Contemporain

Max Lurie passe à table

Max Lurie passe à table de Steven Boykey Sidley

  • Auteur : Steven Boykey Sidley
  • Titre : Max Lurie passe à table
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Belfond
  • Nombre de pages : 320
  • Parution : 7 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Vous êtes sur le Réseau national de podcasts. Bienvenue dans « Free Association », animé comme toujours par Max Lurie.

Avec cinquante mille téléchargements par semaine, Max Lurie est devenu un phénomène du Net. La raison de ce succès ? Max raconte tout ! Son passé d’écrivain raté, sa carrière avortée de psy, l’Alzheimer de son père, son frère jumeau détesté, génie de la finance, et, bien sûr, Anne, sa dernière conquête, avec laquelle il se voit déjà convoler… Et qu’importe si Anne et le frère jumeau n’existent pas. Il faut bien mettre un peu de piment pour tenir l’auditeur en haleine. Tout cela est virtuel, après tout.

Les mensonges grossissent, le nombre d’abonnés aussi. Jusqu’où Max est-il prêt à aller pour plaire à ses fans ? Combien de temps avant que son double digital ne le vampirise totalement ? Est-il seulement possible de faire machine arrière ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Belfond pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Max Lurie est un personnage peu ordinaire et haut en couleur. De sa carrière ratée de psychologue ne subsiste que la volonté de fer de réussir. Il se décide alors à animer un podcast. Le succès sera au rendez-vous, puisque pas moins de cinquante mille abonnés qui téléchargent toutes les semaines son émission vont suivre ainsi ses péripéties. Comment Max réussit ce tour de force ? Et bien en racontant tout, absolument tout.

Que d’originalité dans ce roman, tant sur le fond que sur la forme. J’ai rarement vu abordé la thématique des podcasts dans la littérature et ici, c’est particulièrement bien réussi et abordé avec beaucoup de justesse. Il faut dire que le personnage de Max n’y est pas pour rien. Afin de satisfaire ses abonnés, il va raconter tous les détails de son quotidien. Il va même jusqu’à inventer le nom de sa nouvelle copine, et s’inventer un frère jumeau, qui deviendra son alter-égo.

Le problème dans cette situation, c’est qu’il faut être prêt à tout donner pour garder ses abonnés, et c’est un cercle vicieux. Jusqu’où peut aller Max ? Ce roman explore les dangers de la montée d’un succès fulgurant et de cette peur de la déchéance qui s’ensuit immanquablement. Sous couvert d’humour, puisqu’ici le ton est léger, l’auteur va malgré tout aborder une thématique délicate.

J’ai vraiment apprécié cette lecture, et j’ai énormément aimé le schéma narratif. Chaque chapitre commence par nous décrire un peu mieux Max, pour ensuite se terminer sur le podcast enregistré par ce dernier pour son audience. Si le lecteur reste spectateur du quotidien de Max dans la première partie du chapitre, il sera ensuite un participant indéniable du succès de son émission dans la deuxième partie.

La plume est très dynamique. Les chapitres sont assez longs, et j’avoue ne pas être très friande de ce procédé. Malgré tout, ici, cela ne pouvait que convenir. Beaucoup d’humour parsème le texte. Le personnage de Max est truculent, attachant au possible, mais parfois aussi un peu cynique, il faut le dire.

J’ai trouvé une grande originalité dans le postulat de départ de ce roman, et l’auteur a su me convaincre. J’ai suivi avec grande curiosité les podcasts de Max et l’auteur a su explorer le succès mais également le revers de la médaille. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Contemporain

Les livres d’Emmett Farmer

Les livres d’Emmett Farmer de Bridget Collins

  • Auteur : Bridget Collins
  • Titre : Les livres d’Emmett Farmer
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 528
  • Parution : 16 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Et s’il était possible d’effacer le chagrin, de soulager la peine, de dissimuler les secrets pour toujours?
Bridget Collins est auteure de livres pour la jeunesse et de pièces de théâtre. Les Livres d’Emmett Farmer est son premier roman pour adultes.
Le jeune Emmett Farmer travaille sur les terres familiales quand une lettre le convoque pour commencer son apprentissage. Il va devenir enlivreur, un art qui inspire la peur, la méfiance, et suscite bien des superstitions.
Sous l’œil attentif de Seredith, son maître, Emmett apprend peu à peu à confectionner de magnifiques ouvrages destinés à préserver un trésor unique : les souvenirs. Le passé, désormais
enlivré, sera conservé à l’abri des regards dans un caveau, afin que tout soit oublié. Même les secrets les plus terribles.
Un jour, Emmett fait une découverte troublante : l’un de ces livres porte son nom.
Un roman initiatique sur la mémoire et l’oubli et une histoire d’amour, portée par une écriture poétique.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Emmett Farmer, jeune fermier, est destiné à prendre le relai dans l’exploitation familiale. Malheureusement, pendant toute la durée d’un été, celui-ci va se voir confronté à une maladie étrange dont il ne garde que peu de souvenirs. Un jour, une lettre arrive, et c’est avec dépit qu’il apprend qu’il est appelé à devenir enlivreur auprès de Seredith, une dame âgée qui le réclame comme apprenti. Le jeune homme n’aura d’autre choix que d’accepter ce travail.

C’est vraiment une très belle lecture, mais je vous conseille, si possible, de ne pas lire la quatrième de couverture qui est bien trop bavarde pour le coup. Certaines révélations essentielles font leur chemin tout en douceur dans le récit et j’aurais apprécié de les découvrir au fur et à mesure. Malgré tout, ce n’est qu’un petit bémol qui n’émaille en rien le plaisir de lecture que j’ai ressenti à la découverte de ce livre.

Ce récit est très dense et je ne vais pas vous mentir, il faut s’accrocher pendant le premier quart. On peut reprocher à l’auteure de développer un peu trop l’univers qu’elle propose, notamment en nous fournissant de longues descriptions du travail d’enlivreur auquel est confronté Emmett. Malgré tout, je trouve que toutes ces digressions qui paraissent anodines ont tout de même une grande importance.

L’auteure a su créer un personnage fascinant, mais même si Emmett porte cette histoire, les personnages secondaires ne sont pas en reste. Ils sont profonds, tourmentés et très bien dépeints. J’ai été conquise par les aventures du jeune Emmett, et l’histoire d’amour qui survient m’a totalement émerveillée.

Outre la belle histoire que nous propose l’auteure, il y a une réelle réflexion sur plusieurs sujets dont je préfère ne pas faire mention, afin de vous laisser les découvrir au fur et à mesure. Si au début j’ai pensé me retrouver devant un récit jeunesse, je me rends compte que je me suis lourdement trompée et que la dimension psychologique du texte est bien définie.

La plume est sans aucun doute le plus de ce récit qui m’a enchantée. Certes, il y a beaucoup de langueur, mais c’est remarquablement écrit, très poétique et profond. Le récit est divisé en trois grandes parties contenant des chapitres de taille moyenne, et j’ai trouvé cela en totale adéquation avec le texte proposé.

Une très belle histoire qui aura su m’attraper dans ses filets. C’est poétique, profond, et il y a de réelles réflexions sur beaucoup de sujets. Le personnage principal m’a paru sensible et tourmenté et les personnages secondaires sont très bien dessinés. Une excellente découverte.

Ma note : 18/20

Essai

La nuit de Kim Kardashian

La nuit de Kim Kardashian de Pauline Delassus

  • Auteur : Pauline Delassus
  • Titre : La nuit de Kim Kardashian
  • Genre : Essai
  • Éditions : Grasset
  • Nombre de pages : 144
  • Parution : 6 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

La nuit du 3 novembre 2016 le chef de la Police Judiciaire de Paris est réveillé: un braquage dans le 8ème arrondissement, un butin à neuf millions, une victime célèbre. « Kim Kardashian, qui est-ce ? » interroge le patron du 36. Il trouve la réponse sur Internet : américaine, milliardaire, brune et plantureuse, des millions de fans sur les réseaux sociaux… Il est 4h du matin, les suspects se sont enfuis les poches remplies d’or et de diamants. Kim Kardashian est restée ligotée dans sa baignoire. Le coup est réussi, l’enquête commence.
Mon récit raconte la rencontre de deux mondes. Celui des Kardashian, nouveaux monstres du divertissement américain et celui d’ « Omar le Vieux », gamin des années 1950 devenu une star du grand banditisme. C’est la France de Michel Audiard, hors-la-loi, souterraine et parigote, contre l’Amérique d’Hollywood, puissante, outrancière, Démocrate. Les seigneurs du braco et la reine de l’exhibition : un film d’Henri Verneuil sur une bande-son de Rihanna.
Un chapitre dans les bas-fonds de Paris, un autre sur les collines de Los Angeles, jusqu’à la nuit du braquage, décortiquée heure par heure, du somptueux dîner donné par Azzedine Alaïa où Kim apparaît couverte de bijoux, à la fuite de ses agresseurs à bicyclette.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Pauline Delassus est journaliste et décide de relater cette terrible nuit où la grande star Kim Kardashian, de séjour à Paris, se fait cambrioler par ceux que l’on surnommera les papys braqueurs, avec à leur tête Omar, qui se trouve être en cavale au moment des faits.

Je ressors totalement conquise par cet essai et Pauline Delassus a su maintenir mon attention du début à la fin. Il faut tout de même dire que je suis loin d’être au fait de l’univers de Kim, et que cette histoire de braquage m’était pour ainsi dire inconnue. J’ai voulu découvrir ce roman avant tout parce que j’étais fort intriguée de ce que j’allais y trouver, et je n’ai pas été déçue.

Évidemment, Pauline va nous narrer dans les moindres détails l’opération menée par Omar et ses hommes pour réaliser l’un des plus gros braquages réalisés dernièrement, mais elle ne va pas s’arrêter à ce fait. Pauline va nous égrener les parcours respectifs et relatifs à chacune des deux parties de cette affaire, à savoir Kim et Omar. Et c’est là où j’ai trouvé tout cela très réussi.

Pauline va nous narrer les débuts de cette jeune fille qui rêvait de gloire déjà petite, à l’accomplissement de cette femme de renommée qu’elle est aujourd’hui. J’en ai appris énormément sur elle, et sur sa famille, basée principalement sous le schéma du matriarcat. De ses frasques à la télé-réalité, des paillettes à ses prises de position politiques, l’auteure nous dit tout et c’est vraiment intéressant de suivre le parcours de cette femme.

De l’autre côté, elle nous narre le quotidien de Omar, ses débuts dans la délinquance, ses amours, ses cavales. Et le contraste est bien évidemment saisissant entre ces deux personnes qui n’avaient rien pour se rencontrer. Pauline s’est vraiment documentée en vue de coller au plus près de la vérité et cela s’est ressenti.

La plume est vraiment fluide et entraînante. J’ai lu cet essai comme un roman à suspense tant l’auteure a su romancer son récit. Je ne me suis pas ennuyée un seul moment, et je n’aurais pas été contre quelques pages en plus.

L’auteure va nous narrer dans cet essai le fameux braquage qu’a souffert Kim, mais ne va pas s’arrêter là. Elle va faire une véritable réflexion sur deux mondes totalement différents, à savoir celui des paillettes et celui de la délinquance et en faire un récit très intéressant à lire.

Ma note : 18/20

Contemporain

L’envol du sari

L’envol du sari de Nicole Giroud

  • Auteur : Nicole Giroud
  • Titre : L’envol du sari
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Les Escales
  • Nombre de pages : 416
  • Parution : 3 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

En janvier 1966, un avion d’Air India explose en plein vol sur le massif du mont Blanc, à l’endroit même où le Malabar Princess s’était écrasé en 1950. On retrouve le corps intact d’une jeune femme, une Indienne nue, vêtue de ses seuls bijoux : c’est Rashna, la belle Parsie. Presque cinquante ans plus tard, sa fille Anusha reconnaît le sari de sa mère dans une exposition. Quentin, un écrivain en mal d’inspiration ayant perçu son trouble, est aussitôt subjugué par la jeune femme.
Une certitude germe en lui : ce sari lui donnera la trame de son prochain ouvrage. De rencontre en rencontre, Anusha tente de restituer les bribes de ses souvenirs, ses songes de petite fille hantés par le deuil, tandis que Quentin comble les vides, invente… Et le roman dans le roman apparaît. Quels étaient les secrets de Rashna, cette présence-absence obsédante ? Pourquoi a-t-on retrouvé tous ses bijoux, sauf un, un diamant inestimable ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Les Escales pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

La-Roche-Sur-Foron. Quentin, écrivain en mal d’inspiration, et tout juste divorcé, cherche des idées pour un nouveau roman. C’est alors qu’il tombe sur un article sur le crash aérien de Kangchenjunga. Il décide alors de se rendre à une conférence suivie d’une exposition. Ici, il va rencontrer Anusha, qui va reconnaître le sari exposé de sa mère. Quentin va se lier à elle et Anusha va ainsi peu à peu raconter l’histoire de sa mère à ce dernier.

Un roman très beau et très réussi. C’est un véritable dépaysement que nous propose l’auteure ici avec l’histoire de Rashna, la mère d’Anusha. Nicole Giroud a fait un véritable travail de documentation, pour nous restituer à merveille la culture indienne. Elle parsème son récit de faits historiques, va en profondeur et permet au lecteur une immersion totale.

C’est une lecture intelligente, outre le suspense et les rebondissements qui sont bien présents. J’ai appris beaucoup de choses dont je n’avais pour ainsi dire jamais entendu parler, comme par exemple les traditions parsies. L’auteure ne se contente pas de rester en surface.

Le personnage d’Anusha est particulièrement réussi. Mais il faut dire que celui de sa mère, Rashna, n’est pas en reste. J’ai été conquise par son histoire dévoilée par petites touches. Je l’ai trouvée forte et affirmée, tout ce que j’apprécie chez les personnages féminins.

La plume est vraiment très belle et très représentative de l’atmosphère chatoyante qu’à voulu créer l’auteure. Ici, il y a profusion de couleurs, de broderies, de soies. C’est réellement immersif.

Un roman magnifique, qui nous narre une très belle histoire et où le lecteur est en immersion totale tout au fil des pages. L’auteure a fait un grand travail de documentation. À découvrir.

Ma note : 17/20

Thriller

Que les ombres passent aux aveux

Que les ombres passent aux aveux de Cedric Lalaury

  • Auteur : Cedric Lalaury
  • Titre : Que les ombres passent aux aveux
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Préludes
  • Nombre de pages : 448
  • Parution : 6 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Après un drame personnel, Jessie décide de retourner vivre chez son grand-père. Alors que le vieil homme vient de mourir, elle trouve dans sa boîte aux lettres une enveloppe contenant des documents. Ceux-ci évoquent Keowe, terre de leurs racines, dont il ne parlait jamais. Pourquoi lui adresser aujourd’hui ces coupures de journaux consacrées à un massacre familial perpétré des décennies plus tôt ?
Un riche industriel de la région, M. Webson, avait tué sa fille et sa femme avant de se suicider. Son fils cadet, Toby, n’a jamais été retrouvé. Or Mme Lamar, l’ancienne gouvernante de la famille, affirme l’avoir récemment reconnu.  
L’Enfant perdu d’Eden Woods serait-il de retour ? Troublée, Jessie part enquêter sur place.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Préludes pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Suite à une séparation douloureuse, Jessie décide de retourner vivre auprès de son grand-père, à qui elle est voue un amour indéfectible. Lorsque ce dernier décède, Jessie est plongée dans un profond chagrin. Un jour, elle reçoit un courrier destiné à son grand-père. Là, elle découvre qu’à Keowe, localité de leurs racines, s’est déroulé un drame il y a plusieurs années de cela. Toute une famille est retrouvée carbonisée dans leur demeure, hormis le fils, Tobi, qui est introuvable. Où est-il passé ? La gouvernante, Esther, qui vient tout juste de se faire agresser, affirme que Tobi est réapparu. Jessie part donc enquêter sur place.

C’est un très bon roman que je découvre là, avec sa part de mystère, de secrets et de rebondissements. Tous les ingrédients sont présents pour faire passer un bon moment de lecture. Avec moi, cela a bien marché.

L’auteur a su tirer plusieurs épingles d’une intrigue à priori vue et revue dans les thrillers actuels. Pourtant, il a su se rénover pour nous proposer plusieurs pistes et ne pas rester cantonné dans une seule direction, ce qui aurait pu devenir lassant.

Le personnage de Jessie est particulièrement réussi et l’attachement est immédiat. J’ai été touchée par sa situation, et les secrets que distille au fur et à mesure l’auteur me l’ont rendue de plus en plus profonde et très bien brossée. Elle n’a pas froid aux yeux, et c’est elle qui va porter toute l’intrigue. Elle ne recule devant rien et c’est appréciable de ne pas se retrouver avec une héroïne fade et sans relief.

J’ai beaucoup apprécié cette petite ambiance, qui, sans être à proprement parler un huis-clos, n’en reste pas moins pesante et étouffante. Dans cette petite localité, tout le monde semble savoir quelque chose ou même carrément cacher des éléments. J’ai soupçonné beaucoup de personnages. C’est très réussi.

La plume est très dynamique et les pages ont défilé, certes. Malgré tout, j’ai un énorme bémol à émettre quant à l’absence de chapitres. Ici, à peine quelques petites coupures sont présentes et cela m’a embêtée, surtout que j’ai tendance à associer le genre littéraire du thriller aux petits chapitres, justement. Ceci est un grief bien personnel, bien évidemment. Ne vous arrêtez pas à cela.

Un thriller maîtrisé dans lequel l’auteur a su se renouveler tout au long de son intrigue, afin de ne pas causer d’ennui à son lecteur. L’ambiance est parfaitement rendue et l’héroïne très attachante. C’est une excellente lecture.

Ma note : 17/20

Thriller

Cauchemar

Cauchemar de Paul Cleave

  • Auteur : Paul Cleave
  • Titre : Cauchemar
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 448
  • Parution : 7 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Acacia Pines, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. 

Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Acacia Pine, États-Unis. Lorsqu’une petite fille nommée Alyssa disparaît, Noah, un policier du village, emploie la manière forte pour savoir ce qui lui est arrivé. Il se rend donc chez Gordon, le principal suspect, le torture, et ce dernier finit par lui avouer où se trouve Alyssa. Seulement voilà, il s’avère que Gordon n’est autre que le fils du shérif. Noah se voit alors contraint de quitter le village. Pourtant, douze ans plus tard, il reviendra sur les lieux, après avoir appris qu’Alyssa a de nouveau disparu.

J’ai beaucoup entendu parler de Paul Cleave et voilà un bon moment que je souhaitais découvrir sa plume. Je peux vous le dire tout de suite, je n’ai pas été déçue. J’ai été happée par une intrigue qui a apparemment tout du déjà-vu, et pourtant, je me suis laissée surprendre à plus d’un titre.

Ce thriller est très original dans sa mise en forme, puisque l’on commence avec la résolution d’un mystère. À partir de là, je me demandais ce que l’auteur pourrait bien nous inventer pour retenir toute notre attention, et il n’y a pas à dire, Paul Cleave est bourré de talent pour nous attraper dans les mailles du filet littéraire qu’il nous tend.

J’ai été conquise par l’atmosphère feutrée typique des petites bourgades, où tout le monde se connaît, et où il semblerait que tout le monde peut être le suspect idéal, tant il y a de secrets latents entre les villageois. Paul Cleave a su tirer son épingle du jeu et exploiter à la perfection les éléments et les codes du genre pour nous fournir un thriller maîtrisé et qui ne vacille pas.

Les personnages sont complexes et loin du schéma du manichéisme que j’ai tendance à trop retrouver dernièrement dans mes lectures. Ils sont bien construits, particulièrement celui de Noah, qui est bien brossé et qui porte l’histoire avec brio.

La plume est véloce et il est impossible de s’ennuyer. J’ai trouvé que le style de Paul Cleave était très addictif et les chapitres courts insufflent un rythme trépident à l’intrigue.

Voilà un thriller parfaitement maîtrisé. L’auteur a su me captiver dès le départ et m’a tenue en haleine pendant tout le long d’une intrigue riche en rebondissements et au final inattendu. À lire.

Ma note : 18/20

Contemporain

Paris-Saint-Denis

Paris-Saint-Denis de Paul Besson

  • Auteur : Paul Besson
  • Titre : Paris-Saint-Denis
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : J. C. Lattès
  • Nombre de pages : 200
  • Parution : 30 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Paul a trente ans. Il termine ses études, enchaîne les petits boulots, cherche un appartement avec sa copine. Il entre dans l’âge adulte à reculons ou en boitant : il boit trop, fume trop, travaille peu ou mal ou pour rien, sort la nuit, marche pendant des heures, se perd. Il cherche la poésie partout, se demande s’il est vraiment amoureux, se demande l’homme qu’il va devenir, là où il va vivre. Il aimerait habiter Paris, mais c’est à Saint-Denis qu’il trouve un appartement. On a dit que c’était la ville la plus dangereuse de France. Et la cité des rois. Mais c’est une autre ville encore que Paul découvre et parcourt. Il raconte un monde qu’on ne voit pas, des hommes qui se cachent ou vivent la nuit. Un dealer de crack lui sauve la vie, un coiffeur virtuose lui apprend à se taire, une caissière au supermarché lui apprend la patience. Peut-être que cette recherche d’appartements si difficile l’a amené au bon endroit.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions J. C. Lattès pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Paul, bientôt la trentaine. Il habite avec sa compagne Carine dans un petit studio, à l’étroit. Il faut dire que Paul se sent à l’étroit aussi dans son quotidien. Il n’arrive pas à finir ses études de philosophie, il vivote à l’aide de plusieurs travails temporaires, et il est profondément désenchanté. Heureusement, Carine semble plus stable. Le couple va finalement décider de déménager. Alors que Paul aimerait trouver un studio à Paris, c’est sans trop y croire ou même s’y attendre, que c’est finalement à Saint-Denis qu’il va trouver son bonheur.

L’auteur nous offre une véritable peinture sociale d’un quartier passé sous le crible. Certes, il peut sembler que les clichés font légion, et pourtant, le tout semble dépeint avec beaucoup de justesse. La diversité ethnique sera mise en exergue. Si Paul commence par nous dire qu’il paraît que Saint-Denis est l’un des quartiers les plus dangereux, il n’en est finalement rien.

Paul fera des rencontres intéressantes et enrichissantes, et portera ainsi un œil bienveillant sur ce microcosme dans lequel il évoluera. J’ai beaucoup aimé ce personnage toujours un peu borderline et pourtant, avec une volonté de fer pour s’en sortir et aspirer au meilleur.

La plume est très dynamique. Le tout est relaté à la première personne, puisque c’est Paul qui va nous faire part de son parcours pour trouver un appartement, ce qui n’a pas été chose aisée. Le lecteur devient complice tacite de Paul, son confident littéraire en quelque sorte. Les chapitres sont très courts mais denses.

L’auteur dissèque la vie d’un quartier, toujours avec un œil bienveillant et beaucoup de respect, et ceci au travers du regard d’un personnage principal borderline, mais attachant au possible. Une très belle découverte.

Ma note : 17/20

Thriller

Rien que pour moi

Rien que pour moi de J. L. Butler

  • Auteur : J. L. Butler
  • Titre : Rien que pour moi
  • Genre : Contemporain
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 496
  • Parution : 7 novembre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Tout commence comme dans un conte de fées. Ambitieuse avocate à Londres, Francine Day tombe folle amoureuse de son nouveau client, Martin, un banquier d’affaires qui l’a engagée pour s’occuper de son divorce. L’attraction est réciproque, c’est le début d’une aventure clandestine. Mais lorsque Francine engage un détective privé pour suivre Donna, la femme de Martin, afin de préparer son dossier, elle s’aperçoit que son amant ne lui dit pas toute la vérité. Désespérée, elle décide un soir d’aller espionner le couple au domicile conjugal. Le lendemain, elle apprend que Donna a disparu pendant la nuit et que Martin fait figure de suspect aux yeux de la police. Bientôt, l’étau se referme sur Francine, qui est la dernière à avoir vu Donna vivante.

Plus qu’un thriller à la mécanique parfaite, où le lecteur se demande jusqu’à la dernière ligne à qui il peut faire confiance, Rien que pour moi est l’exploration torride d’un amour fou qui peu à peu tourne à l’obsession.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Londres. Francine Day, dite Fran, souffrant de bipolarité et avocate renommée, va se voir confier une affaire de divorce par un homme séduisant, Martin. De fil en aiguille, une relation étroite s’instaure entre Fran et son client et une aventure clandestine voit le jour. Tout se gâte le jour où la femme de Martin disparaît mystérieusement. Martin est suspecté, mais Fran est également mise en cause. Que s’est-il passé ?

J’avoue avoir indéniablement passé un très bon moment de lecture et pourtant, j’ai trouvé que la mécanique de ce thriller a grincé à plusieurs reprises. Si je me suis prise au jeu de chercher ce qu’il s’était réellement passé, il me semble malgré tout que ce thriller n’a pas les éléments nécessaires pour sortir totalement du lot.

J’ai eu un réel problème avec Fran, la protagoniste. Il y avait matière à mieux faire. Lorsque j’ai commencé le roman, j’ai cru que j’allais me retrouver devant une héroïne forte et charismatique et finalement, il n’en est rien, bien au contraire. Au bout du compte, force m’est de reconnaître qu’elle a plutôt réussi à m’exaspérer de par son comportement trop passif, et son côté bien trop candide et naïf. Certaines de ses réactions m’ont paru manquer cruellement de crédibilité.

La force de thriller réside vraiment dans l’intrigue et dans ce milieu professionnel que l’auteure décrit à la perfection, étant elle-même avocate. Elle sait donc de quoi elle parle et connaît les rouages du métier. C’est pourquoi il me semble qu’elle aurait pu faire un personnage féminin principal plus fort et mieux campé .

La plume est en adéquation totale avec le rythme de l’enquête. Très fluide, véloce et addictive. L’histoire est narrée à la première personne, sous le regard de Fran, et cela permet un attachement indéniable avec la protagoniste. J’ai tourné les pages avec beaucoup de curiosité tant j’avais envie de connaître le dénouement.

Si l’intrigue est parfaitement huilée et ne m’a pas déçue, le personnage principal féminin, Fran, m’a donné une sensation de fadeur et je l’ai trouvée peu crédible. Dommage, puisque c’est elle qui porte le récit. Malgré tout, un très bon moment de lecture avec ce thriller qui respecte les codes du genre.

Ma note : 16/20

Thriller

Une famille presque normale

Une famille presque normale de M. T. Edvardsson

  • Auteur : M. T. Edvardsson
  • Titre : Une famille presque normale
  • Genre : Thriller
  • Éditions : Sonatine
  • Nombre de pages : 528
  • Parution : 24 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s’apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est. C’est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sendell sont horrifiés quand un important homme d’affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s’agir que d’une erreur judiciaire. 

Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n’a pas toutes les pièces. C’est d’abord Adam qui s’exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s’échappe. La seule évidence qui s’impose très vite, c’est qu’il n’existe aucune famille « normale ». 

Plus qu’un thriller, une découverte exceptionnelle. 

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions Sonatine pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce roman.

Suède, dans la petite ville de Lund. Nous faisons la connaissance de la famille Sandell, une famille en apparence bien sous tout rapport, des plus normales, et qui a tout pour réussir et être heureuse. Adam, le père, est un pasteur respecté. Ulrika, la mère, est une avocate brillante. Stella, la fille, et qui fête tout juste ses dix-neuf ans, vient compléter le tableau parfait. Et pourtant, une brèche va venir rompre ce décor idyllique, lorsque la police va arrêter Stella et l’accuser du meurtre d’un homme bien plus âgé qu’elle. Que s’est-il donc passé ?

Ce thriller est un véritable page turner. L’auteur a tout simplement réussi à m’attraper dès la première ligne, et ce jusqu’à la toute fin, où j’avoue m’être totalement laissée surprendre. Je n’avais pas du tout appréhendé ce dénouement, et j’ai donc été très surpise. C’est une véritable réussite.

L’auteur est suédois et son roman s’inscrit dans la tradition de la nouvelle vague des thrillers et des polars nordiques. En effet, j’y ai retrouvé à peu près les mêmes procédés narratifs et la langueur qui a tendance à leur être inhérente. Et pourtant, j’ai vu un souffle nouveau, puisque le rythme est davantage soigné, et même s’il subsiste quelques petites longueurs, je ne me suis pas ennuyée.

Ce thriller se divise en trois parties. Chacune d’entre elles est abordée sous le point de vue de l’un des membres de la famille. Ainsi, durant la première partie, ce sera le père qui prendra la parole, pour ensuite laisser la place à la fille, et finalement à la mère. À chaque fois, l’usage de la première personne permet au lecteur une grande immersion. Ces trois perspectives des personnages et la narration des faits qui va en découler sera très importante pour démêler les fils d’une intrigue menée tambour battant.

Au-delà du côté thriller,j’ai beaucoup aimé la facette sociologique qu’aborde l’auteur. Il décortique une famille dans les moindres détails, mettant ainsi en exergue les qualités de ses membres, mais également les failles qui se cachent sous ce vernis de normalité. L’auteur nous livre une critique acerbe de cette recherche de perfection.

La plume est très dynamique et la taille des chapitres n’y est pas pour rien. Effectivement, plus de cent chapitres composent ce thriller et donc ils sont forcements courts et donnent un rythme effréné à l’intrigue, faisant de ce récit un véritable page turner.

Voilà un thriller remarquablement construit, avec un suspense intact, un dénouement inattendu, des personnages forts et bien construits. L’auteur explore les relations d’une famille presque normale et fait éclater le vernis de perfection qui l’entoure. Une réussite.

Ma note : 18/20

Thriller

Du poison dans la tête

Du poison dans la tête de Jacques Saussey

  • Auteur : Jacques Saussey
  • Titre : Du poison dans la tête
  • Genre : Thriller
  • Éditions : French Pulp
  • Nombre de pages : 592
  • Parution : 24 octobre 2019
  • Pour vous procurer ce livre, c’est ici

Résumé

Elle a incliné le cou, le visage déformé par les flocons épais qui se déposaient déjà sur le carreau. Elle a cherché son regard à travers le verre qui s’opacifiait de seconde en seconde, mais les lunettes noires l’ont empêchée de le trouver. Alors, elle s’est détournée vers le pont et elle a commencé à marcher en direction de la gare, son manteau ouvert claquant sur ses jambes face au vent glacial. Dans la voiture, le son des feux de détresse rythmait sa progression comme le tic-tac d’une minuterie. Une femme qui arrivait en sens inverse s’est retournée sur elle. Elle a eu un temps d’arrêt, comme si elle doutait de ce qu’elle venait d’apercevoir. Il a vu un panache de vapeur sortir de la bouche de l’inconnue. Elle s’est figée d’horreur au moment où Myriam a laissé tomber son manteau dans la neige et a enjambé le parapet. Elle s’est précipitée vers elle en hurlant, mais il était trop tard. Après un dernier regard en direction de la voiture immobile, Myriam, entièrement nue, avait déjà sauté dans le fleuve.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et les Éditions French Pulp pour leur confiance et grâce à qui j’ai pu découvrir ce thriller.

Paris. Myriam, une jeune femme en apparence bien sous tout rapport, décide pourtant de sauter dans la Seine. Très tôt, une enquête va démarrer. Elle aurait été manipulée par un pervers narcissique qui l’aura poussée à bout, jusqu’à l’irréparable. En parallèle, nous suivrons le commandant Magne, qui se voit recevoir un colis étrange de la part d’un ami d’enfance qui vient de décéder. Ce colis va faire resurgir des souvenirs très douloureux, notamment celui de Fanny. Finalement, Lisa, la femme de Magne, va rencontrer de grosses difficultés avec Oscar, leur fils adoptif.

Il s’agit ici de la huitième enquête du commandant Magne et de son équipe, et si j’avoue ne pas avoir lu tous les précédents tomes, la compréhension n’en reste pas moins aisée. Malgré tout, je vous conseille fortement de découvrir ne serait-ce que l’une des enquêtes précédentes de Magne avant de vous lancer à la découverte de celle-ci, afin surtout d’appréhender au mieux la relation entre ce dernier et Lisa.

Jacques Saussey est décidément empli de talent. Dès les toutes premières pages, j’ai su que j’allais être happée par cette intrigue et je ne me suis pas trompée. Le tout est mené tambour battant, et même s’il s’agit d’un gros pavé, je peux dire que les pages ont tout simplement défilé.

J’ai été très intriguée par ce paquet envoyé par Thierry, l’ami d’enfance de Magne, et j’ai trouvé l’enquête sur le pervers narcissique très haletante. Je l’ai suivie avec effroi. J’ai tout de même un petit bémol à émettre quant à la construction narrative. L’auteur a eu tendance à trop vouloir multiplier les intrigues et j’aurais aimé qu’il se consacre surtout à celle du pervers narcissique. À chaque chapitre, on change de registre et d’intrigue et cela peut parfois frustrer le lecteur.

La plume est toujours aussi plaisante. Jacques Saussey a prit le parti de découper son thriller en une multitude de petits chapitres, ce qui donne un rythme effréné à son histoire et rend ce livre très difficile à lâcher.

L’auteur abordera ici une thématique très délicate, et mêlera le tout à deux intrigues supplémentaires, rendant ce thriller addictif et très difficile à lâcher. Même si par moments, j’aurais aimé que l’auteur se focalise davantage sur l’une des intrigues qu’il nous propose, cela n’en reste pas moins très réussi. À découvrir.

Ma note : 17/20