller au-delà des frustrations inévitables du couple ? Jusqu’où reste-t-on fidèle à soi-même si on se refuse à être infidèle à l’autre ? Scénariste de séries télé cultes, de Murphy Brown à American Housewife, en passant par Spin City, Sarah Dunn répond à ces questions avec un solide sens de la provocation et un humour décoiffant.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions cherche midi pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Beekman, petite ville de l’État de New York. Alors que Lucy et Owen sont un couple marié depuis longtemps, et parents de Wyatt, enfant autiste, ils cherchent à renouveler leur mariage. C’est alors qu’ils ont l’idée de l’Arrangement. Pendant six mois, ils auront carte libre pour aller voir ailleurs, mais cela sous plusieurs conditions, notamment ne surtout pas tomber amoureux et revenir à la normale au bout de ces six mois.

J’ai beaucoup aimé ce roman, et pourtant je dois avouer être partie sceptique, me demandant à plusieurs reprises dans quelle aventure totalement dénuée de sens s’étaient engagés nos deux protagonistes. Bien évidemment, je n’ai pas m’empêcher de désapprouver leur choix et de craindre le pire pour eux.

Sous une écriture emplie de verve, et parfois très drôle, l’auteure a su m’embarquer dans cette histoire et j’ai suivi avec intérêt ce couple, et cette dérive inévitable qui allait advenir. Sarah Dunn a su décortiquer un couple essoufflé à la perfection.

Sous couvert d’humour, ce roman est une véritable réflexion sur le mariage. Ainsi, autour d’Owen et Lucy, vont graviter d’autres personnages ayant tous des questionnements sur leur relation respective. J’ai beaucoup apprécié l’histoire de Gordon, millionnaire, marié à Kelly, jeune femme vénale et à l’apparence superficielle.

La plume est entraînante et le tout est très plaisant à lire. Si le point d’orgue du roman reste indubitablement le couple formé par Lucy et Owen, les personnages secondaires gravitant autour sont très bien brossés. L’auteure prend donc le parti d’entrecouper ses chapitres pour nous parler de chacun d’eux, et ainsi former un roman choral avec le même fil rouge.

L’auteure propose une analyse acerbe du mariage et sous une intrigue qui, de prime abord peut paraître légère, elle nous livre un roman profond et qui fera à coup sûr réfléchir son lecteur.

Ma note : 17/20

Contemporain

Le maître d’hôtel de Matignon

Le maître d’hôtel de Matignon de Gilles Boyer

  • iciAuteur : Gilles Boyer
  • Titre : Le maître d’hôtel de Matignon
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Le maître d’hôtel de Matignon a connu 13 Premiers ministres : il les a servis, côtoyés, il a été pour eux l’homme de l’ombre, le confident, le témoin silencieux des colères, des détresses, des grandes heures. La dernière année de son service, avant de partir à la retraite, il assiste à l’arrivée d’un jeune conseiller, qui a connu Matignon enfant quand son père était Premier ministre. Il est son contraire. Il doit agir, s’engager, il est le novice, il ne connait pas les lieux, pas les hommes, presque rien du pouvoir. Le maître d’hôtel est arrivé là un peu par hasard après avoir servi dans la Marine. Le conseiller a rêvé de travailler ici. L’un est un autodidacte, l’autre un héritier. Pourtant ils se comprennent, se rapprochent, se confient.
De Matignon, on connait l’histoire officielle, le tapis rouge et le perron où sont photographiés les invités de marque, les puissants et l’hôte des lieux. Gilles Boyer dans un roman qui s’inspire de ce qu’il a pu connaitre à Matignon comme conseiller, des hommes et des femmes qu’il a rencontrés, de ce qu’il a ressenti, nous raconte l’histoire cachée de ce lieu et de ces hommes : les assistants, les huissiers à chaine qui portent des piles de parapheurs, les chauffeurs, les maîtres d’hôtel, les serveurs qui tiennent des plateaux repas ou des corbeilles de fruits, les conseillers qui courent, dossier à la main vers la réunion suivante. On découvre un monde bien différent de ce qu’on imaginait, des secrets, des intrigues, des actes qui bouleversent complètement ceux qui travaillent un jour-là.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Ce roman s’ouvre sur un avertissement de Gilles Boyer. Certains éléments de ce récit ont été respectés à la lettre, d’autres s’apparentent plus à l’imaginaire. À nous de démêler les fils. L’auteur nous mentionne tout de même de ne pas s’arrêter à cela, ce n’est pas le propos de ce roman finalement. Voilà le genre d’incipit qui aurait tendance à me frustrer, puisque j’ai eu envie de lire ce livre avec l’intention justement de découvrir les coulisses de la politique française. Et pourtant, Gilles Boyer a entièrement raison, il ne faut pas s’arrêter à cela.

J’ai tout simplement adoré ce court roman, du début à la fin. J’y ai trouvé une grande originalité, puisque d’habitude, ce sont plutôt le Président et l’Élysée qui sont mis en avant. Ici, on change de perspective, et c’est le Premier ministre et Matignon qui seront en vedette. Le tout, vu sous le regard bienveillant de Claude, maître d’hôtel.

Claude est un personnage réel, et donc, finalement, j’ai eu tendance à prendre pour argent comptant ce qu’il va nous raconter. J’ai passé un excellent moment de lecture, et oui, Claude va nous révéler les petits secrets, les petites manies et les petites habitudes des Premiers ministres, de Rocard, en passant par Cresson, jusqu’à Philippe. En exergue, Gilles Boyer va intercaler certains passages ayant pour protagoniste l’un des prédécesseurs de Claude, chacun à une époque de l’histoire, comme par exemple en 1944 ou en 1959.

J’ai été subjuguée d’en apprendre plus sur ces figures de la France. L’auteur a su nous les rendre profondément humains au travers du regard de Claude. J’ai également fortement apprécié de savoir en quoi consistait le métier de Claude, et j’en ai appris beaucoup sur l’histoire de Matignon. C’est une vraie réussite.

La plume est fluide et j’ai dévoré les pages. L’auteur a su romancer le sujet à la perfection, sans jamais être rébarbatif ni ennuyer son lectorat. Le personnage de Claude est attachant au possible et je me suis laissée porter par son histoire.

Un document de poids et romancé sur les coulisses de Matignon, qui ne tombe jamais dans le rébarbatif et qui octroie au lecteur un sentiment de proximité avec ces grandes figures de la France. Une réussite.

Ma note : 17/20

Policier

Chambre 413

Chambre 413 de Joseph Knox

  • Auteur : Joseph Knox
  • Titre : Chambre 413
  • Genre : Policier
  • Éditions : J. C. Lattès/Le Masque
  • Nombre de pages : 384
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Tournant le dos à sa vie d’avant, indifférent à son avenir, l’inspecteur Aidan Waits s’est résigné à intégrer la patrouille de nuit – cycle sans fin d’appels insignifiants et de solitudes insolubles. Jusqu’à ce que lui et son coéquipier, l’inspecteur principal Peter Sutcliffe, soient dépêchés au Palace, un immense hôtel désaffecté au cœur d’une ville en ébullition. Sur les lieux, dans la chambre 413, ils découvrent un homme. Il est mort. Et il sourit. On a retiré toutes les étiquettes de ses vêtements. On a limé et remplacé ses dents. Même ses empreintes digitales ne sont pas les siennes. Seule une pièce cousue à l’intérieur de son pantalon donne un indice sur son ultime acte désespéré…

Tandis qu’Aidan s’immerge dans le passé de l’inconnu, il se rend compte qu’un fantôme surgi du sien hante le moindre de ses faits et gestes. Mystérieux incendies, appels anonymes et menaces pures et simples : Aidan va devoir affronter ses démons avant de découvrir la véritable identité de l’homme de la chambre 413.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès/Le Masque pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Manchester. Alors que l’inspecteur Aidan Waits est en patrouille de nuit avec son supérieur, l’inspecteur Peter Sutcliffe, ils vont recevoir un appel d’urgence de l’hôtel désaffecté le Palace. Là-bas, ils vont découvrir un homme dans la chambre 413, qui a été assassiné. Aucune piste de va permettre de l’identifier. Tandis qu’Aidan va enquêter sur ce meurtre, il va lui aussi être confronté à son passé.

J’ai beaucoup aimé ce roman policier, qui, s’il reste classique et ne révolutionnera pas le genre, apporte tout de même un petit vent de fraîcheur dans l’horizon polar. J’ai retrouvé beaucoup de noirceur et un personnage principal torturé et sous l’emprise d’un passé duquel il devra se relever pour avancer.

Il s’agit apparemment du second volet des aventures d’Aidan, et n’ayant pas lu le premier, même si cela ne m’a pas posé de problèmes de compréhension, je pense tout de même avoir perdu une part importante de l’essence de ce personnage. C’est lui qui va porter cette histoire, et il faut dire qu’il est extrêmement bien brossé et d’une grande complexité. L’auteur a su en créer un personnage d’une grande noirceur et en totale adéquation avec le monde dans lequel il évolue.

L’intrigue est classique, mais n’en reste pas moins efficace. J’ai eu envie de savoir tout du long le fin mot de cette enquête. Il est vrai que parfois l’auteur a eu tendance à se disperser et que pendant quelques pages, j’ai eu l’impression de piétiner sans vraiment avancer. Pourtant, je n’ai jamais perdu mon intérêt pour cette enquête.

J’ai beaucoup aimé la complexité des rapports entre Aidan et Peter, ce rapport de force qui s’installe entre eux. Les réactions des personnages sont bien rendues et je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à Aidan.

La plume est idéale pour ce genre de roman. J’y ai retrouvé beaucoup de dynamisme et de fluidité dans l’écriture. Les chapitres courts insufflent un très bon rythme à cette enquête.

Une enquête classique mais servie par un personnage très complexe, qui portera cette intrigue. L’auteur a su maintenir mon intérêt tout au fil des pages. Une bonne lecture.

Ma note : 16/20

Contemporain

Les secrets de Cloudesley

Les secrets de cloudesley d’Hannah Richell

  • Auteur : Hannah Richell
  • Titre : Les secrets de Cloudesley
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 368
  • Parution : 3 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

1955. On dit qu’au manoir de Cloudesley l’ennui n’existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir. À vingt-six ans, la jeune femme n’arrive plus à maintenir les apparences d’une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon. Qu’est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible… 

Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu’une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon fait une promesse : sauver l’héritage familial. Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ?

Maggie ignore qu’entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Australie. Alors que Maggie semble fuir son destin, elle est appelée en urgence pour rentrer en Angleterre, auprès de Lillian, sa grand-mère, qui est malade. C’est donc avec courage qu’elle va retourner au manoir qui l’a vue grandir et auprès de cette femme aimante qui l’a élevée. Bientôt, des secrets vont percer. Que cache sa grand-mère depuis toujours ? Et Maggie, sera-t-elle capable d’affronter à nouveau le passé qu’elle a fui ?

C’est chamboulée que je ressors de ce livre. Que d’émotions. J’ai été conquise du début à la fin, et j’ai retrouvé tout ce qui me plaît dans ce genre de romans. Des secrets dévoilés par touches, des amours contrariées, de l’émotion à l’état brut.

Hannah Richell a su créer une atmosphère unique dans ce manoir de Cloudesley. Les descriptions de la nature qui entoure cette demeure sont rendues à la perfection, avec une profusion de verdure, de couleurs, d’animaux. Le tout est dépeint avec un réalisme surprenant.

Mais surtout, ce qui m’a indubitablement le plus plu, c’est le destin de ces deux femmes, étroitement lié. L’auteure a su manier son schéma narratif avec brio, alternant les passages dans l’actualité, avec les passages dans le passé, où l’on retrouve une jeune Lillian. Seul petit bémol, j’aurais apprécié avoir une indication temporelle au début de chaque chapitre, mais cela ne pose finalement pas grand problème à la longue.

L’intrigue m’a captivée. Même si je reconnais avoir eu une préférence pour les secrets de Lillian, ceux de Maggie m’ont également intéressée. Les secrets sont dévoilés avec beaucoup de parcimonie et par petites touches. Et quand est arrivée la révélation finale, je n’ai pas pu m’empêcher d’être profondément émue.

Les deux personnages féminins vont à elles seules porter l’intrigue. Je les ai trouvées fortes de leurs convictions, fidèles à leurs valeurs et des grandes battantes. Elles sont bien dépeintes, et si elles restent le fondement de ce roman, les personnages secondaires ne sont pas en reste.

La plume m’a entraînée dans un monde enchanteur au sein de ce manoir et de la nature environnante. Le style est parfois poétique, les phrases ont une belle harmonie. J’ai été séduite tout du long. Je tiens également à accorder une mention spéciale pour cette magnifique couverture qui attire l’œil et qui est très représentative du roman.

Une balade unique au sein d’un manoir qui renferme des secrets depuis bien longtemps, deux héroïnes incroyablement inspirantes et un style poétique et doux pour ce roman que je ne peux que vous recommander. À découvrir.

Ma note : 18/20

Contemporain auto-édité

Si j’avais su

Si j’avais su de Kea Ring

  • Auteur : Kea Ring
  • Titre : Si j’avais su
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Auto-édité
  • Nombre de pages : 84
  • Parution : 25 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Vous est-il déjà arrivé de regretter amèrement un pan de votre vie ? Au point où vous souhaitez que ce moment gênant n’ait jamais existé ou qu’il se soit déroulé autrement ? Les quatorze personnages de ce recueil, oui. 

Une étudiante en proie aux doutes dans la jungle parisienne, une mère qui aurait préféré avorter ou encore une employée qui déplore son orgie éthylique, découvrez à travers ces quatorze nouvelles contemporaines débutant par la fameuse phrase « si j’avais su », les regrets mis à nu de gens ordinaires.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Kea Ring pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici d’un recueil de quatorze nouvelles, ayant toutes le même point d’orgue. L’auteure part de personnages banals et courants, mais qui ont en commun d’avoir tous des regrets dans leur vie. Chaque nouvelle va donc débuter par la phrase « Si j’avais su… ».

Je dois dire que j’ai trouvé ce recueil de nouvelles particulièrement réussi et ce, pour deux raisons de poids. La première étant que j’ai adoré avoir un fil rouge. Ce ne sont pas des nouvelles qui n’ont rien à voir les unes avec les autres et qui partent dans tous les sens. Non, ici, Kea a prit le parti de dérouler ses récits sous un postulat de départ commun à chaque fois : les regrets. La deuxième raison est indubitablement l’unité qu’a su instaurer dans ses histoires l’auteure. En effet, toutes les nouvelles se valent, et je n’ai pas ressenti de différence de qualité entre les unes et les autres, comme cela a tendance à m’arriver lorsque je lis ce genre littéraire.

Alors évidemment, j’ai eu ma préférence pour certains récits, notamment « La fille de la cuisine » et « Mon fils » qui m’ont énormément touchée. J’ai également trouvé très bien ficelé « Rien à signaler.

La plume est vraiment impeccable et c’est réellement agréable de tomber sur des romans auto-édités de cette qualité. Hormis une ou deux coquilles qui n’altèrent en rien le plaisir de lecture, tout le reste est parfait. De plus, le style est entraînant, c’est bien écrit et cela se lit harmonieusement.

Une très bonne idée de la part de Kea Ring en ce qui concerne ce recueil de nouvelles. Elle a su trouver un fil rouge et a déroulé des récits de qualité qui ne m’ont pas laissée indifférente. Je recommande.

Ma note : 17/20

Thriller

Un couple irréprochable

Un couple irréprochable d’Alafair Burke

  • Auteur : Alafair Burke
  • Titre : Un couple irréprochable
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 379
  • Parution : 19 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre : ici

Résumé

Angela Powell est en apparence une femme comblée. Elle mène une vie confortable avec Jason, un brillant professeur d’économie devenu une personnalité médiatique, et leur fils de treize ans. Mais leur bonheur de façade se lézarde lorsque l’une des stagiaires de son mari dépose plainte contre lui pour comportement déplacé, puis qu’une de ses collaboratrices l’accuse de viol. De quoi donner à Angela l’impression qu’elle ne connaît peut-être pas si bien celui qui partage sa vie. Pourtant, face à l’obstination d’une enquêtrice coriace, elle choisit quand même de jouer son rôle d’épouse et de le défendre, envers et contre tout.
La disparition soudaine d’une des deux jeunes femmes donne cependant une autre dimension à l’affaire. Tandis que la presse se repaît du scandale, Angela est tiraillée entre la honte, le doute et le besoin de préserver un sombre secret…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

New York. Angela et Jason, un couple marié depuis des années, a tout pour être heureux. Pourtant, tout va s’effriter lorsque Jason, professeur d’économie, va se voir accusé d’harcèlement sexuel par l’un de ses stagiaires. Bientôt, c’est une accusation de viol de l’une de ses collaboratrices qui va suivre. Alors qu’au début Angela ne sait pas comment réagir, elle va finalement se ranger du côté de son mari, d’autant plus qu’elle aussi dissimule bien des secrets.

Ce roman avait tout pour me plaire et ce fut une réussite. C’est un thriller domestique et s’il est vrai qu’au début j’ai pensé que la tournure des événements allait être trop simple, voire trop prévisible, je dois reconnaître m’être trompée.

De prime abord, l’intrigue peut paraître banale et semble avoir été abordée des tas de fois auparavant par d’autres auteurs. Il n’en est rien. Ce thriller est bien plus complexe qu’il n’y parait et réserve son lot de surprises et de révélations.

Les secrets seront légion dans ce roman et les faux-semblants auront la part belle. L’auteure a prit le parti de révéler des éléments importants avec beaucoup de parcimonie, mais cela m’a tenue en haleine jusqu’au bout. J’avais vraiment envie de savoir quel secret cachait Angela, ou encore si Jason avait vraiment commis ces actes dont il est accusé. Le suspense fonctionne très bien.

La plume est addictive et entraînante, idéale pour les thrillers. Le roman est divisé en quatre grandes parties, et chacune se compose de petits chapitres, ce qui insuffle un très bon rythme à l’histoire.

Malgré un postulat de départ qui peut sembler banal, l’auteure a réussi à tirer le meilleur de son intrigue, la rendant bien plus complexe qu’il n’y paraissait de prime abord. Entre secrets et faux-semblants, ce thriller m’a tenue en haleine tout du long.

Ma note : 17/20

Contemporain

La fille et le rouge

La fille et le rouge d’Anne Brochet

  • Auteur : Anne Brochet
  • Titre : La fille et le rouge
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un homme et une femme se rencontrent sur une île lors d’un colloque universitaire.
Ils deviennent amants le temps d’une journée. Quelque chose bascule en elle. Et chacun rejoint son pays et sa vie propre. Un océan les sépare.
Des années passent. Lors d’un voyage dans le pays de l’homme, de l’autre côté de l’Atlantique, elle le retrouve par hasard. L’homme semblait l’attendre.
Il devient l’homme providentiel. Il n’y en a qu’un dans la vie d’une femme. Il sera celui-là. Elle quitte son pays, son métier, sa famille. Elle rejoint l’homme pour vivre sa vie de femme auprès de lui, créer un foyer avec lui. Elle part à la découverte de sa vie à lui, dans son pays à lui. Elle s’est dépouillée et va vivre une passion amoureuse dont elle est à la fois la spectatrice et l’une des protagonistes. Entre-temps l’homme a quitté son poste d’enseignant pour devenir sapeur-pompier et combattre le feu. C’est ce qu’il aime le plus: sauver les autres des flammes. Mais ce qu’ils ne savent ni l’un ni l’autre, c’est que le feu est en lui. L’homme est malade. Il est bipolaire comme se nomme ce fléau dont elle ne connaît rien. De son désenchantement naîtra son obsession pour cet homme à deux faces, qu’elle veut à l’image qu’elle s’était faite de lui, le prince charmant de ses rêves de jeune fille. Entre la peur et la rancoeur, elle s’accroche obstinément, quitte à se perdre elle, quitte à le haïr lui, jusqu’à souhaiter sa mort. Et elle y parviendra.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsqu’elle va le rencontrer lors d’un colloque universitaire, elle sera à mille lieues d’imaginer les bouleversements que cela va engendrer dans son quotidien. Il est marié mais leur attirance est trop forte. Après une nuit d’amour, chacun doit rentrer chez lui, et ils ne se verront que quelques années plus tard, au hasard. Elle ira alors habiter chez lui, qui n’est plus marié. Là, elle va se rendre que cet homme est malade, atteint de bipolarité. Que va devenir cette relation ?

Anne Brochet va nous livrer une analyse parfaite d’un couple à la dérive, d’un couple miné par la maladie psychologique de l’un et par les oscillations et l’impuissance de l’autre. Ce récit repose principalement sur la psychologie.

Ici, l’action reste feutrée, voire absente. Ce sont les pensées les plus intimes de nos protagonistes qui vont être mises en avant. Le lecteur va suivre les méandres amoureux de ce couple proche du point de rupture. On va assister, impuissants, aux variations d’humeur du protagoniste et l’on va observer l’oubli de soi-même que va expérimenter la femme.

La narration est des plus particulières, puisque pas de prénoms, pas de date, pas d’espace spatio-temporel. Aucune indication, comme si l’auteure désirait attirer notre attention sur une autre chose nettement plus importante : les sentiments et les émotions. Tout le reste est superficiel pour elle. J’avoue avoir été très perturbée au début, et puis j’ai fini par oublier, me concentrant davantage sur l’évolution des personnages.

La protagoniste m’a particulièrement touchée et je trouve que finalement, c’est elle qui va porter l’histoire. On va pouvoir observer sa réelle évolution. Elle ne va pas rester statique tout au long de l’intrigue, bien au contraire.

La plume est belle, épurée et véloce. Le tout s’assemble parfaitement, les phrases ont une belle sonorité et tout est abordé avec délicatesse malgré le sujet difficile qui est abordé.

Un roman qui sort des sentiers battus de par sa narration particulière, sans prénoms, sans espace spatio-temporel. Ici, ce sera l’émotion et l’évolution d’un couple à la dérive qui seront mises en avant. Une belle découverte.

Ma note : 16/20

Non classé

Marées

Marées de Charlotte Leplaideur

  • Auteur : Charlotte Leplaideur
  • Titre : Marées
  • Genre : Poésies
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 157
  • Parution : 9 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Dans ce recueil, écrit à la faveur de la nuit parisienne, s’épanouit une poésie de la vie. Comme pour les mouvements de la marée, les mots de Charlotte Leplaideur oscillent doucement d’une émotion à une autre. À lire selon son envie, ces textes courts ou longs sont des extraits d’instants vécus, esquisse de l’amour fort à l’amour qui se détache.

Des poèmes qui invitent à laisser libre court au chemin de vos pensées…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Il s’agit ici d’un recueil de poésies. Je n’ai pas l’habitude d’en lire et j’avoue être un peu sortie de ma zone de confort. Mais il faut dire que la magnifique couverture a d’emblée attiré mon œil et j’ai pensé que ce serait une bonne expérience de lecture.

Je ne me suis pas trompée, puisque je ressors conquise de ce beau recueil. Il y a énormément de poèmes et il y en a forcément pour tous les goûts. Impossible de ne pas en trouver plusieurs avec lesquels vous vous sentirez en harmonie.

La musicalité et l’harmonie de ces poèmes sont bien représentées. C’est très agréable à lire, et facile. L’auteure ne part pas dans des envolées lyriques, mais reste dans la simplicité, cela étant, avec toujours le même point d’orgue, à savoir l’émotion. Certains poèmes sont dédiés à des personnes chères à l’auteure.

La plume est délicate et le tout se lit avec plaisir. Je me suis laissée porter. Par contre, attention à ne pas les lire d’un coup, sous peine de ne plus en savoir apprécier l’essence. Il faut prendre son temps pour lire ce recueil et en espacer et couper sa lecture.

Un très beau recueil de poésies où l’émotion sera le point d’orgue. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Thriller

Un héritage toxique

Un héritage toxique d’Isabelle Larocque

  • Auteur : Isabelle Larocque
  • Titre : Un héritage toxique
  • Genre : Thriller
  • Éditions : L’Arlésienne
  • Nombre de pages : 224
  • Parution : 24 août 2019

Résumé

Sophia a hérité d’un chalet de ski dans le village touristique de Saint-Luc, dans le canton du Valais. Elle décide de s’y installer et de le rénover pour en faire une maison d’hôtes. À son arrivée, les habitants sont loin d’être accueillants, plusieurs aimeraient qu’elle retourne au Québec. Sa mère ne lui ayant jamais parlé de sa vie à Saint-Luc, Sophia ne comprend pas la réticence des habitants envers elle. Des évènements étranges se passent dans cette maison : apparition d’un verre rouge, plusieurs « accidents » et la disparition d’une jeune fille. Quand celle-ci est retrouvée crucifiée sur la place de Saint-Luc les entrailles ouvertes, les habitants l’accusent puis font comme si l’évènement ne s’est jamais produit. Sophia a-t-elle imaginé ce meurtre ? Que s’est-il passé il y a 30 ans dans cette maison ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions L’Arlésienne pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Suisse. Sophia, après le décès de sa mère, décide de quitter Québec où elle y habitait, pour s’installer dans le canton du Valais, et ainsi prendre en charge le chalet laissé en héritage. Mais très vite, les villageois ne verront pas d’un bon œil l’arrivée de Sophia. De plus, des événements pour le moins étranges vont survenir, plongeant Sophia dans le doute. Serait-elle en train de perdre la raison ?

En voilà un roman des plus réussis, tant au niveau du fond que de la forme. J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Sophia, et en prime, j’ai eu droit à quelques frissons, ce qui me plaît beaucoup dans mes lectures.

Dès les premières lignes, l’auteure a su m’intriguer suffisamment, et j’ai dévoré les pages. Il faut dire qu’elle a su instaurer un climat d’angoisse et cela a été particulièrement réussi. Elle a su m’immerger dans une atmosphère pesante, et je me suis posée plein de questions, allant jusqu’à douter de Sophia.

On peut parler de deux parties distinctes dans ce roman, et j’ai fortement apprécié la première, où l’on va suivre l’installation de Sophia, et tous les éléments perturbateurs qui vont survenir. J’ai beaucoup aimé ce climat particulier que l’auteure a su instaurer. Le tout est suggéré et peu à peu, le doute s’installe pour le lecteur, ne sachant plus vraiment où est la vérité. J’ai toujours apprécié ces romans qui me font me questionner, changer d’avis en cours de route.

Le personnage de Sophia est très bien esquissé et je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à elle. Elle est tout en nuances, de nombreuses épreuves ont forgé son caractère. Elle porte l’histoire et l’intrigue.

La plume de l’auteure est parfaite, addictive. Les phrases sont simples mais le tout s’assemble à la perfection pour créer un bon rythme à ce roman. Je ne me suis jamais ennuyée.

Un roman qui aura su me faire frissonner et qui aura retenu mon attention dès le départ. Je me suis laissée porter par cette histoire, l’intrigue est prenante, je me suis posée beaucoup de questions. C’est une réussite.

Ma note : 17/20

Historique

La fabrique de poupées

La fabrique de poupées d’Elisabeth MacNeal

  • Auteur : Elisabeth MacNeal
  • Titre : La fabrique de poupées
  • Genre : Historique
  • Éditions : Presses de la Cité
  • Nombre de pages : 364
  • Parution : 3 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La liberté est une chose précieuse… Londres, 1850. L’Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent déjà dans Hyde Park pour venir admirer cette merveille. Parmi eux, Iris, une modeste employée dans un magasin de poupées, à la beauté mâtinée de difformité, qui rêve de devenir artiste peintre. Et puis il y a Silas, un taxidermiste amateur de macabre et de curiosités, qui voudrait exposer ses œuvres dans ce gigantesque musée. Ces deux-là se croisent, et leurs destins en seront à jamais bouleversés. Iris accepte en effet bientôt de poser pour Louis Frost, un jeune peintre de l’école préraphaélite, exigeant en retour qu’il lui enseigne sa technique. Peu à peu, le champ des possibles s’élargit pour le modèle avide de liberté, qui découvre l’art et l’amour. Mais c’est compter sans Silas, qui rôde non loin de là, tapi dans l’ombre, et n’aura de cesse qu’il n’ait fait sienne celle qui occupe désormais ses pensées, jusqu’à l’obsession…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres, 1850. Alors que les préparatifs pour l’expo universelle battent leur plein, nous suivons Iris, jeune femme de vingt-et-un ans et qui travaille dans un atelier de confection de poupées, auprès de sa sœur Rose, et sous les ordres d’une patronne à la limite de la tyrannie. D’un autre côté, nous allons également suivre Silas, taxidermiste, et à la recherche de la pièce rare pour sa collection personnelle.

Quel somptueux roman. Dès les premières pages, l’auteure m’a attrapée dans les mailles de son filet, et j’ai été totalement conquise. Il faut avant tout que je fasse une mention spéciale pour la magnifique couverture qui attire l’œil.

Je suis très friande des romans se déroulant à l’époque victorienne, et ici, j’en ai pris plein les mirettes. L’auteure a su décrire à la perfection ses décors et j’ai réussi à m’immerger totalement dans cette atmosphère. Les lieux sont retranscris avec un réalisme surprenant, et j’ai eu l’impression de me promener dans ce Londres d’époque.

L’intrigue m’a subjuguée. C’est un roman qui se lit comme un thriller, en ce qui concerne les révélations et les mystères, mais attention, en ce qui concerne le rythme, il ne respectera pas les codes du genre. En effet, ici lenteur et langueur vont prédominer. L’intrigue est feutrée, dévoilée à petites touches par l’auteure, comme si un tableau de peinture prenait forme.

Mais ce roman, c’est avant tout un personnage, celui d’Iris, que j’ai trouvée terriblement charismatique. L’auteure a su créer un personnage fort, bien dépeint, tout en nuances et qui aura une réelle évolution tout au fil des pages. Le personnage de Silas n’est pas en reste, puisque la complexité sera de mise pour décrire son caractère.

La plume est élégante, enlevée et tout en délicatesse. Malgré la densité que nous propose l’auteure, tant au niveau de la forme que du fond, ce roman de dévore et reste très difficile à lâcher.

Un véritable roman d’atmosphère, à l’intrigue prenante, dans ce Londres victorien que l’auteure a su retranscrire avec brio. Une héroïne incroyablement forte, et une plume élégante viennent compléter le tableau. À découvrir.

Ma note : 18/20