Romance

Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?

Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? d’Avery Flynn

  • Auteur : Avery Flynn
  • Titre : Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?
  • Genre : Romance
  • Éditions : Harlequin
  • Nombre de pages : 360
  • Parution : 2 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Selon l’expression consacrée, Gina est ce qu’on appelle une « crevette » : chez elle, tout est bon… sauf la tête. Car, si la nature lui a offert un corps à faire fantasmer Cara Delevingne, son visage, lui, ne correspond pas vraiment aux normes habituelles de la beauté. Après une adolescence difficile, Gina s’est endurcie et a appris à assumer son physique. Enfin ça, c’est ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’un jeu l’oblige à embrasser Ford, un policier ultra-sexy et visiblement sous son charme, lors d’une fête de mariage. Aussitôt, les complexes reviennent en force, et elle se demande ce qu’un mec comme Ford peut bien trouver à une fille comme elle…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Harlequin pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce titre.

Gina, organisatrice de mariages, est complexée. Certes, elle a un corps incroyable, mais en total désaccord avec son visage peu harmonieux. Elle a hérité du gros nez familial, et cela lui pose problème. Elle subit les brimades et les moqueries depuis toujours, tant et si bien qu’il est pour elle impensable, que, lors d’un mariage qu’elle organise, Ford, un policier des plus sexys, puisse s’intéresser à elle. C’est pourtant bien ce qui va arriver et entre ces deux va alors commencer un incroyable chassé-croisé amoureux.

Il s’agit ici, apparemment, du premier tome d’une saga qui se compose de trois volets. Et j’avoue, j’ai été tant séduite par ma lecture que je serais plus que curieuse de découvrir la suite. Le ton du roman m’a énormément plu, et le postulat de départ que nous offre Avery Flynn est original. C’est un véritable roman feel-good, doudou, empli de positivité.

J’ai rarement croisé une héroïne aussi truculente et drôle dans mes lectures. Dès les premières pages, j’ai su que j’allais accrocher au personnage de Gina. Mais force m’est de reconnaître que le personnage de Ford n’est pas en reste et a même parfois pris le dessus. Je l’ai trouvé extrêmement touchant dans ses tentatives de séductions envers une Gina qui n’y croit tout simplement pas.

Les rebondissements font légion et l’intrigue est très bien menée. Le fait que Ford soit un policier et que les frères de Gina trempent dans des affaires louches donne des situations truculentes. Je ne me suis pas ennuyée une seule fois et j’ai passé un excellent moment de lecture.

Sous couvert d’humour, il y a tout de même un très beau message que veut nous faire passer l’auteure. En effet, elle va dénoncer toutes ces brimades et ces personnes qui nous créent des complexes et elle va prôner l’acceptation de soi, à tous les niveaux. Gina m’a énormément touchée. Elle a tant gardé en elle les réflexes d’une personne brimée par les autres, qu’elle sera incapable de croire qu’un homme comme Ford puisse s’intéresser à elle. C’est donc un véritable combat contre elle-même qu’elle va devoir mener, afin de s’accepter comme elle est et de s’accorder enfin la possibilité d’être heureuse.

La plume est des plus plaisantes. J’y ai retrouvé fluidité et une écriture tout en douceur. L’auteure préconise l’humour et ce roman se dévore.

Une très belle réussite pour ce premier tome qui fera la part belle aux complexes, et mettra en avant l’acceptation de soi, toujours avec beaucoup d’humour, mais surtout avec une grande positivité. Nul doute que je lirai la suite avec grand plaisir.

Ma note : 18/20

Thriller

Ne t’enfuis plus

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

  • Auteur : Harlan Coben
  • Titre : Ne t’enfuis plus
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 3 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est

Résumé

Votre fille a fugué avec un garçon peu fréquentable.
Vous ne l’avez pas vu depuis six mois. Et là, vous la retrouvez dans Central Park jouant de la guitare. Mais ce n’est plus la jeune fille pétillante que vous avez élevée.
Vous l’approchez et lui demandez de rentrer à la maison.
Elle se met à courir. Vous la suivez.
Quel autre choix avez-vous ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Simon est désespéré. Depuis que sa fille aînée Paige est tombée dans les affres de la drogue, il n’a plus de nouvelles d’elle. Un jour, au détour d’une balade à Central Park, il va l’apercevoir, mais Paige va à nouveau s’enfuir. Une longue quête va alors commencer pour Simon, afin de retrouver sa fille.

Harlan Coben est un auteur que j’affectionne particulièrement. Pour moi, il est synonyme de bon moment de lecture et ici, cet opus ne va pas déroger à la règle. J’ai trouvé qu’il a su se renouveler et nous proposer un thriller haletant et prenant.

Dès les premières lignes, Harlan Coben a su me happer et me ferrer à son intrigue des plus complexes. J’ai cherché tout au fil des pages la solution, sans la trouver, bien évidemment. L’auteur a su tisser un réseau de fils à démêler des plus complexes, abordant plusieurs sujets d’actualité et les mêlant avec brio à son intrigue,

Le suspense est présent tout au fil du roman. Si les petits bémols que je reproche sans cesse à Coben sont encore présents dans cet opus, à savoir le peu de profondeur qu’il a apporte à ses personnages et le côté parfois stéréotypé de ces derniers, cela n’en est pas moins resté une excellente lecture. Les rebondissements pleuvent dans les dernières pages et j’ai réellement été surprise.

La plume est toujours aussi plaisante et idéale pour ce genre littéraire qu’est le thriller. Elle est dynamique, fluide et cela donne un excellent rythme à l’histoire.

Une intrigue complexe, abordant plusieurs thématiques actuelles, un rythme trépidant et des révélations surprenantes sont les ingrédients de cet excellent nouvel opus d’Harlan Coben. Je recommande totalement.

Ma note : 17/20

Jeunesse

L’Enfant du Cimetière, tome 1

L’Enfant du Cimetière de Pierre Brulhet

  • Auteur : Pierre Brulhet
  • Titre : L’Enfant du Cimetière
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Séma
  • Nombre de pages : 148
  • Parution : 22 septembre 2010
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

L’enfant Yoann est abandonné tout petit dans la crypte d’un cimetière. Là il est recueilli puis élevé par les esprits du lieu. C’est que le cimetière fonctionne comme un véritable village, à l’abri du regard des vivants, géré par ses deux maires débonnaires Von Barton et Cornwill. Maintenant âgé de 12 ans, Yoann est mûr pour expérimenter toutes les facettes de la vie : l’amitié, l’amour, l’adversité. Jusqu’au jour où les vivants ont décidé de détruire une partie du cimetière. La petite communauté des esprits est en danger. Yoann et la jolie Ora, celle qu’il aime, prennent la tête de la révolte.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Séma pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Un jour, une femme va abandonner son nourrisson dans un cimetière. Le petit sera recueilli par les Esprits résidant dans ce lieu. C’est George, le fleuriste, qui le trouvera en premier et grâce au bracelet que le petit porte au poignet, il découvrira qu’il s’appelle Yoann. Dès lors, Yoann fera partie de cette grande famille des Esprits et évoluera dans ce microcosme bien réglé, avec ses codes, ses devoirs mais également ses joies et les découvertes en tout genre.

Il faut tout d’abord que je fasse une mention spéciale en référence à cette magnifique couverture. J’avoue rarement craquer pour ce genre de détail et ici, force m’est de reconnaître que je l’ai tout simplement trouvée magnifique.

Cette lecture m’a plu dans son ensemble, mais j’ai la sensation que j’en attendais tellement plus. Plusieurs éléments m’ont empêchée d’apprécier totalement ce récit que j’ai pourtant trouvé fort original.

L’auteur a su créer un univers unique et est parti d’un postulat des plus originaux : un enfant qui va se faire élever par des Esprits dans un cimetière. Cela partait très bien. D’autant plus que Pierre Brulhet a su m’embarquer dès les premières lignes, allant droit à l’essentiel et ne s’encombrant pas de descriptions inutiles. Et c’est peut-être cela qui a causé défaut pour ma part. J’aurais aimé plus d’épaisseur à cet univers, une peinture plus dessinée des caractères.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Yoann mais j’ai trouvé que les autres personnages restent trop en retrait. Comme si l’histoire était seulement portée par Yoann, ce qui est loin d’être le cas. J’ai eu quelques soucis quant au réalisme de certaines réactions des personnages proposés par Pierre Brulhet. Je ne les ai pas toujours trouvés crédibles. Je pense notamment à Yoann et Ora. Je n’en dirai pas plus pour ne surtout pas spoiler.

La plume est parfaite. L’écriture est soignée et délicate et il ne faut pas oublier que ce texte s’adresse avant tout aux plus jeunes, ce qui fait qu’elle est en totale adéquation avec le récit proposé. Les pages ont défilé.

Malgré une petite déception quant à la profondeur de l’univers que j’aurais voulu plus abouti, ce fut une très belle découverte. Je suis très curieuse de lire la suite des aventures de Yoann.

Ma note : 15/20

Contemporain

Ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent

Ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent de Dominique Jonin

  • Auteur : Dominique Jonin
  • Titre : Ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 25 juin 2019

Résumé

Louise pensait avoir touché le fond en débarquant à Mulhouse pour occuper son nouveau poste d’assistante de production à la rédaction de France 3. Mais sa situation se complique lorsqu’elle découvre que Romain, son compagnon, se prend désormais pour un sosie de Francis Cabrel. « Je suis le gardien du sommeil de tes nuits »… « Je n’attends plus que toi pour partir »… « Quelque chose vient de tomber sur les lames de ton plancher »… il l’agace à placer tout le temps des bouts de chansons dans ses conversations. En ville, Louise rencontre des centaines d’autres sosies de célébrités de la chanson française : Michel Sardou, Véronique Sanson, Yves Duteil, Patricia Kaas, Pierre Bachelet, Patrick Bruel, Herbert Léonard, La Compagnie Créole… Ils sont tous là, mais il n’y a qu’elle qui les voit ! Louise serait-elle devenue folle ? Lorsqu’elle apprend que dans un petit village des Vosges, un journaliste à la retraite affirme vivre entouré de sosies d’acteurs français de l’après-guerre, elle décide de lui rendre visite. « Est-ce que ce monde est sérieux ? »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens remercier l’auteure Dominique Jonin pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Louise s’apprête a débarquer à Mulhouse, pour prendre ses fonctions en tant qu’assistante de production à la rédaction de France 3. Dans le train, elle fera la connaissance de Romain et c’est le coup de foudre immédiat. Ils ne tardent pas emménager ensemble. Un matin, elle va se rendre compte que Romain est le sosie parfait de Francis Cabrel. À chaque phrase prononcée, son compagnon ne va pas pouvoir s’empêcher de fredonner les tubes du chanteur. Dans la rue, elle ne fait que croiser des sosies de divers chanteurs.

Je n’en dirai pas plus au niveau du résumé pour vous laisser la surprise de découvrir tout ce que l’auteure a su nous concocter dans ce roman pétillant et empli de fraîcheur. Dès les premières lignes, je me suis totalement laissée emporter par ce récit original. C’est bien la première fois que je lis un roman dans ce genre. C’est musical, empli de sonorités nostalgiques et bourré d’humour.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman musical. Dominique a su créer un personnage principal des plus attachants. J’ai beaucoup ri en compagnie de Louise, mais surtout, j’ai poussé la chansonnette tout au long des pages. Impossible de ne pas se laisser entraîner par toutes ces chansons que l’on connaît forcément.

La plume de l’auteure est fluide, c’est très bien écrit et l’écriture est soignée. Sous couvert de touches humoristiques, Dominique a tout de même su apporter de la profondeur à son récit.

Une véritable réussite. Ce roman musical vous mettra de bonne humeur et vous donnera envie de chanter tout la journée. Une véritable lecture feel-good des plus réussies.

Ma note : 17/20

Historique

Le Roi fol

Le Roi fol de Laurent Decaux

  • Auteur : Laurent Decaux
  • Titre : Le Roi fol
  • Genre : Historique
  • Éditions : XO
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 12 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Au début de l’année 1392, tous les rêves sont permis à Charles VI. La reine Isabeau vient d’accoucher d’un fils, le pays retrouve la prospérité, la guerre avec l’Angleterre touche à sa fin. Mais, en quelques mois, un scandale d’adultère, un attentat contre son premier ministre, une maladie inexplicable s’abattent sur le jeune roi.

Charles diminué par ses crises de démence, les factieux s’agitent en coulisse. à la cour, le vice est l’affaire de tous et l’ambition n’est pas l’apanage des grands. Dans l’incroyable entreprise de démolition d’un règne, le spéculateur Nicolas Flamel, l’Italienne Valentine Visconti, le peintre Paul de Limbourg et le cuisinier Taillevent auront tous un rôle à jouer.

La France en sera quitte pour cinquante années de chaos.

Complots, joutes sanglantes, plaisirs débridés, Le Roi fol est le roman d’une France médiévale exaltée, soumise à toutes les passions.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions XO pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Apprêtez-vous à rentrer en plein dans la cour de Charles VI, fils de Charles V et de Jeanne la folle, époux d’Isabeau de Bavière. Entre trahisons, alliances, faux-semblants, coups bas, ce roman historique retracera les derniers moments du règne florissant de ce roi, bien-aimé du peuple et toujours au bord de cette folie héréditaire que semble lui avoir léguée sa mère.

En voilà un roman historique des plus réussis. Je n’ai pas l’habitude de ce genre littéraire que je crains un peu, ayant souvent peur de passer à côté et de m’ennuyer avec une série de faits, accolés les uns aux autres. J’ai souvent cette impression de scolarité dans les propos des auteurs. Pour que cela soit réussi, il me faut absolument une part romancée. Les faits, oui, mais à condition que cela se lise comme un roman et non comme un manuel d’histoire. Ici, Laurent Decaux a réussi ce pari avec brio.

Dès les premières pages, j’ai été happé par toutes ces intrigues qui sont dignes de romans à grand suspense. J’en ai énormément appris et cela, sans jamais m’ennuyer. L’auteur m’a totalement immergée dans cette période moyenâgeuse, qui n’est pourtant de loin pas ma préférée. J’ai tour à tour tremblé, eu peur pour ce roi, été surprise et même parfois énervée. L’émotion m’a également gagnée, avec l’histoire entre Paul et Florie. Je suis passée par une véritable palette de sensations durant cette lecture.

Laurent Decaux nous a rendu ses personnages vrais et accessibles. Impossible de ne pas s’attacher à ce roi qui ne fut pas surnommé le «Bien-Aimé» à tort. Toute la galerie de personnages qui gravitent autour de lui sont également très bien esquissés et profonds.

La plume de l’auteur est enlevée, mais toujours accessible à son lecteur. Impossible de s’ennuyer, ce n’est pas ardu à lire et cela s’appréhende réellement comme un roman. J’ignore quelles libertés a prit l’auteur quant aux faits réels, mais une chose est certaine, j’ai eu ce sentiment de lecture « intelligente » durant tout le récit.

Une véritable fresque royale, où le lecteur ne s’ennuiera pas, tant Laurent Decaux a su romancer son récit. Une immersion totale dans la cour de ce roi qui fut le Bien-Aimé, le fol. Une vraie réussite.

Ma note : 17/20

Policier

Les mânes de l’ombre

Les mânes de l’ombre de Katell Curcio

  • Auteur : Katell Curcio
  • Titre : Les mânes de l’ombre
  • Genre : Policier
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 14 octobre 2019

Résumé

À la Villa Montmorency, quartier chic du 16e, un homme est retrouvé pendu dans sa propriété. Meurtre ou suicide ? Chez lui, un manuscrit a disparu. Marc Sevin, flic au 36, s’intéresse à la victime. Cette personnalité aux multiples facettes le trouble et l’interroge. Qui était réellement Jean Dumon ? Que cachait-il ? Des révélations déroutantes, des secrets bien gardés vont plonger l’enquêteur au cœur d’une affaire bien plus sombre qu’il n’y paraît. Le manuscrit est-il la clé d’une effroyable machination ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Katell Curcio pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paris, villa Montmorency. Lorsque Jean Dumon est retrouvé pendu dans propriété, une enquête des plus compliquées va alors débuter. S’agit-il d’un suicide ou d’un meurtre ? Mais surtout, qui était réellement Jean Dumon, cet homme aux multiples personnalités ? Alors que ses voisins le cataloguent de taiseux, ses employés voyaient en lui un homme avenant et ouvert.

J’ai totalement accroché à ce roman, et pourtant, au début, j’ai été quelque peu réticente, j’avoue. J’ai pensé pouvoir résoudre le mystère dès le départ et la déception m’a gagnée. Force m’est de reconnaître que non seulement je m’étais totalement trompée, mais qu’en plus, l’auteure m’a totalement baladée.

La construction du roman est parfaite. Le récit se déroule au présent avec quelques coupures sur le passé afin de mieux appréhender ce qu’il s’est passé. Le suspense est maintenu tout au long des pages. Certes, il subsiste quelques maladresses, mais qui ne font pas du tout ombrage à la qualité de cette enquête menée tambour battant.

Les personnages sont totalement réussis. Katell a prit le pari de sortir des sentiers battus et de ne pas tomber dans la facilité. J’ai adoré le personnage de Marc, et retrouver un policier équilibré et sensé dans un roman policier n’est pas pour me déplaire. En effet, j’ai en général tendance à retrouver des policiers borderlines et déstructurés. Cela m’a donné l’occasion de souffler un peu et de voir évoluer un policier ayant une bonne situation familiale. Jules, son collègue, m’a énormément touchée. Katell a su créer des personnages forts mais tout en sensibilité, et surtout, profondément humains.

La plume de Katell est parfaite. Je l’ai trouvée dynamique et fluide. Les pages ont défilé tant l’auteure a réussi à me happer. Le roman n’est pas très long et il peut se lire d’une traite pour être en immersion totale avec cette enquête. Je tiens à souligner le travail de qualité que nous propose Katell. En effet, l’orthographe et la syntaxe sont impeccables.

Un roman policier qui m’a surprise et prise dans ses filets. J’ai cherché, j’ai émis des suppositions pour me faire totalement avoir. Une écriture soignée et des personnages très attachants viennent parfaire cette très belle découverte que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 17/20

Thriller

Mensonge

Mensonge de J. P. Delaney

  • Auteur : J. P. Delaney
  • Titre : Mensonge
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Fayard/Mazarine
  • Nombre de pages : 432
  • Parution : 18 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Claire, étudiante anglaise en art dramatique, finance ses études d’une manière peu conventionnel e : elle flirte, pour le compte d’un cabinet d’avocats spécialisé dans les divorces, avec des hommes mariés suspectés d’infidélité. Lorsque la femme de l’un d’entre eux est retrouvée morte, tout change… La police exige de Claire qu’elle utilise ses talents d’actrice pour faire avouer le mari. Dès le début, elle n’est cependant pas sûre du rôle qu’elle doit jouer dans cette mise en scène mensongère, mais elle ne veut pas non plus que les enquêteurs la questionnent sur la nuit du meurtre. Bientôt, Claire se rend compte qu’elle est en train de jouer le rôle le plus mortel de sa vie…

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Fayard/Mazarine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

New York. Claire, jeune anglaise qui cherche à percer dans le monde de l’interprétation n’a malheureusement pas assez d’argent pour se payer son loyer et ses cours. C’est pourquoi, lorsqu’un cabinet d’avocats spécialisé dans le divorce lui propose de flirter avec des hommes mariés suspectés d’infidélité afin de les piéger, elle n’hésite pas et se prête au jeu. Jusqu’au drame qui va tout faire basculer.

J’avoue que même si j’ai passé un bon moment de lecture et que les pages ont défilé, je ressors tout de même quelque peu déçue de ma lecture. C’est mon premier roman de l’auteur et il faut lui reconnaître son talent pour happer le lecteur et ainsi le ferrer à son histoire. Pourtant, quelques détails ont fait que je ressors de ma lecture pensive et dubitative. Je suis restée sur ma faim.

L’auteur a su me confondre tout du long et j’ai eu beaucoup de mal à discerner le vrai du faux pendant une bonne partie de l’intrigue. De mensonges en fausses pistes, l’auteur réussit le pari de tenir en haleine son lectorat. J’ai pour ma part trouvé que c’était « trop » parfois. Je ne savais plus du tout où j’en étais, si réellement ce qu’il se passait avait lieu ou non. En cela, je peux dire que c’est un succès, puisque c’est le but d’un thriller, créer des questionnements incessants. J’ai beaucoup cherché et finalement, emmêlée par le vrai et le faux, j’ai abandonné cette idée et je me suis simplement laissée porter par l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Claire, mais je n’ai pas toujours trouvé les autres personnages bien dessinés et profonds. L’intrigue est clairement portée par Claire. J’ai tourné les pages avec plaisir et puis, la fin est arrivée et là, j’ai eu un sentiment de frustration. Après plusieurs longueurs, j’ai la sensation que l’auteur nous expédiait son dénouement à la va-vite. J’ai relevé quelques incohérences mais surtout, je n’ai pas eu les réponses à certaines de mes questions. Je ne peux pas en dire plus sous peine de vous spoiler, mais je suis totalement restée sur ma faim.

La plume est dynamique et fluide. Le tout est découpé en petits chapitres, et cela est fort appréciable dans un thriller, puisque cela octroie un bon rythme à l’histoire. Le roman est divisé en trois grandes parties. Si parfois mon intérêt s’est délité, ce n’était que pour mieux repartir quelques pages plus loin.

C’est un thriller avec lequel j’ai passé un bon moment de lecture, même si je sais qu’il ne va pas me laisser un grand souvenir. Quelques longueurs mais surtout une fin où je n’ai pas eu toutes les réponses que je voulais m’ont laissée sur ma faim.

Ma note : 15/20

Policier

Emi, Lucette et la coiffeuse

Emi, lucette et la coiffeuse d’Evelyne Larcher

  • Auteur : Evelyne Larcher
  • Titre : Emi, Lucette et la coiffeuse
  • Genre : Policier
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 256
  • Parution : 27 février 2019

Résumé

Veuve depuis peu, Lucette, ancienne assistante sociale au langage chantant le soleil de la Guadeloupe, s’ennuie. Depuis son rez-de-chaussée, elle assiste au spectacle de la rue. Quand un drame s’abat sur la famille d’Émi la petite voisine d’en face, elle s’implique et mène une enquête parallèle à celle de Carrie, l’officier de police. Pour cela elle observe les habitants : Enzo le père de l’enfant, Rachid l’épicier, Marina l’étudiante, Pierre le dentiste, Claudine et Huguette les retraitées actives.
Qui a agressé Adèle, la mère d’Émi ? En quoi cela concerne-t-il le salon de coiffure à quelques pas de là ? Ce drame bouleverse la vie d’un faubourg, crée de la solidarité, des frictions. Personne n’en sort indemne, pas même Lucette, interpellée dans ses relations avec sa fille. Et le quartier au cœur du récit, n’a peut-être rien d’un agréable village parisien.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure Evelyne Larcher pour sa confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Lorsque Lucette, gaudeloupéenne à la retraite, perd son mari, elle se sent seule et s’ennuie. Pour palier à cela, elle va se mettre à observer son voisinage. C’est alors que la maman d’Emi, une de ses petites voisines, se fait agresser. Une enquête va alors démarrer et sera menée par Carrie. Mais alors, Lucette décide d’apporter son concours pour résoudre cette affaire.

Quel bon roman. Tous les ingrédients pour passer un bon moment sont présents, à savoir mystères, secrets, amitié, bons sentiments et humour. J’ai classé ce roman en tant que polar, mais je trouve cela trop restrictif, tant le panel des genres que nous propose Evelyne est large.

J’ai beaucoup aimé suivre cette vie de quartier au travers des yeux de Lucette. L’auteure nous livre ici une introspection et une immersion totale dans un microcosme unique en son genre. Il y a presque par moments un côté satirique. Au travers des personnages secondaires, l’auteure abordera un large panel de thématiques très variées. Cela est fort bien réussi.

L’histoire d’amitié qui va se créer entre Lucette et Emi m’a énormément touchée. Les personnages sont bien dépeints et leurs caractères sont très bien rendus et nuancés. Sous couvert d’humour, l’auteure aborde beaucoup de sujets difficiles.

La plume est très soignée et fluide. Ce roman se dévore et l’intrigue policière tient la route et est très bien menée. L’auteure a su me happer dès les premières lignes et me surprendre. C’est une réussite.

Un roman qui aborde des thématiques très diverses, au travers des habitants d’un quartier haut en couleur. L’intrigue policière est presque un prétexte pour nous immerger dans ce microcosme qu’a su créer l’auteure et dérouler ainsi le quotidien des personnages présents dans ce récit. Une réussite.

Ma note : 17/20

Jeunesse

Méli-Mélo Magique – Tome 1

Les Filles des Quatre Saisons de Coralie Khong-Pascaud

  • Auteur : Coralie Khong-Pascaud
  • Titre : Les Filles des Quatre Saisons
  • Genre : Jeunesse
  • Éditions : Librinova
  • Nombre de pages : 106
  • Parution : 23 septembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Un soupçon de magie, des animaux à sauver et quatre amies prêtes à partir à l’aventure dans un royaume légendaire !

Après avoir emménagé chez sa grand-mère, Mélissandre, alias « Méli-Mélo », arrive dans une nouvelle école où elle se fait très vite trois amies : Tatiana, Lily et Zoé. Lorsque la fillette tombe sur des louveteaux pris au piège dans une étrange forêt, ses copines ne vont pas hésiter à lui prêter main forte afin de secourir les animaux en détresse.
Ensemble, elles vont découvrir que les contes de fées sont parfois bien réels et que l’amitié peut venir à bout de tous les obstacles.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Mélissandre débute son année scolaire dans un nouvel établissement. Effectivement, ses parents étant en déplacement, elle est sous la garde de sa grand-mère et se voit obligée de changer d’école. Si au début elle se sent très angoissée, elle ne va pourtant pas tarder à se faire trois nouvelles amies, Tatiana, Lily et Zoé. Une après-midi, en jouant dans le jardin de sa grand-mère, Mélissandre tombe sur une porte qui va la mener dans un monde inconnu. Commence alors une aventure unique pour elle et ses nouvelles amies.

Ce roman jeunesse a été un coup de cœur total pour ma part. Preparez-vous a plonger dans un monde féerique, fantastique et digne d’un conte moderne. Quelle réussite. J’avoue que ce qui m’a d’abord poussée à découvrir ce roman, c’est la couverture que j’ai tout simplement trouvée magnifique. Mais lorsque j’ai lu la première page, j’ai tout simplement été conquise et j’ai su que ce sentiment durerait tout le long de ma lecture. Je ne me suis pas trompée.

Dès le début, l’auteure a su me faire rentrer dans l’univers qu’elle propose. Je me suis attachée à ce groupe d’amies, et j’ai lu leurs aventures avec énormément de plaisir. C’est un très court roman, et donc Coralie a prit un risque, puisqu’il faut réussir à happer le lecteur dès le début, créer une unité dans le récit, pour être en mesure d’apprécier l’ensemble et ne surtout pas créer d’ennui à son lectorat. Elle a réussit cela avec brio.

Au-delà de l’intrigue qui m’a conquise et enchantée, j’ai beaucoup aimé les valeurs que va véhiculer Coralie au travers des pages. En effet, amitié et loyauté seront de mise, et ce roman s’adressant à un jeune lectorat à la base, j’ai trouvé ceci fort judicieux. Les personnages sont bien dessinés, le groupe d’amies est composé de filles très différentes les unes des autres et cela est bien rendu.

La plume de Coralie m’a tout simplement enchantée. Elle est délicate et tout en douceur, en adéquation parfaite avec le propos de son roman. Mention spéciale quant au soin que l’auteure a apporté à l’orthographe, à la ponctuation et à la syntaxe. Que c’est agréable de tomber sur un texte auto-édité de cette qualité.

Ce roman est un véritable bonbon sucré, saupoudré d’un nuage féerique, d’une touche d’amitié et qui saura ravir les plus jeunes, comme les adultes. C’est un premier tome. Inutile de vous dire que je vais attendre la suite de ces aventures bien sagement.

Ma note : 19/20

Policier

L’accident de l’A35

L’accident de l’A35 de Graeme Macrae Burnet

  • Auteur : Graeme Macrae Burnet
  • Titre : L’accident de l’A35
  • Genre : Policier
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 336
  • Parution : 19 septembre 2019
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Résumé

Avocat respectable dans une petite ville alsacienne, Bertrand Barthelme, trouve la mort une nuit dans un accident de voiture. Lorsque l’inspecteur Georges Gorski vient annoncer la triste nouvelle à sa femme, celle-ci lui apparaît peu affectée. Une seule question semble l’intriguer : que faisait son mari sur cette route au milieu de la nuit ? Question banale en apparence, mais qui va vite mener Gorski à s’interroger sur la vie de cet homme et de ce couple de notables apparemment sans histoires.

Après La Disparition d’Adèle Bedeau, on retrouve dans cette nouvelle enquête de l’inspecteur Gorski tout le talent de Graeme Macrae Burnet pour disséquer des vies réputées ordinaires, où la faille n’est jamais loin. Tout le long d’une intrigue passionnante, il nous fait pénétrer dans un théâtre de solitudes peuplé de personnages étouffés par leurs existences, au bord de la rupture. Un nouveau coup de maître.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Alsace. Lorsqu’un accident survient sur l’autoroute de l’A35, l’inspecteur Gorski est appelé sur les lieux pour tâcher de découvrir ce qu’il s’est passé. À bord de la voiture, Bertrand Barthelme, un notaire réputé. Apparemment, il se serait assoupi au volant. Alors que Gorski va prévenir sa femme et son fils du décès de Bertrand, il remarque que la famille ne semble pas ébranlée. La femme de Bertrand va alors demander à Gorski de lancer une enquête approfondie. Apparement, Bertrand n’avait aucune raison de se trouver sur ce tronçon de route. Que s’est-il passé ?

Avant toute chose, il me faut vous prévenir de ne surtout pas lire ce roman comme un polar, sinon vous vous retrouveriez vite déçus. En effet, l’enquête passe ici au second plan, et n’est que prétexte pour l’auteur et ainsi pouvoir nous dérouler une véritable fresque sociale. Ce roman policier ne respecte donc absolument pas les codes du genre, il n’y a pas de suspense insoutenable et la révélation finale n’est pas non plus incroyable.

J’avoue avoir été déroutée au départ, lorsque j’ai compris que je m’aventurais dans une tout autre direction, mais je me suis laissée prendre au jeu et j’ai finalement dévoré ce roman. Il faut dire que Graeme Macrae Burnet a un réel talent de conteur et en partant de situations simples, communes, il va se livrer à un exercice de psychologie fort réussi.

Les personnages sont simples, vrais et réels. Ils ont leurs failles et leur quotidien, ainsi que leurs réactions sont dépeintes avec beaucoup de verve par l’auteur. Ici, c’est une lecture sur le quotidien d’une famille, ni plus ni moins, mais cela reste efficace et j’ai tourné avec plaisir les pages.

J’ai fortement accroché à la plume de l’auteur, qui de prime abord peut sembler manquer de rythme, avec des longueurs parfois superflues et peu de dialogues. Pourtant, il n’en est rien. C’est si bien écrit que le lecteur se laissera porter par ce récit.

Une très bonne lecture, mais à ne surtout pas appréhender comme un polar, sous peine d’être fortement déçus. Ce récit est plutôt une fresque sociale, avec des personnages simples et parfois au bord de la rupture. Un auteur à découvrir.

Ma note : 17/20