Thriller

Fantômes de papier

Fantômes de papier de Julia Heaberlin

Auteur : Julia Heaberlin
Titre : Fantômes de papier
Genre : Thriller
Éditions : Presses de la Cité
Nombre de pages : 432
Parution : 16 mai 2019



Résumé

Elle a passé la moitié de sa vie à attendre ce moment. À s’y préparer. Aujourd’hui, elle est certaine que l’homme assis côté passager est l’assassin de sa sœur. 

Depuis des années, elle ne pense qu’à ça. Elle avait douze ans lorsque sa grande soeur a disparu. Pour elle, ça ne fait pas de doute : Rachel a été enlevée, puis assassinée. Grâce à une photo retrouvée sous l’escalier du grenier familial, elle connaît même le coupable : Carl Feldman, un photographe aussi célèbre pour ses clichés que pour les accusations de meurtre dont il est ressorti blanchi. Aujourd’hui sénile, Carl Feldman vit dans un établissement adapté. Mais l’heure de la vengeance a bientôt sonné : la jeune femme est prête à tout pour le forcer à recouvrer la mémoire et faire éclater la vérité. Même à prendre l’identité de sa fille illégitime et à entraîner l’homme qui l’a privée de sa soeur dans un road-trip texan sur les traces d’affaires de disparition non résolues. Mais de la jeune femme sans nom au plan millimétré et du vieil homme à la mémoire peut-être pas si morcelée, qui est le plus dangereux ? Une fois de plus, Julia Heaberlin frappe fort sans quitter la veine qui lui est propre – celle du thriller incarné par des personnages féminins déterminés – et propose un jeu du chat et de la souris haletant au fi nale aussi inattendu qu’ébouriffant.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Presses de la Cité pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Grace, une jeune femme qui est persuadée d’avoir retrouvé l’assassin de sa sœur et d’autres femmes. Ce dernier, Carl, un photographe renommé, étant atteint de démence, et n’ayant pas assez de preuves contre lui, sera finalement acquitté. Il vit aujourd’hui dans un établissement adapté. Grace ira à sa recherche et tout en se faisant passer pour sa fille, elle emmènera Carl avec elle pendant une semaine, à travers tout le Texas, pour retourner dans les endroits où ces femmes ont disparu, et lui rafraîchir ainsi la mémoire.

J’ai été totalement subjuguée par l’un des thrillers les plus originaux que j’aie pu lire dernièrement. Malgré un postulat de départ peu crédible, puisque Grace part tout de même en road trip avec un potentiel tueur en série, le déroulé du récit est impeccable et cela rend l’intrigue cohérente et haletante du début à la fin.

Cette histoire est entièrement portée par ces deux personnages. L’auteure a pris ici un pari risqué, qu’elle a su relever avec brio. Effectivement, tant Grace que Carl sont extrêmement bien travaillés, profonds, avec des failles et des blessures à fleur de peau.

L’intrigue est haletante. Impossible de ne pas avoir d’empathie pour Grace, qui cherche désespérément à savoir ce qui est arrivé à sa sœur. Je me suis totalement attachée à elle, j’ai été très sensible à toutes ses angoisses et à son combat. Si à certains moments, l’intrigue peut paraître embrouillée, puisque Carl a des problèmes de mémoire, cela n’émaille en rien le suspense de ce livre. Bien au contraire, j’ai été avide de savoir ce qu’il en était vraiment.

Sous forme d’intrigue très originale, l’auteure m’a séduite avec sa plume fluide et ce road trip au beau milieu du Texas, à la recherche de la vérité. Je vous conseille fortement ce roman.

Ma note : 17/20

Policier

En quête d’Elena

En quête d’Elena de Lise Pradère

Auteur : Lise Pradère
Titre : En quête d’Elena
Genre : Policier
Éditions : Flamant Noir
Nombre de pages : 280
Parution : 29 avril 2019

Résumé

Elena Vassiliev, jeune et brillante géologue, est retrouvée morte dans son appartement, le visage couvert d’ecchymoses, la tête dans une flaque de sang.

Le commandant Gignac du SRPJ, policier solitaire et bourru, arrive sur place. Aucune trace d’effraction n’est relevée, mais une fouille rapide lui permet de trouver un carnet contenant des photos et des pages manuscrites, certaines écrites en langue étrangère, mélangées à des croquis et autres éléments ; un objet suspect qu’il va devoir décrypter. 

Des bureaux feutrés de la Défense, aux vallées oubliées de l’Isère, en passant par une plateforme pétrolière norvégienne, le commandant Gignac tentera d’en savoir davantage sur la victime et ses relations. Mais l’histoire de cette femme, qui fait écho à sa vie personnelle, risque de troubler sa vigilance. 

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Flamant Noir pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous retrouvons ici Gignac, inspecteur de la SRPJ, qui se voit confier une enquête compliquée, où la victime, Elena, est retrouvée assassinée.

Suite aux divers avis très enthousiastes que j’ai pu croiser au sujet de ce roman, j’étais plus que curieuse de me lancer moi aussi à sa découverte. De mon côté, j’ai été très mitigée. J’en attendais probablement beaucoup. Si cela ne s’est pas soldé avec une complète déception, j’avoue que cela ne m’a pas totalement convaincue non plus.

L’auteure maîtrise incontestablement son intrigue et toutes les thématiques qu’elle décide d’aborder pour cette enquête. En effet, nous effectuons une plongée dans divers corps de métier, et bien évidemment, cela devient très technique. J’avoue m’être égarée à plusieurs reprises et ne pas avoir réussi à tout comprendre. L’auteure a fourni un énorme travail de documentation et cela est appréciable, mais pour ma part, me retrouvant submergée de termes très techniques, je me suis plus d’une fois retrouvée perdue et ai eu du mal à suivre tous les enjeux. Cela a donc créé une distance avec cette enquête, et je n’étais pas participative par rapport à ce que je lisais. Je ne cherchais effectivement plus à savoir, ni à démêler les fils de ce mystère.

Pourtant, je dois dire que Lise Pradère prend ici le pari risqué de nous livrer une enquête très complexe, avec diverses pistes et un final inattendu. Les pistes sont toutes très différentes les unes des autres. Je ne peux que reconnaître son ingéniosité. Sa plume fluide et claire m’a séduite, et j’ai eu envie malgré tout de connaître le fin mot de l’histoire.

Quant aux personnages, j’ai pour ma part apprécié le commandant Gignac, qui sous ses airs de rustre, est en fait très sensible. J’ai beaucoup aimé suivre son quotidien en dehors de son métier, avec sa famille. J’ai réussi à m’attacher à lui. Les quelques traits d’humour présents sont très appréciables. J’aimerais beaucoup le retrouver dans un prochain roman.

Ma note : 14/20

Thriller

Le chant de l’assassin

Le chant de l’assassin de R. J. Ellory

Auteur : R. J. Ellory
Titre : Le chant de l’assassin
Genre : Thriller
Éditions : Sonatine
Nombre de pages : 496
Parution : 23 mai 2019

Résumé

Tout le monde a un secret.

Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n’a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu’Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu’elle est devenue. Mais Henry s’entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu’au bout. Il ignore qu’en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont prêts à tout pour ne pas voir divulguer.
Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d’une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus humains, un de ses plus sombres aussi.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Henry, qui suite à une incarcération de trois ans, se retrouve en liberté. Son codétenu, Evan, qui pour sa part est condamné à perpétuité, va demander à Henry de remettre une lettre à sa fille qu’il n’a jamais connue. Henry lui en fera la promesse et se retrouvera ainsi, bien malgré lui, pris dans une impasse dangereuse.

À chaque fois que j’ouvre un roman d’Ellory, je sais que ma lecture va rimer avec des mots tels que profondeur, noirceur, émotion. Cet opus ne déroge pas à la règle et est tout simplement une petite pépite du genre, destinée à faire passer son lecteur par toutes les émotions et à le remuer.

Ellory a su planter son décor à la perfection, dans cette petite ville de Calvary, au Texas. J’y ai été en immersion totale tout au long des pages, et j’ai ressenti cette atmosphère oppressante. Ce roman est parfaitement maîtrisé à tous les niveaux.

Les personnages sont extrêmement bien dépeints. Aucun manichéisme avec Ellory. Ils ont leurs qualités et leurs défauts, et sont très fouillés psychologiquement. L’auteur n’a pas son pareil pour créer des personnages forts.

Si vous recherchez de l’action, il vous faudra passer votre chemin. Nous sommes ici avec un véritable roman d’ambiance où ce qui prime sera la psychologie. Je n’ai pas pu faire autrement que de m’attacher au personnage de Henry, à qui j’ai eu envie de tendre la main dans sa quête.

C’est un roman d’une grande noirceur, où l’espoir a très peu de place, mais Ellory aura su mettre en exergue des valeurs telles que loyauté et amitié. C’est bouleversant, profondément humain, bien plus qu’un simple thriller.

Si vous ne connaissez pas la plume de Ellory, il vous faut la découvrir. Ses romans sont empreints d’une grande beauté, et restent en tête pendant longtemps.

Ma note : 19/20

Contemporain

Mes vacances à Morro Bay

Mes vacances à Morro Bay de Paul Jorion

Auteur : Paul Jorion
Titre : Mes vacances à Morro Bay
Genre : Contemporain
Éditions : Fayard
Nombre de pages : 144
Parution : 15 mai 2019

Résumé

On ne s’attendrait pas, spontanément, sous le soleil du littoral californien, à trouver une crêperie picarde où un spécialiste mondial de Baudelaire serait en charge de préparer la soupe à l’oignon. En Amérique, tout est possible, dit-on. Ou serait-ce que, en vacances plus ou moins forcées, l’esprit libre et l’œil ouvert, Paul Jorion se soit simplement rendu disponible aux rencontres les plus étonnantes, aux situations les plus inattendues ?
Car sans doute jamais le mot « vacances » ne retrouve-t-il un sens plus proche de son origine étymologique que quand on est contraint de les prendre sans les avoir planifiées, dans un pays de rêve, certes, mais sans projet. On s’invente des aventures, on magnifie des conversations sans lendemain, mais on mesure chaque jour un peu mieux le peu de place qu’on occupe dans le vaste monde.
A moins que, bien sûr, au hasard d’une séance chez une dentiste…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Fayard pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous suivons ici Paul Jorion, lors de ses vacances à Morro Bay en 2003. Ce sont ses premiers pas en tant que romancier, puisqu’à la base, il est surtout réputé pour avoir écrit des essais, notamment sur l’économie.

Dans ce court roman, le lecteur suivra par le menu détail les quelques jours que Paul Jorion aura passé à Morro Bay, le tout décrit avec beaucoup d’humour et d’autodérision. J’ai accroché au franc-parler de l’auteur, qui ne mâche pas ses mots et qui nous dit les choses telles qu’il les ressent.

Le gros plus dans ce roman réside probablement dans toutes les références très intéressantes auxquelles l’auteur fait appel. Un panel très varié concernant tout aussi bien la musique, le cinéma comme la littérature. C’est un récit curieux et intelligent.

Mais avant tout, Paul Jorion est un anthropologue et cela transparaît dans les portraits qu’il trousse et les relations humaines qu’il dépeint avec beaucoup de profondeur. Le récit est parsemé de réflexions qui ne laissent pas indifférent le lecteur et qui portent à réfléchir, que l’on soit d’accord ou pas.

Sous forme de récit intimiste, ce livre a toutes les allures de roman initiatique. L’auteur fait pas mal d’introspection et toujours avec beaucoup d’humour. Cependant, je regrette que le tout ne soit pas davantage romancé. J’ai l’impression d’être plus proche de l’essai, genre dont a plus l’habitude Paul Jorion, au final. Mais cela ne pose pas vraiment de réel problème. Le tout se lit très bien, et la plume est accrocheuse, fluide et emplie de verve.

Ma note : 16/20

Thriller

Alice

Alice de Heidi Perks

Auteur : Heidi Perks
Titre : Alice
Genre : Thriller
Éditions : Préludes
Nombre de pages : 448

Résumé

Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Préludes pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Harriet, jeune maman d’une petite Alice de quatre ans, avec qui elle entretient une relation fusionnelle. En effet, elle ne s’en sépare jamais. Mais un jour, alors qu’Harriet souhaite participer à un cours de comptabilité, elle se voit obligée de laisser sa fille à sa meilleure amie, Charlotte. Cette dernière décidera d’emmener Alice et ses propres enfants à la kermesse de l’école, mais Alice va disparaître. Que s’est-il passé ?

Heidi Perks a choisi ici pour son intrigue un postulat de départ maintes fois revisité dans les thrillers d’aujourd’hui. Et pourtant, son talent a réussi à faire démarquer son roman des autres que j’ai pu lire sur le même sujet.

J’ai beaucoup apprécié le schéma narratif. Le lecteur suit ici à tour de rôle les points de vue de Charlotte et Harriet, et cela est très intéressant, dans la mesure où l’on s’attache réellement à ces deux personnages. Il m’a juste fallu les premiers chapitres pour m’adapter, puisque l’auteure décrit tour à tout les événements avant le drame et ceux d’après. Après avoir bien intégré toutes les temporalités, j’ai vraiment accroché avec ce procédé.

Ici, l’angoisse monte crescendo et la tension psychologique est omniprésente. L’auteure distille son suspense d’une main de maître. Elle nous livre les révélations de manière très habile, ce qui permet de tenir le lecteur, et ce, jusqu’à la dernière page.

J’ai été totalement prise au piège vers la moitié du roman, avec un rebondissement auquel je ne m’y attendais pas du tout et qui, pour moi, a vraiment rendu ce livre difficile à poser, tant je voulais savoir où tout cela allait nous mener.

Je ne peux que vous conseiller ce thriller psychologique très réussi, à plus forte raison si vous êtes amateurs du genre. Certes, le sujet a été maintes fois abordé, mais Heidi Perks le fait d’une manière différente.

Ma note : 18/20

Romance

Tous pour elle

Tous pour elle de Laurent Malot

Auteur : Laurent Malot
Titre : Tous pour elle
Genre : Romance
Éditions : French Pulp éditions
Nombre de pages : 276

Résumé

Clémence est une femme moderne, drôle et pétillante, mais elle ne croit plus au romantisme depuis que sa vie amoureuse est au point mort. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue lui offre le pouvoir de séduire qui elle veut, à condition de trouver l’homme de sa vie avant d’avoir trente ans. Si elle n’y croit pas au début, force est de constater qu’elle attire les regards. Et même plus. Mais si l’open-bar de l’amour lui semble promis, les difficultés ne font que commencer. Elle a trois semaines pour trouver l’homme de sa vie.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions French pulp éditions pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici avec Clémence, jeune femme à l’aube de ses trente ans et qui désespère de trouver le grand amour. Un soir, en rentrant chez elle et au détour d’une rue, elle va rencontrer une femme qui lui accorde le pouvoir de séduire n’importe qui. Mais attention, ce pouvoir a une durée de péremption et une contrepartie. En effet, d’ici trois semaines, lors de l’anniversaire de ses trente ans, Clémence devra trouver son âme sœur, sous peine de finir vieille fille.

Le postulat de départ est excellent et très original. Des les premières lignes, le ton est donné. J’ai su que j’allais passer un bon moment de lecture et tel a été effectivement le cas. Naturellement, Clémence va profiter de ce pouvoir et ne saura plus s’arrêter. Cela donne des scènes très comiques et notre héroïne va subir tout au fil des pages des situations véritablement rocambolesques.

L’auteur a su créer un personnage auquel il est impossible de ne pas s’attacher. Clémence est haute en couleurs et désopilante. Elle garde sa bonne humeur constamment, et ce, malgré les imprévus subis à cause de son pouvoir inespéré. J’ai beaucoup ri avec elle, mais ce que j’ai fortement apprécié, c’est qu’il y a un message tacite sous cette comédie romantique. Des sujets importants sont abordés, tels que la famille, l’amitié. J’ai même été émue lors du dénouement, par un événement qui surgira pour Clémence.

Le seul petit bémol que je pourrais émettre, c’est peut-être la présence constante de l’humour. Effectivement, il y en a trop et cela peut décrédibiliser l’histoire ou même peut-être lasser le lecteur. Le mélange n’a pas forcément été savamment dosé, et il y a des moments où j’aurais voulu voir une Clémence plus sérieuse, face aux déboires qui surgissent dans son quotidien.

En allant me renseigner sur la bibliographie de Laurent Malot, j’ai constaté qu’il avait écrit également des thrillers. Au vu de sa plume dynamique et fluide, nul doute que je m’y essaierai à la lecture de ceux-là.

En attendant, je vous recommande cette comédie romantique pétillante et pleine de verve. J’ai passé un très bon moment de lecture.

Ma note : 16/20

Romance

Un petit grain de sable

Un petit grain de sable de Petra Hülsmann

Auteur : Petra Hülsmann
Titre : Un petit grain de sable
Genre : Romance
Éditeur : Editions de l’Archipel
Nombre de pages : 400

Résumé

La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Isabelle, 27 ans, aime que chaque chose soit à sa place.

Voilà dix ans qu’elle travaille chez une fleuriste, déjeune chaque jour dans le même restaurant et regarde chaque soir un épisode de son feuilleton favori.

Alors, quand Isabelle rencontre l’homme de ses rêves, Alex, aussi charmant qu’intelligent et attentif, plus rien ne manque au tableau de sa vie rêvée.

Pourtant, il suffit d’un rien pour craqueler ce joli vernis… La boutique pour laquelle elle travaille va fermer pour cause de faillite. Elle se met à douter d’Alex. Et, pire que tout, son restaurant préféré a un nouveau patron – un sale type arrogant… C’en est trop.

Sa vie si parfaite s’écroule et Isabelle devra alors se réinventer. Pour le pire… ou le meilleur ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Editions de l’Archipel pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous retrouvons ici Isabelle, jeune femme de 27 ans, dont le quotidien se résume à une routine à la mécanique bien huilée et qui ne saurait souffrir aucun changement, même minime. En effet, voilà plus de dix ans qu’elle travaille chez la même fleuriste, et qu’elle déjeune tous les midis au restaurant d’en face. Pourtant, celui-ci va fermer ses portes et laisser ainsi la place à Jens, qui s’occupera d’un nouveau restaurant. Isabelle devra alors faire face à ce petit grain de sable qui viendra enrayer la machine, et qui sera le premier d’une longue série de contrariétés.

J’ai tout simplement été séduite par ce roman. L’auteure a su créer une héroïne authentique et truculente à souhait. Au travers de toutes les failles d’Isabelle, il y a un personnage attachant et réel. Son quotidien pourrait ressembler à celui de n’importe qui et cela a créé une grande proximité avec elle. J’ai ri avec elle, j’ai été émue par les événements qui se succèdent au fil de son quotidien.

Si c’est Isabelle qui porte le roman au fil des pages, les personnages secondaires ne sont pas en reste. Il y a une grande palette de caractères qui m’ont tour à tour émue, exaspérée, et avec qui j’ai énormément ri.

La plume de l’auteure est simple, sans fioritures et très addictive. Les pages défilent sans même s’en rendre compte, et à la fin, je n’avais pas envie de quitter ces personnages si attachants.

Ce roman feel good est un véritable bonbon, où chaque page tournée est un pur moment de bonheur, un concentré de bonne humeur et un tourbillon d’émotions.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller ce roman, même si vous pensez que vous n’êtes pas adeptes du genre. Celui-ci a vraiment ce quelque chose de spécial qui le fait sortir du lot.

Ma note : 18/20

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Policier

Le gang de la Tamise

Le gang de la Tamise de Jessica Fellowes

Auteur : Jessica Fellowes
Titre : Le gang de la Tamise
Genre : Policier historique
Éditeur : J.C. Lattès/Le Masque
Nombre de pages : 400


Résumé

À la fin d’un bal masqué donné à Asthall Manor pour les dix-huit ans de Pamela Mitford, quelques-uns des Bright Young Things, cette jeunesse dorée et débridée dont les journaux commentent avidement les nombreuses frasques, organisent l’une de leurs fameuses chasses au trésor. Mais la partie se termine tragiquement : l’un des invités est poussé du haut du clocher de l’église.

Convaincue de sa culpabilité, la police arrête alors Dulcie, une domestique, qui fait partie du gang des Quarante Voleuses dirigé par Alice Diamond.

Mais Louisa Cannon, chaperon des sœurs Mitford, croit Dulcie innocente. Avec Pamela et Nancy Mitford, elle est bien décidée à disculper la jeune fille….tandis que le véritable assassin rôde peut-être non loin de là.

S’inspirant d’un fait réel – le gang des Quarante voleuses ou les Quarante Éléphantes, qui organisaient des grandes razzias dans les plus grandes enseignes londoniennes – Le Gang de la Tamise est une véritable plongée dans le Londres des années folles et dans des lieux interlopes où se côtoient la pègre et la bourgeoisie anglaise.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions J.C. Lattès/Le Masque pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici à Londres, avec les sœurs Mitford, issues d’une famille bourgeoise. Pamela, l’une des sœurs, va fêter son entrée dans la société lors de ses dix-huit ans, et à cette occasion, Nancy, sa sœur aînée, a l’idée d’organiser une chasse au trésor qui tournera au drame, puisque l’un des participants se fera assassiner. D’emblée, les soupçons se porteront sur Dulcie, femme de chambre de l’un des invités et qui de surcroît fait partie d’un gang de voleuses. Dès lors, Louisa, femme de chambre des sœurs Mitford, n’aura de cesse à essayer de disculper Dulcie qui selon elle, est accusée à tort, et à trouver le véritable coupable.

J’ai été séduite par cette immersion totale dans le Londres des années folles. L’auteure a su rendre cette ambiance de manière remarquable. Ici, la bourgeoisie et la jeunesse dorée se mêleront avec le monde de la domesticité et le tout est très bien rendu. Nous sommes vraiment dans un roman d’ambiance.

L’intrigue est quant à elle assez classique, mais n’en reste pas moins efficace. Je n’ai effectivement pas appréhendé une seule seconde le coupable lors de ma lecture et l’auteure a réussi à maintenir le suspense. Le seul petit bémol serait que j’ai pensé, tout au long des pages, que les enquêtrices seraient les sœurs Mitford, mais il n’en est rien, puisque ce mystère sera en fait sondé par Louisa, leur femme de chambre. Cela m’a perturbée quelque peu au début au vu du titre de la saga, mais je me suis finalement laissée emporter, d’autant plus que j’ai trouvé Louisa très bien dépeinte par l’auteure. Elle a su en faire un personnage fort, auquel il est impossible de ne pas s’attacher.

Le point fort de ce roman policier réside incontestablement dans le pan historique que l’auteure a su mêler avec brio à son intrigue. Effectivement, il est fait ici référence au gang d’Alice Diamond et les quarante voleuses, gang qui a réellement existé. J’en ai beaucoup appris sur un sujet que je ne connaissais pas du tout, et j’ai vraiment apprécié cela.

Je ne peux que vous conseiller cette lecture, en particulier pour cette plongée dans le Londres des années 20. Un roman d’atmosphère avec une enquête imprévisible.

Ma note : 17/20

Fantastique

Élévation

Élévation de Stephen King

Auteur : Stephen King
Titre : Élévation
Genre : fantastique
Editions : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 160

Résumé

À Castle Rock, Scott Carey est affecté par un mal étrange. Il perd rapidement du poids tout en conservant extérieurement la même masse corporelle. Avec l’aide du docteur Bob Ellis, il tente de comprendre cet inquiétant phénomène. Parallèlement à cela, Carey a un litige avec ses voisines concernant le chien de celles-ci. Si l’une de ces voisines, Missy, est très amicale, l’autre, Deirdre, est glaciale. Toutes deux essaient de lancer un restaurant mais le fait qu’elles soient ouvertement mariées provoque l’hostilité d’une bonne partie des habitants de la ville. Apprenant leur problème et confronté au sien, Carey décide de les aider à vaincre les préjugés de la population locale.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Le Livre de Poche pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici à Castle Rock, ville où Stephen King a établi bon nombre de ses intrigues. Nous retrouvons Scott, qui est sujet à un étrange phénomène. Effectivement, jour après jour, à chaque fois qu’il monte sur la balance, il se rend compte qu’il perd inexplicablement du poids. Pourtant, son apparence extérieure reste inchangée.

Ce sont en premier lieu les nombreux bons avis que j’ai pu lire qui m’ont donnée l’envie de découvrir ce roman. Je ne connais pas forcément la bibliographie de King, mais pour avoir lu certains de ses romans, j’avoue avoir un rapport en dent de scie avec ce qu’il nous propose. En effet, si j’avais été conquise par « 22/11/63, tel fut loin d’être le cas avec « Insomnie ». J’ai donc pensé que ce tout petit roman allait me permettre de me réconcilier avec l’auteur et je ne me suis pas trompée.

Comment, en si peu de pages, King réussit-il à faire passer autant d’émotions ? Ce petit roman, aux allures de conte philosophique, est un véritable hymne à la tolérance. Effectivement, l’auteur n’hésitera pas à faire une véritable satire des préjugés lamentables qui subsistent encore dans certaines localités.

Au travers de personnages forts et très bien dépeints, c’est de l’émotion à l’état brut que nous livre ici Stephen King. Impossible de ne pas s’émouvoir en lisant cette histoire et de ne pas s’attacher aux personnages, tant les principaux que les secondaires.

Bien évidemment, si vous recherchez l’horreur qui est si propre à King, passez vite votre chemin. Ici, rien ne fait peur, si ce n’est la bêtise et les préjugés. L’auteur signe ici une petite pépite accessible à tous, même si vous pensez ne pas accrocher avec son style. N’hésitez donc pas à découvrir ce court roman.

Ma note : 19/20

Contemporain

L’insurgé de Montaigu

L’insurgé de Montaigu de Pierre Drochon

Auteur : Pierre Drochon
Titre : L’insurgé de Montaigu
Genre : Contemporain
Éditions : Librinova
Nombre de pages : 255

Résumé

Ce 16 septembre 1984 est pour Louis Gaboriau une date emplie de crainte, celle où le mystérieux syndrome des « mains gelées » le frappe à nouveau. Quoi de plus terrible pour un ébéniste ? Lors de la fête familiale de Noël, il apprend que ce mal se transmet toujours de génération en génération, dans la lignée Gaboriau.

Brûlant de connaître la cause de cet héritage maudit, Louis entame des recherches sur ses ancêtres. Très vite, les de Mortemard, aristocrates de Montaigu, entrent en scène.

Les familles Gaboriau et de Mortemard, que d’apparence tout sépare, seraient liées par un passé commun, vieux de deux siècles. L’enquête de Louis va le précipiter vers des horizons insoupçonnés et la découverte de secrets familiaux dont la révélation pourrait nuire à certains…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les Éditions Librinova pour leur confiance et grâce à qui j’ai eu la possibilité de découvrir ce roman.

Nous sommes ici à Montaigu, avec Louis Gaboriau, jeune ébéniste, qui subit depuis plusieurs années de suite, et ce, toujours au mois de septembre, un étrange phénomène qui l’empêche pendant quelques jours d’exercer sa profession. En effet, il se retrouve avec le syndrome des mains gelées. Intrigué, il décidera de mettre en exergue le passé de ses ancêtres. Ses recherches le mèneront à devoir collaborer auprès d’une famille de châtelains, les de Mortemard, qui sont ses voisins et avec qui semble-t-il, il a plus de passé en commun qu’il ne l’aurait cru.

D’emblée, c’est le résumé qui m’a attirée. J’aime énormément les romans avec des secrets de famille et ici, j’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée. Le passé de ces deux familles est passionnant et a su me captiver jusqu’au dénouement. Certes, le tout est simple, mais efficace. J’ai vraiment trouvé que cette enquête sur le passé de Louis était intéressante à suivre. Les pièces finissent par s’assembler comme dans un puzzle et l’effet de surprise est réussi.

J’ai énormément apprécié le côté historique de ce roman. Effectivement, Pierre Drochon abordera ici un pan de l’histoire que je connaissais finalement assez mal, à savoir l’insurrection vendéenne. L’auteur le fait avec brio, sans aucune lourdeur et c’est si bien romancé, que sans même m’en rendre compte, j’ai appris plusieurs choses. Il a su savamment doser le côté historique avec le côté enquête.

La plume est très fluide et agréable à lire. Les pages ont défilé et j’ai adoré le personnage de Louis, à qui j’ai eu envie de proposer mon aide à maintes reprises pour démêler les fils du passé et comprendre pourquoi cet étrange phénomène le frappe. L’auteur a parsemé son texte de réflexions très intéressantes. Pour moi, c’est une réussite. J’ai passé un excellent moment de lecture.

Ma note : 17/20